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"L’ostéopathie : pratique non conventionnelle de soins pour prévenir ou remédier aux troubles fonctionnels du corps humain qui fait l’objet de règles à rappeler (pas de touchers vaginaux et rectaux en cas de mal de dos) et … de critiques" par Jacques Hallard
samedi 21 décembre 2024, par
L’ostéopathie : pratique non conventionnelle de soins pour prévenir ou remédier aux troubles fonctionnels du corps humain qui fait l’objet de règles à rappeler (pas de touchers vaginaux et rectaux en cas de mal de dos) et … de critiques
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 17/12/2024
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Humour du lundi 😉 - Esther Eskenazy - Ostéopathe | Facebook
Source : Humour du lundi 😉 - Esther Eskenazy
In Le pluriel de Génial - Le tour du monde en 80 chevaux. Dominique Giniaux a eu l’idée d’appliquer l’ostéopathie aux chevaux – Source
Un point de vue – « Les réponses apportées par l’ostéopathie sont potentiellement efficaces dans les douleurs d’origine vertébrales, mais sans supériorité prouvée par rapport aux alternatives plus classiques. Dans les autres indications, on ne peut conclure en l’état actuel des études scientifiques disponibles ». 20 avril 2012
Une référence parmi d’autres : Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie – 2012 – « L’ostéopathie a pour objectif de traiter des problèmes médicaux fonctionnels à l’aide de manipulations manuelles, généralement des muscles et des os. En France, la formation des ostéopathes est encadrée par des textes de loi, mais reste très hétérogène, fonction des nombreuses écoles qui l’enseignent, fonction également du cursus initial des étudiants qui s’y forment (médecins ou non, kinésithérapeutes ou non). Les indications de l’ostéopathie sont elles aussi variables d’une école à l’autre. Certaines se limitent aux troubles touchant la colonne vertébrale et les membres ; d’autres incluent également des troubles digestifs, génitaux urinaires ou neuropsychiatriques… »
Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie. Expertise scientifique réalisée par l’unité Inserm 669 à la demande du Ministère de la Santé (Direction Générale de la Santé). Avril 2012 - Télécharger le rapport (PDF, 2,1 Mo) – Source : https://www.inserm.fr/rapport/evaluation-de-lefficacite-de-la-pratique-de-losteopathie-2012/
« Plébiscitée par les Français mais décriée par certains professionnels de santé, l’ostéopathie séduit autant qu’elle fait grincer des dents. Cette thérapie manuelle tient-elle toutes ses promesses ? Les ostéopathes annoncent pouvoir soigner beaucoup de troubles. Mais si les patients confirment souvent se sentir mieux après une ou plusieurs séances, ces affirmations reposent sur assez peu de preuves scientifiques… » - Source : https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/therapies-manuelles/osteopathie/losteopathie-arnaque-ou-pas-1023329
Ce dossier – préparé à usage didactique – propose un point sur l’ostéopathie à partir d’une sélection d’articles d’origines diverses qui apportent des points de vue à lire et à considérer, permettant de mieux comprendre les recommandations, les enjeux, les critiques et les termes du débat sur ce sujet …
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Vrai ou faux - L’ostéopathie a-t-elle de véritables bienfaits médicaux ? - Publié le 25/11/2021 18:46 - Article rédigé par franceinfo France Télévisions
- Ostéopathie – Document officiel ‘sante.gouv.fr’ – PDF 4 pages
- Déroulement d’une consultation d’ostéopathie – Vidéo 6:33 YouTube - Osteopathie Belgique - 02 mars 2023
- L’ostéopathie, ça ne sert à rien ? - Vidéo - 1er avril 2021 - France Culture
- Ostéopathie : métier d’avenir ou miroir aux alouettes ? - Dernière révision : 21.07.2023 - Auteur(s) : Dr Simon-Pierre Mallong - Catégorie : Médecine du Sport - Dossier(s) : Ostéopathie – Document ‘irbms.com’
- Définition et concept d’après ‘osteopathie.org’
- Article Wikipédia sur l’Ostéopathie - « Ostéopathie » redirige ici. Ne pas confondre avec Ostéologie. Ne doit pas être confondu avec Kinésithérapie.
- Ostéopathie - Des touchers vaginaux et rectaux pour un mal de dos : l’inquiétant essor de l’ostéopathie intra-pelvienne - Par Antoine Beau - Publié le 08/12/2024 à 17:00 - Extrait de ‘lexpress.fr’
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Vrai ou faux - L’ostéopathie a-t-elle de véritables bienfaits médicaux ? - Publié le 25/11/2021 18:46 - Article rédigé par franceinfo France Télévisions
SJT osteopathie VOUF
L’ostéopathie est une pratique plébiscitée depuis longtemps par les Français. Mais ces manipulations corporelles apportent-elles vraiment des bienfaits médicaux ?
Pour soulager les problèmes de dos, certains Français se rendent chez l’ostéopathe (Nouvelle fenêtre), un métier qu’exerce Valérie Kohl. ’Les patients qui consultent voient une diminution de la douleur, voire même une absence de la problématique par la suite’, souligne l’ostéopathe. La pratique n’est pourtant pas reconnue par l’ordre des médecins. ’On n’est pas là pour détourner les patients de la médecine’, explique Valérie Kohl, pour qui ostéopathie et médecine traditionnelle ne sont pas incompatibles.
Un complément bénéfique{{}}
De nombreuses études sont sorties sur le sujet, mais aucune n’est assez solide pour prouver scientifiquement les bienfaits. Le professeur François Rannou, chef du service de médecine physique et de réadaptation à l’Hôpital Cochin, a mené une étude sur 400 patients souffrant de problèmes de dos. Selon lui, l’ostéopathie n’est plus efficace qu’un placebo et dénonce une absence de théorie médicale dans l’ostéopathie. ’Il n’y a pas de lien moléculaire, biologique, tissulaire des organes avec l’ostéopathie.’ Le ministère de la Santé ne reconnaît pas l’ostéopathie comme une pratique médicale ou paramédicale. Les honoraires sont donc libres et non pris en charge par l’Assurance Maladie. Mais l’Etat estime que l’ostéopathie peut être bénéfique pour le patient, en complément de la médecine traditionnelle.
Ostéopathie – Document officiel ‘sante.gouv.fr’ – PDF 4 pages
L’objectif de cette fiche est de vous éclairer sur le contenu, les limites voire les dangers de cette pratique.
→ En quoi consiste l’ostéopathie ?
Le principe de l’ostéopathie est de prévenir ou remédier à des troubles fonctionnels du corps humain à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Seules les manipulations musculo-squelettiques et myofasciales, exclusivement manuelles, externes et non forcées sont autorisées par le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et conditions d’exercice de l’ostéopathie.
L’usage professionnel du titre d’ostéopathe est réservé :
- aux médecins, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers autorisés à exercer et titulaires d’un diplôme universitaire délivré par une université de médecine ;
- aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie (décret n° 2007-437 du 25 mars 2007).
Ces professionnels doivent être inscrits sur une liste dressée par le directeur général de l’agence régionale de santé de leur résidence professionnelle (article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002).
L’ostéopathie est à distinguer : des thérapeutiques manuelles pratiquées par des médecins la plupart du temps rhumatologues ou orthopédistes qui ont acquis, en plus de leur formation médicale, un complément de formation sur les manipulations vertébrales ; en regard des muscles, de la masso-kinésithérapie qui est une profession de santé.
Les masseurs-kinésithérapeutes participent aux traitements de rééducation sur prescription médicale (rééducation orthopédique, respiratoire, du post-partum…).
→ Quelles sont les autres dénominations employées pour cette pratique ?
Manipulations ostéopathiques.
→ Dans quelles situations l’ostéopathie peut-elle vous être proposée ?
Les personnes justifiant d’un titre d’ostéopathe sont autorisées à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain.
Selon le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007, les ostéopathes non-médecins : sont tenus d’orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’il est constaté une persistance ou une aggravation de ces symptômes ou lorsque les troubles présentés excèdent son champ de compétences ; ne peuvent effectuer les actes suivants : manipulations gynéco-obstétricales, touchers pelviens ; sont habilités à effectuer, après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie :
– des manipulations cervicales,
– des manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de 6 mois.
Colonne vertébrale
Par ailleurs, les médecins et autres professionnels de santé (sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes) exerçant l’ostéopathie sont autorisés à pratiquer les actes habituels relevant de leur champ de compétences.
→ Cette pratique est-elle validée scientifiquement ?
La revue de la littérature réalisée par l’Inserm en 2012 sur l’ensemble de la littérature scientifique montre que l’ostéopathie n’a pas d’efficacité supérieure aux méthodes classiques de traitement des douleurs d’origine vertébrale (traitements médicamenteux, rééducation…).
De plus, les études réalisées ont d’importantes limites méthodologiques. Il est donc important que d’autres études rigoureuses sur le plan de la méthodologie soient réalisées pour apporter des données fiables sur l’efficacité et les risques de l’ostéopathie.
→ Quels sont les risques ?
Il existe des risques d’évolution défavorable d’une pathologie ou d’aggravation de lésions ostéo-articulaires préexistantes si l’ostéopathie remplace un traitement dont l’efficacité est prouvée.
Un risque de complication rare mais d’une extrême gravité existe après des manipulations cervicales : une dissection ou une thrombose de l’artère vertébro-basilaire qui est une forme d’accident vasculaire cérébral pouvant entraîner la mort ou une tétraplégie.
Des effets secondaires tels que des gènes locales, des maux de tête, une fatigue peuvent se manifester après une prise en charge ostéopathique.
Ministère des Affaires sociales et de la Santé • Rédaction : DGS – Conception : Paragramme • S 13-057 • juin 2013
Cette fiche a été réalisée à partir du rapport de l’Inserm sur l’évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie. Ce rapport est consultable à l’adresse suivante : www.u669.idf.inserm.fr
En conclusion{{}}
Les études réalisées à ce jour ne peuvent apporter de preuves de l’efficacité de l’ostéopathie. Des études rigoureuses sur le plan de la méthodologie sont nécessaires pour clarifier l’intérêt de cette pratique.
Des évènements indésirables rares mais d’une extrême gravité peuvent survenir surtout lors de manipulations des vertèbres cervicales.
Quand une douleur apparaît, il est recommandé de consulter un médecin avant de s’engager dans une prise en charge ostéopathique afin d’éliminer une pathologie qui relèverait d’un traitement autre que l’ostéopathie. Une douleur peut, en effet, être le symptôme d’une pathologie nécessitant un traitement conventionnel (par exemple : sciatique, ostéoporose, lésions cancéreuses).
→ Existe-t-il d’autres traitements disponibles pour traiter les mêmes pathologies et dont l’efficacité est prouvée ?
Des traitements conventionnels (kinésithérapie, traitements médicamenteux, interventions chirurgicales…) à l’efficacité prouvée apportant une guérison ou un soulagement existent pour les pathologies visées par l’ostéopathie (mal de dos).
Source : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/depliant_osteo_bat_2_.pdf
Déroulement d’une consultation d’ostéopathie – Vidéo 6:33 YouTube - Osteopathie Belgique - 02 mars 2023
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Source : https://www.youtube.com/watch?v=babsKaTyT7Y
- L’ostéopathie, ça ne sert à rien ? - Vidéo - 1er avril 2021 - France Culture
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L’ostéopathie serait-elle aussi efficace qu’un placebo ? On fait le point sur l’étude menée par l’hôpital Cochin. Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : / @franceculture Et retrouvez-nous sur... Facebook : / franceculture Twitter : / franceculture Instagram : / franceculture
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Source : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=wTtNWf_N3Vo
Ostéopathie : métier d’avenir ou miroir aux alouettes ? - Dernière révision : 21.07.2023 - Auteur(s) : Dr Simon-Pierre Mallong - Catégorie : Médecine du Sport - Dossier(s) : Ostéopathie – Document ‘irbms.com’
Ostéopathie : métier d’avenir ou miroir aux alouettes ?
Un constat : de toutes les médecines dites « alternatives », « douces », ou « à expertise particulière » l’ostéopathie bat des records de popularité en France depuis la mise en application en 2007, des décrets réglementant l’activité et la formation des ostéopathes en France.{{}}
Un sondage Odoxa effectué en 2019 montrait à l’époque qu’environ un français sur deux avait consulté un ostéopathe les cinq années précédentes, avec un niveau de confiance à l’ostéopathie très élevé à 86%. Paradoxalement à cela, peu de médecins pratiquent l’ostéopathie comme le confirment les statistiques de la Direction des Recherches, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES). En janvier 2022 environ 1800 médecins avaient le titre d’ostéopathe, soit moins de 1% des médecins en France et environ 3% des médecins libéraux généralistes. L’ostéopathie ne fait pas partie de l’enseignement classique dans le cursus médical, et très peu de patients savent réellement ce qui se cache derrière le titre « ostéopathe ».
Le Nombre d’écoles privées de formation des ostéopathes après plusieurs régularisations par les instances publiques est quant à lui passé de zéro en 2007 à 76 établissements en 2014 sur tout le territoire. La dernière évaluation quinquennale du ministère de la santé effectuée en 2021 avait permis de renouveler l’agrément pour cinq années de 22 établissements sur 31, les 9 autres restent en attente.
Les effets d’une certaine régulation de la profession commencent à se faire sentir sur le territoire français, après une rapide saturation en quelques années de reconnaissance du titre d’ostéopathie partagé. On notait ainsi lors du dernier recensement de la DREES en 2022 près de 37000 porteurs du titre d’ostéopathe en France dans les registres du répertoire ADELI répartis comme suit :
- 23500 Ostéopathes non professionnels de santé dits « exclusifs »
- 11000 Ostéopathes kinésithérapeutes
- 1800 Ostéopathes Médecins
1200 autres ostéopathes professionnels de santé ni médecins ni kinésithérapeutes (podologues, infirmiers, sage-femmes).
Communiqué de presse mars 2017{{}}
Seul un Ostéopathe professionnel de santé (OPS = médecin, kinésithérapeute ou sage-femme) est habilité à travailler au sein d’une structure sportive et/ou de santé, en vertu de ses compétences techniques, juridiques et par la déontologie s’imposant à sa profession.
Télécharger le document : Pdf, 1 page, 730Ko.
Comment devient-on Ostéopathe en France ?{{}}
Née au 19e siècle aux Etats Unis d’Amérique et développée par la suite en Europe et au reste du monde, l’ostéopathie est sensée prendre en charge des troubles fonctionnels sans organicité patente. En France, le domaine de la pathologie étant en théorie réservée aux médecins qui se doivent de porter un diagnostic positif et négatif aux symptômes du patient.
Les ostéopathes non médecins doivent eux se limiter au diagnostic d’exclusion qui leur permet de ne pas prendre en charge des maladies qui sont du ressort du médecin. Néanmoins, en pratique, cette limite théorique devient de plus en plus floue et des exemples d’exercice patent illégal de la médecine ne manquent pas. Au point que les patients souvent mal informés, prennent des ostéopathes pour des médecins, alors que les médecins ostéopathes ne représentent plus qu’environ 5% de la population des ostéopathes.
Ce flou artistique bien entretenu par certains, semble donc profond dans la population et le partage du titre d’ostéopathe entre les diverses populations n’arrange rien à cela, ceci d’autant plus que les réservations de consultations se font quasiment toutes en ligne sur un site internet commun.
Depuis le décret d’application n° 2007-437 du 25 mars 2007 de l’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relatif à la formation et à l’agrément des établissements de formation des ostéopathes, les médecins n’étaient plus les seuls à pouvoir exercer l’ostéopathie en France.
Il suffit en effet pour cela d’une autorisation de l’ARS, Agence Régionale de Santé qui est la seule habilitée à délivrer un numéro ADELI après vérification :
- Les médecins doivent être titulaires d’un Diplôme Inter universitaire (DIU), voire dans certains cas d’un Diplôme universitaire (DU) de Médecine manuelle et d’Ostéopathie.
- Les autres professions de santé et personnes souhaitant exercer, devront s’inscrire dans une des nombreuses écoles de formation privée agréées par l’état, se soldant en théorie après un minimum de 4860 heures en plusieurs années de formation d’un titre d’ostéopathie permettant l’exercice.
Il est à noter par ailleurs que de nombreux ostéopathes ayant acquis leur titre à l’étranger sont autorisés à exercer en France par commission sans aucune évaluation, après simple avis favorable.
La situation étant devenue intenable tant sur le plan démographique, ainsi que du contrôle du contenu de la formation et la qualité des soins. Les pouvoirs publics ont décidé en 2014 de reformer huit ans après, la formation des ostéopathes.
Depuis la rentrée universitaire 2015 / 2016 de nouveaux textes régissent la formation des médecins, des non-Professionnels de santé et des autres professionnels de santé (kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmiers, et podologues) par les décrets n° 2014-1043 du 12 septembre 2014 et n° 2014-1505 du 12 décembre 2014 et leurs arrêtés.
Le titre d’ostéopathe reste partagé dans les champs de compétence définis par la loi du 4 mars 2002.
Bon à savoir{{}}
L’interdiction aux ostéopathes non médecins de traiter les pathologies organiques, de réaliser des touchers pelviens (toucher vaginal ou rectal), d’effectuer les manipulations gynéco- obstétricales, de manipuler le rachis cervical ainsi que de traiter les nourrissons de moins de 6 mois sans certificat de non contre-indication établi par un médecin. Interdiction formelle de prescrire des examens complémentaires, d’accéder aux dossiers médicaux de patients (rupture du secret médical).
Le socle de formation théorique des écoles a été renforcé par l’acquisition progressive des sciences fondamentales, la sémiologie et l’anatomie sans la pathologie (reste réservée aux médecins).
La durée de la formation est passée à 5 années, soit au minimum de 4860 heures sous forme de cours magistraux, travaux pratiques, travaux dirigés de 3360 heures et formation pratique clinique encadrée de 1500 heures comportant au moins 150 consultations validées.
Le DIU de médecine manuelle et d’ostéopathie des médecins est depuis complété d’une année supplémentaire d’études dans certains domaines de l’enseignement théorique. Il se solde par ailleurs obligatoirement à la fin, d’une soutenance d’un mémoire professionnel.
Titre partagé, mais compétences différentes : quelle différence y a-t’ il entre un médecin ostéopathe et un ostéopathe non médecin ?{{}}
Leur formation initiale :{{}}
Le médecin a une durée d’études allant de 9 à 12 ans en fonction de sa spécialité après le baccalauréat et une sélection stricte anciennement dénommée numerus clausus d’entrée, pour obtenir son diplôme de docteur d’état en médecine. Il s’oriente par la suite vers les études d’ostéopathie, en général au sein de la faculté qui se soldent par un DIU de médecine manuelle et d’ostéopathie.
Les autres professionnels de santé ont aussi une sélection d’entrée pour obtenir leur diplôme d’état avec une durée d’études de 5 ans pour les sages-femmes, les kinésithérapeutes et de 3 années pour les podologues, les infirmiers. Ils intègrent alors par la suite une école d’ostéopathie pour obtenir leur titre d’ostéopathe.
Les ostéopathes non médecins sont admis dans les écoles de formation privées sans numerus clausus, en général après le baccalauréat pour ceux qui ne sont pas professionnels de santé sur des critères variables. Le titre d’ostéopathe obtenu à la fin de ce cursus de plusieurs années servira de sésame pour exercer.
Les écoles d’ostéopathie privées se sont multipliées depuis 2007. On en comptait plus de 70 en 2014, toutes assez onéreuses en frais d’inscription mais dont le contenu et la durée des enseignements étaient variables et mal évalués comme prévu par les textes de loi. Ce qui a poussé les instances représentatives de l’ostéopathie à réclamer avec insistance une réforme et une refonte de ces écoles de formation aux pouvoir publics qui est en vigueur depuis 2015 et permis significativement de désamorcer l’emballement qui reste néanmoins significatif comme le suggèrent les graphiques ci-dessous.
https://www.irbms.com/wp-content/uploads/2017/04/Repartition-osteopathe.png
Evolution de la démographie des ostéopathes en France depuis 2010 (Registre des Ostéopathes de France d’après les données de la DREES)
La prise en charge :{{}}
Les consultations d’ostéopathie sont chronophages ce qui peut expliquer en partie leur prix. Il n’y a pas de remboursement par la sécurité sociale des actes d’ostéopathie qui ne sont d’ailleurs pas clairement codifiés dans la nomenclature des actes des caisses d’assurance maladie.
Quasiment la plupart des mutuelles et assurances de santé remboursent partiellement voire la totalité des actes d’ostéopathie. L’engouement envers la discipline est d’ailleurs un vecteur de communication pour elles.
Les ostéopathes médecins sont les seuls dont le code de déontologie impose de poser un diagnostic médical lors de leur consultation. Ils peuvent si besoin prescrire des investigations paracliniques au patient. Leur acte médical est pris en charge par l’assurance maladie.
Depuis 2007, la discipline a été saturée avec des praticiens de tout bord aux compétences très variées mettant tous en avant un titre qui masque beaucoup d’écueils. Le grand public recherchant une prise en charge de plus en plus individualisée, écocitoyenne, n’utilisant pas ou peu de thérapeutiques médicamenteuses chimiques répond toujours grandement à l’offre ostéopathique qui ne connait presque pas de désert sur le territoire.
Cependant peu savent réellement ce qui se cache derrière ce titre accessible à presque tout le monde. Certains excès liés aux retards de prise en charge médicale par errance diagnostique ou à certaines dérives y compris sectaires sont signalés. La réforme de 2014 espérée par les ostéopathes non médecins pour limiter « la casse » et faire que ce métier au bel avenir ne devienne pas un miroir aux alouettes pour beaucoup de jeunes et de patients qui en attendent tant est maintenant réalité et tient en partie ses promesses.
Cette mise au point proposée par le Docteur Simon-Pierre MALLONG et réalisée avec les sources suivantes
- Journal Officiel de la République Française
- Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et de Statistiques : DRESS
- Registre des ostéopathes de France : ROF
- Ostéos de France syndicat
- Syndicat des Médecins Libéraux : SML
- Agence Régionale de Sante : ARS
- Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques : INSEE
- Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires : MIVILUDES
Lire aussi : {{}}
Importance de la respiration et du diaphragme dans les rachialgies
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Source : https://www.osteopathie.org/88-decouvrez-l-osteopathie-definition-et-concept.html
- Définition et concept d’après ‘osteopathie.org’{{}}
adaptation compensation
DEFINITION DE L’OSTEOPATHIE {{}}
’L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé.’
LE CONCEPT OSTEOPATHIQUE
Selon l’organisation mondiale de la santé, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». L’ostéopathie s’accorde avec cette définition car selon son concept, la santé représente la parfaite adaptation de l’organisme à son environnement. L’attention de l’ostéopathe doit donc se porter tout autant sur l’environnement du patient que sur son organisme à proprement parler, car tant que celui-ci ne retrouvera pas une condition diététique, sanitaire, climatique, sociale… meilleure, il continuera de subir des contraintes qui entretiendront la dégradation de sa santé. Le premier principe de l’ostéopathie est donc la prise en compte des individus dans leur globalité. Globalité environnementale et physique.
- L’UNITE DU CORPS{{}}
Toutes les parties du corps étant reliées entre elles par l’intermédiaire des tissus organiques qui le composent, le corps constitue une unité fonctionnelle indissociable, ainsi qu’une identité, une spécificité propre à chacun. Dès qu’une structure du corps présente une perturbation dans son fonctionnement, cela retentit sur le fonctionnement de structures situées à distance par le biais de ces corrélations tissulaires.
- LA STRUCTURE GOUVERNE LA FONCTION{{}}
Comme deuxième principe, Still a établi que les structures du corps et les fonctions qu’elles doivent remplir sont interdépendantes. (« Toute maladie remonte à quelque désordre mécanique dans la machinerie du corps humain »). Bien qu’encore très proche des références à l’animal machine, cette approche posait la nécessité de rechercher et corriger les irrégularités dans les structures qui composent le corps, pour améliorer ses fonctions. Pour agir sur cette structure, Still utilisa les os car ils sont facilement accessibles sous la peau et qu’ils servent de point d’attache au muscles et aux organes. D’où le terme ostéo/pathie, combinaison des mots grecs osteon –os et pathein – souffrir ; l’utilisation des os pour soigner. (A.T. Still : autobiographie Sully ISBN 2-911074-08-04 page 165). Il faut une intégrité de notre charpente afin de conserver la liberté de mouvement de nos tissus. Dès qu’une structure qui compose le corps humain commence à perdre de la mobilité, la fonction qu’elle est sensée remplir pleinement est perturbée, diminuée, entraînant un trouble fonctionnel (voir explication ci-dessous). Par exemple, une perte de mouvement du colon à l’intérieur du ventre, par rapport aux organes qui l’entourent, peut être à l’origine d’une colopathie fonctionnelle.
- LE CORPS POSSEDE SES PROPRES MECANISMES DE REGULATION{{}}
Pour que les processus physiologiques de guérison du corps soient efficaces il faut que nos cellules reçoivent tous les éléments dont elles ont besoin pour remplir parfaitement leurs fonctions. Cela a fait dire à Andrew Taylor Still que « la règle de l’artère est suprême » (A.T. Still : autobiographie Sully ISBN 2-911074-08-04 page 128). Les cellules doivent pouvoir se régénérer et se débarrasser de leurs déchets. Pour cela il faut que le sang, la lymphe, en un mot tous les liquides du corps, circulent librement. C’est le mouvement qui facilite l’acheminement des liquides dans les tissus, favorisant par la même le renouvellement du milieu dans lequel baignent nos cellules.
Un autre système de régulation important est représenté par le système nerveux, qui est en relation étroite avec la colonne vertébrale. La résultante de ces trois principes permet de favoriser l’équilibre du milieu intérieur ou homéostasie, ce qu’Andrew Taylor Still dénommait, dans un langage du XIX° siècle : l’auto guérison du corps. (Certains mécanismes physiologiques n’avaient pas encore été mis à jour quand Still écrivait ses mots). Les termes d’ « auto guérison du corps » et de « remèdes naturels » qu’il employait, permettaient d’illustrer le propos. Il nous semble important d’indiquer que l’ostéopathie ne prétend pas tout soigner, et que les bons ostéopathes ne réfutent pas l’usage des médicaments.
- LA DYSFONCTION SOMATIQUE OSTEOPATHIQUE{{}}
La dysfonction somatique ostéopathique est une réaction mécanique et physiologique d’une structure du corps en réponse à une contrainte ou une agression. Cela peut être un traumatisme, des efforts répétés, un trouble de la posture, une maladie, un stress psycho émotionnel ou des facteurs environnementaux (mauvaise alimentation, mauvaise hygiène de vie, pollution…)… Elle s’accompagne d’une restriction de la mobilité de la structure concernée. Par le lien des corrélations tissulaires, cette restriction de mobilité retentira à distance sur une ou plusieurs structures.
- LE PHENOMENE D’ADAPTATION/COMPENSATION{{}}
En réaction à ce facteur contraignant, le corps organise une réponse qui lui permet de s’adapter à ce nouvel événement. Il essaie de la compenser grâce à diverses stratégies : rééquilibration de sa structure (réaction mécanique en modifiant la tension des muscles ou la mobilité des articulations) et / ou modification de ses fonctions (réaction physiologique au niveau des organes). C’est un phénomène normal qui dans un premier temps est réversible, si le phénomène contraignant cesse ou s’il n’a pas été trop violent. Le corps possédant ses propres mécanismes de régulation, la dysfonction peut se résorber naturellement, sans l’intervention extérieure de l’ostéopathe. La structure incriminée retrouve alors sa pleine fonction et sa totale mobilité. Les adaptations du corps débutent essentiellement en recrutant les muscles car c’est un schéma d’adaptation très rapide et facilement ajustable. C’est pour cela que vous pouvez être pris d’une grande douleur musculaire très rapidement, sans forcément relier celle-ci à un phénomène particulier. Mais le muscle est un grand consommateur d’énergie. L’organisme cherchera alors à trouver une autre solution qui lui permettra de moins puiser dans ses ressources. Votre corps va en quelques sortes, répartir le travail sur plusieurs régions. Vous vous direz que « la douleur s’est déplacée ». C’est en fait le même phénomène qui évolue mais la cause est identique. Lorsque ces mécanismes sont insuffisants, qu’ils n’arrivent pas à réguler cette dysfonction, le corps décompense peu à peu, créant un trouble fonctionnel persistant.
- LE TROUBLE FONCTIONNEL{{}}
Le trouble fonctionnel traduit un dysfonctionnement dans l’organisme. Il peut revêtir de nombreuses formes. Il s’accompagne très souvent d’une douleur mais pas obligatoirement ; la douleur n’étant pas proportionnelle à l’intensité du trouble fonctionnel. Il est souvent indiqué que le trouble fonctionnel est un état intermédiaire entre la parfaite santé et le début de la maladie. La réalité est plus complexe. Tous les troubles fonctionnels n’évoluent pas vers une pathologie organique, fort heureusement. Comme nous l’avons indiqué précédemment, l’organisme est en perpétuelle adaptation à son environnement. Le trouble fonctionnel accompagne cet état instable, cette recherche d’un nouvel équilibre mieux adapté à la situation. Il ne devient pathogène (source de maladie) que s’il perdure, que si l’organisme n’arrive pas à retrouver un nouvel état d’équilibre. C’est en cela que l’action de l’ostéopathe est à la fois curative et préventive. L’ostéopathie permet de réduire les méfaits des troubles fonctionnels, soit en supprimant leur cause, soit en réduisant leur impact dans le temps
LE DIAGNOSTIC OSTEOPATHIQUE
La démarche ostéopathique n’est pas l’application de protocoles pré établis. Un bon ostéopathe effectue un diagnostic de chaque patient pour déterminer le traitement le mieux adapté. C’est la raison pour laquelle, une grande partie de la consultation est consacrée au questionnement et à l’examen physique du patient. Ne soyez pas étonné si votre praticien vous pose des questions qui vous semblent éloignées de votre problème, ou s’il va regarder, toucher, mobiliser des régions de votre corps qui ne vous font pas mal. Pour comprendre votre trouble fonctionnel et le relier aux structures en dysfonctionnement, l’ostéopathe a besoin de faire :
- Un diagnostic palpatoire pour analyser les mouvements de vos articulations, la souplesse de vos tissus…
- Un diagnostic « étiopathique », qui consiste à relier vos symptômes et les restrictions de mobilité qu’il a mis en évidence, afin de déterminer la cause de votre problème.
- Un diagnostic d’exclusion (parfois appelé diagnostic négatif) pour mettre en évidence d’éventuelles pathologies organiques qui nécessitent alors en priorité, une intervention médicale ou chirurgicale.
Ce n’est qu’à l’issue de cette démarche que l’ostéopathe pourra entreprendre un traitement.
LE TRAITEMENT OSTEOPATHIQUE OU AJUSTEMENT SPECIFIQUE
L’ajustement de l’individu à son environnement représente le principe de traitement ostéopathique. Il est de trois ordres, bien qu’un seul soit réellement connu du public. Il répond à des indications et présente des contre-indications.
- L’AJUSTEMENT STRUCTUREL{{}}
Il concerne toutes les structures musculo-squelettiques, et les enveloppes des muscles ou des organes contenus dans les cavités du corps : crâne, thorax et abdomen. Il consiste en une articulation de la charpente osseuse et une mobilisation des tissus qui enveloppent les muscles et les organes. Il permet de diminuer et rééquilibrer les tensions de ces structures et de favoriser les échanges des liquides qu’elles contiennent : sang, lymphe, liquide céphalo-rachidien…
Les techniques employées sont les mobilisations et les manipulations. Elles sont toutes les deux effectuées uniquement à l’aide des mains. Elles se différencient par l’amplitude et la vitesse de leur mouvement. Les mobilisations se caractérisent par leur grande amplitude de mouvement et leur faible vitesse d’exécution. A l’inverse, les manipulations sont de très petite amplitude et effectuées très rapidement. On parle de techniques à haute vélocité et faible amplitude dans le jargon ostéopathique. Comme elles ne poursuivent pas le même objectif, un bon ostéopathe doit être capable de les réaliser toutes les deux et de déterminer quand l’une ou l’autre est le mieux adaptée.
Sur le plan technique, les deux peuvent être réalisées en s’opposant au sens de restriction de mobilité : on parle alors de techniques directes ou en accompagnant le sens du plus grand mouvement : on parle alors de techniques indirectes.
La liste ci-dessous n’est pas exhaustive mais présente néanmoins la quasi-totalité des techniques employées :
- Techniques à haute vélocité et faible amplitude
- Techniques à faible vélocité et grande amplitude
- Techniques d’oscillation
- Techniques de mise en tension tissulaire
- Techniques d’équilibration des tensions tissulaires
- Techniques d’énergie musculaire
- Techniques d’écoute des mouvements involontaires
Que dit la loi concernant le champ de compétence des ostéopathes ?
Quelle analyse fait le ROF des restrictions d’actes ?
- L’AJUSTEMENT NUTRITIF{{}}
Des substances nutritives mal assimilées par l’organisme ou toxiques provoquent une perturbation de sa physiologie. Sans se substituer aux nutritionnistes, l’ajustement nutritif ostéopathique consiste à proposer une correction des défauts alimentaires : soit une diminution des aliments à fort pouvoir toxinique, soit une complémentation des apports en cas de carence.
- L’AJUSTEMENT ENVIRONNEMENTAL{{}}
L’hygiène de vie revêt un caractère important en ostéopathie. Si l’hygiène a considérablement progressée depuis l’époque des initiateurs de l’ostéopathie, notre mode de vie moderne offre son cortège de maux, aux rangs desquels le stress occupe une place prépondérante. Des chocs émotionnels, des situations stressantes prolongées ou des conditions écologiques défavorables sont susceptibles de perturber la physiologie de l’organisme. Le trouble fonctionnel qui en découlera n’aura pas alors, une origine uniquement mécanique.LE VITALISME ET LA VITALITE
Au XVIIIème siècle, un débat s’initie dans la communauté scientifique, suite notamment aux découvertes sur la circulation du sang et les sécrétions. On se rend compte que la mécanique ne peut pas tout expliquer dans le monde du vivant mais on manque d’éléments pour apporter d’autres explications. Une doctrine métaphysique est alors élaborée selon laquelle il existe en chaque individu un principe vital, distinct à la fois de l’âme et des propriétés physicochimiques, qui gouverne les phénomènes de vie. Cette théorie spiritualiste soutient que l’homme est une partie organisée de l’univers. La vitalité est-elle un principe réel ou est-elle utilisée faute de meilleure dénomination ou d’explication ? Notre propos n’est pas de trancher ce débat épistémologique mais d’indiquer que le principe de vitalité sous-tend l’évolution du concept ostéopathique. Qu’il guide de façon plus ou moins marquée la pratique des ostéopathes. Cela explique en partie les courants qui font la diversité de l’ostéopathie actuelle et les difficultés de la traduire dans des textes réglementaires qui satisfassent tous les acteurs. Néanmoins, chaque ostéopathe, quelles que soient sa pratique et sa pensée, doit avoir acquis les connaissances et les compétences communes à chaque approche, de manière à garantir la sécurité de ses soins. C’est la mission que s’est fixée le registre des ostéopathes de France depuis 1981.
Dernière modification le 20-05-2016 à 11:16:24
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Source : https://www.osteopathie.org/88-decouvrez-l-osteopathie-definition-et-concept.html
Description de cette image, également commentée ci-aprèsAndrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie
| Données clés |
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Compléments
Médecine manuelle
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La pratique de l’ostéopathie inclut la palpation, la manipulation des os, des muscles, des articulations et des fasciae.
L’ostéopathie est une pratique de soins non conventionnelle1, qui repose sur l’idée que des manipulations manuelles du système musculosquelettique et des techniques de relâchement myofascial aideraient à prévenir ou remédier les troubles fonctionnels du corps humain2. Souvent confondue, à tort, avec la kinésithérapie3, elle est aujourd’hui réglementée en France4 mais pour autant ne possède pas de reconnaissance scientifique et médicale5. Elle n’est pas non plus une profession de santé, n’étant pas inscrite au code de la santé publique6,7. L’ostéopathie repose sur une philosophie pseudoscientifique, comporte de faibles bases théoriques et invoque des mécanismes d’action invraisemblables8,2.
Fondée en 1874 aux États-Unis par Andrew Taylor Still à la suite d’une révélation divine9, l’ostéopathie est fondée sur des techniques manuelles visant à « la conservation ou la restauration de la mobilité physiologique des différentes structures de l’organisme ». Elle se base sur l’idée selon laquelle toute altération de la mobilité naturelle des organes les uns par rapport aux autres, apparaissant au niveau des muscles, des tendons, des viscères, du crâne ou des enveloppes (fasciae), induirait des dysfonctionnements10.
L’efficacité de l’ostéopathie n’est pas démontrée scientifiquement, ayant une possibilité non garantie de résultat dans la prévention et le traitement des troubles fonctionnels uniquement11. Ce qui l’amène à être qualifiée de médecine non conventionnelle. Des techniques comme l’ostéopathie viscérale ou l’ostéopathie crânienne sont identifiées comme illusoires par l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes12.
Principes fondateurs
L’ostéopathie est organisée autour de quatre principes13,14 qui sont sans base scientifique démontrée15,2 :
- Chaque structure du corps a une fonction physiologique, chaque fonction entretient une certaine structure et la structure gouverne la fonction. Par exemple, le tube digestif est considéré comme structure, la digestion comme fonction et la forme (ondulations, villosités, microvillosités, etc.) de l’intestin permet sa fonction (digestion, rôle dans l’immunité et le système hormonal…). Le squelette, en tant que charpente osseuse, et sa musculature ont une grande importance, en tant que support des autres systèmes et organes dont la mobilité naturelle est nécessaire pour un bon fonctionnement durable des systèmes nerveux, musculaire, circulatoire, respiratoire, etc.
- Concept d’unité et d’interrelations entre les différentes parties du corps. Toutes les parties du corps sont reliées, par la vascularisation : le système nerveux, le tissu conjonctif, le système lymphatique, le système endocrinien, et plus généralement l’être humain dans sa globalité, rassemblant ses aspects physique, émotionnel, mental, intellectuel et spirituel. La conception ostéopathique du corps humain tend à considérer le corps humain dans son ensemble, selon les principes des thérapies holistiques.[pas clair]
- Principe d’autoguérison : le corps dispose de nombreux systèmes de réparation, adaptation, défense ou compensation. Ce postulat d’Andrew Taylor Still, créateur de l’ostéopathie, est considéré comme peu scientifique par certains. L’ostéopathe ne ferait que stimuler les facultés d’autoguérison chez le patient. Les ostéopathes fondent leur réflexion sur les conditions qui ont mis ces moyens en défaut, et tentent de lever l’obstacle.
- Le rôle de l’artère : toute structure somatique non atteinte d’une lésion organique est capable de fonctionner normalement, pour peu que sa vascularisation soit correcte et que l’alimentation ait fourni des nutriments qualitativement et quantitativement suffisants. Cette dernière notion est remplacée par certains par une notion de synergie des trois premières méthodes même si elle est bien dans la philosophie d’origine de Still.
Ces concepts sont appliqués à l’anatomie et à la physiologie humaines. « Le rôle de l’artère » est une manière nutritionnelle de voir les choses en se focalisant sur la vascularisation du corps et donc son alimentation en oxygène et nutriments. Tous les ostéopathes n’y accordent pas la même importance2. Les ostéopathes dits « scientifiques » considèrent que ce rôle n’est pas suffisant pour assurer une fonction normale.
Ces principes ont peu évolué2, à ce jour l’Organisation mondiale de la santé définit ces principes comme suit16 :
- L’être humain est une unité fonctionnelle dynamique dont l’état de santé est influencé par le corps, l’esprit et l’âme.
- Le corps possède des mécanismes d’autorégulation et s’autoguérit naturellement.
- La structure et la fonction sont interreliés à tous les niveaux du corps humain.
Histoire
L’ostéopathie est apparue au XIXe siècle, sous l’impulsion d’Andrew Taylor Still, médecin itinérant du Kansas en grande partie autodidacte[réf. nécessaire]. Il n’y a aucune preuve que Still ait reçu une formation médicale autre que celle d’aider son père, un missionnaire méthodiste, en soignant les Indiens shawnees17.
La naissance de l’ostéopathie
L’ostéopathie a été fondée par Andrew Taylor Still. En automne 1874, pendant une épidémie, il aurait guéri un enfant de la dysenterie puis dix-sept autres avec succès ; ce fut le premier traitement ostéopathique18.
Le 22 juin 1874, il rompt définitivement avec la médecine américaine de son époque qui n’a jamais vraiment répondu à ses espérances et expose ses théories et résultats sur l’ostéopathie. Il établit les grands principes de l’art ostéopathique (« Je lance au vent la bannière de l’Ostéopathie ! ») : il soigne avec ses mains, et dit pouvoir 2« tordre un homme d’une certaine manière et le guérir de la dysenterie, la fièvre, les rhumes et les maladies liées aux conditions climatiques, secouer un enfant et stopper une fièvre scarlatine, le croup, la diphtérie et guérir la coqueluche en trois jours par une torsion du cou de l’enfant, etc,... »
En 1892, l’American School of Osteopathy est créée à Kirksville. Il s’agit du premier collège d’ostéopathie au monde. Il consacre la reconnaissance officielle de l’ostéopathie dans l’État du Missouri. Les étudiants qui y sont formés reçoivent le titre de D.O. graduate (docteur en ostéopathie) et non pas de M.D. (docteur en médecine). Still tenait, dès le départ, à faire la différence entre deux activités professionnelles totalement différentes.
De 1892 à 1900, l’ostéopathie s’étend dans tout le Sud des États-Unis.
De 1894 à 1900, se développe une opposition violente des instances médicales officielles[réf. nécessaire]. L’ostéopathie acquiert pourtant le droit d’exercice dans la plupart des États, comme profession paramédicale, sans possibilité de prescription de médicaments, mais avec le droit de pratiquer l’obstétrique et la chirurgie. Des collèges de médecine s’ouvrent un peu partout aux États-Unis.
Dès 1901, l’ostéopathie reçoit un soutien de choix en la personne de Mark Twain19, ce qui lui valut de nombreuses critiques et tribunes hostiles dans le Times. Mais Twain renforce son soutien après la guérison de sa fille Jean de ses crises d’épilepsie et le traitement de ses propres bronchites chroniques. Il pensait que l’opposition de la faculté de médecine envers l’ostéopathie était essentiellement un désir de monopole sur les soins de santé20,Notes 1.
La médecine conventionnelle était toujours prédominante, fortement organisée et structurée face à la toute jeune médecine ostéopathique. Par le biais de la puissante Association de médecine américaine (AMA), elle exerça une énorme pression sur les pouvoirs publics qui nommèrent alors la commission Flexner[réf. nécessaire]. 1905 est l’année de publication du rapport Flexner. Après inspection des institutions médicales privées, la commission obtint la fermeture de nombreux collèges et empêcha la création de ceux en cours de constitution. Mais l’opinion publique en fut tellement scandalisée que des pétitions au niveau national obligèrent le président Theodore Roosevelt, dont la famille était traitée par ostéopathie, à autoriser l’ouverture de ces collèges en cours de constitution[réf. nécessaire].
Le premier État à légitimer l’ostéopathie fut le Vermont en 1896. La profession d’ostéopathe obtient en 1969 les droits et privilèges médicaux et chirurgicaux. Mais il faudra près de 100 ans pour que la Californie, dernier État de l’Union, obtienne ce même droit par une lutte opiniâtre en 1974. Appuyée par des confrères, l’ostéopathe Viola Frymann obtient en dernier recours, auprès du Juge du Tribunal suprême des États-Unis, le droit de créer le College of osteopathic medicine of the Pacific à Pomona.
Mais Viola Frymann fut aussi par la suite condamnée par deux fois (1992 et 2000) par ses pairs et par la justice pour incompétence et mise en danger d’autrui21.
Naissance du concept crânien dans le domaine de l’ostéopathie
William Garner Sutherland était étudiant à Kirksville à la fin du XIXe siècle. En observant les sutures des os du crâne, il fut frappé par leur agencement : « Alors que je restais à contempler, tout en pensant, inspiré par la philosophie du Dr Still, mon attention fut attirée par les biseaux des surfaces articulaires de l’os sphénoïde. J’eus soudain cette pensée — comme une pensée guide — biseautées, comme les ouïes du poisson, indiquant une mobilité pour un mécanisme respiratoire »22. Il engage dès lors des recherches afin de prouver la validité d’une telle idée. Son étude de l’anatomie des os du crâne et les essais qu’il pratique sur lui-même le convainquent peu à peu de l’intérêt de cette hypothèse.
En 1939, il publie le résultat de ses recherches dans The cranial bowl (La boule crânienne), accueilli avec indifférence ou scepticisme. Un grand soutien lui est toutefois apporté par le Dr Kimberley[réf. nécessaire], un neurochirurgien américain. Son élève, Harold Magoun, poursuivit son œuvre et publia en 1951 Osteopathy in the cranial field (Ostéopathie dans le champ crânien), le livre de référence de l’ostéopathie crânienne.
Le physicien et auteur sceptique Sébastien Point qualifie la thérapie cranio-sacrée de « pensée magique sans aucun fondement scientifique »23.[source secondaire nécessaire]24
Il n’existe aucune preuve scientifique d’efficacité thérapeutique ni de fiabilité diagnostique de l’ostéopathie crânienne, ou cranio-sacrée, ce qui vaut à cette branche de l’ostéopathie d’être qualifiée de technique illusoire25,26,27.
Développement de l’ostéopathie en Europe
Le britannique John Martin Littlejohn séjourne longtemps à Chicago et reçoit l’enseignement direct de Still. Avec l’accord reçu de celui-ci de son vivant, Littlejohn crée la British School of Osteopathy (en) à Londres en 1917.
Elle restera la seule école anglaise jusqu’à la naissance de l’Osteopathic Institute of Applied Techniques à Maidstone, créé par John Werhnam, élève autoproclamé de John Martin Littlejohn.
L’École française d’ostéopathie est créée en 1957 sous la direction de Paul Geny avec l’aide de Thomas G. Dummer, un ostéopathe anglais28. Elle délivre un enseignement privé pour médecins et kinésithérapeutes. Le même enseignement est accordé aux médecins et aux kinésithérapeutes, ce qui va à l’encontre de la volonté du Conseil national de l’Ordre des médecins.
Le Conseil de l’Ordre ne laissera pas faire et oblige l’expatriation de l’École française d’ostéopathie en Angleterre où elle devient l’École européenne d’ostéopathie de Maidstone en 1960 et délivre un diplôme non reconnu par les instances ostéopathiques en Grande-Bretagne. Elle est aujourd’hui totalement officielle et reconnue.
En 1973, la Société internationale d’ostéopathie, siégeant à Genève et fondée par d’anciens kinésithérapeutes sans formation ostéopathique validée[réf. nécessaire], recommande des normes d’enseignement de l’ostéopathie de type universitaire en trois cycles totalisant cinq mille heures de cours en six années après le diplôme de l’enseignement secondaire pour déboucher sur une profession compétente en matière de prévention et de conservation de la santé, suivant les recommandations de l’OMS.
Outils thérapeutiques - Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2014).
L’ostéopathe dispose de différentes approches thérapeutiques qu’il considère adaptées aux besoins spécifiques du patient, à ses propres affinités et à ses propres connaissances10,29[source insuffisante]. On distingue parmi celles-ci30 :
- les techniques de mobilisation articulaire passive lente : traitement général ostéopathique, techniques fonctionnelles directes ou indirectes, etc.
- les techniques de mobilisation articulaires actives : techniques de Mitchell, etc.
- les techniques de mobilisation articulaire mixtes : techniques de Sutherland, etc.
- les techniques réflexes : traitements réflexes du tissu conjonctif, points de Knapp, points de Head, points triggers, traitements neuromusculaires, etc.
- des techniques de mobilisation des structures molles et péri-osseuses : crânien, viscéral, fascial, etc.
- des techniques liquidiennes
Le texte Référentiel profession ostéopathe[réf. nécessaire], établi par cinq associations ostéopathiques conjointement avec les pouvoirs publics, reconnaît trois pratiques ostéopathiques : celle dite « structurelle » (incluant les manipulations « non forcées » vertébrales et articulaires), l’ostéopathie viscérale (qui intéresse les organes) et l’ostéopathie crânienne. Ces deux dernières pratiques, largement controversées au sein même de la profession en France comme aux États-Unis31, ne sont toutefois pas inscrites à l’article 3 de l’arrêté du 25 mars 2007 concernant le cursus de formation à l’ostéopathie32. En effet, certains professeurs d’écoles d’ostéopathie aux États-Unis demandent aujourd’hui la suppression pure et simple de l’enseignement de l’ostéopathie crânienne jugée charlatanesque33.
Cependant, il se pourrait que l’ostéopathie crânienne trouve son explication dans l’effet idéomoteur donnant à l’ostéopathe l’illusion d’une mobilité inhérente des os du crâne34. Cette interaction idéomotrice permettrait de diminuer le tonus musculaire inhérent des muscles du crâne et du cou. Cet effet idéomoteur serait aussi l’explication de la motilité (mobilité inhérente) viscérale et faciale décrite par les ostéopathes. Ces hypothèses ne sont cependant pas soutenues par les preuves. En effet la dernière revue systématique en date de 2016 et dont les résultats concordent avec les précédentes conclut quant à l’absence de preuve de l’efficacité des techniques et procédures thérapeutiques de l’ostéopathie crânienne35.
La seule revue systématique consacrée à l’ostéopathie viscérale, publiée en 2018, conclut également quant à l’absence de preuve de l’efficacité des techniques et procédures thérapeutiques de l’ostéopathie viscérale36.
La palpation recherche les dysfonctions somatiques au sein de tous les tissus du corps. En dehors de l’interrogatoire, la main représente l’outil essentiel tant du diagnostic que du traitement. Ici aussi, les concepts s’opposent. Pour certains ostéopathes, la main n’est rien ; c’est le système nerveux central du thérapeute qui est l’outil de traitement[réf. nécessaire].
L’ostéopathie s’adresse au corps entier (cf. concept d’unité). L’action sur ces différents systèmes passerait par un lien physiologique majeur : le système nerveux. En effet, toutes les techniques auraient comme point commun d’émettre des informations aux éléments afférents du système nerveux périphérique et du système nerveux autonome (sympathique et parasympathique). Ceci expliquerait pourquoi l’action de l’ostéopathie sur le corps n’est pas locale, mais toucherait l’ensemble de l’organisme[réf. nécessaire].
Bien que non spécifiques et non démontrées, les techniques ostéopathiques auraient ainsi une action bénéfique sur les symptômes d’affections touchant les domaines suivants :
- le système locomoteur : certains rhumatismes, lumbagos, entorses, torticolis ;
- le système viscéral : certaines constipations, diarrhées, ballonnements, syndrome de l’intestin irritable…
- le système « crânien » : certaines céphalées, otites chroniques, vertiges, bourdonnements, nez bouchés, sinusites chroniques, coliques du nourrisson, enfants difficiles qui pleurent souvent, insomnie, dyslexie et problèmes liés à l’apprentissage, mémoire, concentration, névralgie faciale…
Champs d’action - Peu d’études scientifiques ont évalué l’efficacité propre de l’ostéopathie.
Selon une évaluation réalisée par l’Inserm en 2012, l’efficacité de l’ostéopathie est incertaine pour les douleurs d’origine vertébrale (nulle selon certaines études, modestement efficace selon d’autres, et il n’est pas établi qu’elle soit plus efficace que des traitements plus classiques), et elle y est insuffisamment évaluée mais au mieux modestement efficace dans les autres indications37. Des études plus récentes tendent à montrer une efficacité supérieure à l’effet placebo38 mais l’ostéopathie se heurte à un manque d’études mesurant correctement ses effets, principalement de par sa vision holistique du corps humain qui rend l’analyse spécifique de ses effets compliquée.[source secondaire nécessaire]
Selon une étude systématique de l’American Osteopathic Association, l’ostéopathie pourrait peut-être être efficace dans le traitement symptomatique du syndrome de l’intestin irritable, mais cette conclusion repose sur un faible nombre d’études, avec de petits échantillons39.[source secondaire nécessaire]
L’Inserm signale par ailleurs le risque d’effets indésirables, y compris des accidents vertébro-basilaires, rares mais graves37. L’ostéopathie présente d’autres risques notables, en partie liés à la compétence des praticiens, dont les principaux sont les erreurs ou retards de diagnostic.
Il existe quatre revues Cochrane en rapport avec les thérapies manuelles, dont trois avec l’ostéopathie.
La plus récente a étudié les traitements contre les douleurs pelviennes et les lombalgies lors des grossesses40. Cette revue n’a identifié qu’une seule étude clinique41 évaluant le traitement ostéopathique. Cette dernière n’a pas pu montrer de bénéfice comparativement aux traitements habituels ou aux ’faux’ ultrasons. Il existe donc peu de preuves des bénéfices du traitement ostéopathique pour les lombalgies liées aux grossesses.[source secondaire nécessaire]
La deuxième concerne la physiothérapie thoracique et les pneumonies42. Cette revue a identifié deux études cliniques évaluant l’effet d’un traitement ostéopathique. L’ostéopathie n’a eu aucun effet sur la mortalité ni sur le taux de rétablissement. Elle a cependant diminué le temps de séjour en milieu hospitalier et la durée des traitements antibiotiques. Les preuves d’un bénéfice du traitement ostéopathique sur la pneumonie sont donc faibles.[source secondaire nécessaire]
La troisième est sur l’efficacité de la thérapie manuelle sur les coliques infantiles43. Cette revue montre qu’un traitement ostéopathique engendre une diminution de la durée des pleurs d’en moyenne une heure par jour. Il est cependant impossible de savoir si cet effet est spécifique au traitement ou résulte de la prise en charge dans son ensemble. La preuve du bénéfice de l’ostéopathie sur les coliques infantiles est donc modérée.[source secondaire nécessaire]
Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine et reprise par le Quotidien du médecin français, étudie l’efficacité des traitements ostéopathiques dans les cas de lombalgie subaigüe (patients souffrant depuis plus de trois semaines mais moins de six mois). Les deux groupes (un bénéficiant d’une thérapie standard et l’autre de l’ostéopathie) ont évolué de la même façon. Le groupe bénéficiant de l’ostéopathie a consommé moins de médicaments et a utilisé moins de thérapie physique44, mais rien ne montre qu’un tel résultat n’aurait pu être obtenu sans ostéopathie45.
Les rachialgies
Chez des personnes souffrant de rachialgies, un traitement ostéopathique en plus du traitement classique améliore l’état algique et psychologique à court terme (2 mois) et l’état psychologique à plus long terme (6 mois)46.[source secondaire nécessaire]
Les lombalgies
L’étude du UK BEAM trial team47 sur 1 334 patients lombalgiques a confirmé le bénéfice d’un traitement ostéopathique à 3 mois et à une année. Ces résultats semblent être améliorés par l’ajout d’exercices en plus des manipulations[réf. souhaitée].
L’ostéopathie aurait également des effets bénéfiques chez les sujets souffrant de hernies discales vu que cette approche est plus efficace48 et comporte moins de risques49[source insuffisante] que la chimionucléolyse.
Chez les patients présentant une lombalgie commune aiguë ou récidivante pour lesquels les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués, l’ostéopathie peut être une bonne alternative vu que les mêmes résultats cliniques sont obtenus en prenant moins d’anti-inflammatoires50.
Le fait que l’ostéopathe prenne en considération l’aspect biopsychosocial de la rachialgie et les bénéfices qu’en tirent les patients peut expliquer la raison pour laquelle les patients lombalgiques continuent à consulter l’ostéopathe à plus long terme (de 1 à 4 ans) sans pour autant en tirer profit sur leur état physique51,52.
[source secondaire nécessaire]
Il n’est pas exclu que les bénéfices du traitement ostéopathique soient davantage liés à la prise en charge du patient qu’aux seules manipulations53. Ceci semble être du moins applicable aux patients souffrant de lombalgie chronique car Licciardone et al.54 ont montré que le fait de consulter un ostéopathe diminue la douleur, améliore l’état fonctionnel et diminue les recours aux autres traitements indépendamment du fait que le traitement ait été simulé ou non. La satisfaction des patients est apparemment identique qu’ils reçoivent le traitement placebo ou le traitement ostéopathique55. Pourtant Assendelft et al.56 ont montré par une méta-analyse que la manipulation est plus efficace qu’un traitement placebo. La méta-analyse n’a toutefois pas mis en évidence la supériorité de la manipulation aux traitements habituels. L’analyse qualitative de Bronfort et al.57 conclut qu’il existe une preuve modérée de l’efficacité des manipulations vertébrales par rapport aux traitements habituels en médecine physique (physiothérapie) et ceci principalement pour les lombalgies aigües. En ce qui concerne la lombalgie chronique, la manipulation seule n’est pas plus efficace que le traitement placebo ou les AINS selon la méta-analyse de Ferreira et al.58 L’effet antalgique du traitement ostéopathique sur les lombalgies chroniques a fait l’objet d’études qualitatives59,60. Une étude clinique aléatoire sur 445 patients lombalgiques chroniques, étude croisée évaluant également l’ultrason, a montré une réduction de la douleur à 12 semaines sans avoir de répercussion sur la qualité de vie malgré l’importante satisfaction des patients pour ce traitement61.
En 2021, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris publie les résultats d’une étude montrant que la manipulation ostéopathique avait un effet statistiquement significatif mais considéré comme non relevant sur le plan clinique par rapport à un placebo sur le traitement de la lombalgie chronique ou subaigüe62,63.
Les cervicalgies
Le traitement ostéopathique semble être bénéfique indépendamment du fait qu’une cervicalgie soit chronique ou sub-chronique64. Ce traitement s’est également montré plus efficace que l’injection intramusculaire de Kétorolac65. L’analyse qualitative de la littérature montre également que les manipulations cervicales ou la mobilisation semblent être bénéfiques pour les cervicalgies subaigües ou chroniques d’origine mécanique avec ou sans céphalées si elles sont accompagnées d’exercices66,67.
Les manipulations cervicales présentent toutefois une évidence modérée d’efficacité pour les atteintes chroniques57. Cleland et al.68 ont montré que la manipulation d’autres structures avoisinantes (les dorsales hautes) apporte également des bénéfices sur les cervicalgies.
[source secondaire nécessaire]
Les céphalées
Aucune étude scientifique de grande ampleur évaluant avec certitude l’efficacité du traitement ostéopathique lors de céphalées n’a été recensée. Bonfort et al.69 ont déduit de la littérature ostéopathique que les manipulations cervicales réalisées sur les patients souffrant de céphalées seraient plus efficaces que le massage et qu’elles auraient des effets à court terme comparables à celui des traitements prophylactiques habituels pour les céphalées cervicogènes ou les migraines.
Une étude plus récente publiée dans une revue d’ostéopathie70 a montré l’efficacité des manipulations cervicales sur les céphalées cervicogènes à plus long terme (1 année).
Malgré cela, d’autres études rigoureuses comprenant une période de suivi plus longue doivent être menées pour pouvoir se prononcer sur l’efficacité de l’approche ostéopathique pour les céphalées71,72.
En ce qui concerne l’approche cranio-sacrée, Green et al.73 ont relevé que sur les sept études existantes, six étaient de mauvaise qualité et utilisaient des méthodes ne pouvant évaluer correctement l’efficacité de cette approche. La dernière74 a relevé les effets péjoratifs de cette approche sur des sujets souffrant de lésion cérébrale post-traumatique.
La prévalence des céphalées secondaires dans la population générale s’élève à 0,5 %. Parmi elles se comptent des cervicalgies dont la douleur « irradie » dans le crâne75.
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Le système appendiculaire
Peu d’études existent dans le domaine du système appendiculaire. Lors d’entorse de cheville, Eisenhart et al.76 ont montré qu’un traitement ostéopathique effectué en urgence diminuait la douleur et l’œdème rapidement après la manipulation et améliorait l’amplitude de mouvement à une semaine.
L’épicondylite chronique pourrait être soulagée par un traitement ostéopathique. L’étude de Geldschlager77 ne permet cependant pas de le confirmer. Des études utilisant un groupe de contrôle sans traitement manuel sont nécessaires pour mieux se prononcer.
Pour le syndrome du canal carpien, une étude pilote non expérimentale évoque la possibilité que l’ostéopathie puisse être bénéfique à long terme (3 mois)78. Ces observations sont soutenues par les manipulations effectuées sur des cadavres qui allongerait plus les ligaments qu’une simple traction effectuée sur les mêmes ligaments de cadavres79,80.
Le traitement du conflit sous-acromial est peu documenté. Il existe une évidence limitée81 que la mobilisation, la manipulation ou la physiothérapie aient un effet bénéfique vu le peu d’études sur le sujet. La seule étude citée qui étudie la manipulation ou la mobilisation est celle de Winters et al.82,83 qui a montré que la thérapie manuelle semble avoir de meilleurs effets sur la durée des symptômes que les exercices (physiothérapie) mais que ces deux méthodes sont moins efficaces que l’infiltration.
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En gynéco-obstétrique
L’ostéopathie soulagerait les douleurs musculosquelettiques des femmes enceintes et réduirait leur besoin en médication avant84 et pendant l’accouchement85.
Une étude rétrospective86 évoque la possibilité que le traitement ait également un effet bénéfique sur le futur nouveau-né en diminuant le risque d’accouchement avant terme et la présence de méconium dans le liquide amniotique.
Enfin, une étude pilote87 évoque la possibilité que l’ostéopathie crânienne puisse favoriser l’apparition des contractions utérines chez les femmes à terme, bien que la dernière revue systématique de littérature en date conclut quant à l’absence de preuve des techniques et procédures thérapeutiques de l’ostéopathie crânienne35.
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En pédiatrie
Une revue systématique de la littérature publiée en 2021 a conclu : « Il existe peu de littérature solide, scientifique et fondée sur des preuves démontrant le bénéfice thérapeutique de l’ostéopathie chez l’enfant. Aucune recommandation ne peut être faite88. »
Une étude a montré significativement moins de récidives d’otites moyennes aiguës et moins d’interventions chirurgicales (1 vs. 8) chez des enfants ayant eu un traitement d’appoint ostéopathique par rapport au groupe témoin89,37. L’attribution de l’efficacité de l’ostéopathie a été contestée dans un éditorial, son auteur suggérant que la prise en charge ostéopathique rendait les parents moins enclins à se plaindre des symptômes de leur enfant et de ce fait moins susceptibles de demander des soins chirurgicaux37. Selon une méta-revue, il n’existe pas de preuves permettant de conclure à l’efficacité dans un sens ou dans l’autre concernant le traitement ostéopathique des otites90.
Le traitement ostéopathique pourrait avoir un effet bénéfique du moins à court terme chez l’enfant asthmatique en augmentant ses valeurs de peak flow91 alors qu’aucun bénéfice n’a pu être mis en évidence chez l’adulte92. Plus d’études dans ce domaine sont nécessaires pour pouvoir conclure93.
L’intérêt de l’ostéopathie pour traiter les coliques du nourrisson, les reflux gastro-œsophagiens94 et assurer le développement neurologique du nourrisson95 reste controversé et demande que des études cliniques randomisées soient effectuées. Une étude de compilation96 met en doute l’utilité d’un traitement manuel pour les enfants souffrant du « KISS syndrome » (syndrome vestibulaire lié à un stress sous-occipital).
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En postopératoire
Les bénéfices potentiels postopératoires en orthopédie d’un traitement ostéopathique ne sont pas clairement établis. En effet, deux études97,98 comprenant des lacunes méthodologiques aboutissent à une conclusion positive, alors que celle de Licciardone et al.99 montre le contraire.[source secondaire nécessaire]
En gériatrie
En gériatrie, l’ostéopathie semble avoir un effet bénéfique sur la capacité de récupération des patients hospitalisés pour une pneumonie. Les patients ont pu arrêter leur antibiothérapie deux jours plus tôt et leur séjour a duré deux jours de moins que le groupe contrôle (SHAM)100.
De même l’ostéopathie pourrait avoir un effet bénéfique sur la réponse immunitaire des patients âgés vaccinés contre la grippe101.
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Divers
Des études nécessitant de plus amples investigations laissent penser que l’ostéopathie pourrait être profitable pour améliorer la qualité de vie des patients souffrant de fibromyalgie102, de dépression103, de sclérose en plaques104 ou de trouble fonctionnel digestif105.
Finalement, tous motifs de consultation confondus, les patients sont très satisfaits de leur prise en charge ostéopathique aux États-Unis et constatent généralement une diminution de l’intensité de leur douleur et une augmentation de leur mobilité106. La satisfaction du patient n’est cependant pas nécessairement un bon indicateur de l’efficacité du traitement107.
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Statut selon les pays
Belgique
Depuis le début des années 1970, des ostéopathes travaillent en Belgique, et plusieurs tentatives ont été menées pour l’obtention d’un statut officiel de profession de soins de santé. En 1999, une loi est votée (la loi Colla108) qui fournit un cadre à quatre médecines non conventionnelles, y compris l’ostéopathie, afin de pouvoir évoluer en profession médicale à part entière.
En 2011, la ministre belge Onkelinx a composé et institué les Chambres pour les médecines non conventionnelles et la Commission paritaire prévues dans la loi Colla (1999). Leur but est de discuter et d’arriver à un accord entre les différents corps médicaux pour statuer sur ces pratiques. En février 2014, une seule pratique, l’homéopathie, obtient sa reconnaissance. Les autres, dont l’ostéopathie, restent en suspens109.
Depuis 2014, la majorité des unions professionnelles d’ostéopathes se sont regroupées sous l’appellation UPOB - BVBO (Union Professionnelle des Ostéopathes de Belgique - Belgische Vereniging van Belgische Osteopaten) afin de consolider l’image et la vision unie de l’ostéopathie (± 900 ostéopathes110). Cette fusion aboutit également à la création d’un site internet représentatif de l’ostéopathie en Belgique111.
La formation des ostéopathes se fait à l’université et plus précisément à l’Université Libre de Bruxelles. Elle est organisée au sein de ou en collaboration avec les Facultés de médecine et des Sciences de la Motricité. En outre, il existe tant en Communauté française qu’en Communauté flamande des instituts privés qui proposent une formation en ostéopathie : le Collège Belge d’Ostéopathie, la Belgian School of Osteopathy, l’International Academy of Osteopathy, le Flanders International College of Osteopathy. Ces quatre enseignements ne sont pas accrédités par la NVAO (Nederlands Vlaamse Accreditatieorganisatie) mais ont tous un partenariat avec un établissement étranger qui délivre un Master, dont les deux derniers sont reconnus comme étant équivalents à un Master en Flandre par le NARIC (National Academic Recognition Information Centre – Flanders).
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Canada
La réglementation dépend des provinces. Toutes les provinces protègent le titre de D.O. (doctor of osteopathic medicine) ayant fait leur formation aux États-Unis sauf le Québec. Ces ostéopathes sont membres de la Canadian osteopathic association (COA)112 qui est en étroite relation avec l’American Osteopathic Assocication (AOA)113. Les DO canadiens formés aux États-Unis ont les mêmes privilèges que les MD112. En Ontario, la pratique tombe sous le statut des « praticiens ne prescrivant pas de médicaments ». En Saskatchewan, l’ostéopathie est réglementée et réservée aux ostéopathes américains et aux médecins canadiens.[source secondaire nécessaire]
Québec
Dans la province, il n’existe pas de réglementation concernant les pratiques ostéopathiques. Au plus l’article 14 du règlement du Collège des médecins du Québec (CMQ) reconnaît le diplôme de DO (doctor of osteopathic medecine) décerné dans une université américaine114. Mais au Québec aucun praticien en ostéopathie n’est docteur en médecine ostéopathique D.O. formé dans une université américaine[réf. nécessaire]. Il n’y a aucune université québécoise ou canadienne qui donne une formation universitaire en ostéopathie pour devenir docteur en ostéopathie.
Le CMQ a toujours toléré les ostéopathes qui utilisaient le titre d’ostéopathe cependant, Le collège des médecins du Québec a enquêté sur la clinique d’un collège d’études ostéopathiques et ont également porté plainte pour exercice illégale de la médecine envers le collège, ses enseignants et différents étudiants.[pas clair]115.
Les ostéopathes n’ont pas le droit de faire de manipulations vertébrales, car ce sont des interventions nécessitant une formation de chiropraticien116, de physiothérapeute117 ou de médecin et l’encadrement par ces ordres professionnels117.
Un regroupement d’ostéopathes, médecins, physiothérapeutes (dont des kinésithérapeutes français) a monté un comité expert afin de proposer une loi au gouvernement du Québec via l’Office des professions pour obtenir le droit de pratiquer seulement les techniques d’ostéopathie manuelles mais celle-ci n’est pas en vigueur118. Plusieurs institutions regroupent les ostéopathes afin de garantir un niveau de sérieux et une sécurité pour les patients119,120.
Plusieurs associations d’ostéopathes y existent : Ostéopathie Québec121, Association québécoise des ostéopathes122, La Société des ostéopathes du Québec, La Société pour la tradition de l’ostéopathie (SOCATO)123 , etc.
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France
En France, le titre professionnel d’ostéopathe est reconnu, de même que celui de chiropracteur, par la loi du 4 mars 2002124. L’usage de ce titre n’est toutefois pas réservé aux personnes exerçant la profession d’ostéopathe à titre exclusif mais est également ouvert aux personnels de santé remplissant les conditions ainsi qu’il a été confirmé par le Conseil d’État125. Les décrets d’application relatifs aux conditions d’exercice de la profession sont toutefois distincts126,127,128,129 pour ces deux professions qui, par conséquent, n’obéissent pas aux mêmes règles130.[source secondaire nécessaire]
Perception de l’ostéopathie et statut des ostéopathes
Des années 1970 à 1997, de nombreux procès pour exercice illégal de la médecine ont été intentés contre des ostéopathes, conduisant la plupart des ostéopathes exclusifs à une méfiance envers le corps médical.
La vision de l’Académie nationale de médecine a évolué au fil des années. En 1987, elle considère que l’ostéopathie fait partie des « doctrines irrationnelles et antiscientifiques »131,132. Avant 2007, on pouvait lire sur le site de cette académie que les ostéopathes exclusifs étaient considérés comme des charlatans[réf. souhaitée].
Un rapport de l’Académie nationale de médecine de France fait état de cette pratique en se basant sur des études cliniques nationales et internationales133. Sur la base de ces études, le rapport conclut que les bienfaits ne sont pas prouvés et ne peuvent l’être en l’état actuel de la science ; que certaines dérives visent même à exclure le médecin du diagnostic du patient ; que la plupart pour ne pas dire toutes les pratiques relevant de l’ostéopathie sont celles de la kinésithérapie ; et que ces pratiques ne sauraient être raisonnables sans le contrôle d’un médecin.
En 2013, l’académie conclut, sur la base d’études et méta-revues incluant ostéopathie et chiropraxie qu’elle n’envisage que comme des thérapies complémentaires aux traitements classiques, que « les manipulations rachidiennes peuvent se montrer modérément efficaces sur la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée d’origine cervicale, les états vertigineux d’origine cervicale, et à un moindre degré sur la migraine. Leur effet est incertain sur la céphalée de tension. Les complications possibles des manipulations cervicales sont rares, mais graves »134.
La Sécurité sociale ne rembourse pas les actes liés à l’ostéopathie effectués par du personnel non médical ou paramédical. Depuis l’apparition d’un cadre légal en 2002, dans le cadre de contrats spécifiques, certaines assurances complémentaires (mutuelles) remboursent les frais liés à la consultation d’un ostéopathe.
En 2021, la mise en évidence par l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris d’une absence d’« effet clinique significatif » de la manipulation ostéopathique par rapport à un placebo sur le traitement de la lombalgie62, trouble à l’origine du plus grand nombre de consultations, contribue à faire évoluer la vision de cette pratique135,136.
Législation en France
Depuis la loi Kouchner de mars 2002 (art. 75), qui reconnaît le titre d’ostéopathe et de chiropraticien, l’ostéopathie pratiquée par les non-médecins n’est plus illégale en France. La formation est cependant sous contrôle du ministère de la Santé. Les médecins, quant à eux, peuvent la pratiquer comme une orientation d’exercice, tout comme un homéopathe ou un acupuncteur.
Le creuset de pratiques et les différences de statut professionnel (médecins, kinésithérapeutes, non-kiné non-médecin) ont conduit à des tractations serrées entre les différentes associations représentatives.
Ce n’est que le 27 mars 2007, après plusieurs manifestations d’étudiants en écoles privées d’ostéopathie non médicale et un recours en Conseil d’État, que les décrets paraissent au Journal officiel. Les ostéopathes auront maintenant une pratique réglementée et pourront être consultés en première intention. L’art. 1er dispose : « Les praticiens justifiant d’un titre d’ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques137. »[source secondaire nécessaire]
En d’autres termes, l’ostéopathie est admise en tant que médecine douce, mais ne doit pas se substituer au soin de pathologies nécessitant des interventions médicales poussées, notamment l’usage de médicaments ou l’intervention chirurgicale. De plus, la pratique de manipulations du rachis cervical ainsi que la pratique de manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois sont réservées aux titulaires d’un diplôme médical ou paramédical, ou nécessiteront un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie. En pratique, cette attestation est loin d’être évidente à obtenir pour le patient.[réf. nécessaire]
Les ostéopathes non-médecins sont des professionnels autonomes, non soumis au contrôle d’une instance ordinale quant à leur pratique. Les médecins-ostéopathes, quant à eux, sont soumis au code de la santé publique, au Code de déontologie médicale, au Code de la Sécurité Sociale138 et au conseil national de l’Ordre des médecins.
Formation -
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Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Améliorez-la ou discutez des points à améliorer.
En 2010, l’OMS recommande au minimum 4.200 h de formation pour l’apprentissage de l’ostéopathie139,140.
En France, en décembre 2014, deux nouveaux décrets définissent la formation des ostéopathes et remplacent ceux publiés en 2007141,142.
Ils sont complétés par trois arrêtés et un référentiel143,144,145,146.
Le Décret no 2014-1505 du 12 décembre 2014147 relatif à la formation en ostéopathie, a imposé à la rentrée en 2015 que la formation devait obligatoirement être en cinq ans, en comprenant 4 860 h de formation dont 1500h de pratique clinique pour un minimum de 150 consultations validées.
Les passerelles depuis d’autres professions sont clairement détaillées148 et définissent de facto une profession unique protégé par un titre.
Les dispenses d’enseignement sont à compléter par des heures de cours et de clinique au sein des établissements agréés.
- Pour un docteur en médecine 436 heures d’enseignement, l’unité d’enseignement sur la législation, un temps de formation pratique clinique, estimé à 300 heures, permettant de valider 150 consultations complètes et la soutenance d’un mémoire professionnel.
- Pour un kinésithérapeute 1 252 heures d’enseignement, l’unité d’enseignement sur la législation, 12 heures sur les méthodes de recherche et d’évaluation en ostéopathie, une formation pratique clinique comprenant 300 heures visant à l’apprentissage progressif des compétences professionnelles, un temps de formation pratique clinique, estimé à 300 heures, permettant de valider 150 consultations complètes et la soutenance d’un mémoire professionnel.
Les formations en temps partiel sont sérieusement limitées compte tenu du cadre strict imposé aux écoles.
Auparavant, la législation de 2007 recommandait un minimum de 2660 h de formation (sur trois ans) pour les non-professionnels de santé (issus du baccalauréat ou non médecin et non kinésithérapeutes appelés ’ni-ni’) et 1225 h de formation pour les professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes…).
Il existe aussi des diplômes inter-universitaires (DU/DIU) de 200 h à 300 h sur 2 à 3 ans149,150 accessibles pour les médecins leur offrant une compétence en ’médecine manuelle ostéopathique’. Ils peuvent suivre, pendant leur internat (à partir de la 7e année d’étude de médecine) l’enseignement d’un DU/DIU. La formation est assurée par des médecins professeurs d’anatomie, de rhumatologie, de neurologie, etc. Le nombre d’heures de ce cursus est très nettement inférieur à toute autre formation en ostéopathie dans le monde.
Pour les écoles privées destinées aux non-médecins, la commission d’agrément des établissements privés de formation en ostéopathie non médicale a rendu ses conclusions au mois d’août 2007. Une commission de rattrapage s’est tenue le 4 septembre 2007, puis à de nombreuses reprises laissant présager de nombreuses pressions de toutes parts. Les établissements autorisés à délivrer un diplôme d’ostéopathie étaient alors de 49 entreprises, laissant ainsi un doute certain sur les débouchés pour les nouveaux étudiants151.
En 2009, sous la pression des ostéopathes exclusifs, un décret recommandant un minimum de 3520 h de formation pour les exclusifs est voté à l’assemblée. Il ne sera pas appliqué et sera même retiré en 2011152. Ce décret recommandait 860 heures de formation supplémentaire en ostéopathie. Ce qui augmentait d’autant la formation à temps partiel pour les professionnels de santé. De plus 3520 h représentaient une formation plus longue en ostéopathie qu’en kinésithérapie. Retour donc aux 2660 h de formation.
Devant cette absence de réglementation et de régulation de la profession, l’ostéopathie devient victime du manque de planification. D’après le Syndicat français des ostéopathes (SFDO), il y aurait en 2012 près de 70 formations en ostéopathie153.
Certaines de ces écoles forment en suivant le minimum légal, soit 2660 h sur trois années d’études à temps plein pour les non-professionnels de santé154, mais d’autres continuent de former pendant cinq ans suivant les recommandations de l’OMS (4200 h minimum). En 2011, une dizaine d’écoles françaises privées se sont vu attribuer une reconnaissance d’équivalence Master étrangère155. La majorité des étudiants exclusifs demandent que la législation suive les recommandations de l’OMS156.
Pour les professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes), les étudiants sont diplômés après quatre à six ans ou 1225 h d’études à temps partiel157. Les enseignants sont des ostéopathes non-médecins et des médecins, voire des chercheurs, en ce qui concerne l’apprentissage des disciplines médicales : anatomie, physiologie, pathologie, radiologie, etc.
De nombreux ostéopathes formés en cinq ou six années dans des écoles existant avant la loi de 2002, quelle que soit leur formation d’origine (post-bac, paramédical ou médicale), ont déclaré leur inquiétude quant aux nombres d’écoles ayant été créées entre 2002 et 2007 (surtout celles créées à partir 2007). Chaque année, le ROF (Registre des Ostéopathes de France) fait un rapport statistique de l’état démographique de l’ostéopathie en France. En janvier 2012, il y avait 17 156 ostéopathes, et avec 2 825 nouveaux ostéopathes en un an158, l’ostéopathie court vers la saturation. La France est d’ailleurs le pays au monde ayant déjà le plus grand nombre d’ostéopathes et le plus grand nombre de formations159.
Suisse
En Suisse, la réglementation de la pratique des professionnels de santé, dont l’ostéopathie, est du domaine des cantons. Chaque canton a pleine autonomie pour légiférer. Une majorité des cantons dispose d’une règlementation spécifique pour la pratique de l’ostéopathie.
La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé160 a émis des directives aux cantons pour réglementer l’ostéopathie et a défini les modalités pour recevoir un diplôme intercantonal d’ostéopathie. La formation requise pour se présenter à l’examen intercantonal est de cinq ans d’études à plein temps plus deux années d’assistanat. Ceci concerne tout candidat indépendamment de sa formation de base. Une période transitoire courant jusqu’au 31 décembre 2012 permettait aux ostéopathes préalablement en exercice formés selon la filière longue (profession médicale ou paramédicale suivie d’études d’ostéopathie à temps partiel sur cinq ans, minimum 1 800 heures) de passer le diplôme intercantonal selon une procédure facilitée.
En Suisse, depuis 2014, une seule école publique universitaire prépare les étudiants à l’examen permettant l’exercice de la profession. La filière en ostéopathie de la Haute École de Santé du canton de Fribourg (HES-SO) donne accès à un Master en Ostéopathie. Cette formation est bilingue français-allemand. L’admission dans cette filière universitaire nécessite une année préparatoire et fait l’objet d’un examen d’entrée basé sur le profil psychologique des candidats. Le nombre d’étudiants est limité à 30 par année, soit une planification d’un ostéopathe pour 6 500 habitants, plus de dix fois moins que ce qui est projeté en France (un ostéopathe pour 590 habitants). La Fédération suisse des ostéopathes161 réunit les ostéopathes exclusifs déconventionnés répondant aux critères de la CDS et est l’interlocuteur privilégié de la profession avec l’État.
Les prestations des ostéopathes ne sont pas couvertes par la loi sur les assurances maladie (LAMal) et ne peuvent pas être remboursées par l’assurance de base. Les frais de soins sont donc à la charge des patients qui peuvent bénéficier d’un remboursement par leurs assurances complémentaires privées.
Depuis 2016 les ostéopathes sont reconnus, en Suisse, comme des professionnels de santé par la loi sur les professions de la santé (LPSan162[source secondaire souhaitée]).
Autres pays
Le Royaume-Uni reconnaît cette spécialité exercée par divers praticiens de toutes étiquettes. La formation est universitaire et les ostéopathes, reconnus depuis 1993, sont composés à plus de 90 % de non-médecins, non-kinésithérapeutes. Seuls les praticiens enregistrés à l’Ordre des ostéopathes (GOsC) peuvent porter le titre d’ostéopathe. La formation continue est obligatoire.
Historiquement, de nombreux ostéopathes français ont suivi leur formation initiale en Angleterre.
La Suède, la Norvège et la Finlande reconnaissent depuis 1994 un tronc commun d’études médicales. Les étudiants peuvent ensuite choisir une formation officielle dans une médecine non conventionnelle.
Aux États-Unis, les ostéopathes portent le titre de docteur en ostéopathie (DO). Ils sont formés dans des écoles de médecine ostéopathique et ont les mêmes droits que les docteurs en médecine (Medical Doctors, MDs). Ils ne peuvent toutefois en porter le titre163 sans avoir au préalable enregistré la modification de statut.
En Espagne et en Italie, le statut d’ostéopathe n’est pas reconnu. Toutefois, il existe un Registre officiel d’ostéopathes164,165.
Critiques et risques
L’ostéopathie a fait l’objet de critiques liées au fait que le lien entre sa pratique et la guérison n’est pas prouvé scientifiquement : elle est considérée comme une pseudo-science166.
En effet, plusieurs études ont prouvé que l’ostéopathie n’est pas plus efficace qu’un traitement placebo62.
D’un point de vue scientifique, l’ostéopathie apparaît basée sur des théories dogmatiques et des croyances contestables132. Ainsi selon un rapport de l’Académie nationale française de médecine de janvier 2006, « Parmi les connaissances scientifiques exposées, certaines (par exemple, la mobilité des os du crâne chez l’adulte) sont totalement fantaisistes. Beaucoup d’autres, qui se rattachent à des notions plus classiques, sont teintées d’imaginaire. […] Comment peut-on, sur de telles bases, fonder une approche diagnostique ? […] Ériger en dogme qu’un système d’équilibre complexe tend à l’auto-régulation et à l’auto-guérison, sans préciser que, malheureusement et dans bien des cas, ce « système » reste inopérant, c’est mettre en péril la santé d’autrui »167.
Des inquiétudes ont été formulées vis-à-vis des risques liés aux techniques de manipulations cervicales utilisées par certains ostéopathes mal formés (moins de 2 500 heures de pratique avant diplôme) ainsi que par des « chiropraticiens » non diplômés aux États-Unis168,169. Des manipulations mal indiquées ou mal faites peuvent en effet causer des troubles sérieux. Le « craquement du cou », obtenu par une poussée cervicale à haute vitesse et de faible amplitude, a retenu l’attention des médias en raison d’un risque possible d’occlusion artérielle et donc d’accident vasculaire cérébral (seule une technique de type rotation peut entraîner ce genre d’effet ; les techniques en inclinaison, bien que beaucoup plus difficiles à maîtriser, sont exemptes de ce genre de risque[réf. nécessaire]). Elles ne sont pas maîtrisables en moins de trois ans de pratique, et ne sont enseignées qu’en fin de cursus, ce qui faisait craindre le pire à de nombreux ostéopathes, en raison des faibles nombres d’heures minimum exigés avant 2014.
Bien que les données actuelles ne puissent pas fournir une estimation concluante des risques d’atteinte des artères cervicales, des chercheurs ont déclaré qu’on pouvait envisager un risque théorique d’AVC d’environ 1,3 pour 100 000 séances pour des individus âgés de 45 ans, avec un intervalle de confiance à 95 % de probabilité compris entre 0,5 et 16,7170. Selon le professeur Louis Auquier, « Les manipulations vertébrales, surtout au rachis cervical, comportent des risques, très rares mais graves. Il convient qu’elles soient proposées aux malades à côté ou en plus d’autres traitements possibles171. »
Avec Notes et références > Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ost%C3%A9opathie
Ostéopathie - Des touchers vaginaux et rectaux pour un mal de dos : l’inquiétant essor de l’ostéopathie intra-pelvienne - Par Antoine Beau - Publié le 08/12/2024 à 17:00 - Extrait de ‘lexpress.fr’
Enquête. En vertu de théories infondées, de nombreux ostéopathes réalisent des gestes depuis l’intérieur du vagin ou du rectum de leurs patients. Une pratique illégale qui se retrouve dans de nombreuses affaires de viol.{{}}
Le décret du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie interdit toute technique de manipulation interne, génitale et rectale.
Le décret du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie interdit toute technique de manipulation interne, génitale et rectale. Science Photo Library via AFP
Elodie* venait pour ses cervicales. Elsa, c’était pour une entorse récalcitrante. Camille, elle, avait des douleurs au dos et aux tendons. La jeune femme fait partie de celles qui ont pu arrêter la séance à temps, l’ostéopathe commençait à lui écarter les cuisses. Michelle, Coralie, Léa, Christiane, Manon, Emma, Pascale, Lucie, Hélène et les autres n’ont pas bougé. Elles sont restées figées, sidérées, se persuadant que se faire toucher de cette manière, à cet endroit, était le cours normal de la thérapie.
Il a fallu des années à Vinciane, 46 ans, palefrenière dans le Nord pour mettre des mots, comprendre que ces ’vingt minutes brutales et douloureuses’ n’étaient pas normales, que la thérapie en question, ’l’ostéopathie pelvienne’, n’en était pas une. Anne-Laure, 38 ans, a, au contraire, la mémoire à vif. Tout y est, intact, brûlant : ’Je me souviens des moindres détails, jusqu’à la culotte que je portais quand le praticien a glissé ses doigts’, raconte cette orthophoniste, dix ans après la séance.
Les gestes paraissent impensables, impossibles, tant ils sont susceptibles d’être considérés comme des effractions de l’intimité, ou d’être utilisés par des prédateurs. Et pourtant : sous couvert de remédier à toutes sortes de maux, de nombreux ostéopathes proposent d’insérer leurs mains dans le vagin ou le rectum de leurs clients pour une ’plus ample’ manipulation de leurs os et de leurs organes. Une pratique interdite, ne reposant sur aucun fondement scientifique, mais malgré tout florissante.
L’Express a recueilli les témoignages d’une vingtaine de clients et de praticiens, analysé une cinquantaine de décisions ordinales et judiciaires, et obtenu des documents exclusifs sur des enquêtes en cours. Ces éléments révèlent un phénomène ancré, au cœur de nombreuses exactions – exercice illégal de la médecine, viol, dérives sectaires. Ils témoignent aussi, et de manière inédite, des difficultés des pouvoirs publics dans la lutte contre ces abus.
Des étudiants incités à contourner l’interdiction{{}}
Ces ’soins’ ne sont pas référencés sur les plateformes médicales comme Doctolib. Mais en quelques clics sur Internet des dizaines d’offres apparaissent. Les praticiens, des femmes pour la plupart, promettent de ’soulager les douleurs du bassin’, de ’restituer la mobilité […] de l’appareil génital’, ’d’aider à résoudre des problèmes d’infertilité ou de grossesse’. Ils s’en vantent sur les réseaux sociaux. S’il est aussi proposé de ’remettre le coccyx’ ou ’d’intervenir sur la prostate’, ce sont surtout les problèmes féminins qui sont visés.
Un toucher interne n’a jamais suffi à guérir, encore moins des maladies aussi complexes que l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques. Les promesses faites par ces ostéopathes n’en sont pas moins attractives. Nombreuses sont les patientes qui souffrent à cause de ces pathologies, longtemps ignorées des médecins. ’Je faisais des fausses couches à répétition. L’ostéopathe m’a dit que j’avais des adhérences au niveau des trompes de Fallope, et qu’il suffisait de les manipuler pour les faire partir’, relate Elisabeth, 39 ans, infirmière.
La récente mise en lumière de ces maladies dites ’urogynécologiques’ nourrit la pratique. Elle n’est toutefois pas nouvelle. Les ostéopathes ont de tout temps pressé ou tiré les organes depuis l’intérieur du corps pour tenter d’améliorer leur fonctionnement, ou leur positionnement. Ces gestes ont été interdits en 2007, au moment où l’ostéopathie a été réglementée par décret, mais en l’absence de contrôle, et à
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Antoine Beau Journaliste Sciences et santé - Voir ses articles
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