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"Il faudra plus de productions agricoles durables, moins de gaspillages et des prix abordables pour la sécurité alimentaire future, du fait de la croissance démographique mondiale et des effets du réchauffement climatique" par Jacques Hallard
mardi 10 décembre 2024, par
ISIAS Alimentation Agriculture
Il faudra plus de productions agricoles durables, moins de gaspillages et des prix abordables pour la sécurité alimentaire future, du fait de la croissance démographique mondiale et des effets du réchauffement climatique
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 02/12/2024
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Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Lescar : la sécurité sociale de l’alimentation en débat - La République des Pyrénées.fr{{}}
Créateur : Fillieux Dominique | Crédits : PYP – Source
Illustration d’une carte vitale pour la Sécurité sociale de l’alimentation - Source
Ce dossier est constitué dans un but didactique et il réunit des documents choisis pour faire le tour d’un vaste sujet, après ces informations générale (en forme de prérequis à revisiter] pour entrer dans la matière complexe du thème retenu sur Alimentation et Agriculture
Rappel - Comment définir la durabilité ? - Pour comprendre ce que signifie la durabilité, nous pouvons considérer la définition fournie par les Nations Unies : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». 10 juin 2024
Les trois piliers essentiels à la démarche du développement durable - Source
Notion de durabilité - PDF - La durabilité ne doit pas être confondue avec la conservation du patrimoine naturel ou culturel. Elle se comprend, en fait, en conjugaison avec le développement, ce dernier pouvant supposer l’adoption de mesures de conservation, mais aussi d’adaptation. La durabilité est une notion à double sens, recouvrant celle de durée et celle de soutenabilité sur le plan économique, social et environnemental. Les processus et les institutions durables répondent à certains critères environnementaux d’ordre quantitatif, comme limiter les émissions de polluants en fonction des capacités d’autoépuration des milieux, ou d’ordre qualitatif, comme respecter les biorythmes humains, la diversité des écosystèmes, la beauté des sites, la qualité de la vie. Ils n’épuisent pas les ressources nécessaires aux générations futures et ils renforcent continuellement les capacités des individus et des institutions. Les responsabilités et les avantages sont ainsi largement partagés. La durabilité sociale implique de satisfaire les besoins sociaux, économiques et culturels des communautés et de respecter l’acceptabilité sociale du système territorial. La durabilité économique suppose la capacité d’adaptation des territoires aux mutations des systèmes de production à différentes échelles… - Source pour la suite : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/durabilite
« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active »1 est la définition formelle du concept de sécurité alimentaire selon le Comité de la Sécurité alimentaire mondiale. Cette définition a été adoptée par un consensus international depuis le Conférence mondiale de l’alimentation tenue à Rome en 1996. On considère classiquement que la sécurité alimentaire comporte quatre dimensions ou « piliers » :
- Accès : capacité de produire sa propre alimentation et donc de disposer des moyens de le faire, ou capacité d’acheter sa nourriture et donc de disposer d’un pouvoir d’achat suffisant pour le faire) ;
- Disponibilité : quantités suffisantes d’aliments, qu’ils proviennent de la production intérieure, de stocks, d’importations ou d’aides ;
- Qualité : des aliments et des régimes alimentaires des points de vue nutritionnel, sanitaire, mais aussi socioculturel ;
- Stabilité : des capacités d’accès et donc des prix et du pouvoir d’achat, des disponibilités et de la qualité des aliments et des régimes alimentaires.
Ainsi définie, la sécurité alimentaire a une dimension plutôt technique. Elle se distingue de ce fait des notions d’autosuffisance alimentaire, de souveraineté alimentaire et de droit à l’alimentation qui apportent des dimensions plus politiques ou juridiques2. La sécurité alimentaire intègre, dans le « pilier qualité », la sûreté alimentaire ou encore la sécurité sanitaire des aliments, qui a trait à l’hygiène et à l’innocuité des aliments, ainsi qu’au maintien de leur salubrité. Afin de faire suite au premier pilier mentionné ci-haut, la sécurité alimentaire est également intimement liée à l’accès à une saine alimentation. Cet accès comporte cinq dimensions distinctes : économique, offre et prestation de services, spatio-temporelle, sociale et personnelle. Ces cinq dimensions d’accès doivent être rassemblées afin d’assurer la sécurité alimentaire des individus3. La précarité alimentaire, appelée aussi insécurité alimentaire, correspond au niveau le plus fragile de sécurité alimentaire… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9curit%C3%A9_alimentaire
Rappel sur la Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) : c’est une réflexion en cours en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, portée par différents acteurs de la société civile depuis 2017, sur la création de nouveaux droits sociaux visant à assurer conjointement un droit à l’alimentation, des droits aux paysans / agriculteurs et la protection de l’environnement. La malnutrition n’est pas qu’un problème des pays pauvres. En France, plus de 8 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire pour se nourrir. C’est trois fois plus qu’en 2005. Répandue très inégalement selon les classes sociales, cette précarité alimentaire en quantité ou en qualité a des conséquences sur la santé publique, notamment en termes de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète, de baisse de la fertilité, ou encore de souffrances psychologiques. Le dysfonctionnement du système alimentaire affecte également la rémunération et la santé des agriculteurs, toujours moins nombreux et soumis à une concurrence planétaire plus rude, ainsi qu’à une dégradation de l’environnement (changement climatique, régression et dégradation des sols, effondrement de la biodiversité…) … - Wikipédia – Autres sources :
La SSA – Sécurité sociale de l’alimentation - Sécurité sociale de l’alimentation https://securite-sociale-alimentation.org › la-ssa – Depuis 2019, les membres du Collectif pour une Sécurité sociale de l’alimentation échangent, construisent et portent un projet de société à la hauteur des enjeux agricoles et alimentaires. Forts de travaux bien plus anciens, ils partagent leurs expériences, leurs convictions et leurs points de vue pour essayer de penser les institutions d’une socialisation de l’agriculture et de l’alimentation… Tout un projet ! – Voir plus > Le socle commun · Les membres du collectif · La SSA en vidéo
Sécurité Sociale de l’Alimentation : de l’utopie à la réalité – SoliCagnole https://solicagnole.fr › spip › article200 - Il s’agit, sur la base de cotisations proportionnelles au revenu, de permettre à chacun de se procurer des biens alimentaires auprès de marchands conventionnés ...
Ne pas confondre : Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) [ci-dessus] avec Sécurité alimentaire -Ni avec sécurité sanitaire de l’alimentation >
En France, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) contribue principalement à assurer la sécurité sanitaire humaine dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation. 08 août 2024
Faits et chiffres sur la faim et l’alimentation - La faim dans le monde est demeurée relativement stable entre 2021 et 2022, mais se maintient à un niveau bien supérieur à celui enregistré avant la pandémie de Covid-19 : elle touchait quelque 9,2 % de la population mondiale en 2022, contre 7,9 % en 2019.
Quelle est actuellement la situation alimentaire dans le monde ? - Outre la faim, le rapport souligne également que 2,4 milliards de personnes ont connu une insécurité alimentaire modérée ou grave et parmi celles-ci 900 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire grave. Plus de 3,1 milliards de personnes n’ont pas les moyens d’avoir une alimentation saine… - Google
En 2022, 9,2 % de la population mondiale (735 millions de personnes) a souffert de faim chronique, c’est-à-dire de ne pas avoir accès à une alimentation suffisante pour mener une vie active (contre 7,9 % en 2019). 12 juillet 2023
Y a-t-il assez de nourriture dans le monde ? - La planète produit suffisamment de nourriture pour nourrir ses 8 milliards d’habitants, mais 733 millions de personnes (1 sur 11) souffrent de la faim chaque jour. Les taux de faim sont particulièrement élevés en Afrique, où 1 personne sur 5 souffre de la faim chaque jour. 2,8 milliards de personnes dans le monde n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement, soit 35 % de la population mondiale. 10 octobre 2024 – Google
Quelle est actuellement la situation alimentaire dans le monde ? - Outre la faim, un rapport souligne également que 2,4 milliards de personnes ont connu une insécurité alimentaire modérée ou grave et parmi celles-ci 900 millions de personnes ont été confrontées à une insécurité alimentaire grave. Plus de 3,1 milliards de personnes n’ont pas les moyens d’avoir une alimentation saine.
Quelle sera la nourriture en 2050 ? - D’ici 2050, l’alimentation que nous connaissons aujourd’hui aura grandement changé. La nourriture de demain combinera à la fois innovation et sobriété carbone : parmi les solutions proposées, la consommation d’insectes et la viande de synthèse sont les plus crédibles. 02 novembre 2023 - Google
« L’exode rural a vidé les campagnes, créant des mégalopoles alimentées par l’agriculture intensive ; un modèle insoutenable… et l’urbanisme (devrait) s’imposer de la permaculture » … « Comme la permaculture, l’architecture doit appeler localement à croiser les paramètres du climat, de la biodiversité, du sol… » - In « Des villes enfin cultivées » - Télérama 3907 27/11/2024
Pour réaliser ce dossier consacré à Alimentation et Agriculture, les documents sélectionnés abordent tour à tour :
En économie : les marchés de l’alimentation au niveau mondial
Une rétrospective sur les multiples dimensions du problème alimentaire mondial
Une tentative de prédiction sur les agricultures en 2030
La sécurité alimentaire mondiale qui est sous tension si l’on tient compte du climat, de la démographie et de l’énorme gaspillage alimentaire sous différentes formes ...
Une présentation des faits sur la faim dans le monde en 2024 (et 2025)
La traduction d’une étude scientifique sur les rendements alimentaires mondiaux, la croissance démographique mondiale et « la sécurité alimentaire future qui exigera des prix abordables et une production durable »…
Un enregistrement de ‘France Culture’ sur le thème « L’agriculture est-elle une industrie comme les autres ? »
Un document officiel sur les solutions pour le renouvellement des générations dans l’agriculture française
Un Communiqué de presse de la ‘Confédération Paysanne’ intitulé « Ré-autoriser les pesticides en prétextant « lever les entraves à l’agriculture » est un mensonge dangereux »
Deux séries d’accès à une sélection de documents incontournables provenant de Greenpeace et de ‘Oxfam’ sur l’alimentation, l’agriculture … et la santé …
Des actualités de France se rapportant à la colère des agriculteurs et à l’INRAE qui est ciblé par les manifestants de l’alliance syndicale FNSEA-JA …
Ce dossier s’achève avec 2 aperçus sur les travaux récents du ‘Shift Project’ sur les secteurs Agriculture et Alimentation :
- Comment décarboner l’agriculture française à l’horizon 2050 : les propositions du Shift Project - Par Mathilde Gérard - Publié le 29/11/2024 à 05h30, modifié à 16h24 - Article complet ‘Le Monde’ réservé aux abonnés – Extrait
- Les propositions du Shift Project pour résoudre l’équation alimentation x énergie x climat x écosystèmes - 29/11/2024 – Document ‘agridees.com’
Et finalement cette contribution dédiée à deux des maîtres, Professeurs au CNAM, qui ont fortement marqué l’auteur Jacques Hallard : Jean DUFRÉNOY et Jean TREMOLIERES
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Rétrospective - Les multiples dimensions du problème alimentaire mondial - Par Michel Griffon - Revue Études - Revue de culture contemporaine 2010 11 - Pages 595 à 606 - Document diffusé par ‘shs.cairn.info’ - Géographie agricole Démographie
- Rappel - Quelles agricultures en 2030 ? - Publié le mercredi 26 février 2020 à 07:24 - Provenant du podcast Le reportage de la rédaction – Enregistrement ’France Culture’ de 4 minutes
- Climat, démographie, gaspillage : la sécurité alimentaire mondiale sous tension - Par Richard Hiault - Publié le 6 juil. 2023 à 12:55 - Mis à jour le 6 juillet 2023 à 17:28 – Publication ‘lesechos.fr’
4.Faits sur la faim dans le monde : ce que vous devez savoir en 2024 (et 2025) - 10 octobre 2024 – Document ‘concernusa-org.’
12. Aperçu des travaux du ‘Shift Project’ sur les secteurs Agriculture et Alimentation
Retour au début de l’introduction
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En bref – Monde – Economie - Alimentation et agroalimentaire - Marchés de l’alimentation : quels produits génèrent le plus de revenus ? – De Tristan Gaudiaut, 04 mars 2024 – Infographie ‘fr.statista.com’
Selon les dernières estimations issues des Market Insights de Statista, le chiffre d’affaires mondial du marché de l’alimentation humaine (hors boissons) devrait dépasser les 9.000 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de près de 7 % par rapport aux 8.490 milliards estimés l’an dernier. D’après les prévisions des analystes, ce marché devrait continuer de croître de plus de 6 % par an pour dépasser le seuil des 10.000 milliards d’euros en 2026.
Comme le détaille notre infographie, le segment de produits le plus important en valeur de l’industrie agroalimentaire est celui des viandes, poissons et fruits de mer, avec des ventes estimées à 1 970 milliards d’euros cette année, soit environ 22 % de la taille du marché.
En deuxième position, on trouve les confiseries et les snacks, avec un chiffre d’affaires mondial de 1 620 milliards d’euros (18 % du total), suivis des produits céréaliers et du pain, avec 1 250 milliards d’euros (14 %). Pris ensemble, ces trois segments de produits représentent plus de la moitié des revenus générés par le marché de l’alimentation humaine.
Infographie : Marché de l’alimentation : quels produits génèrent le plus de revenus ? | Statista
Description - Cette infographie montre la répartition du chiffre d’affaires mondial du marché de l’alimentation humaine par segment.
- Rétrospective - Les multiples dimensions du problème alimentaire mondial - Par Michel Griffon - Revue Études - Revue de culture contemporaine 2010 11 - Pages 595 à 606 - Document diffusé par ‘shs.cairn.info’ - Géographie agricole Démographie
La « question alimentaire » est historiquement épisodique mais elle a toujours eu une certaine actualité. {{}}
Elle consiste à s’interroger sur la disponibilité en nourriture pour chacun des êtres humains, et plus particulièrement pour les plus pauvres et les plus exposés aux disettes. Elle semblait avoir trouvé une réponse dans les quarante dernières années grâce à une hausse sans précédent des rendements agricoles par hectare dans la plupart des grandes régions agricoles du monde. La crise alimentaire de 2008 (les émeutes de la faim dans des capitales des pays en développement) semble indiquer que cette réponse ne va pas de soi. Le récent mouvement d’achat de terres par certains pays dans d’autres est le signe d’une peur pour leur approvisionnement à long terme. Quelle analyse peut-on faire de cette situation aujourd’hui ?
La question de départ{{}}
La terre peut-elle produire assez pour nourrir tous ses habitants lorsque ceux-ci atteindront leur nombre maximum prévisible, c’est-à-dire en 2 050 ? Cette question n’est pas nouvelle. Elle accompagne toutes les civilisations à travers tous les âges. Elle a trouvé des réponses par l’extension des terres cultivées, ou par l’accroissement des rendements par hectare grâce à des nouvelles techniques. Faute d’avoir pu recourir à ces deux grandes solutions, pour beaucoup de peuples et même pour certaines civilisations, les seules issues historiques ont été la migration, ou bien, malheureusement, la famine et la mort.
Cette issue fatale avait, semble-t-il, beaucoup marqué Malthus au xviiie, qui vivait dans une Europe ravagée par les disettes et dont les peuples émigraient vers les nouveaux mondes. Pour Malthus, il n’y avait « pas de place pour tout le monde au banquet de l’humanité ».
La même question s’est posée après la Deuxième Guerre mondiale avec les grandes famines en Asie. A cette époque, la famine avait le visage des enfants de l’Inde. La grande vague démographique mondiale du xxe et du xxie siècle avait déjà commencé et était en pleine phase ascensionnelle.
Partant de 3 milliards de personnes en 1950, elle a atteint 6 milliards en 2000 et atteindra 9 milliards en 2 050. A l’échelle du monde, plusieurs vagues se sont conjuguées : l’Europe a déjà connu son maximum démographique au xxe siècle et décroît désormais lentement ; l’Amérique du Nord croît encore lentement grâce à l’immigration ; l’Amérique du Sud croît également mais plafonnera un peu avant 2050 ; l’Asie immensément peuplée croît à un rythme encore soutenu mais plafonnera aussi pendant la même période. L’Afrique sera la dernière à décélérer et sera toujours en pleine croissance en 2050 (données prospectives des Nations Unies).
Il faut prendre garde au fait que le nombre de personnes à nourrir n’est pas un indicateur suffisant pour évaluer la demande alimentaire à long terme. En effet, plus on quitte l’état de pauvreté, « plus » on mange et « mieux », on mange car l’alimentation est plus diversifiée quand les revenus augmentent.
En particulier, on mange plus de viande. Le problème est que la viande nécessite beaucoup d’espace pour être produite. Les bovins sont herbivores mais les surfaces qui les alimentent (herbages) sont localement limitées et on les alimente de plus en plus avec des grains (maïs, soja) souvent produits ailleurs. Ils deviennent ainsi des granivores comme les porcins et les volailles et ont une croissance plus rapide. Mais il faut beaucoup de grain pour faire un animal : de 4 à 12 calories de grains pour faire une calorie de viande selon les espèces animales. Ainsi, plus nous mangeons de viande, plus il faut accroître la quantité de grains produite à destination des animaux, et donc augmenter les surfaces destinées à les produire. La viande devient de plus en plus un « concentré de grains » et elle a donc une forte « empreinte écologique » (elle utilise des surfaces importantes) ; c’est un multiplicateur de besoins en espace agricole. Un calcul en projection montre que si, en 2050, le monde entier mangeait de la viande comme on en mange aux Etats-Unis, la planète risquerait de n’y pas suffire. Il y a donc potentiellement une concurrence entre les humains et les animaux pour la consommation du grain (maïs, soja, orge…) comme René Dumont l’avait montré en son temps.
Par ailleurs, d’autres concurrences pour l’usage de la terre se développent : la production de biocarburants à partir de biomasse (blé, maïs, canne à sucre, oléagineux, bois). Là encore, au rythme actuel de consommation des carburants liquides, si l’on substituait la totalité de la consommation annuelle par une production de biomasse, il faudrait une deuxième planète pour remplir les réservoirs. Il n’empêche qu’une partie, sans doute très limitée, de la planète sera consacrée à produire des biocarburants car il sera longtemps difficile de se passer d’une source d’énergie aussi facile à distribuer que les carburants liquides.
L’espace terrestre a aussi vocation à produire des molécules de substitution aux plastiques (molécules qui sont actuellement des dérivés du pétrole), à partir du bois ou de plantes nouvelles. De plus, il convient de préserver des espaces en forêt, surtout en forêt tropicale afin d’y conserver la biodiversité, et de ne pas dégrader le climat régional par la disparition de cette forêt.
Ainsi, au total, même si la FAO reste optimiste quant aux surfaces qui resteraient disponibles pour l’agriculture, on peut, dans un esprit de prudence, commencer à être inquiets pour le long terme, c’est-à-dire au moins à l’horizon des quatre décennies qui viennent.
En fait, la pression de la population et des usages sur la terre est très différente selon les continents. L’Asie a une population très élevée, la plupart des espaces productifs sont déjà occupés et ont atteint des hauts rendements grâce à des siècles d’amélioration technique. Très tôt dans son histoire, l’Asie a dû affronter la question alimentaire.
Le Maghreb, le Moyen Orient, l’Asie Centrale ont aussi épuisé leurs ressources utiles en espace agricole, celui-ci étant faible en raison de la rareté de l’eau et de l’aridité générale du milieu naturel. C’est une région très importatrice d’aliments et en particulier de céréales.
Les Etats-Unis et l’Europe ont depuis longtemps utilisé l’essentiel de leur espace mais assurent en grande partie leur auto-approvisionnement grâce, là aussi, à des rendements élevés. Ces deux grandes régions ont été très exportatrices mais pourraient l’être moins en raison de la concurrence de nouveaux exportateurs.
D’autres grandes régions, en effet, disposent de réserves foncières importantes car leur population est loin d’avoir saturé l’espace : l’Amérique du Sud dont la population est très faible comparativement à l’espace disponible, la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan qui disposent aussi d’immenses surfaces avec une population déclinante. Le Canada et l’Australie ont aussi de grands espaces et des populations limitées.
Ces très grands contrastes dans l’occupation de l’espace déterminent une géographie où se différencient des zones potentiellement de plus en plus importatrices de nourriture (celles qui ont saturé leur espace productif), et des zones potentiellement de plus en plus exportatrices (celles qui disposent de réserves de terre).
Cette répartition pourrait être perturbée à long terme par le changement climatique qui donnerait des avantages à l’exportation aux pays du Nord de la planète (Canada, Russie) au détriment de l’Amérique du Sud (notoirement le Brésil). Quant à l’Afrique subsaharienne, elle occupe dans ce tableau une position particulière. A l’échelle du continent, il existe des surfaces peu peuplées en grande quantité, comme au Congo, en Angola ou au Soudan. Mais il existe aussi des régions très surpeuplées comme la région des Grands Lacs, l’Ethiopie, la côte du Golfe de Guinée et le Sahel.
La migration constituera très vraisemblablement la voie par laquelle se réglera l’adéquation entre la population et les ressources. Cela devrait poser de difficiles problèmes d’accès à la terre et les conflits entre autochtones et allochtones, dans de nombreux endroits, ne laissent pas espérer des issues faciles.
Jusqu’à maintenant, et malgré des famines ponctuelles, l’Afrique a su maintenir une production suffisante pour sa population en croissance pourtant rapide. Mais rien ne permet d’étayer la thèse que cela pourrait se poursuivre sans difficultés. Elle devra importer de plus en plus de technologie pour faire face aux besoins locaux d’accroissement de production dans les régions fortement peuplées.
La réponse technologique des années 70 n’est plus adaptée{{}}
On peut penser, en Afrique comme ailleurs, que les grandes régions qui deviennent potentiellement de plus en plus importatrices vont tenter de faire de gros efforts pour accroître leurs rendements par hectare malgré le discours libéral qui insiste sur la nécessité du recours aux importations quand on n’a pas d’avantages comparatifs, et sur la confiance dans les approvisionnements par le marché mondial, qui proviennent notamment des régions qui ont des avantages comparatifs.
Dès après la Deuxième Guerre mondiale, deux grands pays, l’Inde et la Chine, qui connaissaient des situations graves de pénurie alimentaire, faute de disponibilités sur les marchés mondiaux, ont dû faire le choix de « compter sur leurs propres forces ». Comment pouvaient-elles sortir de la famine ? L’invention de la « Révolution verte » a constitué une réponse saisissante à cette question. Il s’agissait de produire à partir de variétés de blé et de riz à haut rendement obtenues par des procédés de sélection génétique classiques, d’utiliser massivement des engrais puis des produits de traitement sanitaire, et d’irriguer abondamment à la fois en période de mousson et en période sèche pour avoir une deuxième récolte. Une politique agricole de sécurisation des agriculteurs accompagnait leurs investissements : achat des récoltes avec des prix garantis, subventions aux semences, aux engrais, crédit concédé à l’achat de matériel agricole… Cet ensemble de techniques et de mesures de politique publique a permis de tripler et quelquefois de quadrupler les rendements en l’espace de trois décennies dans les régions où la Révolution verte s’est déployée.
On a longtemps cru qu’une solution avait été trouvée à la question de la faim. Cette technologie, créée aux Etats Unis et en Europe, donnait dans ces pays des résultats exceptionnels. Sa tropicalisation pour le riz et le blé a permis une diffusion dans toute l’Asie. Des périmètres irrigués ont été créés partout dans le monde arabe. L’Amérique Latine a connu le même mouvement avec le maïs dans les petites exploitations, alors qu’en même temps cette technologie se déployait dans les grandes pour le soja et le coton.
L’élevage connaissait la même progression avec l’amélioration génétique des animaux, leur « forçage » alimentaire par l’apport de grains et de compléments nutritionnels, ainsi qu’une couverture sanitaire. L’Afrique elle-même a connu un succès équivalent avec le coton et le palmier à huile, un demi-succès pour le riz irrigué, mais un échec pour les cultures sèches comme le sorgho, le mil et l’arachide. Malheureusement, cette voie a atteint des limites.
Des limites environnementales. – En Asie, l’excès d’irrigation a fait baisser considérablement les nappes phréatiques et beaucoup de régions manquent désormais d’eau. La concentration de sel des eaux d’irrigation, sous l’effet de la haute température, stérilise les sols. La concentration lente en arsenic empoisonne les populations du Bangladesh. Les coûts de pompage dans la nappe du Gange deviennent très élevés, ce qui menace la survie des petites exploitations. Les excès d’utilisation d’engrais et de pesticides ont abouti à des pollutions des eaux.
L’usage de pesticides sans précaution entraîne des maladies des yeux et de la peau. Le paysage a été profondément modifié. Si plus d’une centaine de plantes alimentaires étaient cultivées et utilisées autrefois, aujourd’hui le blé et le riz, bien que salvateurs, ont fortement réduit la diversité alimentaire. En Amérique Latine, la Révolution verte a surtout intéressé les grandes exploitations qui ont établi une grande agriculture semi-intensive. Elle s’étend au détriment de la forêt dans les Cerrados du Brésil et en Amazonie. Les pertes en matière de biodiversité sont importantes et le brûlis de la forêt est une importante contribution à l’effet de serre.
Les agricultures des pays tempérés portent aussi leur lot d’atteintes à l’environnement. L’excès d’engrais pollue les nappes et contribue à créer des « zones mortes » dans les mers proches des continents. Les molécules pesticides sont de plus en plus dénoncées pour des risques de cancers, de maladies neurodégénératives et de perturbations endocriniennes.
Le labour et l’utilisation intensive de carburants concourent à l’effet de serre. Au total, l’ensemble des coûts sociaux liés à l’agriculture augmente gravement et conduit à rechercher des alternatives à la Révolution verte. Mais il n’est pas simple de renoncer à ce qui a fait le succès productif de près d’un demi-siècle.
Des limites économiques. – Pendant longtemps, les limites écologiques n’ont pourtant pas eu d’incidence sur le volume de la production. Le fait de n’être pas durable du point de vue de l’environnement n’empêchait pas qu’elle soit rentable à court terme.
Pourtant, la Révolution verte a connu et connaîtra encore des limites économiques. En 1994, la communauté internationale des économistes ruraux a pris conscience que les rendements agricoles plafonnaient dans les régions où elle avait commencé, dans le Punjab en Inde et aux Philippines. La même observation a pu ensuite être faite dans l’ensemble des grandes régions d’agriculture utilisant intensivement de l’énergie, des engrais et des produits phytosanitaires ainsi que des outils de grande mécanisation. La raison a été vite trouvée.
Dès 1980, l’explosion de la dette dans beaucoup de pays en développement a obligé les Etats à réduire les dépenses afin d’améliorer la capacité de remboursement. Pour éviter le « défaut » de remboursement, les pays ont dû demander l’aide du FMI et de la Banque Mondiale et ces institutions ont imposé des politiques dites « d’ajustement structurel » : libéralisation du commerce extérieur, notamment dans le domaine agricole, privatisation des entreprises là encore aussi dans le domaine des achats de récolte et livraison des engrais et semences, réduction des subventions à l’économie, et particulièrement les subventions agricoles dont le montant était devenu très lourd.
Cette modification rapide du cadre incitatif ne pouvait qu’entraîner, de la part des producteurs, une réduction des dépenses des intrants qui permettaient un haut rendement (engrais, semences…). Dans les économies développées, la libéralisation progressive du commerce international a amené de la même façon à réduire les subventions à l’agriculture.
Les pays à agriculture extensive utilisant peu d’intrants et bénéficiant peu de subventions (Canada, Australie, Argentine) en ont été les bénéficiaires, leurs avantages comparatifs leur permettant d’emporter des marchés émergents. Au total, les principales régions d’agriculture intensive ont donc connu un fléchissement de production. A long terme se profilent d’autres contraintes qui limiteront les rendements : coût élevé de l’énergie, des engrais azotés, risque de rareté des engrais phosphatés, nécessité de contribuer à la lutte contre l’effet de serre…
La crise de 2007-2008{{}}
La progression de la population étant continue, et la demande venant des classes moyennes s’accélérant, alors que les rendements plafonnaient, les stocks mondiaux se sont peu à peu réduits au fil des ans. Il a fallu deux années de sécheresse en Australie, un important exportateur de grains, pour qu’une soudaine baisse de l’offre déclenche une hausse des prix, relayée par une spéculation effrénée à la hausse.
S’inquiétant d’un risque de pénurie grave, certains pays exportateurs de riz d’Asie ont alors décidé d’arrêter leurs exportations (embargo), créant ainsi une panique chez les pa.
Cette défaillance de l’offre était-elle le signe de pénuries futures ? Nombreux sont ceux qui se sont exprimés sur ce point. La pensée a pu progresser dans la mesure où l’on a pris conscience que la planète avait des limites et que des variables comme la consommation de viande, l’émergence des classes moyennes chinoises, les surfaces en biocarburants, la conservation de la biodiversité étaient liées de manière complexe. La question alimentaire a ainsi occupé le devant de la scène pendant presque une année.
Deux années après cette crise, la situation semble, au premier abord, avoir changé. En effet, dès 2009, une récolte record a recréé une offre abondante sur les marchés internationaux des grains et les prix sont redevenus bas. Une partie des réflexions antérieures a été oubliée. Le ballet permanent des pessimistes et des optimistes a vu les optimistes reprendre le premier rang.
Mais la sécheresse en Russie et en Mer Noire fait renaître les inquiétudes. Celles-ci, comme celles qui naîtront lorsqu’un grand exportateur fera défaut, seront fondées. D’un côté il existe des pesanteurs dans l’évolution de l’offre mondiale et la perspective de contraintes fortes et de limites, de l’autre, la demande mondiale continue son essor, tirée par la démographie et l’envie de consommer des pays émergents importateurs.
Le ‘land grabbing’ – Devant les portes fermées des pays exportateurs, les gouvernements des pays qui devaient importer en permanence leur nourriture ont bien compris qu’il y avait des risques à dépendre d’un marché mondial devenu désormais peu sûr. C’est le moins que l’on puisse dire, lorsque chacun des exportateurs refuse de vendre. Et même si en 2010, malgré le défaut d’offre russe dû à la sécheresse et ses conséquences sur la hausse des prix du blé, il n’y a pas, selon la FAO, de risque à court terme de pénurie, il persiste un risque de tension de l’offre pour une longue période.
Dans un tel contexte, la fermeture des frontières de la part des exportateurs de riz a donné la preuve qu’un pays importateur ne pouvait pas toujours compter sur le marché international pour lui fournir des aliments. Sans parler dans ce cas « d’arme alimentaire », car l’intention n’était pas d’affamer des pays importateurs, l’égoïsme alimentaire de ces pays exportateurs a contredit l’hypothèse de base de la théorie d’une sécurité alimentaire assurée par le marché : cette sécurité n’existe que dans un univers de paix et de solidarité inébranlable entre les pays.
Ce ne fut pas le cas en 2008. La leçon a sans aucun doute été comprise. Dès lors, que faire quand on est un pays qui, pour sa nourriture, est inévitablement dépendant des importations ? La « solution » qui s’est imposée (depuis assez longtemps déjà) est l’achat de terres dans les pays qui en auraient en excès, c’est-à-dire principalement en Afrique subsaharienne.
Les Etats eux-mêmes ou bien de grandes entreprises asiatiques ou moyen-orientales (pays qui manquent de terre) achètent ou louent massivement des terres, principalement en Afrique, pour s’assurer un approvisionnement alimentaire. Les effets peuvent être bénéfiques si un tel mouvement « réveille » la production locale et l’amène à produire plus pour le marché. Ils peuvent être au contraire dangereux si cela conduit à priver d’espace économique les agriculteurs des régions où les terres sont achetées.
Les conditions dans lesquelles ces transactions ont été effectuées ont manqué de transparence, et les populations locales sont dans beaucoup de cas mises devant le fait accompli et leurs propres droits coutumiers ignorés. Il s’agit généralement de populations pauvres.
Les pauvres du futur seront encore en grande partie des agriculteurs{{}}
Pour donner un ordre d’idée de l’ampleur de la faim et de la pauvreté dans l’agriculture, voici les principaux chiffres à l’échelle du monde. Ceux qui manquent cruellement d’alimentation sont de l’ordre d’un milliard. On estime que parmi eux, il y a au moins 600 millions d’agriculteurs, ce qui est un paradoxe très inquiétant. Il faut y ajouter environ 2 milliards (en 2010) de petits agriculteurs ou éleveurs qui vivent en équilibre d’autosuffisance alimentaire précaire ou peuvent dégager un léger surplus commercialisable.
Dans les quatre décennies qui séparent 2010 de 2050, il y aura de l’ordre de 2,4 milliards de personnes en plus sur la planète. Parmi celles-ci, une grande partie (environ 40 %) proviendra de parents vivant de l’agriculture, soit près d’un milliard de personnes en plus. La question sera dès lors de savoir comment accueillir un milliard de personnes issues de parents pauvres, vivant de l’agriculture et en partie sous-alimentées, en leur garantissant un emploi ou des moyens de survie.
Il est peu vraisemblable que l’économie mondiale puisse créer en une quarantaine d’années un milliard d’emplois dans l’industrie et les services, d’autant plus que la recherche de productivité dans le cadre actuel de compétition économique mondiale ne conduit pas à utiliser beaucoup de main-d’œuvre dans la production industrielle et les services.
Il est donc vraisemblable qu’une grande partie de ce milliard de personnes, qui se partagera entre l’Asie et l’Afrique subsaharienne, devra s’employer dans l’agriculture. Où et comment ? Le problème va se poser d’abord en Asie où la terre manque pour accueillir de nouveaux agriculteurs. La continuation de l’industrialisation de l’Asie devrait en absorber une partie. Il est difficile de savoir combien, car cela dépend de l’avenir de la balance commerciale entre les vieux pays industriels et l’Asie émergente : la désindustrialisation des vieux pays industriels crée des crises sociales en leur sein et une ré-industrialisation est partout à l’ordre du jour.
Dès lors, les pays d’Asie devraient compter sur leur propre croissance pour absorber la main-d’œuvre rurale supplémentaire. La nouvelle population rurale sera aussi importante en Afrique où le surcroît d’agriculteurs dans des zones déjà surpeuplées devrait, rappelons-le, entraîner d’amples migrations vers les zones de terres vierges. Il pourrait y avoir là une contradiction entre le besoin futur de terre pour les autochtones et la vente de terre à des étrangers.
Des réformes foncières et technologiques{{}}
On peut donc considérer qu’une grande évolution est en cours dans le système alimentaire mondial. Elle devrait aboutir à accroître les échanges mondiaux entre pays disposant d’excédents agricoles et pays inévitablement importateurs. L’accroissement de la population et de la consommation par habitant risque de créer des tensions sur l’offre et une volatilité accrue des prix.
Par ailleurs, dans leur grande majorité, les agriculteurs du monde sont pauvres. Dans les deux générations qui viennent, ils auront des descendants vraisemblablement pauvres. Le risque principal de cette évolution est un risque malthusien qu’il faut s’employer à conjurer et à anticiper. Il s’agit, rien de moins, que de faire en sorte que la planète accueille, entre 2010 et 2050, un milliard d’enfants d’agriculteurs, et à assurer à un grand nombre d’entre eux un accès à la terre.
Cela va supposer que soient réalisées des réformes foncières, que l’on puisse les faire sortir du risque de disette, et mieux encore, que l’on puisse leur assurer une fonction dans l’économie, celle de produire ne serait-ce qu’une petite partie des ressources alimentaires pour les populations des villes, afin de faire rencontrer localement l’offre et la demande et créer ainsi un mécanisme de production de revenu complémentaire.
Cela suppose aussi que soient résolus d’autres problèmes. D’abord, que les paysans pauvres disposent d’une technologie adaptée à leur faible budget. Que cette technologie soit non polluante et ne porte pas atteinte à l’environnement. Ensuite, que les prix agricoles soient moins volatils, sinon cette volatilité empêchera toute sécurisation des investissements. Que les prix agricoles soient suffisants pour donner un avenir aux petits agriculteurs, ce qui n’est pas dans le programme de libéralisation de l’agriculture mondiale qui, s’il va à son terme, concentrera la production alimentaire destinée aux marchés urbains dans de grandes exploitations laissant aux petites les espaces étriqués des marchés locaux.
Le sort d’une grande partie des pauvres de la planète dépend donc des régulations du marché de la terre, des marchés alimentaires et donc des décisions prises dans le cadre des négociations à l’OMC. La sécurité alimentaire au sens « sécuritaire » du terme doit donc passer avant toute formule de libéralisation qui apparaîtrait trop risquée socialement, même si elle apparaissait « rationnelle » au sens de la théorie conventionnelle.
Faute de produire les bonnes régulations dans les temps qui viennent, les ruraux pauvres n’auraient d’autre choix que de se serrer sur les fragments d’écosystèmes qui leur seraient laissés (terres marginales, forêts) et de les exploiter jusqu’à la corde au risque d’aggraver la désertification et la perte de biodiversité. Il y a bien sûr des raisons d’espérer qu’un scénario d’extension de la pauvreté ne se produise pas. Mais c’est aujourd’hui un scénario tendanciel et il faut le dénoncer afin qu’il ne se réalise pas.
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Source : https://shs.cairn.info/revue-etudes-2010-12-page-595?lang=fr
Rappel - Quelles agricultures en 2030 ? - Publié le mercredi 26 février 2020 à 07:24 - Provenant du podcast Le reportage de la rédaction – Enregistrement ’France Culture’ de 4 minutes
Le reportage de la rédaction
Dans les dix années à venir, l’agriculture sera plus que jamais scrutée à l’aune de son empreinte écologique. Est-elle sur les bons rails pour devenir une solution au réchauffement climatique ? Éléments d’analyse glanés lors du Salon de l’Agriculture 2020.
Assurer un revenu aux agriculteurs, tout en satisfaisant la demande alimentaire mondiale, tout en stockant du carbone, tout en respectant l’environnement et la biodiversité. C’est à ces différentes demandes qu’est confrontée l’agriculture européenne, et française, pour les dix années à venir. D’où l’organisation d’un colloque de l’INRA sur le sujet, en plein salon de l’Agriculture. A quoi ressemblera l’agriculture en 2030 ? Elle sera a priori plus productrice de végétaux et (un peu) moins de production animale. Et devrait apprendre à diminuer sa consommation de pesticides et d’engrais de synthèse. Quoique, sur ce sur ce dernier point, les analyses soient plus ou moins optimistes.
Tour d’horizon avec le directeur scientifique de l’INRA, Christian Huygue, la spécialiste des questions agricoles à France Nature Environnement, Cécile Claveirole, et Nicolas Bastié, directeur d’un établissement public d’enseignement agricole à Castelnaudary.
Un reportage d’Anne-Laure Chouin.
À lire : La PAC, un levier pour la transition écologique ?Mis à jour le mercredi 26 février 2020 à 07:24
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L’équipe -
Anne-Laure ChouinAnne-Laure Chouin Journaliste
Climat, démographie, gaspillage : la sécurité alimentaire mondiale sous tension - Par Richard Hiault - Publié le 6 juil. 2023 à 12:55 - Mis à jour le 6 juillet 2023 à 17:28 – Publication ‘lesechos.fr’ Environnement Consommation
La croissance démographique va nécessiter une hausse de la production agricole mondiale. Les effets du réchauffement climatique risquent de perturber les chaînes de production qui souffrent déjà de gaspillage.{{}}
Principal aliment de base, le blé devrait voir sa consommation mondiale progresser de 11 % d’ici 2032 selon l’OCDE et la FAO.
Principal aliment de base, le blé devrait voir sa consommation mondiale progresser de 11 % d’ici 2032 selon l’OCDE et la FAO. (Shutterstock)
Croissance démographique oblige, la consommation alimentaire mondiale va encore progresser, ce qui suscite des interrogations sur la sécurité alimentaire future . D’autant plus que le réchauffement climatique sera une composante primordiale du paysage agricole international.
Dans leurs prévisions , publiées jeudi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) chiffrent à 15 % la hausse de la consommation mondiale des produits alimentaires dans les dix prochaines années. Cette estimation se fonde sur une hausse prévue de la population mondiale de 7,9 milliards de personnes en 2022 à 8,6 milliards en 2032.
L’Inde en première ligne{{}}
L’augmentation des besoins en Afrique subsaharienne, en Inde, au Proche-Orient et en Afrique du Nord configurera les marchés agricoles. Dans l’ensemble, l’Asie continuera à jouer un rôle primordial. L’expansion démographique indienne, de même que l’augmentation considérable des revenus par habitant en Inde et en Chine, conduira à la hausse de la consommation des denrées alimentaires.
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La consommation mondiale de denrées de base comme les céréales - la source la plus importante de calories - augmenterait de 4 %, pour représenter un peu plus de la moitié de la consommation alimentaire mondiale totale en 2032.
Plus de viande et de poisson{{}}
L’alimentation humaine reste, en effet, la première utilisation des produits agricoles de base comme le blé, représentant actuellement 49 % des quantités consommées au niveau mondial (le reste est consommé par les animaux et l’industrie). La consommation mondiale de produits alimentaires de plus grande valeur, transformés, augmentera principalement sous l’effet de la hausse des revenus dans les marchés émergents de la région Asie.
La moitié de l’augmentation viendra d’une demande accrue de viande et de poisson en Chine. L’Inde, quant à elle, sera à l’origine de la majeure partie de la croissance de la consommation de produits laitiers frais et, dans une moindre mesure, d’huile végétale et de sucre.
Lire aussi :{{}}
OPINION - Afrique-France : une agroécologie au service de la souveraineté alimentaire
DECRYPTAGE - Cinq graphiques pour comprendre les clés de l’insécurité alimentaire mondiale
Face à ce surcroît de consommation, le rapport souligne bien que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d’origine agricole devraient progresser de 7,6 % dans les dix années à venir. L’agriculture devra s’atteler à l’atténuation du changement climatique, en particulier dans le secteur de l’élevage, qui devrait être à l’origine de 80 % de la hausse des émissions agricoles de GES. D’une manière générale, le réchauffement climatique inquiète.
Risque climatique{{}}
Une étude publiée mardi dans Nature Communications par des chercheurs basés aux Etats-Unis et en Allemagne alerte sur la sous-estimation des risques de mauvaises récoltes dans plusieurs greniers à blé du monde en raison du changement climatique. Une déstabilisation du système alimentaire mondial n’est pas à exclure.
La probabilité que plusieurs grandes régions productrices soient simultanément victimes de mauvaises récoltes ou de faibles rendements à cause du changement climatique est plus forte qu’auparavant.
Cette concomitance pourrait entraîner une flambée des prix, de l’insécurité alimentaire et même des troubles civils, souligne l’auteur principal de l’étude, Kai Kornhuber, chercheur à l’université Columbia. En 2010, les chaleurs extrêmes en Russie ainsi que des inondations dévastatrices au Pakistan avaient effectivement nui aux récoltes, avec des répercussions mondiales significatives.
Lutter contre le gaspillage{{}}
D’où l’importance, parallèlement, de lutter contre le gaspillage. Dans le monde, 14 % des denrées alimentaires seraient perdues chaque année entre le moment de la récolte et celui de la vente au détail. C’est l’équivalent de 400 milliards de dollars. L’OCDE estime en outre que 17 % des denrées alimentaires sont gaspillées par les détaillants et les consommateurs. La réduction des pertes et du gaspillage tout au long de la chaîne de valeur ne pourrait que renforcer la sécurité alimentaire mondiale, souligne le rapport.
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En écho à ces préoccupations, la Commission européenne entend imposer aux vingt-sept Etats membres de l’UE de réduire de 30 % d’ici à 2030 les déchets alimentaires des commerces, restaurants et ménages par rapport à 2020.
L’UE a généré en 2020 environ 131 kg de déchets alimentaires par habitant, soit une perte totale estimée à 132 milliards d’euros. « Un gaspillage à cette échelle, alors que 30 millions d’Européens ne peuvent manger un repas de qualité qu’un jour sur deux et que la faim s’intensifie dans le monde, est simplement inacceptable », a tonné le vice-président de la Commission, Frans Timmermans.
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Richard Hiault
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Faits sur la faim dans le monde : ce que vous devez savoir en 2024 (et 2025) - 10 octobre 2024 – Document irlandais ‘concernusa-org.’
La faim est un sentiment assez simple à comprendre. Mais c’est aussi un problème incroyablement complexe qui touche des milliards de personnes dans le monde.
Publié chaque année par ‘Concern Worldwide’ et ‘Welthungerhilfe’, l’ Indice de la faim dans le monde (GHI) nous donne un aperçu des faits et des chiffres actuels sur la faim dans le monde, ainsi qu’un aperçu des progrès réalisés (et de ceux qui ne l’ont pas été) et de ce qui doit changer pour nous rapprocher de la sécurité alimentaire pour tous. Voici ce que vous devez savoir sur la faim dans le monde en 2024 (et en 2025).
La faim dans le monde en chiffres{{}}
- Le monde produit suffisamment de nourriture pour nourrir ses 8 milliards d’habitants, mais 733 millions de personnes (1 sur 11) souffrent de la faim chaque jour.
- Les taux de faim en Afrique sont particulièrement élevés : 1 personne sur 5 souffre de la faim chaque jour.
- 2,8 milliards de personnes dans le monde ne peuvent pas se permettre une alimentation saine, soit 35 % de la population mondiale.
- Dans les pays à faible revenu, 71,5 % de la population n’a pas les moyens de s’alimenter sainement. Dans les pays à revenu élevé, ce chiffre tombe à 6,3 %.
- Selon l’Indice de la faim dans le monde 2024, les niveaux de faim sont classés comme graves dans 36 pays.
- L’indice de la faim dans le monde 2024 évalue également les niveaux de faim comme alarmants dans 6 pays : le Burundi , le Tchad , Madagascar, la Somalie , le Soudan du Sud et le Yémen .
- Le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté d’environ 152 millions depuis 2019.
- Au moment où nous écrivons ces lignes, la Classification intégrée des phases des aliments (IPC) estime que 1,33 million de personnes dans le monde connaissent une famine ou des conditions proches de la famine.
- La moitié des décès d’enfants sont liés à la malnutrition.
- Chaque année, 9 millions de personnes meurent de causes liées à la faim ; beaucoup sont des enfants de moins de 5 ans.
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Apprenez-en davantage sur la manière dont vous pouvez contribuer à la lutte contre la faim{{}}
Bas du formulaire
Plus d’informations sur la faim dans le monde en 2024{{}}
D’après l’Indice de la faim dans le monde 2024, voici cinq autres choses que vous devez savoir sur la faim dans le monde à l’approche de 2025.
- Nous n’atteindrons probablement pas l’objectif Faim Zéro d’ici 2030 {{}}
Photo à voir
Houwela Chaibou cuisine pour elle et sa fille de trois ans, Zanadiya, dans le village de Yama, à Illéla, au Niger. (Photo : Concern Worldwide) {{}}
Au cours de la dernière décennie, les progrès dans la lutte contre la faim ont ralenti de manière inquiétante. La situation est particulièrement grave en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, où les taux de sous-alimentation, de mortalité et de malnutrition infantiles sont en hausse, en raison d’une mauvaise alimentation, de difficultés économiques et de l’impact croissant des catastrophes naturelles.
Dans ce contexte, l’objectif d’atteindre l’objectif Faim Zéro d’ici 2030 paraît impossible. De plus, si les progrès se poursuivent au rythme observé au cours de la dernière décennie, le monde n’atteindra pas les niveaux de faim les plus bas avant 2160, soit dans plus de 130 ans.
2. De nombreux pays régressent dans leurs efforts pour mettre fin à la faim{{}}
Ramya* (29 ans) prépare du shashbark pour sa famille de neuf personnes. Elle étale la pâte pour préparer du shish barak (des boulettes de viande cuites dans une sauce à l’ail et au yaourt). Pour des raisons financières, elle utilise des garnitures de qualité inférieure. La Syrie est l’un des cinq pays où le taux de faim a empiré depuis 2000. (Photo : Ali Haj Suleiman/DEC/Fairpicture)
Comme nous l’avons mentionné plus haut, 42 pays sont classés dans la catégorie « grave » ou « alarmante » selon l’Indice mondial de la faim de cette année. Dans certains cas (notamment en Somalie et au Mozambique), ces chiffres, bien que désastreux, représentent néanmoins un progrès.
Dans 22 autres pays, la faim a toutefois augmenté depuis 2016. Cinq pays dont les taux de faim sont modérés, graves et alarmants ont vu leur situation s’aggraver depuis 2000 : Fidji, Jordanie, Libye, Syrie et Venezuela. En outre, 20 autres pays dont les scores GHI sont élevés n’ont pas connu de changement du tout ou ont vu leur situation diminuer de moins de 5 % depuis 2016.
3. Nous ne pouvons pas dissocier la faim des réalités politiques et climatiques de notre monde{{}}
Hassan* (48 ans) et Mariam* (34 ans) préparent le dîner pour leur famille de sept personnes à Rafah. Ils ont été déplacés plus de cinq fois et ont du mal à obtenir suffisamment de nourriture grâce aux distributions d’aide. (Photo : Concern Worldwide)
Derrière les chiffres de l’Indice mondial de la faim de cette année se cache une histoire claire. L’Indice mondial de la faim 2024 reflète une série de défis successifs et imbriqués dans le monde, qui ont tous les impacts les plus graves sur les personnes en situation de vulnérabilité et les pays à faible revenu.
Nous ne pouvons pas non plus ignorer que la seule façon de lutter contre la faim est de le faire au niveau politique, notamment en ce qui concerne les trois principales causes de la faim aujourd’hui : les conflits, le changement climatique et la crise économique. Ces dernières années, les indicateurs de crise climatique ont atteint des sommets, nous avons assisté à une augmentation des conflits armés à grande échelle qui peuvent avoir des répercussions à la fois localement et dans des pays situés à des milliers de kilomètres , et à une combinaison de ralentissements économiques, de perturbations des marchés et de crises de la dette liées aux coûts élevés des denrées alimentaires sur le marché intérieur. Les conflits et le climat ont tous deux provoqué le déplacement de centaines de millions de personnes, et les conflits à Gaza et au Soudan ont conduit à la déclaration de famine dans les deux régions cette année.
Si l’extrême pauvreté a diminué dans les pays à revenu intermédiaire, les inégalités de revenus demeurent élevées. En outre, la pauvreté dans les pays à faible revenu et dans les pays touchés par une forme de fragilité étatique, de conflit ou de violence est encore plus grave qu’avant la pandémie.
4. Nous devons nous concentrer sur le lien intersectionnel entre l’inégalité des sexes, la crise climatique et la faim{{}}
Hawa Abakebir (35 ans) est la présidente de son groupe de pêcheurs à Bassa Bol, dans la province du Lac, au Tchad. (Photo : Eugene Ikua/Concern Worldwide)
Comme nous l’avons déjà mentionné, la faim est un problème intersectionnel. L’un des principaux domaines d’attention en 2024 et 2025 est l’intersection entre l’inégalité des sexes, l’insécurité alimentaire et le changement climatique. La combinaison de ces vulnérabilités place les familles, les communautés et même des pays entiers sous un stress extrême.
Les femmes et les filles sont généralement les plus touchées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition . Elles souffrent également de manière disproportionnée des effets des phénomènes météorologiques extrêmes et des urgences climatiques. Nous devons relever les défis de ces deux questions de manière équitable, en mettant l’accent sur l’égalité des résultats par rapport aux ressources pour répondre aux besoins, aux vulnérabilités et aux opportunités des différentes personnes. Le genre n’est évidemment qu’une forme d’inégalité dans ce contexte (et dans ce cadre, nous devons également considérer le genre au-delà du binaire), mais c’est un facteur clé qui peut contribuer à favoriser d’autres formes de justice et d’équité pour les identités marginalisées. La sécurité alimentaire est, après tout, un droit humain pour tous.
5. La situation est sombre, mais elle n’est pas désespérée{{}}
Alekiir et sa fille Achol attendent devant un centre de nutrition de Concern à Lueth Ngor, dans l’État du Bahr el Ghazal du Nord, au Soudan du Sud. Pendant qu’elles attendent, Alekiir mesure le périmètre brachial d’Achol pour vérifier son niveau de nutrition. (Photo : Jon Hozier-Byrne/Concern Worldwide)
L’annonce selon laquelle le droit à une alimentation adéquate est hors de portée de milliards de personnes est une nouvelle inquiétante. Nous devons faire face à cette réalité, mais elle ne doit pas nous empêcher de lutter contre la faim. Au contraire, les faits sur la faim en 2024 devraient servir d’avertissement au monde quant à la nécessité d’inverser les tendances alarmantes qui aggravent la faim et d’accélérer les progrès vers des systèmes alimentaires équitables, nutritifs et résilients face aux conflits et au changement climatique.
Nous avons fait des progrès incroyables dans la lutte contre la faim entre 2000 et 2016, et cela montre tout ce qui peut être accompli en un peu plus d’une décennie et demie. Au cours de cette période, le score mondial de l’indice GHI a chuté d’environ 33 %. Les efforts en faveur de la justice de genre ont des répercussions étendues sur la production agricole, la sécurité alimentaire et la nutrition infantile, et pourraient nous mener loin dans les 15 prochaines années. Nous ne serons peut-être pas en vie pour voir la faim disparaître de notre vivant, mais nous devons protéger les gains qui ont déjà été réalisés, faire progresser davantage et veiller à ce que le droit à l’alimentation pour tous reçoive l’attention, les ressources et les actions qu’il mérite.
En savoir plus sur la faim{{}}
Explication : Qu’est-ce que la faim (en réalité) ?{{}}
Un petit mot renferme de nombreuses significations différentes. Voici ce qu’il signifie pour une personne sur 11 dans le monde. En savoir plus
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Le travail de Concern pour mettre fin à la faim{{}}
De l’Afghanistan au Yémen, les programmes de santé et de nutrition de Concern sont conçus pour s’attaquer aux causes spécifiques et intersectionnelles de la faim et de la malnutrition dans chaque contexte spécifique. Nos projets combinent souvent deux ou plusieurs des domaines d’intérêt suivants : l’agriculture et la réponse au changement climatique, la santé maternelle et infantile, l’éducation, les moyens de subsistance et l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH).
Nous avons joué un rôle clé dans le développement de la gestion communautaire de la malnutrition aiguë (PCMA), qui a été reconnue par le Programme alimentaire mondial comme la référence absolue en matière de traitement de la malnutrition. D’autres succès récents, comme le programme Lifesaving Education and Assistance to Farmers (LEAF), ont permis à des communautés entières de ne plus avoir besoin d’aide alimentaire humanitaire pour la première fois depuis des décennies, grâce à des changements holistiques et systémiques dans les pratiques agricoles et les soins communautaires.
L’année dernière, Concern a aidé 9 millions de personnes dans 21 pays grâce à des programmes de santé et de nutrition. Votre soutien peut nous aider à faire encore plus l’année prochaine. Faire un don à Concern
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Selon Wikipédia : Concern Worldwide (souvent appelée Concern) est la plus grande agence d’aide et humanitaire d’Irlande. [1] Depuis sa fondation en 1968, elle a travaillé dans 50 pays. Selon son dernier rapport annuel, Concern a aidé 28,6 millions des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde en 2019, tout en répondant à 82 situations d’urgence dans 24 pays. [2] Concern vise à aider ceux qui vivent dans les pays les plus pauvres du monde. [3] Concern est engagée dans un travail de développement à long terme, en plus des secours d’urgence en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes. Le travail principal de Concern se concentre sur la santé, la faim et la réponse humanitaire dans les situations d’urgence. [4] L’organisme de bienfaisance travaille en partenariat avec de petits groupes communautaires ainsi qu’avec des gouvernements et de grandes organisations mondiales. Concern est l’un des quatorze membres entièrement certifiés du Partenariat pour la responsabilité humanitaire. [5] Il n’a aucune affiliation religieuse ou politique. Concern Worldwide US est une filiale de Concern Worldwide. Elle a des bureaux à New York et à Chicago. Concern Worldwide est partenaire d’une campagne. Concern Worldwide UK est un organisme de bienfaisance britannique qui soutient le travail à l’étranger de Concern Worldwide. C’est un organisme de bienfaisance enregistré au Royaume-Uni (numéro 1092236 Angleterre et Pays de Galles et SC038107 Écosse). Danny Harvey est devenu directeur exécutif de Concern Worldwide UK fin 2019. [6] - Histoire … - Article complet sur https://en.wikipedia.org/wiki/Concern_Worldwide
Les rendements alimentaires mondiaux ont augmenté régulièrement au cours des six dernières décennies mais du fait de la croissance démographique la sécurité alimentaire future exigera des prix abordables et une production durable - Traduction du 30 novembre 2024 par Jacques Hallard d’un article diffusé le 27 novembre 2024 par ‘ScienceDaily’ sous le titre Global food yields have grown steadily during last six decades, study finds - But, future food security under population growth will require sustainability and affordability - Source d’information : PLOS
Résumé :
Contrairement aux inquiétudes répandues selon lesquelles les rendements mondiaux des cultures ont stagné au cours des dernières décennies, une étude approfondie de la production alimentaire mondiale révèle que les rendements ont continué de croître à peu près au même rythme depuis les années 1960.
Texte entier {{}}
Contrairement aux inquiétudes répandues, selon lesquelles les rendements mondiaux des cultures ont stagné au cours des dernières décennies, une étude approfondie de la production alimentaire mondiale révèle que les rendements ont continué de croître à peu près au même rythme depuis les années 1960. John Baffes de la Banque mondiale et Xiaoli Etienne de l’Université de l’Idaho, aux États-Unis, rapportent ces résultats le 27 novembre 2024, dans la revue en libre accès PLOS ONE.
Près de 10 milliards de personnes devraient habiter la Terre d’ici 2050, de sorte que la production agricole deviendra de plus en plus essentielle pour nourrir la population croissante. Au cours des six dernières décennies, une grande partie de la croissance de la production alimentaire a découlé des progrès technologiques, y compris le développement généralisé et l’utilisation de meilleures variétés cultivées.
Mais certaines études ont suggéré que la croissance de la production s’est stabilisée, suscitant des inquiétudes quant à la disponibilité future de nourriture, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire ayant la plus forte croissance démographique.
Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont mis au point des mesures standardisées de la production et du rendement de 144 cultures, couvrant 98 pour cent des terres agricoles mondiales.
Ces mesures permettent aux scientifiques et aux décideurs de comparer la productivité agricole dans différents pays et régions. Les chercheurs ont constaté qu’il n’y avait pas eu de ralentissement perceptible de la croissance mondiale des rendements des cultures au cours des six dernières décennies - tout ralentissement observé dans des cultures, des régions ou des pays spécifiques a été compensé par des gains dans d’autres.
Leurs résultats montrent que les rendements ont augmenté chaque année à un rythme équivalent à environ 33 kg de blé par hectare [pout les céréales]. Bien que les résultats de l’étude soient rassurants du point de vue de l’approvisionnement alimentaire mondial global, les chercheurs avertissent que la production alimentaire durable et l’abordabilité des aliments continueront d’être des défis pour la sécurité alimentaire mondiale.
Ils soulignent que ces préoccupations sont particulièrement pertinentes face à l’intensification du changement climatique et à l’augmentation de la demande alimentaire due à la croissance de la population et des revenus.
Les auteurs ajoutent : ’En utilisant un indice complet basé sur les calories de la production et du rendement de 144 cultures, couvrant 98% des terres agricoles mondiales et de la production alimentaire, cet article révèle qu’au niveau agrégé, la croissance mondiale des rendements - un indicateur vital de la productivité agricole - n’a pas ralenti au cours des six dernières décennies. Cette croissance régulière équivaut à une augmentation annuelle d’environ 33 kilogrammes de blé par hectare, mettant en évidence des gains de productivité continus dans le monde entier.’
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Dec. 9, 2021 — A global assessment assessed rice yields and efficiency in 32 rice cropping systems. The study concluded that there is still substantial room to increase rice production while reducing the negative ...
Reducing Reliance on Nitrogen Fertilizers With Biological Nitrogen Fixation
Mar. 26, 2020 — Crop yields have increased substantially over the past decades, occurring alongside the increasing use of nitrogen fertilizer. While nitrogen fertilizer benefits crop growth, it has negative effects ...
Thèmes apparentés : Plants & Animals Agriculture and Food Food and Agriculture Food
Référence de la revue : John Baffes, Xiaoli Etienne. Yield growth patterns of food commodities : Insights and challenges. PLOS ONE, 2024 ; 19 (11) : e0313088 DOI : 10.1371/journal.pone.0313088
Citer cette page : MLA APA Chicago - PLOS. ’Global food yields have grown steadily during last six decades, study finds.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 27 November 2024. <www.sciencedaily.com/releases/2024/...> .
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Source du document traduit : https://www.sciencedaily.com/releases/2024/11/241127165838.htm?utm_source=substack&utm_medium=email
L’agriculture est-elle une industrie comme les autres ? - Vendredi 22 novembre 2024 - Provenant du podcast Entendez-vous l’éco ? – Enregistrement de 58 minutes
Entendez-vous l’éco ?
Les agriculteurs manifestent contre le traité de libre-échange à Strasbourg le 18 novembre 2024 ©AFP - Frederick FLORIN
L’imminence de la signature d’un traité de libre-échange entre l’Union Européenne et les Etats du Mercosur a de nouveau mobilisé les agriculteurs partout en France. L’agriculture doit-elle être considérée comme un secteur économique particulier qui exige des mesures de protections adaptées ? {{}}
Avec : {{}}
- Cécile Détang-Dessendre Économiste, directrice scientifique adjointe « Agriculture » de Inrae, membre du comité des experts de l’Assemblée Citoyenne sur l’Agriculture (ACA)
- Hervé Guyomard Economiste, directeur de recherche à INRAE
- Mathilde Dupré Économiste, co-directrice de l’Institut Veblen
La crainte des agriculteurs s’inscrit dans un contexte de malaise profond de la profession. Selon Cécile Détang-Dessendre, ’Cela fait des mois que les agriculteurs manifestent leur colère en renversant les panneaux des villes avec ce message ’on marche sur la tête’ et la menace de la signature imminent d’un accord de libre-échange avec le Mercosur inquiète. ’Ils doivent gérer des contraintes environnementales qui sont importantes et à raison car c’est 20% de la pollution nationale, mais il faut aussi qu’ils doivent gagner leur vie. Or on fait croire qu’on va pouvoir tout faire’.
Hervé Guyomard rappelle qu’un accord technique a été signé en 2019 et qu’il concerne tous les secteurs et pas seulement l’agriculture : ’dans le secteur agricole, l’accord distingue les intérêts offensifs (les produits dont on espère augmenter les exportations comme les vins, les spiritueux, le lait) et les intérêts défensifs (dont on craint une augmentation des importations, notamment pour les viandes, le sucre et l’éthanol)’. L’économiste rappelle qu’il y a nécessairement des gagnants et des perdants dans ce type d’accord. Donc certains quotas ont été mis en place pour préserver certains secteurs défensifs.
Mathilde Dupré pointe que les négociations ont eu lieu dans l’opacité : ’aujourd’hui c’est intenable notamment sur les négociations sur les normes’. Et donc, ’toutes les autres parties prenantes au sein de l’UE ne sont pas informés à temps pour défendre leurs secteurs et on nous présente ces accords comme intouchable car chaque changement de virgule menacerait son architecture en entier’.
Hervé Guyomard, pointe ce paradoxe de la grogne agricole alors que l’UE est excédentaire dans sa balance commerciale agricole avec le Mercosur. Mais si on regarde le détail des échanges, Mathilde Dupré montre que l’UE est ’déficitaire en protéines et en calories’.
Cécile Détang-Dessendre pointe une contradiction entre l’outil commercial et les obligations environnementale : ’on ne peut quecontrôler les produits finis. Comment savoir si le bœuf vendu en France est issu de pratiques qui ont conduit à la déforestation ? Pour l’instant c’est impossible. On ne peut pas contrôler les moyens de production’.
L’équipe - Aliette Hovine Production - Françoise Le Floch Réalisation - Diane de Vanssay , Tina Iung , Anouk Milliot , Collaboration - Bruno Baradat Production déléguée - Isadora Nebot Stagiaire
France - Agriculteurs : quelles solutions pour le renouvellement des générations ? - Publié le 18 novembre 2024 - Par : La Rédaction – Document ‘vie-publique.fr’ Economie
Dans un monde agricole fortement bouleversé par l‘érosion du nombre d’exploitants et par la hausse de la taille des exploitations, le modèle de la transmission familiale est remis en question. Alors que 60% des exploitants pourraient être retraités dans dix ans, une mission a été chargée d’identifier les freins au renouvellement des générations.
De 1970 à 2020, le nombre d’exploitations a été divisé par quatre tandis que la surface moyenne cultivée par exploitant a été plus que triplée, amenant les exploitants à s’équiper de matériels plus lourds et plus coûteux.
Face à un monde agricole en mutation, comment assurer le renouvellement des générations ? Une mission s’est attachée à l’évaluation des freins fiscaux et non fiscaux. Dans son rapport remis en juillet 2024, cette mission composée de l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux fait un état des lieux et propose une série de recommandations.
De nombreux départs à la retraite insuffisamment compensés par des installations {{}}
En 2022, 21 000 départs à la retraite ont été dénombrés pour 14 000 installations d’agriculteurs. Le solde négatif entre nouvelles installations et départs à la retraite devrait s’accroître, malgré un ralentissement de cette tendance depuis 1990.
D’ici à 2035, compte tenu des tendances actuelles, le nombre d’exploitations devrait avoir baissé de 30%, avec 43% des chefs d’exploitations en âge de partir à la retraite.
Le rapport fait aussi le constat d’une augmentation de la taille des surfaces moyennes cultivées par exploitation de 50 hectares en 50 ans (la superficie des exploitations passant de 18,8 hectares en 1970 à 68,6 hectares en 2020), d’une évolution coûteuse des pratiques agricoles et d’une spécialisation exposant davantage l’agriculture au changement climatique. Il en résulte des modifications de la nature des exploitations qui sont aujourd’hui plus souvent des regroupements, de type exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) ou groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC), que des entreprises individuelles.
Dans ce contexte et compte tenu de ces évolutions, l’accès à ces exploitations pour les nouvelles générations est plus complexe, notamment du fait du poids de l’acquisition du bâti et de la valeur moyenne des équipements agricoles qui a doublé en vingt ans.
La crise agricole en dix questions Questions-réponses 16 février 2024
https://www.vie-publique.fr/files/styles/card/public/en_bref/Moisson-en-Auvergne.jpg?itok=c-z6cSQZ
Agir sur les freins fiscaux et mieux accompagner les nouvelles installations {{}}
La mission formule une série de propositions de nature fiscale dont le montant est estimé entre 38 et 47,5 millions d’euros. Parmi celles-ci :
- un taux réduit de taxe sur la publicité foncière ;
- un allongement du délai légal de transmission des biens immobiliers par voie de substitution pour rechercher les meilleurs candidats à la reprise et mieux les accompagner ;
- une augmentation de 50% de l’abattement du régime du microfoncier dans le cas d’une mise à bail au bénéfice d’un jeune agriculteur ;
- un crédit d’impôt à la souscription d’un contrat d’assurance visant à garantir le paiement du fermage.
D’autres propositions concernent les cessions hors cadre familial :
- étendre l’exonération à l’impôt sur la fortune immobilière aux terres louées par bail à long terme avec les nouveaux installés sans condition de parenté entre bailleur et preneur ;
- ouvrir le bénéfice du taux réduit de la taxe sur la publicité foncière en supprimant la clause d’implantation en zone de revitalisation rurale (ZRR).
Au-delà des mesures fiscales, la mission suggère de mieux accompagner les nouveaux installés par les missions du point accueil-installation (PAI) et par la création d’un observatoire unique de l’installation-transmission.
Agriculture : quelles transformations depuis les années 1970 ? En bref 6 mars 2024
Mots clés : Vie économique Exploitation agricole Politique agricole
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Ré-autoriser les pesticides en prétextant « lever les entraves à l’agriculture » est un mensonge dangereux - Communiqué de presse ‘Confédération Paysanne’ - Bagnolet, le 17 octobre 2024{{}}
A entendre les dirigeants de la FNSEA et des responsables de la Coordination rurale, réautoriser des pesticides interdits serait la solution pour garantir le revenu paysan. A défaut de vouloir se battre pour mettre en place des prix rémunérateurs garantis, ils proposent les solutions qui ont déjà envoyé dans le mur une partie du monde agricole.
Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour être soi-disant ’compétitifs’ face à des pays champions du moins-disant social et environnemental ? Jusqu’à attaquer la science et la recherche pourtant indispensables pour l’agriculture, comme ce matin à l’INRAE et à l’ANSES ?
Cette fuite en avant trouve un écho favorable à l’Assemblée nationale et au Sénat où pas moins de quatre propositions de loi liées entre autres aux pesticides vont être débattues prochainement. Ces textes proposent un cocktail toxique de pseudo-solutions : autoriser l’épandage par drone, assouplir les autorisations de pesticides, affaiblir le champ de compétence de l’ANSES, autoriser l’utilisation de pesticides à base de substances néonicotinoïdes, abolir la séparation entre le commerce et le conseil sur l’utilisation des pesticides, autoriser à nouveau les remises commerciales sur la vente de pesticides…
Ces propositions sont incohérentes puisque que, cette semaine, le Parlement s’est positionné contre les accords du Mercosur principalement parce que les importations des produits agricoles ne respectent pas nos normes sur les pesticides.
Ces textes méprisent la santé des paysan·nes, celle de nos concitoyen·nes ainsi que la qualité de l’eau et la préservation de la biodiversité.
Ces propositions de loi doivent rester lettre morte car elles desservent à moyen et long terme l’intérêt des paysan·nes et retardent l’indispensable transition de notre modèle agricole.
Plutôt que d’œuvrer à affaiblir la législation sur les pesticides, la Confédération paysanne leur propose :
– D’interdire les pesticides CMR, les plus dangereux pour la santé des paysan·nes.
– Ne pas réintroduire les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.
– De mettre en place des prix rémunérateurs garantis, car pour sortir de l’impasse des pesticides il faut rendre du revenu aux paysan·nes.
– D’accompagner massivement la transition agro-écologique.
– De soutenir les alternatives aux pesticides comme les PNPP, les préparations naturelles peu préoccupantes.
Prétendre lever des « entraves » en ré-autorisant des pesticides, c’est faire le jeu de la compétitivité à tout prix. C’est faire le jeu de la logique même des accords de libre-échange qui détruisent le revenu des paysan·nes en France et ailleurs, et alimentent la concurrence déloyale. La vente de ces pesticides et la multiplication des accords de libre-échange enrichissent une agro-industrie qui se satisfait parfaitement de la disparition massive de centaines de milliers de paysan·nes depuis 40 ans.
Contacts :
– Laurence Marandola, porte-parole nationale : 06 31 66 10 83
– Sylvie Colas, secrétaire nationale : 06 70 31 90 71
– Caroline Nugues, chargée de communication : 06 95 29 80 78
Confédération paysanne{{}}
Logo de l’association
Site web |
confederationpaysanne.fr |
La Confédération paysanne (« Conf’ ») est un syndicat agricole français. Elle est membre fondateur de la coordination paysanne européenne, de Via Campesina et d’Attac. La Confédération est classée à gauche6. C’est le deuxième syndicat agricole français, au coude à coude avec la Coordination rurale, tous deux ayant obtenu environ 20 % des voix aux élections aux chambres d’agriculture en 2019, loin derrière le premier, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), qui totalise 55 % sur des listes communes avec le syndicat Jeunes agriculteurs7,8,9. … - A lire en totalités par ici > https://www.confederationpaysanne.fr/index.php
Accès à une sélection de documents de Greenpeace sur l’alimentation et l’agriculture – Procéder par ‘copier-coller’ dans un moteur de recherche sur Internet pour chaque titre{{}}
L’agriculture industrielle est dans l’impasse{{}}
Greenpeace France https://www.greenpeace.fr › agriculture-ecologique
Greenpeace France https://www.greenpeace.fr › ... › Chaque action compte
C:\Users\JH\Documents\Alimentat...28 oct. 2024 — Notre alimentation a un impact certain sur l’environnement. Nous vous proposons quelques pistes pour réduire cet impact.
Agriculture durable : la réponse aux crises alimentaire et ...
Greenpeace France https://www.greenpeace.fr › Document clé
28 oct. 2024 — Dérèglement climatique, famine, pauvreté, perte de la biodiversité, destruction des forêts, pénurie d’eau, insécurité alimentaire…
Pour une agriculture locale et écologique : place à l’ ...
Greenpeace France https://www.greenpeace.fr › Document clé
Les conclusions de Greenpeace détaillées dans cette note, sont claires : l’autonomie protéique totale de notre agriculture devra passer par une transformation ...
Alimentation - Greenpeace Belgique
Greenpeace https://www.greenpeace.org › campagnes › agriculture
5 oct. 2023 — Greenpeace vous accompagne dans votre démarche pour une alimentation respectueuse de l’environnement. ... MIEUX COMPRENDRE LA CAMPAGNE AGRICULTURE.
La sécurité sociale de l’alimentation ...
Greenpeace France https://www.greenpeace.fr › Faqs
Mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation transformerait durablement notre système alimentaire.
- {{}}
Accès à une sélection de documents ‘Oxfam’ sur l’alimentation et la santé – Procéder par ‘copier-coller’ dans un moteur de recherche sur Internet pour chaque titre{{}}
Le système agricole alimente la faim et les inégalités
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › systeme-agricole-alimen...
Agriculture, faim et sécurité alimentaire
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › agriculture-et-securite-a...
Une révision de nos modèles agricoles est indispensable pour lutter contre les changements climatiques et assurer le droit à l’alimentation de tous.
S’alimenter de façon durable : enjeux, astuces et moyens d ...
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › alimentation-ethique-et-...
8 nov. 2021 — L’alimentation est un enjeu majeur de lutte contre les inégalités et la crise climatique. Découvrez comment faire pour manger mieux tout en ...
Alimentation, climat et ressources naturelles
Oxfam https://www.oxfam.org › decouvrir › domaines › alime...
C:\Users\JH\Documents\Alimentat...Un système alimentaire plus juste et plus durable · Soutenir l’agriculture à petite échelle · Renforcer la résilience et mener campagne pour combattre la crise ...
Solidaire avec le mouvement du monde agricole ...
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › communiques-de-presse
26 janv. 2024 — Solidaire avec le mouvement du monde agricole, Oxfam France appelle à une juste répartition des profits dans la chaîne de valeur agro- ...
JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMENTATION
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › uploads › 2019/10
PDF - La lutte contre la faim régresse depuis maintenant 3 ans, aggravant la pauvreté alors que notre système agricole et alimentaire produit de la nourriture en ... - 12 pages
Autonomiser les agricultrices pour lutter contre la faim et ...
Oxfam https://www.oxfam.org › autonomiser-les-agricultrices-...
La croissance dans l’agriculture familiale et paysanne est deux à quatre fois plus efficace pour réduire la faim et la pauvreté que dans n’importe quel autre ...
Faim dans le monde en 2023 : causes, conséquences et ...
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › faim-dans-le-monde-ca...
18 févr. 2023 — 690 millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde. Il est temps de repenser en profondeur notre système agricole et ...
Alimentation: Pour des systèmes al...
Alimentation: Pour des systèmes al...
Alimentation : Pour des systèmes alimentaires durables{{}}
Oxfam Belgique https://oxfambelgique.be › alimentation-pour-des-syste...
Oxfam agit pour un système alimentaire durable qui protège les droits des producteurs et productrices agricoles à petite échelle partout dans le monde et qui ...
L’agroécologie : lutter contre la faim en respectant la planète
Oxfam France https://www.oxfamfrance.org › agroecologie
14 avr. 2021 — S’appuyant sur le savoir paysan, l’agroécologie permet de réduire l’impact environnemental de notre agriculture, d’améliorer notre ...
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Actualités en France - Colère des agriculteurs : pourquoi l’Inrae est ciblé par les manifestants de l’alliance syndicale FNSEA-JA - Article rédigé par franceinfo avec AFP - France Télévisions - Publié le 28/11/2024 17:20
A l’aube, jeudi, une centaine d’agriculteurs ont érigé un mur en parpaings devant le siège parisien de l’Institut, qu’ils accusent de ne plus leur ’donner des moyens’ de produire et de leur imposer toujours plus de ’contraintes’.
Des agriculteurs manifestent à Paris, devant le siège de l’Inrae, le 28 novembre 2024. (MOHAMAD SALAHELDIN ABDELG ALSAYE / ANADOLU / AFP)
Des agriculteurs manifestent à Paris, devant le siège de l’Inrae, le 28 novembre 2024. (MOHAMAD SALAHELDIN ABDELG ALSAYE / ANADOLU / AFP)
Un mur s’est brièvement dressé entre les agriculteurs en colère de l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-JA et la recherche scientifique en matière d’agriculture. Au petit matin, jeudi 28 novembre, plus d’une centaine de manifestants ont empilé des parpaings devant le siège de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), à Paris. Sur les réseaux sociaux, la FRSEA Ile-de-France résume ainsi les revendications mises en avant : ’Donnez-nous les moyens de travailler ! Retrouvons nos moyens de production, stop aux entraves !’ L’institut de recherche écope du surnom d’’INRAescrolos’, tagué en orange sur son mur d’environ deux mètres de haut, tandis qu’une banderole affiche : ’A vendre, ne sert plus à rien - Bail à céder - Economie réalisée : 1,1 milliard d’euros’.
A lire aussi Colère des agriculteurs : toutes les infos de jeudi en direct
’Les critiques visant notre institut ne rendent pas compte des recherches menées (...) sur le terrain et des résultats obtenus’, a répondu l’INRAE dans un communiqué( Nouvelle fenêtre), assurant que ces dernières ont apporté des ’solutions concrètes pour l’agriculture’ et citant ’des innovations pour protéger les cultures et les élevages, pour faire face au changement climatique, qui contribuent à améliorer la rentabilité et la durabilité des exploitations agricoles’. Comment donc expliquer cette défiance envers l’institut de recherche ?
Gestion de la ressource en eau, limitation de l’usage des pesticides, agroécologie... {{}}
Né en 2020 de la fusion de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), l’INRAE mettait alors en avant (Nouvelle fenêtre), entre autres, son ’ambition d’accroître, de transmettre et de mobiliser des connaissances, des technologies et des savoir-faire afin d’éclairer et de servir les transitions des systèmes agricoles et alimentaires et la préservation de l’environnement.’
Répartis dans 18 centres régionaux (Nouvelle fenêtre), ses chercheurs sont implantés sur tout le territoire, travaillant par exemple à l’adaptation des cultures au changement climatique en Provence-Alpes-Côte d’Azur, à faciliter la mise en œuvre de politiques publiques concernant la ressource en eau en Occitanie ou encore à la santé de la vigne en Nouvelle-Aquitaine. Mais des agriculteurs dénoncent des recherches qui discréditent certaines pratiques agricoles au nom de la protection de l’environnement et de la santé publique. Chargé de développer et d’étudier des réponses aux défis de l’accès à l’eau dans des régions de plus en plus touchées par la sécheresse ou appelé à se pencher sur les alternatives aux pesticides en cohérence avec les engagements de la France dans ses plans Ecophyto (Nouvelle fenêtre), l’institut accompagne des politiques publiques fustigées par une partie du monde agricole.
Reconnaissant qu’il existe au sein de l’INRAE des chercheurs ’qui apportent ou qui peuvent apporter des solutions (...), le président de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Denis Laizé, estime sur le réseau social X (Nouvelle fenêtre) que ’ce n’est pas eux que l’on entend le plus’. Il explique à ’ceux qui ne comprendraient pas cette action’ que ’beaucoup d’orientations de recherches interrogent’.
Une action pour faire pression {{}}
L’action de l’alliance syndicale majoritaire est survenue quelques heures avant la rencontre prévue entre la ministre de l’Agriculture et le président de l’INRAE, Philippe Mauguin, dans l’après-midi. Dans un communiqué, Annie Genevard a ’condamné avec la plus grande fermeté toute atteinte aux personnes et aux biens, qui nuit aux revendications légitimes des agriculteurs’, tandis que le ministère rappelait que cette rencontre avait pour but d’’évoquer l’enjeu de la simplification pour les agriculteurs, le rôle de l’Institut et [de] trouver des réponses communes aux trop nombreuses contraintes administratives’.
Car l’INRAE, au même titre que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), également visée jeudi par des agriculteurs en colère, est un interlocuteur des pouvoirs publics dans le cadre des réflexions engagées pour répondre à la crise du secteur agricole.
Ainsi, en mars, l’Inrae et l’Anses participaient (avec des chambres d’agriculture, des représentants des administrations, des instituts techniques agricoles et des syndicats du secteur, etc.) à un cycle de réunions pour répondre à une revendication des agriculteurs : les ’surtranspositions’ des normes européennes par la France sur les pesticides. Mais alors que l’Inrae assure ici une fonction consultative, ce n’est pas la première fois qu’il lui est reproché d’accompagner des décisions gouvernementales. Ainsi, en 2022, la présence de l’Inrae au sein du conseil de surveillance qui avait pris la décision très controversée de ré-autoriser l’usage des néonicotinoïdes sur la betterave à sucre, faute d’alternative satisfaisante, avait suscité l’indignation du syndicat SUD-Recherche Nouvelle fenêtre).
Dans un communiqué publié quelques heures après l’action de la FNSEA, l’Inrae assure ’continuer à accompagner les agriculteurs qui ont besoin de nos solutions’, dans un contexte de ’crises économiques, climatiques, sanitaires et sociales qui pèsent lourdement sur [leur] quotidien’. Dans un entretien à l’AFP, son PDG, Philippe Mauguin, affirme que l’Inrae est ’à l’écoute et en appui du monde agricole’.
- Comment décarboner l’agriculture française à l’horizon 2050 : les propositions du Shift Project - Par Mathilde Gérard - Publié le 29/11/2024 à 05h30, modifié à 16h24 - Article complet ‘Le Monde’ réservé aux abonnés - Extrait
Le cercle de réflexion, surtout connu pour ses travaux en matière d’énergie, publie une analyse prospective des contraintes qui pèsent sur le secteur agricole et espère, malgré le contexte de tensions, ouvrir le débat sur les transitions à planifier.
Déspécialiser les territoires et mieux répartir l’élevage entre les différentes régions, tripler les surfaces de culture de légumineuses, réduire de 70 % le recours aux engrais minéraux azotés, multiplier par dix les surfaces en agroforesterie, porter la part des surfaces bio à 25 %, le cercle de réflexion The Shift Project a publié, jeudi 28 novembre 2024, son analyse des trajectoires à emprunter pour atteindre les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050, en matière d’agriculture, tout en favorisant la résilience de ce secteur, l’un des plus vulnérables au réchauffement climatique.
L’association emboîte ainsi le pas à d’autres institutions qui ont auparavant travaillé sur des scénarios de prospective agricole, de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) à l’association Solagro.
Mais pour le think tank fondé par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, qui a construit sa réputation sur les questions d’énergie et de climat, se pencher sur l’agriculture, le vivant et les enjeux de biodiversité relève d’une petite révolution culturelle. « Ces dernières années, on a travaillé sur un plan de transformation de l’économie française. Mais, sur l’agriculture, notre analyse affichait un gros trou dans la raquette, admet Clémence Vorreux, coordinatrice agriculture. Or, c’est un secteur-clé soumis à de fortes contraintes, qui a un rôle majeur à jouer dans la décarbonation. »
L’étude, publiée jeudi, qui sera suivie d’autres volets dans les prochains mois, en particulier sur la production agroalimentaire, vise donc à combler cette lacune. Issu d’une concertation avec des chercheurs, des acteurs du milieu agricole et d’autres associations, ce travail s’accompagne également d’une consultation auprès de 7.500 paysans – conduite avec l’aide du réseau des bénévoles de l’association, des « shifters » – et dont les résultats complets seront publiés à la mi-décembre.
Agriculteurs inquiets pour la viabilité de leur exploitation{{}}
Pour la partie prospective, plusieurs scénarios ont été étudiés, répondant à différentes priorités stratégiques : favoriser l’autonomie agricole et alimentaire en réduisant la dépendance aux importations, contribuer à la sécurité alimentaire internationale, fournir de l’énergie pour d’autres secteurs…
Mais, au final, c’est un scénario de conciliation qui est mis en avant. « On a essayé de proposer un système résilient, pas trop dépendant des importations, et qui tienne compte des contraintes physiques, résume Corentin Biardeau-Noyers, l’un des coauteurs du rapport. Sur la question de la taille des cheptels, par exemple, il n’y a pas un effectif qu’on recommande par rapport à un autre, mais l’enjeu est d’avoir un système agricole qui fonctionne. C’est une question d’équilibre entre différents paramètres. »…
Plusieurs scénarios ont été étudiés, répondant à différentes priorités stratégiques : favoriser l’autonomie agricole et alimentaire en réduisant la dépendance aux importations, contribuer à la sécurité alimentaire internationale, fournir de l’énergie pour d’autres secteurs…
Mais, au final, c’est un scénario de conciliation qui est mis en avant. « On a essayé de proposer un système résilient, pas trop dépendant des importations, et qui tienne compte des contraintes physiques, résume Corentin Biardeau-Noyers, l’un des coauteurs du rapport. Sur la question de la taille des cheptels, par exemple, il n’y a pas un effectif qu’on recommande par rapport à un autre, mais l’enjeu est d’avoir un système agricole qui fonctionne. C’est une question d’équilibre entre différents paramètres…….. »
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- Les propositions du Shift Project pour résoudre l’équation alimentation x énergie x climat x écosystèmes - 29/11/2024 – Document ‘agridees.com’{{}}
Le 28 novembre 2024, l’équipe du think tank The Shift Project a présenté son rapport final consacré au secteur agricole, « Pour une agriculture bas carbone, résiliente et prospère », dans un grand amphithéâtre du Conservatoire National des Arts et Métiers archicomble à Paris.
Ce rapport est le résultat de 14 mois de travaux de modélisation et de consultations pour alimenter le « plan de transformation de l’économie française » du Shift Project, qui développe des propositions sectorielles pour éclairer les décideurs politiques sur les enjeux climatiques et énergétiques.
Un gros travail a été réalisé depuis la sortie du rapport intermédiaire
[1] en juin 2024 : l’élevage et la séquestration du carbone dans les sols en particulier y sont mieux pris en compte. Le « scénario de conciliation » construit par le Shift y a été affiné, permettant de résoudre au mieux l’équation combinant les objectifs de sécurité alimentaire et énergétique, de résilience climatique et des agroécosystèmes. Ce scénario permettrait de réduire les émissions directes et indirectes de GES du secteur agricole d’ici 2050 :
https://www.agridees.com/app/uploads/2024/11/scenario-de-conciliation-300x189.png
Parmi les leviers mis en œuvre dans ce scénario, nous notons en particulier :
- Une évolution des systèmes d’élevage bovins viande permettant de réduire les émissions liées à la fermentation entérique de 15 %, non seulement en réduisant les effectifs d’animaux, mais également en préservant les systèmes vertueux, en réduisant les émissions importées (aliments) et en valorisant au maximum les effluents ;
- La reconfiguration de la fertilisation : réduction des besoins, maximisation des recyclages, décarbonation de la fabrication des engrais (notons que 25 % des terres arables seraient en agriculture biologique) ;
- L’optimisation du stockage de carbone dans les sols : arrêt du déstockage, augmentation des surfaces en prairies permanentes, augmentation du stockage additionnel avec les couverts intermédiaires et le semis direct, augmentation de l’agroforesterie (10 % des surfaces arables) ;
- La décarbonation de l’énergie utilisée et produite par l’agriculture : meilleure efficacité énergétique, décarbonation de toutes les énergies utilisées en agriculture (1/3 électrification, 1/3 biogaz, 1/3 biocarburants), et valorisation de la biomasse en biocarburants et biogaz ;
- Des modifications importantes au sein des productions animales et végétales :
- Une réduction de tous les cheptels (ruminants et monogastriques) de 20 à 30 % ;
- Une forte augmentation des emblavements en soja, légumineuses fourragères, protéagineux et maraîchage (x 2 à 3) aux dépens des surfaces en maïs ensilage (x 0,5), prairies temporaires et céréales (x 0,8).
Au-delà du choix des combinaisons de leviers et du scénario optimal, le Shift se heurte, comme tous les autres organismes qui ont fait l’exercice, sur le financement de cette transition afin qu’elle soit effective et massifiée. Dans le débat qui a suivi la présentation de l’étude, c’est bien cette question du « qui paye ? » qui a fait débat.
Si l’alimentation doit être revalorisée au niveau des consommateurs-citoyens, qui doit assurer le surcoût ? Les consommateurs, les pouvoirs publics, les entreprises privées ?{{}}
Pour Agridées, la réponse se trouve dans une combinaison des contributions de chacun de ces acteurs, à la fois soutenables pour les ménages et leur pouvoir d’achat, acceptables pour les finances publiques déjà sérieusement dégradées et intégrables par les entreprises, également soucieuses de demeurer compétitives dans un environnement économique mondialisé.
Les travaux récents d’Agridées, notamment ceux sur One Health, le flexitarisme, la résilience des filières bio, la comptabilité socio-environnementale ou les financements des transitions, tentent d’identifier tous ces leviers à actionner pour y parvenir.
A ce titre, Agridées suivra avec beaucoup d’intérêt les prochains travaux du Shift sur le volet agroalimentaire, annoncés pour 2025-2026.
[1] Voir l’analyse d’Agridées du 13 juin 2024 : Les propositions de The Shift Project pour une « agriculture bas carbone, résiliente et prospère »
Climat-énergie Entreprise agricole Environnement Production agricole
Auteure Marie-Cécile DAMAVE Responsable Innovations et affaires internationales
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The Shift Project est une association française créée en 2010 et un laboratoire d’idées qui s’est donné pour objectif l’atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l’économie aux énergies fossiles, particulièrement au pétrole…- Wikipédia
Adresse : 43 Rue de Liège, 75008 Paris - Fondateurs : Jean-Marc Jancovici, Geneviève Férone, Michel Lepetit, Jean-Guillaume Péladan - Création : 1 janvier 2010, Paris - Téléphone : 09 74 98 96 23 - Domaines d’activité : Transition énergétique, autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)…
Qui sont les shifters ? – Ce sont des étudiants, des retraités, des professionnels et des amateurs, des femmes et des hommes, des pères et des mères, qui décident de travailler ensemble, pour faire progresser la prise en compte par la société du nécessaire renoncement aux énergies fossiles. 21 novembre 2024
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Cette contribution est dédiée à deux des maîtres, Professeurs au CNAM, qui ont fortement marqué l’auteur : Jean DUFRÉNOY et Jean TREMOLIERES{{}}
Note sur Jean DUFRÉNOY (1894-1972){{}}
Brève biographie - Diplômé de l’Ecole Nationale d’Agriculture ; thèse de doctorat es-sciences en 1925. Professeur d’agriculture au CNAM ; phytopatologiste - Pendant la seconde guerre mondiale, il travailla dans les laboratoires américains à monter la culture industrielle de la pénicilline. Professeur à la faculté de pharmacie de Berkeley (1944-54) (antibiotiques, facteurs de croissance, pesticides) - Enfin, il fut de 1954 à 1964 professeur au CNAM Conservatoire National des Arts et Métiers - Membre titulaire de l’Académie d’agriculture de France, 1956, section des cultures. Société : Académie d’agriculture de France : Membre titulaire (section des cultures) 1957-1972
DUFRÉNOY, Jean (1894-1972) - De Philippe Manchon · 1994 — DUFRÉNOY, Jean (1894-1972). Professeur d’Agriculture, biologie végétale et production agricole (1954-1964) au CNAM [note biographique]. Source : https://www.persee.fr/doc/inrp_0298-5632_1994_ant_19_1_8439
Note académique : Jean et Marie-Louise DUFRENOY, deux grands intellectuels et humanistes, bienfaiteurs de l’Académie d’agriculture de France – Archives file :///C :/Users/JH/Downloads/20150903cfdufrenoy-5.pdf - Source Jean et Marie-Louise DUFRENOY, deux grands ...
Note sur Jean TREMOLIERES : médecin, biologiste, nutritionniste et diététicien français (1913-1976) :{{}}
C :\Users\JH\Documents\Trémolières Jean CNAM Paris IMG_4576(1).jpg
Jean Trémolières : médecin, biologiste, nutritionniste et diététicien français (1913-1976). Créateur de l’Unité de recherches sur la nutrition et l’alimentation à l’hôpital Bichat, à Paris. Professeur au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), chaire de « Biologie en vue des applications à l’agriculture et à l’industrie » à partir de 1964. L’un des fondateurs de l’école nutritionnelle française… - (En savo
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 02/12/2024
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