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"Biodiversité amputée, alimentation difficultueuse : des territoires comme Nantes s’organisent localement avec micro fermes, agri-urbanisme, maraîchage, potagers solidaires et collectifs, transition énergétique, insertion" par Jacques Hallard

mercredi 7 août 2024, par Hallard Jacques


ISIAS Agriculture Alimentation Biodiversité Nantes

Biodiversité amputée, alimentation difficultueuse : des territoires comme Nantes s’organisent localement avec micro fermes, agri-urbanisme, maraîchage, potagers solidaires et collectifs, transition énergétique, insertion

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 06/08/2024

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Une caisse commune de l’alimentation pourrait voir le jour en Loire-Atlantique. À Nantes, une réunion ouverte au public a lieu le 16 juin 2023. L’idée est de rendre accessible une alimentation saine au plus grand nombre.

Une caisse commune de l’alimentation pourrait voir le jour en Loire-Atlantique. À Nantes, une réunion ouverte au public a lieu le 16 juin 2023. L’idée est de rendre accessible une alimentation saine au plus grand nombre. | MATHIEU PATTIER / OUEST France - Lire dans ce dossier et se reporter aussi à la Partie 3 ci-dessous pour la
Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA)

Présentation de la Série ‘Agriculture Alimentation’

Partie 1  : ’Agriculture et climat : vrai problème et fausses solutions, une Convention Citoyenne pour le Climat, le cycle de l’azote revu, la décarbonation du secteur agricole s’avère difficile et reste à bâtir : résiliente et prospère - Actions’ par Jacques Hallard- 02 août 2024 - ISIAS Agriculture Alimentation Bas carbone

Partie 2 : ’De jeunes agronomes diplômés et bifurquants agroécologistes, des chercheurs contestataires de l’INRAE pour repenser, gérer les systèmes agricoles mondiaux et évaluer les impacts des recherches sur les sociétés et les écosystèmes’ par Jacques Hallard - 1er août 2024 - ISIAS Agriculture Alimentation Politique Recherches

Partie 3 : ’Face à la malnutrition et à la précarité alimentaire, à leurs conséquences en termes de santé publique, face au mal-être des agriculteurs et à la crise écologique : instituons une Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA)’ par Jacques Hallard - 04 août, par Hallard Jacques - ISIAS Agriculture Alimentation Sécurité Sociale Alimentaire

Partie 4 : Biodiversité amputée, alimentation difficultueuse : des territoires comme Nantes s’organisent localement avec micro fermes, agri-urbanisme, maraîchage, potagers solidaires et collectifs, transition énergétique, insertion

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques informations préliminaires pour entrer dans cette Partie 4 de la Série ‘Agriculture Alimentation’, également élaborée dans un but didactique

La biodiversité est le socle de la production agricole - Elle doit donc être considérée comme un facteur de production et intégrée au projet de l’exploitation, du choix des espèces à produire ou à élever, jusqu’à la valorisation des produits. Plus une espèce est adaptée à son milieu naturel, plus elle est utile et compétitive…

La biodiversité et l’agriculture - L’agriculture entretient des liens étroits avec la biodiversité. Si les pratiques agricoles intensives ont un impact certains sur la perte de biodiversité, d’autres pratiques la favorisent et l’utilisent comme une alliée pour des productions locales de qualité. Agriculture et biodiversité doivent avancer ensemble.

L’Office français de la biodiversité (OFB) affiche sa volonté de s’appuyer sur les principes de l’agroécologie et accompagne cette dynamique, en lien avec les très nombreux acteurs concernés. Pour découvrir la diversité des actions menées par l’OFB dans le domaine de l’agriculture, consultez le Dossier de presse « L’Office français de la biodiversité et l’agriculture », publié lors du Salon de l’Agriculture 2024… - A consulter sur ce site : https://www.ofb.gouv.fr/lofb-et-lagriculture

https://www.cnpmai.net/wp-content/uploads/2021/11/ofb-logo.jpg

‘Nantes Métropole’ est une métropole française située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire, qui est centrée sur la ville de Nantes… - Wikipédia - Population : 677 879 hab. (2021) - Superficie : 523,4 km² - Communes : 24 - Date de création : 1er janvier 2015 - Densité : 1 295 hab./km2 - Département : Loire-Atlantique

Nantes est également l’élément central de ‘Nantes Métropole’, peuplée de 677 879 habitants en 2021 au sein de la sixième unité urbaine (671 693 habitants en 2020) et de la septième aire d’attraction de France, comptant 1 022 775 habitants au 1er janvier 2020.

‘Nantes Métropole’ conduit depuis plusieurs années une expérience innovante de démocratie participative  : en 1996 a été créée la Conférence Consultative d’Agglomération, devenue le Conseil de développement en 2001. Une assemblée de citoyens, issus des acteurs économiques et sociaux, de l’université, du monde associatif, a été constituée pour donner, en toute autonomie, un avis sur les grands projets intercommunaux et faire des propositions aux élus chargés de la décision. Regroupant près de 300 organisations et citoyens volontaires, le Conseil de développement assure l’expression de la société civile auprès de l’intercommunalité19. Il est présidé par Philippe Audic et le rapporteur général est le géographe Jean Renard.

Blason de Nantes Métropole

Au terme des élections municipales de 2020 dans la Loire-Atlantique, le conseil communautaire renouvelé composé de 69 conseillers de gauche, 23 de droite et six de La République en Marche11, a réélu sa présidente, Johanna Rolland, maire de Nantes, ainsi que ses 20 vice-présidents… {{}} {{}} {{}}

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes de 1989 à 2012, et ancien Premier ministre de 2012 à 2014, dirigea la communauté urbaine de 2001 à 2012.

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes de 1989 à 2012, et ancien Premier ministre de 2012 à 2014, dirigea la communauté urbaine de Nantes de 2001 à 2012.

Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole depuis 2014.

Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole – département de Loire Atlantique région ‘Pays de la Loire’ - depuis 2014… - Source

Loire-AtlantiqueLoire Atlantique – 1.457.806 hab. (2021)

Pays de la Loire — Wikipédia….

Fichier:Région Pays-de-la-Loire (logo).svg — Wikipédia

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Carte des Pays de la Loire avec ses cinq départements, composés à partir des provinces qui existaient sur son territoire au XVIIIe siècle : Maine Anjou Bretagne Poitou Perche Aunis

Région Pays de la Loire – 3.853.999 hab. (2021)

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Introduction

Annonce préalable – Une journée sur l’empreinte carbone dans les trajectoires pour les activités agricoles et agroalimentaires - [Inscriptions ouvertes] : 19 septembre 2024 – Lieu : Campus Bordeaux Sciences Agro - 1 Cr du Général de Gaulle, 33170 Gradignan – Voir le programme en annexe

Ce dossier constitue la Partie 4 de la Série ‘Agriculture Alimentation’  : il aborde les productions agricoles et alimentaires sous l’angle du maintien de la biodiversité, de la qualité du paysage dans les territoires urbains et péri-urbains, et des actions citoyennes dans le but de de fournir des aliments sains produits localement, grâce à une politique de long terme et de concertation entre des élus des structures territoriales et des avec de nombreux partenaires impliqués…

Tout d’abord un rappel du Muséum National d’Histoire Naturelle qui expose 5 de concilier agriculture et biodiversité, et une mise en garde de l’écologue Sandra Lavorel qui prévient que dans un monde avec moins de biodiversité, il sera plus difficile et plus cher de se nourrir »…

Les relations entre l’agriculture et la biodiversité peuvent être approfondies avec des publications scientifiques complémentaires qui sont suggérées et une vidéo de 3 minutes réalisée avec Marion Huysman et Robin Gasser, rappelle « Pourquoi la faim dans le monde ne recule-t-elle plus ? »

Puis une rétrospective publié par ‘Pleinchamp’ en 2019 présente l’intérêt des micro-fermes sous le titre « Quand bio rime avec rentabilité » (Un article de DIM ASTREA / INRA)

Ensuite, les documents sélectionnés sont centrés sur un certain nombre d’initiatives, de projets en cours et de réalisations dans les territoires de ‘Nantes Métropole’, dans le département de Loire Atlantique en Région ‘Pays de la Loir » :

* Maraîchage, solidarité, éco-mobilité, ils réinventent le cœur de ville », écrit par Christophe Chastanet : « Une ferme urbaine pour cultiver des légumes et économiser l’énergie d’un bâtiment »…

* L’exemple de la ferme de réinsertion ‘Ker Madeleine’ : « Un espace de transition pour préparer la liberté »…

* L’annonce sur ‘Nantes Métropole’ qui vient de recevoir le label « Quartiers fertiles » pour deux projets d’agriculture atypiques : en 2022, une ferme maraîchère d’insertion créée dans le parc des Dervallières, ainsi qu’une serre-pépinière et des potagers solidaires au pied des immeubles à Nantes Nord…

* Des données statistiques sont données par la Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique montrant l’état du maraîchage en Loire-Atlantique …

* L’exemple d’agriculture urbaine avec une ferme maraichère municipale dur la commune de Bouguenais en Loire Atlantique…

* L’exemple d’un atelier de maraîchage bio – Document ‘nantes-terre-atlantique.fr’

* La menace qui pèse localement avec « La razzia sur les terres agricoles des maraîchers industriels nantais », selon Héloïse Leussier pour le média ‘Reporterre’…

* L’annonce de la nouvelle ferme municipale d’Orvault près de Nantes, qui s’ouvre en 2024 pour l’alimentation dans les cantines scolaires…

* La description des fermes urbaines de Doulon-Gohards à Nantes « un laboratoire d’agri-urbanisme », selon Paula Macé Le Ficher dans un document sous l’égide de ‘metropolitiques.eu’ …

* La découverte du ‘Potager de la Cantine’ à Nantes, « lorsque l’hostilité urbaine se transforme en île végétale au cœur des docks »…

* Une étude de 2018 sur la biodiversité menée au Vallon des Garettes dans un document de ‘nantes-amenagement.fr’

* Un rappel de 2013 : Les « Jardins à quai » : quand biodiversité rime avec originalité… Biodiversité locale : gestion et suivi à Nantes (Loire-Atlantique)

* Des travaux en cours pour l’environnement et la nature : Nantes va héberger 50 oasis de biodiversité d’ici 2026 (‘metropole.nantes.fr’)

* Un rappel ‘Jardins & Loisirs’ de 2019 avec le « Voyage botanique au parc du Grand Blottereau à Nantes, par Noëlla Chainnieaux pour ‘rtbf.be’ suivi de

*L’annonce de la mise en place à Nantes d’un centre dédié à la biodiversité autour de ce château du Grand-Blottereau (selon ‘Ouest-France’ avec Noa DARCEL…

* Un projet citoyen pour « Une alimentation de qualité pour tous : l’idée en germe en Loire-Atlantique, selon ‘Ouest-France’ et Vanessa RIPOCHE…

Ce dossier se termine avec en annexe l’annonce d’une journée sur l’empreinte carbone dans les trajectoires pour les activités agricoles et agroalimentaires – prévue le 19 septembre 2024 sur le Campus Bordeaux Sciences Agro - 1 Cr du Général de Gaulle, 33170 Gradignan, en région ‘Nouvelle Aquitaine’…

Les documents choisis pour cette Partie 4 de la Série ‘Agriculture Alimentation’ sont mentionnés dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Rappel - Cinq moyens de concilier agriculture et biodiversité - Bas du formulaire
    Sciences participatives - 29 Août 2019 – Document ‘vigienature.fr’ – Base : Muséum National d’Histoire Naturelle

Ce n’est plus un secret : les pratiques agricoles, qui s’étendent sur plus de la moitié de la surface nationale en France, ont un impact considérable sur la biodiversité.

Si la transition vers une agriculture plus durable s’engage péniblement, les moyens d’action sont maintenant bien identifiés, du moins ceux qui pourraient redonner un peu de vie aux parcelles : diminution des pesticides, et du travail du sol, diversification des cultures et des paysages notamment.

Cependant les indicateurs manquent pour mesurer, à petite et grande échelle, la biodiversité ordinaire en milieu agricole, son évolution et surtout ses liens avec les pratiques. L’OAB (Observatoire Agricole de la Biodiversité), offre justement aux agriculteurs la possibilité de suivre, au cœur de leur culture, l’abondance des vers de terre, abeilles sauvages, invertébrés et papillons.

A partir des résultats compilés dans le dernier bilan, nous pouvons relever quelques facteurs assurant la bonne santé d’une parcelle.

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1 - Du bio… mais pas que : la preuve par les abeilles sauvages.

Le protocole « abeilles sauvages » montre de très bons résultats dans les cultures bio. Le nombre de nids occupés double quasiment en comparaison avec les cultures « conventionnelles » ! Pour autant, de nombreuses pratiques alternatives non biologiques conduisent à des résultats meilleurs encore. Parmi elles, toute une gamme allant des agricultures raisonnée, durable, bio non labellisée, à l’agriculture de conservation, au sans labour etc. Comment l’expliquer ? « Nous avons rassemblé dans la catégorie « ni bio, ni conventionnel » des pratiques diverses et souvent très bénéfiques pour la biodiversité comme on le constate souvent en permaculture. Mais nous devons encore regarder les résultats par pratique pour identifier celles qui profitent réellement aux abeilles » explique Nora Rouillier, coordinatrice de l’OAB. Cela confirme que le bio n’a pas le monopole de la vertu, au moins en matière de biodiversité comme nous l’avait déjà démontrée une récente  étude. Ajoutons que des exploitations d’excellente qualité ne peuvent parfois accéder au sacro-saint label pour plusieurs raisons - très longue durée de conversion exigée (trois ans), rigidité du cahier des charges…

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Différences d’abondance moyenne d’opercules d’abeilles sauvages entre mode de production

2 - Un paysage varié : la preuve par les papillons

Plus un paysage ressemble à une « mosaïque » plus il est accueillant, non seulement pour les abeilles mais aussi pour les autres taxons suivis. La présence de haies, d’espaces naturels, de prairies, de forêts – idéalement tous associés -, contiendra d’autant plus d’habitats, de nourriture, de refuges ou de lieux de reproduction pour la faune agricole. Un phénomène flagrant pour les papillons qui dépendent de végétaux spécifiques à la fois pour manger et pondre leurs œufs, mais également des buissons ou des haies pour se réfugier. Bref, il est facile de comprendre qu’une vaste culture homogène entourée d’autres cultures tout aussi uniformes ne peut qu’être un désert de vie.

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Différences d’abondance de papillons selon la structure du paysage

3 - Une culture bien entourée : la preuve par les insectes

En répartissant des planches à insectes sur leurs parcelles, les agriculteurs ont observé davantage d’invertébrés (limaces, cloportes, fourmis etc.) en bordure qu’au centre. Même raison que précédemment, liée aux structures naturelles accueillantes. Les fossés, haies, arbres ou autres qui délimitent les cultures offrent toutes sortes de trous pour se cacher, accueillir des nids, et des ressources pour se nourrir.

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Relation entre travail du sol et diversité d’invertébrés selon la position de la planche. (Données 2014 – 2018)

4 - Des plantations bien entourées : la preuve par les vers de terre

Mais si la parcelle doit être bien entourée, les plantations également. En arboriculture ou en viticulture, les espaces entre les rangées de ceps et d’arbres restent souvent inexploités. Or les résultats de l’OAB montrent qu’un simple couvert végétal dans les inter-rangs fait croître les populations de vers de terre. L’herbe apporte à ces petites bêtes une indispensable matière organique qui, une fois digérée et restituée, ira enrichir le sol en retour. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en arboriculture, on remarque que planter de l’herbe entre les troncs d’arbres peut apporter 50 fois plus de vers ! 

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Différences d’abondance des groupes écologiques de vers de terre observés selon la gestion de l’inter-rang

5 - Un sol non perturbé : la preuve par les insectes et les vers de terre

Dans les grandes cultures type céréale ou maïs, le labour est la bête noire de la biodiversité du sol. En particulier des vers de terre et des invertébrés (des cloportes aux araignées en passant par les limaces ou les fourmis). Le travail intense du sol détruit les galeries, les lieux de reproduction, la nourriture disponible… Sans surprise, ces deux groupes, indispensables à la fertilisation, s’épanouissent lorsque le travail du sol reste superficiel ou inexistant (semi direct).

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Relation entre travail du sol et abondance de vers de terre et d’invertébrés en grande culture

Ces quelques résultats (il y en a d’autres) sont certes pour la plupart attendus. Mais ils confirment, années après années, que la richesse de la biodiversité est directement liée aux pratiques. Les chiffres sont là. Chiffres que l’on peut maintenant brandir pour encourager les initiatives de transition. Avec le protocole chauves-souris en cours de tests, l’OAB produira bientôt son 6ème indicateur, chacun offrant aux agriculteurs la possibilité de suivre en connaissance de cause les meilleures orientations. Preuve de la fiabilité de nos données, de nouvelles études valident aujourd’hui des tendances que nous constatons depuis longtemps. Cet été une publication de l’INRA, du CNRS et d’autres pays ont mis en évidence les bienfaits de l’hétérogénéité des cultures en matière de biodiversité. Mais au-delà de ces indicateurs, l’OAB rapproche les agriculteurs de cette faune que le productivisme a longtemps voulu occulter.

Vous êtes nombreux à nous avoir transmis vos résultats : pour 408 exploitations et 643 parcelles en 2018. Dans l’ensemble, comme chaque année, le nombre de participations augmente ! Ce sont 130 exploitations de plus que l’année dernière. Voir le Bilan 2018

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1 Juillet 2024 Célébrons la Journée mondiale du Papillon

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Source : https://www.vigienature.fr/fr/actualites/5-moyens-concilier-agriculture-biodiversite-3613

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  • « Dans un monde avec moins de biodiversité, il sera plus difficile et plus cher de se nourrir », Sandra Lavorel, écologue - Propos recueillis par Nabil Wakim - Publié le 27 juillet 2024 à 04h00, modifié le 29 juillet 2024 à 09h08 - Article complet réservé aux abonnés ‘Le Monde’
    « Les entretiens de Chaleur humaine ». « Le Monde » propose à la lecture quelques épisodes de son podcast consacré au défi climatique. La médaille d’or 2023 du CNRS souligne combien des écosystèmes en bon état constituent une assurance-vie pour l’humanité.

Retrouvez sur cette page les entretiens tirés de notre podcast « Chaleur humaine » consacré au changement climatique.

La biodiversité apparaît souvent comme un concept vague et qui est mal compris du grand public. Pourtant, la nature, par son existence même, contribue à rendre les activités humaines possibles sur Terre. Sans une biodiversité riche et préservée, des activités comme l’agriculture, la pêche ou la médecine risquent de devenir plus difficiles. Peut-on quantifier les services que nous rend la nature ? Comment la biodiversité peut-elle nous aider à lutter contre le changement climatique ?

L’écologue Sandra Lavorel, médaille d’or 2023 du CNRS, apporte des réponses dans cet épisode du podcast « Chaleur humaine », diffusé le 26 mars sur Lemonde.fr. Vous pouvez retrouver ici tous les épisodes du podcastet vous inscrire à l’infolettre Chaleur humaine en cliquant ici.

Pourquoi parle-t-on d’effondrement de la biodiversité ?

Nous sommes aujourd’hui dans ce que nous appelons la sixième crise d’extinction de la biodiversité dans l’histoire de la Terre. Beaucoup de gens sont familiers, par exemple, de la phase d’extinction des dinosaures. Aujourd’hui, nous perdons environ cent fois plus d’espèces par rapport à une période normale, hors des crises d’extinction.

La grande nouveauté – et c’est ce qui est grave –, c’est que ce sont les humains qui en sont responsables de façon incontestable. Environ 80 % des impacts sur la biodiversité sont liés à notre usage des sols et des mers, à la transformation des habitats, à nos pratiques agricoles, etc. En somme, toutes les transformations des écosystèmes naturels pour les usages des humains. Cela a toujours existé, mais l’intensité de cette dynamique et son emprise spatiale sont nouvelles.

Le changement climatique est-il lui aussi un accélérateur de cette érosion de la biodiversité ?

Le réchauffement a des conséquences très concrètes : des espèces ne peuvent plus habiter dans des zones qui ne sont plus assez froides, et sont obligées de migrer, soit plus au nord, soit à des altitudes plus élevées. Des pollinisateurs ne sont plus là au même moment que les fleurs dans lesquelles ils se nourrissent.

Il y a aussi beaucoup d’impacts indirects : le changement climatique favorise la propagation des espèces exotiques, invasives, qui ont des effets négatifs sur les autres espèces. Ces effets se conjuguent à ceux de l’artificialisation des sols avec une fragmentation des paysages qui fait que les espèces ne peuvent plus s’y déplacer et donc s’adapter au changement climatique.

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Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Protéger 1,2 % de la surface de la Terre permettrait d’éloigner le risque d’une sixième extinction

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Source : https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2024/07/27/sandra-lavorel-ecologue-dans-un-monde-avec-moins-de-biodiversite-il-sera-plus-difficile-et-plus-cher-de-se-nourrir_6259106_3451060.html

Sandra Lavorel, née en 1965, est une chercheuse française en écologie fonctionnelle. Elle est directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique et travaille notamment au Laboratoire d’écologie alpine de Grenoble, en France… - Wikipédia - Lieu de naissance : Lyon - Distinctions : Médaille d’or du CNRS, Médaille d’argent du CNRS, Médaille de bronze du CNRS, Marsh Ecology Award - Enseignement : Université Montpellier, Institut national agronomique Paris-Grignon

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[PDF] Chapitre1. Les effets de l’agriculture sur la biodiversité F Burel, E Garnier, B Amiaud, S Aulagnier… - 2008 - researchgate.net - Depuis plusieurs millénaires, les activités humaines, et particulier l’agriculture, ont conduit à la transformation progressive d’une grande partie des surfaces terrestres … [PDF] hal.science

Agriculture et biodiversité : les services écosystémiques, une voie de réconciliation ? O Therond, M Duru - Innovations agronomiques, 2019 - hal.science – La biodiversité à l’échelle de la parcelle et du paysage. Dans cet article, nous nous attachons à dresser un panorama des connaissances sur les relations entre biodiversité et agriculture

[B] Cultiver la biodiversité pour transformer l’agriculture E Hainzelin - 2013 - books.google.com – La biodiversité peut-elle contribuer à la transformation de ces agricultures ? La diversité du vivant a servi l’agriculture … Cela avait fait oublier à quel point la biodiversité végétale, animale …

[B] Agriculture et biodiversité : un partenariat à valoriser J Bertrand - 2001 - books.google.com - Les actions prenant en compte la biodiversité dans l’activité agricole seront à intégrer dans ce cadre plus vaste qu’est l’agriculture durable. … [PDF] researchgate.net

[PDF] Les indicateurs de biodiversité pour les prairies : un outil d’évaluation de la durabilité des systèmes d’élevage A Peeters, JF Maljean, K Biala, V Bouckaert - Fourrages, 2004 - researchgate.net - Une caractérisation systématique des différents types de biodiversité en agriculture est proposée (biodiversité agricole, para-agricole et extra-agricole). … [PDF] hal.science

Cultiver la biodiversité F Papy, I Goldringer - Le Courrier de l’environnement de l’INRA, 2011 - hal.science - Le texte suivant est une reprise d’une communication faite à l’Académie d’agriculture de France le 13 octobre 2010 à l’occasion d’une séance consacrée à la biodiversité. [PDF] tropicultura.org

Le saltus : un concept historique pour mieux penser aujourd’hui les relations entre agriculture et biodiversité. X Poux, JB Narcy, B Ramain - Le Courrier de l’environnement de l’INRA, 2009 - hal.science – Les relations entre agriculture et biodiversité. Le rapport entre agriculture et biodiversité. L’intégration de la biodiversité dans les politiques agricoles

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  • Pourquoi la faim dans le monde ne recule-t-elle plus ? Comprendre en trois minutes - Par Marion Huysman et Robin Gasser (motion design) – Document diffusé par ‘lemonde.fr’
    Vidéo - Depuis une décennie, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde stagne, voire augmente. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture pointe un manque de financements.

Unrapport des Nations unies, publié le 24 juillet, révèle que la faim dans le monde se maintient depuis quelques années. 9,1 % de la population était sous-alimentée en 2023, soit environ 733,4 millions de personnes. Et si l’on prend plus largement les indicateurs de l’insécurité alimentaire, cette part s’élève à 28,9 %, soit 2,3 milliards d’individus.

L’insécurité alimentaire est définie par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Onuaa)comme le manque d’« accès régulier à suffisamment d’aliments sains et nutritifs pour une croissance et un développement normaux et une vie active et saine ».

Elle se présente lorsqu’une personne manque de ressources pour se procurer de la nourriture, mais aussi quand cette nourriture n’est tout simplement pas disponible. L’insécurité alimentaire peut aussi prendre la forme de « pauvreté alimentaire », quand l’alimentation n’est pas assez variée, avec des conséquences pour la santé à long terme.

Toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon. L’Afrique reste, de loin, le continent le plus touché par la sous-alimentation, et les chiffres continuent d’augmenter. En revanche, l’Amérique latine a vu un recul de la sous-alimentation pour la deuxième année d’affilée.

Pour les experts de l’Onuaa, cette situation est surtout le fait d’un manque de financements.

Dans cette vidéo, nous revenons sur les différents indicateurs qui caractérisent l’insécurité alimentaire et les raisons de son maintien à un niveau élevé. Pour en savoir plus sur la pauvreté alimentaire spécifique des enfants, nous vous recommandons le décryptage ci-dessous.

« Comprendre en trois minutes » - Les vidéos explicatives qui composent la série « Comprendre en trois minutes » sont produites par le service Vidéos verticales du Monde. Diffusées en premier lieu sur les plates-formes telles que TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook, elles ont pour objectif de remettre en contexte les grands événements dans un format court et de rendre l’actualité accessible à tous.

Source : https://www.lemonde.fr/comprendre-en-3-minutes/video/2024/08/03/pourquoi-la-faim-dans-le-monde-ne-recule-t-elle-plus-comprendre-en-trois-minutes_6265597_6176282.html

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  • Rétrospective - Micro-fermes : quand bio rime avec rentabilité - Mardi 02/01/2018 - Publié par Pleinchamp- Un article de DIM ASTREA / INRA
    Tout laisser, acheter un petit lopin de terre à la campagne et se lancer dans l’agriculture biologique, c’est le rêve que sont prêts à suivre de nombreux jeunes hommes et femmes avec des parcours très divers. Cette utopie est-elle réalisable et peut-on en vivre ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre une équipe de chercheurs de l’UMR SADAPT (INRA, centre de Versailles) dans un article publié en novembre 2017 dans Agricultural Systems

Dans les pays d’Europe et en Amérique du Nord, l’industrialisation de l’agriculture s’est basée sur l’exploitation de surfaces de plus en plus importantes pour amortir l’augmentation du coût des nouvelles technologies et des intrants (fertilisants, pesticides, machinisme). Cette industrialisation s’accompagne d’une perte de diversité des cultures, d’une dépendance aux marchés globaux et d’une déconnexion de la production des besoins locaux. C’est dans ce contexte qu’ont émergé les micro-fermes biologiques, répondant à un souci de préservation de l’environnement, de stimulation des dynamiques locales via les circuits courts, et de création d’emploi au niveau local. 

Sortir des standards de l’agriculture

Les micro-fermes attirent une nouvelle génération non issue du milieu agricole, affirme l’étude. Ces derniers sont à l’initiative d’un tiers des 3.000 nouvelles exploitations agricoles crées en France en 2013. Cherchant à sortir des standards de l’agriculture classique et souvent idéalistes, ils souhaitent avant tout agir pour un monde meilleur et se reconnecter à la nature. 63% de ces néo-paysans sont attirés par l’agriculture biologique, 58% par les circuits courts et 23% par la perspective de vivre de cette activité. De plus, cette agriculture est d’autant plus attractive qu’elle requiert peu d’investissements matériels et fonciers.

Dans cet article, les scientifiques ont choisi de comparer à 18 stratégies de micro-fermes différentes avec pour variables les techniques de production, la commercialisation et l’investissement. Mille simulations ont été réalisées pour chaque scénario grâce au modèle MERLIN (Microfarms : an Exploratory Research on Labour and INcome) développé à partir des données collectées dans 20 micro-fermes du nord de la France.

D’un point de vue technique, trois grands modèles de micro-fermes ont été considérés, avec des préoccupations écologiques et une recherche d’optimisation de l’espace croissantes :

  • Le système classique qui consiste à reproduire en maraîchage biologique diversifié (de 30 à 50 espèces différentes dans une exploitation) les logiques des fermes industrielles pour la mécanisation (tracteur pour la plupart des tâches culturals) et l’utilisation d’intrants du commerce. Ce modèle technique permet de limiter le temps de travail par unité de surface, mais ses coûts de productions élevés le rendent moins viable économiquement que les deux autres systèmes.
  • Le système bio-intensif, qui en plus de diversifier les cultures limite sa dépendance aux intrants industriels par des pratiques écologiques (engrais verts, compostage, paillage etc.) et limite l’emploi de la mécanisation uniquement au travail du sol. Dans les hypothèses de l’étude, ce système est le plus productif et le plus viable de tous. En effet, il marque les meilleurs rendements par heure de travail avec des faibles coûts de production. C’est donc une plus grande marge pour le producteur.
  • Le système manuel s’inspire de la permaculture et limite au maximum l’utilisation des produits pétroliers (pas d’intrants du commerce ni de mécanisation) par des pratiques écologiques. Dans ce système, la contrepartie est l’augmentation du travail manuel et donc une plus faible productivité par heure de travail. Cependant, comme pour le système bio-intensif, l’économie des coûts technologiques permet une plus importante viabilité que dans le système classique
    « Les bons résultats des systèmes manuels et bio-intensif pourraient même s’améliorer avec l’expérience de l’agriculteur et la mise en place de stratégies différenciées en fonction des cultures », estiment les chercheurs. Par exemple, il pourrait être judicieux d’utiliser une agriculture manuelle pour des cultures à haute valeur ajoutée (par exemple les tomates) et une agriculture plus mécanisée pour les produits à faible valeur ajoutée sur des grands espaces (par exemple les pommes de terre).

En effet, même si la mécanisation des exploitations signifie moins de travail pour les agriculteurs, l’espace laissé aux machines fait perdre de la densité aux cultures, favorise le développement des mauvaises herbes et requiert des interventions de désherbage plus fréquentes. 

Un sujet d’intérêt grandissant pour les villes

Cependant, met en garde l’article, un investissement initial minimal est nécessaire pour augmenter les chances de viabilité d’une micro-ferme. Ainsi, d’après l’étude, les jeunes fermiers qui choisissent de construire eux-mêmes leurs équipements à partir de matériaux recyclés diminuent la viabilité de leur exploitation les premières années. De la sorte, le temps consacré à l’auto-construction pourrait être consacré à leur exploitation, insiste l’équipe de recherche. A chaque paysan, de trouver un sage compromis entre l’auto-construction (qui peut répondre à une volonté d’autonomie et de recyclage) et le recours à un minimum d’investissement (emprunts) pour s’équiper de manière satisfaisante, conseillent les scientifiques.

Les micro-fermes sont un sujet d’intérêt grandissant pour les villes dans lesquelles les espaces disponibles sont limités. « Quand le maraîchage classique nécessite au moins 15 000 m2 pour faire vivre un agriculteur, les micro-fermes n’ont besoin que de 2000 à 8000 m2 », souligne l’étude. Une économie d’espace de 10 000 m2 qui peut être dédiée à d’autres productions complémentaires au maraîchage (fruitiers, miel, petit élevage), à des engrais verts ou à la biodiversité. 

Article réalisé par :

Kevin Morel : doctorant du DIM Astrea (*) et co-auteur de l’étude : kevin.morel@uclouvain.be

François Léger : enseignant-chercheur à AgroParisTech et co-auteur de l’étude : Francois.Leger@Agroparistech.Fr 

*DIM ASTREA : l’Ile-de-France, région innovante, soutient la recherche à travers le DIM ASTREA (labélisé DIM sur la période 2008-2016). Ce dernier, initie une véritable dynamique de recherche dédiée aux sciences agronomiques et écologiques pour l’alimentation. 

Liens : Small can be beautiful for organic market gardens : an exploration of the economic viability of French microfarms using MERLIN

Bon à savoir :

Les micro-fermes* biologiques peu mécanisées peuvent avoir un meilleur taux de viabilité que des fermes maraîchères plus mécanisées, sur une surface agricole inférieure. 

* Les micro-fermes sont des fermes maraîchères de faible surface (moins de 1,5 hectares, en dessous des recommandations officielles), très diversifiées (plus de 30 cultures différentes par ferme), avec une commercialisation en circuits courts (vente directe aux consommateurs avec un intermédiaire au maximum).

À lire aussi : Le pois protéagineux, victime collatérale des aléas météo et sanitaires Lire l’article

Micro-fermes : quand bio rime avec rentabilité

Source : https://www.pleinchamp.com/actualite/actualites-generales micro-fermes-quand-bio-rime-avec-rentabilite

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  • Nantes. Maraîchage, solidarité, éco-mobilité, ils réinventent le cœur de ville - Écrit par Christophe Chastanet- Une ferme urbaine pour cultiver des légumes et économiser l’énergie d’un bâtiment - Vendredi 9 Septembre 2022 à 11:32 – Document ‘Publié le 11/11/2023 à 07h30’ – Documents textes et vidéos à découvrir à la source : ‘france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire’
    S’il est important de préserver notre agriculture dans les zones rurales qui bordent la ville, afin de réduire les circuits de distribution, il est aussi intéressant d’installer des fermes capables de produire des légumes, au cœur même de la ville.

La ville de Nantes (44), l’a bien compris puisqu’elle inaugurait, le 6 septembre dernier, une serre-pépinière expérimentale installée sur le toit d’un immeuble abritant des logements sociaux. Cette initiative va permettre de réduire la consommation d’énergie des logements et de fournir des légumes aux habitants et même plus.

Cet ensemble en verre qui coiffe le bâtiment va permettre de produire des légumes et aromates, tout en fournissant de l’eau chaude aux occupants de l’immeuble (photo Valéry Joncheray pour Nantes Métropole Habitat)

Cet ensemble en verre qui coiffe le bâtiment va permettre de produire des légumes et aromates, tout en fournissant de l’eau chaude aux occupants de l’immeuble (photo Valéry Joncheray pour Nantes Métropole Habitat)

Depuis le sol, ça ressemble à une grande verrière installée sur la toiture terrasse d’un immeuble des années 70, tout juste rénové par Nantes Métropole Habitat, un bailleur social nantais. Répondant au nom de Symbiose, cet ensemble en verre de 400 m2 n’est pas prévu pour abriter les habitants recherchant un peu de chaleur en hiver. Il s’agit d’une serre maraichère qui permettra de cultiver des légumes en plein cœur de la ville, tout en fournissant de l’eau chaude au bâtiment sur lequel est installée cette ferme urbaine. 

« Le projet permet à la fois de cultiver des légumes et de préchauffer l’eau des 24 logements pour réduire les consommations d’énergie », explique Boris NEAULEAU du cabinet Nantais Claas Architectes, concepteur de cet ensemble qui ne passe pas inaperçu dans le quartier. « Notre ambition est de développer une activité agricole en milieu urbain, tout en exploitant le potentiel solaire de nos toitures », ajoute Luc STEPHAN directeur innovation chez Nantes Métropole Habitat, lors de l’inauguration des lieux, le 6 septembre dernier en présence des partenaires de cette initiative : Nantes Métropole, l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) et la Caisse des Dépôts.

Si l’idée d’installer des fermes urbaines sur les toitures terrasses des immeubles n’est pas nouvelle, le concept de « Symbiose est une première » selon Thomas QUÉRO, président de Nantes Métropole Habitat et adjoint au maire de Nantes chargé de l’urbanisme durable. « Cette expérimentation nous permet à la fois de répondre aux enjeux de la transition énergétique, de développer une activité nourricière sur le quartier et de contribuer à la maîtrise des charges pour nos locataires », détaille le président. « C’est aussi l’occasion de tester des constructions sur les toits des immeubles, qui seront utiles pour nos villes demain, par exemple pour créer des espaces verts, des logements…  »

« Ce projet a vraiment du sens ici, où certains habitants souffrent de précarité alimentaire »

Nantes Métropole Habitat’, le bailleur social qui gère le bâtiment sur lequel est installée la serre, s’est JH2024-08-03T10:25:00J

rapprochée de la startup nantaise Ecotropy, une entreprise engagée dans la transition énergétique. En effet outre le fait de pouvoir cultiver des légumes en milieu urbain, le dispositif mis en œuvre, piloté par intelligence artificielle, est plutôt complexe. Il était donc nécessaire de travaillée avec des experts en la matière.

_ « Symbiose est un capteur solaire géant. En un an, le rayonnement solaire apporte cinq fois plus d’énergie qu’il ne faut pour produire l’eau chaude pour l’ensemble des locataires. Nous récupérons donc la chaleur excédentaire et redistribuons ces calories dans le ballon d’eau chaude grâce à une pompe à chaleur inversée », détaille Alexandre NASSIOPOULOS, fondateur d’Ecotropy. Selon les calculs prévisionnels de la jeune entreprise, la serre devrait permettre de couvrir 70 à 90 % des besoins énergétiques liés à la production d’eau chaude sur l’année.

La culture des légumes a été confiée pendant un an à Simon PRÉVOST, maraicher bio de la ferme de l’Alouette Rit à Doulon (44). Ce dernier sera chargé de tester le fonctionnement de l’ensemble et surtout la compatibilité entre la production d’énergie et l’activité agricole. « Il faut trouver le bon équilibre entre la chaleur nécessaire pour chauffer l’eau et le maintien d’une température adaptée aux cultures », explique le maraicher. « L’enjeu est de permettre une activité maraîchère autonome ». Et si l’expérience n’est pas concluante, « la serre servira de pépinière pour fournir en plants nos jardins partagés », conclut le directeur innovation de ‘Nantes Métropole Habitat’

En attendant les premières productions, l’initiative alimente les discussions dans les couloirs du bâtiment. « Ce projet a vraiment du sens ici, où certains habitants souffrent de précarité alimentaire », ajoute Simon PRÉVOST. « On aimerait que les locataires puissent participer aux plantations et aux récoltes  ». Si ce projet est apprécié par certains, il faut que les locataires se l’approprient et y trouvent leur compte. « C’est un très beau projet, dont on est fier dans le quartier. Il faudrait pouvoir en faire d’autres. Les habitants apprécient de se retrouver autour du jardinage, de pouvoir déguster des légumes frais. Ça créé du lien social », souligne Fari SALIMY, déléguée de l’association de locataires.

Si ce projet n’est pas du goût de tous les locataires, nul doute que l’idée fera son chemin et que d’autres projets de ce type verront le jour, à Nantes, comme ailleurs. 

MOTS CLÉS : agriculture, ferme urbaine, transition énergétique, énergie

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Comme de nombreuses grandes métropoles, Nantes est confrontée aux questions cruciales que pose notre société moderne. Quel mode de vie souhaitons-nous adopter ? Quelle place accordons-nous à l’humain, à la nature, et à l’échange ? Face à ces défis, des habitants du centre-ville ont décidé de répondre par des actions ancrées dans le réel. Découvrons le portrait d’une maraîchère, d’un couple ouvrant les portes de leur maison à des personnes en difficulté et d’un inventeur opposé à la domination des voitures et de la pollution

Le Jardin Extraordinaire : une parenthèse poétique

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Le Jardin Extraordinaire, un parc pour un voyage inattendu • © Les Nouveaux Jours Productions

Parmi les douze parcs fréquentés par les Nantais, le Jardin Extraordinaire se distingue par son originalité. Aménagé au sein d’une ancienne carrière de granit désaffectée, ce jardin, avec ses falaises de 25 mètres de haut, offre un point de vue unique sur la Loire et les anneaux de la mémoire qui illuminent le quai des Antilles.

Une cascade entourée de fougères arborescentes, de bananiers et de plantes exotiques crée un espace propice à l’évasion. Comme le célèbre écrivain nantais Jules Verne le démontre dans ses livres, l’imaginaire peut nous emporter vers de beaux voyages. Les architectes visionnaires de ce parc sont à l’image de tous ces nouveaux habitants qui osent rompre avec les conventions pour redéfinir leur rapport à la ville et à la vie.

Une ferme aux portes de la cité

Dans le quartier de Doulon, à l’est de la ville, des agriculteurs redonnent vie à des terres maraîchères. Autrefois, ce quartier était un havre de campagne aux portes de Nantes. Au XIXe siècle, il était principalement peuplé de maraîchers et de cheminots, en raison de la proximité de la gare et d’un atelier de maintenance de matériel ferroviaire.

Cette activité a progressivement disparu après la guerre, laissant place à une agriculture et une urbanisation intensives. Le projet actuel, qui accueille quatre fermes sur ce territoire, s’inscrit dans le souhait de la métropole nantaise de réhabiliter cet ancien quartier industriel.

La ferme du Bois des-Anses gérée par LauraGuillemot, s’étend sur 2,7 hectares, dont un hectare de terres maraîchères. Le reste du domaine est constitué de bois, de prairie et de vergers. Lauréate d’un master en histoire culturelle contemporaine, Laura a passé six ans à travailler dans l’organisation de spectacles pour l’Opéra de Paris. Les pressions et conditions de travail à Paris l’ont découragée. Elle a donc choisi de se reconvertir dans l’agriculture, à la manière de son père, lui-même maraîcher. C’est en 2019, à Doulon, que Laura a amorcé ce nouveau chapitre de sa vie.

Elle cultive et vend des légumes en circuit court, notamment des tomates, des poivrons, des piments, des aubergines et des aromates bio. Elle s’est récemment lancée dans la culture demicro-pousses. Laura gère seule la ferme, mais elle accueille fréquemment des stagiaires venus du lycée agricoledu Grand Blottereau, situé à proximité.

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Laura exploite une ferme aux portes de Nantes. Un choix de vie pour une liberté retrouvée. • ©Les Nouveaux Jours Productions

Maison Lazare : un refuge solidaire

En 2006, des jeunes actifs ouvrent leurs portes aux sans-abri, donnant ainsi naissance à la Maison Lazare. Actuellement au nombre de 250 en France et dans le monde, ces maisons comprennent une unité à Angers et deux à Nantes. L’une d’entre elles est gérée par Jean et Solenne de Maupeou.

Originaire de Lyon, ce couple trentenaire a emménagé à Nantes en 2021. Jean exerce une activité professionnelle tandis que Solenne est mère au foyer, en charge de leurs trois enfants ainsi que de la gestion de la maison, qui compte 14 studios. Ils abritent huit hommes, dont trois anciens sans abris et cinq jeunes actifs, sur un étage, et six femmes, comprenant trois anciennes sans abris et trois jeunes actifs, sur un autre étage. Jean et Solenne ne sont pas rémunérés, les résidents paient un loyer modique en fonction de la superficie de leur logement.

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Des colocations solidaires entre actifs et ex-sans-abris • ©Les Nouveaux Jours Productions

Le but premier de cette cohabitation inédite est de mixer les publics. L’équilibre marche plutôt bien, notre rôle avec tous les autres habitants, c’est de rendre la maison vivante. C’est un peu un mix entre une colonie de vacances et une maison de retraite

Solenne - Hôte de la maison Lazare

Les résidents sont tenus de respecter des règles strictes, notamment l’interdiction de consommer de l’alcool, de prendre des drogues et de commettre des actes de violence.

Les tâches ménagères obligatoires sont parfois un défi à mettre en place, mais l’entretien, le rangement et la propreté des parties communes sont des responsabilités partagées.

Après la rue, c’est difficile d’intégrer une structure avec ses règles. On a envie de partir parfois, mais on reste. Ici, c’est un véritable cocon

Xavier Locataire de la maison Lazare

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Après des mois de galère et de rue, Xavier a trouvé refuge dans la maison Lazare • ©Les Nouveaux Jours Productions

Réinventer la ville, c’est aussi trouver d’autres manières de se déplacer

Le Woodybus, le moyen de transport collectif et collaboratif qui emmène les enfants à l’écoleAgrandir la photo

La maquette en bois du Woodybus. Le premier modèle est en service en Normandie • © Les Nouveaux Jours Productions

À Chantonnay, Jean-François Robert et son associé Jérémy Jeusset, de la start-up nantaise Humbird, ont conçu et fabriquent le Woodybus. Il s’agit d’un vélo bus en bois capable de transporter neuf personnes. Le chauffeur gère la direction, les freins et tout le monde pédale !

Ingénieur automobile, Jean-François a été bercé dans le monde du transport : voiture, moto, vélo. C’est un monde qui le passionne, mais qui, selon lui, a du mal à s’adapter aux questions environnementales. Auparavant, il travaillait dans une entreprise où il fabriquait des motos. Il a eu le déclic en emmenant ses enfants à l’école en voiture.

Le véhicule long de 3,50 m, large de 1,15 m et haut de 1,90 m pèse 200 kg à vide ! C’est un vélo en bois, équipé de 400 watts de panneaux solaires sur le toit. Il possède une autonomie supérieure à 20 km et peut filer à une vitesse maximale de 20 km/h. Il a produit 30 véhicules cette année et en prévoit 50 l’année prochaine. Ce sont surtout des communes qui achètent le Woodybus pour faire du transport scolaire. Son prix est de 19 500 €. À ce jour, 25 véhicules ont été vendus. Certains circulent à Louviers, Metz, Argelès-sur-Mer, Bezons et les autres sont en construction. Le 14ᵉ woodybus est en phase d’assemblage.

Déplacer 9 personnes avec 200 kilos, c’est l’antithèse du SUV ! Il faut imaginer des moyens de transport plus légers quand aujourd’hui, on déplace une personne de 70 kilos dans un contenant qui en fait 1 500, ça n’a aucun sens !

Jean-François Créateur du Woodybus.

C’est un autre engin qui permet à Jean-François de se rendre chaque jour sur son chantier, un bolide vert et surprenant !

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Un moyen de locomotion tendance et écoresponsable • ©Les Nouveaux Jours Productions

Bâtir l’utopie : la cité radieuse, le chef-d’œuvre de Le Corbusier

La cité radieuse de Nantes • © Les Nouveaux Jours Productions

La cité radieuse de Nantes, achevée en 1955, est un véritable chef-d’œuvre architectural. C’est un exemple emblématique de l’architecture brutaliste. Il a été classé monument historique en 1991. 

L’utilisation de béton brut et de pilotis caractérise le style unique de Le Corbusier. Ses lignes épurées, ses balcons en cascade et sa palette de couleurs vives en font une œuvre d’art architecturale.

Au cœur de cet ensemble, les habitants vivent comme dans une communauté avec des services et espaces communs tels qu’une école, un marché hebdomadaire, une friperie, une bibliothèque. La cité offre un cadre de vie harmonieux et fonctionnel à ses résidents. Un trésor architectural qui continue d’inspirer les passionnés de design du monde entier.

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Visite d’un appartement de la cité radieuse • ©Les Nouveaux Jours Productions

Un appartement témoin est visible par le public… Pour cela un coup de fil à la mairie de Rezé

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Appartement témoin de la cité radieuse • ©Les Nouveaux Jours Productions

Julie Hattu nous présente cet épisode de ‘Envie Dehors’

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Julie Hattu nous présente cet épisode de Envie Dehors • ©Les Nouveaux Jours Productions

Si vous souhaitez aller à la rencontre de ces Nantais qui ne manquent pas d’idées, suivez le parcours suivant : (le vélo s’impose !) 

► Pour en savoir plus sur ces Nantais qui font bouger la ville, regardez Envie Dehors présentée par Julie Hattu ce dimanche 12 novembre à 12 h 55 et voir en replay sur france.tv dans notre collection Envie Dehors !

► Retrouvez l’ensemble de nos programmes sur france.tv

Envie Dehors ! Magazine d’aventure (26 minutes) - Production exécutive : Les Nouveaux Jours Productions - Producteur : Maël Mainguy - Réalisation : Charles Michaudet - Rédaction en chef : Alexandra Lahuppe

Pour aller plus loin :

agriculture Ils sont les Pays de la Loire terroir culture régionale culture à l’antenne

NantesLoire-AtlantiquePays de la Loire

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le 25/07/2024

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Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-a.tlantique/nantes/nantes-maraichage-solidarite-eco-mobilite-ils-reinventent-le-c-ur-de-ville-2865578.html

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Une association Emmaüs

L’association Sources d’Envol fait partie du Mouvement Emmaüs. Créée en 2018, elle regroupe maintenant une trentaine d’adhérents, un conseil d’administration de professionnels (direction de l’agence Tact, direction de l’entreprise d’insertion Tête Haute, direction de l’association Saint-Benoît-Labre, direction de l’association Permis de construire, Direction du Relais Atlantique…).

L’équipe encadrante

L’équipe encadrante de Sources d’Envol est composée de salariés professionnels et complémentaires pour mettre en œuvre l’activité sociale et agricole de la structure :

Deux co-directeurs assurant la coordination de l’association

Deux encadrants techniques agricoles en charge des activités de maraîchage et d’élevage caprin

Une accompagnatrice socio-professionnelle assurant l’accompagnement individualisé des résidents-salariés

Une hôte de maison en charge de la vie communautaire et des activités avec les résidents

Des partenaires impliqués

Le projet de Sources d’Envol est soutenu par de nombreux partenaires :
l’Administration Pénitentiaire, la DDETS (pour le conventionnement en Atelier Chantier d’Insertion et le conventionnement en Résidence Sociale), le bailleur social Habitat 44 et le Conseil Départemental de Loire-Atlantique pour l’achat de la ferme, les élus locaux et les différents services du territoire, les professionnels agricoles, de nombreux acteurs associatifs et de précieux soutiens financiers pour le démarrage.

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Avec le concours

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Avec les soutiens :

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Source : https://fermedekermadeleine.com/#association-emmaus

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  • ‘Nantes Métropole’ vient de recevoir le label « Quartiers fertiles » pour deux projets d’agriculture atypiques. En 2022, une ferme maraîchère d’insertion sera créée dans le parc des Dervallières, ainsi qu’une serre-pépinière et des potagers solidaires au pied des immeubles à Nantes Nord - Publié le 15 juin 2021 – Document ‘metropole.nantes.fr’
    Economie, emploi Environnement, nature Dervallières - Zola Nantes Nord

La ferme d’insertion des Dervallières s’inspire d’une expérimentation menée depuis 2019 à Lorient, dans le quartier populaire de Bois-du-Château. Photo : Optim’ism.

La ferme d’insertion des Dervallières s’inspire d’une expérimentation menée depuis 2019 à Lorient, dans le quartier populaire de Bois-du-Château. Photo : Optim’ism.

Faire pousser des légumes bio en plein cœur du parc des Dervallières ou des jeunes plants sur le toit d’un immeuble de Nantes Nord ? L’idée n’est pas si saugrenue qu’il n’y paraît. Ces deux projets, portés par Nantes Métropole et le bailleur Nantes Métropole Habitat, viennent d’être retenus par l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) dans le cadre de son appel à projets Quartiers fertiles. Comme 73 autres quartiers prioritaires en France lauréats de ce programme, les Dervallières et Nantes Nord verront bientôt des productions agricoles fleurir. L’Anru subventionne les deux projets à hauteur de 50 %, soit 614 500 euros au total.

« L’objectif est de permettre aux habitants d’accéder à une alimentation de qualité, en circuit court, dans ces quartiers en rénovation où la précarité alimentaire est importante, explique Damien Fournel, chargé de mission Transitions à la Mission Politique de la ville de Nantes Métropole. L’agriculture urbaine est un levier de développement pour ces quartiers et un moyen d’accélérer la transition écologique ».

Des légumes bio et des emplois aux Dervallières

La ferme d’insertion s’insèrera sur 1 à 1,5 hectare de pleine terre, au sein du parc des Dervallières.

La ferme d’insertion s’insèrera sur 1 à 1,5 hectare de pleine terre, au sein du parc des Dervallières.

Le premier projet s’insérera sur une partie assez peu utilisée du vaste parc des Dervallières. Sur 1 à 1,5 hectare de pleine terre, Nantes Métropole prévoit d’installer une véritable ferme maraîchère, professionnelle avec des serres et des bâtiments agricoles, où seront cultivés des légumes bio. Le projet, dont l’idée avait germé dans la tête des habitants et acteurs du quartier dans le cadre de l’élaboration du projet global de transformation des Dervallières en 2016, comporte plusieurs volets.

La ferme produira avant tout des aliments destinés aux habitants du quartier. « Nous allons étudier un système de commercialisation solidaire pour que le modèle soit viable pour les producteurs et accessible pour les habitants », détaille Damien Fournel. Sa production permettra aussi de développer d’autres activités sur le quartier (restaurant solidaire, atelier de transformation, etc.). Gérée par une structure d’insertion par l’activité économique, l’exploitation servira, enfin, de chantier d’insertion et de support d’animations pédagogiques autour du jardinage, de l’alimentation et de l’éducation à l’environnement en lien avec associations du quartier. 14 emplois seront créés. « Ce sera une opportunité professionnelle nouvelle pour les habitants qui permettra de se former aux métiers du maraîchage et de l’animation », souligne Pierre Quénéa, vice-président de Nantes Métropole en charge de la politique de la ville.

Nantes Métropole espère lancer concrètement le projet en 2022. Une étude, associant les associations du quartier, le monde agricole et des structures d’insertion, a été réalisée en 2020 avec l’aide de l’association Optim’ism qui gère une micro-ferme similaire dans un quartier de Lorient. « Au-delà de sa vocation productive et sociale, la ferme urbaine de Bois-du-Château a créé de la vie et de la mixité dans ce quartier qui était un peu stigmatisé, témoigne Valentine Abhervé chez Optim’ism. Les habitants discutent avec les maraîchers qui travaillent toute l’année en plein air dans le parc, on échange avec les écoles, la maison de quartier, etc. C’est même devenu un lieu de destination pour les habitants des autres quartiers ! »

Des potagers solidaires et une serre-pépinière à Nantes Nord

À quelques encablures des Dervallières, une deuxième ferme urbaine verra le jour en 2022 au Chêne-des-Anglais, dans le quartier de Nantes Nord. Son nom ? « Nantes Nord fertile ». Innovant, le projet s’articule autour d’une serre-pépinière dont la construction débutera cet été sur le toit d’un immeuble de logements sociaux appartenant à Nantes Métropole Habitat, et de potagers solidaires et participatifs disséminés dans les espaces verts du quartier.

« La serre du programme Symbiosea une double vocation, explique Luc Stephan, directeur Innovation du bailleur social : produire des plants horticoles et maraîchers et valoriser l’énergie produite pour chauffer l’eau de l’immeuble ». Les plants seront vendus pour les jardins familiaux et des jardins solidaires en pleine-terre seront créés pour offrir aux habitants du quartier de nouveaux lieux de convivialité et de consommation de fruits et légumes frais. « Ces jardins participeront au développement de la nature en ville, des circuits courts mais aussi à créer du lien social entre habitants », assure Thomas Quéro, adjoint au maire et président de Nantes Métropole Habitat. Au pied du bâtiment, un premier potager de 300 m², animé par l’association Bio-T-Full, a déjà poussé depuis l’été 2020. Les volontaires peuvent s’y initier au jardinage, se rencontrer, etc. Dans le cadre du projet de transformation globale de Nantes Nord, deux autres parcelles de 1000 m² chacune verront le jour dans les années à venir. 

Un foisonnement d’initiatives autour de l’agriculture

Jardins partagés ou collectifs, ateliers cuisine, distribution solidaire, actions anti-gaspi… Les initiatives autour de l’alimentation foisonnent dans les quartiers populaires nantais.

Une micro-ferme associative,la Petite ferme urbaine, s’est même installée au pied des immeubles des hauts de Saint-Herblain, au coeur du quartier Grand Bellevue. Animée par l’association Environnements solidaires, elle expérimente au quotidien l’agriculture urbaine avec les habitants. Parmi ses nombreux projets : la création d’une champignonnière pour faire pousser pleurotes et shiitakés dans les caves des immeubles.
Terre historique de maraîchage, Nantes Métropole soutient et accompagne ces projets dans le cadre de son Programme alimentaire territorial. Lancé en 2018, il vise à changer de modèle alimentaire et réduire l’impact sur l’environnement. Le développement de l’agriculture urbaine fait partie des nombreuses actions engagées. D’ici 2025, l’objectif est d’installer 10 fermes urbaines sur le territoire. Certaines sont déjà en germe, dans le futur quartier Doulon-Gohards, ou sur l’île de Nantes avec le projet 5Ponts et la ferme de l’Agronaute.

Toute l’actualité nature :

24 juillet 2024Comment jardiner sans trop arroser ?

Métropole nantaise Climat : Place aux actes

24 juillet 2024Les projets d’énergie renouvelable citoyenne

Métropole nantaise Logement, urbanisme

17 juillet 2024Loire : trop d’eau ou pas assez, comment le niveau est-il régulé  ? Métropole nantaise Environnement, nature

02 40 41 9000 02 40 99 48 48

Source : https://metropole.nantes.fr/actualites/2021/environnement-nature/fermes-urbaines-quartiers

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  • Statistiques - Le maraîchage en Loire-Atlantique - Les chiffres repères (Source Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique) – Document ‘cddm.fr’
    Le département est leader en France pour au moins 5 produits : mâche, poireau primeur, concombre, radis et muguet.
  • 170 exploitations surtout autour et au sud de Nantes
  • 200 chefs d’exploitation
  • 2500 emplois équivalents temps plein
  • 13.8% de la production agricole
  • 4800 ha de plein champ et petit tunnel
  • 125 Ha de serres chauffées
  • 450 Ha de grands abris plastiques (tunnels et multichapelles)
    Les productions (Source CDDM 2009)

Cultures sous serres

  • Tomate  : 81 Ha dont 70 Ha chauffés– 37 000 tonnes, 5% de la production française
  • Concombre  : 43 Ha dont 37 Ha chauffés– 20 000 tonnes, 25% de la production française, 1ére région Française pour la production précoce.
    Cultures de plein champ ou abris froids
  • Mâche  : 30 000 tonnes 85 % de la production nationale 50 % de la production européenne
  • Poireau de primeur (été-automne) : 19 000 tonnes
  • Radis  : 18 millions de bottes
  • Muguet  : 150 Ha, 80 % de la production nationale
    La mise en marché

La mise en marché peut être réalisée par les producteurs eux-mêmes (producteurs dit « indépendants », par les grossistes ou par les organisations de producteurs (OP)

Les organisations de producteurs :

La Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique

L’ARELPAL (Association Régionale d’expérimentation Légumière des Pays de la Loire)

L’association est la coordinatrice de l’ensemble des actions de recherche et d’expérimentation légumières régionales. Dans la pratique, l’ARELPAL recense les besoins d’expérimentation et de recherche exprimés par les professionnels adhérents de l’association. Elle délègue l’exécution de ces programmes à quatre maîtres-d’oeuvre :

  • Le CDDM à Pont Saint Martin (44)
  • le CDDLhttp://www.cddm.fr/system/files/med...à Beaufort en Vallée (49)
  • le CTIFL station d’expérimentation à Carquefou (44)
  • le GDM à la Roche/Yon (85)
  • La CAB (Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire) à Angers (49)
    l’ARELPAL assure le financement de ces programmes à travers le contart de projet Etat/Région (France Agrimer-Conseil Régional des Pays de la Loire) et les cotisations professionnelles des maraîchers.

ACCUEIL LE C.D.D.M. LE MARAICHAGE EN LOIRE-ATLANTIQUE LIENS UTILES NOUS CONTACTER

Bas du formulaire

Source : https://www.cddm.fr/page/le-mara%C3%AEchage-en-loire-atlantique

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    Exemple d’agriculture urbaine : Une ferme maraichère municipale à Bouguenais en Loire Atlantique- Publié le 25 octobre 2023 – Document ‘bouguenais.fr’

    Enlarge the imageNature / Environnement

Avec la ferme de l’Epinette, la Ville de Bouguenais s’est dotée d’une micro-ferme bio, expérimentale et pédagogique, permettant d’approvisionner en fruits et légumes la Cuisine centrale des écoles de la commune, mais aussi de promouvoir l’agriculture bio en sensibilisant les élèves et habitants à une alimentation locale et de saison.

Favoriser une agriculture durable de qualité

Depuis 2023, la Commune de Bouguenais cultive sa terre à la ferme de l’Épinette, une micro-ferme municipale engagée dans l’agriculture biologique !

L’implantation d’une ferme maraichère en régie municipale est une initiative forte qui vise à approvisionner partiellement la Cuisine centrale en produits bio cultivés localement. La ferme de l’Épinette est aussi un outil pédagogique sans équivalent pour promouvoir l’efficience de la culture en « bio intensif », très adaptée en milieu urbain.

explique Jean-Luc Runfola, Adjoint, délégué à la Transition écologique, l’Urgence climatique et à l’Urbanisme durable.

L’implantation de cette ferme bio municipale répond ainsi à plusieurs objectifs complémentaires :

  • Approvisionner en fruits et légumes bio la Cuisine centrale, qui prépare chaque jour 1800 repas pour la restauration scolaire. La production est orientée en fonction de la demande des cuisines de la Ville. Depuis l’été 2023, les élèves scolarisés dans les écoles de la commune ont ainsi pu bénéficier de nombreux repas préparés avec des légumes cultivés et récoltés à la ferme de l’Épinette.
  • Soutenir une alimentation durable et solidaire : des légumes sont également fournis chaque semaine au Cesam, l’épicerie solidaire de la Ville. Des surplus ont aussi pu être donnés au Secours Populaire.
  • Favoriser le développement d’une agriculture durable et bio sur le territoire
  • Sensibiliser les enfants aux bienfaits d’une alimentation diversifiée et de qualité, afin de leur permettre d’intégrer de nouveaux légumes dans leur régime alimentaire.

    https://www.bouguenais.fr/sites/default/files/styles/img__350x250/public/media/images/maraicher%20municipal%20%289%29.jpg?itok=F3jQDdai

Une production 100% bio, locale et de saison

Le projet d’une ferme municipale bio s’est concrétisé fin 2022 avec le recrutement par la Ville d’un maraicher professionnel prêt à transmettre son savoir, Stanislas Audouin. En lien avec le cuisinier et les agents de la Ville, il a fallu travailler à l’organisation des plannings de culture, aux travaux d’installation, puis à la mise en terre des plants sur 1500 m² de terres cultivées.

La Municipalité a fait le choix d’un modèle de ferme maraichère en production « bio intensive » sur une surface réduite, avec une implantation dense des cultures mais une rotation plus lente. Cette méthodologie d’agriculture biologique dite du « bio intensif partiel » permet d’être économe en eau. Elle est de plus complétée par un maraîchage sur sol vivant (MSV), respectant la vie du sol et le rythme des saisons.

Une ferme à visée pédagogique

La ferme de l’Épinette est également destinée à promouvoir de manière pédagogique l’agriculture biologique auprès des habitants et des jeunes Bouguenaisiens. Elle a ainsi vocation à accueillir régulièrement des classes pour informer les élèves sur la production maraichère locale réalisée à la ferme, mais aussi de les sensibiliser aux bienfaits de la diversification des aliments au quotidien.

L’objectif étant de permettre aux enfants d’intégrer de nouveaux fruits et légumes dans leur régime alimentaire !

Découvrez la ferme municipale avec Stanislas Audouin, notre maraîcher !

À lire aussi :

https://www.bouguenais.fr/sites/default/files/styles/summary/public/media/images/cr%C3%A8che%20123%20Soleil%20%2829%29.jpg?itok=D2yVpv21

Une alimentation de qualité pour nos enfants

Saisonnalité, place du bio, menus équilibrés et faits maison, lutte contre le gaspillage, démarche zéro plastique… L’exigence d’une restauration scolaire de qualité pour les jeunes Bouguenaisiens s’al...

Votre élu : Jean-Luc RUNFOLA Adjoint, délégué à la Transition écologique, l’Urgence climatique et à l’Urbanisme durable Majorité Voir la fiche

https://www.bouguenais.fr/sites/default/files/styles/250x194/public/articles/Ma-Ville/Conseil%20Municipal/Jean-Luc%20Runfola%20%281%29.jpg?itok=1psFvNLF

https://www.bouguenais.fr/sites/default/files/media/images/footer-logo.png

MAIRIE PRINCIPALE Adresse : 1, rue de la Commune de Paris 1871
BP 4109 - 44341 Bouguenais Cedex - 02 40 32 29 29

MAIRIE ANNEXE Adresse : 2, rue Célestin Freinet 44341 Bouguenais Cedex - 02 40 32 58 40
Nous contacter SE DÉPLACER EN MAIRIE Newsletter Bouguenais Info. Toute l’actualité de ma ville dans un mail mensuel Je m’abonne - https://www.youtube.com/

Source : https://www.bouguenais.fr/fr/actualites/agriculture-urbaine-une-ferme-maraichere-municipale-bouguenais

Bouguenais est une commune de l’ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais ... - Wikipédia - Code postal : 44340 - Population : 18 815 (2015) INSEE - Aire d’attraction : Nantes ; (commune de la couronne) - Altitude : Min. 1 m ; Max. 41 m - Arrondissement : Nantes - Code commune : 44020 - Département : Loire-Atlantique

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    Un atelier de maraîchage bio – Document ‘nantes-terre-atlantique.fr’
    La production maraîchère bio s’étend sur 4,5 ha, avec plus de 40 variétés de légumes différents, en tunnels et plein champs. Les produits sont valorisés en circuit court via :
  • > une adhésion à des paniers hebdomadaires (70 paniers),
  • > de la vente en vrac,
  • .> des points de livraison de paniers
  • > vers de la restauration traditionnelle. 
    Le chantier accueille 10 personnes en CDD-I, qui sont encadrés par deux salariés permanents afin d’assurer la production ainsi que l’accompagnement. 

Chantier d’insertion

Les paniers de légumes

Les paniers sont à retirer chaque semaine auprès de l’atelier de maraîchage de Jules Rieffel. Une variété de légumes est préparée en fonction de la production et de la récolte.

Bulletin adhésion marché trismestre 2 2024Télécharger

Les marchés

https://www.nantes-terre-atlantique.fr/wp-content/uploads/2023/02/marches_legumes_bio-1024x768.jpg

Le marché de l’atelier de maraîchage est installé dans le hall principal du lycée Jules Rieffel.

Vous pouvez profiter du marché tous les mardis et vendredis de 10h à 13h.

Rejoignez la communauté NTA - Campus Nantes Terre Atlantique

Source : https://www.nantes-terre-atlantique.fr/latelier-de-maraichage-bio/

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  • La razzia sur les terres agricoles des maraîchers industriels nantais - Par Héloïse Leussier - 10 octobre 2023 à 09h35 - Mis à jour le 12 octobre 2023 à 09h40 – Extrait du document ‘reporterre.ne’

    La razzia sur les terres agricoles des maraîchers industriels nantais

Des gros producteurs de légumes étendent leurs domaines en Loire-Atlantique. Ce faisant, ils détériorent en profondeur les paysages et les écosystèmes, dénoncent élus, riverains, petits maraîchers et associations.

Bourgneuf-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique), Commequiers (Vendée), reportage

À une vingtaine de kilomètres au sud de Nantes, des camions remplis de légumes entrent et sortent en continu de la plate-forme logistique de la coopérative Océane, située le long d’une départementale, à l’entrée de la Communauté de communes de Grand Lieu. Juste à côté, d’immenses serres opaques sur plusieurs centaines de mètres. En poursuivant la route plus au sud, le paysage n’est, par endroits, qu’un assemblage de cultures sur sable, de serres en verre et de grands abris plastiques.

Toutes sont gérées par quelques mêmes producteurs, dits « maraîchers nantais », que leurs détracteurs appellent « maraîchers industriels ». À quelques kilomètres de là, la ferme de Rublé, où se pratiquent élevage, transformation du lait, fabrication de farine et pain, et maraîchage bio, fait figure d’ovni. « Bientôt, autour de ma ferme, il n’y aura plus que des maraîchers industriels. Ils rachètent toutes les exploitations à prix d’or », se désole Benjamin, éleveur et membre de l’association la Tête dans le Sable.

« Mettre en lumière les pratiques des maraîchers industriels »

A lire en entier sur ce site : https://reporterre.net/La-razzia-sur-les-terres-agricoles-des-maraichers-industriels-nantais

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  • Une nouvelle ferme municipale d’Orvault ouvrira près de Nantes en 2024 pour l’alimentation dans les cantines scolaires.- Ouest-France Stéphanie LAMBERT. Publié le 13/12/2023 à 17h14
    Les élus d’Orvault ont voté, ce lundi 11 décembre, en conseil municipal, l’acquisition d’une exploitation agricole. Les fruits et légumes bio produits sur place seront destinés à l’alimentation des cantines scolaires.

À partir de 2024, les petits Orvaltais auront les fruits et légumes de la ferme de la Garnison dans leurs assiettes. Photo d’illustration.

À partir de 2024, les petits Orvaltais auront les fruits et légumes de la ferme de la Garnison dans leurs assiettes. Photo d’illustration. | THIERRY CREUX / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Des légumes ‘bio’ dans les assiettes des petits Orvaltais ? Jean-Sébastien Guitton, maire écologiste de cette commune située au nord de Nantes, va pouvoir mettre ses idéaux en pratique dès 2024. Ce lundi 11 décembre, une étape importante a été franchie lors du conseil municipal, pour le projet de création d’une ferme maraîchère municipale à Orvault.

À l’ordre du jour, figurait l’acquisition d’une exploitation agricole au lieu-dit la Garnison, non loin du bourg. Ses exploitants, partis à la retraite, n’avaient pas trouvé de repreneur. La Ville s’est positionnée sur cette parcelle de 5 ha, aujourd’hui en agriculture conventionnelle. La transition en bio sera lancée par un professionnel que la Ville prévoit d’embaucher pour trois ans (correspondant au temps nécessaire à la conversion des terres), dans les prochains mois (1).

Le coût est estimé à 558 000 €, matériel d’exploitation inclus. Nantes métropole participera au financement de ces investissements.

Préserver le foncier agricole

Objectif : monter en puissance sur l’approvisionnement en circuit court de fruits et légumes pour la restauration scolaire. Ces achats représentent actuellement « un tiers des produits utilisés », indique l’édile. Ambition affichée pour la fin du mandat : 75 % de bio dans les cantines. « La commande publique vient consolider la filière bio locale et départementale », souligne le maire. 

La ferme de la Garnison proposera également des ateliers pédagogiques à destination des élèves. Par ailleurs, la mise en conformité du forage et du réseau d’irrigation se fera « dans une démarche respectueuse de l’environnement, de la préservation de la ressource en eau et de la restauration des milieux naturels, notamment la zone humide et le cours d’eau du Beausoleil », à proximité de l’exploitation, indique la collectivité.

Après cette première phase de mise en route de trois ans, la ferme en régie sera pérennisée et fournira la future cuisine mutualisée, d’une capacité de 10 000 repas par jour, qui concoctera les repas pour les écoliers de Saint-Herblain, Orvault et La Chapelle-sur-Erdre. À noter qu’en cas de surplus, la municipalité expérimentera la distribution solidaire à l’action sociale.

« On en rêvait, vous l’avez fait »

« On en rêvait, vous l’avez fait », a salué Sébastien Arrouët. L’élu d’opposition du groupe Aimer Orvault qui a forcément voté pour, l’a en travers de la gorge. C’était l’une des propositions phares du candidat aux municipales.

De son côté, le groupe d’opposition Orvault centre s’est abstenu. En cause, le plan de financement : quel gain par rapport au système d’approvisionnement actuel et quelle participation des autres collectivités qui profiteront de la cuisine mutualisée ? « Tous ces points seront étudiés et évalués dans les trois années à venir », répond le maire.

(1) Avant de porter son choix sur la ferme de la Garnison, d’autres sites ont été étudiés. Notamment le domaine de la Tour. Il a rapidement été écarté car une grande partie des terres exploitables sont classées en zone naturelle, indique la municipalité. D’autres parcelles n’ont pas été retenues non plus faute d’une alimentation naturelle et pérenne en eau.

Une vingtaine

C’est le nombre d’exploitations agricoles que Nantes métropole s’est engagée à acquérir dans les cinq prochaines années, lors du conseil métropolitain d’octobre. Avec la mobilisation d’une enveloppe d’investissement estimée à 1,5 million d’euros par an. Seules 30 % des surfaces sont en bio, loin de l’objectif de 50 % pour 2025 fixé par la collectivité.

Orvault Nantes Agriculture biologique Alimentation Loire-Atlantique Transition écologique

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Sortie végétale et créative : initiation au Cyanotype

Sortie végétale et créative : initiation au Cyanotype- Au cours d’une balade, prenez le temps d’observer dans les moindres détails les plantes communes et utilisez-les pour réaliser de très belles ... 26/07 #Orvault

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Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/orvault-44700/une-nouvelle-ferme-municipale-ouvrira-pres-de-nantes-en-2024-0ae59df2-992d-11ee-99a8-c8cd0c676f82

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  • Les fermes urbaines de Doulon-Gohards à Nantes : un laboratoire d’agri-urbanisme - Paula Macé Le Ficher - 27 juin 2024 – Document ‘metropolitiques.eu’
    Comment faire entrer l’agriculture et les agriculteurs dans les projets d’aménagement urbain ? À partir du cas de la ZAC de Doulon-Gohards, Paula Macé Le Ficher analyse les leviers et les freins aux démarches d’hybridation agri-urbaines.

Depuis les années 2000, alors que les questions agricoles et alimentaires occupent une place croissante dans le débat public, l’alimentation s’est imposée comme une thématique incontournable pour les villes et leur aménagement. Un champ de recherche se structure même, à l’échelle internationale, autour de la redécouverte des liens entre alimentation et urbanisme sous le nom d’« urbanisme alimentaire

 » (Morgan 2009 ; Cabannes et Marocchino 2018). L’agriculture y apparaît comme un point de rencontre privilégié générant de multiples hybridations, des territoires agri-urbains (Toublanc et Poulot 2017) aux agriparcs (Jarrige et Perrin 2017), en passant par l’intégration d’exploitations agricoles dans les opérations d’aménagement urbain. On voit ainsi émerger un « agri-urbanisme », champ de pratiques professionnelles qui reste largement à construire en interdisciplinarité entre les compétences de la fabrique de la ville et celles de l’agronomie. Dans cette perspective, l’agriculture ne serait plus simplement envisagée comme un mode d’occupation du sol qui se juxtapose aux espaces construits. Les logiques et le fonctionnement spatial de l’urbanisme et de l’agriculture seraient pris en compte à parts égales dans l’aménagement des territoires urbains (Donadieu 2003 ; Ernwein et Salomon-Cavin 2014 ; Vidal 2009).

Cet article analyse le projet des fermes urbaines de Doulon-Gohards à Nantes. Ce projet a permis la création d’exploitations agricoles professionnelles au sein d’un nouveau quartier en s’appuyant sur différentes expérimentations juridiques et techniques, ainsi que sur des partenariats originaux entre acteurs de l’urbanisme et du monde agricole. En cela, il peut être considéré comme un laboratoire d’agri-urbanisme.

Les fermes s’inscrivent dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) Doulon-Gohards, située à l’est de Nantes, en lisière du territoire communal et à proximité des bords de Loire. Cette ZAC prévoit la création d’un quartier mixte implanté en partie sur des terres agricoles expropriées et restées en friche depuis les années 1980 (encadré 1 et figure 1). Dès les débuts du projet, en 2012, l’agriculture est identifiée comme un marqueur : l’objectif est de réinstaller, dans ce berceau du maraîchage nantais, des exploitations agricoles professionnelles en s’appuyant sur le patrimoine existant et en définissant un modèle adapté au nouveau contexte d’urbanisation du quartier. L’approche de l’agriculture est multifonctionnelle (Duchemin et al. 2008) : activité économique, elle doit également remplir des fonctions sociales et contribuer aux réflexions de la collectivité en matière de reterritorialisation du système alimentaire.

Encadré 1. Le projet Doulon-Gohards en synthèse Agrandir l’image

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Figure 1. Plan-guide de la ZAC Doulon-Gohards

https://metropolitiques.eu/local/cache-vignettes/L970xH588/fig1-30-18c86.jpg?1719230981Image agrandie

https://metropolitiques.eu/local/cache-vignettes/L500xH479/legende-f0b03.jpg?1719240171Agrandir la légende

© Nantes Métropole Aménagement.

La ZAC a suscité une importante mobilisation citoyenne, structurée autour du collectif « Sauvons les Gohards ». Cette mobilisation, largement invisibilisée par les acteurs du projet, demeure importante par les alternatives qu’elle conçoit. Elle ne sera toutefois pas analysée dans le présent article, lequel se donne pour objet le montage professionnel et institutionnel du programme agricole de la ZAC. Sur la base d’une enquête qualitative menée par le biais d’analyses documentaires et d’entretiens (Macé Le Ficher 2023), l’article analyse la constitution d’un monde hybride d’experts agri-urbains et les rôles qu’y tiennent les acteurs traditionnels du projet urbain (maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre) mais aussi des nouveaux entrants issus du monde agricole.

Structuration d’une expertise agri-urbaine

C’est au sein de la petite équipe de maîtrise d’ouvrage de la ZAC que naît la volonté de recréer des exploitations maraîchères professionnelles à Doulon-Gohards. Les ambitions de cette équipe de techniciens rencontrent dans un premier temps le scepticisme des élus métropolitains, persuadés qu’un projet agricole sur le site ne peut qu’être associatif et à vocation pédagogique. De son côté, l’équipe de maîtrise d’œuvre de la ZAC imagine des espaces agricoles ouverts et intégrés aux espaces bâtis, plutôt que des exploitations privées au périmètre circonscrit. Dès lors, la maîtrise d’ouvrage – renforcée en 2015 par un chargé de projet spécialisé en agriculture urbaine – cherche à constituer une expertise correspondant à sa vision. L’obtention d’une subvention dans le cadre de la démarche gouvernementale ÉcoCité permet de lancer une série d’études pré-opérationnelles.

Le montage du projet des fermes de Doulon-Gohards associe des acteurs de l’aménagement urbain et du monde de l’agriculture et de l’agronomie, qui présentent la particularité de développer des réflexions et des pratiques émergentes, voire complètement marginales dans leurs milieux professionnels respectifs (figure 2). Ainsi, la maîtrise d’ouvrage mobilise les travaux scientifiques pionniers du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols et les recherches menées par Jeanne Pourias sur l’agriculture urbaine à l’échelle internationale (Pourias 2014). L’aménageur s’appuie sur le monde de l’agriculture paysanne avec CAP 44 (société coopérative créée à l’initiative de la Confédération paysanne) et s’inspire du modèle de « maraîchage bio-intensif » développé par le maraîcher nantais Olivier Durand, qu’il fait travailler en collaboration avec une agence parisienne d’urbanistes-programmistes dont l’un des chargés d’étude s’est formé en agriculture urbaine. Cette expertise agri-urbaine, fondée sur des alliances multi-acteurs (Hasnaoui Amri 2018) et dans laquelle la maîtrise d’ouvrage joue un rôle central, fait office de médiation entre les mondes de l’urbanisme et de l’agriculture.

Figure 2. Une expertise agri-urbaine mobilisée pour la structuration du projet des fermes de Doulon-Gohards

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Les études produites au cours de cette phase permettent d’élaborer un modèle d’agriculture urbaine professionnelle spécifique qui mobilise, d’une part, les outils et méthodes du projet urbain (diagnostic de site, étude de programmation…) apportés par les praticiens dédiés et, d’autre part, les connaissances et savoir-faire d’une agriculture urbaine professionnelle héritière des techniques maraîchères du XIXe siècle et de leur circulation-actualisation internationale contemporaine

, apportés par Olivier Durand. La vocation de chaque site tient compte de l’analyse de l’environnement urbain (la ferme Saint-Médard pourra par exemple nouer des partenariats scientifiques avec le lycée horticole du Grand-Blottereau situé à proximité) et le modèle agricole proposé pour l’ensemble des fermes combine une technicité fine au plan agronomique, une main-d’œuvre dense, l’extension des périodes de production grâce à des surfaces importantes de serres froides, la distribution des produits en circuit-court et la pluriactivité (l’équilibre économique reposant à 70 % sur la vente des productions et à 30 % sur des activités connexes, telles que la formation ou le conseil).

Ce modèle s’appuie par ailleurs sur un engagement fort des acteurs publics : les agriculteurs signent des baux ruraux pour une durée de dix-huit ans avec Nantes Métropole Aménagement, qui reste propriétaire du foncier et des bâtiments dans le cadre de la concession. L’aménageur investit par ailleurs dans des composantes essentielles du projet agricole : la préparation des terres en vue de faciliter leur labellisation bio, la rénovation des bâtiments, l’extension jusqu’aux fermes d’un réseau d’eau brute présent à proximité, qui permettra à terme d’irriguer les cultures par des pompages en Loire, ainsi que la construction des serres froides sur chaque exploitation. Ce dernier poste est répercuté sur le loyer des agriculteurs, avec un abattement les premières années afin de laisser le temps aux exploitations de se lancer. Le cahier des charges des agriculteurs intègre différentes contreparties à ce soutien public, telles que l’obligation de pratiquer une agriculture biologique, de contribuer à la gestion écologique du quartier (entretien des haies, etc.) ou encore de proposer des activités aux habitants (cueillette, animations pédagogiques, etc.).

Tensions et fertilisations croisées entre maîtrise d’œuvre et agriculteurs

Au moment du passage du projet en phase opérationnelle, une nouvelle organisation se met en place. Nantes Métropole Aménagement lance une consultation pour la maîtrise d’œuvre des fermes, remportée par un groupement composé de l’agence d’architecture Claas Architectes, le bureau d’études en paysage et réseaux divers SCE et l’agence Ecotropy spécialisée dans la conception bioclimatique de bâtiments. L’aménageur s’adjoint également les services d’un assistant à maîtrise d’ouvrage spécialisé en agriculture urbaine, la société We Agri. En parallèle, Nantes Métropole Aménagement, toujours accompagné par CAP 44, lance le recrutement des futurs agriculteurs de Doulon-Gohards. Le processus de conception et de réalisation des fermes, relativement long et complexe, met au jour de nombreuses tensions entre les logiques du projet urbain et de l’activité agricole, en même temps qu’il génère des apprentissages et fertilisations croisées. On s’attardera plus spécifiquement sur trois enjeux : celui de la temporalité, celui de la gestion de l’eau et celui de la création des serres maraîchères.

Les décalages de temporalité entre dimension urbaine et dimension agricole du projet de fermes font apparaître de nombreuses tensions. D’un côté, le recrutement des agriculteurs, effectué par des jurys regroupant la collectivité et des experts agricoles, nécessite un vivier de candidats à l’installation présentant des projets suffisamment viables. De l’autre, la rénovation des fermes implique une participation des porteurs de projets agricoles suffisamment tôt dans le processus de maîtrise d’œuvre pour définir un programme adapté à leurs besoins spécifiques. Elle suppose également que les agriculteurs soient capables de gérer le décalage assez long et les délais incertains entre la conception des fermes et leur installation effective, en termes de revenus, de logement, d’organisation personnelle et familiale.

La complexité de cette articulation et la conjonction de problèmes tant urbanistiques (retards de chantiers entraînant la défection de certains candidats) qu’agricoles (concurrence sur un même site ou manque de maturité des projets) expliquent que le recrutement des agriculteurs s’échelonne sur deux ans et mobilise quatre jurys entre décembre 2017 et février 2020. In fine, quatre exploitations sont installées sur trois sites : l’une d’entre elles produit des micro-pousses sous serres tandis que les trois autres associent maraîchage et activités complémentaires (programmation culturelle, location de parcelles de jardins potagers, accueil de scolaires ou encore entretien d’espaces verts).

L’enjeu de la gestion de l’eau révèle quant à lui des différences d’approches entre acteurs agricoles et urbains : les premiers considèrent l’eau comme une ressource qu’il s’agit de capter et de stocker, tandis que les seconds doivent aussi prendre en compte la dimension esthétique des ouvrages et les obligations liées au Code de l’environnement, qui nécessitent l’élaboration de dossiers « loi sur l’eau » (requis pour les projets ayant un impact sur l’eau et les milieux aquatiques).

La conception des ouvrages de récupération des eaux pluviales des fermes doit ainsi tenir compte de la couverture des sols par les serres et les bâtiments et de leurs conséquences en termes de ruissellement et de débit rejeté au réseau public. La compréhension de chacune de ces logiques et la recherche de solutions adaptées nécessitent ainsi des efforts de dialogue et d’adaptation particuliers entre les différentes parties prenantes. Les ouvrages qui en résultent (réservoirs cylindriques gris et blancs en figure 3) combinent un important volume de stockage avec un système de surverse vers des noues d’infiltration équipées de limiteurs de débits. Efficients techniquement, ils sont néanmoins imposants et leur intégration paysagère demeure l’objet de critiques.

Figure 3. Plan de la ferme Saint-Médard

https://metropolitiques.eu/local/cache-vignettes/L970xH528/fig3-21-8a1f9.jpg?1719231261Image à agrandir

© Claas architectes/Nantes Métropole Aménagement.

Enfin, autour de la conception des serres se cristallise l’enjeu des compétences techniques des concepteurs traditionnels du projet urbain en matière d’ouvrages agricoles. En effet, malgré la diversité des profils mobilisés (architectes, paysagistes, ingénieurs) et le travail de conception effectué par l’équipe de maîtrise d’œuvre avec chacun des agriculteurs, le processus achoppe sur le niveau de technicité requis, en particulier pour les installations du projet de ferme de micro-pousses sur le site de la Louëtrie.

Il faut faire appel à un Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (CRITT) basé à Rochefort pour finaliser la conception des ouvrages. Spécialisé en horticulture, ce CRITT connaît également le domaine du maraîchage et présente une expertise pointue en matière de serres. Les délais et le surcroît de travail qui en résultent témoignent du caractère inédit de ce type d’ouvrage dans un projet urbain, en même temps qu’ils révèlent l’apport de nouveaux acteurs issus du monde agricole dans le processus de conception d’un projet urbain.

Des hybridations agri-urbaines qui restent largement à construire

La mise en exploitation de quatre fermes à Doulon-Gohards depuis 2022 représente l’aboutissement d’un long processus parcouru de tensions, de compromis et d’apprentissages entre mondes de l’aménagement urbain et de l’agriculture. L’étude de ce projet pionnier révèle ainsi les expérimentations à l’œuvre et les défis à relever pour un agri-urbanisme qui reste largement à construire.

À l’échelle du projet urbain, il repose sur une sphère d’acteurs hybride capable de médiatiser ces apprentissages, dans la structuration et l’animation de laquelle la maîtrise d’ouvrage urbaine apparaît déterminante. Outre l’apport de compétences nouvelles qu’il requiert en termes de montage économique et juridique, de conception et de réalisation techniques, il engage aussi le soutien politique du monde urbain envers le développement d’une agriculture urbaine professionnelle et la recherche de modèles appropriés. Il implique enfin l’évolution de la nature même des concepteurs, avec la participation directe des agriculteurs, ainsi que l’adaptation des temporalités de l’aménagement pour faire avancer de concert projet agricole et projet urbain.

Bibliographie :

projet urbain aménagement pratiques professionnelles système alimentaire maraîchage agriculture urbaine Nantes

Pour citer cet article :

Paula Macé Le Ficher, « Les fermes urbaines de Doulon-Gohards à Nantes : un laboratoire d’agri-urbanis.me », Métropolitiques, 27 juin 2024. URL : https://metropolitiques.eu/Les-fermes-urbaines-de-Doulon-Gohards-a-Nantes-un-laboratoire-d-agri-urbanisme.html
DOI : https://doi.org/10.5..6698/metropolitiques.2056

Centre national de recherche scientifique

Revue soutenue par l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS

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    A Nantes, lorsque l’hostilité urbaine se transforme en île végétale au cœur des docks… - La Cantine du Voyage - Le Potager de la Cantine - Atelier Vecteur - 29 Mai-29 Septembre 2024 – Document ‘levoyageanantes.fr’
    Au bout de l’île de Nantes, à proximité du Hangar à Bananes et en connexion directe avec La Cantine du Voyage, Le Potager de La Cantine a fait peau neuve. La première version, créée en 2016, avait bien vécu et présentait de nombreuses limites, tout particulièrement son aménagement qui ne permettait pas au public d’y pénétrer.

En 2024, c’est donc un tout nouveau potager qui est construit. L’Atelier Vecteur, ce collectif d’architectes à qui l’on doit notamment la passerelle Entre-temps toute proche, est en charge de la conception de ce nouveau projet.

Le Potager de La Cantine permet au public de le traverser en journée. Pendant tout l’événement estival, on peut y accéder en fin d’après-midi avec un accompagnement de médiateurs mais aussi participer à des ateliers pédagogiques autour de l’agriculture urbaine, du maraîchage et de la dégustation de nombreuses variétés végétales pour valoriser la diversité gustative.

Au niveau culturel, le public peut découvrir une diversité d’aromatiques et de végétaux comestibles, et notamment des variétés anciennes ou locales, d’autres plus inédites ou communes et des collections (de basilic, de menthe, de poivrons…).

Olga, la maraîchère médiatrice du Potager

À la manœuvre de ce Potager unique, Olga Barazer, l’est tout autant. Après avoir étudié la mode puis obtenu un master à la prestigieuse Ecole Supérieure d’Art et de Design à Saint Etienne, elle décide de reprendre le chemin du maraîchage. Une activité qu’elle connaît bien, sa mère l’exerçant elle-même. Après une formation à la Chambre d’Agriculture, elle travaille auprès d’Olivier Durand, l’homme qui a donné, dès 2011, une nouvelle impulsion au maraîchage nantais en faisant pousser de nombreux végétaux inédits et fourni les plus grands chefs français (Gagnaire, Grébaut, Ledeuil, Marchand…).

Pour le Potager de la Cantine, Olga a recensé les plantes les plus pertinentes, cherché les meilleurs fournisseurs de graines et de plants et évalué les systèmes d’irrigation, et de plantation pour y développer le projet évoqué ci-dessus.

Outre la mise en œuvre et l’entretien de cet espace, Olga a également pour mission de répondre aux nombreuses interrogations des visiteurs de passage, mais aussi lors de visites qu’elle anime, pour des centres de loisirs, écoles, touristes et locaux.

Découvrir le Potager en compagnie d’Olga Barazer : sentir et parfois goûter les collections végétales et autres plantations, débusquer les auxiliaires (insectes) qui s’y implantent et comprendre le fonctionnement du Potager.
Visites en juillet, août et septembre.

Ça m’intéresse

L’Atelier Vecteur a été fondé en 2010. Il est basé à Gallargues-le-Montueux entre Nîmes et Montpellier.

Cantine Cocktail Club

Trois lundis soirs dans l’été, la Cantine du Voyage propose à 120 convives des dîners associant mets et cocktails créatifs. Un menu unique en 4 étapes y sera servi, associant la cuisine du chef Harry Kanté (la Cantine du Voyage) et les cocktails des meilleurs mixologues nantais regroupés au sein de l’association Nantes Cocktail Club. À noter que la plupart des cocktails utiliseront des plantes du potager.

Les lundis 24 juin (bar invité le 19:33), 8 juillet (Medusa) et 16 septembre (Adeventis) à 19h30. Tarif unique : 40€ (+ 2€ de frais de billetterie) tout compris (plats et les boissons). Réserver

Pour aller plus loin : le livret de vacances du potager ! Lire en ligne
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Le cahier de vacances du potager Le potager de la cantine Saison 2016

C’est à la Cantine !

Des mêmes artistes :

Nantes en pleine mutation

Nantes se transforme pour devenir une ville encore plus écologique, solidaire et dynamique. Pour cela, de nouveaux aménagements vont venir renforcer l’offre de mobilités douces actuelle : nouvelles lignes de tramway, espaces végétalisés pour les piétons et cyclistes… À compter de 2024, ces projets urbains de grande ampleur entraînent des perturbations aux alentours des Machines de l’île et du Parc des Chantiers, avec notamment la fermeture du pont Anne-de-Bretagne aux voitures (le pont reste accessible aux piétons et cyclistes). Des solutions sont mises en place durant toute la durée des travaux pour faciliter les déplacements de chacun dans cette zone : renforcement de la fréquence de plusieurs lignes de transports en commun, augmentation du parc de vélos Naolib et de places dans les parkings-relais.

Plus d’informations

Accès - La Cantine du Voyage, Quai des Antilles, Nantes
Comment s’y rendre ?

Transports en commun : Hangar à Bananes, Quai des Antilles, Salorges

Vélos en libre-service : Antilles (n°104), Hangar À Bananes (n°105), Grue Jaune (n°103), Garennes (n°106)

Horaires - Du 29 mai 2024 au 29 septembre 2024 de 10h00 à 19h00 les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche - Accès aux plantations : tous les jours de 17h à 19h – Accessibilité Les abords du lieu sont plats et réguliers. Présence de rails le long du quai des Antilles.

T. 0892 464 044 (0,35€/min)

Depuis l’étranger +33 272 640 479

Accueil des visiteurs 9 Rue des États – 44000 Nantes Du 6 juillet au 1er septembre : 7J/7 de 9h à 19h Ouvert 7J/7 de 10h à 18h Jeudi à partir de 11h (10h pendant les vacances) Dimanche et jours fériés de 10h à 17h Fermeture annuelle le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai

Contactez-nous Du lundi au vendredi de 9h à 18h Jeudi à partir de 11h (10h pendant les vacances) Week-end et jours fériés 10h-12h30 / 13h30-17h
Fermeture annuelle le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai

Presse - Le Voyage à Nantes : gestion de sites – Château des ducs de Bretagne, parcours artistiques (Voyage à Nantes permanent, Estuaire Nantes < > Saint-Nazaire, Voyage dans le vignoble), Machines de l’île, Mémorial de l’abolition de l’esclavage, Hab Galerie, Parc des Chantiers – et mise en œuvre de la politique touristique à l’échelle de la métropole par le développement de projets : Le Voyage à Nantes événement estival, Les Tables de Nantes, Traversée moderne d’un vieux pays, Le Voyage en hiver.

Accueil - Source : https://www.levoyageanantes.fr/lieux/le-potager-de-la-cantine/

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Le Vallon des Garettes s’inscrit en douceur dans le prolongement ouest du bourg d’Orvault, au cœur d’un site caractérisé par des espaces bocagers et des prairies humides. Le principe d’aménagement du site a été pensé dans le respect des qualités naturelles du lieu.

De 2007 à 2017, l’expert Biophilum, missionné par Nantes Métropole Aménagement, a mené une étude sur la faune, la flore et les habitats naturels. Réalisée en 3 temps, cette expertise a permis d’établir une analyse comparée de la faune, de la flore et des habitats avant et pendant les travaux d’aménagement du site.

Dans ce cadre, trois mares ont ainsi été préservées et restaurées. Bien que les milieux alentour aient été modifiés, la préservation de ces points d’eau, accompagnée du maintien de prairies, de haies et de petits bosquets, permet encore aujourd’hui à de nombreuses espèces de vivre aux côtés des habitants. On peut notamment constater la présence de tritons palmés dans les mares où ce travail de restauration a été effectué.

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Mise à jour le 27 mars 2018

En savoir plus :

Aménagement

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Vallon des Garettes - Ce projet urbain vise à accroître l’offre résidentielle et renforcer l’attractivité et le dynamisme du bourg d’Orvault, dans le respect de son identité.

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Source : https://www.nantes-amenagement.fr/2018/03/27/etude-biodiversite-menee-vallon-garettes/

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    Rappel - Les « Jardins à quai » : quand biodiversité rime avec originalité – 2013 - Biodiversité locale : gestion et suivi - Nantes (Loire-Atlantique)
    Communes de plus de 100.000 habitants

https://www.capitale-biodiversite.fr/sites/default/files/styles/large/public/experience/photos/28%20-%20P1060285.JPG?itok=9hbi94FkAgrandir l’image

Organisme en charge de la mise en œuvre : Ville de Nantes - Service Espaces Verts

Partenaires financiers et techniques : Le Groupe Mammalogique Breton, Le Syndicat mixte EDENN, la Fédération des amis de l’Erdre, le Conservatoire des rives de la Loire, Bretagne Vivante, la Ligue de protection des oiseaux

Dates de l’action : Ouverture au public le 18 juin 2013

OBJECTIFS

Après avoir créé un port sur l’Erdre en 2004 autour de l’ancienne île Feydeau, le Service Espaces Verts et Environnement de la ville (SEVE) a décidé d’investir en 2009 son plus beau cours d’eau en plein centre-ville, dans un espace sans plante et sans vie sociale, servant il y a encore peu d’années de parking.

Cette opération dénommée « jardins flottants » a fait surgir des massifs plantés sur les pavés des quais et sur l’eau. L’effet visuel de ces radeaux a été immédiat ainsi que son appropriation par le public, fortement déçu d’apprendre que l’œuvre ne serait pas pérenne.

Un axe n’avait pas été approfondi en amont : l’accueil de la faune et de la flore locale. Pourtant, l’image créée était tellement crédible qu’après une quinzaine de jours, des libellules se reproduisaient dans des mares réalisées sur les quais, des canards et poules d’eau nichaient sur les radeaux…

MESURES MISES EN ŒUVRE

Aussi, quand le SEVE a eu le feu vert pour recréer ces « jardins flottants » dans le cadre de « Nantes, capitale verte européenne 2013 », un nouvel objectif s’est ajouté : les jardins flottants allaient être recréés avec pour ambition de tester comment en milieu urbain, fortement minéral, mais connecté par une trame bleue, il est possible de recréer un écosystème qui fonctionne et qui accueille donc faune et flore locales.

Une identification des espèces faunistiques présentes dans les alentours de l’Erdre a été élaborée en utilisant divers inventaires (mammifères, poissons, oiseaux, chiroptères, insectes…), nécessaires pour établir une liste d’espèces et envisager une adaptation des jardins flottants à la faune locale.

Les jardins flottants sont conçus à partir d’une flore uniquement locale et spécifique des zones humides, telles que le Jonc diffus, la Cardamine des prés, les salicaires, les roseaux ou encore l’Iris des marais.

Différentes adaptations ont alors été mises en place sur ces jardins, mais également sur les quais qui les entourent. Nichoirs à chauves-souris, paniers de ponte pour canards et poules d’eau, hôtels à insectes, nichoirs à passereaux, frayères artificielles à poissons, ou encore des mares artificielles qui coexistent dans cet habitat du centre-ville, participent au développement d’une biodiversité jusqu’ici insoupçonnée. Toutes ces adaptations ont été pensées et adaptées à chaque type d’espèce susceptible d’être présente aux abords des jardins flottants sur l’Erdre.

Un suivi écologique a alors été mis en œuvre afin d’apprécier l’efficacité des adaptations. À l’aide d’un panneau d’affichage posé sur le Quai Ceineray, le public peut suivre les relevés effectués au fur et à mesure des semaines. Des animations permettant la découverte de la faune et la flore de l’Erdre sont aussi organisées durant la période estivale.

Budget de l’action : 150 000 €.

RESULTATS

Quelques jours après l’arrivée des radeaux végétalisés sur l’Erdre, certaines espèces avaient déjà pris position dans ces nichoirs, telles que des poules d’eau et des canards préparant leurs paniers de ponte et quelques hérons restant à proximité pour guetter leur repas.

Deux espèces d’abeilles initialement absentes du centre-ville ont aussi été identifiées sur les radeaux.

Les terrasses en bois installées sur les pavés des quais permettent aux habitants de s’installer pour observer la faune.

Romaric PERROCHEAU, Directeur du Jardin des Plantes et du Conservatoire de la Biodiversité, Ville de Nantes - romaric.perrocheau@mairie-nantes.fr

Source : https://www.capitale-biodiversite.fr/experiences/les-jardins-quai-quand-biodiversite-rime-avec-originalite

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  • Environnement et nature - Nantes va héberger 50 oasis de biodiversité d’ici 2026 - Actualités Publié le 31 mars 2022 – Document ‘metropole.nantes.fr’ - Environnement, nature Nantes
    Renforcer la nature en ville, telle est l’ambition de la municipalité depuis plusieurs années. Nouveau projet à voir le jour : les oasis de biodiversité. Six sont livrés au printemps 2022 pour renforcer les espaces naturels et la biodiversité.

22 oasis de biodiversité verront le jour en 2022-2023, les six premiers dès ce printemps, comme ici dans les douves du château où 4 000 plantes d’origine locale ont été réintroduites.Agrandir l’image

22 oasis de biodiversité verront le jour en 2022-2023, les six premiers dès ce printemps, comme ici dans les douves du château où 4 000 plantes d’origine locale ont été réintroduites.

Depuis deux ans, le quai Ceineray change de visage au fil des saisons. Il devient de plus en plus vert avec 5000 plantes locales plantées en novembre dernier et 3000 autres prévues à l’automne prochain. Une forêt d’eau a également été créée derrière le monument aux 50-otages. « Nous sommes allés observer la nature sauvage plus loin le long de l’Erdre pour recréer des environnements semblables en milieu urbain, explique Manuela Lefort, référente environnement à la direction Nature et jardins de Nantes Métropole. Ce travail de mimétisme nous permet d’être dans une vraie démarche de renaturation. »

Corridor écologique de plus de 2 km de long entre le pont de la Tortière et le bassin Ceineray, cette oasis de biodiversité a été créée afin de relier l’Erdre urbaine et canalisée à l’Erdre sauvage et naturelle. Sur le long terme, le projet permettra aux habitants de profiter des oiseaux et des plantes aquatiques qui viennent recoloniser la rivière. © Garance WesterAgrandir l’image

Corridor écologique de plus de 2 km de long entre le pont de la Tortière et le bassin Ceineray, cette oasis de biodiversité a été créée afin de relier l’Erdre urbaine et canalisée à l’Erdre sauvage et naturelle. Sur le long terme, le projet permettra aux habitants de profiter des oiseaux et des plantes aquatiques qui viennent recoloniser la rivière. © Garance Wester

Nids d’eau et jardins sur pilotis

Le nénuphar jaune a été réintégré. Des nids d’eau pour imiter les touradon et des petits jardins sur pilotis avec des aulnes sont également testés. S’ils poussent bien, ils seront déployés tout le long du quai. « En réintroduisant différentes strates végétales, les insectes reviennent et servent de nourriture aux chauves-souris, aux poissons… précise Manuela Lefort. La re-végétalisation est la première étape de toute la chaîne alimentaire.  » Visuellement il n’y a rien d’extraordinaire pour le moment, il faudra quelques mois, voire des années pour constater des résultats probants. Les jardiniers préfèrent être prudents et y aller doucement pour observer comment les nombreux usagers du quai Ceineray vivent avec ces nouveaux espaces végétalisés. Car, comme le dit Romaric Perrocheau, directeur de Nature et jardins : «  Pour voir grand, il faut planter petit.  »

Cet automne, les jardiniers municipaux ont réintroduit sur les quais du bassin Ceineray près de 5 000 végétaux d’origine locale. Cette opération de renaturation se poursuit dans le bassin lui-même pour créer une « forêt d’eau », propice à la faune et à la flore, à partir de plantes prélevées au préalable sur les bords de l’Erdre. © Célia Goaziou / Nantes MétropoleAgrandir l’image

Cet automne, les jardiniers municipaux ont réintroduit sur les quais du bassin Ceineray près de 5 000 végétaux d’origine locale. Cette opération de renaturation se poursuit dans le bassin lui-même pour créer une « forêt d’eau », propice à la faune et à la flore, à partir de plantes prélevées au préalable sur les bords de l’Erdre. © Célia Goaziou / Nantes Métropole

22 oasis créées en 2022-2023

Voir grand en plantant petit, c’est justement l’objectif des 50 oasis de biodiversité (dont fait partie la renaturation du quai Ceineray) prévus par la Ville d’ici 2026. 6 hectares au total seront restaurés ou créés sur l’ensemble de la ville pour préserver et renforcer la biodiversité. Les 22 premiers seront mis en place en 2022-2023. « C’est une réponse utile au changement climatique et aux besoins de nature, de ressourcement et de qualité de vie pour les habitants », assure Johanna Rolland, maire de Nantes. Au total, plus de 5 000 arbres et arbustes seront plantés, 4 mares créées et 3 zones humides réhabilitées, 6 boisements d’avenir, plus quelques prairies pâturées.

carte-oasis-800.jpgAgrandir l’image (Carte)

Loutre et héron cendré

En partenariat avec Bretagne Vivante, les jardiniers municipaux ont été formés à ces nouvelles pratiques, moins horticoles qui demandent beaucoup d’intervention, plus naturelles avec peu d’entretien. «  Ils sont fortement mobilisés pour s’approprier ces façons de faire et ainsi devenir ambassadeurs, ajoute Delphine Bonamy, adjointe à la nature en ville et à la végétalisation. Ils font participer les habitants, notamment les scolaires pour les plantations, pour les sensibiliser et qu’à leur tour ils agissent en faveur de la biodiversité.  »

Si les 50 oasis de biodiversité sont un projet récent, la politique de Nantes en faveur de la végétalisation ne date pas d’hier et les résultats sont là. L’association Bretagne vivante réalise des inventaires et observe que la vie réapparaît. La loutre est revenue dans l’Erdre notamment car cette dynamique verte s’applique aussi à la restauration des cours d’eau. « Il y a 30 ans le quai Ceineray était un parking, aujourd’hui un héron cendré vient nous écouter », se réjouit Romaric Perrocheau.

Les jardiniers municipaux ont été formés de nouvelles pratiques, plus naturelles. Ici au square Faustin-Hélie, où le fond du parc a été réhabilité en sous-bois pédagogique, avec des abris d’insectes et des nichoirs.Agrandir l’image

Les jardiniers municipaux ont été formés àde nouvelles pratiques, plus naturelles. Ici au square Faustin-Hélie, où le fond du parc a été réhabilité en sous-bois pédagogique, avec des abris d’insectes et des nichoirs.

Six oasis ont été réalisés dès ce printemps, comme les boisements d’avenirrue des Boires sur l’île de Nantes, et au parc du Grand-Blottereau, le corridor Erdre du quai Ceineray au Pont de la Tortière, la prairie avec verger du parc des Oblates, les 4 000 plantes natives des douves du château et le sous-bois du square Faustin-Hélie, près l’ancien palais de justice place Aristide-Briand.

Deux moutons d’Ouessant - Caramel et Nougat - ont pris leurs quartiers vendredi 1er avril dans les douves du château pour tondre naturellement la prairie pâturée mise en place dans le cadre des oasis de biodiversité. © Garance WesterJH2024-08-06T14:29:00JAgrandir l’image

Deux moutons d’Ouessant - Caramel et Nougat - ont pris leurs quartiers vendredi 1er avril dans les douves du château pour tondre naturellement la prairie pâturée mise en place dans le cadre des oasis de biodiversité. © Garance Wester

Des moutons dans les douves

Caramel et Nougat, deux moutons d’Ouessant, se sont installés le 1er avril dans les douves du château pour faire de l’éco-pâturage. Achetés en 2020 par la Ville de Nantes, ils font partie de la trentaine de moutons chargés de tondre naturellement les prairies de Nantes. Ces petits moutons très rustiques ne craignent pas les intempéries, participent à garder les prairies propres et favorisent la biodiversité en attirant certains insectes. Déplacés de site en site, Caramel et Nougat vont rester deux mois dans les douves avant de retourner à la ferme de la Chantrerie pour se faire tondre.

Des coups de ‘pousse’ à la nature

Chacune des 25 équipes de jardiniers de la Ville de Nantes est équipée d’un livret de 50 coups de ‘pousse’ à la nature. Ces micro-actions vont de l’aménagement d’un tas de feuilles, à la récupération d’eau de pluie en passant par le rehaussement de la hauteur de tonte, la plantation de haies bocagères ou l’installation d’un nichoir à chouette hulotte. « Chaque équipe doit réaliser une action coup de pousse par mois en autonomie, précise Delphine Bonamy. Cela fait donc 25 coups de ‘pousse’ par mois, ce qui n’est pas négligeable en termes d’impact. » Ces actions sont matérialisées par des rondins de bois pour informer les habitants.

Les actualités nature et environnement

24 juillet 2024Comment jardiner sans trop arroser ? Métropole nantaise Climat : Place aux actes

17 juillet 2024Loire : trop d’eau ou pas assez, comment le niveau est-il régulé  ?Métropole nantaise Environnement, nature

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Source : https://metropole.nantes.fr/actualites/2022/environnement-nature/50-oasis-biodiversite-2026

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  • Rappel - Jardins & Loisirs - Voyage botanique au parc du Grand Blottereau à Nantes - 08 déc. 2019 à 13:00 - Par Noëlla Chainnieaux – Document ‘rtbf.be’

    Le parterre à la française du parc du Grand BlottereauAgrandir l’image© D.R.

Propriété de la ville de Nantes depuis 1905, le Grand Blottereau a une longue histoire. D’abord fief seigneurial au Moyen-Âge, milieu du 18e siècle, il est acquis par le directeur de la Compagnie des Indes qui y fait construire le château actuel. A partir de 1835, il devient la propriété de Thomas Dobrée. Issu d’une famille nantaise d’armateurs et négociants, il consacra sa fortune à la collection d’œuvres d’art. Après sa mort, le parc de 37,5 ha fut cédé à la ville de Nantes avec l’obligation d’y créer un jardin exotique et de l’ouvrir au public. Le parc a accueilli des collections de la chaire d’agronomie tropicale de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes.

La serre abrite une collection de plantes tropicales unique en Francehttps://www.rtbf.be/article/voyage-...

Agrandir l’image - La serre abrite une collection de plantes tropicales unique en France © D.R.

La rénovation du parc et des serres, qui abritent une collection de plantes exotiques unique en France, commencée dans les années 1990, invite le promeneur à se familiariser avec des plantes des régions chaudes du globe, s’étendant de la Méditerranée aux tropiques. Le parc héberge des plantes comme le caféier, le cacaoyer, le papayer, l’ananas, l’ylang-ylang, le jasmin, le teck, l’ébène, l’arbre à pain ou encore l’arbre à lait…

Fabienne Padovani – Responsable des Parcs et Jardins de la Ville de Nantes : ’Le fait que le jardin soit dans un endroit protégé avec peu de vent cela permet aussi aux plantes de pouvoir pousser et puis on les protège. Avec le savoir-faire de tous les jardiniers, on obtient de très beaux endroits avec de très belles ambiances. Dès qu’il fait beau, le site devient un lieu de pique-nique où il est agréable de se détendre.’

Le parc accueille différents milieux des 5 continents et offre un parcours à travers les paysages naturels et champs cultivés du monde.

Le parterre à la française

Constitué de parcelles de pelouses et de sols sablés, entouré de petites haies et ponctué d’ifs taillés en cônes, le parterre à la française se trouve devant le château du parc.

Le parc, ouvert au public, appartient à la ville de Nantes.https://ds.static.rtbf.be/article/i...

Agrandir l’image - Le parc, ouvert au public, appartient à la ville de Nantes. © D.R.

La rocaille méditerranéenne

On pourrait se trouver dans le Var, sur le massif des Maures ou celui de l’Esterel avec des cyprès de Provence et des oliviers le tout mis en scène dans une atmosphère de rocaille agrémentée des végétaux méditerranéens : lavandes, thyms, romarins, cistes, pins parasols, lauriers roses, chamaerops, figuiers, etc… En mai, les cistes sont en pleine floraison. Les buissons se couvrent de ces fleurs aux pétales qui sont comme du papier chiffonné. Elles ne durent qu’une seule journée. Une autre particularité des cistes : ils sont pyrophytes. Les feux de maquis favorisent la germination des graines.

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La rocaille méditerranéenne du parc du Grand Blottereauhttps://www.rtbf.be/article/voyage-...

https://ds.static.rtbf.be/article/i...Agrandir l’image - La rocaille méditerranéenne du parc du Grand Blottereau © D.R.

Le jardin naturel

Inauguré en 2008, il est le fruit d’un partenariat entre le service des espaces verts et de l’environnement de la Ville de Nantes et le lycée horticole du Grand Blottereau. Toute l’année durant, il est un support pédagogique pour les élèves du lycée afin de tester les différentes techniques de jardinage respectueuses de l’environnement.

Le jardin naturel du parc du Grand Blottereau

Agrandir l’image - Le jardin naturel du parc du Grand Blottereau © D.R.

Le bayou américain

On est ici dans un paysage marécageux de Louisiane avec une étendue d’eau calme et peu profonde. Ces marécages peu profonds permettent le développement d’une foule de plantes aquatiques comme le Lotus américain, le Pontederia ou le Thalia. L’arbre roi des bayous, c’est le cyprès chauve. On l’appelle ainsi car il perd son feuillage en automne après avoir offert de magnifiques teintes orange. Ils poussent dans les zones humides grâce à leurs pneumatophores, des excroissances qui sortent de l’eau pour capter l’air.

Le bayou du parc du Grand Blottereau

Agrandir l’image - Le bayou du parc du Grand Blottereau © D.R.

Le jardin coréen

Inauguré en 2006, sa superficie de près d’un hectare en un des plus grands jardins coréen d’Europe. Tout l’art du jardin coréen s’offre aux visiteurs : le pavillon traditionnel représente la culture humaine, un bassin dont la forme rectangulaire symbolise la terre, l’’île représentant le ciel. Le pin, planté sur cette île, vient en résonance de la nature.

Déployé sur près d’un hectare, le jardin coréen du parc du Grand Blottereau est le plus grand d’Europe.

Agrandir l’image - Déployé sur près d’un hectare, le jardin coréen du parc du Grand Blottereau est le plus grand d’Europe. © D.R.

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    À Nantes, bientôt un centre dédié à la biodiversité au château du Grand-Blottereau - Ouest-France Noa DARCEL. Publié le 01/08/2024 à 19h13
    Le château du Grand-Blottereau, à Nantes, va enfin retrouver vie. Construit au XVIIIe siècle, il subira, à partir de 2027, une phase de restauration pour devenir un centre dédié à la biodiversité.

Les travaux de rénovation du château débuteront en 2027.Agrandir l’image

Les travaux de rénovation du château débuteront en 2027. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le château du Grand-Blottereau retrouvera corps et vie à l’horizon 2030. Après une phase de rénovation, l’édifice du XVIIIe siècle deviendra un centre international de la biodiversité. L’objectif : en faire un lieu d’animation et de vulgarisation scientifique à destination des scolaires et du grand public. Ce centre permettra « de faire découvrir la biodiversité urbaine, donc la faune et la flore présentes naturellement dans la métropole, mais aussi la biodiversité mondiale », précise Nantes métropole. Un projet d’ampleur qui passera notamment par des travaux d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, au rez-de-chaussée comme au premier étage du château. Le chantier débutera en 2027.

Plusieurs tentatives de rénovation

Ce n’est pas la première fois que l’édifice est en passe d’être rénové. Déjà, à la fin des années 1980, une campagne de travaux de restauration du château, classé monument historique, avait été menée. Mais n’avait pas été complètement aboutie. Une trentaine d’années plus tard, en 2008, une deuxième opération est lancée dans le but d’utiliser les lieux en tant que bureaux, salles de réception, d’exposition et de mettre fin à leur lente agonie. Une nouvelle fois, ça tombe à l’eau… Alors, cette fois-ci pourrait bien être la

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© Ouest-France - Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/a-nantes-bientot-un-centre-dedie-a-la-biodiversite-au-chateau-du-grand-blottereau-ce56f558-4fec-11ef-b169-5a3a31fb9518

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    Une alimentation de qualité pour tous : l’idée en germe en Loire-Atlantique – Document publié par ‘Ouest-France Vanessa RIPOCHE. Publié le 14/06/2023 à 16h44
    Paysans, associations, épiceries solidaires s’associent pour créer une caisse commune de l’alimentation sur le territoire ligérien. Le projet, embryonnaire, permettrait à chacun de bénéficier de 150 € par mois pour se nourrir sainement moyennant cotisation. Une véritable « sécurité sociale alimentaire ».

Une caisse commune de l’alimentation pourrait voir le jour en Loire-Atlantique. À Nantes, une réunion ouverte au public a lieu le 16 juin 2023. L’idée est de rendre accessible une alimentation saine au plus grand nombre. | MATHIEU PATTIER / OUEST FRANCE

Quand on va chez le médecin, la consultation est prise en charge par les cotisations des salariés et des employeurs, quels que soient ses revenus. Décliné à l’alimentation, il s’agit de rendre accessible une nourriture saine et respectueuse de l’environnement au plus grand nombre. En versant 150 € par personne et par mois à chacun afin d’acheter yaourts, fruits, légumes, etc. chez des producteurs, locaux, bio ou non. Les personnes versent une cotisation en fonction de leurs revenus.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMzA2MGFhOTg3YjY1OTBhNmE1YjMzMDVjOTA3NTdkZjY0MTY?width=940&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=0667e995f0e56a7240d627e599716cba9088a9f8f6c659a4756416343c9a7b8dAgrandir l’image

Le projet promeut une agriculture paysanne et locale. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Un contre-pied à l’agro-industrie et aux produits manufacturés ultra-transformés. À l’échelle de l’Hexagone, un projet est porté par un collectif d’associations depuis 2019, qui défend le principe de sécurité sociale alimentaire (SSA) pour tous, avec un caractère universel. Le Conseil national de l’alimentation a rendu un avis positif à ce sujet dans ses recommandations, fin 2022. Cependant, sans volonté politique, difficile de le mettre en place.

Pourquoi ce projet ?

L’aide alimentaire nourrit environ sept millions de Français. « Elle a été pensée pour répondre à des situations d’urgence, pas pour autant de personnes », précise Guillaume Hernandez, directeur de Vrac, association qui compte 465 foyers adhérents dans les quartiers prioritaires de la métropole nantaise et a créé sept groupements d’achat. Le principe de la SSA est de rendre accessible l’alimentation. « On sort de la précarité pour avoir une approche plus démocratique de l’alimentation », explique Julien Noël, chercheur en géographie et consultant scientifique pour la fondation Carasso. «  On ne luttera pas contre la précarité si on ne met pas en place la SSA, ajoute Émilie Sarrazin, présidente de Vrac. Bien manger a un effet sur la santé, il faut aussi le prendre en compte. »

Ce n’est pas destiné qu’aux plus démunis. « Des personnes qui en ont les moyens n’achètent pas bio ou local, constate Audrey Lacroix, de la ferme du Limeur à La Chapelle-sur-Erdre et présidente du GAB 44 (Groupement d’agriculteurs bio). Il y a des préjugés sur le bio qui collent à la peau, comme : « ça coûte cher. » »

Où en est-on ?

Ça bouge à l’échelle de la métropole nantaise. Une réunion avec les acteurs intéressés a rassemblé une centaine de personnes, le 30 mars dernier. « On pensait être dix. En fait il y a un vrai engouement. »

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMzA2MWMwMzBlNTZhMmFhYWUzOThkMjVjYjk0ZGU1ZTJlYTM?width=940&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=b43cdc14cee12cca1b3f842c6c2f250b8b51a6cd119fbb949d311cf2901def37Agrandir l’image

Le 30 mars 2023, à Nantes, plusieurs dizaines de personnes étaient réunies autour de ce projet de caisse commune de l’alimentation | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le réseau Vrac, qui porte le projet localement, compte sur des financements publics : la Ville, la Métropole, le Département et l’État. « On estime la part des collectivités à 20 ou 30 % et le reste reposant sur les cotisations, avance Guillaume Hernandez. Les entreprises pourraient mettre la main à la poche à hauteur de 5 à 10 %. »

À Montpellier, une expérimentation avec 200 habitants est en cours.

Comment cela se déclinerait à Nantes ?

Il s’agirait par exemple de créer une caisse commune alimentaire à l’échelle d’un quartier nantais, associé à un territoire rural de Loire-Atlantique, peut-être dans le Pays de Retz où existe une dynamique. Deux cents personnes de milieux sociaux différents pourraient en bénéficier. Et aller faire leurs courses dans des lieux « conventionnés » : marchés, épiceries, lieux éphémères… Pour que ça marche, il faut que ce soit à proximité de chez soi, constatent les acteurs. L’idée est de « redonner le choix des produits aux personnes, ce qu’ils n’ont pas dans l’aide alimentaire », observe Julien Noël. Un comité de citoyens décidera des critères et produits à retenir pour contractualiser avec les producteurs. Le volet démocratique du projet.

Si vous êtes intéressés… - Une conférence gesticulée a lieu vendredi 16 juin, à 18 h 30, au centre socio culturel du Jamet, quartier Bellevue, à Nantes.

Alimentation Consommation Pauvreté Nantes Loire-Atlantique Pays de la Loire

© Ouest-France - Source : https://www.ouest-france.fr/societe/alimentatio/une-alimentation-de-qualite-pour-tous-lidee-en-germe-en-loire-atlantique-9c843544-0534-11ee-ba1e-f829400390d5

Fichier:Logo Ouest-France.svg — Wikipédia

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Annonce - Une journée sur l’empreinte carbone dans les trajectoires pour les activités agricoles et agroalimentaires - [Inscriptions ouvertes] : 19 septembre 2024 – Lieu : Campus Bordeaux Sciences Agro - 1 Cr du Général de Gaulle, 33170 Gradignan

Accessible en présentiel et à distance. Le jeudi 19 septembre 2024, Inrae, Agreenium et Bordeaux Sciences Agro, vous proposent une journée pour faire le point sur les innovations dans la réduction de l’empreinte carbone dans les activités agricoles et agroalimentaires.

Inscriptions ouvertes (accessible en présentiel à et distance pour les parties en plénière)

Programme
_  
8h30 : Accueil des participants – Café de bienvenue

9h00 : Accueil - Sabine Brun, Directrice générale de Bordeaux Sciences Agro
Introduction de la journée par Lionel Jordan-Meille (Bordeaux Sciences Agro),
Présentation du programme par Aurélie Gauguery (INRAE)

9h15 : Changement climatique et activités agricole et alimentaire : trajectoires d’évolution du climat et enjeux pour les secteurs agricole et alimentaire - Sophie Szopa (Institut Pierre-Simon Laplace, membre du GIEC)

9h45 : La contribution des secteurs agricole et agroalimentaire à la neutralité carbone : scénarios prospectifs et trajectoires réalistes - Yves Leroux (ENSAIA/Université de Lorraine)

10h15 : Les innovations dans les systèmes agricoles pour réduire l’empreinte carbone - Animation : Lionel Jordan-Meille (Bordeaux Sciences Agro), avec le regard d’un économiste sur les conditions économiques et sociales pour la diminution de l’empreinte carbone en élevage : Elodie Letort (INRAE)
Deux expériences de recherche-développement :
La réduction des émissions de N2O par les sols, par la gestion de la fonction permettant la réduction de N2O en N2 - Catherine Hénault (INRAE)
- La réduction des émissions de CH4 par la transformation des systèmes agricoles - Jean-Baptiste Dolle (IDELE)

11h30 : Les innovations dans la réduction de l’empreinte carbone par les intrants agricoles et agroalimentaires - Animation : Olivier Rouaud (Oniris Vetagro Bio)
Deux expériences d’innovations :
– Dans l’industrie des engrais azotés - avec Cédric Boudes (Société YARA)
- Dans l’industrie agro-alimentaire - avec Olivier Barrault (Elodys)

12h20 : Quelles avancées sur la réduction des GES en agriculture, 10 ans après le CIAG de 2014 ? - Sylvain Pellerin (INRAE)

12h30 : REPAS

13h45 : Les conditions d’une contribution forte de l’agriculture à la neutralité carbone dans la société (non accessible à distance)

Quatre ateliers en parallèle s’appuyant sur des projets de recherche-développement, avec quatre entrées différentes :
1 – La réduction des GES dans l’industrie agro-alimentaire (animation : Sébastien Curet, Oniris Vetagro Bio), avec le témoignage d’Hugo Bonzano (OID Consultants)
2 – Les conditions de maintien de filières animales dans la perspective de la neutralité carbone (animation : Philippe Lescoat, AgroParisTech), avec le témoignage de Guillaume Vanderberghe (éleveur) et Xavier Barat (InnovEco2)
3 – La transition énergétique en agriculture et son apport dans la neutralité carbone (animation : Jean-Philippe Steyer (Inrae), avec le témoignage de Sylvain Frédéric (Enervivo)
4 – La gestion de l’empreinte carbone par les systèmes alimentaires locaux (animation : Yannick Biard, Cirad), avec le témoignage Paul Mazerand (Terres en ville)

15h45 Pause

16h00 : Des propositions pour une contribution forte de l’agriculture à la neutralité carbone : Trois Idées-force ressorties dans chacun des ateliers

16h15 : Quels modèles de transformation des systèmes agri-alimentaires pour une neutralité carbone dans la société ? - table ronde animée par Claire Rogel-Gaillard (INRAE)
- Jérôme Mousset (ADEME)
- Carine Barbier (CNRS - CIRED)
- Jean-Louis Dubourg (Chambre d’agriculture de la Gironde)
- Philippe Sommer (La Coopération agricole Nouvelle Aquitaine)

Contact : aurelie.gauguery@inrae.fr

Documents à télécharger :

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Date de modification : 04 juillet 2024 | Date de création : 05 mars 2024

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 06/08/2024

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Agriculture Alimentation Biodiversité Nantes.14

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

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