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"Actualités sur le climat et ses dérèglements : HCC réclame "un cap clair pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050" et "Construire un monde meilleur, c’est être capable d’envisager qu’un tel monde soit possible" (Hannah Ritchie)" par Jacques Hallard

dimanche 30 juin 2024, par Hallard Jacques


ISIAS Climat Neutralité carbone Forçage radiatif

Actualités sur le climat et ses dérèglements : HCC réclame ’un cap clair pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050’ et ’Construire un monde meilleur, c’est être capable d’envisager qu’un tel monde soit possible’ (Hannah Ritchie)

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 24/06/2024

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Page d’humour

Réseau Action Climat on X : ’La biodiversité et le climat sont en crise et les solutions pour l’une doivent profiter à l’autre. A la #COP28, les Etats ne doivent pas oublier la

Conversation - La biodiversité et le climat sont en crise et les solutions pour l’une doivent profiter à l’autre. A la #COP28, les Etats ne doivent pas oublier la biodiversité, essentielle pour un monde plus résilient et alliée naturelle indispensable pour atteindre la neutralité carbone. Réseau Action Climat - @RACFrance

https://pbs.twimg.com/profile_images/1614908838972477442/boT_78Ui_x96.jpghttps://x.com/RACFrance

La Chine vise la neutralité carbone d’ici 2060 - 25 avril 2021 / L’actu de Sanaga /

dessin presse humour Chine neutralité carbone image drôle Xi Jinping pouvoir

La Chine vise la neutralité carbone d’ici 2060 - « – Et pourquoi pas avant ? - – Parce que avant je serais encore au pouvoir. » - - (Caricature Xi Jinping – Dessin du 24 avril 2021) – Source : https://www.blagues-et-dessins.com/wp-content/uploads/2021/04/la-chine-vise-la-neutralite-carbone-d-ici-2060.jpg

La conso s’engage : les salariés, futurs ambassadeurs de la RSE

In Les salariés, futurs ambassadeurs de la RSE – Source : https://www.lsa-conso.fr/les-salaries-futurs-ambassadeurs-de-la-rse,415831 - « RSE : la responsabilité sociétale des entreprises ou responsabilité sociale des entreprises désigne la prise en compte par les entreprises, sur une base volontaire, et parfois juridique, des enjeux environnementaux, sociaux, économiques et éthiques dans leurs activités… - Wikipédia


Préambule

Quelques informations préliminaires pour commencer ce dossier conçu avec une visée didactique

HCC - Le Haut conseil pour le climat (HCC) est un organisme indépendant chargé d’évaluer l’action publique en matière de climat, et sa cohérence avec les engagements européens et internationaux de la France, en particulier l’Accord de Paris, l’atteinte de la neutralité carbone en 2050, et le respect des budgets carbone de la France… - Source : https://www.hautconseilclimat.fr/a-propos/

Hannah Ritchie est une ‘data scientist’ écossaise, chercheuse principale à l’Université d’Oxford à l’Oxford Martin School et rédactrice adjointe de ‘Our World in Data’… Wikipédia (anglais) - Date de naissance : 1993 (Âge : 31 ans) - Enseignement : Université d’Édimbourg - Notoriété : Our World in Data

Neutralité carbone - En climatologie et en matière de politique climatique, la neutralité carbone est un état d’équilibre à l’échelle mondiale entre les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine et leur retrait de l’atmosphère par l’homme ou de son fait. La différence entre les gaz émis et extraits étant alors égale à zéro, la neutralité carbone est également désignée par l’expression « zéro émissions nettes » (ZEN) ou encore « zéro net » (en anglais net zero).

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, atteindre la neutralité carbone au niveau mondial avant 2050 est présenté par de nombreuses institutions (GIEC, CCNUCC, etc.) comme une nécessité pour limiter la hausse des températures à +2 °C, voire +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Cela constitue un des objectifs majeurs de l’accord de Paris de 2015, qui a été le premier accord international à utiliser le concept forgé en 2005.

Dans l’intervalle, l’objectif de neutralité carbone a été décliné à l’échelle de pays, et de manière plus controversée, de territoires, de villes, d’entreprises, de produits ou d’évènements, en faisant le plus souvent appel, en partie ou exclusivement, à des mécanismes de compensation carbone relevant souvent de l’éco-blanchiment. De ce fait, la neutralité carbone a pu être confondue pendant un temps, à des fins de communication et de marketing, avec la compensation carbone.

Les scientifiques s’accordent à dire qu’atteindre la neutralité carbone mondiale nécessite en premier lieu de réduire drastiquement et rapidement les émissions brutes de gaz à effet de serre ; l’élimination de gaz déjà présents dans l’atmosphère ne pouvant être utilisé que pour les émissions résiduelles. Sur cette base, des standards tels le Science Based Targets (SBTi) à destination des entreprises retiennent une réduction de 90 % des émissions brutes et un maximum de 10 % de compensation carbone. On distingue généralement au sein des émissions négatives les méthodes utilisées par l’homme pour restaurer, sauvegarder ou renforcer la capacité d’absorption des puits de carbone naturels (forêts, sols et océans) et les méthodes faisant appel à la technologie, appelées « technologies d’émissions négatives » (TEN).

Le concept de neutralité carbone est critiqué pour le flou qui l’entoure et son potentiel d’interprétation. Certains redoutent que la prise en compte d’émissions négatives dans les scénarios visant à atteindre la neutralité carbone conduise à négliger ou retarder les efforts de réduction des émissions. Selon eux, ces scénarios ne sont pas crédibles car les technologies d’émissions négatives ne sont pas encore éprouvées, sont d’un coût très élevé, ou ont des répercussions négatives sur d’autres limites planétaires, et parce que la restauration ou le renforcement des puits naturels de carbone (forêts, sols et océans) fait l’objet de limites…

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/20/Status_of_net-zero_carbon_emissions_targets_map.png/220px-Status_of_net-zero_carbon_emissions_targets_map.pngContrôle-clic sur l’image pour agrandir

Statut des objectifs de neutralité carbone par pays en octobre 2023. Les critères de calcul de la neutralité carbone peuvent varier d’un pays à l’autre…

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_carbone

Rappel de 2015 en bref - Le changement climatique et la Cop 21 en 4 minutes - Fondation Hirondelle - 03 décembre 2015

Comprendre le changement climatique et la Cop 21 en 4 minutes ! Une vidéo produite pour la couverture médiatique de la Fondation Hirondelle à la Cop 21 à Paris en 2015.

https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_lD0jMEbWSpCcb7c1YotdZ--SSeDrpwIKSnL5AWZ2nWwIM=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjFondation Hirondelle

Source : https://www.youtube.com/watch?v=VFKinrwOm7A

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Introduction

Ce dossier reprend ce sempiternel sujet du climat et de la neutralité carbone.

Aux douloureuses et tragiques conséquences des dérèglements climatiques qui font toujours l’actualité dans les média, il est souligné qu’en France, malgré les mesures efficaces prises, « le Haut Conseil pour le climat demande à l’état à prendre ses responsabilités pour protéger la population »…

Une annexe ajoutée aborde le forçage radiatif…

Les documents choisis à l’appui de ce dossier sont indiqués dans le sommaire ci-après

Dernière minute > Actualité L’incroyable séquence de chaleur record sur Terre qui a commencé en juin 2023 s’est poursuivie jusqu’en mai

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Sommaire

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Valérie Masson-Delmotte

• 3e et + - Directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, Paris Saclay- - Voir le profil complet

📢 Voici la réactualisation 2024 d’indicateurs clés de l’état du hashtag#climat 🌐, et de l’influence humaine sur celui-ci.

Le rapport du hashtag#GIEC de 2021 s’appuyait sur des observations disponibles jusqu’à 2019-2020. Le prochain rapport du GIEC est attendu vers 2027.

Notre mise à jour annuelle renforce la transparence et la cohérence entre rapports successifs, pour informer la prise de décision hashtag#UNFCCC.

Aperçu de l’image

Points clés :

- les émissions de gaz à effet de serre de 2022 sont au niveau de celles de 2019 et 2021 (70% proviennent des énergies fossiles) - estimations préliminaires pour celles de CO2 en 2023 proches de celles de 2022

- les émissions de composés à courte durée de vie (hors méthane) montrent un rebond (post-COVID) des émissions de soufre et un record d’émissions de carbone organique et d’ammoniac (incendies Canada)

- nouveaux records des niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le changement climatique affecte les émissions de méthane des zones humides tropicales

- le forçage radiatif dû aux activités humaines a augmenté d’environ 2,6% depuis l’estimation de 2019 – [Voir l’Annexe sur le forçage radiatif]

- le déséquilibre du bilan d’énergie de la Terre s’accentue pour chaque période de 20 ans successive depuis 1974 (+21% par rapport à l’évaluation GIEC 2021). Implications pour les réponses à venir des composantes lentes (océan profond, glaciers, calottes) et la montée du niveau de la mer induite par les émissions historiques (non réévaluées)

- nouveau record d’anomalie de température de surface globale observée en 2023 (par rapport à 1850-1900) à 1,43°C, avec l’augmentation entre 2022 et 2023 parmi les 3 + fortes observées lors d’évènements El Nino

- le réchauffement planétaire observé sur 2014-2023 atteint 1,19°C. Le réchauffement dû à l’influence humaine (attribution) est estimé à 1,19°C pour 2014-2023 (= observé) et 1,31°C pour 2023. En 2023, le réchauffement observé est + fort (1,43°C) : la variabilité naturelle (El Nino etc) s’est ajoutée à la tendance due aux activités humaines

- nouveau record du rythme du réchauffement attribué à l’influence humaine à 0,26°C sur la dernière décennie - cohérent avec l’augmentation du forçage radiatif sur cette période

- le budget carbone résiduel compatible avec une limitation du réchauffement à 1.5°C (50% de chance) est réactualisé pour 2024 à 200 milliards de tonnes de CO2 (5 ans d’émissions au niveau actuel, 60% plus bas que l’estimation pour 2020)

- cette étude souligne l’intensification de l’influence humaine sur le climat. De fortes réductions d’émissions de gaz à effet de serre, comme celles qu’impliquent les engagements de la COP28, pourraient réduire de moitié d’ici 20 ans le rythme de réchauffement. Il n’est pas encore possible de discerner si la hausse des émissions de CO2 s’est arrêtée.

🔎 Site de visualisation de ces indicateurs clés :
https://lnkd.in/gtJHu-X5

📘 Article complet (59 scientifiques, 44 institutions) :
https://lnkd.in/dc27AhXU

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Source : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7204005585946578944/

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  • Inde, Pakistan, Finlande - Plus de 50°C en Inde : le record de température atteint à New Delhi serait lié à une erreur de capteur – Document ‘latribune.fr’ - 29 Mai 2024, 14:45…….
    Une température record de 52,3°C a été enregistrée mercredi après-midi dans la banlieue de New Delhi, à Mungeshpur, par le département météorologique du pays. Néanmoins, cette température résulterait d’un défaut lié à un instrument de mesure. Il n’empêche que les températures restent extrêmement élevées dans le pays.

Une rizière asséchée en Inde. (photo d’illustration)

Une rizière asséchée en Inde. (Photo d’illustration) (Crédits : Amit Dave)

[Article publié le mercredi 29 mai 2024 à 14h45 et mis à jour à 17h50] L’Inde souffre de températures extrêmes. A tel point que le thermomètre a affiché plus de 50 degrés ce mercredi après-midi dans la banlieue de New Delhi, à Mungeshpur. Néanmoins, le service météorologique indien a affirmé en fin de journée que la température record enregistrée dans la capitale pourrait être due à un défaut dans l’instrument de mesure.

La station météo de Mungeshpur, située dans la banlieue de New Delhi, a « signalé une température de 52,9 degrés Celsius, une anomalie par rapport à d’autres stations », a indiqué le Département météorologique du pays dans un communiqué. « Ceci pourrait être dû à une erreur au niveau du capteur ou à un facteur local  », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il examinait « les données et les capteurs ».

Les services météorologiques indiens avaient déjà signalé un précédent record mardi à New Delhi, à 49,9°C.

Malgré la possible anomalie d’une des stations, les températures restent extrêmement élevées. Dans ce contexte, les autorités de la ville de quelque 30 millions d’habitants ont émis une alerte sanitaire rouge pour la journée de mercredi. Elles ont mis en garde contre une « très forte probabilité de développer des maladies liées à la chaleur et des coups de chaud à tous les âges » et appelé à faire preuve d’une « extrême vigilance » envers les personnes vulnérables.

Un risque de pénurie d’eau

Les autorités de New Delhi ont également mis en garde contre un risque de pénurie d’eau. Des coupures d’approvisionnement se sont déjà produites dans certains endroits. La ministre de l’Eau, Atishi Marlena, en a appelé à la «  responsabilité collective » des habitants pour éviter les gaspillages, a rapporté mercredi le journal Times of India.

« Pour résoudre le problème de la pénurie d’eau, nous avons pris une série de mesures telles que la réduction de l’approvisionnement en eau de deux fois par jour à une fois par jour dans de nombreuses régions », a déclaré Atishi Marlena, selon l’Indian Express. « L’eau ainsi économisée sera rationnée et distribuée aux zones (confrontées) à une pénurie d’eau et où l’approvisionnement ne dure que 15 à 20 minutes par jour ».

Le débit de la rivière Yamuna, un affluent du Gange très pollué qui traverse New Delhi, est fortement réduit au cours des mois les plus chauds de l’année. Et la capitale indienne dépend presque entièrement des Etats voisins agricoles d’Haryana et de l’Uttar Pradesh, dont les besoins en eau sont énormes.

Une atténuation attendue jeudi

La météo indienne a également mis en garde contre les conséquences de la chaleur sur la santé, en particulier chez les nourrissons, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.

C’est dans l’Etat du Rajasthan que les températures les plus élevées ont été relevées mardi, en raison de vents brûlants, à 50,5°C. La région désertique autour de la ville de Phalodi, dans ce même Etat du nord-ouest de l’Inde, a connu le record historique de 51°C en 2016.

La vague de chaleur dans le centre et le nord-ouest de l’Inde « devrait s’atténuer progressivement » à partir de jeudi, selon la météo indienne. En mai 2022, 49,2°C avaient été relevés dans certains quartiers de la capitale. Les températures caniculaires sont courantes en Inde en été mais selon les chercheurs, le changement climatique entraîne des vagues de chaleur plus longues, plus fréquentes et plus intenses.

53 degrés au Pakistan

Le Pakistan voisin a lui aussi essuyé de fortes vagues de chaleur, avec un pic de température évalué dimanche à 53°C dans le Sindh, province frontalière de l’Inde. Le bureau météorologique du Pakistan a indiqué qu’il s’attendait à ce que les températures baissent à compter de mercredi, mais a prévenu que d’autres vagues de chaleur allaient se produire en juin.

Dans le même temps, les Etats du Bengale occidental et du Mizoram, dans le nord-est du pays, ont été frappés par des vents violents et des pluies torrentielles qui accompagnent le puissant cyclone Remal, qui a ravagé dimanche l’Inde et le Bangladesh, faisant plus de 65 morts. Le département météorologique du Bangladesh a affirmé que ce cyclone était l’un des plus longs que le pays ait jamais connu et a accusé le changement climatique d’être à l’origine de cette durée exceptionnelle.

Vague de chaleur précoce en Finlande

La Finlande a par ailleurs enregistré un mois de mai inhabituellement chaud, avec des températures dépassant les 25 degrés Celsius, un record pour le pays, a déclaré lundi l’institut météorologique à l’AFP. Une alerte a été émise pour la période de mardi à vendredi dans une grande partie de la Finlande en raison des températures qui devraient dépasser les 27°C. « C’est probablement la première fois que nous faisons une alerte à la vague de chaleur en mai », a souligné Iiris Viljamaa, de l’Institut météorologique finlandais, précisant que ce type d’alerte survenait au plus tôt en juin.

Mexico a de son côté battu samedi un nouveau record de chaleur à 34,7 degrés celcius, a annoncé dimanche le service météorologique national, au moment où le pays est aux prises avec une vague de chaleur qui a fait 48 morts depuis mars.

« Dans l’après-midi (de samedi), a été enregistrée la température la plus élevée depuis le début des statistiques, à l’observatoire de Tacubaya, dans la ville de Mexico », a indiqué le service dans un communiqué. « Le précédent record est de 34,4°C, observé le 24 mai, à la même station. » Le Mexique a enregistré 48 décès dus à une forte vague de chaleur observée depuis mars dernier, a déclaré le gouvernement vendredi.

Lire aussi Pourquoi la France doit déjà préparer ses infrastructures à un réchauffement de 4°C

(Avec AFP) - latribune.fr - Partager :

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Source : https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/plus-de-50-c-new-delhi-enregistre-une-temperature-jamais-atteinte-en-inde-998627.html

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  • Arabie Saoudite - À cause de la chaleur, plus de 1.000 pèlerins sont morts pendant le hajj à La Mecque - Le 20/06/2024 à 12:58
    Plus de 900 personnes sont décédées depuis le début du Hajj, un pèlerinage musulman qui se déroule à La Mecque, en Arabie saoudite. 1,8 million de fidèles se sont retrouvés sous de fortes chaleurs avec des températures pouvant atteindre les 52°C à l’ombre

Voir plus à la source > https://www.bfmtv.com/international/a-cause-de-la-chaleur-plus-de-1-000-pelerins-sont-morts-pendant-le-hajj-a-la-mecque-en-arabie-saoudite_VN-202406200554.html

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  • Aux États-Unis et au Mexique, le changement climatique a rendu la récente canicule 35 fois plus probable - Par Le HuffPost avec AFP - Environnement 20/06/2024 12:32
    Le récent épisode de chaleur intense a concerné le sud-ouest des États-Unis, le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Salvador et le Honduras.

ENVIRONNEMENT - Le constat est sans appel. Les experts du réseau de référence World Weather Attribution (WWA) ont analysé le « dôme de chaleur » qui s’est installé au-dessus des États-Unis, du Mexique et de l’Amérique centrale fin mai et début juin. Selon leur étude publiée ce jeudi 20 juin, cette vague de chaleur mortelle est en grande partie due au changement climatique.

Le réchauffement de la planète a rendu le phénomène 35 fois plus probable, selon ces experts, qui se sont appuyés sur les données collectées lors des cinq jours et cinq nuits consécutifs les plus chauds de cet épisode de chaleur intense. Les principales zones géographiques concernées étant le sud-ouest des États-Unis, le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Salvador et le Honduras, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Ils ont conclu que le réchauffement climatique avait dopé de 1,4 °C la température de ces 5 jours, et multiplié la probabilité d’un tel événement par 35, par rapport à un climat sans réchauffement causé par les activités humaines. « Ce 1,4 degré supplémentaire provoqué par le changement climatique a fait la différence entre la vie et la mort pour beaucoup de gens en mai et en juin », a souligné Karina Izquierdo, du Centre pour le climat de la Croix-Rouge.

Au moins 125 personnes ont perdu la vie rien qu’au Mexique, sans compter les milliers de malaises dus à cet épisode de chaleur. « Nous n’avons pas encore tous les détails des morts causées par la chaleur, qui ne sont parfois signalées que des mois après qu’elles soient survenues, quand elles le sont », note toutefois le réseau scientifique.

Les températures extrêmes atteintes dans ces régions ont désormais quatre fois plus de chances de se répéter dans le climat actuel qu’il y a 25 ans, selon l’étude. Un risque à ne surtout pas négliger, puisque la chaleur tue davantage que les ouragans ou les inondations à travers le globe.

Mai 2024, 12 mois de records consécutifs

Ce constat alarmant pour une bonne partie du continent américain s’inscrit dans une période de records de température depuis mars. De plus, le mois de mai 2024 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré dans le monde, devenant le 12e mois consécutif à battre son propre record, selon l’observatoire européen Copernicus.

Les États-Unis sont désormais frappés par une nouvelle vague de chaleur qui touche le nord-est du territoire américain. Les autorités ont déjà averti du risque de voir de nouveaux records de température tomber dans les prochains jours. À Chicago, une telle canicule n’a pas été observée aussi tôt dans la saison depuis 1933, a notamment souligné le climatologue en chef de l’Illinois.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Grèce est frappée par sa première vague de chaleur de l’année, la plus précoce jamais observée lors d’un mois de juin. L’Arabie saoudite déplore quant à elle plus de 1.000 morts lors du grand pèlerinage musulman annuel du hajj. Des décès largement provoqués par la canicule des derniers jours, avec un mercure pouvant atteindre près de 52 °C par endroits.

Dernier cas et non des moindres, l’exemple de l’Inde fini de confirmer l’augmentation drastique des températures, même en pleine saison chaude. Des records de température ont régulièrement été battus depuis un mois avec l’arrivée d’une vague de chaleur exceptionnelle sur le pays le plus peuplé au monde.

À voir également sur Le HuffPost :

Lire aussi : Canicule ou vague de chaleur, on vous explique la différence entre ces deux notions de météo

Lire aussi La France a « plus d’un an de retard » sur ses politiques climatiques, alerte le Haut Conseil pour le Climat

JO de Paris 2024 : basculer les Jeux d’été au printemps ou à l’automne devra être envisagé, selon ce rapport

Plus : Environnement Changement climatique Etats-Unis International Mexique Chaleur Vidéos

Le HuffPost avec AFP -

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Source : https://www.huffingtonpost.fr/environnement/video/aux-etats-unis-et-au-mexique-le-changement-climatique-a-rendu-la-recente-canicule-35-fois-plus-probable_235765.html

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  • États-Unis - Vague de chaleur - Le changement climatique a rendu plus probable une vague de chaleur brutale mexicaine récente, selon un rapport – Traduction du 21 juin 2024 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Climate Change Made Recent Brutal Mexican Heat Wave More Likely, Report Says », par Austyn Gaffney 20 juin 2024, 7 h 36 ET – Document ‘nytimes.com’

Selon un nouveau rapport, la chaleur extrême dans certaines parties de l’Amérique centrale et du sud des États-Unis en mai et au début du mois de juin a été 35 fois plus probable en raison du réchauffement climatique causé par l’homme.

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An aerial view of a turquoise boat in a lake bed.

Un bateau échoué sur le lit sec du lac de Zumpango, au Mexique, le mois dernier. Crédit... Quetzalli Nicte-Ha/Reuters

Les vagues de chaleur mortelles qui ont commencé à travers l’Amérique centrale le mois dernier et ont progressé au Mexique et dans le sud-ouest des États-Unis ont été transformées 35 fois plus probablement par le changement climatique causé par l’homme, selon un nouveau rapport de World Weather Attribution, une organisation internationale de climato-climatistes.

À l’échelle mondiale, les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes, plus longues et plus chaudes à mesure que les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmentent à partir de la combustion de combustibles fossiles pour l’énergie. Cette semaine, de larges pans des États-Unis ont connu une chaleur record et des dizaines de personnes sont mortes au milieu d’une chaleur intense au cours du pèlerinage du Hajj de cette année.

« Les résultats de notre étude devraient être considérés comme un autre avertissement que notre climat se réchauffe à des niveaux dangereux », a déclaré Izidine Pinto, chercheur à l’Institut météorologique royal des Pays-Bas qui a travaillé sur l’analyse, dans un communiqué.

Voir les températures à travers les États-Unis et dans le monde.

Les scientifiques ont examiné les données de température de cinq jours des températures les plus chaudes de la journée et de la nuit entre la fin mai et le début du mois de juin et ont comparé les températures enregistrées avec une planète hypothétique dans laquelle les humains n’avaient jamais émis de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

La chaleur extrême que les scientifiques étudiés ont été causées par un dôme thermique, où des cieux clairs et ensoleillés ont rayonné l’air chaud piégé près du sol par un système météorologique à haute pression. Les températures excessives ont été exacerbées par les boucles de rétroaction causées par une sécheresse en cours, en particulier au Mexique, et par des températures plus élevées dans l’océan Pacifique et les Antilles.

« Il s’agit essentiellement du même dôme de haute pression que celui qui a commencé au-dessus de l’Amérique centrale, a gonflé jusqu’au sud-ouest, et qui se trouve maintenant au-dessus du côté oriental des États-Unis », a déclaré Shel Winkley, un météorologue et spécialiste de l’engagement météorologique et climatique et sur le climat avec ‘Climate Central’, une organisation à but non lucratif pour les communications climatiques.

Ce niveau de chaleur était autrefois une occurrence en une seule fois en 2000, mais avec la quantité de réchauffement qui s’est produite depuis, la personne moyenne pourrait connaître un tel événement cinq ou six fois dans sa vie.

La chaleur dans la région incluse dans le rapport a provoqué des incendies de forêt, des coupures de courant et une mort massive de singes en voie de disparition. Selon l’étude, les températures dangereuses au Mexique ont causé au moins 125 décès depuis mars 2024, ainsi que plus de 2.300 cas de coup de chaleur.

Two men in the shade of a tree drinking water from plastic bottles.

Les gens qui boivent de l’eau froide livrée par les membres de la Protection civile pendant une vague de chaleur, à Monterrey, au Mexique, le mois dernier. Crédit Daniel Becerril/Reuters

Le rapport a été publié après que le Mexique ait enregistré sa journée la plus chaude, lorsque les températures ont culminé à 125 degrés Fahrenheit [soit (125 °F − 32) × 5/9 = 51,667 °C] dans le désert de Sonora. Les records de température ont également été battus au Guatemala et au Honduras, avec Mexico, Las Vegas, Phoenix et Death Valley en Californie.

[Le désert de Sonora, parfois appelé désert de Gila, est la plus grande zone désertique de l’Amérique du Nord. Il occupe une superficie de 320.000 km² dans le sud-ouest des États-Unis et dans le nord du Mexique… - Wikipédia ]

« Les décès dus à la chaleur sont souvent sous-estimés », a déclaré Karina Izquierdo, conseillère urbaine pour l’Amérique latine et les Antilles du Centre pour le climat de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et qui a contribué au rapport.

Les décès liés à la chaleur ont tendance à être confirmés des mois après la survenue de la chaleur, s’ils sont signalés. Pourtant, la chaleur est le non. 1 tueur lié aux intempéries, et des dizaines de groupes environnementaux et de main-d’œuvre poussent l’Agence fédérale de gestion des urgences à déclarer la chaleur comme une catastrophe majeure.

Certains des groupes les plus à risque sont les travailleurs agricoles, les ouvriers du bâtiment et les vendeurs ambulants qui sont exposés directement, Mme. Izquierdo a déclaré, avec les personnes non logées, les personnes enceintes, les jeunes enfants et les adultes plus âgés.

Elle a déclaré : « Les réfugiés et les migrants en transit sont particulièrement vulnérables en raison du long et des exigeants en voyage », ce qui inclut l’exposition à des températures élevées. Entre le 31 mai et le 10 juin, huit corps de migrants potentiels ont été trouvés dans les zones frontalières du sud du Nouveau-Mexique et de l’ouest du Texas, alors que la région connaissait une chaleur excessive.

https://static01.nyt.com/images/2024/08/05/mexico-water-image/mexico-water-image-threeByTwoSmallAt2X.jpghttps://www.nytimes.com/2024/05/18/...https://www.nytimes.com/2024/05/18/...

La ville de Mexico manque d’eau depuis longtemps. La crise s’aggrave. Un système de barrages et de canaux pourrait bientôt être incapable de fournir de l’eau à l’une des plus grandes villes du monde, une confluence de croissance incontrôlée, d’infrastructures en ruine et d’un climat changeant. 18 Mai 2024 -

Heat Wave Pummels Eastern U.S. for 4th Consecutive Day : Live Updates

Here’s what to know about the heat.

You’re not imagining it. Summers are getting hotter.

Here’s how heat affects the brain.

The United States is facing hotter heat waves, but one of the worst was in 1936.

How to stay cool indoors during the heat wave.

Austyn Gaffney est une journaliste couvrant le climat et un membre du cours de bourses 2024-25 Times, un programme destiné aux journalistes au début de leur carrière. En savoir plus sur Austyn Gaffney

Ce qu’il faut savoir en cas de chaleur extrême :

EN - What to Know During Extreme Heat

Les conséquences physiques de la chaleur : Les températures élevées peuvent soumettre le corps à un stress immense. Voici à quoi cela ressemble.

Effet sur le cerveau : Même si la chaleur peut avoir un impact alarmant sur notre corps, elle peut également altérer la cognition et nous rendre irritables, impulsifs et agressifs.

Rester au frais à l’intérieur : Il fait trop chaud pour sortir ? Voici comment être à l’aise dans votre maison, avec ou sans climatisation.

Médicaments : Certains antidépresseurs, médicaments contre la tension artérielle et autres médicaments vous rendent plus vulnérable aux maladies liées à la chaleur.

Voyages : Les conditions étouffantes pourraient avoir un impact sur vos projets de voyage cet été. Utilisez ces conseils et précautions pour vous protéger ainsi que vos dollars de vacances.

Crème solaire : quelle quantité de SPF est suffisante ? Le minéral est-il meilleur que le chimique ? Nous avons les réponses à quelques questions courantes sur la crème solaire.

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© 2024 The New York Times Company - Source : https://www.nytimes.com/2024/06/20/climate/climate-change-mexico-heat-wave.html

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  • La catastrophe climatique est dépassée : mais ’L’optimisme apocalyptique est à l’ordre du jour’ – Traduction par Jacques Hallard d’un article intitulé « Climate Doom Is Out. ‘Apocalyptic Optimism’ Is In » - Par Alexis Soloski le 21 avril 2024
    Se concentrer sur les catastrophes n’a pas modifié la trajectoire de la planète. Une approche plus optimiste montrera-t-elle la voie à suivre ?

Écoutez cet article · 11:07 min En savoir plus

Alexis Soloski

La philanthrope Kathryn Murdoch donne la priorité aux dons aux causes environnementales depuis plus d’une décennie. Selon elle, elle comprend parfaitement à quel point la planète deviendra inhospitalière si l’on ne s’attaque pas au changement climatique. Et elle et ses collègues ont passé des années à essayer de le faire comprendre.

’Nous avons crié’, a-t-elle déclaré. ’Mais crier ne vous mène pas bien loin.’

C’était un matin du début du printemps. Murdoch et Ari Wallach, auteur, producteur et futuriste, venaient de sortir leur nouvelle série documentaire PBS, « Une brève histoire du futur », et avaient participé à un appel vidéo pour en faire la promotion – poliment, sans crier. Tourné en cinéma, dans une heure d’or sans fin, la série de six épisodes suit Wallach à travers le monde alors qu’il rencontre des scientifiques, des activistes et occasionnellement des artistes et des athlètes, tous optimistes quant à l’avenir. Un épisode peut inclure une visite dans un village flottant ou une conversation sur l’intelligence artificielle avec le musicien Grimes. Dans une séquence, des biologistes marins restaurent avec amour un polype corallien réhabilité sur un récif. L’ambiance est douce, pleine d’espoir, voire rêveuse. Ce qui est délibéré.

’Il y a de la place pour crier’, a déclaré Wallach. ’Et il y a de la place pour rêver.’

« Une brève histoire du futur » rejoint certains livres et émissions récents qui offrent une vision plus optimiste de ce à quoi pourrait ressembler un monde en proie – ou juste au-delà – d’une catastrophe mondiale. L’optimisme climatique par opposition au fatalisme climatique.

Dans « Pas la fin du monde : comment nous pouvons être la première génération à construire une planète durable », Hannah Ritchie soutient que de nombreux marqueurs de catastrophe sont moins graves que ce que le public imagine (déforestation, surpêche) ou facilement résolubles (plastique dans les océans). . Dans « Fallout », l’adaptation télévisée du jeu vidéo populaire qui a récemment fait ses débuts sur Amazon Prime Video, l’apocalypse (nucléaire, non liée au climat) donne lieu à une terre dévastée, à divers mutants et à de nombreux divertissements loufoques et kitsch : l’apocalypse légère.

« La vie telle que nous la connaissons (peut-être) », un livre de Bill Weir, correspondant en chef pour le climat de CNN, structuré comme une série de lettres à son fils, se concentre sur le potentiel humain et la résilience. Et « Saving Ourselves : From Climate Shocks to Climate Action » de Dana R. Fisher affirme que les perturbations du changement climatique pourraient finalement créer un mouvement de masse qui conduirait à de meilleurs résultats mondiaux. Fisher, un sociologue, a inventé le terme « optimisme apocalyptique » pour décrire la conviction selon laquelle les humains peuvent encore éviter les pires ravages du changement climatique.

Face à l’apocalypse, ces œuvres insistent toutes sur l’importance de l’espoir. Ils croient que l’optimisme, aussi nuancé ou durement gagné soit-il, peut-être ce qui nous poussera finalement à agir. Même si les Américains sont moins susceptibles que leurs homologues des pays développés d’apprécier les menaces que représente le changement climatique, des sondages récents montrent qu’une majorité significative d’Américains sont désormais d’accord sur le fait que le changement climatique est réel et qu’une plus petite majorité est d’accord sur le fait qu’il est d’origine humaine et nocif. . Et pourtant, presque aucun expert ne pense que nous en faisons suffisamment – ​​en termes de technologie, de législation ou de pression politique – pour atténuer ces dommages.

Les allusions catastrophiques n’ont pas réussi à nous motiver. Peut-être travaillerons-nous à un avenir meilleur si nous sommes convaincus que celui-ci, avec ou sans mutants, est possible. Lorsqu’il s’agit de catastrophe climatique, notre meilleur espoir est-il l’espoir lui-même ?

« Un optimisme impatient »

Au cours des 50 dernières années, et peut-être même avant, la plupart des projections imaginatives du futur l’ont vu à travers des lunettes noires, alors que les visions de jet packs et de villes étincelantes de style Exposition universelle ont cédé la place à des paysages arides peuplés de hordes de zombies et d’IA voyou, d’une dystopie, en termes de divertissement : c’est une évidence.

Les enjeux – la survie de l’humanité – sont énormes et le potentiel d’action vaste.

Il y a eu des inventions utopiques occasionnelles, comme l’extraordinaire roman de Kim Stanley Robinson sur le changement climatique de 2020, « Le ministère du futur ». Mais dans la plupart des cas, un avenir de responsabilité environnementale et de coopération, avec ou sans jet packs, constitue rarement un best-seller ou un blockbuster.

Paradoxalement, ce sont des films comme « The Hunger Games » et la franchise « Mad Max » qui ont inspiré Murdoch, l’épouse de James Murdoch, ancien directeur général de 21st Century Fox, à créer « Une brève histoire du futur ». Un jour, sa fille, alors âgée de 16 ans, a surpris Murdoch en lui disant qu’elle ne pensait pas qu’il y avait d’avenir à espérer. Les livres, films, émissions de télévision et romans graphiques que la jeune fille consommait considéraient tous d’un mauvais œil les chances de l’humanité. Personne n’imaginait un avenir plus prometteur que le présent. Murdoch et Wallach, partenaires de Futurific Studios, ont donc décidé d’en esquisser un, qu’ils espèrent poursuivre avec des jeux vidéo et des films de fiction. Deux romans graphiques sont déjà en préparation.

L’objectif de « Une brève histoire du futur » n’était pas d’ignorer le changement climatique ou d’autres facteurs qui déchirent le tissu social mais, dans le style classique de M. Rogers, de se tourner vers ceux qui aident. ’Les informations et les récits en général se concentrent énormément sur ce qui pourrait horriblement mal se passer’, a déclaré Murdoch. ’Ce que je voulais vraiment souligner, c’est tout le travail qui se fait actuellement pour que les choses se passent bien.’

C’était aussi le projet de Ritchie. Data scientist de formation, elle a débuté sa carrière accablée par le pessimisme climatique. Ce sentiment de désespoir a eu des conséquences personnelles et professionnelles, estime-t-elle, interférant avec sa capacité à réfléchir à des solutions. Les collègues scientifiques qui avaient autrefois dû lutter contre le scepticisme climatique du public se retrouvent désormais face à des gens qui croient peut-être trop à l’imminence d’une catastrophe mondiale.

’Il y a eu un changement très rapide dans le récit, d’un déni presque complet à, Oh, c’est trop tard maintenant, nous ne pouvons rien faire, nous devrions simplement arrêter d’essayer’, a déclaré Ritchie.

La colère, la peur et le chagrin pourraient motiver certaines personnes, a déclaré Ritchie. Mais ils ne l’avaient pas motivée. Son livre, qui met l’accent sur les progrès déjà réalisés (énergie propre) et ceux qui pourraient encore l’être (augmentation des rendements des cultures), est une alternative délibérée, participant de ce qu’elle appelle « un optimisme impatient ». Le ‘doomerism’ n’est pas seulement décevant, affirme-t-elle, c’est aussi un cliché.

’Le point de vue le plus négatif, c’est que cela a déjà été fait un million de fois’, a-t-elle déclaré.

Mais une déception est peut-être ce que nous méritons. L’activisme climatique a remporté des victoires occasionnelles : la réduction du trou dans la couche d’ozone, le retour du condor de Californie. Pourtant, toute enquête approfondie sur les défis auxquels nous serons confrontés à l’avenir, et même aujourd’hui, alors que le monde se réchauffe plus vite que prévu, offre des perspectives plus sombres.

Pour en souligner un plus joyeux, les exemples ont tendance à être cueillis ou doucement massés. Une section du livre de Ritchie affirme, à juste titre, que les décès dus aux événements météorologiques extrêmes sont moins nombreux que par le passé. Mais cette section ignore pratiquement le fait que les événements météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus graves et fréquents, une tendance qui se poursuivra même si les émissions nocives sont ralenties. Et il ignore les décès dus à la chaleur extrême, que Ritchie a déjà attribués, lors d’une conversation, face à l’insuffisance des données.

Le journaliste Jeff Goodell a étudié ces données. Le titre de son récent livre, « La chaleur vous tuera en premier : vie et mort sur une planète brûlée », suggère une perspective plus sobre. (Au cours d’une conversation, il s’est décrit comme globalement optimiste quant à la crise climatique, ce qui a été une surprise.) Il voulait utiliser sa narration, a-t-il déclaré, pas nécessairement pour inspirer l’espoir ou même la colère, mais pour communiquer à quoi la planète est confrontée. « Parce que vous ne pouvez pas parler de solutions tant que vous n’en avez pas compris la portée et l’ampleur », a-t-il déclaré. Il est également sceptique, dit-il, quant à la plupart des messages ensoleillés et axés sur les solutions.

« On a l’impression que le changement climatique est comme une jambe cassée », a-t-il déclaré. « Avec une jambe cassée, on reste dans le plâtre pendant six ou huit semaines. Vous souffrez, puis vous retournez à votre ancienne vie. Il ne croit pas que ce soit le cas ici.

’Nous n’allons pas résoudre ce problème’, a-t-il déclaré. ’Il s’agira de savoir comment parviendrons-nous à vivre dans ce nouveau monde.’

Imaginer un avenir meilleur

Les solutions proposées dans ces œuvres récentes ont tendance à être de type techno-futuriste, faisant confiance à l’ingéniosité humaine. « Une brève histoire du futur » propose également des solutions plus fragiles : empathie, communauté, confiance. Le sacrifice (sans espoir, peu sexy) est rarement mentionné, ou c’est le genre de sacrifice qui peut faire du bien à une personne dans un confort économique relatif : manger moins de viande rouge, conduire une voiture électrique.

« Pas la fin du monde » est presque résolument apolitique, bien qu’il soit fait mention d’une campagne populiste visant à réduire la pollution de l’air et d’un rappel poli de voter pour les dirigeants qui soutiennent le développement durable. ’J’ai délibérément voulu en faire un livre très non partisan’, a déclaré Ritchie. L’introduction de politiques spécifiques aurait pu aliéner certains lecteurs. ’J’ai l’impression que cela diviserait mon public alors que je veux essayer de les rassembler’, a-t-elle déclaré.

Le désir d’impliquer un public de tous bords politiques a également motivé Murdoch. Bien qu’il y ait une brève interview du président français Emmanuel Macron et une autre du secrétaire aux Transports Pete Buttigieg, la série est beaucoup plus à l’aise lorsqu’il s’agit de discuter de ‘réensauvagement’ ou de culture de varech. « Si nous voulons y arriver, nous avons besoin de tout le monde », a déclaré Murdoch. « Il s’agit donc en partie d’essayer de ne pas parler de politique, mais plutôt d’une question d’avenir. »

Un avenir meilleur peut-il arriver sans intervention politique ? Fisher ne le pense pas. Son livre, « Saving Ourselves : From Climate Shocks to Climate Action », qu’elle décrit comme un « manifeste fondé sur les données », postule un monde dans lequel les chocs climatiques deviennent si importants qu’ils suscitent des protestations de masse et forcent le gouvernement et l’industrie à passer à des mesures propres. énergie.

« C’est la manière la plus réaliste et la plus optimiste de réfléchir à l’endroit où nous parviendrons de l’autre côté de la crise climatique », a-t-elle déclaré.

Ce réalisme imagine un avenir marqué par la pénurie alimentaire, la pénurie d’eau, les migrations stimulées par le climat et l’incidence croissante des phénomènes météorologiques extrêmes. Fisher prédit également un certain niveau de mortalité massive. « Il ne fait aucun doute qu’il y aura des vies perdues », a-t-elle déclaré. « Des vies sont déjà perdues. » Ce qui ne semble peut-être pas particulièrement optimiste.

Mais les recherches de Fisher lui ont appris à croire, comme elle l’appelle, au « pouvoir du peuple ». Elle a découvert que les personnes qui ont vécu une expérience viscérale du changement climatique sont plus susceptibles d’être en colère et actives que tristes et déprimées.

’Tout l’intérêt de l’optimisme apocalyptique est d’être optimiste d’une manière qui nous aide réellement à avancer quelque part’, a-t-elle déclaré. « Ce n’est pas brillant, rose et comme de la barbe à papa. C’est une pilule amère. Mais nous y sommes et nous pouvons encore faire quelque chose. En ce sens, l’espoir est un aiguillon, un aiguillon, un aiguillon inconfortable. Et imaginer un avenir meilleur est un acte courageux, voire nécessaire.

La narration – qu’elle soit à travers la fiction, le documentaire, la science des données ou la sociologie, aussi optimiste soit elle – peut sembler une réponse molle à la crise climatique. Le récit n’arrêtera pas le blanchissement des coraux ni la fuite de méthane du sol arctique dans l’atmosphère. Mais c’est un outil disponible, bon marché et renouvelable à l’infini. Et en tant que société, nous n’agirons pas contre le changement climatique tant que nous ne serons pas convaincus que notre action est utile et urgente.

’Pour construire un monde meilleur’, a déclaré Hannah Ritchie, ’vous devez être capable d’envisager qu’un tel monde soit possible.’

Alexis Soloski écrit pour le Times depuis 2006. En tant que journaliste culturelle, elle couvre la télévision, le théâtre, les films, les podcasts et les nouveaux médias.En savoir plus sur Alexis Soloski

The New York Times - Breaking News, US News, World News ...

File:NewYorkTimes.svg - Wikipedia

Source : https://www.nytimes.com/2024/04/21/arts/television/climate-change-apocalypse-optimism.html

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  • L’adaptation au changement climatique (n’est) pas à la hauteur en France, selon les experts du HCC (Haut conseil pour le climat) - Information fournie par AFP • 20/06/2024 à 17:36 – Document ‘boursorama.com’

    Brumisateurs d’eau place de la Bastille, à Paris, lors d’un épisode de forte chaleur, le 23 août 2023 ( AFP / MIGUEL MEDINA )

Brumisateurs d’eau place de la Bastille, à Paris, lors d’un épisode de forte chaleur, le 23 août 2023 (AFP / MIGUEL MEDINA)

Le Haut conseil pour le climat salue les progrès de la France dans la réduction des émissions de CO2 mais prône un ’changement d’échelle dans l’adaptation’ au changement climatique et s’inquiète du retard de certains textes importants, encore accru par la dissolution, dans son rapport annuel publié jeudi.

’Il devient crucial que l’action climatique protège efficacement les enfants, les ménages et les entreprises. Malgré des avancées importantes, les efforts d’adaptation restent en décalage par rapport aux vulnérabilités et aux besoins’, a jugé la présidente du HCC, la climatologue franco-canadienne Corinne Le Quéré, lors d’une présentation à la presse.

Le rapport de plus de 230 pages rédigé par un panel d’experts prône un ’changement d’échelle dans l’adaptation’.

L’année passée s’est classée au deuxième rang des années les plus chaudes en France. Le pays a connu ces dernières années un manque d’eau localement à cause de la sécheresse, des feux géants dévastateurs, des canicules, orages intenses et inondations.

Le gouvernement de Gabriel Attal était justement en train de préparer le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), fondé sur l’hypothèse d’un réchauffement de 4°C en France d’ici à la fin du siècle (contre 1,7°C à ce jour).

Mais le processus de mise en consultation a traîné et celle-ci est désormais suspendue à la majorité et au gouvernement qui émergeront des élections législatives des 30 juin et 7 juillet.

-’Vive préoccupation’-

Le HCC, parmi 65 recommandations, demande de ’finaliser rapidement et adopter’ ce texte, comme d’autres qui structurent l’action du gouvernement en matière climatique, la stratégie nationale bas carbone (SNBC) ou la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). C’est ’urgent afin de donner à chaque acteur la visibilité nécessaire pour agir en cohérence dans la durée’, presse Corinne Le Quéré.

Démolition de l’immeuble ’Signal’ à Soulac-sur-Mer, dans la Gironde, le 20 février 2023 ( AFP / THIBAUD MORITZ )

Démolition de l’immeuble ’Signal’ à Soulac-sur-Mer, dans la Gironde, le 20 février 2023 ( AFP / THIBAUD MORITZ )

Pour l’exécutif, attaché à sa planification écologique, le contenu des feuilles de route en matière d’énergie et de neutralité carbone est ’déjà sur la table’ à défaut d’avoir encore été formalisé juridiquement. Quant au plan d’adaptation, il est ’bien prêt’, fait-on valoir.

Si la dissolution a encore plus retardé la publication de certains textes, le HCC s’est refusé à commenter la situation politique actuelle.

Mais la question climatique ’continuera à exister, quel que soit le résultat qui sortira des urnes’, a réagi l’un des membres, l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, sur LinkedIn.

’Pour le nouveau locataire de Matignon comme pour l’ancien, la seule alternative restera entre anticiper ou subir, dans un contexte +d’économie réelle+ de plus en plus contrainte’, met-il en garde.

La première mandature de l’organisme indépendant, chargé d’évaluer l’action publique en matière de climat depuis 2018 durant le premier mandat d’Emmanuel Macron, s’achevait le 24 juin.

Une nouvelle mandature a été lancée jeudi avec la nomination par décret du Premier ministre d’un nouveau président du HCC, l’agronome Jean-François Soussana, et l’arrivée de quatre nouveaux membres.

- ’Recul’ -

’Le rythme de décarbonation de la France, avec une baisse des émissions brutes de gaz à effet de serre qui s’est accélérée en 2023, se rapproche pour la première fois du rythme attendu pour atteindre ses objectifs climatiques 2030’, salue le rapport annuel.

Réponses par pays à la question ’A quelle fréquence pensez-vous au changement climatique ?’, selon une enquête menée par le PNUD ( AFP / Corin FAIFE )

Réponses par pays à la question ’A quelle fréquence pensez-vous au changement climatique ?’, selon une enquête menée par le PNUD ( AFP / Corin FAIFE )

La France prévoit une baisse de 50% des émissions brutes à cet horizon (par rapport à 1990), déclinaison de l’ambition européenne ’Fit for 55’.

Les émissions brutes ont, en effet, reculé de 5,8% l’an dernier, ce qui s’explique pour au moins un tiers par des facteurs conjoncturels comme le redémarrage de réacteurs nucléaires. Jusqu’aux deux tiers de cette baisse peuvent à l’inverse être attribués aux politiques publiques, selon le rapport.

Il salue des ’avancées importantes mais inégales’ selon les secteurs dans les politiques, avec quelques reculs, notamment pour l’agriculture. Ce secteur ’souffre d’un manque de cohérence entre les politiques agricoles, alimentaires, environnementales et climatiques’, regrette Mme Le Quéré.

’Les politiques agricoles ont été marquées ces 12 derniers mois par un recul de l’action publique climatique’, déplore le rapport, allusion notamment aux réponses aux mouvements de colère agricole du début d’année.

A un horizon plus lointain, le Haut conseil réclame ’un cap clair pour la décennie 2030-2040, pour se doter de la capacité d’atteindre la neutralité carbone d’ici 50’.

Environnement

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Source : https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/l-adaptation-au-changement-climatique-pas-a-la-hauteur-en-france-selon-les-experts-du-hcc-a3d2305425f34b3d9bb25c83acf0d8fe

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  • Neutralité carbone : quels enjeux économiques ? - 25/01/2024 – Document officiel ‘economie.gouv.fr’
    L’atteinte des objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050 implique la mise en place de politiques ambitieuses. Dans ce cadre, la direction générale du Trésor a publié un rapport, sous la responsabilité de la nouvelle sous-direction « Treco ». Ce document présente les instruments de politique publique à disposition pour mettre en œuvre la transition écologique et ses conséquences.

https://www.economie.gouv.fr/files/2024-01/rapport%20Treco-transition%20%C3%A9cologique.jpg

©malp - stock.adobe.com

Inspiré par la Net Zero Review (émissions nettes de CO2 égales à zéro) du Trésor britannique, ce rapport intermédiaireconduit par la sous-direction « Treco » sur la demande de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, réalise un travail prospectif et d’analyse des grands enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone. Il en ressort une nécessaire transformation des modes de production et de consommation de l’économie française.

Cette transition rapide et profonde nécessite notamment des investissements annuels estimés à environ 110 milliards d’euros en 2030 par rapport aux investissements déjà réalisés pour la décarbonation.

La mise en place de politiques publiques pour décarboner l’économie

L’atteinte de la neutralité carbone nécessite une planification de long terme avec des politiques climatiques pensées dans le contexte européen et mondial.

Le projet « France Nation Verte », élaboré sous l’autorité de la Première ministre, constitue la feuille de route française pour réaliser ces objectifs climatiques, énergétiques et environnementaux et accélérer les efforts. La future Stratégie Française Énergie-Climat (SFEC) sera la feuille de route actualisée de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), atteindre la neutralité climatique en 2050 et assurer l’adaptation au changement climatique.

La France s’appuie sur une stratégie nationale bas-carbone (qui sera actualisée en 2024) qui se structure sur cinq leviers :

  • la décarbonation des vecteurs énergétiques, 
  • l’efficacité et la sobriété énergétique des usages,  
  • l’efficacité carbone des procédés industriels et agricoles, 
  • les changements des modes de consommation,  
  • la séquestration de carbone via les puits de carbone naturel ou des procédés industriels.
    Le programme France 2030 et la récente loi industrie verte participent à la transformation de l’économie. La mise en œuvre du plan d’avenir pour les transports, avec la loi d’orientation des mobilités, facilitera la modernisation des transports en commun. La poursuite du Plan Vélo permettra d’augmenter le nombre de cyclistes, avec d’importants bénéfices en termes de réduction des émissions mais aussi de santé pour la population.

La littérature économique montre que donner un prix au carbone permet de déclencher les actions de décarbonation les plus coût-efficaces, et encourage l’innovation bas-carbone par les entreprises.

La planification écologique de long terme doit permettre de :

  • développer les infrastructures indispensables à une économie bas-carbone, 
  • prioriser les usages des ressources essentielles à la transition, 
  • former la main d’œuvre et les compétences, 
  • encourager l’innovation bas-carbone.
    L’efficacité des politiques climatiques doit prendre en compte les émissions nationales mais aussi l’empreinte carbone des biens importés. En cela, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières permet de lutter contre les fuites de carbone en réduisant les divergences de tarification du carbone entre les biens produits dans l’Union européenne et ceux importés.

Exemple d’analyse sectorielle, la décarbonation du parc de logements privés devra combiner différents instruments. Les travaux d’isolation pourront être ciblés prioritairement sur les passoires thermiques et les modes de chauffage (pompes à chaleur, réseaux de chaleur) devront être décarbonés.

Des impacts sur les finances publiques

Le rapport de la sous-direction « Treco » analyse les multiples incidences de la transition sur l’économie française. À moyen terme, la transition pourrait entraîner un ralentissement de la croissance économique.

En effet, la décarbonation de l’économie induit un coût pendant la période de transition. Les alternatives bas-carbone nécessitent d’importants investissements privés et publics. Ce processus participe aussi à un déclassement accéléré des installations à forte intensité carbone et à une nécessaire réallocation des emplois et des capitaux vers les activités bas-carbone.

La France peut s’appuyer sur la disponibilité d’énergie bas-carbone à des prix compétitifs et sur un environnement favorable à l’innovation verte. À moyen et à long terme, la transition écologique pourrait générer des bénéfices pour l’économie : 

  • des gains de productivité grâce aux technologies bas-carbone, 
  • un allègement de la facture énergétique avec la baisse des importations de combustibles fossiles, 
  • une amélioration du bien-être, dont la santé.
    Autre conséquence, la transition écologique implique une érosion des recettes fiscales sur les énergies fossiles. Le rapport de la direction générale du Trésor estime que la sortie progressive des énergies fossiles (nécessaire pour la transition) conduit, à fiscalité inchangée, à une baisse des recettes fiscales de 13 milliards d’euros en 2030 et 30 milliards d’euros vers 2050.

La DG Trésor renforce ses capacités d’analyse sur les enjeux de la transition écologique

Créée en 2023 sur la demande de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, la nouvelle sous-direction dédiée aux enjeux environnementaux baptisée « Treco » consolide l’intégration des préoccupations environnementales au sein de la Direction générale du Trésor. Les agents de Treco ont pour objectif principal de développer des analyses économiques et des recommandations de politique publique sur les enjeux de la transition écologique.

Cette sous-direction se structure en quatre bureaux : 

  • le bureau climat, 
  • le bureau dédié à l’environnement, la biodiversité et à l’adaptation au changement climatique, 
  • le bureau consacré à l’énergie, 
  • le pôle zéro carbone.
    La direction générale du Trésor renforce aussi son investissement dans les outils d’évaluation macroéconomique de la transition. En particulier, depuis l’été 2023, le modèle macroéconomique « Mésange » intègre un module permettant d’évaluer l’impact des réformes et chocs économiques sur les émissions de gaz à effet de serre et sur le bouquet énergétique.

Presse :

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Contact - Ministère de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique

Source : https://www.economie.gouv.fr/actualites/neutralite-carbone-quels-enjeux-economiques

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  • Changement climatique : des avancées pour la France mais une adaptation à renforcer - Publié le 20 juin 2024 - Par : La Rédaction ‘Vie Publique’ Société
    Les principaux effets du changement climatique en France sont connus, entre stress climatique et événements extrêmes. L’action publique climatique doit se consolider pour protéger les ménages et les entreprises, quand les secteurs économiques s’engagent dans la décarbonation estime le Haut Conseil pour le climat (HCC).

L’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. En 2023, l’anomalie de température de l’Europe est à 2,6 °C au-dessus le la moyenne préindustrielle. La décennie 2014-2023 est la plus chaude enregistrée en France depuis 1900.

Les risques climatiques majeurs en France et en Europe sont liés :

  • aux extrêmes chauds (mers et continents) et à leurs conséquences sur la santé humaine et les écosystèmes ;
  • aux pénuries d’eau et à leurs conséquences sur l’agriculture et l’économie ;
  • aux inondations liées aux pluies extrêmes, aux débordements de cours d’eau et aux submersions littorales.
    Le Haut Conseil pour le climat (HCC) analyse données et événements dans son rapport annuel 2024 remis le 20 juin 2024 tout en évaluant l’action climatique de la France.

Réchauffement climatique : deux fois plus rapide en Europe que dans le reste du monde

En bref 26 avril 2024

Des émissions de gaz à effet de serre en baisse

En 2023, les émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) françaises représentent 373 Mt éqCO2, en baisse de 5,8% par rapport à 2022 et de 31% par rapport à 1990. Elles sont aussi les plus basses depuis le début des inventaires. L’accélération de la baisse des émissions brutes depuis 2022 met la France en position de respecter ses obligations pour 2030 dans le cadre du paquet ’ajustement à l’objectif 55’ (Fit for 55).

Tous les secteurs, hormis celui des déchets, ont vu baisser leurs émissions depuis 2022, en particulier dans l’énergie et l’industrie, même si un tiers de la baisse s’explique par des facteurs conjoncturels non reproductibles.

Toutefois, en 2022, la France a une empreinte carbone supérieure à la moyenne mondiale avec 6,8 t éqCO2 par personne. 

En revanche, le déficit attendu sur les puits de carbone du secteur ’utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie’ (UTCATF) en France ne permet pas de remplir les objectifs de la France pour 2030 en termes d’émission nettes et de puits de carbone.

Neutralité carbone, adaptation... La politique de la France face au changement climatique

Eclairage 22 février 2024

Des retards législatifs qui fragilisent l’action climatique

Le HCC regrette néanmoins un retard de plus d’un an dans la publication des documents cadres relatifs à l’énergie et au climat, en dépit des obligations législatives :

  • loi de programmation énergie et climat ;
  • stratégie française énergie et climat ;
  • 3e stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) ;
  • 3e plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) ;
  • 3e programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE-3).
    L’adoption des 3es SNBC, PNACC et PPE est indispensable face à l’urgence climatique. Le HCC juge que les politiques actuellement en place sont insuffisantes pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050. La politique d’adaptation au changement climatique doit devenir ’anticipatrice, préventive et transformatrice’ souligne le HCC.

Les transports, premier secteur émetteur de GES en France, diminuent leurs émissions à un rythme trois fois inférieur à celui attendu par le projet de SNBC-3.

Stratégie énergie et climat : la PPE et la SNBC, des outils pour atteindre la neutralité carbone

Questions-réponses 24 avril 2024

Mots clés  : Environnement Climat Catastrophe naturelle

Vie-publique.fr — Wikipédia

Source : https://www.vie-publique.fr/en-bref/294676-adaptation-au-changement-climatique-que-dit-le-hcc

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  • Le Haut Conseil pour le climat demande à l’état à prendre ses responsabilités pour protéger la population - Par Morgane Gillard Rédactrice - le 21 juin 2024 – Document ‘‘futura-sciences.com’’ – Terre Environnement Réchauffement climatique

    Morgane Gillard

Morgane Gillard - Biographie - Futura Sciences

Le rapport annuel du Haut Conseil pour le climat vient de paraître, sous le titre « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population ». S’il met en avant les bons résultats de la France en matière d’émissions de gaz à effet de serre sur l’année 2023, signe d’un réel effort pour la lutte contre le réchauffement climatique, il déplore toutefois la lenteur de la politique climatique et le manque de cohérence de certaines stratégies mises en œuvre.

Cela vous intéressera aussi - [EN VIDÉO] Réchauffement climatique : notre planète en territoire inconnu Dans la version préliminaire — qui ne couvre que les neuf premiers mois de l’année...

Vagues de chaleur dramatiques dans de nombreuses régions du globe, événements météorologiques de plus en plus extrêmes, sécheresses qui mettent à mal la production agricole, appauvrissement de la ressource en eau potable, feux de forêts... C’est un fait, les populations sont de plus en plus impactées et directement menacées par les conséquences du réchauffement climatique. Pour lutter contre, une seule solution : décarboner notre économie. Malheureusement, les chiffres récents montrent que latendance globale est à la hausse des émissions de CO2. Face à cette sinistre évolution, il est urgent d’accélérer nos actions en faveur du climat et de renforcer encore plus notre politique climatique. La France a certainement un rôle important à jouer dans cette dynamique et se doit d’ouvrir la voie à cette décarbonation.

Notre pays peut d’ailleurs se targuer de ses bons résultats en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre. En 2023, c’était ainsi la première fois qu’une baisse significative était enregistrée sur le territoire, laissant espérer que les objectifs fixés pour 2030 soient tenus. Reste à tenir le cap. Dans le contexte politique houleux que nous connaissons actuellement, rien n’est cependant moins sûr.

Une action publique bien trop lente

Le dernier rapport du Haut Conseil pour le climat met ainsi en garde contre tout relâchement politique face à l’objectif de la neutralité carbone, initialement prévue pour 2050. Car l’enjeu est majeur : il s’agit avant tout de protéger les populations. Or, plus le temps passe, plus la situation s’aggrave et plus les conséquences sur les sociétés seront lourdes, avec un coût pour l’État de plus en plus élevé. Oui, car si la mise en œuvre d’une politique de décarbonation a un prix, le réchauffement climatique en a également un, et il est bien plus élevé. Inondations, sécheresses, épidémies, canicules..., toutes ces catastrophes de plus en plus fréquentes représentent un coût important pour les États. Le rapport alerte d’ailleurs sur l’augmentation des inégalités qu’engendre la multiplication de ces événements, par l’augmentation des assurances par exemple, ou encore les tensions dans les services de santé.

Les catastrophes naturelles liées au réchauffement climatiques sont de plus en plus fréquentes et les dégâts coûtent cher à l’État (ici dégâts causés par la tempête Alex). © Kleauvys, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

Les catastrophes naturelles liées au réchauffement climatiques sont de plus en plus fréquentes et les dégâts coûtent cher à l’État (ici dégâts causés par la tempête Alex). © Kleauvys, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

Si l’on peut se réjouir de l’institutionnalisation progressive des mesures de lutte contre le réchauffement climatique, les membres du Haut Conseil pour le climat déplorent cependant la lenteur des réponses et de la mise en œuvre des mesures pour faire face aux impacts du changement climatique. L’intensification des aléas climatiques, nécessiterait en effet une bien plus grande réactivité et la mise en œuvre de mesures fortes. La lenteur des processus d’actions publiques est en décalage critique avec l’urgence de la situation.

Un recul de l’engagement climatique dans le secteur de l’agriculture

Signe que les efforts payent, pour 2023, la baisse des émissions brutes attribuable aux politiques publiques climatiques est estimée à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2, par rapport à 2022. Bonne nouvelle, tous les grands secteurs sont concernés par cette baisse. Attention cependant à ne pas nous reposer sur nos lauriers, car il existe de nombreux points noirs. En premier lieu, il apparaît que l’empreinte carbone de la France (9,2 tonnes équivalent CO2 par personne) est plus élevée que la moyenne mondiale (6,8 t éq.CO2). Un mauvais chiffre lié au fait que nous importons beaucoup de produits ayant une forte empreinte carbone.

Ce budget souffre également de l’affaiblissement des puits de carbone, notamment celui que représentent les forêts. De plus, si certains secteurs comme les transports ont entamé clairement une trajectoire de décarbonation, d’autres ont encore du mal à se mettre sur les rails. C’est le cas notamment de l’agriculture. Ce secteur peine en effet à trouver l’équilibre entre politiques alimentaires, sanitaires, environnementales et climatiques. Depuis un an, le secteur est ainsi marqué par un net recul de l’action publique climatique.

Le secteur de l’agriculture est à la traîne sur le chemin de la décarbonation. © Dusan Kostic, Adobe Stock

Le secteur de l’agriculture est à la traîne sur le chemin de la décarbonation. © Dusan Kostic, Adobe Stock

Il reste malheureusement verrouillé sur des modèles intensifs en matière d’émissions alors qu’il faudrait urgemment se diriger vers des solutions bas-carbone. Les agriculteurs sont pourtant en premières lignes face aux effets du changement climatique. Le rapport du Haut Conseil pour le climat déplore ainsi que l’action publique ne repose principalement que sur l’information des consommateurs et donc sur des approches volontaires et individuelles.

Un manque de cohérence et de stabilité dans le temps

De manière générale, si la plupart des secteurs s’appliquent à mettre en œuvre des stratégies pour s’adapter au changement climatique et aller vers la décarbonation, ils soufrent tous du manque de visibilité et de stabilité des politiques publiques. La stratégie énergétique pâtit ainsi d’un manque de cohérence à cause des divergences politiques qui s’expriment à chaque changement de gouvernance.

Nucléaire et énergies renouvelables : malgré de bons résultats, les stratégies dans ces secteurs manquent de cohérence sur le long terme. © vencav, Adobe Stock

Nucléaire et énergies renouvelables : malgré de bons résultats, les stratégies dans ces secteurs manquent de cohérence sur le long terme. © vencav, Adobe Stock

Il est certain que l’objectif de la neutralité carbone, qui est visée par la France, mais également par l’ensemble de l’Europe, dépend essentiellement des volontés des acteurs politiques en place ou à venir et de leur engagement en faveur du climat. Une cohérence sur le long terme est absolument essentielle face à l’urgence de la situation. Des actions renforcées et plus rapides seraient nécessaires pour assurer la protection de la population face aux aléas induits par le réchauffement climatique.

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Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-haut-conseil-climat-demande-etat-prendre-responsabilites-proteger-population-114140/

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Annexe sur le forçage radiatif d’après Wikipédia

Données clés
Unités SI kg s−3
Autres unités Watt par mètre carré
Nature Grandeur scalaire intensive

En climatologie, le forçage radiatif est approximativement la différence de bilan radiatif (c’est-à-dire l’énergie reçue réduite de l’énergie perdue par un système climatique donné) induite par un facteur climatique donné.

Ce terme prend une importance capitale dans les questions liées aux changements climatiques sur la Terre, particulièrement à la suite des travaux du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Un forçage radiatif positif tend à réchauffer le système (plus d’énergie reçue qu’émise), alors qu’un forçage radiatif négatif va dans le sens d’un refroidissement (plus d’énergie perdue que reçue).

Équilibre radiatif - Articles détaillés : Effet de serre et Bilan radiatif de la Terre.

L’énergie radiative affectant le climat de la Terre provient du Soleil. Le sol de la planète et son atmosphère absorbent et réfléchissent une partie de cette énergie, alors qu’une autre partie est réémise vers l’espace. L’équilibre entre l’énergie absorbée et l’énergie radiative émise détermine la température moyenne. À température constante, la Terre émet autant d’énergie qu’elle en reçoit ; et un peu plus ou un peu moins lorsque la température change.

Or de très nombreux facteurs interviennent dans les échanges d’énergie entre la Terre et l’espace. L’équilibre radiatif peut être modifié par des facteurs, tels que l’intensité de l’énergie solaire, le réfléchissement des rayons par les gaz ou nuages, l’absorption par divers gaz ou surfaces, et l’émission de chaleur par différents matériaux. Une telle modification est un forçage radiatif, qui va induire un nouvel équilibre. En pratique, cela se produit en permanence, alors que les rayons solaires frappent la surface, les nuages et aérosols se forment, la concentration des différents gaz atmosphériques varie, et les saisons altèrent la couverture du sol.

Pour simplifier l’analyse des impacts de chacun de ces facteurs, le concept de forçage radiatif est utilisé par les scientifiques pour mesurer la propension d’un de ces facteurs, pris isolément, à garder sur Terre l’énergie provenant du Soleil ou à la renvoyer dans l’espace. Par exemple, un forçage positif par un gaz à effet de serre signifie que celui-ci contribue à réchauffer l’atmosphère en absorbant les infrarouges réémis par la Terre (de par le réchauffement de celle-ci sous les rayons UV du Soleil), et un forçage négatif pour les aérosols signifie que ces particules, en empêchant le rayonnement solaire d’atteindre la Terre, contribuent à la refroidir.

Le forçage radiatif, appliqué au réchauffement climatique, mesure donc la propension d’un facteur à perturber par sa présence l’équilibre énergétique de la Terre (voir partie « Pour le GIEC »). Le forçage radiatif est utilisé comme une manière de comparer différentes causes de perturbations dans un système climatique.

D’autres outils possibles peuvent être conçus dans le même but. Par exemple, la proposition de Shine et al.1 :

« […] des expériences récentes montrent que pour des changements des aérosols absorbants et de l’ozone, la capacité prédictive du forçage radiatif est bien pire… nous proposons une alternative, le ’forçage troposphérique et stratosphérique ajusté’. Nous présentons des calculs GCM (Global Climate Model, Modèle climatique mondial) montrant que cet outil permet des prédictions significativement plus fiables des variations de la température de surface de ce modèle que le forçage radiatif. C’est un candidat pour compléter le forçage radiatif en tant qu’outil de comparaison de différents mécanismes […] »

Dans cette citation, comme dans toutes les déductions des modèles GCM, l’expression « capacité prédictive » désigne la capacité de l’outil à expliquer la réponse du modèle, pas de la capacité du modèle de prédire le changement climatique.

Unité - Le forçage radiatif correspond à une différence d’exitance entre deux états. Il s’exprime en W m−2 (et a une dimension de kgs−3).

Définitions

Pour le GIEC

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fe/Forcage_radiatif.svg/250px-Forcage_radiatif.svg.png

Part des gaz à effet de serre anthropiques et d’autres mécanismes dans le forçage radiatif en 2005 tel qu’estimé par le GIEC.

Le terme forçage radiatif est employé par le GIEC avec le sens spécifique d’une perturbation du bilan radiatif du système climatique de la Terre. Pour le groupe de travail du GIEC, le forçage radiatif est défini comme :

« Le forçage radiatif du système surface-troposphère dû à la perturbation ou à l’introduction d’un agent (par exemple, un changement dans les concentrations de gaz à effet de serre) est le changement de l’irradiance nette (vers le bas moins vers le haut) (solaire plus ondes longues ; en W m−2) à la tropopause APRÈS avoir permis aux températures stratosphériques de se réajuster à l’équilibre radiatif, mais avec les températures et l’état de surface et troposphériques maintenus fixés aux valeurs non perturbées. Dans le contexte du changement climatique, le terme forçage est limité aux changements dans le bilan radiatif du système surface-troposphère imposés par des facteurs externes, sans changement dans la dynamique stratosphérique, sans aucune rétroaction de surface et troposphérique (c’est-à-dire sans effets secondaires) induite par des changements dans les mouvements troposphériques ou son état thermodynamique), et sans changements induits dynamiquement dans la quantité et la distribution de l’eau atmosphérique (vapeur, liquide et formes solides)2. »

Dans la mesure où la Terre est initialement supposée être en moyenne en équilibre radiatif, un forçage radiatif correspond donc à un apport d’énergie (en W m−2) affectant en moyenne toute la surface du globe, conduisant par définition à un réchauffement :

« Qu’est-ce que le forçage radiatif ?
Le forçage radiatif mesure l’impact de certains facteurs affectant le climat sur l’équilibre énergétique du système couplé Terre/atmosphère. Le terme « radiatif » est utilisé du fait que ces facteurs modifient l’équilibre entre le rayonnement solaire entrant et les émissions de rayonnements infrarouges sortant de l’atmosphère. Cet équilibre radiatif contrôle la température à la surface de la planète. Le terme forçage est utilisé pour indiquer que l’équilibre radiatif de la Terre est en train d’être déstabilisé. Le forçage radiatif est généralement quantifié comme « le taux de transfert d’énergie par unité surfacique du globe, mesuré dans les hautes couches de l’atmosphère », et il est exprimé en « watts par mètre carré » (W/m2, voir figure 2). Un forçage radiatif causé par un ou plusieurs facteurs est dit positif lorsqu’il entraîne un accroissement de l’énergie du système Terre/atmosphère et donc le réchauffement du système. Dans le cas inverse, un forçage radiatif est dit négatif lorsque l’énergie va en diminuant, ce qui entraîne le refroidissement du système. Les climatologues sont confrontés au problème ardu d’identifier tous les facteurs qui affectent le climat, ainsi que les mécanismes de forçage, de quantifier le forçage radiatif pour chaque facteur et d’évaluer la somme des forçages radiatifs pour un groupe de facteurs3. »

Ce concept permet de quantifier de manière simple l’impact de très nombreux facteurs sur le réchauffement climatique. Cependant il est un instantané. Pour évaluer, par exemple, l’impact dans le temps d’un gaz à effet de serre (GES), il faut tenir compte de sa durée de vie dans l’atmosphère. C’est ce que fait le Potentiel de réchauffement global. Par ailleurs, il ne prend pas en compte la réaction du système climatique à cet apport d’énergie, ce qui est fait ensuite à travers des modèles climatiques afin de quantifier l’impact de tel ou tel facteur sur le climat mondial4.

Pour la France

Pour le vocabulaire officiel de l’environnement (tel que défini par la Commission d’enrichissement de la langue française en 2019), l’expression « forçage radiatif » (« radiative forcing » pour les anglophones) est définie comme suit : « Écart entre le rayonnement solaire reçu par une planète et le rayonnement infrarouge qu’elle émet sous l’effet de facteurs d’évolution du climat, tels que la variation de la concentration en gaz à effet de serre »5. La commission ajoute que :

  • « Le forçage radiatif est calculé au sommet de la troposphère et il est exprimé en watts par mètre carré (W/m²) »5 ;
  • « Un forçage radiatif positif contribue à réchauffer la surface de la planète tandis qu’un forçage radiatif négatif contribue à la refroidir »5.
    Calcul du forçage et de son impact

Le forçage radiatif est calculé sur le bilan radiatif de la planète. Le forçage proprement dit est le forçage instantané, noté Fi, qui est défini comme le changement de flux radiatif à la tropopause après l’introduction de l’agent de forçage, l’ensemble du climat étant maintenu fixe6. La raison pour laquelle il faut utiliser le flux instantané à la tropopause, plutôt que le flux au sommet de l’atmosphère, est qu’il fournit une bonne approximation de Fa, le changement de flux au sommet de l’atmosphère (et dans toute la stratosphère) une fois que la stratosphère est autorisée à s’ajuster radiativement à la présence de l’agent de forçage7.

Dans un deuxième temps, le forçage ajusté (noté Fa) prend en compte la variation de température de la stratosphère. Fa est une bonne mesure du forçage radiatif agissant sur le système climatique, et pertinent pour le changement climatique à long terme, parce que la température stratosphérique s’ajuste rapidement, par rapport au temps de réponse de la troposphère, qui est étroitement couplée à l’océan, et que la plupart des agents de forçage sont présents plus longtemps que le temps de relaxation radiative stratosphérique. Ainsi, Fa, le flux au sommet de l’atmosphère et dans toute la stratosphère après que la température stratosphérique ait atteint l’équilibre radiatif, est la principale mesure du forçage climatique utilisée dans le RFCR et par le GIEC7.

Les modèles climatiques ajustent ensuite la température de la troposphère, puis celle des océans, afin d’évaluer l’impact en terme de hausse moyenne de températures. La relation entre forçage radiatif et hausse des températures est décrite par la valeur de la sensibilité climatique.

Forçage radiatif dû au dioxyde de carbone

La concentration en dioxyde de carbone (CO2) affecte l’apport énergétique de l’atmosphère ; une approximation au premier ordre donne :

Δ F = 5.35 × ln ⁡ C C 0

C est la concentration en CO2 en parties par million en volume, ppm(v) ou ppmv, et C0 une concentration de référence, par exemple, 280 ppm(v) pour la concentration en CO2 au seuil de l’ère industrielle. ΔF est la variation du forçage radiatif en watts par mètre carré8.

La relation entre le CO2 et le forçage radiatif est logarithmique, donc une augmentation de la concentration a un effet de plus en plus petit. Les modèles algorithmiques, tels que ceux utilisés et cités par le GIEC, incluent des mécanismes de boucle, tant positifs que négatifs ; l’effet net est d’accroître l’augmentation de température due au CO2 par un facteur approximatif de C/C0 = 2 dans la plupart des modèles, soit ΔF = +3,71 W/m2.

Cette relation est calculée à partir des raies d’émission et de capture du CO2, en déterminant la part du rayonnement infra-rouge terrestre qui est interceptée par la troposphère à la suite d’un accroissement de la teneur atmosphérique en CO29.

On remarquera que tandis que le modèle du forçage radiatif prévoit un réchauffement de la troposphère à la suite d’une augmentation de la concentration en CO2, du fait de ce « forçage radiatif » positif, les modèles climatiques prévoient inversement un refroidissement de la stratosphère dû à une meilleure évacuation de la chaleur à cet étage par ce même CO210.

Lire l’article complet avec Notes et références sur le site suivant - partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Radiative forcing » (voir la liste des auteurs) > https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%A7age_radiatif

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 24/06/2024

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

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