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"Les clés pour vivre heureux chaque jour – « Le bonheur, ça s’apprend » : l’Université de Bristol en Angleterre a mis au point et évalué un cours psychoéducatif sur le bien-être mental des étudiants universitaires" par Jacques Hallard

vendredi 21 juin 2024, par Hallard Jacques

ISIAS Santé Bien-être

Les clés pour vivre heureux chaque jour – « Le bonheur, ça s’apprend » : l’Université de Bristol en Angleterre a mis au point et évalué un cours psychoéducatif sur le bien-être mental des étudiants universitaires

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 20/06/2024

coaching

In Ouvriers, actifs issus de l’immigration ou actifs peu qualifiés, les plus heureux au travail – 2017 – Source

Problème de traduction - Achille Tartempion

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Le regime du bonheur... - Blagues et les meilleures images drôles !

RIGOLOTES © 2015 – 2024 - Source

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Entrée en matière autour du bien-être comme sentiment de sérénité morale et physique, une affaire de moral, de bonheur considéré comme un état émotionnel agréable, équilibré et durable…

Les Français identifient le bien-être comme un sentiment de sérénité morale et physique. Les loisirs et vacances, le repos, la relaxation mais aussi le sport et une alimentation saine sont les éléments identifiés par les Français comme favorisant le bien-être.

Infographie | Enquête sur le bien-être des Français | Mathieu Perona et Claudia Senik

Découvrez l’infographie d’Eco pour tous élaborée d’après une enquête sur le bien-être des Français à l’égard de leur niveau de vie de Mathieu Perona et Claudia Senik. Cette infographie est inspirée de la dernière Note de l’Observatoire du Bien-être parue en septembre 2022.

En savoir plus >

Données de l’Observatoire du Bien-être :

Notes trimestrielles de l’Observatoire du bien-être sur les résultats de la plate-forme “Bien-être” INSEE/ CEPREMAP de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (CAMME) de l’INSEE.

Tableau de bord du bien-être en France.

Rapports annuels sur le bien-être en France :

- Mathieu Perona et Claudia Senik, Avril 2022, ’Le Bien-être en France : Rapport 2021’.

- Mathieu Perona et Claudia Senik, Février 2021, ’Le Bien-être en France : Rapport 2020’.

Opuscule du CEPREMAP :

- Yann Algan, Elizabeth Beasley et Claudia Senik, Avril 2018, ’Les Français, le bonheur et l’argent’, Éditions Rue d’Ulm.

* Cette infographie s’inscrit dans le cadre de la nouvelle formule d’Eco pour tous

Source : https://www.parisschoolofeconomics.eu/fr/actualites/infographie-enquete-sur-le-bien-etre-des-francais-mathieu-perona-et-claudia-senik/

Le moral des ménages français diminue à 90 points en avril 2024. Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) à 8h45, l’indice synthétique de confiance des ménages en France ressort à 90 points en avril 2024.

Le moral des ménages français diminue à 90 points en avril 2024

https://www.abcbourse.com/marches/le-moral-des-menages-francais-diminue-a-90-points-en-avril-2024_629068

Le moral des ménages français progresse à 91 points en mars 2024

Actualité publiée le 27/03/24 08:45

CoursGraphesNewsAnalyses et conseilsComposition CAC 40HistoriquesForum

https://www.abcbourse.com/api/image/ImageNewsGet?id=e5050971-2d0e-4df3-8dff-94a4a7f282d5

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) à 8h45, l’indice synthétique de confiance des ménages en France ressort à 91 points en mars 2024. Ainsi, le moral des ménages s’est amélioré de 1 point sur un mois. L’indice se situant nettement au-dessous de sa moyenne de longue période (100), l’opinion des ménages français sur la situation économique est particulièrement négative. En février, l’indice était de 90 points (chiffre qui vient d’être révisé par l’Insee), en baisse de 1 point sur un mois.

Ce qu’il faut savoir sur cet indicateur : selon la définition de l’Insee, “l’indicateur synthétique de confiance des ménages résume leur opinion sur la situation économique : plus sa valeur est élevée, plus le jugement des ménages sur la situation économique est favorable”. La moyenne de longue période de cet indicateur est 100. Un indice au-dessus de 100 signifie que l’appréciation des ménages quant à la situation économique est favorable, et inversement. Au cours des 3 premières semaines de chaque mois, l’Insee interroge environ 2.000 ménages sur 8 grandes thématiques : le niveau de vie, la situation financière, le chômage, l’opportunité d’épargner, de faire des achats importants… Cet indicateur synthétise les soldes de réponses (positives et négatives) de cette enquête. L’indice de confiance des ménages constitue un bon baromètre des perspectives à court terme de leur comportement, notamment en matière de consommation et d’épargne. © Data News Feed – Source : https://www.abcbourse.com/marches/le-moral-des-menages-francais-progresse-a-91-points-en-mars-2024_626037

La notion de bien-être renvoie, dans le sens commun, à un ensemble de facteurs considérés de façon séparée ou conjointe : la santé, la réussite sociale ou économique, le plaisir, la réalisation de soi, l’harmonie avec soi-même et avec les autres. Elle a fait l’objet d’un intérêt accru de la part notamment de psychologues se rattachant au courant de la psychologie positive. En France, en 2000, le chercheur Jean-Pierre Rolland considère que deux approches sont à distinguer. La première, d’inspiration sociologique, va s’intéresser aux conditions de vie qui vont amener les individus à faire une évaluation positive de leur vie ; la seconde, plus psychologique, considérera que le bien-être renvoie à une personne pour laquelle les émotions positives sont plus intenses ou plus présentes que les émotions négatives1. Définition - Depuis les années 1990, il y a un accord assez large sur le plan scientifique pour dire que le bien-être est un phénomène subjectif qui renvoie d’une part à des composantes cognitives [ressortant de la satisfaction de la vie] et des composantes émotionnelles [qui renvoient à l’équilibre entre affects positifs et affects négatifs]2. La satisfaction de vie s’évalue en interrogeant la personne sur la façon dont elle évalue sa vie de manière globale, les composantes émotionnelles positives et négatives. Diener parle à ce propos de composante ou niveau hédonique : « Le niveau hédonique renvoie à l’équilibre entre le caractère agréable et désagréable de sa propre vie émotionnelle »3. Dès lors, pour Rolland, « le bien-être subjectif n’est pas simplement l’absence de facteurs négatifs fournies par la plupart des échelles de mesure de santé mentale, il inclut également [la présence et le poids] des composantes positives (émotions agréables) »1.

Les Approches du bien-être > lire la suite sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien-%C3%AAtre

Le bonheur est, au sens courant 1, un état émotionnel agréable 2, équilibré et durable 3 dans lequel se trouve quelqu’un qui estime être parvenu à la satisfaction 4 des aspirations et désirs qu’il juge importants 5. Il perçoit alors sa propre situation de manière positive et ressent un sentiment de plénitude et de sérénité, d’où le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents. Cette impression ressentie, indispensable à la survie des mammifères 6, est principalement le résultat de la production de sérotonine 7,8 dans les noyaux du raphé du tronc cérébral 9, réduisant la prise de risques 10 et poussant ainsi l’individu à maintenir une situation qui lui est favorable. Le bonheur ne doit pas être confondu avec la sensation passagère de plaisir, issue principalement de la production de dopamine et non de sérotonine, mais représente au contraire un état d’équilibre, agréable, qui dure dans le temps. Le bonheur a été étudié en biologie, en psychologie, en sociologie ainsi qu’en philosophie. La plupart des courants philosophiques occidentaux succédant à Socrate sont des eudémonismes, des doctrines visant à atteindre et à maintenir l’état de bonheur. Cette recherche du bonheur individuel en philosophie se renforce encore de manière significative avec l’apparition de l’épicurisme et du stoïcisme. Ces deux grands mouvements philosophiques s’attardent et s’opposent notamment sur le lien existant entre plaisir et bonheur… - Lire la suite ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur

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Introduction

Il est question ici de santé mentale, de bien-être au quotidien et de quête du bonheur dans la vie, en particulier une voie destinée aux étudiants universitaires…

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Sommaire

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  • Les clés pour vivre heureux chaque jour - Le bonheur, ça s’apprend - Document ‘Futura-sciences’ Bien-êtreBonheur
    Selon une récente recherche, il est possible de cultiver le bonheur, mais les avantages durables ne peuvent s’obtenir que par une pratique régulière. Un peu comme l’entraînement dans une salle de sport : une seule séance ne peut suffire à maintenir une forme physique optimale constamment. De la même manière, la santé mentale nécessite un travail et un entretien continus, sans quoi les progrès réalisés seront éphémères.

En faut-il vraiment peu pour être heureux ?

Une question peu évidente à une époque où la santé mentale de la population mondiale ne cesse de se dégrader. Une récente étude, dont les principaux enseignements ont été compilés dans un ouvrage, atteste que le bonheur n’est pas inné : il s’apprend et se cultive au quotidien via des gestes et habitudes à répéter inlassablement, jusqu’à ce que satisfaction et félicité s’en suivent. À l’occasion de la Journée mondiale du bien-être, ce 10 juin, en voici quelques-uns à mettre en pratique dès que possible.

Voir aussi : La quête du bonheur : comment vivre heureux ?

Le bonheur devrait être l’objectif ultime, mais il semble pourtant de plus en plus difficile à atteindre. D’après les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 970 millions de personnes souffraient d’un trouble mental dans le monde en 2019, sachant que ce nombre a considérablement augmenté depuis la pandémie de Covid-19. Un enjeu devenu prioritaire, et pour cause...

L’autorité sanitaire mondiale définit la santé mentale comme « un état de bien-être mental qui nous permet d’affronter les sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, sur lesquels reposent nos capacités individuelles et collectives à prendre des décisions, à nouer des relations et à bâtir le monde dans lequel nous vivons ».

À la portée de chacun si on s’entraîne chaque jour 

Une description qui montre à quel point il est important de mettre en place des actions pour garantir l’épanouissement des populations, et se tourner vers la science pour tenter de découvrir ce qui peut — ou pas — y contribuer. Une récente étude menée par des chercheurs de l’université de Bristol, au Royaume-Uni, à qui l’on doit également le programme Science of Happiness, lancé en 2018 et basé sur l’étude de travaux scientifiques axés sur le bonheur, révèle que ce dernier s’apprend et se travaille au quotidien. Les auteurs de ces travaux précisent même qu’il faut l’appréhender comme un sport, qui demande entraînement et détermination. Un constat positif si l’on considère qu’il est, par conséquent, bel et bien à la portée de chacun.

 Le bonheur s’apprend et se travaille au quotidien d’après les résultats de travaux scientifiques. © olindana, Adobe Stock

Le bonheur s’apprend et se travaille au quotidien d’après les résultats de travaux scientifiques. © olindana, Adobe Stock

«  C’est comme aller à la gym : on ne peut pas s’attendre à ce qu’un seul cours suffise pour être en forme pour toujours. Tout comme pour la santé physique, nous devons continuellement travailler sur notre santé mentale, sinon les améliorations sont temporaires  », estime le professeur Bruce Hood, principal auteur de cette étude. Le spécialiste est d’ailleurs également à l’origine du désormais célèbre ouvrage The Science of Happiness : Seven Lessons for Living Well qui en synthétise les principaux enseignements, tout comme les trucs et astuces à appliquer au quotidien pour accéder au bien-être ultime.

Se détourner de soi-même pour se tourner vers les autres

Publiée dans la revue Higher Education, l’étude a suivi et évalué le bien-être des étudiants ayant suivi ce cours sur le bonheur, et ce longtemps après avoir quitté ledit programme. Il en ressort que les étudiants concernés ont observé une amélioration de leur bien-être, de l’ordre de 10 à 15 % en moyenne, à court terme. Mais lorsqu’ils ont à nouveau été interrogés deux ans plus tard, seuls ceux qui ont continué à mettre en application les enseignements reçus pendant le programme ont conservé ces bénéfices.

« Cette étude montre que le simple fait de suivre un cours — qu’il s’agisse d’un cours de gym, d’une retraite de méditation ou d’un cours sur le bonheur fondé sur des données probantes comme le nôtre — n’est qu’un début : il faut s’engager à utiliser régulièrement ce que l’on a appris  », poursuit le professeur Hood. Et de préciser : « Une grande partie de ce que nous enseignons tourne autour d’interventions de psychologie positive qui détournent votre attention de vous-même, en aidant les autres, en étant avec des amis, en faisant preuve de gratitude ou en méditant  ».

Trop d’individualisme

Alors que se profile la Journée mondiale du bien-être, fixée au 10 juin 2024, voici ce que préconise l’étude et l’ouvrage que l’on doit au professeur de l’université de Bristol. On l’aura compris, se tourner vers les autres, compte parmi les clés, comme le spécialiste le rappelle régulièrement sur son compte X (anciennement Twitter). « L’individualisme est-il allé trop loin ? Pourquoi les rues sont-elles pleines de salons de tatouage, de bars à ongles, d’esthéticiens, de cliniques de botox, etc… Les gens donnent la priorité à l’identité et au soin de soi, mais je pense que ce niveau de vanité alimente les comparaisons sociales négatives », a-t-il récemment posté.

Si l’on se concentre sur ce point, l’étude préconise notamment de multiplier les relations sociales, et davantage encore d’engager la conversation avec des inconnus, mais aussi de lutter contre la solitude, et de privilégier les actes de bienveillance. À ce titre, il est précisé que le fait d’offrir des cadeaux aux autres «  active les centres de récompense [du] cerveau et procure souvent un plus grand sentiment de bonheur que de dépenser de l’argent pour soi-même  ». Les médias sociaux sont également envisagés comme une (bonne) solution, à condition toutefois de ne pas se focaliser sur sa réputation.

Voir aussi : Ce fléau est devenu une « menace urgente pour la santé » : 44 % des Français se sentent seuls !

Parmi les autres points à travailler : se concentrer sur les événements positifs de la journée, ou les aspects positifs de sa vie, dormir suffisamment, mais également privilégier la verdure. « Marcher dans la nature désactive la partie du cerveau liée aux ruminations négatives, qui sont associées à la dépression », précise l’étude. Et d’une façon plus générale encore, les chercheurs rappellent qu’il y a « une corrélation entre la gentillesse et le bonheur ». Autant de conseils à mettre en pratique au quotidien pour accéder au bien-être absolu.

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Source : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/bien-etre-cles-vivre-heureux-chaque-jour-113922/

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  • Analyse au long cours d’un cours psychoéducatif sur le bien-être mental des étudiants universitaires - Traduction du 19 juin 2024 par Jacques Hallard d’une étude intitulée « Long-term analysis of a psychoeducational course on university students’ mental well-being  » du 08 mars 2024 – Auteurs : Catherine Hobbs et Sarah Jelbert School of Psychological Science, University of Bristol, Bristol, UK ; Laurie R. Santos Department of Psychology, Yale University, New Haven, USA ; Bruce Hood School of Psychological Science, University of Bristol, Bristol, UK
    Résumé

Bien que de nombreux cours psychoéducatifs d’établissements d’enseignement supérieur (EES) enseignant des interventions en psychologie positive rapportent des avantages pour le bien-être mental à la fin, ils n’ont généralement pas examiné si ces effets bénéfiques sont maintenus à long terme au-delà de la période des cours.

Ici, nous rapportons un suivi ‘pré-inscrit’ de 228 étudiants de premier cycle, de diverses disciplines, qui ont suivi un cours de psychologie positive 1 ou 2 ans auparavant.

Dans l’ensemble, l’analyse de groupe a révélé que les étudiants qui avaient suivi le cours ne continuaient pas à montrer les avantages initialement signalés au suivi. Les étudiants qui avaient suivi le cours avaient obtenu des résultats plus élevés en matière de bien-être mental que les autres étudiants testés à l’aide d’une enquête à l’échelle de l’université, mais ils étaient également plus élevés au départ 1 à 2 ans plus tôt, ce qui indique un biais d’échantillonnage.

Une analyse exploratoire a cependant révélé que 115 étudiants (51% du groupe) qui avaient continué à pratiquer les activités recommandées enseignées pendant le cours ont maintenu leur bien-être mental accru au cours de la période de suivi.

Nous suggérons donc que l’engagement continu est un facteur clé pour maintenir les avantages à long terme des cours de psychologie positive. La mise en œuvre de ces cours devrait donc inclure des dispositions et des mécanismes pour maintenir l’engagement futur des étudiants.

Présentation

Le bien-être mental est une préoccupation majeure chez les étudiants universitaires. Dans une enquête à grande échelle menée auprès de 37 500 étudiants dans 140 universités au Royaume-Uni, 22% des étudiants ont déclaré un diagnostic de santé mentale actuel et 88% ont déclaré des sentiments d’anxiété (Pereira et al., 2018).

La même année, une enquête menée auprès de 12 730 étudiants de 14 universités britanniques a révélé que 45% d’entre eux déclaraient avoir actuellement des problèmes de santé mentale, la plupart présentant des symptômes d’anxiété et de dépression (Union Futures Project, 2018).

Une tendance similaire a été observée aux États-Unis où une enquête nationale représentative de 2017 a révélé que parmi les étudiants actuels, plus de 50% ont déclaré être désespérés, plus de 30% se sentaient déprimés, plus de 60% éprouvaient une anxiété accablante et plus de 10% envisageaient sérieusement de se suicider (American College Health Association, 2018). Une autre enquête récente de l’association caritative britannique Student Minds révèle que la pandémie a exacerbé cette image de mauvais bien-être mental (Frampton & Smithies, 2022). Il a révélé que 64% des 1000 étudiants interrogés en janvier 2022 estimaient que la pandémie de COVID-19 avait eu un impact négatif sur leur bien-être mental au cours du trimestre d’automne précédent, et 43% ont déclaré qu’ils avaient besoin de soutien.

Outre le coût personnel inacceptable pour les étudiants individuels, le fardeau des services de bien-être professionnels pour faire face à cette forte demande est à la fois coûteux et prend du temps, les problèmes de bien-être mental des étudiants continuant d’augmenter (Lewis et Bolton, 2023).

Les services de bien-être des élèves sont également, à juste titre, largement réactifs en ce sens qu’ils s’adressent aux élèves qui ont cherché du soutien après avoir atteint un point de crise. Comme pour d’autres problèmes de santé, la prévention serait préférable au traitement. De plus en plus, les cours psychoéducatifs qui enseignent la psychologie positive dans le cadre de programmes universitaires sont considérés comme une stratégie proactive pour faire face à ce problème avant qu’il ne nécessite l’intervention de services cliniques professionnels de santé mentale (Hobbs et al., 2022a).

Ces cours enseignent divers aspects de la psychologie positive dans le but de permettre aux étudiants de renforcer et de maintenir leur propre santé mentale en pratiquant des techniques fondées sur des preuves dont il a été démontré qu’elles améliorent le bien-être subjectif (par exemple Seligman, et al., 2005). Non seulement les interventions de psychologie positive améliorent le bien-être subjectif, mais elles peuvent également accroître la résilience, ce qui permet aux individus de faire face plus facilement aux adversaires de la vie (Boniwell et Tunariu, 2019).

Une revue systématique récente de 27 cours psychoéducatifs a révélé que la plupart (85%) ont signalé des avantages psychologiques positifs de suivre de tels cours (Hobbs et al., 2022a).

Cependant, la plupart de ces cours n’ont pas mené d’enquêtes ou de suivis au-delà de la période immédiate du cours. Seules quatre études ont examiné les effets à plus long terme et ne le font que pendant une période maximale de 4 mois après le cours. Il n’est donc toujours pas clair si les effets bénéfiques rapportés de ces cours sont durables à long terme.

De plus, la majorité des études examinées par Hobbs et al., 2022a présentaient un risque élevé de biais en raison de limitations méthodologiques. Toutes les études sauf une (Hood et al., 2021) inclus dans la revue n’ont pas préenregistré leurs hypothèses et analyses statistiques, augmentant la probabilité de résultats faussement positifs.

Dans le présent article, nous tentons de remédier à ces lacunes dans deux études préenregistrées testant les avantages à long terme du cours sur la Science du bonheur qui se déroule à l’Université de Bristol (Hobbs, et al., 2022b ; Hood et coll., 2021).

La science du bonheur est un cours populaire enseigné par deux des auteurs (BH, SAJ) conçu pour les étudiants interdisciplinaires de première année de premier cycle qui sont en mesure de suivre des “unités ouvertes” pour obtenir des crédits de cours. L’unité est basée sur le cours de Yale, ’Psychologie et la bonne vie’ dispensé par l’un des co-auteurs (LS).

Le cours ‘Bristol Science of Happiness’ existe depuis 2019 et est proposé sous différents formats (en personne, en ligne, hybride) pour s’adapter à la pandémie de COVID-19. Les sujets abordés incluent la nature du bonheur et dans quelle mesure la biologie et l’environnement jouent un rôle dans l’expérience individuelle. Le cours examine le rôle des gènes, les biais cognitifs, le raisonnement déformé, les mécanismes cérébraux, la résolution de problèmes et l’importance du lien social, le tout présenté à un niveau accessible aux publics non spécialisés. En combinant le contexte théorique avec des conseils pratiques, le cours est conçu pour encourager et développer des habitudes positives et des stratégies d’adaptation. Le cours comprend cinq composantes hebdomadaires clés, y compris des conférences de contenu en personne ou préenregistrées, des sessions en direct avec les instructeurs, des réunions en petits groupes (“centres de bonheur”) dirigées par des étudiants seniors, un journal hebdomadaire de réflexion et un projet de groupe. En plus d’en apprendre davantage sur la science du bien-être mental, les élèves sont invités à essayer des activités fondées sur des preuves ou des “astuces sur le bonheur”, afin de favoriser un bien-être mental positif. Le cours soulignait qu’il n’était pas destiné à remplacer les services professionnels ni à être une intervention pour s’attaquer à des problèmes de santé mentale spécifiques.

Nous avons cependant noté qu’il y avait un potentiel d’amélioration du bien-être mental, comme en témoignent les études évaluatives précédentes basées sur les itérations précédentes du cours. Nous avons précédemment signalé que le cours sur la science du bonheur produisait des avantages significatifs pour le bien-être mental de ceux qui suivaient le cours au trimestre d’automne par rapport à un groupe témoin sur liste d’attente qui prévoyait de suivre le cours au printemps (Hobbs, et al., 2022b ; Hood et coll., 2021).

Nous avons montré pour les deux années académiques avec les données disponibles (2019/2020 et 2020/2021) que les personnes suivant le cours ont signalé une augmentation significative du bien-être mental de la première semaine du cours à la dernière semaine, ainsi qu’une réduction de la solitude et de l’anxiété.

Nous avons également constaté que les mêmes avantages étaient maintenus 6 semaines après la fin du cours, mais la question demeure de savoir s’il y a un impact au-delà de cette période sur les années académiques suivantes. Pour répondre à cette question, deux cohortes d’étudiants ayant suivi le cours Science du bonheur au cours des années académiques précédentes (2019/2020 et 2020/2021) ont été invitées à effectuer une auto-évaluation répétée des mesures du bien-être initialement utilisées en 2022 pour déterminer s’ils avaient connu un changement à long terme.

Nous avons également recueilli des réflexions rétrospectives sur le cours et des informations pour savoir s’ils avaient réussi à maintenir les activités recommandées. De plus, nous avons également eu l’occasion de rechercher des différences entre les étudiants qui avaient suivi le cours sur la science du bonheur par rapport au plus grand nombre d’étudiants qui avaient terminé l’Enquête sur le bien-être de l’Université de Bristol, qui comprenait également les mêmes mesures d’auto-évaluation du bien-être.

Nous avons abordé quatre questions de recherche préenregistrées dans cette étude. Comme il existe peu de preuves des effets à long terme des cours psychoéducatifs sur le bien-être des élèves, nous n’avons pas formulé d’hypothèses spécifiques.

(1) Le bien-être a-t-il changé chez les élèves qui ont déjà suivi le cours de Science du bonheur ?

(2) Le bien-être actuel des étudiants qui ont déjà terminé le cours de Science du bonheur est-il comparable au bien-être moyen des étudiants de l’Université de Bristol ?

(3) Quelles techniques ou “astuces de bonheur” les élèves retiennent-ils du cours ? Les étudiants continuent-ils à utiliser ces techniques après avoir terminé le cours ?

(4) Les élèves croient-ils que le cours sur la science du bonheur a eu un impact positif sur leur bien-être ? Recommanderaient-ils le cours à d’autres étudiants ? Nous ne savions pas si les étudiants maintiendraient les astuces de bonheur régulières que nous avions recommandées dans le cours. Comme nous l’avons découvert, une proportion importante l’a fait, et nous avons donc également inclus une question supplémentaire qui n’était pas préenregistrée mais jugée digne d’enquête, à savoir.

(5) Le bien-être à long terme est-il meilleur chez les étudiants qui ont continué à utiliser les ’astuces du bonheur’ enseignées pendant le cours ?

Pour lire la suite de cette étude en anglais, se reporter à ce site : https://link.springer.com/article/10.1007/s10734-024-01202-4

Open access - Published : 08 March 2024 - Cite this article - Download PDF- You have full access to this open access article

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, Angleterre - L’université de Bristol est une université anglaise, située à Bristol. C’est une des ‘Red brick university’… - Wikipédia - Adresse : Beacon House, Queens Rd, Bristol BS8 1QU, Royaume-Uni - Création : 1876 - Nombre d’inscrits : 29 434 (2022) - Frais de scolarité (premier cycle universitaire) : 9 250 GBP, Frais de scolarité pour les étudiants étrangers 21 100 GBP (2022 – 23) - Téléphone : +44 117 928 9000 - Filiales : University of Bristol Union, 5 autres - Budget annuel : £902.2 millions (2022/23) - Chancelier : Paul Nurse - Couleur : Pantone - Devise : Vim - Dotation : £86.1 millions (2023) - Fait partie de : Université de Bristol - Student’s Union : University of Bristol Union - Suggérer une modification

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 20/06/2024

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