Accueil > Pour en savoir plus > Climat > Crise Climatique > "Dérèglements climatiques - Vagues de chaleur, acidification et manque (…)

"Dérèglements climatiques - Vagues de chaleur, acidification et manque d’oxygène : un triple drame dans les océans et 80% de probabilité de dépasser +1,5°C lors des 5 prochaines années" par Jacques Hallard

lundi 10 juin 2024, par Hallard Jacques

ISIAS Climat Océans Actualités

Dérèglements climatiques - Vagues de chaleur, acidification et manque d’oxygène : un triple drame dans les océans et 80% de probabilité de dépasser +1,5°C lors des 5 prochaines années 

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 09/06/2024

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Préambule

Le dérèglement climatique est causé par la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre liées à la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et la déforestation. A cette tendance de long terme s’est ajouté ces derniers mois le phénomène naturel El Niño, qui a dopé les températures mondiales.


Introduction

Ce dossier – rédigé avec une visée didactique - revient une nouvelle fois sur des actualités concernant les dérèglements climatiques…

Les articles sélectionnés pour cela sont indiqués avec leurs accès dans le sommaire ci-après

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier


Sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier

§§§

  • 
    Actualités - Philippines - Une ville vieille de 300 ans réapparaît après une vague de chaleur aux Philippines - Ouest-France Publié le 03/05/2024 à 16h05
    Aux Philippines, une vieille ville de 300 ans est réapparue au milieu d’un lac asséché, après une vague de chaleur qui a battu des records de températures.

Écouter cet article 01:37

Une vue par drone montre une ville engloutie vieille de plusieurs siècles qui a réapparu dans un contexte de chaleur extrême à Pantabangan, dans la province de Nueva Ecija, aux Philippines le 2 mai 2024. | ADRIAN PORTUGAL / REUTERS

[Pantabangan est une localité de la province de Nueva Ecija, aux Philippines. En 2015, elle compte 29 925 habitants…]

Pantabangan Profile - Cities and Municipalities Competitive Index

Alors qu’une vague de chaleur frappe une grande partie de l’Asie du Sud et du Sud-Est, avec des records de températures ces derniers jours, comme aux Philippines, une ville vieille de 300 ans est réapparue au milieu d’un lac asséché, rapporte la BBChttps://www.bbc.com/news/world-asia.... Ce village, qui se trouve dans la province de Nueva Ecija, à 200 km de la capitale Manille, avait été totalement englouti dans les années 1970 lors de la construction d’un barrage.

La baisse du niveau de l’eau a révélé « des parties d’une église engloutie, des pierres tombales et des ruines », souligne BFMTVhttps://www.bfmtv.com/international.... Elle a également obligé les deux centrales hydroélectriques liées au barrage à suspendre leur activité au début du mois d’avril, selon le média.

Le changement climatique provoque des vagues de chaleur

Les mois qui précèdent la mousson ou la saison des pluies sont généralement chauds, mais cette année, les températures sont bien supérieures à la moyenne dans de nombreux pays. Les experts affirment que le changement climatique provoque des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus longues, indique l’AFP.

L’Asie se réchauffe également plus rapidement que la moyenne mondiale, selon l’Organisation météorologique mondiale, une agence de l’Onu. L’Unicef a averti que 243 millions d’enfants dans le Pacifique et en Asie de l’Est sont menacés par les vagues de chaleur. Les Philippines ont décidé de fermer les écoles pendant plusieurs jours…

Source : https://www.ouest-france.fr/monde/philippines/une-ville-vieille-de-300-ans-reapparait-apres-une-vague-de-chaleur-aux-philippines-b811ee74-094c-11ef-943a-cd1e31449f57

Retour au début du sommaire

Les changements climatiques sont la grande crise de notre époque et ils se produisent à un rythme encore plus effréné que ce que nous craignions, mais nous sommes loin d’être impuissants face à cette menace mondiale.

Comme l’a souligné en septembre 2019 le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, « l’urgence climatique est une course que nous sommes en train de perdre, mais c’est une course que l’on peut encore gagner ».

Aucun endroit sur Terre n’est à l’abri des conséquences dévastatrices des changements climatiques. La hausse des températures est directement à l’origine de la dégradation de l’environnement, des catastrophes naturelles, des conditions météorologiques extrêmes, de l’insécurité alimentaire et hydrique, des perturbations économiques, des conflits et du terrorisme. Le niveau des mers monte, l’Arctique fond, les récifs coraliens se meurent, les océans s’acidifient et les forêts brûlent. De toute évidence, on ne peut pas se contenter du statu quo. Le coût infini des changements climatiques augmente de manière irréversible : le temps est venu de mener tous ensemble une action audacieuse.

Hausse de la température mondiale

Des milliards de tonnes de CO2 sont rejetés dans l’atmosphère chaque année en raison de la production de charbon, de pétrole et de gaz. L’activité anthropique (qui résulte essentiellement de l’intervention humaine) produit plus de gaz à effet de serre que jamais et rien ne laisse présager une baisse des émissions. 

Les quatre dernières années ont été les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées. Selon un rapport de l’Organisation météorologique mondiale(OMM) publié en septembre 2019, nous sommes au moins à un degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels et proches de ce que les scientifiques considèrent comme « un risque inacceptable ».

L’Accord de Paris de 2015 sur les changements climatiques préconise de contenir à terme l’élévation de la température « nettement en dessous » de 2 degrés Celsius et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C. Toutefois, si les émissions mondiales ne baissent pas, les températures pourraient bien atteindre trois degrés Celsius d’ici à 2100 et causer des dommages irréversibles à nos écosystèmes. 

Les glaciers et les calottes glaciaires des régions polaires et montagneuses fondent déjà plus vite que jamais, entraînant l’élévation du niveau de la mer. Près des deux tiers des villes comptant plus de cinq millions d’habitants sont situées dans des zones menacées par l’élévation du niveau de la mer et près de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres d’une côte. Si rien n’est fait, des quartiers entiers de New York, Shanghai, Abu Dhabi, Osaka, Rio de Janeiro et de bien d’autres villes pourraient se retrouver sous les eaux de notre vivant, ce qui entraînerait le déplacement de millions de personnes.

Insécurité alimentaire et hydrique

Le réchauffement climatique a un impact sur notre sécurité alimentaire et hydrique à tous et à toutes. Les changements climatiques ont des conséquences directes sur la dégradation des sols, ce qui limite les quantités de carbone que la Terre peut séquestrer. Quelque 500 millions de personnes vivent aujourd’hui dans des zones touchées par l’érosion, phénomène à l’origine de la perte ou du gaspillage de jusqu’à 30 % des denrées alimentaires. En outre, les changements climatiques nuisent à la disponibilité et à la qualité de l’eau destinée à la consommation et à l’agriculture. 

Des cultures autrefois florissantes s’épuisent aujourd’hui, ébranlant la sécurité alimentaire des nombreuses régions du monde concernées. Les pauvres et les personnes vulnérables sont les premiers à en subir les conséquences. L’impact du réchauffement de la planète risque aussi de creuser davantage le fossé économique entre les pays les plus riches et les plus pauvres.

Conditions extrêmes

Les catastrophes liées aux conditions climatiques et météorologiques extrêmes ont toujours fait partie du système de notre planète mais elles se font de plus en plus fréquentes et intenses à mesure que le monde se réchauffe. Aucun continent n’est épargné par les vagues de chaleur, les sécheresses, les typhons et les ouragans qui causent des destructions massives dans le monde entier. Aujourd’hui, 90 % des catastrophes sont liées aux conditions météorologiques et climatiques. Les pertes engendrées pour l’économie mondiale s’élèvent à 520 milliards de dollars chaque année et 26 millions de personnes sombrent dans la pauvreté. 

Facteur de conflit

Les changements climatiques font peser une très lourde menace sur la paix et la sécurité internationales. Leurs effets rendent plus complexe la lutte pour le contrôle des ressources, telles que les terres, la nourriture et l’eau. Cette situation alimente les tensions socioéconomiques et entraîne de plus en plus souvent des déplacements de masse

Le climat amplifie les risques et rend plus colossaux encore les défis actuels. Les sécheresses qui frappent l’Afrique et l’Amérique latine alimentent directement l’instabilité et la violence politiques. La Banque mondiale estime que, si rien n’est fait, plus de 140 millions de personnes en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et en Asie du Sud seront contraintes de migrer à l’intérieur de leur propre région d’ici à 2050.

La voie à suivre

Si la science nous dit que les changements climatiques sont irréfutables, elle nous dit aussi qu’il est encore temps de les stopper. Il faudra pour cela transformer nos sociétés en profondeur – changer notre manière de produire des denrées alimentaires, d’utiliser les terres, de transporter les biens et de faire tourner notre économie. 

Bien que les technologies contribuent aux changements climatiques, des technologies nouvelles et efficientes peuvent aussi nous aider à faire baisser nos émissions nettes et à créer un monde plus propre. Des solutions technologiques sont d’ores et déjà accessibles pour faire baisser plus de 70 % du volume de nos émissions actuelles. Dans bien des endroits, l’énergie renouvelable est désormais la source d’énergie la moins chère et la voiture électrique est en train de se généraliser. 

Ces solutions applicables à grande échelle nous permettront d’emprunter un raccourci technologique vers un monde plus propre et plus résilient. Si les autorités, les entreprises, la société civile, les jeunes et les institutions universitaires conjuguent leurs efforts, nous pourrons faire éclore un avenir vert où la souffrance serait allégée, la justice, respectée, et l’harmonie entre l’humanité et la planète, rétablie.

Pour en savoir plus :

Les Objectifs de développement durable

Sommet Action Climat 2019

L’accord de Paris

Organisation météorologique mondiale (OMM)

Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

Convention-cadre sur les changements climatiques (CCNUCC)

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

ONU | Questions thématiques : Les changements climatiques L’eau Les océans et le droit de la mer

VERSION PDF Téléchargez cet article en version PDF

C’est quoi l’ONU ?Cette vidéo présente un rapide tour d’horizon de la composition, de la mission et du travail de l’Organisation des Nations Unies, qui contribue à construire un monde meilleur.

https://www.un.org/sites/un2.un.org/files/styles/large-article-image-style-16-9/public/2021/07/un75_library.jpg

Retrouver à la source : Façonnons notre avenir ensemble

Retour au début du sommaire

2.
« Chaos climatique » : la planète bat des records de température pour le douzième mois d’affilée - Par Audrey Garric - Publié le 05 juin 2024 à 16h42, modifié le 06 juin 2024 à 01h15 - Read in English

Il est désormais probable à 80 % que la température moyenne annuelle du globe franchisse temporairement le seuil de 1,5 °C de réchauffement pendant au moins l’une des cinq prochaines années. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelle au sursaut.

Article complet à lire à ce site : https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/06/05/chaos-climatique-la-planete-bat-des-records-de-temperature-pour-le-12e-mois-consecutif_6237486_3244.html

Retour au début du sommaire

3.
Infographie - Crise climatique : les records de températures mensuelles au niveau mondial ont été battus en mai pour le douzième mois consécutif - Article rédigé par Zoé Aucaigne, franceinfo - France Télévisions - Publié le 05/06/2024 16:30 Mis à jour le 05/06/2024 16:48

Une femme se protégeant du soleil le 4 juin 2024, à Amritsar, en Inde. (NARINDER NANU / AFP)

Une femme se protégeant du soleil le 4 juin 2024, à Amritsar, en Inde. (NARINDER NANU / AFP)

Anomalies de température mesurées par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) - Sur les douze derniers mois, les records de température mensuelle ont été battus à l’échelle mondiale. La température du globe a été en moyenne 1,63°C plus élevée qu’à l’ère préindustrielle - Années 2010 Années 2000 Années 1990

Source : Observatoire européen Copernicus

Les records de température mensuelle ont été battus chaque mois depuis un an à l’échelle mondiale. La température du globe a été en moyenne 1,63°C plus élevée qu’entre 1850 et 1900.

’C’est choquant, mais pas surprenant.’ Le mois de mai 2024 a été marqué par un nouveau record mensuel de chaleur à l’échelle mondiale, selon le dernier bilan de l’observatoire européen Copernicus publié mercredi 5 juin. Il devient ainsi le douzième mois consécutif à afficher une température moyenne record, avec 1,52°C de plus qu’un mois de mai normal dans le climat de l’ère préindustrielle (1850-1900).

Plus globalement, la température moyenne mondiale des douze derniers mois est la plus élevée jamais enregistrée, à 1,63°C au-dessus de la moyenne préindustrielle. Elle dépasse ainsi la limite de 1,5°C fixée par l’accord de Paris en 2015. ’Notre planète essaie de nous dire quelque chose. Mais nous ne semblons pas l’écouter’, alerte Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, cité par Copernicus. ’Nous battons des records de température à l’échelle mondiale et récoltons la tempête. L’heure de la crise climatique a sonné. Il est temps de se mobiliser, d’agir et d’obtenir des résultats.’

’Notre planète continuera à se réchauffer’

Cette hausse des températures vient de l’effet combiné du phénomène naturel El Niño et du réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre, principalement liées à la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). ’Même si cette série de mois records finira par s’interrompre, le changement climatique est là et aucun signe de variation de cette tendance n’est en vue’, souligne Carlo Buontempo, directeur du service du changement climatique de Copernicus (C3S).

El Niño touche à sa fin et doit laisser sa place àLa Niña,le phénomène inverse, ’plus tard cette année’, a estimé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur son site.

La Niña fait référence au refroidissement à grande échelle des températures de surface des océans dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Mais l’organisme insiste : ’La fin d’El Niño ne signifie pas une pause dans le changement climatique à long terme, car notre planète continuera à se réchauffer en raison des gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur. Les températures exceptionnellement élevées à la surface de la mer continueront de jouer un rôle important au cours des prochains mois.’

Depuis le XIXe siècle, la température moyenne de la Terre s’est réchauffée de 1,1°C. Les scientifiques ont établi avec certitude que cette hausse était due aux activités humaines, consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ce réchauffement, inédit par sa rapidité, menace l’avenir de nos sociétés et la biodiversité. Mais des solutions – énergies renouvelables, sobriété, diminution de la consommation de viande – existent. Découvrez nos réponses à vos questions sur la crise climatique.

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/infographie-crise-climatique-le-mois-de-mai-a-ete-le-plus-chaud-jamais-enregistre-au-niveau-mondial-bouclant-un-an-de-records-consecutifs_6583977.html

Retour au début du sommaire


  • ’C’est encore plus affolant que prévu’ : 80% de probabilité de dépasser +1,5°C lors des 5 prochaines années - Le réchauffement climatique s’accélère et les scientifiques prédisent que la barre des +1,5°C sera franchie d’ici 2029. La Rédaction ‘Paris Match Belgique’ - Publié le 08-06-2024 à 16h00

    Climat - Les vagues de chaleur entraînent chaque année 150.000 décès dans le monde, selon une étude

Climat - Les vagues de chaleur entraînent chaque année 150.000 décès dans le monde, selon une étude

Il est à 80% probable que la température moyenne annuelle du globe dépasse ’temporairement’ de plus de 1,5°C les niveaux préindustriels (1850-1900) pendant au moins l’une des cinq prochaines années, a alerté mercredi l’ONU.

Climat : 80% de probabilité de dépasser +1,5°C lors des 5 prochaines années

Selon un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il y a 80% de chances que la température moyenne mondiale dépasse 1,5°C d’ici 2029. Cette limite, fixée par l’Accord de Paris, est considérée comme un seuil critique au-delà duquel les impacts du changement climatique deviendraient beaucoup plus graves et irréversibles.

Le rapport du GIEC souligne que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter à un rythme alarmant, et que les efforts déployés pour les réduire ne sont pas suffisants. Si rien n’est fait, la température moyenne mondiale pourrait atteindre 2°C, voire plus, d’ici la fin du siècle.

Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà visibles dans le monde entier, avec des événements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses, une montée du niveau de la mer, et des impacts sur la biodiversité et les systèmes alimentaires. Si la barre des +1,5°C est franchie, ces impacts s’aggraveront considérablement.

Le rapport du GIEC appelle à une action urgente et ambitieuse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les gouvernements, les entreprises et les individus doivent tous prendre des mesures pour réduire leur empreinte carbone et investir dans des solutions durables.

Copyright © parismatch.be 1996-2024 Ipm sa - IPM | Ce site est protégé par le droit d’auteur | Rue des Francs 79, 1040 Bruxelles | Tel +32 (0)2 744 44 66 | N° d’entreprise BE 0403.508.716

Source : https://www.parismatch.be/actualites/environnement/2024/06/08/cest-encore-plus-affolant-que-prevu-80-de-probabilite-de-depasser-15c-lors-des-5-prochaines-annees-LNRHXDWAXBBPBMQQBSFUY2HC4Y/

Retour au début du sommaire

5.
Vagues de chaleur sous-marine, acidification et manque d’oxygène : un triple drame dans les océans menace la vie sur Terre dans l’indifférence des dirigeants – Doc ‘futura-sciences.com’ Réchauffement climatiqueOcéan

Un nouveau rapport fait le point sur la triple menace à laquelle est confronté l’océan dans l’indifférence générale : les vagues de chaleur, l’acidification et le manque d’oxygène sont en train de mener à une extinction de masse.

Cela vous intéressera aussi :

[EN VIDÉO] L’inquiétant réchauffement des océans En 2020, les océans ont absorbé l’équivalent de 20 sextillions de joules. Jamais depuis 1955...

Les océans du monde entier sont confrontés à non pas une, mais trois grandes menaces qui ne font, ni La Une de l’actualité, ni partie des priorités des grands dirigeants du monde. Les vagues de chaleur sous-marine, l’acidification et le manque d’oxygène sont en train d’anéantir toute vie dans nos océans, selon un nouveau rapport publié dans AGU Advances.

Ce sont surtout les 300 premiers mètres sous la surface de l’eau qui sont les plus touchés, en particulier par des épisodes de chaleur extrême : ceux-ci sont en moyenne trois fois plus long, et six fois plus intenses que ce qu’ils étaient dans les années 1960. 

Une triple menace similaire dans le passé lointain, et ça ne s’est pas bien terminé

Deuxième menace, l’acidification. Les océans absorbent la majeure partie du carbone généré par les industries, l’énergie, les transports et la déforestation. Cette augmentation des gaz à effet de serre et de la chaleur, rend l’eau plus acide.

Mais plus encore, dans certaines zones, l’acidification dissout les coquilles des organismes marins qui en portent et provoque une troisième menace : elle réduit la quantité d’oxygène dans l’eau. Certaines parties de l’océan deviennent alors des zones mortes, où le niveau d’oxygène est tellement bas qu’aucune espèce ne peut plus y survivre.

Dans le passé, les océans ont déjà été confrontés à cette même triple menace, pendant le Permien, il y a environ 252 millions d’années. Et cette triple menace a mené à la plus grande extinction survenue dans les océans que la Terre ait connue.

Transmettre la culture est le plus vieux métier du monde - Inscrivez-vous à la lettre d’information La quotidienne pour recevoir toutes nos dernières Actualités une fois par jour. > Toutes nos lettres d’informations - réchauffement climatiqueconséquencesréchauffement climatique fonte des glacesréchauffement climatique causeséchauffement climatique montée des eauxindifférence psychomotricecourbe d’indifférence concaveformation des océans et des continents

Le média qui explore le monde





 ©2001-2024 Futura-sciences - tous droits réservés - Groupe Madeinfutura

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-triple-drame-oceans-menace-vie-terre-indifference-dirigeants-113915/

Retour au début du sommaire

6.
Climat - Le monde plongera dans la “pire des crises financières” si les températures ne baissent pas - Publié le 15 mars 2024 à 15h07 - Courrier international

Selon une étude sur les risques économiques que fait peser la crise climatique, les canicules pourraient provoquer des dommages allant jusqu’à 25 000 milliards de dollars par an d’ici à 2060. Aucun pays ne sera épargné par les vagues de chaleur extrême, au moins indirectement, par le biais de la rupture des chaînes d’approvisionnement.

Logo

Le 26 février 2024, près d’Enna, en Sicile, il ne reste qu’un filet de la Cava. L’île italienne a déclaré l’état d’urgence sécheresse au début de février.

Le 26 février 2024, près d’Enna, en Sicile, il ne reste qu’un filet de la Cava. L’île italienne a déclaré l’état d’urgence sécheresse au début de février. Photo ALBERTO PIZZOLI/AFP

Les répercussions financières de la hausse des températures avaient pour l’instant fait l’objet de peu de recherches. Les conclusions de l’étude publiée le 13 mars dans la revueNature par des chercheurs de l’université Tsinghua de Pékin sont sans appel. “Sans mesures radicales de réduction des émissions de gaz à effet de serre, même les pays situés à des latitudes élevées et bénéficiant d’un climat plus clément subiront des dommages financiers dévastateurs” du fait des ruptures d’approvisionnement, expliqueNew Scientist.

Lire aussi : Le chiffre du jour. La crise climatique coûterait 16 millions de dollars par heure en dégâts matériels et humains

“Il pourrait en résulter la pire crise financière que le monde ait jamais connue”, résume le magazine scientifique. Les chercheurs chinois ont modélisé trois scénarios pour évaluer l’ensemble des risques économiques dus à la hausse des températures d’ici à 2060. Le premier est celui d’un monde qui s’engage “dans une voie plus durable” et maîtrise ses émissions de CO2, le deuxième est celui d’une “trajectoire moyenne”. Le dernier dessine “un avenir où les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent sans faiblir”.

25 % à 100 % de canicules en plus

Dans le scénario à faibles émissions, l’équipe constate “une hausse de 25 % des jours de canicule d’ici à 2060 par rapport à 2022”, se traduisant par 600 000 décès supplémentaires par an et des dommages annuels de 3 750 milliards de dollars.

À l’autre bout du spectre, si les émissions ne cessent d’augmenter, la hausse des canicules s’établit à 100 % et aboutit à “1,1 million de décès supplémentaires chaque année d’ici à 2060 et des dommages atteignant 25.000 milliards de dollars”. Si ces sommes ne vous disent rien, l’hebdomadaire britannique explique : “À titre de comparaison, la richesse mondiale a atteint environ 100.000 milliards de dollars en 2023.”

Comme le résume l’auteur principal de l’étude, Guan Dabo : “Personne n’est à l’abri du changement climatique.”

La mondialisation et ses chaînes d’approvisionnement “de plus en plus imbriquées” contribuent en effet à la propagation des effets financiers du réchauffement. Dans le pire des scénarios, les dommages liés aux effets indirects de la crise climatique sur ces chaînes vont même “augmenter de manière exponentielle à partir de 2030”.

Tags : Climatiques

Agir face au dérèglement climatique et s’adapter. Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère.

Source : https://www.courrierinternational.com/article/climat-le-monde-plongera-dans-la-pire-des-crises-financieres-si-les-temperatures-ne-baissent-pas

Retour au début du sommaire

7.
Les plus démunis paient le prix fort du dérèglement climatique - Par Hortense Chauvin - 24 avril 2024 à 14h18 Mis à jour le 26 avril 2024 à 08h58 – Document ‘reporterre.net’

Les plus démunis paient le prix fort du dérèglement climatique

Une rue inondée après d’intenses pluies à Lahore, au Pakistan, le 5 juillet 2023. - © AFP / Arif Ali

Chaleurs extrêmes, cyclones, inondations... Les événements climatiques extrêmes de 2023 ont davantage affecté les plus précaires et les peuples autochtones, analyse un rapport d’Amnesty International.

À travers le monde, le droit des peuples à vivre dans un environnement sain régresse, et les populations marginalisées se retrouvent en première ligne. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport annuel d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde, publiée le 24 avril.

Article complet à lire sur ce site : https://reporterre.net/A-travers-le-monde-les-plus-precaires-en-premiere-ligne-de-la-crise-climatique

Retour au début du sommaire

8.
Le dérèglement climatique va accélérer les inégalités entre sexes, entre catégories sociales et entre générations, alertent les experts de la FAO - Par Matthieu Goar - Publié le 05 mars 2024 à 12h46, modifié le 06 mars 2024 à 02h55 - Article complet réservé aux abonnés ‘Le Monde’

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, [FAO] qui publie un rapport sur les effets du réchauffement dans vingt-quatre pays du Sud, les plus pauvres et les femmes en souffriront le plus.

Dans un canal à Puerto Tapoje (Pérou), le 15 octobre 2023. Les agriculteurs doivent s’éloigner davantage des pâturages habituels pour faire boire leur bétail.

Dans un canal à Puerto Tapoje (Pérou), le 15 octobre 2023. Les agriculteurs doivent s’éloigner davantage des pâturages habituels pour faire boire leur bétail. PAUL GAMBIN POUR « LE MONDE »

Le changement climatique pourrait aggraver les inégalités entre les sexes, entre les catégories sociales et entre les générations. Dans un rapport très complet publié mardi 5 mars, The Unjust Climate, les experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) illustrent le défi colossal de la mise en place de politiques publiques prenant en compte les multiples enjeux de l’adaptation et détaillent les conséquences des événements extrêmes sur les populations rurales. Les ménages les plus pauvres et les femmes subissent les pertes les plus importantes.

« Les réductions de la productivité agricole se répercutent sur les économies rurales et les systèmes agroalimentaires dont dépendent les populations, limitant les opportunités de revenus non agricoles, augmentant les prix des denrées alimentaires et perturbant les marchés, peut-on lire dans l’introduction du document, qui rappelle que le réchauffement climatique a déjà réduit les rendements des principales

Lire en totalité à cette source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/03/05/le-changement-climatique-accelerateur-de-toutes-les-inegalites-selon-la-fao_6220228_3244.html

Retour au début du sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier


Collecte de documents et agencement, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 09/06/2024

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Océans Actualités.3.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

Yonnelautre.fr utilise le logiciel libre SPIP et le squelette Koinós. Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

http://yonnelautre.fr/local/cache-vignettes/L160xH109/arton1769-a3646.jpg?1510324931

— -