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"Malgré des échecs et des doutes, des arbres génétiquement modifiés (OGM) continuent d’être promus en foresterie industrielle et tropicale – Quels réels besoins de nouveaux OGM poussés par les industries agroalimentaires ?" par Jacques Hallard

mercredi 17 janvier 2024, par Hallard Jacques


ISIAS OGM Forêts Partie 2

Malgré des échecs et des doutes, des arbres génétiquement modifiés (OGM) continuent d’être promus en foresterie industrielle et tropicale – Quels réels besoins de nouveaux OGM poussés par les industries agroalimentaires ?

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 11/01/2024

Séries ‘Forêts OGM’

PlayBac Presse

Source : PlayBac Presse

Comment l’industrie agroalimentaire tente de nous servir de nouveaux OGM - Basta !

Source : ’basta.media’ – Voir l’article dans ce dossier


Présentation de la série ‘Forêts OGM’

Partie 1 - ’Pour la conservation mondiale des forêts, un cri d’alerte des gardiens de 5 forêts primaires et 6 bonnes raisons de préserver les forêts comme fonction protectrice de l’environnement et de prévention des feux de forêt’ par Jacques Hallard 05 janvier 2024 - ISIAS Planète Forêts

Partie 2 - Malgré des échecs et des doutes, des arbres génétiquement modifiés (OGM) continuent d’être promus en foresterie industrielle et tropicale – Quels réels besoins de nouveaux OGM poussés par les industries agroalimentaires ?

Plan du document : Présentation Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Pour commencer, après ces traits d’humour, quelques rappels sur les arbres génétiquement modifiés :

Arbre génétiquement modifié - Un arbre génétiquement modifié est un arbre dont le génome a été modifié à l’aide de techniques de génie génétique, généralement par insertion de fragments d’ADN d’autres espèces. L’objectif est d’introduire dans la plante un caractère et n’existant pas naturellement dans la nature ou au sein de l’espèce…- Wikipédia

Les arbres génétiquement modifiés - par Inf’OGM - Date de rédaction / mise à jour : 1er septembre 2022 - version PDF -

Plusieurs arbres ont été génétiquement modifiés par transgenèse. Citons l’eucalyptus, l’hévéa, le peuplier, le pin, et certains arbres fruitiers (prunier, poirier, pommier).

Actuellement, seul l’eucalyptus transgénique est autorisé à la culture commerciale.
En 2015 a été autorisé au Brésil un eucalyptus génétiquement modifié (événement H421) par trangénèse via l’insertion du gène CEL1 (issu de la plante Arabidopsis thaliana) + gène de résistance à un antibiotique (NPTII). L’entreprise qui a l’autorisation est FuturaGene, une filiale de Suzano. A notre connaissance, cet eucalyptus n’a toujours pas été cultivé à grande échelle au Brésil [1] [2].

En 2021 a été autorisé au Brésil un 2° eucalyptus génétiquement modifié (événement 751K032) par transgénèse pour être tolérant au glyphosate (Roundup) en exprimant la protéine EPSPS. L’entreprise qui a l’autorisation est Suzano directement. A notre connaissance, idem, pas de culture à grande échelle [3].

En revanche, plusieurs pays ont d’ores et déjà expérimenté ces arbres GM, dont les États-Unis, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, la Belgique. En France, l’Institut national de recherche agronomique (Inra) a conduit un essai en champ de peupliers transgéniques qui s’est terminé en 2013 [4]…. – Lire la totalité sur https://www.infogm.org/-ogm-les-arbres-transgeniques-

Et revoir toute l’histoire de la saga des arbres génétiquement modifiés avec Wikipédia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_g%C3%A9n%C3%A9tiquement_modifi%C3%A9

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Introduction

Malgré un récent « ‘bug’ dans les châtaigniers OGM », les actualités de 2023 montrent que la ferveur des partisans des arbres génétiquement modifiés est toujours vive, notamment pour :

  • produire un papier plus propre (sic),
  • faire baisser la teneur en lignine des peupliers (avec les ciseaux moléculaires CRISPR), ou encore pour
  • « augmenter la capacité d’absorption du carbone des arbres de 27% », selon le directeur général de la startup américaine ‘Living Carbon’ !
    Une vidéo de ARTE décrypte et titre : « Agriculture : a-t-on besoin des nouveaux OGM ? », et un article de ’basta.media’ précise « Comment l’industrie agroalimentaire tente de nous servir de nouveaux OGM »

Les accès à ces articles sélectionnés sont indiqués dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§


  • Un ‘bug’ dans les châtaigniers OGM - version PDF par Christophe NOISETTE - Date de rédaction / mise à jour : 20 décembre 2023 – Document ‘infogm.org’
    Les châtaigniers OGM ont souvent été promus, lors de réunions internationales, comme une solution à la disparition du châtaignier d’Amérique (au congrès de 2021 de l’UICN par exemple) [1]. Les techniques de modification génétique sont présentées comme un outil au service de la conservation de la biodiversité. Mais cette promesse, comme d’autres, s’effrite. Et ce sont les chercheurs qui ont modifié génétiquement ce châtaignier pour qu’il résiste au mildiou qui tempèrent aujourd’hui leurs propos et révèlent des problèmes inattendus. Ce projet a été initié il y a plus de dix ans et a mobilisé plusieurs millions de dollars.

C’est au cours d’un séminaire en ligne, le 15 septembre 2023, intitulé « Chestnut Chat », organisé par l’American Chestnut Foundation (TACF), que les chercheurs du College of Environmental Science and Forestry (SUNY-ESF) de l’Université de l’État de New York ont fait quelques aveux : le châtaignier américain génétiquement modifié « Darling 58 » (D58) n’est pas la solution miracle promise pour le rétablissement de l’espèce. Il a été révélé, par ces chercheurs, que l’arbre pousse plus lentement et moins haut qu’ils ne l’espéraient, que la tolérance au mildiou n’était pas à la hauteur de leur attente et aléatoire, et que les essais sur le terrain ne permettent pas en l’état de refléter les conditions réelles, à savoir le croisement entre des châtaigniers OGM et sauvages.

En 2018, SUNY-ESF a demandé au service d’inspection de la santé animale et végétale du ministère étasunien de l’agriculture (USDA-APHIS) l’autorisation de disséminer son châtaignier génétiquement modifié « Darling 58 » (D58) dans les forêts afin qu’il se croise intentionnellement avec des arbres sauvages et qu’il se propage de lui-même [2]. Ce serait la première fois qu’une plante génétiquement modifiée est disséminée hors de contrôle à dessein dans la nature. Malgré la reconnaissance de ces déboires, les chercheurs du SUNY-ESEF n’ont pas retiré cette demande auprès de l’USDA. L’USDA finalisera donc son avis prochainement.

La Campagne pour l’arrêt des arbres génétiquement modifiés (Campaign to STOP GE Trees) précise que les chercheurs ont déclaré avoir besoin d’une déréglementation pour pouvoir tester ce châtaigner dans des conditions de forêt sauvage, plus proche de la réalité que les essais en champs [3]. Les chercheurs ont également confirmé qu’ils cherchaient à obtenir la déréglementation du D58 parce qu’elle faciliterait la déréglementation des futurs châtaigniers américains génétiquement modifiés présentant d’autres caractéristiques génétiquement modifiées. « Ils souhaitent cette déréglementation afin [...] de créer un précédent réglementaire qui permettrait de rationaliser les futures approbations d’autres châtaigniers génétiquement modifiés », continue la Campagne pour l’arrêt des arbres OGM. Effectivement, ces chercheurs auraient affirmé, précise la Campagne, qu’ « à l’avenir, les examens réglementaires [...] seront beaucoup plus faciles [...] dans certains cas, il pourrait être entièrement exempté de la réglementation d’une ou de plusieurs agences ». Les militants de cette campagne internationale, eux, demandent le rejet immédiat par l’USDA de la demande de déréglementation du châtaignier d’Amérique génétiquement modifié D58. En effet, « si ces arbres génétiquement modifiés défectueux sont plantés dans nos forêts, leurs graines et leur pollen génétiquement modifiés expérimentaux contamineront inévitablement et de manière irréversible les châtaigniers d’Amérique sauvages qui poussent dans la forêt », a déclaré Anne Petermann, du Global Justice Ecology Project. Loin de « restaurer » les châtaigniers d’Amérique, la déréglementation des châtaigniers génétiquement modifiés pourrait signifier leur disparition définitive.

Le 8 décembre, The American Chestnut Foundation (TACF), elle, annonçait qu’elle ne soutiendrait plus ce projet [4]. Mais elle n’arrête pas pour autant de croire que les OGM peuvent aider, à terme, à restaurer le châtaignier d’Amérique. « Si les arbres Darling n’ont pas d’effets négatifs sur l’environnement naturel, nous estimons qu’ils pourraient entraver le déploiement futur de populations de châtaigniers d’Amérique résistantes aux maladies », déclare Sara Fern Fitzsimmons, responsable de la conservation à la TACF. « La distribution prématurée de cette variété ou d’autres variétés de qualité inférieure pourrait également fausser la perception du public à l’encontre des solutions biotechnologiques pour sauver les espèces d’arbres forestiers menacées », poursuit-elle. La TACF conclut : « Avec de la patience et la persévérance de la meilleure science, nous fournirons des châtaigniers d’Amérique résistants aux maladies aux gestionnaires forestiers et aux propriétaires terriens ».

D’après la Campagne pour l’arrêt des arbres OGM, cette Fondation s’intéresse également à d’autres essences, comme le frêne et l’orme.

AutorisationImpact sur la biodiversité Etats-Unis Arbre

SOMMAIRE : Actualités

Inf’OGM - Veille citoyenne sur les OGM et les semences

Inf’OGM - Veille citoyenne sur les OGM et les semences

Source : https://www.infogm.org/7950-un-bug-dans-les-chataigniers-ogm

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  • Quelques actualités 2023 sur des travaux de création d’arbres OGM

Et si l’on modifiait les gènes des arbres pour produire un papier plus propre ? - Grâce aux ciseaux moléculaires Crispr, une équipe américaine s’est attaquée au génome de peupliers pour faire baisser la teneur en lignine. Une promesse de gains phénoménaux pour la filière papetière et pour l’environnement. - Par Nathaniel Herzberg 

Publié le 14 juillet 2023 à 15h47, modifié le 19 juillet 2023 à 19h49. Read in English../../../../C:/en/science/article/2...– Source : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/07/14/et-si-l-on-modifiait-les-genes-des-arbres-pour-produire-un-papier-plus-propre_6181983_1650684.html

ZeGreenWeb - Une start-up américaine créé des arbres capables de stocker davantage de carbone - Living Carbon vise à augmenter la capacité d’absorption du carbone des arbres de 27%, a déclaré le directeur général de la startup. 31 janv. 2023

Enerzine - Modifier génétiquement les arbres pour faciliter la production de biocarburants - Une équipe de chercheurs a réussi à modifier génétiquement des arbres pour qu’ils produisent naturellement un polymère qui rend le bois plus... 6 sept. 2023

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https://www.gmwatch.org/images/banners/eucalyptus_plantation.jpg

Image of a eucalyptus plantation in Aracruz, Brazil, by Chris Lang via Flickr, licensed under the Attribution-NonCommercial-NoDerivs 2.0 Generic (CC BY-NC-ND 2.0) Licence. Even without GMO herbicide-tolerant trees, chemical use is heavy. Lang comments : “Chemical herbicides ensure that little or nothing other than eucalyptus trees grows in Aracruz’s plantations. The workers who mix and apply these chemicals face serious health risks.”

Image d’une plantation d’eucalyptus à Aracruz, au Brésil, par Chris Lang via Flickr, sous licence générique Attribution-NonCommercial-NoDerivs 2.0 (CC BY-NC-ND 2.0). Même sans arbres OGM tolérants aux herbicides, l’utilisation de produits chimiques est importante. Lang commente : ’Les herbicides chimiques garantissent que peu ou rien d’autre que des eucalyptus ne poussent dans les plantations d’Aracruz. Les travailleurs qui mélangent et appliquent ces produits chimiques courent de graves risques pour leur santé.’

La diffusion mondiale d’arbres génétiquement modifiés est plus proche que jamais. Ironiquement, ce pourrait être le ‘Forest Stewardship Council’ (FSC) - l’organisation qui prétend ’promouvoir la gestion responsable des forêts du monde’ par le biais de son programme de certification - qui ouvre la porte à la commercialisation des arbres OGM (également appelés arbres GE (genetically engineered trees), c’est-à-dire arbres génétiquement modifiés).

Dans le monde, de nombreux produits en papier portent le logo FSC, ce qui signifie qu’ils sont conformes aux normes du ‘Forest Stewardship Council’. Pour l’instant, ce logo signifie que les entreprises certifiées FSC ne sont pas autorisées à planter commercialement des arbres OGM. Toutefois, le FSC se prépare à revoir son interdiction des arbres OGM. 

L’Assemblée générale internationale du FSC débute cette semaine à Bali, en Indonésie. Les membres du FSC discuteront d’une proposition qui permettrait au FSC de superviser directement les essais en plein air d’arbres génétiquement modifiés. Ces expériences seraient au cœur d’un nouveau ’processus d’apprentissage du génie génétique’.

Dans un article de Counterpunch, Lucy Sharratt, du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB), écrit que si le FSC va de l’avant en supervisant les essais sur le terrain, il pourrait être considéré comme responsable de tout impact environnemental qui pourrait en résulter. Par exemple, les efforts visant à contenir les essais sur le terrain peuvent échouer et entraîner la contamination des forêts par les OGM.

Cependant, le génie génétique reste controversé parmi les membres du FSC, et les groupes environnementaux avertissent que les essais en champ eux-mêmes posent des risques sérieux pour les forêts et autres écosystèmes. Ces risques sont expliqués dans un nouveau rapport, ’The Global Status of Genetically Engineered Tree Development : A Growing Threat’, du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) et de la ‘Campaign to STOP GE Trees’.

L’avenir des forêts est en jeu

Le nouveau rapport soutient que la contamination par les OGM est inévitable et que les arbres génétiquement modifiés présentent ’de sérieux risques et de grandes incertitudes’. Selon le rapport, ’les processus de génie génétique entraînent souvent des changements imprévus. Le potentiel de résultats génétiques et d’effets environnementaux inattendus augmenterait et se multiplierait au cours de la longue vie des arbres, en raison des extrêmes environnementaux auxquels ils sont confrontés et de l’interaction de nombreuses espèces avec les arbres. La capacité des arbres à disséminer le pollen et les graines sur de longues distances augmente l’éventail des impacts environnementaux et sociaux potentiels, au-delà des frontières et en violation de la souveraineté indigène.

’La dissémination d’arbres génétiquement modifiés constituerait une menace pour les forêts et les écosystèmes forestiers et aurait des répercussions sur de nombreuses communautés locales et populations autochtones. Les impacts négatifs potentiels pourraient être profonds et irréversibles.’

Par exemple, le rapport explique comment les processus de génie génétique peuvent avoir des effets inattendus sur les arbres. Même des changements intentionnels au niveau de l’ADN peuvent avoir des répercussions inattendues sur le comportement des arbres, par exemple sur la façon dont ils réagissent à des stress comme la sécheresse ou la chaleur extrême.

Les arbres et les forêts sont extrêmement complexes, tout comme le génie génétique. En raison des nombreuses lacunes dans nos connaissances, des groupes environnementaux, tels que le ‘World Rainforest Movement’ (WRM), affirment que toute diffusion d’arbres génétiquement modifiés constituerait une expérience environnementale à grande échelle. ’Les conséquences seraient imprévisibles et potentiellement irréversibles’, a déclaré Lizzie Díaz du WRM en Uruguay.

Le rapport indique en détail quels arbres sont génétiquement modifiés et pour quelles caractéristiques, et quels pays sont les prochains à tenter de planter des arbres OGM à des fins commerciales. Il cite les noms des entreprises et des institutions qui se consacrent au génie génétique des arbres.

Plus de tolérance au glyphosate

Comme on pouvait s’y attendre, le premier arbre OGM de plantation en passe d’être commercialisé est l’eucalyptus tolérant au glyphosate de ‘FuturaGene’ au Brésil. L’utilisation de cet arbre OGM entraînera probablement une augmentation de l’utilisation du glyphosate dans les plantations d’eucalyptus qui ont déjà un impact négatif sur l’environnement ainsi que sur de nombreuses communautés locales et peuples indigènes.

Entre-temps, aux États-Unis, des chercheurs universitaires ont demandé aux autorités gouvernementales de mettre en circulation un châtaignier OGM conçu pour résister au mildiou. S’il est approuvé, cet arbre OGM sera la toute première plante OGM à être libérée dans le but de se propager librement dans les écosystèmes sauvages. Sa dissémination serait une expérience à grande échelle, et il n’y aurait que peu ou pas de possibilités de suivre ou d’inverser sa propagation.

Lire le nouveau rapport : https://cban.ca/the-global-status-of-genetically-engineered-tree-development-a-growing-threat/

Forest Stewardship Council could open the door to the commercialisation of GMO trees

Read the new report : https://cban.ca/the-global-status-of-genetically-engineered-tree-development-a-growing-threat/

Read Lucy Sharratt’s article : https://www.counterpunch.org/2022/10/10/trading-in-forest-stewardship/

93 Groups call on FSC to uphold GMO trees prohibition : https://stopgetrees.org/93-groups-call-on-fsc-to-uphold-ge-trees-prohibition/

Signez la pétition > Sign petition to stop release of GMO trees in Canada : https://cban.ca/take-action/stop-ge-trees/

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Source de l’article traduit : https://www.gmwatch.org/en/106-news/latest-news/20112-genetically-engineered-trees-the-growing-threat

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Elizabeth Díaz - World Rainforest Movement’s Elizabeth Díaz on Genetically Engineered Trees - Mouvement Mondial contre les arbres génétiquement modifiés (OGM) dans les forêts tropicales - 24 Mars 2017

L’invitée ‘Earth Watch’ de cette semaine à l’émission de radio ‘Sojourner Truth’ est Elizabeth Díaz du Mouvement mondial pour les forêts tropicales, qui est actuellement sur place au Chili avec une coalition unie contre les arbres génétiquement modifiés.

Depuis 20 ans, Elizabeth œuvre pour soutenir les luttes des peuples autochtones et des communautés traditionnelles et paysannes pour la reconnaissance et le respect de leur rôle et de leurs pratiques de conservation des forêts, ainsi que pour garantir leurs droits collectifs sur leurs territoires.

Le Mouvement mondial pour les forêts tropicales s’est impliqué dans la lutte contre les menaces posées par les arbres génétiquement modifiés depuis 2004, lorsqu’il a produit le rapport : « Les arbres génétiquement modifiés : la menace ultime pour les forêts ».

L’émission de radio Sojourner Truth est diffusée chaque semaine sur KPFK-FM à Los Angeles et dans le monde entier en ligne. Le segment Earth Watch commence environ 6 minutes et 50 secondes après le début de l’émission.

À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau, des orateurs internationaux dénoncent les plantations d’arbres et les arbres génétiquement modifiés

Source : https://stopgetrees.org/listen-world-rainforest-movements-elizabeth-diaz-genetically-engineered-trees/

Consultez notre blog en cours sur le Chili ici > See our ongoing Chile blog here.  (en anglais) – Source : https://stopgetrees.org/listen-world-rainforest-movements-elizabeth-diaz-genetically-engineered-trees/

Supporting struggles for social justice in the forests - Soutenir les luttes pour la justice sociale dans les forêts www.wrm.org.uy

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The green scam : oppression, conflicts and resistance - The latest WRM bulletin is online ! - Read the bulletin

Contact - World Rainforest Movement Av Bolivia 1962 BIS - CP 11500 – Montevideo, Uruguay - Tel / Fax : +598 2605 6943 - Email : wrm@wrm.org.uy - Source : https://www.wrm.org.uy/

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World Rainforest Movement –

Le Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM), basé à Montevideo, en Uruguay, est un réseau international d’organisations environnementales, de mouvements sociaux et d’ONG qui soutiennent les petits agriculteurs et les peuples autochtones. Le WRM travaille dans le monde entier pour protéger les forêts tropicales pour les habitants traditionnels des forêts qui en dépendent. pour leur subsistance et pour défendre les droits de ces groupes face aux projets destructeurs.

Voici pourquoi nous soutenons le Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM)

Les forêts et la biodiversité qu’elles contiennent doivent être préservées. Le WRM facilite la mise en réseau des communautés locales et des peuples autochtones engagés dans la protection des forêts qui sont étroitement liées à leur identité, leur culture et leur mode de vie. Leurs droits sont régulièrement violés lorsque les forêts sont détruites par l’exploitation forestière et minière industrielle, convertie en plantations de monoculture, en pâturages pour le bétail ou inondée pour de grands réservoirs hydroélectriques, tandis que la désignation des forêts comme zones protégées ou comme réserves de carbone ne tient souvent pas compte des droits d’utilisation et des terres locales et interdit l’utilisation traditionnelle des forêts.

Nous soutenons le Mouvement mondial pour les forêts tropicales depuis 2015. Domaine : Politique environnementale - • Projet : Utilisation des terres - • Pays : Uruguay - • Période de financement : 2022 - • Montant du financement : 20 000 euros - • Statut : subvention actuelle

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www.wrm.org.uy - https://stopgetrees.org/category/tree-plantations-and-industrial-forestry/page/22/?et_blog

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  • Agriculture : a-t-on besoin des nouveaux OGM ? – Décryptages – Vidéo 8:35 - 31 août 2023 - ARTE - 7 septembre 2023 #OGM #Agriculture #Arte
    Arte est une chaîne de service public franco-allemande. Wikipedia – Document disponible jusqu’au 28/08/2024

Le changement climatique est un défi de taille pour l’agriculture.

Les conditions météorologiques extrêmes telles que les vagues de chaleur et les fortes précipitations augmentent les risques de mauvaises récoltes. Le 5 juillet 2023, la Commission européenne a donc proposé d’assouplir la réglementation pour les nouvelles techniques génomiques, qui consistent à modifier une partie précise du génome d’une plante. Les citoyens européens ont jusqu’à la mi-octobre pour faire parvenir leurs remarques au Parlement et au Conseil européens. Pour l’instant, il s’agit d’une simple proposition, rien n’est encore décidé. Les nouvelles techniques génomiques : à prendre ou à laisser ? Abonnez-vous à la chaîne ARTE  

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon.png / @arte 

Montage Hervé Thiry Graphisme Paul Biller Anne Mangin Journaliste Gina La Mela Documentaliste Marion Nougueret – Pays France – Année 2023

Sources : https://www.arte.tv/fr/videos/113043-091-A/agriculture-a-t-on-besoin-des-nouveaux-ogm/ ou https://www.youtube.com/watch?v=YBDczZ2klYM

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  • Comment l’industrie agroalimentaire tente de nous servir de nouveaux OGM - 19 juin 2023 par Sophie Chapelle – Document ’basta.media’ Écologie
    Des OGM vont-ils se retrouver dans nos assiettes sans que nous en soyons informés ? C’est ce que laisse redouter un projet de réglementation porté par la Commission européenne. Premier volet de notre enquête.

 Vous lisez le premier volet de notre enquête sur les nouveaux OGM. Le deuxième volet est en ligne ici et un troisième volet paraitra cette semaine. Pour ne pas rater la suite, inscrivez-vous à notre lettre d’info hebdo.

« Pour vendre des OGM à celles et ceux qui n’en veulent pas, il suffit de dire que ce ne sont pas des OGM. Tel est l’objectif de la réforme annoncée de la réglementation européenne. » Guy Kastler du syndicat de la Confédération paysanne, ne mâche pas ses mots, alors que la Commission européenne prévoit dans les jours à venir de discuter de la réglementation des plantes « produites par les nouvelles techniques du génome » [1].

Une version fuitée de la proposition de déréglementation, proposée par la direction générale de la Santé, confirme les craintes des organisations de la société civile. Deux catégories de nouvelles plantes OGM seraient créées, dont une qui selon la Commission, « pourraient également se produire naturellement ou être produites par sélection conventionnelle ». Ces plantes génétiquement modifiées ne feraient ainsi l’objet d’aucune évaluation des risques pour la santé et des effets sur l’environnement.

Cette catégorie est définie par un ensemble de critères figurant dans une annexe, qui mentionne un nombre aléatoire de « 20 modifications génétiques ». « Il n’y a aucun moyen de savoir si ces modifications se produisent réellement dans la nature. Le simple nombre de nucléotides modifiés ne signifie pas qu’ils sont sûrs, et les effets involontaires de la modification ne seront pas vérifiés », dénonce Nina Holland de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO).

Induire des mutations dans le génome

Que recèlent ces nouvelles techniques ? « On parle ici de mutagenèse : on induit des mutations dans le génome d’un organisme vivant. Plus besoin donc de faire intervenir un gène extérieur », décrypte Éric Meunier de l’association Inf’OGM, veille citoyenne d’information critique sur les OGM et les semences. Plutôt que de croiser des plantes entre elles (la transgenèse [2]), les laboratoires agissent directement sur le génome pour provoquer la caractéristique qu’ils souhaitent. Certes, une plante s’adapte naturellement à son milieu si celui-ci évolue. Mais avec la mutagenèse, « ce changement se produit sur une échelle de temps sans commune mesure avec l’échelle ’’naturelle’’ » observe Éric Meunier.

basta ! lançait l’alerte à ce sujet dès 2016 en décryptant les différentes techniques de manipulation de l’ADN à l’œuvre. La bataille juridique est toujours en cours pour savoir si ces techniques relèvent ou non de la réglementation sur les organismes génétiquement modifiés, ce qui implique évaluation des risques et étiquetage pour garantir la traçabilité. Or, la récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne fait craindre aux organisations de la société civile « un déferlement massif d’OGM non identifiés ».

Repère  : Nouveaux OGM : chronologie de la bataille juridique

« Privatisation du vivant »

En creux de cette bataille se pose la question déterminante du brevetage du vivant : la propension de grands groupes privés à accaparer la propriété d’un gène, d’une semence ou d’une plante. « Depuis quelques années, un certificat d’obtention végétale (forme de brevet) peut être obtenu par une description des caractères au niveau génétique et non plus physique, explique Éric Meunier. « La prochaine étape, déjà en cours, c’est le génome sur ordinateur, c’est-à-dire la numérisation du vivant. Pour les entreprises, c’est un Graal. Depuis les labos, ils travaillent avec des séquences génétiques sur ordinateur, puis rédigent des demandes de brevets sur ces séquences ou ’’informations génétiques’’. »

Or ces informations génétiques ne viennent pas de nulle part. « Elles sont tirées des millions d’échantillons de semences physiques qui ont été collectées dans les champs des paysans et conservées », énonce Antonio Onorati, membre de l’organisation Associazione Rurale Italiana. Les semences sont notamment conservées dans des collections publiques. « Les labos vont chercher dans des mégaserveurs les propriétés ou fonctions qui correspondent à telle information génétique. Une fois identifiées, ils les prennent dans des plantes ou du matériel biologique venant de nos champs ou présents dans la nature, avant de procéder à une construction génétique en laboratoire. Le produit obtenu contient donc des traits natifs qui appartiennent à une espèce entière ou à des plantes cultivées dans les champs paysans, mais qu’ils veulent breveter ! »

« Beaucoup de paysans n’oseront plus faire leurs propres semences »

Les paysans pourraient être les premières victimes de ces extensions abusives de brevets. « Si un·e paysan·ne cultive une plante qui a un caractère breveté, l’entreprise peut le ou la poursuivre pour contrefaçon. C’est à lui de prouver qu’il n’a pas volé le brevet, alerte Antonio Onorati. Il voit sa récolte bloquée, on l’empêche de faire ses semences pour l’année d’après. Beaucoup n’oseront même plus utiliser leurs propres semences. C’est un désastre ! » « Il s’agirait d’une privatisation sans précédent des semences, y compris des semences natives », ajoute Guy Kastler. « Sans traçabilité, les paysan·ne·s perdront leur droit d’utiliser leurs propres semences. »

Que dit la réglementation ? D’après la législation européenne, la portée d’un brevet sur une information génétique s’étend à toute plante qui présente un trait semblable au trait breveté, comme la résistance à une maladie par exemple [3]. « En l’état actuel du droit des brevets, ce brevet va s’appliquer à tout organisme vivant possédant cette séquence génétique qui vit dans la nature », alerte Éric Meunier. « L’enjeu pour les multinationales qui disposent de ces brevets, c’est donc d’arriver à se débarrasser de l’étiquette OGM, dernier marqueur visible de la présence de brevets dans une plante. Cette question des brevets est centrale pour les multinationales. »

À l’heure actuelle, 60 % du marché mondial des semences est contrôlé par six multinationales :

Bayer (Allemagne), Corteva Agriscience (États-Unis), ChemChina/Syngenta (Chine), BASF (Allemagne), Limagrain/Vilmorin (France) et KWS (Allemagne). Deux d’entre elles (Bayer et Corteva) maîtrisent à elles seules 40 % de ce marché. Ce sont quasiment les mêmes entreprises qui dominent le marché mondial des pesticides. « Le marché mondial des semences ne concerne que 30 % des semences utilisées chaque année à travers le monde », tient à préciser Guy Kastler. « Les semences sélectionnées produites par les paysan·nes dans leurs récoltes peuvent être échangées entre paysan·nes, mais ne sont pas mises en marché. »

Besoin de transparence

L’extension de la portée d’un brevet à des semences traditionnelles ou à des éléments de la nature est contraire à plusieurs conventions internationales, dont le protocole de Nagoya. Interrogé à ce sujet, le Commissaire européen Thierry Breton explique que « la Commission est consciente des préoccupations » et « suit cette question de près ». Pour autant, elle ne prévoit aucune mesure pour y remédier.

Autre question : comment assurer la traçabilité des produits ainsi génétiquement manipulés et en informer les consommateurs ? Seul un étiquetage spécifique de ces produits le permettra. Encore faut-il pouvoir les identifier. « Les industriels, quand ils disposent d’une demande de brevet, cachent une partie du procédé pour défendre le secret industriel, souligne Antonio Onorati. Or, c’est là qu’il y a possibilité de reconnaître le type de manipulation génétique faite, d’identifier le caractère, et de voir sur quoi le brevet insiste pour en mesurer les conséquences. L’office européen de brevets doit revenir sur cette prétendue protection du secret industriel. On ne peut pas concéder un brevet sans savoir ce qu’ils ont fait en labo. La loi doit être supérieure aux intérêts des industriels. »

L’eurodéputé EELV Claude Gruffat partage ce besoin de transparence. « Le consommateur doit savoir si des OGM se retrouvent ou non dans son alimentation. On doit avoir le libre choix d’accepter ou pas de consommer ce type de produit. C’est l’avenir de l’alimentation qui se joue. »

Le gouvernement favorable au développement de ces techniques

Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, n’a pas attendu la discussion de la Commission européenne pour considérer que ces nouvelles techniques de sélection ne sont pas des OGM. À ses yeux, elles permettent simplement d’accélérer des processus naturels. C’est ce qu’il a encore rappelé le 27 avril dernier, lors d’une rencontre avec son homologue espagnol. « La France est favorable à ces nouvelles techniques prometteuses afin de faire face au défi climatique, avec des plantes plus résistantes à la sécheresse, et aussi à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. » [4]

Même son de cloche du côté de la direction générale de l’Agriculture (DGAL), rattachée au ministère : « Les NGT (nouvelles techniques génomiques) pour nous, c’est clairement oui, il y a de l’innovation, on a un tas de défis pour l’agriculture, et les agriculteurs sont les premiers exposés. Tous les outils qui peuvent être utilisés doivent être utilisés », a martelé Jean Ferrière, son représentant lors d’un webinaire fin mars [5].

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Plus de 50 organisations de 17 pays européens ont remis à la Commission une pétition début février signée par 420 000 citoyen·nes pour faire part de leur opposition massive au projet de dérégulation. « Pourquoi ne pas envisager une ICE (initiative citoyenne européenne) avec plus d’un million de signatures pour dire qu’on ne veut pas d’OGM, propose l’eurodéputé Glaude Gruffat. Ce serait un caillou dans le jardin de la Commission européenne : ils auront l’obligation de le traiter. »

Antonio Onorati veut s’appuyer lui sur la résistance des 17 pays en Europe qui, à ce jour, empêchent la culture des OGM. Le 16 mars 2023, lors du Conseil des ministres de l’Environnement, neuf États membres, dont l’Autriche soutenue par l’Allemagne, ont ouvertement critiqué la Commission européenne pour son manque de données et de rigueur scientifique dans le dossier OGM [6]. « Il s’agit de savoir ce qu’on a dans l’assiette. Tout le monde a droit à une alimentation de qualité. Pour que ça soit possible, il faut que l’agriculture paysanne ait le plein contrôle de son système de production. Les semences sont cruciales. »

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Source : https://basta.media/Comment-l-industrie-agroalimentaire-tente-de-nous-servir-de-nouveaux-OGM-alimentation-agriculture

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