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"L’hydrogène « renouvelable » : une énergie propre ou une imposture ? « Trop gourmand en énergie pour être écologique » ? - Tendances et questions sur le développement des voitures électriques et de l’hydrogène ‘vert’" par Jacques Hallard
lundi 8 janvier 2024, par
ISIAS Energies Transitions Hydrogène Partie 3
L’hydrogène « renouvelable » : une énergie propre ou une imposture ? « Trop gourmand en énergie pour être écologique » ? - Tendances et questions sur le développement des voitures électriques et de l’hydrogène ‘vert’
Série ‘Energies Transitions Hydrogène’
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/01/2024
Plan du document : Présentation Page d’humour Préambule Introduction Sommaire Auteur
Présentation de la Série ‘Energies Transitions Hydrogène’
Partie 1 -’Depuis 2018, le soutien à la filière hydrogène en France a permis de clarifier les différentes technologies distinguées par une dizaine de couleurs, et d’exposer les interrogations, promesses et critiques d’une économie de l’hydrogène’ par Jacques Hallard - 04 janvier 2024 - ISIAS Energies Transitions Hydrogène
Partie 2 ’Utilisant l’énergie de la lumière pour transformer l’ammoniac en hydrogène, un nouveau catalyseur peu coûteux pourrait être la clé des technologies et de l’économie de l’hydrogène’ par Jacques Hallard - 06 janvier 2024 - ISIAS Energies Transitions Hydrogène
Partie 3 - L’hydrogène « renouvelable » : une énergie propre ou une imposture ? « Trop gourmand en énergie pour être écologique » ? - Tendances et questions sur le développement des voitures électriques et de l’hydrogène ‘vert’
Entrer avec sérieux dans le monde de l’hydrogène, mais aussi avec humour…
Écologique, l’hydrogène ? l’enquête de Reporterre
In « Écologique, l’hydrogène ? » – Une enquête de ‘Reporterre’ - Par Celia Izoard- 9 février 2021 à 09h44 - Mis à jour le 13 octobre 2021 à 10h21 – « Utilisé en grandes quantités par l’industrie et espoir de « carburant » pour faire avancer les véhicules, l’hydrogène suscite l’intérêt des pouvoirs publics français et européens, qui ont décidé d’investir massivement dans son « verdissement ». Dans cet article, Reporterre compile les trois volets de son enquête sur ce gaz et l’euphorie qu’il provoque dans les milieux économiques… » - Retrouver les détails dans ce dossier
Un dossier complet sur ce sujet à lire sur ce site : https://reporterre.net/Ecologique-l-hydrogene-l-enquete-de-Reporterre
Collectivités et industriels parient sur l’hydrogène vert
In Collectivités et industriels parient sur l’hydrogène vert - Jean-Claude Bourbon, le 12/09/2021 à 16:08 - Modifié le 12/09/2021 à 17:13 – Dossier complet ‘la-croix.com’ – « De nombreux projets de production d’hydrogène par électrolyse sont en cours de réalisation, dopés par la perspective de subventions. Mais sans baisse rapide des coûts, l’équation économique s’annonce compliquée… » - Source : https://www.la-croix.com/Economie/Collectivites-industriels-parient-lhydrogene-vert-2021-09-12-1201175029
Greenwashing : l’hydrogène « vert » pourrait être produit avec du charbon
In Greenwashing : l’hydrogène « vert » pourrait être produit avec du charbon – Par Hortense Chauvin - 26 septembre 2022 à 09h05 Mis à jour le 30 septembre 2022 à 09h26 - « Les eurodéputés ont voté un amendement autorisant à qualifier de « renouvelable » de l’hydrogène produit grâce à des centrales thermiques. Les écologistes redoutent une explosion de la demande en électricité carbonée. L’hydrogène « vert » sera-t-il gris ? » - Lire la suite sur ce site : https://reporterre.net/Greenwashing-l-hydrogene-vert-pourrait-etre-produit-avec-du-charbon
Quelques brèves définitions – plus ou moins courtes ! - qui peuvent être utiles :
Transition énergétique - La transition énergétique désigne à la fois l’évolution passée de la répartition des énergies consommées sur la planète et, pour l’avenir, l’objectif politique et technique d’une modification structurelle profonde des modes de production et de consommation de l’énergie… Wikipédia
Entrée en matière suggérée : La transition énergétique, en débat - Vidéo YouTube·KTO TV· 19 mai 2023– Source :https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=vYDWzPrNvTU
https://www.gstatic.com/images/branding/product/1x/youtube_32dp.pngC:\Users\JH\Documents\La transi...
On peut également faire le point sur la transition énergétique en France, en consultant le site officiel : https://www.ecologie.gouv.fr/transition-energetique-en-france
L’hydrogène vert est le dihydrogène produit : au sens large, de manière décarbonée, sans libération significative de gaz à effet de serre ; au sens restreint, par électrolyse de l’eau, à partir d’une source d’énergie renouvelable, ou d’une source ‘bas carbone’, selon les définitions… Wikipédia
‘Bas carbone’ – « Le label bas-carbone est le tout premier outil de certification climatique adopté par la France1. Il vise à s’adresser à tous les acteurs qui souhaitent développer des projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone, en proposant une certification de ces réductions afin d’attirer de nouveaux financeurs. Le label crée un cadre simple, peu coûteux et rigoureux afin de garantir la réalité des réductions d’émissions et la qualité environnementale des projets. Il a été développé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, avec la collaboration de l’Institut de l’économie pour le climat et de nombreux partenaires2. Créé le 28 novembre 2018 par un décret3 et un arrêté4 définissant son référentiel, le label bas-carbone a été officiellement lancé lors d’une conférence le 23 avril 20195… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Label_bas-carbone
« L’hydrogène vert est une molécule qui est produite par l’électrolyse de l’eau. On l’appelle hydrogène ’vert’ car pour mettre en œuvre cette électrolyse de l’eau et donc permettre la séparation de la molécule H2O en deux éléments, H pour l’hydrogène, O pour l’oxygène, mais il faut un courant électrique… » - 06/01/2024
. - Service cartographique du Monde
In L’hydrogène vert : tout comprendre en une carte - Samedi 06 janvier 2024 – Document et enregistrement de ‘France Culture’ - Provenant du podcast Les Cartes en mouvement - Qu’est-ce que l’hydrogène vert ? Loin d’être anecdotique, cette molécule devient l’une des alternatives possibles aux hydrocarbures fossiles dans des secteurs tels que l’industrie ou les transports. Vous pouvez retrouver la carte publiée dans Le Monde ICI - L’hydrogène vert est une molécule qui est produite par l’électrolyse de l’eau. On l’appelle hydrogène ’vert’ car pour mettre en œuvre cette électrolyse de l’eau et donc permettre la séparation de la molécule H2O en deux éléments, H pour l’hydrogène, O pour l’oxygène, il faut un courant électrique. Celui-ci doit être produit par des énergies vertes ou renouvelables comme l’éolien, solaire ou l’hydraulique. À écouter : Le pari de l’hydrogène vert est-il tenable ?Le Temps du débat 37 minures
Sur la carte, sont représentés les principaux acteurs de la filière. En jaune, les principaux pays exportateurs. On trouve des pays qui ont d’importantes ressources en eau et en énergie renouvelable. C’est le cas par exemple pour la Norvège où 95% de l’électricité nationale est produite par l’énergie hydraulique, ou encore de l’Australie. Quant à l’Amérique du Sud, c’est au Chili et au Brésil que le solaire est déjà bien développé. Et c’est aussi le cas pour des pays d’Afrique du Nord comme le Maroc et l’Algérie, qui multiplient les infrastructures à la fois pour dessaler l’eau de mer et pour installer des panneaux solaires. Leur proximité géographique avec le marché européen pourrait en faire l’une des premières régions exportatrices du monde d’ici 2050.
Le planisphère montre également l’Arabie Saoudite, traditionnellement synonyme de pétrole et d’énergie fossile, qui cherche toutefois à se diversifier. Le Royaume est en train de faire sortir de terre ’la plus grande usine d’hydrogène vert au monde’, selon les autorités. Elle doit voir le jour à Néom, cette mégalopole futuriste bâtie sur du sable sur les bords de la mer Rouge. Champs de panneaux solaires et d’éolienne sont en construction, avec l’objectif de produire de l’hydrogène vert, d’ici à la fin de 2026, pour l’exporter.
[Addenda – Neom (en arabe : نيوم) est un projet de ville nouvelle futuriste de la province de Tabuk, dans le Nord-Ouest du royaume d’Arabie saoudite, s’étendant sur 170 km entre la mer Rouge et des montagnes culminant à plus de 2.500 mètres, à proximité de la Jordanie, de l’Égypte et d’Israël. Wikipédia
Graphique ville de Neom en Arabie Saoudite
In Neom : quelle est la vérité verte derrière un projet de ville écologique dans le désert saoudien ? - Par Merlyn Thomas et Vibeke Venema - BBC News - 23 février 2022 – « Le projet a été annoncé en 2017 dans le cadre du plan Vision 2030. Son nom résulte de l’association du grec ancien νέος / néos (« nouveau ») et de m pour le mot arabe مستقبل (mustaqbal), « futur ») – Source : https://www.bbc.com/afrique/monde-60477832
Suite du document et enregistrement de ‘France Culture’ <
Les pays friands d’hydrogène vert et dont l’importation pèse largement sont représentés en rose sur la carte. On trouve sans surprise les grandes puissances industrielles qui cherchent à maintenir leur compétitivité en limitant les émissions de gaz à effet de serre. La Chine, par exemple, les Etats-Unis ou encore l’Europe. Et en Europe, le cas de l’Allemagne est intéressant. En effet, n’ayant pas du tout le même modèle énergétique que la France, l’Allemagne cherche à réduire sa production des centrales de charbon.
En 2011, à la suite de la catastrophe de Fukushima, elle renonce au nucléaire et mise alors sur le gaz russe avec le développement des gazoducs ‘Nord Stream’, une dépendance qui devient embarrassante avec l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. L’hydrogène vert devient donc une bonne alternative, et le pays multiplie les partenariats et lance pas moins de 40 actions diplomatiques autour de l’hydrogène avec le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud ou encore le Canada, car l’exportation d’hydrogène peut se faire sur de très longues distances.
À lire aussi : La recherche française distinguée pour une solution de stockage de l’hydrogène sous forme solide
Liquifié à très basse température, à moins 253°C, l’hydrogène vert peut être transporté par pipeline, (appelé dans ce cas les hydrogénoducs) ou encore par bateau adapté. En 2022, un prototype « d’hydrogénier » a réussi à transporter une cargaison depuis l’Australie jusqu’au Japon. Cependant, l’acheminement d’hydrogène par bateau, sous une forme liquifiée, apparaît encore très coûteux et ce sont les pays qui disposent plutôt d’un réseau de canalisation qui sont avantagés.
Tout reste à faire : construire des gigaparcs d’électrolyse, déployer de nouvelles infrastructures portuaires ou des pipelines, mais aussi tripler la flotte de navires capables de transporter l’hydrogène si tous ces projets se réalisent. En 2022, l’Agence internationale de l’énergie recensait 215 projets d’électrolyse. Lorsqu’ils seront menés à terme en 2025 et 2030, ils permettront de produire 2,3 millions de tonnes d’hydrogène par an. Mais on est loin de satisfaire la demande mondiale qui, elle, a été évaluée à 95 millions de tonnes.
Ces projets, se développant largement dans les pays du Sud, poussés par les pays du Nord, ont l’objectif louable de lutter contre le changement climatique, mais si l’on change d’échelle, on voit aussi que ces projets - menés dans l’urgence climatique - se font souvent en détriment des populations locales, aussi bien sur l’accaparement de terre que sur l’usage de l’eau.
L’équipe : Delphine Papin - Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-cartes-en-mouvement/l-hydrogene-vert-tout-comprendre-en-une-carte-4606130
Une voiture électrique est une automobile mue par un ou plusieurs moteurs électriques, généralement alimentés par une batterie d’accumulateurs, voire une pile à hydrogène… Wikipédia
Une batterie d’accumulateurs, ou plus communément une batterie, est un ensemble d’accumulateurs électriques reliés entre eux de façon à créer un générateur électrique de tension et de capacité désirée. Ces accumulateurs sont parfois appelés éléments de la batterie ou cellules… Wikipédia
Vidéo sur batterie ou accumulateur - Editions Larousse - 14 janvier 2020 - Encyclopédie - L’accumulateur (ou batterie) utilisé dans les automobiles fournit de l’énergie électrique comme une pile. Mais il peut, de plus, se recharger après usage. Des plaques de plomb et d’oxyde de plomb immergées dans de l’acide sulfurique dilué subissent lors de la décharge des réactions chimiques. Ces réactions sont inversées lors de la charge pour régénérer par électrolyse les substances de départ. Une batterie délivre une tension de 12 V. Elle se recharge par l’intermédiaire de l’alternateur, lorsque la voiture roule… - Source : https://www.youtube.com/watch?v=H1FAbf9GM8Q
Une pile à combustible est un générateur électrochimique produisant une tension électrique grâce à l’oxydation sur une électrode d’un combustible réducteur couplée à la réduction sur l’autre électrode d’un oxydant, tel que l’oxygène de l’air… Wikipédia
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In Décollage de la technologie de la pile à combustible - NIPPONIA No.28 15 mars, 2004 - Reportage spécial - Une grande agitation se produit autour des piles à combustible car elles ont la possibilité de fournir de l’énergie exempte d’émissions de dioxyde de carbone et autres polluants indésirables. Les constructeurs du monde entier sont descendus dans l’arène, c’est à celui qui réalisera la pile à combustible qui l’emportera sur ses concurrents. Ces pages donnent un compte rendu des derniers développements en ce domaine au Japon. Texte : Takahashi Koki, Photos : Sakai Nobuhiko - Autres crédits photographiques et illustrations : Honda Motor Co., Ltd. |
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Article complet en français et en japonais à lire sur ce site : https://web-japan.org/nipponia/nipponia28/fr/feature/feature03.html
Dans cette 3ème partie de la Série Energies Transitions Hydrogène, les documents tout d’abord choisis donnent plutôt une vision critique de l’emploi des différentes filières à hydrogène - [désignées par une couleur] - en vue d’une transition énergétique …
Ce dossier débute par un enregistrement de ‘France Culture’ avec Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences, des techniques et de l’environnement) ; intitulé « Transition énergétique : aux sources d’une fausse promesse », il y rappelle que « la transition énergétique ambitionne de favoriser et valoriser les énergies renouvelables et de baisser la consommation d’énergie » … ; il y expose aussi « qu’une nouvelle énergie n’en remplace jamais une ancienne. Au contraire ! »
Le débat et la situation sur les voitures électriques sont ensuite abordés, amenant à tenter de répondre à la question : « Et si l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’énergies renouvelables, était le carburant de l’avenir ? » …
Les autres articles sélectionnés pour ce dossier abordent surtout quelques aspects et actualités sur la technologie et l’économie relatives à l’hydrogène vert …
Alors « L’hydrogène est-il la solution miracle pour la transition énergétique ? » (selon William Audureau pour ‘Les décodeurs’ du journal ‘Le Monde’) …- William Audureau est journaliste au Monde, chargé de la lutte contre les fausses informations et de l’étude du complotisme au sein de la rubrique ’ Les Décodeurs ’. Google Books )
Ce dossier se termine avec un tour d’horizon de ’ SudOuest.fr’ sur la localisation des gisements en France, non seulement d’hydrogène blanc, mais également de lithium … et de pétrole…
La suite de cette Série ‘Energies Transitions Hydrogène’ sera consacrée spécialement au domaine de l’hydrogène blanc, « également appelé l’hydrogène naturel ou encore l’hydrogène natif, c’est-à-dire le dihydrogène qui est présent dans la nature, par opposition au dihydrogène produit au laboratoire ou dans l’industrie… Wikipédia
Les articles rapportés pour constituer ce dossier sont indiqués ave leurs accès dans le sommaire ci-après.
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- Transition énergétique : aux sources d’une fausse promesse - Provenant du podcast France Culture va plus loin (l’Invité(e) des Matins) - Vendredi 5 janvier 2024
- L’hydrogène est-il une énergie propre ?–Document‘futura-sciences.com’sciences.com’
- L’imposture de l’hydrogène « renouvelable » - Par Élodie Messéant, Coordinatrice régionale de Students for Liberty France (*) - 29 Sept 2020, 9:00 Document ‘latribune.fr’
- L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique - Par Celia Izoard - 1er février 2021 à 09h35 Mis à jour le 1er septembre 2021 à 09h57 – ‘Reporterre’
- Ce graphique prouve l’hérésie de la voiture à hydrogène sur l’électrique - 08/12/2023 • 09:08 – Document ‘frandroid.com’
- L’Allemagne enterre la voiture électrique pour de bon ! – Vidéo 8:31 - Voitures & Ingénierie - 21 décembre 2023 #voituresetingenierie #voitureetingenierie #voiture
- La voiture électrique à tout prix, est-ce la bonne solution ? – Vidéo 41:28 - #Investigation RTBF - 15 mars 2023
- Voitures électriques : le constructeur chinois BYD dépasse Tesla au niveau mondial pour la première fois - Article rédigé par France Info - Radio France - Publié le 03/01/2024 10:16
- Et si l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’énergies renouvelables, était le carburant de l’avenir ? Vidéo 4 minutes - Mardi 4 février 2020 par Célia Quilleret – Document ‘franceinter.fr’
- Le Danemark va fournir de l’hydrogène vert à l’Allemagne via un gazoduc – Document ‘latribune.fr’ - 24 Mars 2023, 12:56 (Avec AFP)
- Hydrogène vert : Gen-Hy et Eiffage Énergie Systèmes construisent une usine d’électrolyseurs à Montbéliard - Amandine Ibled - 03 Févr 2023, 16:12 – Document ‘latribune.fr
- La startup Lhyfe veut encourager le passage à l’hydrogène vert avec une plateforme BtoB - Frédéric Thual - 13 Jan 2023, 11:33 – Document ‘latribune.fr’
- À Ouessant, la Bretagne teste la chaîne de valeur de l’hydrogène vert d’origine hydrolienne - Pascale Paoli Lebailly - 14 Déc 2022, 18:48 – Avec un enregistrement à écouter à la source – Document ‘latribune.fr’
- Une réglementation excessive en Europe : ce poison qui pourrait tuer le marché de l’hydrogène vert, selon Engie - Juliette Raynal - 03 Nov 2022, 18:35 – Document ‘latribune.fr’
- L’hydrogène est-il la solution miracle pour la transition énergétique ? Par William Audureau - Publié le 02 octobre 2023 à 14h00, modifié le 04 octobre 2023 à 14h53 - Article ‘Le Monde’ réservé aux abonnés - Les Décodeurs Énergies renouvelables
- Bilan de mi-année 2023 : revisiter les tendances de l’hydrogène – Documents ‘hydrogencouncil.com’
- Hydrogène : la France ouvre la porte aux importations d’hydrogène vert - Par Sharon Wajsbrot - Publié le 20 déc. 2023 à 07:23Mis à jour le 20 déc. 2023 à 08:42 – Article complet réservé aux abonnés ‘Les Echos’ Energies alternatives Énergie & Environnement
- Hydrogène, lithium, pétrole… Où se trouvent les gisements en France ? - Par SudOuest.fr - Publié le 19/12/2023 à 17h50. Document ‘sudouest.fr - Accueil Sud Ouest Éco Énergie
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Un puits de pétrole à proximité d’un champ d’éoliennes à Nolan (Texas). ©AFP - Brandon Bell / Getty IMAGES NORTH AMERICA
Photo - Un puits de pétrole à proximité d’un champ d’éoliennes à Nolan (Texas). ©AFP - Brandon Bell / Getty IMAGES NORTH AMERICA
La transition énergétique ambitionne de favoriser et valoriser les énergies renouvelables et de baisser la consommation d’énergie. L’historien Jean-Baptiste Fressoz, spécialiste des techniques, explique qu’une nouvelle énergie n’en remplace jamais une ancienne. Au contraire.
Avec Jean-Baptiste Fressoz Historien des sciences, des techniques et de l’environnement
Alors que la vie politique française est animée par les débats autour d’un éventuel remaniement, Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, souligne que l’existence d’un ministère de la transition énergétique ’montre l’influence d’une vision trompeuse des dynamiques énergétiques et matérielles. Il y a l’idée qu’on passerait d’une énergie à une autre. Il y a eu la diffusion d’une vision “phasiste”, où chaque siècle serait associé à une seule énergie. Cette vision de la “transition énergétique” s’inscrit dans cette vision”. Le chercheur rappelle que ce mot est apparu assez tard, à savoir après les premiers chocs pétroliers des années 1970. “La fonction de la transition énergétique de nos jours est une fonction de procrastination : c’est l’idée que si l’on a un problème de changement climatique, on va faire une transition énergétique comme si c’était possible”, ajoute-t-il.
À écouter : Transition énergétique : avons-nous encore le temps ? - L’Invité(e) des Matins - 39 min
Généalogie d’un terme
“Au départ, le terme de transition énergétique vient de la physique nucléaire. Des savants ont d’abord employé ce terme pour décrire un futur lointain dans lequel il n’y aura plus de fossiles”, explique l’auteur de Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie qui paraît aux éditions du Seuil en janvier 2024. La transition énergétique était alors un argument pro-atomes dans les années 1950, quand les savants souhaitaient justifier des investissements considérables dans le nucléaire civil. “Il y a néanmoins eu un transfert de futurologie : on a transféré l’idée de transition énergétique, qui a un sens s’il y a un épuisement des fossiles, sur la question du changement climatique. Or, les deux questions n’ont pas grand-chose à voir car on est davantage dans une situation de surutilisation des énergies fossiles”, précise Jean-Baptiste Fressoz.
Les COP : des messes climatiques inutiles ?
Au sujet des COP internationales, l’historien regrette la surmédiatisation de ce genre d’événements : “c’est sans doute l’une des choses les moins importantes qui se déroulent. Les COP posent un certain nombre de problèmes, d’autant plus qu’il y a dorénavant une forme de consigne à être optimiste à la sortie des conférences. L’accord de Paris en est la preuve”, explique Jean-Baptiste Fressoz.
À écouter : Environnement, croissance, inégalités : les défis de la transition énergétique - L’Invité(e) des Matins 42 minutes
L’équipe - Guillaume Erner Production - Mydia Portis-Guérin Réalisation - Lucas Bretonnier Production déléguée -Audrey Dugast Collaboration - Marie-Lys de Saint Salvy Collaboration - Aliette Hovine Collaboration
L’hydrogène est-il une énergie propre ? – Document ‘futura-sciences.com’ sciences.com’
Hydrogène bleu, gris, jaune et vert : quelle différence ? L’hydrogène est souvent assimilé à une couleur, qui dépend de la façon dont il est produit ...
L’hydrogène est parfois présenté comme l’énergie propre de demain. Et l’Agence internationale de l’énergie l’a assuré en 2019, il doit jouer un rôle clé dans la transition énergétique. Associé à une pile à combustible, il apparaît en effet sans émission locale de CO2. Mais le bilan de son utilisation n’est pas aussi simple.
L’hydrogène (H) est l’élément le plus abondant de l’univers : 75 % en masse et plus de 90 % en nombre d’atomes. On en trouve essentiellement au cœur des étoiles et dans les atmosphères des planètes géantes gazeuses. Sur Terre, l’hydrogène entre notamment dans la composition de l’eau — un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène (H2O) — et dans celle de la matière vivante — 10 % de la masse d’un corps humain est constituée d’hydrogène. Une abondance qui pourrait constituer un avantage de taille dans la course à une énergie durable.
Rappelons par ailleurs que l’hydrogène n’est pas à proprement parler une source d’énergie, mais plutôt un vecteur d’énergie, tout comme l’électricité. Il sert à transporter de l’énergie produite par une source primaire (pétrole, uranium) jusqu’aux usagés.
Pour déterminer si l’hydrogène est une énergie propre, c’est-à-dire sans émission de polluants ni de gaz à effet de serre, il faut prendre en compte son cycle de vie complet, du puits à la roue, en d’autres mots, de sa production à son utilisation.
Des procédés de production d’hydrogène propre sont à l’étude aujourd’hui comme la production à partir de microorganismes modifiés sous l’effet de la lumière du soleil ou encore à partir de cellules photoélectrochimiques. © angellodeco, Adobe Stock
Des procédés de production d’hydrogène propre sont à l’étude aujourd’hui comme la production à partir de microorganismes modifiés sous l’effet de la lumière du soleil ou encore à partir de cellules photo-électrochimiques. © angellodeco, Adobe Stock
Hydrogène, un vecteur d’énergie possiblement propre
Ainsi, notons d’abord que l’utilisation d’hydrogène pour la production d’électricité dans une pile à combustible ne génère pour seul déchet que de l’eau. Il n’y a aucune émission de polluants sur le site en question. Son usage peut donc être qualifié de propre.
À ceci près qu’en général, l’hydrogène étant un gaz très peu dense, il doit être comprimé ou liquéfié, ce qui nécessite le recours à une quantité importante d’énergie qui, elle, peut ne pas être aussi propre.
Par ailleurs, si l’hydrogène est abondant, il est rarement présent à l’état pur dans la nature. Pour le séparer des autres éléments (carbone, oxygène, etc.), il faut, là aussi, mobiliser de l’énergie. Aujourd’hui, pour des raisons économiques, 95 % de l’hydrogène est produit à partir de sources fossiles : par reformage de gaz naturel notamment ou par gazéification de charbon de bois. Des procédés a priori émetteurs de CO2. Cet hydrogène ne peut donc pas être considéré comme propre. Sauf si les procédés de reformation sont couplés à des procédés de capture et de stockage de ce CO2, avec une augmentation du coût de production. Ou si l’on parle de gazéification d’une biomasse reconstituée au fur et à mesure pour améliorer son empreinte carbone.
L’hydrogène peut aussi être produit par électrolyse de l’eau. Une technique qui permet de décomposer, grâce à un apport d’électricité, les molécules de H2O en dihydrogène (H2) et en oxygène (O). Sans émission de CO2 donc. À condition que l’électricité en question soit elle-même une électricité d’origine renouvelable, solaire photovoltaïque ou éolienne par exemple. De quoi faire donc de cet hydrogène-là — qui reste aujourd’hui plus de quatre fois plus cher que l’hydrogène produit à partir de ressources fossiles —, une énergie propre.
L’imposture de l’hydrogène « renouvelable » - Par Élodie Messéant, Coordinatrice régionale de Students for Liberty France (*) - 29 Sept 2020, 9:00 Document ‘latribune.fr’
Élodie Messéant est Coordinatrice de ‘Students for Liberty France’ et elle collabore avec ‘Young Voices’. Elle s’intéresse principalement aux libertés individuelles, aux relations internationales, à la philosophie politique ainsi qu’à l’histoire… - Source : https://www.contrepoints.org/author/elodie-keyah
OPINION. Partie intégrante de la révolution énergétique, le dihydrogène est un vecteur d’énergie dont l’intérêt est avant tout écologique : la combustion du dihydrogène est totalement décarbonée, ce qui en fait une alternative aux énergies fossiles fortement émettrices de CO2.
N’existant pas à l’état ’naturel’, le dihydrogène n’est pas directement disponible sur Terre - comme peuvent l’être les énergies fossiles. Il doit donc être synthétisé.
[Note du rédacteur d’ISIAS : cette affirmation n’est plus vraie maintenant, comme cela sera examiné dans la partie 4 de cette série intitulée ‘Energies Transitions Hydrogène’]
Or, les modes de production habituels mobilisent des combustibles fossiles comme le méthane ou le charbon, particulièrement générateurs de gaz à effet de serre - bien qu’ils soient moins coûteux à réaliser que les méthodes ’propres’. L’hydrogène produit de cette manière est donc surnommé ’hydrogène gris’ - puisqu’il génère jusqu’à 630 millions de tonnes de CO2 par an.
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La production par électrolyse est-elle une méthode écologique ?
Une autre méthode est donc en voie d’expansion : la production d’hydrogène par électrolyse. Elle consiste à décomposer des molécules d’eau en dioxygène (O2) et en dihydrogène (H2) grâce à un courant électrique. Si cette méthode est nettement plus coûteuse, elle se caractérise par sa neutralité carbone sur le site de production.
Ainsi, la production d’hydrogène par électrolyse permettrait d’éviter le rejet de CO2, à condition que l’électricité utilisée soit décarbonée. Or, il ne suffit pas de brancher l’électrolyseur à une éolienne pour s’assurer que le bilan carbone soit neutre ! De fait, l’électricité utilisée pour produire de l’hydrogène (quel que soit le raccordement) est de l’électricité en moins dans le réseau afin de répondre à la demande des consommateurs.
À moins que la production renouvelable et nucléaire dépasse la totalité de la consommation d’électricité (ce qui est fort rare en Europe), il est donc nécessaire de compenser ce manque d’électricité par des importations ou par l’augmentation de la production des centrales thermiques.
Chaque kWh d’électricité supplémentaire consommé est un kWh produit à partir de centrales à gaz. La production d’hydrogène, même branchée à une source renouvelable, a presque toujours un bilan carbone élevé. Le label ’vert’ ou ’renouvelable’ de la production d’hydrogène semble donc davantage lié à un lobbying forcené plutôt qu’à son véritable impact écologique.
Un intérêt politique avant d’être écologique
Une telle façade s’inscrit directement dans la transition énergétique planificatrice - dernier projet en date : le ’Green New Deal’ européen - où les États s’efforcent, à base de financement, d’incitations à la production et à la consommation, de substituer les énergies renouvelables aux énergies fossiles et nucléaire - indépendamment de l’efficacité et du coût de telles politiques pour le consommateur final.
En Allemagne, les ravages des politiques publiques motivées par les lobbies écologistes commencent à se faire voir, où l’impopularité des projets de développement de champs éoliens augmente considérablement au sein de la population en raison de leur inefficacité économique, mais également de leur nocivité écologique par la destruction des espaces naturels.
Le nucléaire comme solution
La seule manière de rentabiliser les électrolyseurs pour le producteur d’électricité est donc de produire avec un fort facteur de charge. À ce titre, l’énergie nucléaire - dont le facteur s’élève à 75% en France contre 22% pour l’éolien - semble être le seul moyen pour augmenter les volumes de production, faire baisser le prix de l’hydrogène et surtout, produire de l’énergie réellement verte.
(*) Par Élodie Messéant, Coordinatrice régionale de Students for Liberty France.
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Source : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-imposture-de-l-hydrogene-renouvelable-857818.html
L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique - Par Celia Izoard- 1er février 2021 à 09h35 Mis à jour le 1er septembre 2021 à 09h57 – ‘Reporterre’
L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique
© Red !/Reporterre
ENQUÊTE 1/3 — Les plans de relance gouvernemental et européen font la part belle à l’hydrogène, qui serait l’énergie « verte » de l’avenir. Pourtant, la production de ce gaz pose de nombreux défis écologiques et l’enjeu de cette conversion paraît davantage économique que climatique.
Cet article est le premier d’une enquête en trois volets consacrée à l’hydrogène. Le deuxième volet : « Le plan hydrogène français entérine discrètement la relance du nucléaire » ; le troisième : « L’hydrogène, un rêve industriel mais pas écologique ».
Sous-titres :
L’hydrogène est dit « vert » quand cette électricité est issue de sources renouvelables
Faire rouler d’ici 2030 cent mille camions à l’hydrogène décarboné
Il faudrait 33 km² de panneaux photovoltaïques, soit 4.622 terrains de football — pour une seule usine
« Créer un marché de 130 milliards d’euros à l’horizon 2030, et de 820 milliards à l’horizon 2050 »
Lire le deuxième volet « Le plan hydrogène français entérine discrètement la relance du nucléaire ».
Volet 3/3 : https://reporterre.net/L-hydrogene-trop-gourmand-en-energie-pour-etre-ecologique
Source : https://reporterre.net/L-hydrogene-trop-gourmand-en-energie-pour-etre-ecologique
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Ce graphique prouve l’hérésie de la voiture à hydrogène sur l’électrique - 08/12/2023 • 09:08 – Document ‘frandroid.com’
On entend souvent que la voiture à hydrogène remplacera à l’avenir la voiture électrique. De nombreux indices laissent penser le contraire. À l’image de cette nouvelle infographie qui explique pourquoi l’hydrogène est une mauvaise solution pour le transport routier et que la voiture électrique a largement plus de sens. Y compris face au thermique.
Tesla Semi électrique
La voiture à hydrogène fait fantasmer. De nombreuses personnes pensent que l’hydrogène est l’avenir du transport, et notamment le futur de la voiture électrique. Que la voiture électrique à hydrogène remplacera la voiture électrique à batterie. Précisons que nous parlons ici des voitures à hydrogène utilisant une pile à combustible, alimentant des moteurs électriques. Les moteurs thermiques utilisant de l’hydrogène pour leur combustion sont éliminés d’office à cause de leur très faible rendement.
Camion électrique vs camion hydrogène
Une nouvelle infographie, qui nous vient de Michael Sura, sur LinkedIn, analyste dans le milieu de l’énergie, nous prouve par A + B la supériorité des camions électriques à batterie sur les camions thermiques diesel. Mais aussi face à leurs homologues fonctionnant à l’hydrogène (avec pile à combustible et moteurs électriques) et ceux roulant au gaz naturel (GNL). Voici sans plus attendre les résultats de cette analyse.
Émissions de CO2 des différentes technologies (électrique, hydrogène, gaz naturel et diesel)
On retrouve tout en haut le Tesla Semi, le fameux semi-remorque 100 % électrique de la firme d’Elon Musk. Pour parcourir 100 km, celui-ci requiert environ 110 kWh d’énergie. Ce qui se traduit par environ 32 kg de CO2 rejeté indirectement dans l’atmosphère, du fait de la production d’électricité. Cette hypothèse prend en compte les émissions de CO2 du réseau électrique européen, soit environ 281 g de CO2 par kWh.
Dit autrement, lorsque le camion électrique est rechargé en France (47 g de CO2 par kWh), il émet encore moins de CO2 (grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables). Alors qu’en Pologne (846 g de CO2), il émettrait davantage de CO2 (à cause du charbon encore majoritairement présent dans le pays).
L’hydrogène consomme trois fois plus d’énergie
Sur la deuxième ligne, on retrouve un camion hydrogène à pile à combustible. Un moyen de transport qui utilise l’hydrogène pour alimenter un ou plusieurs moteurs électriques. Comme on peut le voir, pour la même distance parcourue (100 km), la consommation d’énergie grimpe à 300 kWh. Soit trois fois plus que le camion électrique.
Pourquoi ? Tout simplement à cause du faible rendement de la technologie hydrogène, comme nous l’avons déjà expliqué dans de précédents articles. En effet, une énorme quantité d’énergie est « perdue » lors des nombreuses étapes (électrolyse, fuites lors de la distribution, pile à combustible).
Efficacité énergétique de l’hydrogène face à l’électrique et au e-fuel
En termes de CO2, l’auteur du graphique annonce 83,7 kg de CO2 rejetés par le camion à hydrogène pour parcourir 100 km. Précisons toutefois qu’il s’agit ici d’hydrogène produit par vaporéformage de méthane. Aussi appelé hydrogène gris, c’est le plus polluant, mais aussi le plus produit actuellement dans le monde.
Avec de l’hydrogène vert, les émissions de CO2 seraient drastiquement revues à la baisse. Mais il faut réussir à le produire en très grande quantité, à bas coût, et le problème du rendement énergétique face au 100 % électrique serait toujours le même.
Pour aller plus loin :
Une voiture à hydrogène dotée de 2000 km d’autonomie : la fausse bonne idée de Volkswagen
On a ensuite la comparaison avec le camion au gaz naturel, qui requiert 330 kWh d’énergie pour parcourir 100 km. Ce qui se traduit par environ 68,5 kg de CO2 émis dans l’atmosphère. Puis le camion diesel, avec 304 kWh d’énergie pour rouler sur 100 km (environ 30,4 litres de diesel), ce qui se traduit par 81,5 kg de CO2 rejetés dans l’atmosphère.
Les avantages de l’hydrogène face à la batterie
L’avantage de l’hydrogène, c’est sa densité énergétique, qui permet aux camions électriques de parcourir près de 1 000 km avant de devoir faire le plein. Plein qui dure à peine quelques minutes, comme pour le camion diesel.
Du côté de la voiture électrique, la recharge la plus rapide du moment (de 10 à 80 %) prend environ 20 minutes en Europe (avec les Hyundai Ioniq 6 et Tesla Model Y Propulsion de Berlin). Mais en Chine, la première voiture électrique qui se recharge en 10 minutes vient de démarrer sa commercialisation. Et il est déjà question d’une recharge en 5 minutes pour 2024. Recharge en 5 minutes qui est déjà possible avec le système d’échange des batteries (battery swapping).
Une station d’échange de batterie Nio
Une station d’échange de batterie Nio
La densité énergétique des batteries évolue, elle aussi, avec une autonomie qui devrait être doublée dans les prochaines années, grâce aux batteries solides. De quoi abandonner définitivement l’hydrogène ?
Pas totalement, car ce dernier pourra toujours servir pour quelques usages bien ciblés, là où l’utilisation de batteries n’est pas envisageable. Mais vu la quantité d’énergie requise, il est préférable de le laisser aux domaines qui en ont absolument besoin.
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L’Allemagne enterre la voiture électrique pour de bon ! – Vidéo 8:31 - Voitures & Ingénierie - 21 décembre 2023 #voituresetingenierie #voitureetingenierie #voiture
’Stupeur mais seulement chez les gogos. L’Etat allemand exsangue financièrement décidait brutalement il y a 2 jours d’arrêter de spolier sa population en distribuant des aides financières aux entreprises pour l’achat de véhicules électriques. En parallèle, les constructeurs allemands, Volkswagen en tête, en pleine déconfiture, arrêtaient en urgence nombre de leurs unités de production de voitures à piles. La presse européiste, désespérée, criait à qui voulait l’entendre que ces nouvelles allaient hypothéquer le développement du marché des voitures électriques en Europe.’ ► Pour se procurer les livres et guides édités par « Voitures et Ingénierie » : https://voitures-inge.com/ ► Pour contacter la rédaction : voitures.inge@gmail.com ► Pour soutenir financièrement la chaîne de manière à ce qu’elle puisse continuer à fournir des informations libres de tout conflit d’intérêt. Merci à vous ! : → Option 1 : https://www.paypal.com/donate?hosted_... → Option 2 : cliquez sur « merci » sous la vidéo ► Pour s’abonner à la chaîne YouTube Voitures et Ingénierie : https://www.youtube.com/channel/UCcJb... Réseaux sociaux : - Facebook https://www.facebook.com/Voituresetin... - Twitter : @Voitures_Inge #voituresetingenierie #voitureetingenierie #voiture ► Credits : Toyota, Lexus, PSA Group, FCA Group, Daimler-Benz, VAG, BMW Group, Renault-Nissan-Mitsubishi Alliance, Hyundai, Volvo, JLR Group, Daewoo, Ssangyong, Honda, Subaru, Ford Motor Company, General Motors, VAG, Tesla Motors, Caterpillar, Maersk, Case, New Holland, Valeo, Bosch, LUK, Mazda, Caradisiac, Washington Post, AutoExpress, Whatcar, Les Echos, Twitter, Auto plus, Automobile Magazine
https://yt3.ggpht.com/ytc/AIf8zZQ_iSDYyW1AVa_YX6bizKedJ4V4Ut-OS7S0PglZnw=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj
Hallard JacquesAjoutez un commentaire
Source : https://www.youtube.com/watch?v=TGhT5Pv7QQY
La voiture électrique à tout prix, est-ce la bonne solution ? – Vidéo 41:28 - #Investigation RTBF - 15 mars 2023
RTBF est une chaîne du service public belge. Wikipedia
Afin de diminuer les rejets de CO2, responsables du réchauffement climatique, l’Europe a décidé d’interdire la vente de toutes les voitures thermiques neuves (à moteur à combustion : diesel, essence, gaz et même hybride) dès 2035. La voiture électrique devient la solution évidente. La question n’est plus de savoir si le choix est judicieux, c’est trop tard, mais bien s’il est réaliste. #Investigation s’est penché sur la thématique et répond aux grandes questions liées à cette révolution en cours. Une voiture électrique est-elle vraiment plus écologique ? La production électrique et le réseau seront-ils suffisants ? Les bornes de recharge seront-elles déployées en nombre ? Les voitures chargeront-elles plus vite et disposeront-elles de plus d’autonomie ? Et surtout : seront-elles abordables pour tous ? Une enquête de Jean-Christophe Willems et Santos Hevia. - 🔎 Envie d’en savoir plus ? ▶ #Investigation : 2035, la voiture électrique ou rien https://www.rtbf.be/article/investiga... 📌 Retrouvez aussi #Investigation sur : Le site RTBF Info ► https://www.rtbf.be/info/dossier/inve... Auvio ► https://www.rtbf.be/auvio/emissions/d... Facebook ►
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/social_media/facebook_1x.png / investigationrtbf - © RTBF 2023 #voitures #electriques #unioneuropéenne #mobilité #transports
https://yt3.ggpht.com/ytc/AIf8zZSezG5EqUbgI_tVR6euFs0HvniTUWgqPWT2PeBECg=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj
Source : https://www.youtube.com/watch?v=N3mnTNhQHnM
Avec plus de 500 000 voitures électriques livrées dans le monde entier au dernier trimestre 2023, le groupe chinois BYD devient n°1 du secteur. Il double son concurrent américain Tesla sur cette période.
Un véhicule électrique de BYD exposé sur le stand du constructeur automobile chinois lors d’une avant-première du Japan Mobility Show, à Tokyo, le 25 octobre 2023. (MAXPPP)
Photo - Un véhicule électrique de BYD exposé sur le stand du constructeur automobile chinois lors d’une avant-première du Japan Mobility Show, à Tokyo, le 25 octobre 2023. (MAXPPP)
Dans la course pour la première place dans le secteur automobile électrique, le constructeur chinois BYD (’Build Your Dreams’, ’Construisez vos rêves’), basé à Shenzhen, dans le sud de la Chine, vient de détrôner Telsa. C’est une fin d’année en fanfare pour BYD puisqu’au quatrième trimestre 2023, il a remis, dans le monde entier, le nombre record de 526 409 voitures électriques à ses clients.
Ce chiffre spectaculaire, en hausse de 22% par rapport au trimestre précédent, a été annoncé lundi 1er janvier et il attendait d’être comparé à celui de son grand concurrent américain Tesla. Il a été dévoilé mardi 2 janvier : Tesla a produit au dernier trimestre, 484 507 véhicules. Certes, c’est un peu mieux que ce que les analystes avaient prévu, mais c’est presque 40 000 unités de moins que BYD. Le fabricant chinois, qui a arrêté de produire des voitures à moteurs à combustion en 2022 pour se concentrer sur les modèles hybrides et électriques, devient donc le nouveau n°1 mondial des voitures électriques sur la fin 2023.
Une performance réalisée grâce à une gamme plus large, qui comprend des modèles moins chers, notamment en raison de diverses formes de subventions gouvernementales. ’BYD a un avantage structurel du fait qu’une grande partie de son expansion profite du très fort soutien du gouvernement chinois pour les véhicules électriques’, explique Neil Saunders, directeur de GlobalData, à l’AFP. Il souligne que ce soutien dope le marché local ’qui, à son tour, renforce la place de BYD dans le marché de l’export’.
Malgré tout, sur l’ensemble de l’année 2023, c’est Tesla qui conserve la première place. Le groupe américain a livré 1,81 million de véhicules électriques dans le monde (+38% sur un an). De son côté, BYD a produit 1,57 million de véhicules (+73% sur un an). D’après Neil Saunders, Tesla ’reste un acteur majeur du marché des véhicules électriques’, mais le groupe ’va être confronté à beaucoup plus de concurrence de la part de la Chine’ en 2024.
A lire aussi :
Voitures électriques : la France souhaite que l’Europe défende son industrie face à la Chine
Et si l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’énergies renouvelables, était le carburant de l’avenir ? Vidéo 4 minutes - Mardi 4 février 2020 par Célia Quilleret – Document ‘franceinter.fr’
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire commence à y croire, car cette ’technologie est stratégique, selon lui, pour parvenir à une économie zéro carbone’. Mais la France reste à la traîne. Seules quelques entreprises, ou villes pionnières s’y mettent. Exemples en Vendée et dans le Pas-de-Calais.
Mathieu Guesné, créateur de Lhyfe, pour produire un hydrogène renouvelable
Mathieu Guesné, créateur de Lhyfe, pour produire un hydrogène renouvelable © Radio France / Celia Quilleret
À Bouin, en Vendée, au bord de l’Atlantique, le cadre est idéal. De l’eau de mer arrive dans le canal du port du Bec, tout près des ostréiculteurs, et cinq éoliennes tournent à plein régime dans un champ. Tout est là pour casser la molécule d’eau et produire un hydrogène renouvelable. Mathieu Guesné en rêvait, cet ingénieur, ancien du CEA, le commissariat à l’énergie atomique, a créé sa start up, ’Lhyfe’, en 2017, pour fabriquer ce carburant de l’avenir. Et il vient de lever huit millions d’euros pour être opérationnel l’an prochain. ’L’eau de mer est une ressource infinie’, se réjouit-il, ’et il en faut très peu, car dans un litre d’eau, il y a l’équivalent en hydrogène de ce qu’il y a dans un litre d’essence’. Sans oublier qu’un kilo d’hydrogène permet de rouler pendant 100 kilomètres.
En 2021, des véhicules à hydrogène à La Roche-sur-Yon
Dès 2021, 300 kilos d’hydrogène sortiront chaque jour de cette usine, direction La Roche-sur-Yon. Une quinzaine de bus, bennes à ordures ou camions de pompiers pourront en bénéficier. Les élus ont tout de suite dit oui à Mathieu Guesné. Laurent Favreau, vice-président de La Roche-sur-Yon agglomération, le précise, ’cela va impacter nos finances mais nous nous demandons comment gagner la bataille de la qualité de l’air’. Cet hydrogène vert permet en effet de créer ’une chaîne sans CO2’, ajoute Mathieu Guesné, et en amont, ’nous sommes producteurs d’oxygène et non plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme c’est le cas aujourd’hui’, ajoute-t-il. Il réfléchit d’ailleurs à mesurer l’impact de cet oxygène, s’il était redonné aux océans qui en manquent cruellement.
Du charbon à l’hydrogène vert : une révolution dans le bassin minier
Changement de décor. Dans le Pas-de-Calais, en pleine région minière, à Bruay-la-Buissière, ces bus à hydrogène sont déjà une réalité. Le symbole est fort, les terrils apparaissent au loin, comme un vestige du passé, et tout près, des cuves à hydrogène remplacent les stations diesel des bus. ’C’est un vrai plus en terme de confort, de bruit, d’image et d’attractivité pour le territoire’, se réjouit Ludwig Maudrich, directeur de projet au Syndicat mixte des transports Artois Gohelle. ’Sur les communes traversées par cette ligne, 45% des habitants ne sont pas motorisés, les gens ont besoin de cette mobilité, et le faire avec un service de transports en commun entièrement propre est un vrai plus pour les habitants’ explique Benoît Descamps, l’un des responsables du syndicat de transports, qui prévoit déjà quelques bus supplémentaires et une station d’hydrogène plus grande, pour pouvoir approvisionner plus de personnes. Benoît Descamps précise que le syndicat a investi un peu moins de 10 millions d’euros pour six bus et une station de production d’hydrogène, ’car ces bus coûtent trois fois plus cher que les bus classiques, mais le pari de l’hydrogène est en voie d’être gagné’.
Dans le Pas-de-Calais, six bus à hydrogène relient désormais Bruay-la-Buissière et Auchel
Dans le Pas-de-Calais, six bus à hydrogène relient désormais Bruay-la-Buissière et Auchel © Radio France / Celia Quillleret
L’Etat attendu au tournant
À lireSciencesL’hydrogène transformé en métal : des chercheurs français l’ont fait !
Pour les militants de l’hydrogène, comme Alain Leboeuf, vice-président du département de Vendée, ces exemples prouvent que l’État a intérêt à soutenir d’urgence cette filière et à arrêter de concentrer tous ses investissements sur l’énergie nucléaire. ’Il faudrait 90 millions d’euros chaque année’, estime-t-il. ’On ne peut pas continuer à se reposer uniquement sur cette énergie nucléaire qui ne coûtait pas cher’ s’énerve-t-il. Or aujourd’hui l’hydrogène reste une exception dans les transports. Un vent nouveau souffle ça et là sur l’hydrogène, mais suffira-t-il à réduire les coûts et créer une réelle alternative au diesel ? Certains l’espèrent, la France en est encore loin.
L’équipe Célia Quilleret journaliste Contact
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Source : [https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-04-fevrier-2020#xtor=EPR-5-Meilleur04022020]
Le Danemark va fournir de l’hydrogène vert à l’Allemagne via un gazoduc – Document ‘latribune.fr’ - 24 Mars 2023, 12:56 (Avec AFP)
Le Danemark et l’Allemagne ont convenu ce vendredi de s’allier pour construire à l’horizon 2028 un gazoduc transportant de l’hydrogène « vert ». Au début de l’année, l’Allemagne avait déjà conclu un projet similaire avec la Norvège pour décarboner son économie.
L’Allemagne cherche à décarboner son énergie en important de l’hydrogène vert.
L’Allemagne cherche à décarboner son énergie en important de l’hydrogène vert. (Crédits : LISI NIESNER)
Le Danemark a de l’énergie verte à revendre. « Bientôt, nous serons plus qu’autosuffisants en électricité verte, et celle-ci doit être utilisée pour produire des carburants verts destinés à l’exportation », a indiqué dans un communiqué le ministre danois du Climat et de l’Energie, Lars Aagaard.
Lire aussi Faut-il importer massivement de l’hydrogène vert ou le produire localement ? Le débat fait rage
Ainsi, un accord signé avec son homologue allemand, qui n’est pas chiffré, prévoit de convertir l’énergie solaire et éolienne danoise en hydrogène. Cette dernière serait ensuite utilisée comme carburant dans le transport aérien, terrestre et maritime ainsi que dans l’industrie.
« Avec la bonne infrastructure, l’hydrogène vert du Danemark peut remplacer le gaz fossile et l’hydrogène (de source fossile) dans l’industrie lourde allemande et réduire les émissions de CO2 nocives au climat », a souligné le ministre.
Au début de l’année, l’Allemagne avait déjà convenu un projet similaire avec la Norvège pour décarboner son économie.
Lire aussi Hydrogène : la France a toutes les cartes en main
L’Allemagne aussi associée au projet H2Med
Ce nouvel accord fait écho au projet de pipeline européen d’hydrogène H2Med. Il vise à développer l’emploi de l’hydrogène sur le continent et va être étendu des pays du sud-ouest européen à l’Allemagne. Cet accord, annoncé fin janvier « renforce la dimension paneuropéenne de H2Med » et permet à l’Espagne de devenir une plaque tournante de l’énergie verte de la péninsule ibérique vers l’Europe centrale et du Nord.
Le gazoduc situé sous la mer Méditerranée transportera de l’hydrogène vert, fabriqué à partir de l’eau par électrolyse, selon un procédé utilisant des énergies renouvelables. Le gouvernement espagnol estime que H2Med pourra acheminer chaque année quelque deux millions de tonnes d’hydrogène vers la France, soit 10% des besoins estimés en hydrogène de l’Union européenne. Le projet devrait coûter 2,5 milliards d’euros.
La « Banque européenne de l’hydrogène » opérationnelle fin 2023
La « Banque européenne de l’hydrogène », une nouvelle structure destinée à soutenir le développement de l’hydrogène vert, sera « opérationnelle » d’ici fin 2023 et lancera « dès l’automne » de premières enchères pour financer sur fonds de l’UE des projets de production. La création de cette institution publique avait été promise en septembre par la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, pour accompagner la transition énergétique avec quelque 3 milliards d’euros de financements.
« La Banque visera à combler le déficit d’investissement actuel dans le développement de l’hydrogène renouvelable et à garantir que l’UE conserve son avance dans cette technologie essentielle », a expliqué le vice-président de la Commission, Frans Timmermans. L’idée est « d’envoyer un signal clair que l’Europe est une région de production d’hydrogène ».
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Hydrogène vert : Gen-Hy et Eiffage Énergie Systèmes construisent une usine d’électrolyseurs à Montbéliard - Amandine Ibled - 03 Févr 2023, 16:12 – Document ‘latribune.fr
Au cœur de l’écosystème franc-comtois, la startup française GenHy et le géant de l’infrastructure Eiffage vont investir 28 millions d’euros pour la construction d’une usine baptisée : Gen-Hy Cube. Dédiée à la fabrication d’électrolyseurs AEM (Anion Exchange Membrane), elle sortira de terre en fin d’année.
(Crédits : Gen-Hy)
L’hydrogène est actuellement produit à 95% à partir d’énergies fossiles (hydrogène gris). Seuls 5% de la production annuelle d’hydrogène ont été générés de façon décarbonée en 2020. Pour y remédier, l’association de référence France Hydrogène veut produire au moins 700.000 tonnes d’hydrogène vert par an d’ici 2030. De quoi stimuler l’ambition des entrepreneurs du secteur. A l’image de la startup Gen-Hy, aujourd’hui la seule société française et la troisième en Europe à avoir conçu et développé sa propre membrane AEM (Anion Exchange Membrane), une technologie capable de produire de l’hydrogène vert... et de s’inscrire dans le plan national « France 2030 ».
Tout l’enjeu est désormais de rendre accessible cette technologie au plus grand nombre, en démocratisant le procédé en entreprise. C’est pour cette raison que Gen-Hy a fait appel à Eiffage Énergie Systèmes (la branche Energie du groupe de BTP), qui est rentrée au capital il y a deux ans. « En tant que startup nous savons faire des produits innovants mais nous ne savons pas comment l’industrialiser à grande échelle », avoue Sébastien Le Pollès. « Grâce à sa filiale énergie, Eiffage nous apporte son expertise dans l’industrialisation de notre process et nous fait également bénéficier de son rayonnement international pour conquérir d’autres parts de marchés », poursuit-il. En décembre 2021, la startup inaugurait la première unité francaise de production de membranes AEM, à Orly.
Gen-Hy est actuellement la seule entreprise française à maîtriser toute la chaîne de fabrication d’électrolyseurs AEM. « Pour l’instant, c’est quasiment du fait-main », confie Sébastien Le Pollès. Cette usine de pré-industrialisation peut produire jusqu’à 3MW annuels d’électrolyseurs alcalins AEM. « Notre défi sera de robotiser le process et de produire la membrane à grande échelle pour rentabiliser la société et démocratiser l’accès à l’hydrogène, encore trop coûteux aujourd’hui », poursuit l’entrepreneur. L’idée de son modèle économique est de louer ses électrolyseurs aux industriels avec un service d’aide à la mise en service et à la maintenance.
Des navires de guerre aux énergies renouvelables
Le choix d’installer cette usine de 8.000 m2 dans le Pays de Montbéliard Agglomération, entre Montbéliard et Belfort, est stratégique. Gen-Hy Cube sera située entre les frontières de la Suisse et de l’Allemagne, au cœur d’un écosystème de sous-traitants automobiles et d’une filière hydrogène présente depuis une dizaine d’années. « La région nous a aidé à trouver un foncier rapidement et à financer le bâtiment, que nous louerons ensuite », précise Sébastien Le Pollès, président de Gen-Hy. La totalité de l’usine d’Orly sera rapatriée dans le Doubs lorsque l’usine sera prête. Actuellement Gen-Hy compte 10 salariés. D’ici la fin de l’année, une quarantaine d’emplois seront à pourvoir pour le site de Montbéliard. « Nous prévoyons de monter à 120 personnes sur le site dans la phase 2 du projet », précise le fondateur.
Tout est parti d’une commande, en 2014, de la direction générale de l’armement à l’entreprise FlexFuel Energy Development (FFED), spécialiste de l’électrolyse depuis plus de 15 ans. La DGA souhaitait obtenir des systèmes d’injection d’hydrogène pour des navires de guerres. « À la fin de notre R&D, nous nous sommes retrouvés avec un système de production d’hydrogène que nous avons souhaité industrialiser », explique le président de Gen-Hy, la spin-off de FFED. Sébastien Le Pollès vise désormais trois marchés pour la production d’hydrogène à haut rendement : La mobilité permettant d’accompagner les premières flottes privatives de véhicules hydrogène (voitures, bus, camions...). L’industrie pour se substituer aux bouteilles B50 d’hydrogène issues du reformage de pétrole. Par exemple, la verrerie, la production de cartes électroniques ou le traitement des métaux sont concernés. Le power-to-gas pour se substituer au stockage batteries et/ou le compléter et le gas-to-gas pour injecter directement de l’hydrogène dans le réseau gazier et pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables (éolien, solaire et maritime).
Un rendement 15 à 20% supérieur par rapport à un catalyseur classique
La production d’hydrogène repose sur le rendement énergétique du process de fabrication. Le rendement énergétique a un impact direct sur le coût de production du kilogramme d’hydrogène vert. La technologie zero-gap innovante de Gen-Hy permet un très haut rendement en production d’hydrogène. « Par exemple, quand vous rentrez 1.000 watts, la plupart des électrolyseurs sortent 600 watts en capacité hydrogène, en installant une membrane avec des dépôts catalytiques, une poudre qu’on met dessus, on peut atteindre 850 watts », explique Sébastien Le Pollès. Par rapport à un catalyseur classique, la technologie de Gen-Hy permet un rendement 15 à 20 % supérieur en termes d’efficacité énergétique.
Lire aussi Renault et Stellantis s’allient à des spécialistes de l’hydrogène pour accélérer sur les utilitaires
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La startup Lhyfe veut encourager le passage à l’hydrogène vert avec une plateforme BtoB - Frédéric Thual - 13 Jan 2023, 11:33 – Document ‘latribune.fr’
Sur le marché complexe et foisonnant de l’hydrogène, Lhyfe, l’un des pionniers de l’énergie verte, lance la première plateforme digitale pour mettre en relations les acteurs du secteur et accélérer le déploiement de projet hydrogène. D’abord tournée vers la mobilité et les usages, la plateforme Lhyfe Heroes devraient rapidement s’intéresser à l’industrie.
Avec sa plateforme digital Lhyfe Heroes, le leader de la production d’hydrogène vert en France Lhyfe veut faire se rencontrer l’offre et la demande dans le secteur de la mobilité pour démultiplier les projets hydrogène en Europe, comme ici en Vendée avec la station multiénergies Sydev.
Avec sa plateforme digital Lhyfe Heroes, le leader de la production d’hydrogène vert en France Lhyfe veut faire se rencontrer l’offre et la demande dans le secteur de la mobilité pour démultiplier les projets hydrogène en Europe, comme ici en Vendée avec la station multiénergies Sydev. (Crédits : Lhyfe)
Baptisée Lhyfe Heroes, en référence aux constructeurs qui ont, les premiers, relevé l’exploit de défricher un marché en devenir, la plateforme digitale de Lhyfe veut, cette fois, encourager, accompagner et rassurer les porteurs de projets « Hydrogène » et faire sortir du bois les idées encalminées ou diffuses. « Il faut absolument agir, aussi vite que possible... » martelait Matthieu Guesné, fondateur et président de Lhyfe, lors de l’inauguration d’une plateforme de production d’hydrogène offshore en septembre à Saint-Nazaire.
Deux mois plus tard, la startup, qui a levé 135 millions d’euros depuis son entrée en Bourse en début d’année 2022, se lançait cette fois-ci sur la plateforme - digitale -, bilingue et gratuite Lhyfe Heroes pour faciliter les mises en relation entre producteurs, constructeurs et usagers et accélérer le déploiement de projets hydrogène sur le territoire européen. « Lhyfe Heroes fait vraiment partie de notre stratégie digitale, tant dans la production que dans les services. Il faut beaucoup d’ingrédients pour lancer un projet hydrogène. L’objectif, ici, est de rassembler ces solutions sur un espace digital, pédagogique et orienté business, et de faire se rencontrer l’offre et la demande. On veut rassembler tout ce qui existe en matière d’hydrogène renouvelable », indique Christophe Dubruque, responsable des marchés mobilité et logistique à la direction du développement commercial de Lhyfe. Pour permettre au consommateur final d’avoir accès à l’hydrogène, la plateforme Lhyfe Heroes entend réunir les solutions des producteurs d’hydrogène, les constructeurs de stations-services, les distributeurs, les fabricants de véhicules... et permettre à des collectivités, des entreprises, des gestionnaires de flottes... d’y voir plus clair, de faire leur marché notamment en simulant les économies de CO2 réalisées avec telle ou telle initiative. « L’intérêt, c’est de favoriser l’éclosion de projets plutôt que de passer beaucoup de temps à faire de la pédagogie et de faire émerger des projets qui ne seraient pas allés jusque-là ou auraient abandonné », reconnait Christophe Dubruque.
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Un simulateur et un catalogue
Destinée à lever les freins et à encourager les initiateurs de projets à passer à l’action, la plateforme s’articule autour de trois axes. Grâce à la mise en œuvre d’un simulateur, l’utilisateur peut, selon son activité, consulter les équipements concernée, la fréquence d’utilisation... connaitre le volume de CO2 économisé, la quantité d’hydrogène requise, et mesurer la pertinence de l’hydrogène pour décarboner son activité. A côté de cela, la plateforme propose un catalogue de solutions proposées (par les partenaires) sur le marché, comme le type de véhicules (automobiles, bus, chariots élévateurs...), des stations-services, des groupes électrogènes... Les projets peuvent être bâtis en ligne, accompagnés par LHYFE qui se charge de mettre en relation le porteur de projet avec les partenaires concernés. « Il peut en quelques clics matérialiser et planifier son projet. Et savoir, par exemple, quelle quantité de CO2 sera économisée par un bus à hydrogène qui va rouler 100 kilomètres », assure Claire Ledren, responsable du développement de la plateforme Lhyfe Heroes. Même si les grands donneurs d’ordres y viennent, l’ambition de Lhyfe Heroes, instrument de commercialisation de l’hydrogène, est surtout de capter les projets moins matures, issus de plus petites et moyennes entreprises ou collectivités au moment où ils commencent à s’intéresser à l’hydrogène.
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Cinquante projets amorcés
A ce jour, les responsables de Lhyfe Heroes disent avoir réuni une cinquantaine d’entreprises partenaires, dont le constructeur automobile Stellantis, le fabricant portugais de stations hydrogène PRF et le motoriste et équipementier du rétrofit GCK. Sept autres devraient être prochainement référencés. Une centaine de solutions sont ainsi accessibles sur Lhyfe Heroes qui, depuis son lancement, enregistre près de 6.000 visites pas mois. « L’initiative Lhyfe Heroes est plus que bienvenue. Constructeurs, producteurs... nous faisons tous face aux mêmes freins liés à la complexité d’avancer dans un secteur en pleine construction », témoigne Peter Kuhn, chargé du développement hydrogène chez Stellantis (Citroën, Peugeot, Opel). L’initiative aurait déjà généré une cinquantaine de « projets ». Ou pour le moins, « des contacts commerciaux qualifiés, avec des niveaux de maturité très différents », observe Christophe Dubruque, qui mentionne le cas d’un aéroport engagé dans un plan de décarbonation ou le changement de technologie de propulsion d’une flotte de véhicules pour une entreprise du BTP. D’abord concentrée sur la mobilité et les usages, Lhyfe Heroes devrait très rapidement élargir son offre au secteur de l’industrie.
Automobile : Lhyfe va construire une usine de 15 MW en Bavière
Signe des besoins grandissants dans le secteur de l’hydrogène et de la mobilité, le groupe industriel et équipementier automobile allemand Schaeffler vient de signer un accord avec le spécialiste français de l’hydrogène vert. L’objectif de ce contrat vise la construction et l’exploitation par Lhyfe d’une unité de production d’hydrogène vert par électrolyse d’une capacité pouvant aller jusqu’à 15 MW (mégawattheures) en Bavière. Basée sur le site de l’usine Schaeffler d’Herzogenaurach, en Franconie, celle-ci devrait disposer d’une capacité de production de 3,7 tonnes d’hydrogène vert par jour à l’horizon 2025. La chaleur résiduelle générée par l’électrolyse de l’eau sera injectée dans les processus industriels de l’usine de Schaeffler, engagée dans un processus de transition des énergies fossiles aux renouvelables. L’unité d’Herzogenaurach aura une double vocation : rendre la production de l’équipementier « climatiquement neutre en 2030 », selon les termes de la communication officielle, et alimenter les collectivités et stations-services locales en hydrogène vert pour améliorer la décarbonation dans la région, et rentabiliser l’investissement (non communiqué). Lhyfe, qui a inauguré son premier site industriel de production d’hydrogène vert renouvelable au second semestre 2021, annonçait en septembre dernier avoir un plan de charge commercial d’une capacité totale de production installée de 9,8 GW (gigawattheures) à l’horizon 2030.
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À Ouessant, la Bretagne teste la chaîne de valeur de l’hydrogène vert d’origine hydrolienne - Pascale Paoli Lebailly - 14 Déc 2022, 18:48 – Avec un enregistrement à écouter à la source – Document ‘latribune.fr’
Les habitants d’Ouessant expérimentent des vélos roulant à l’hydrogène, mais un hydrogène « vert », produit grâce à l’hydrolienne D10 de Sabella immergée en mer d’Iroise. De la production au stockage, en passant par le transport et jusqu’à l’utilisation finale, c’est la première fois qu’une expérience de cette ampleur est réalisée en Bretagne. À Paimpol-Bréhat, un des rares sites d’essais hydroliens en Europe, le Conseil régional et EDF s’activent pour attirer développeurs et turbiniers internationaux, tandis qu’une fondation est en gestation pour fédérer les cinq sites d’essais français en énergies marines (y compris éolien flottant et houlomotrice).
Depuis le 6 décembre, les habitants de l’île bretonne d’Ouessant testent des vélos à hydrogène renouvelable produit à partir d’énergie hydrolienne.
Depuis le 6 décembre, les habitants de l’île bretonne d’Ouessant testent des vélos à hydrogène renouvelable produit à partir d’énergie hydrolienne. (Crédits : BDI)
L’île d’Ouessant, terrain d’expérimentation idéal en matière de transition énergétique ? Depuis le 6 décembre et jusqu’au 16 décembre, les habitants de l’île bretonne non-interconnectée testent des vélos mis à disposition par la société biarrote Pragma Mobility et fonctionnant à l’hydrogène renouvelable - un hydrogène véritablement « vert » puisque produit exclusivement à partir d’énergie hydrolienne.
Le choix de l’île ne doit rien au hasard car, comme Sercq et les Îles Scilly, Ouessant fait partie des sites pilotes intégrés au projet européen Intelligent Community Energy (ICE).
Tester la chaîne de valeur de l’hydrogène « vert » d’origine hydrolienne
Il s’agit d’une démonstration de grande ampleur, une première pour la région Bretagne, qui couvre toute la chaîne de valeur depuis la production d’hydrogène renouvelable à partir de l’énergie hydrolienne en passant par le stockage, le transport et l’usage final. Elle est réalisée en association avec les entreprises Sabella, H2X Ecosystems et H2Gremm et elle est coordonnée par l’agence Bretagne Développement Innovation (BDI).
« Cette expérimentation couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production d’énergie, au stockage, jusqu’à son utilisation, en passant par son transport. Cette expérience est la première de cette ampleur réalisée en Bretagne », assure BDI.
De très puissants courants marins jusqu’à 9 nœuds localement
La production d’électricité est ainsi assurée par l’hydrolienne D10 (17 mètres de haut, d’une puissance de 1 MW) développée par Sabella (photo) à Quimper et Brest et immergée au nord de la mer d’Iroise, dans le passage du Fromveur, situé entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant, où la machine peut tirer parti de très puissants courants, qui peuvent atteindre jusqu’à 9 nœuds localement.
Sabella, hydrolienne, D10,
Mise à l’eau pour la première fois en 2015 et de nouveau immergée au printemps 2022 après des améliorations techniques, elle est la première machine à avoir injecté de l’électricité issue de l’énergie d’origine hydrolienne sur le réseau français.
Pour autant, l’électricité produite par l’hydrolienne est intermittente et ne permet pas de couvrir en continu les besoins d’un site isolé. Quant aux containers présents sur l’île, ils ne permettent pas de stocker l’intégralité de l’électricité produite par D10.
L’hydrogène, pour stocker l’énergie intermittente de l’hydrolienne
C’est là qu’intervient le vecteur hydrogène. En répondant à la problématique de stockage, il permet d’éviter le recours à d’autres sources énergétiques, y compris fossiles.
« Associé à une source d’énergie renouvelable, un électrolyseur permet de convertir l’excédent d’électricité en hydrogène, et de stocker cette énergie sous forme compacte », précise Robin Falcone, ingénieur projets au sein de Sabella, qui prévoit d’exploiter davantage cette solution de stockage.
Un cas d’usage pour tester les bornes de recharge pour vélos
Pour la partie amont de cette expérimentation, une centrale de production et de stockage d’hydrogène d’une puissance de 3kW, développée par l’entreprise finistérienne H2Gremm à Edern, a été installée.
Car l’hydrogène est également intéressant en termes de transport d’énergie.
« Il limite drastiquement les coûts et les pertes liés aux longues distances entre le site de production d’électricité hydrolienne et les zones de consommation » précise l’ingénieur.
Avec ces vélos à hydrogène, les habitants d’Ouessant, qui se prêtent depuis cinq ans à des expérimentations de technologies de pointe (production, stockage, smart energies), testent en parallèle un nouveau cas d’usage : car ces vélos sont associés à des stations de recharge installées sur le port d’Arlan par la société rennaise H2X Ecosystems.
Alors que Ouessant s’est fixée comme objectif de produire 50% de sa consommation en énergies renouvelables en 2023 et 100% en 2030, l’île est souvent citée comme laboratoire de la transition énergétique. « Ces 10 jours d’expérimentation déboucheront peut-être sur le développement de solutions de décarbonation pérennes sur ce territoire » espère BDI.
Paimpol-Bréhat, un des rares sites d’essais hydroliens en Europe
Pour autant, la stratégie de la région Bretagne en faveur de la mise en place d’une filière liée à l’hydrolien ne se limite pas aux enjeux de l’insularité. D’autres démarches, projets et entreprises sont soutenus qui visent à la diversification du mix énergétique.
Sur le site d’essais hydrolien de Paimpol-Bréhat, un des rares lieux européens permettant de tester des machines en conditions réelles, le Conseil régional, avec son partenaire EDF, investit pour attirer les développeurs et turbiniers internationaux.
Suite à des travaux de reconfiguration de la liaison sous-marine, le site est doté d’une connectique plus performante et raccordé au réseau électrique national. Depuis septembre, les démonstrateurs hydroliens peuvent être couplés à une prise de courant triphasé alternatif. « Autre axe d’amélioration : la connexion s’effectue dorénavant à l’aide d’une prise terminale connectable hors d’eau, évitant ainsi la prise de connexion sous-marine par plongeur », se félicite BDI.
Cette opération a été réalisée dans le cadre du projet européen TIGER (pour Tidal Stream Energy Industry Energiser, ou « industrie de l’énergie marémotrice »), avec le cofinancement du programme européen INTERREG Manche, qui vise « à démontrer que l’énergie hydrolienne est une industrie en pleine maturité ».
Le site de Paimpol-Bréhat est aussi sur le point d’intégrer la Fondation Open-C, qui sera créée d’ici à la fin de l’année. Elle aura pour but de fédérer et animer les cinq sites d’essais français en énergies marines, Sem-Rev à Nantes, Bordeaux, Mistral à Port-Saint-Louis-du-Rhône, et l’autre site breton de Sainte-Anne-du-Portzic (éolien flottant et énergie houlomotrice).
Pascale Paoli Lebailly
Source : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/a-ouessant-la-bretagne-teste-la-chaine-de-valeur-de-l-hydrogene-vert-d-origine-hydrolienne-944352.html Partager :
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Une réglementation excessive en Europe : ce poison qui pourrait tuer le marché de l’hydrogène vert, selon Engie - Juliette Raynal- 03 Nov 2022, 18:35 – Document ‘latribune.fr’
{{}}Juliette Raynal
Le groupe français redoute qu’une réglementation trop stricte au sein de l’UE « tue le marché », alors même que le cadre réglementaire est devenu extrêmement favorable aux Etats-Unis. Toutefois, la grande majorité de sa production se fera hors UE. Sur les quatre gigawatts d’hydrogène vert que veut produire l’énergéticien à l’horizon 2030, seul un gigawatt devrait être produit sur le Vieux Continent. Le reste sera produit dans des régions du monde où les énergies renouvelables sont abondantes et compétitives, comme au Chili, au Brésil et au Moyen-Orient. Pour Engie, l’importation d’hydrogène ne remet pas en question les enjeux de souveraineté énergétique de l’Union européenne.
https://static.latribune.fr/full_width/1651200/lab-crigen-engie.jpg(Crédits : Engie)
Un an après avoir donné le coup d’envoi de son plan consacré à l’hydrogène propre, Engie confirme ses ambitions dans cette minuscule molécule, considérée comme cruciale pour décarboner l’industrie et la mobilité lourde. « Notre expertise gazière couplée à nos compétences d’électricien nous rend extrêmement légitimes sur l’hydrogène », a fait valoir Catherine MacGregor, la directrice générale de l’ex-GDF-Suez, ce jeudi 3 novembre à l’occasion de l’inauguration de la H2 Factory, une plateforme de recherche et d’innovation dédiée à l’hydrogène implantée au Lab Crigen, le plus gros centre de recherche d’Engie, situé à Stains (Seine-Saint-Denis).
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Alors que la transition énergétique doit s’accélérer pour répondre à l’urgence climatique mais aussi aux enjeux économiques et de souveraineté, exacerbés par l’invasion russe de l’Ukraine, la patronne du groupe a défendu le rôle des gaz décarbonés. « Le bouquet énergétique doit être diversifié et équilibré, chaque source d’énergie a sa place y compris le gaz », a-t-elle affirmé. Le gaz présente plusieurs avantages. Il est stockable, transportable et offre une densité énergétique élevée. Nous sommes très engagés à sa décarbonation ».
En novembre 2021, Engie avait partagé son ambition de produire 4 gigawatts (GW) d’hydrogène décarboné à l’horizon 2030, reposant sur une capacité d’énergies renouvelables d’environ 6 GW. « Nous avions fixé un point de passage de 600 mégawatts en 2025, nous sommes en retard, mais nous maintenons notre cible de 4 GW pour 2030 », a précisé Sébastien Arbola, responsable de la stratégie hydrogène du groupe. « Les projets de taille industrielle seront mis en service plutôt en 2028, 2029 », a-t-il expliqué. Ainsi, Engie ne devrait atteindre qu’une quinzaine de mégawatts (MW) d’ici à la fin 2023. « Mais plus de 100 projets sont dans les tuyaux et les nouveaux projets qui ont démarré depuis un an sont tous de 100 MW et plus », a-t-il rassuré.
« Suréglementer le marché, pourrait le tuer »
Pour accélérer, le groupe espère que la réglementation qui doit voir le jour sur le Vieux Continent ne sera pas trop rigide. « Nous avons besoin d’un certain pragmatisme. Si les critères que doivent remplir les nouveaux projets d’hydrogène pour être reconnus comme verts [et donc bénéficier d’aides publiques, ndlr] sont trop restrictifs, nous allons prendre du retard, alors même que l’Europe était en avance », prévient Claire Waysand. « Suréglementer pourrait, par inadvertance, tuer le marché », met, de son côté, en garde Catherine MacGregor, tout en évoquant le contexte particulièrement favorable outre-Atlantique.
Les Etats-Unis déploient, en effet, de grands hubs hydrogène et, à travers, l’Inflation reduction act (IRA), subventionnent massivement la production d’hydrogène décarboné, y compris l’hydrogène appelé bleu. Une dénomination qui désigne l’hydrogène produit par vaporeformage mais dont les émissions de CO2 sont ensuite captées.
La direction d’Engie s’inquiète, elle, du critère d’additionnalité qui pourrait être intégré à l’acte délégué encadrant l’hydrogène vert dans l’UE. Si ce critère était adopté, la caractéristique verte de l’hydrogène ne pourrait être accordée que si la molécule est produite à partir d’électricité renouvelable ajoutée au système de production. « D’un point de vue puriste, ce n’est pas une conception idiote du tout, mais on voit bien la difficulté de remplir ce critère pour toute molécule verte que l’on voudra produire en Europe », pointe la dirigeante. Le groupe redoute que ce critère d’additionnalité soit trop stricte à la fois sur la temporalité et la localisation.
Les inquiétudes d’Engie pourraient toutefois être balayées. En, effet, mi-septembre, les eurodéputés ont adopté un amendement assouplissant les règles à respecter pour qu’une molécule d’hydrogène soit considérée comme durable. Celle-ci pourra ainsi provenir du réseau électrique (où se mélangent des électrons issus du nucléaire, des énergies renouvelables, mais aussi du gaz et du charbon) à condition qu’une quantité équivalente d’énergie renouvelable ait été produite quelque part en Europe dans les trois derniers mois. De quoi laisser craindre, pour certains observateurs, une vaste opération de greenwashing.
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Jusqu’alors pourtant, les conditions posées étaient plus strictes. Selon un acte délégué de la Commission européenne, l’hydrogène ne devait être classé comme « durable » que s’il pouvait être démontré qu’il avait été « compensé » par des sources renouvelables produites exactement dans la même heure, et dans la même zone d’appel d’offres que l’électrolyseur. La position européenne n’est toutefois pas encore tranchée : s’ouvre désormais la phase des trilogues, lors desquels la Commission, le Conseil et le Parlement devront se réunir pour négocier la version qui sera bel et bien entérinée d’ici à quelques mois.
Produire l’hydrogène là où les énergies renouvelables sont peu chères
Toutefois, la plupart des plus grands projets de l’énergéticien seront situés en dehors de l’Europe, dans les régions du monde où les énergies renouvelables seront peu chères. La raison ? Aujourd’hui, le prix de l’électricité représente 50% du prix de l’hydrogène fabriqué par électrolyse, technique qui consiste à casser une molécule d’eau pour séparer l’atome d’oxygène et ceux d’hydrogène grâce à un courant électrique. Or, l’hydrogène vert produit selon ce procédé coûte encore deux fois plus cher que l’hydrogène gris, qui lui est fabriqué par la technique du vaporeformage du gaz naturel, particulièrement émettrice de CO2. Actuellement, le coût de production de l’hydrogène vert se situe à environ 6 euros le kilo en Europe, contre environ 3 euros pour l’hydrogène gris. Ainsi, plus l’hydrogène vert sera produit à partir d’énergies renouvelables abordables, plus il sera compétitif.
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Cette contrainte économique pousse Engie à miser énormément sur la production d’hydrogène vert en dehors de l’Europe. « Les trois quarts des 4 gigawatts seront produits dans ces pays-là [ceux où les énergies renouvelables sont peu chères et abondantes, ndlr], comme le Chili, le Brésil ou encore le Moyen-Orient », indique Sébastien Arbola. L’hydrogène sera alors produit en vue d’être exporté, sous forme de produits dérivés comme l’ammoniac vert, à destination des grandes zones de consommation dont fait partie l’Europe. Les 1 GW restants seront produits sur le Vieux Continent dans une logique intégrée, c’est-à-dire au plus près des grands sites industriels consommateurs de cet hydrogène décarboné.
Pas d’incompatibilité avec la souveraineté énergétique
Alors que le recours ou non à l’hydrogène importé fait débat au sein de l’Union européenne, opposant notamment l’Allemagne et la France, la direction d’Engie estime « qu’il faut sortir de cette vision noire ou blanche ». « L’Allemagne a une stratégie qui repose sur beaucoup d’hydrogène importé, la vision de la France met, elle, l’accent sur les systèmes locaux, la réalité sera entre les deux », assure Claire Waysand, secrétaire générale d’Engie. Le plan RepowerEU présenté par la Commission européenne au printemps dernier table d’ailleurs sur 10 millions de tonnes d’hydrogène produites localement et 10 millions de tonnes importées.
Quid de la souveraineté énergétique de l’Europe dans ce contexte ? « La souveraineté ne voudra jamais dire produire 100% localement. (...) Ce qui est très important, c’est de diversifier nos risques et donc nos sources d’approvisionnement pour ne pas créer une surdépendance de l’hydrogène importé. Il faut garder en tête la compétitivité », a défendu Catherine MacGregor.
Une factory pour ’dérisquer’ les grands projets d’hydrogène
Aujourd’hui, Engie opère une vingtaine de projets d’hydrogène vert à travers le monde. Parmi eux, le projet RHyno mené en Afrique du Sud en partenariat avec Anglo American. Celui-ci a permis de convertir à l’hydrogène un camion d’extraction minière, qui consomme, en temps normal, 3.000 litres de diesel par jour. Pour déployer ces projets industriels, Engie s’appuie sur sa ’H2 Factory’, une plateforme d’essais couvrant la totalité de la chaîne de valeur de l’hydrogène, allant de la production à l’utilisation en passant par le transport et le stockage. Pour le projet RHyno, la ’H2 Factory’ a permis de contrôler la qualité de l’hydrogène vert produit sur site. En effet, les piles à combustible (PAC) qui équipent les véhicules à hydrogène sont très sensibles et elles demandent une très grande pureté de l’hydrogène. Installée dans la halle de 7.000 mètres carrés du Lab Crigen, cette plateforme composée de plusieurs bancs d’essai permet aussi d’éprouver les technologies développées par des startups dans lesquelles Engie a investi. C’est le cas notamment de la membrane mise au point par la start-up H2 Site, qui permet de séparer l’hydrogène du gaz naturel. Une technologie qui ouvre la voie au transport d’hydrogène dans des infrastructures existantes. Engie y a déjà investi 4 millions d’euros.
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L’hydrogène est-il la solution miracle pour la transition énergétique ? Par William Audureau - Publié le 02 octobre 2023 à 14h00, modifié le 04 octobre 2023 à 14h53 - Article ‘Le Monde’ réservé aux abonnés - Les DécodeursÉnergies renouvelables
Derrière les effets d’annonce, l’hydrogène, qu’il soit « gris », « jaune », « vert » ou « blanc », pose de nombreux défis encore loin d’être résolus, notamment des modes de production pas toujours écologiques.
Accès à l’article complet : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/10/02/l-hydrogene-est-il-la-solution-miracle-pour-la-transition-energetique_6191994_4355770.html
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Bilan de mi-année 2023 : revisiter les tendances de l’hydrogène – Documents ‘hydrogencouncil.com’
L’année 2023 a révélé des progrès remarquables dans le monde de l’hydrogène, avec des évolutions importantes qui façonnent son marché. Alors que le secteur de l’énergie recherche des alternatives plus propres et plus durables, l’hydrogène s’est constamment imposé comme une solution prometteuse pour décarboner diverses industries.
12 juillet 2023
L’année 2023 a révélé des progrès remarquables dans le monde de l’hydrogène, avec des évolutions importantes qui façonnent son marché. Alors que le secteur de l’énergie recherche des alternatives plus propres et plus durables, l’hydrogène s’est constamment imposé comme une solution prometteuse pour décarboner diverses industries. Début 2023, nous avons mis en évidence 5 tendances qui, selon nous, façonneraient le secteur de l’hydrogène :
https://hydrogencouncil.com/wp-content/uploads/2023/07/FmF7grbWQAAAwYJ-1024x538.jpg
Dans cette mise à jour de mi-année, nous nous penchons sur ces tendances clés de l’hydrogène et fournissons une mise à jour sur la façon dont elles se déroulent et façonnent la transition énergétique mondiale.
Émergence du marché indien de l’hydrogène
L’Inde a fait des progrès substantiels pour s’imposer comme un acteur majeur sur le marché de l’hydrogène. Début 2023, la National Green Hydrogen Mission a été approuvée par le Cabinet de l’Union dans le but de faire de l’Inde un producteur et fournisseur leader d’hydrogène propre. La mission adopte une approche globale de la construction de l’écosystème de l’hydrogène. Le développement de hubs clés pour l’hydrogène est une priorité pour atténuer les problèmes d’infrastructure et réduire les coûts. L’Inde a alloué $2,1 milliards de dollars pour des incitations du côté de l’offre pour la fabrication d’électrolyseurs et la production d’hydrogène propre, aidant à débloquer l’échelle et à accélérer les investissements dans les projets d’hydrogène. La mission suggère des cadres politiques appropriés qui s’appuient sur la politique de l’hydrogène vert lancée en février 2022, qui fournira un environnement favorable à la réduction des coûts tout au long de la chaîne de valeur.
Avec une vision de devenir indépendant énergétiquement d’ici 2047 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2070, le gouvernement indien a reconnu le potentiel de l’hydrogène et s’est engagé à développer le secteur. Les plans ambitieux de l’Inde pour le développement de l’infrastructure de l’hydrogène sont sur le point d’attirer des investissements nationaux et internationaux, positionnant le pays comme un centre de l’hydrogène dans un proche avenir.
La loi sur la réduction de l’inflation stimulera les investissements nord-américains dans l’hydrogène
En Amérique du Nord, l’Inflation Reduction Act (IRA) a changé la donne pour l’hydrogène. Cette législation vise à réduire l’inflation et à promouvoir la croissance économique en encourageant les investissements dans les énergies propres, y compris l’hydrogène. La loi a suscité un regain d’intérêt pour les technologies de l’hydrogène et a catalysé des investissements engagés dans la recherche, le développement et les déploiements à l’échelle commerciale à travers le continent. En conséquence, les leaders de l’industrie ont intensifié leurs efforts pour développer les réseaux de production, de stockage et de distribution d’hydrogène. Cette augmentation des investissements devrait accélérer le déploiement de l’infrastructure de l’hydrogène et favoriser la croissance d’une économie de l’hydrogène robuste en Amérique du Nord.
Notre Rapport Hydrogen Insights 2023 explore l’impact de l’IRA plus en détail, disséquant comment la loi peut accélérer considérablement le secteur de l’hydrogène propre aux États-Unis.
Une transition juste vers la plaque tournante de l’hydrogène propre en Afrique
L’Afrique, avec ses vastes ressources d’énergie renouvelable, est en passe de devenir une plaque tournante de l’hydrogène propre. En 2023, nous avons assisté à la mise en place de plusieurs partenariats et initiatives visant à tirer parti du potentiel de l’Afrique pour la production d’hydrogène propre. En Afrique du Sud, 3 hubs hydrogène ont été identifiés, présentant un potentiel économique et d’emploi substantiel tout en positionnant stratégiquement le pays comme un pôle important de production d’hydrogène. En Afrique du Nord, la construction d’une nouvelle usine de production dans la région sud du Maroc a commencé, avec une production annuelle prévue de 320 000 tonnes d’hydrogène propre une fois l’usine développée. En mai dernier, le Cabinet égyptien a approuvé un projet de loi visant à stimuler les projets d’hydrogène propre. La loi fournira une gamme d’incitations pour les projets d’énergie renouvelable, encourageant l’investissement dans les initiatives d’hydrogène.
Ces projets et changements de politique permettent non seulement à l’Afrique de répondre à ses propres besoins énergétiques, mais aussi de positionner le continent comme un fournisseur majeur d’hydrogène propre sur le marché mondial. La plaque tournante de l’hydrogène propre en Afrique a le potentiel de stimuler la croissance économique, de créer des emplois et de favoriser le développement durable dans toute la région.
Changements de politique mondiale pour accélérer les décisions d’investissement finales
Les gouvernements du monde entier ont reconnu l’urgence de la transition vers une économie à faible émission de carbone et ont mis en œuvre des changements de politique pour accélérer les progrès tout au long de l’entonnoir du projet hydrogène. En 2023, plusieurs pays ont mis en place des cadres réglementaires, des incitations financières et des politiques de soutien pour encourager les investissements dans les projets hydrogène et accroître la collaboration internationale. En réduisant les barrières réglementaires et en assurant une stabilité à long terme, ces changements de politique facilitent la réalisation des décisions finales d’investissement (FID) pour les projets d’infrastructure hydrogène. La clarté et la certitude accrues entourant le paysage réglementaire ont encouragé les investisseurs à s’engager dans des projets d’hydrogène, les investissements totaux atteignant le FID augmentant de 30% depuis mai 2022. L’accélération rapide du FID permettra la mise à l’échelle de la chaîne de valeur complète de l’hydrogène à travers le monde. .
L’hydrogène comme solution de stockage d’énergie
En 2023, nous avons assisté à une croissance de la recherche et du développement d’un stockage innovant de l’hydrogène. L’hydrogène a l’énergie par masse la plus élevée de tous les combustibles, mais sa faible densité de température ambiante se traduit par une faible énergie par unité de volume. Par conséquent, le développement de solutions de stockage avancées qui ont le potentiel d’une densité d’énergie plus élevée est essentiel pour faire progresser les technologies de l’hydrogène et des piles à combustible. L’innovation permettra de nouveaux cas d’utilisation et accélérera le déploiement de l’hydrogène. De la fourniture d’alimentation de secours dans les centres de données à la fourniture d’énergie hors réseau sur les chantiers de construction en passant par les développements pour HyPSTER, le premier démonstrateur de stockage d’hydrogène, le stockage d’hydrogène permet la décarbonisation des industries difficiles à réduire. Les systèmes de stockage d’énergie à base d’hydrogène offrent une évolutivité, des capacités de stockage de longue durée et une compatibilité avec l’infrastructure existante, ce qui en fait une solution attrayante pour assurer un approvisionnement énergétique stable et résilient.
Regarder vers l’avant
2023 a été une année charnière pour l’hydrogène, marquée par des avancées technologiques, des investissements et un soutien politique. Les progrès réalisés dans ces domaines clés ouvrent la voie à une croissance accélérée du secteur de l’hydrogène, jetant les bases d’un avenir énergétique plus propre et plus durable. Alors que les gouvernements, les chefs de file de l’industrie et les chercheurs collaborent pour relever les défis et libérer tout le potentiel de l’hydrogène, il est évident que l’hydrogène continuera de jouer un rôle crucial dans la réalisation des objectifs climatiques mondiaux et la transition vers un système énergétique plus vert et plus résilient.
Alors que nous entrons dans la seconde moitié de l’année, il est essentiel de maintenir et de tirer parti de l’élan généré jusqu’à présent. La poursuite des investissements, de la recherche et de la collaboration sera cruciale pour stimuler l’innovation, développer les technologies de l’hydrogène et surmonter les obstacles restants. En saisissant les opportunités offertes par l’hydrogène, les pays du monde entier peuvent accélérer la transition énergétique et créer un avenir plus durable et prospère pour les générations à venir.
À propos du Conseil de l’hydrogène
L’Hydrogen Council est une initiative mondiale dirigée par des PDG qui rassemble des entreprises de premier plan partageant une vision unie et une ambition à long terme pour l’hydrogène afin de favoriser la transition vers une énergie propre. Le Conseil estime que l’hydrogène a un rôle clé à jouer dans la réalisation de nos objectifs mondiaux de décarbonation en aidant à diversifier les sources d’énergie dans le monde, à favoriser l’innovation commerciale et technologique en tant que moteurs de la croissance économique à long terme et à décarboner les secteurs difficiles à réduire.
Utilisant sa portée mondiale pour promouvoir la collaboration entre les gouvernements, l’industrie et les investisseurs, le Conseil fournit des conseils sur l’accélération du déploiement des solutions hydrogène dans le monde. Il agit également comme un marché d’affaires, réunissant un groupe diversifié de plus de 140 entreprises basées dans plus de 20 pays sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’hydrogène, y compris de grandes multinationales, des PME innovantes et des investisseurs.
Le Conseil de l’hydrogène sert également de ressource pour les normes de sécurité et d’interlocuteur pour la communauté des investisseurs, tout en identifiant les opportunités de plaidoyer réglementaire dans les zones géographiques clés.
Pour en savoir plus visitez www.hydrogencouncil.come et suivez-nous sur Twitter @HydrogenCouncil et LinkedIn.
Pour plus d’informations
Joanna Sampson, responsable des communications, Conseil de l’hydrogène
joanna.sampson@hydrogencouncil.com
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Hydrogène : la France ouvre la porte aux importations d’hydrogène vert - Par Sharon Wajsbrot - Publié le 20 déc. 2023 à 07:23Mis à jour le 20 déc. 2023 à 08:42 – Article complet réservé aux abonnés ‘Les Echos’ Energies alternatives Énergie & Environnement
La France vise une capacité d’électrolyse de 6,5 gigawatts (GW) en 2030 et de 10 GW en 2035. Elle ouvre néanmoins la porte, pour la première fois, à des importations d’hydrogène vert.
La France vise 6,5 GW de capacités d’électrolyse d’ici 2030.Agrandir l’image
La France vise 6,5 GW de capacités d’électrolyse d’ici 2030. (Romuald Meigneux/SIPA)
La France importera-t-elle, à l’instar de l’Allemagne, de l’hydrogène produit à bas coût avec des panneaux solaires installés dans le désert marocain ? Jusqu’ici éludée par le gouvernement, qui privilégiait une production nationale avec le déploiement de capacités d’électrolyses, cette question revient sur le devant de la scène.
Dans la nouvelle stratégie de développement de l’hydrogène en France, publiée en fin de semaine dernière, le gouvernement évoque pour la première fois une approche « ouverte sur le monde ». « Le recours aux importations d’hydrogène décarboné à moyen terme pourrait présenter des opportunités en complément de la production nationale, dans une économie ouverte », indique le document…….
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Le plus gros gisement d’hydrogène naturel du monde vient d’être découvert en France. Mais d’autres masses importantes de minéraux et d’hydrocarbures se situent dans le pays. On fait le point !
Hydrogène, lithium, pétrole… Où se trouvent les gisements en France ?Photo agrandie - Le bassin aquitain a récemment fait parler de lui après l’autorisation de huit nouveaux forages à La Teste-de-Buch, en Gironde. © Crédit photo : Laurent Theillet/ « Sud-Ouest »
Alors que la transition énergétique et l’électrification de la société sont devenues des priorités à l’échelle européenne, mais aussi nationale, et alors que les énergies fossiles tendent à se raréfier sur la surface du globe, entraînant une augmentation des prix, la question de la souveraineté énergétique refait surface dans les débats publics.
Et la France n’est pas en reste en ce qui concerne la détention d’hydrocarbures et de gisements de minéraux. Une possession qui donne des envies d’extraction et de raffinage. Le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) a réalisé le dernier inventaire de l’état du sous-sol français dans les années 1970, qui doit être bientôt remis à jour. Pétrole, lithium, hydrogène… Quels gisements possède le pays ?
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Les hydrocarbures, encore d’actualité
La loi Hulot, votée en 2017, a acté la fin de l’extraction d’hydrocarbures en France à partir du 1er janvier 2040, et empêche de délivrer de nouveaux permis. En attendant, le pays continue d’exploiter certains gisements. Les principaux bassins se situent en Seine-et-Marne et en Nouvelle-Aquitaine. Le bassin aquitain a lui récemment fait parler de lui après l’autorisation de huit nouveaux forages à La Teste-de-Buch, en Gironde. Les principaux gisements de ce bassin se situent au niveau de lacs côtiers comme ceux de Cazaux, Sanguinet et Parentis, à la frontière entre la Gironde et les Landes. Dans une moindre mesure, un autre bassin pétrolier se situe en Alsace.
Deux bassins de gaz sont actuellement exploités en France métropolitaine. Il s’agit de celui du bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui a produit environ 245 milliards de m³ de gaz depuis 1957, et celui de Meillon, au sud de Pau, de Meillon, avec environ 57,7 milliards de m³ exploités de 1968 jusqu’à septembre 2013. Depuis 1991, dans le Nord et le Pas-de-Calais, le gaz de mine provenant des anciens bassins houillers est exploité, il s’agit du « grisou » qui s’échappe spontanément des anciennes galeries minières.
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Les ressources du futur
Une ressource est à l’étude dans l’Hexagone, il s’agit de l’hydrogène blanc, ou naturel, dont le plus grand gisement a été découvert récemment en Moselle. Il est aujourd’hui à l’étude en vue d’une potentielle exploitation future. Mais un premier permis de recherche a auparavant été délivré dans les Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit du plan Sauveterre H2.
Mais la ressource dite « du futur » la plus pourvue en France est le lithium, dont on a besoin notamment pour la conception des batteries électriques. Deux projets portés par de grands groupes français sont actuellement en développement : l’un en Alsace, l’autre dans l’Allier. Un autre gisement est important dans le Finistère.
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L’hydrogène naturel, ou hydrogène « blanc », pourrait permettre de décarboner l’industrie et des transports. Des gisements pourraient se trouver dans le sous-sol pyrénéen
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La France possède également du tungstène, du gallium, du bismuth et du cobalt. Tous les gisements ne sont pas exploitables, souvent jugés trop petits pour être rentables. Les principaux gisements, notamment de tungstène, se situent en Bretagne, Alsace, dans les Pyrénées, le Massif central, notamment en Corrèze et dans l’Allier, et dans le Tarn.
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