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Sélection de nouvelles sur la cause animale, les toxiques enfouis, les pollutions industrielles et le glyphosate selon France Culture - Septembre 2023
dimanche 24 septembre 2023, par
ISIAS Actualités Toxiques Glyphosate Stocamine
Sélection de nouvelles sur la cause animale, les toxiques enfouis, les pollutions industrielles et le glyphosate selon France Culture - Septembre 2023
A – La manif pour chiens - Mercredi 20 septembre 2023 - Provenant du podcast Les Pieds sur terre
Manifestation contre le centre d’élevage de chiens de laboratoires de Mézilles, place Charles Surugue dite ’de la fontaine Cadet Roussel’, Auxerres (Yonne), samedi 2 septembre 2023 - Pauline Maucort
Photo - Manifestation contre le centre d’élevage de chiens de laboratoires de Mézilles, place Charles Surugue dite ’de la fontaine Cadet Roussel’, Auxerre (Yonne), samedi 02 septembre 2023 - Pauline Maucort
Ils étaient plus d’une cinquantaine rassemblés ce premier samedi de septembre 2023, en plein centre-ville d’Auxerre (Yonne), pour manifester contre un centre d’élevage de chiens de laboratoire. Parmi les militants, de nombreux sympathisants du Rassemblement National, interrogés par Pauline Maucort.
En ce 2 septembre 2023, c’est l’effervescence place Charles Surugue. Une petite grappe de manifestants se regroupe autour de la fontaine. Certains arborent des masques de chiots en carton, d’autres des t-shirts floqués du logo de One Voice, l’association à l’initiative du rassemblement. Beaucoup brandissent des pancartes avec les messages “Stop enfer canin” ou “Respect pour les chiens.” En chœur, tous scandent le slogan : “EXPÉRIMENTATION : ABOLITION !” La cause de leur indignation : l’existence d’un élevage canin à Mézilles, une commune voisine, qui produit des chiens destinés aux expériences en laboratoire. Pauline Maucort a tenté d’en savoir davantage : que recouvre cette indignation ? Que dit-elle des manifestants, de leur vie, de leurs valeurs, de ce qu’ils défendent ?
La présence remarquée d’un député Rassemblement National
Au milieu de groupe, on note un visage connu : celui du député de l’Yonne, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté et désormais porte-parole du Rassemblement National, Julien Odoul. Au micro, il se joint à la colère des manifestants et tient à rappeler qu’il est “également membre du groupe d’études sur le bien-être animal à l’Assemblée nationale.”
Si sa présence provoque la colère d’une manifestante qui la trouve “gênant[e], parce que la cause animale, il n’en a rien à foutre”, arguant que “ce n’est pas lui qui doit être la star aujourd’hui, ce sont tous les animaux qui souffrent”, et si elle suscite l’embarras de Corinne, coordinatrice de terrain pour l’association One Voice qui aimerait, sans bannir personne, qu’on “évite de coller une étiquette politique sur [leurs] rassemblements”, elle est accueillie avec enthousiasme par plusieurs participants. L’un deux est même venu suivant l’invitation du député. “Je n’ai pas hésité à faire le déplacement. Je suis à 80 km d’ici”. Évoquant ses malinois, il affirme les traiter “comme [ses] enfants” et les décrit ainsi : “des chiens comme ils ont à la police”, “hyper intelligents” et surtout “protecteurs, très protecteurs.” Un autre manifestant, qui semble apprécier le geste de Monsieur Odoul, ne cache pas ses convictions : “Pour moi, [le RN] est un parti comme les autres, pas de différence. J’espère qu’un jour, ce sera lui qui présidera la destinée de la France.” Le visible engagement du parti en faveur de la cause animale “touche” beaucoup une participante, qui avoue que l’amour de Marine Le Pen pour ses chats est un motif de sympathie pour elle et son parti.
À réécouter : Faut-il politiser la cause animale ? Répliques 51 min
“Certains énergumènes, à mon avis, conviendraient mieux pour faire des expériences que les animaux.”
Au micro, un texte lu donne la parole à un chien : “Je suis un si joli chiot, juste un chiot de labo, rien de plus qu’un numéro.” La personnification des animaux est un motif récurrent des remarques des militants de One Voice, certains allant jusqu’à affirmer : “Un chien, c’est comme un être humain.” À cette empathie exceptionnelle à l’égard des vies animales répond parfois une forme de mépris pour certaines vies humaines. Là, une pancarte indique : “les scientifiques devraient arrêter d’analyser l’intelligence des animaux et commencer à étudier la bêtise humaine.” Ici, une manifestante déclare refuser de donner à la recherche médicale pour épargner les animaux. Une autre confie : “Avec les animaux, on n’est jamais déçu alors qu’avec les humains, on est plus ou moins déçu.” Quelques-uns, qui traitent leurs chiens “comme leurs enfants”, seraient prêts à traiter des hommes comme du bétail, et suggèrent : “Plutôt que de faire souffrir un chien en laboratoire pour faire des tests alors qu’il n’a rien fait, on a des condamnés à 30 ou 35 ans de prison parce qu’ils ont violé et tué. Pourquoi ne pas faire des expériences sur ces gens-là ?”
“On n’a qu’à se servir de salopards comme les pédophiles”, ajoute un autre qui “estime que les humains, en grande majorité, peuvent se défendre, quand les animaux n’en ont pas la possibilité.” Une autre renchérit : “En plus, ce serait plus sûr, ce serait mieux pour la recherche, ça aboutirait plus vite.”
À réécouter : Faut-il interdire l’expérimentation animale ?
LSD, La série documentaire 55 min
Reportage : Pauline Maucort - Réalisation : Anne Depelchin - Mixage : Alexandre Dang
Pour aller plus loin !
’Pourquoi l’extrême droite aime-t-elle tant les animaux ?’, Slate, 27 avril 2023
Merci à Rémi, aux militants One Voice, Elodie et Carmen.
Musique de fin : Call me par Skye - Album : Uncovered : A Unique Collection of Cool Covers (2009)
Société Politique Vie citoyenne Documentaire radiophonique Documentaires de société Maltraitance animale Droits et protection des animaux Extrême droite Animaux
L’équipe - Sonia Kronlund Production - Sandrine Chapron Attaché(e) de production - Hortense Martin Stagiaire - Pauline Maucort Production déléguée - Anne Depelchin Réalisation
B - De l’environnement à la sphère intime… Du toxique dans l’air - Jeudi 21 septembre 2023 - Provenant du podcast ‘Les Matins’ de France Culture
Manifestation devant le site de StocaMine en janvier 2021. ©AFP - Sébastien Bozon
Photo - Manifestation devant le site de StocaMine en janvier 2021. ©AFP - Sébastien Bozon
42.000 tonnes de déchets toxiques à enfouir d’ici 2027 : c’est l’objectif du gouvernement pour Stocamine dans le Haut-Rhin, un site au cœur des mobilisations locales depuis vingt ans. Une décision controversée, qui relance le débat autour de l’impact des industries polluantes sur les territoires.
Avec :
- Gwenola Le Naour Maître de conférence en science politique à Sciences-Po Lyon
- Renaud Bécot Historien, maître de conférences à Sciences Po Grenoble, spécialiste d’histoire sociale et environnementale des mondes du travail en Europe occidentale
- Clotilde Leguil Professeure au Département de psychanalyse de Paris 8 Saint Denis, philosophe et psychanalyste de l’Ecole de la Cause freudienne
Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-matins/de-l-environnement-a-la-sphere-intime-du-toxique-dans-l-air-6609244
C - Glyphosate : la Commission européenne propose un renouvellement de dix ans - Jeudi 21 septembre 2023 - Provenant du podcast Journal de 7 h sur ‘France Culture’
Une bouteille de désherbant contenant du glyphosate ©AFP - DENIS CHARLET / AFP
Photo - Une bouteille de désherbant contenant du glyphosate ©AFP - DENIS CHARLET / AFP
Dix ans de plus pour le Glyphosate en Europe. C’est ce que propose la Commission de Bruxelles et c’est ce que devrait voter la France.
C’est le sujet polémique de la rentrée européenne, celui qui illustre toutes les contradictions de Bruxelles sur l’écologie. La Commission doit décider si elle prolonge l’autorisation de l’un des herbicides les plus controversés de ces dernières années : le Glyphosate. Elle a proposé ce mercredi que, oui le Glyphosate pourrait être utilisé dix ans de plus en Europe.
Demain, les représentants des 27 États Membres vont se prononcer, avant un vote le 13 octobre prochain. On rappelle que cet herbicide est classé ’cancérogène probable’ par l’Organisation mondiale de la santé, mais Bruxelles estime limiter les risques en proposant de l’utiliser avec des conditions plus strictes. La France devrait voter en faveur de ce renouvellement quand bien même sur le sujet, elle a souvent tenté de ménager la chèvre et le chou, entre agriculteurs et défenseurs de l’environnement. Désormais Paris ne s’oppose plus à la ré-homologation du glyphosate.
A écouter à la source > Les précisions de Véronique Rebeyrotte 1 min
Ce matin, l’ONG Greenpeace a réagi : ’La proposition de la Commission européenne est totalement à contre-courant des multiples crises auxquelles fait face le monde agricole’ peut-on lire dans son communiqué de presse. La FNSEA, principal syndicat agricole souhaite que tous les pays européens utilisent le glyphosate selon les mêmes termes, pour éviter des distorsions de concurrence.
Les autres titres du journal
Les entraves aux journalistes se multiplient en France, c’est ce que dénoncent en tout cas plusieurs organisations après la garde à vue de ce mercredi d’Arianne Lavrilleux, journaliste à Disclose.
Retour, dans cette édition, sur la colère et l’inquiétude des arméniens suite à la guerre éclair menée par l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabarkh.
Environnement Biodiversité Protection de la nature Glyphosate Commission européenne
L’équipe La Rédaction de France Culture – Journaliste Anne-Laure Chouin – Nicolas Pommé collaboration
D - De l’environnement à la sphère intime… Du toxique dans l’air - Jeudi 21 septembre 2023 - Provenant du podcast France Culture va plus loin (l’Invité(e) des Matins)
Manifestation devant le site de StocaMine en janvier 2021. ©AFP - Sébastien Bozon
Photo - Manifestation devant le site de StocaMine en janvier 2021. ©AFP - Sébastien Bozon
Reprise > 42.000 tonnes de déchets toxiques à enfouir d’ici 2027 : c’est l’objectif du gouvernement pour Stocamine dans le Haut-Rhin, un site au cœur des mobilisations locales depuis vingt ans. Une décision controversée, qui relance le débat autour de l’impact des industries polluantes sur les territoires.
Avec :
- Gwenola Le Naour Maître de conférence en science politique à Sciences-Po Lyon
- Renaud Bécot Historien, maître de conférences à Sciences Po Grenoble, spécialiste d’histoire sociale et environnementale des mondes du travail en Europe occidentale
- Clotilde Leguil Professeure au Département de psychanalyse de Paris 8 Saint Denis, philosophe et psychanalyste de l’Ecole de la Cause freudienne
Info Environnement Écologie
L’équipe - Guillaume Erner Production - Mydia Portis-Guérin Réalisation Lucas Bretonnier - Production déléguée - Audrey Dugast Collaboration - Marie-Lys de Saint Salvy Collaboration - Aliette Hovine Collaboration
Transmis par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 21/09/2023
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Site : https://isias.info/
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