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"Exemples d’agrivoltaïsme : association et coexistence des panneaux solaires et des cultures avec un nouvel encadrement gouvernemental pour les installations photovoltaïques dans les espaces agricoles en France" par Jacques Hallard

dimanche 10 septembre 2023, par Hallard Jacques


ISIAS Agriculture Photovoltaïque Agrivoltaïsme Partie 1 France

Exemples d’agrivoltaïsme : association et coexistence des panneaux solaires et des cultures avec un nouvel encadrement gouvernemental pour les installations photovoltaïques dans les espaces agricoles en France

Série ‘Transitions simultanées agricoles et énergétiques’

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 05/09/2023

Agrivoltaïsme : ’le tout début’ d’une filière mondiale, assure un chercheur - Pleinchamp Agrandir l’image

Agrivoltaïsme avec élevage ovin : ’le tout début’ d’une filière mondiale, assure un chercheur – Source : https://www.pleinchamp.com/actualite/agrivoltaisme-le-tout-debut-d-une-filiere-mondiale-assure-un-chercheur

Pierre Espigue, maraîcher à Tarascon, cultive depuis ce printemps blettes, salades, épinards et courgettes sous une centrale photovoltaïque. Agrandir cette image

Maraîchage agrivoltaïque - Pierre Espigue, maraîcher à Tarascon 13, cultive depuis ce printemps des blettes, salades, épinards et courgettes sous une centrale photovoltaïque. © Chantal Sarrazin – Source : https://www.lafranceagricole.fr/cultures/article/805391/il-cultive-4-5-hectares-de-legumes-sous-des-panneaux-solaires

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Ce dossier est la Partie 1 de la Série ‘Transitions simultanées agricoles et énergétiques’ préparée pour un usage didactique

Quelques rappels préliminaires :

Énergie solaire photovoltaïque : c’est une énergie électrique produite à partir du rayonnement solaire grâce à des capteurs ou à des centrales solaires photovoltaïques. C’est une énergie renouvelable, car le Soleil est considéré comme une source inépuisable à l’échelle du temps humain… Wikipédia

Qu’est-ce que l’énergie photovoltaïque ? Les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité grâce au rayonnement solaire. Le producteur choisit de vendre la totalité de l’électricité, de vendre le surplus ou d’être en autoconsommation sans vente….

Panneaux photovoltaïques - Gagner de l’argent en produisant de l’électricité solaire, c’est la promesse du photovoltaïque. Mais entre rentabilité largement surestimée, abus ou même arnaques, gare à la désillusion ! Les experts de l’UFC-Que Choisir vous proposent de nombreux conseils, enquêtes et actualités sur cette énergie solaire à la mode… - Consulter sur ce site : Panneaux photovoltaïques > https://www.quechoisir.org/dossier-panneaux-photovoltaiques-t451/

Agrivoltaïque – Agrivoltaïsme : c’est un système étagé qui associe une production d’électricité photovoltaïque et une production agricole au-dessous de cette même surface. La coexistence de panneaux solaires et de cultures implique un partage de la lumière entre ces deux types de production. Wikipédia

L’agrivoltaïsme constitue une forme de diversification d’activités pour les agriculteurs qui peut s’avérer soutenable, ou durable, notamment pour les systèmes de production pour lesquels l’ombrage additionnel des panneaux est bénéfique ; on pense par exemple aux systèmes maraîchers ou composés de prairies permanentes. 31 mars 2023

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Introduction

Cette Partie 1 de la Série ‘Transitions simultanées agricoles et énergétiques’ est spécialement consacrée à la situation en France

L’entrée en matière est une vidéo sur l’Agrivoltaïsme intitulée « Nos cultures à l’ombre des panneaux solaires ? » - Document ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture »

Les autres documents choisis proviennent d’un organisme dédié ‘agrivoltaisme.fr’, d’un part, et de ‘solagro.org’

Suit une reprise du Journal du photovoltaïque hors-série - Juin 2023 - Hors-série spécial agrivoltaïsme, très bien documenté

Ensuite viennent :

* une contribution d’Antoine Humeau pour ‘terre-net.fr/’ : « Faut-il se lancer dans l’agrivoltaïsme ? »

* l’avis de Céline Mehl par ‘infos.ademe.fr’ : “ Bien traité, le photovoltaïque offre au monde agricole de réelles opportunités”

* un document de ‘techniques-ingenieur.fr’.annonçant que « L’ADEME publie une étude nationale inédite sur l’agrivoltaïsme »

* finalement, la reprise d’un texte concernant la Loi française relative « à l’accélération des énergies renouvelables : un cadre pour les installations photovoltaïques sur terres agricoles, en préservant la souveraineté alimentaire » - Source ‘agriculture.gouv.fr’

Les documents sélectionnés pour ce dossier figurent en détail avec leurs accès dans le sommaire ci-après…

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Sommaire

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  • Vidéo sur l’Agrivoltaïsme : nos cultures à l’ombre des panneaux solaires ? Vendredi 18 août 2023 (première diffusion le vendredi 3 mars 2023) - Provenant du podcast Grand Reportage – Document ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » - Vidéos intégrées

    Vignoble agrivoltaïque à Tresserre, dans les Pyrénées orientales ©Radio France - Valentin BERTRANDPhoto agrandie - Vignoble agrivoltaïque à Tresserre, dans les Pyrénées orientales ©Radio France - Valentin BERTRAND

Pour tenir nos objectifs de transition énergétique, le Parlement veut accélérer le déploiement de panneaux solaires dans les champs. L’agrivoltaïsme, concept récent, a désormais une définition légale centrée sur le principe de synergie entre l’activité agricole et la production d’électricité verte.

Dans la Nièvre, c’est une parcelle qui dénote avec les vallons agricoles environnants. Une prairie bleue, de la couleur des panneaux solaires disposés en bandes, distantes chacune de 4 mètres. Sous les ombrières photovoltaïques, 350 moutons déambulent et broutent l’herbe grasse. L’été, lors des grosses chaleurs, ces structures leur servent aussi d’abri et de garde-manger. L’herbe sous les panneaux ne jaunie pas, elle est plus abondante et limite donc les besoins en fourrage.

Pour l’éleveur qui exploite ces terres, le système constitue une adaptation face au dérèglement climatique. ’On se trouve confronté à des sécheresses de plus en plus prononcées, longues et précoces’, constate Emmanuel Mortelmans. Avant d’amener ses bêtes dans le parc agrivoltaïque de Verneuil, il envisageait de réduire son troupeau à cause du manque d’herbe au cœur de l’été. Depuis, la question ne se pose plus pour lui.

Dans cette exploitation, les panneaux solaires fonctionnent sur un principe de synergie avec l’élevage. Une étude de la chambre d’agriculture de la Nièvre a ainsi démontré que les agneaux sous panneaux solaires sont en moyenne 3 kg plus lourds au moment du sevrage. Cela constitue ’un modèle du genre’, pour Quentin Hans, le représentant de la Fédération française des producteurs agrivoltaïques, l’une des deux principales associations de la filière.

Une première définition légale

Cette idée de complémentarité est devenue centrale dans la définition de l’agrivoltaïsme inscrite dans la loi d’accélération des énergies renouvelables, adoptée par le Parlement début février. Si le texte est encore soumis à un avis du Conseil constitutionnel, il marque une ’étape importante’ vers la structuration de la filière. Ces dernières années, selon l’Ademe (l’agence de la transition écologique), 160 projets présentés comme agrivoltaïques sont sortis de terre en France, avec des résultats contrastés.

Désormais, pour être reconnus comme ’agrivoltaïques’, les panneaux solaires devront rendre au moins un service à l’agriculture ou à l’élevage : l’adaptation face au dérèglement climatique, une meilleure résilience aux aléas climatiques, le bien-être animal ou l’amélioration du potentiel agronomique des parcelles agricoles.

Cette loi d’accélération des énergies renouvelables grave aussi dans le marbre les objectifs de transition énergétiques esquissés par Emmanuel Macron en février 2022. La cible est d’atteindre 100 Gigawatts d’électricité photovoltaïque à horizon 2050, soit six fois plus que la production actuellement installée (16 GW, en septembre dernier).

’Un vignoble 2.0’

En pratique, la définition de l’agrivoltaïsme cache une large palette de technologies. À Verneuil (Nièvre), il s’agit d’ombrières montées à 80 cm du sol pour laisser circuler les moutons. À Tresserre (Pyrénées-Orientales), c’est une solution beaucoup plus technologique qui a été choisie : des panneaux solaires rotatifs sont montés sur des pieux de 4 mètres de haut, le tout piloté par l’intelligence artificielle pour suivre la position du soleil. ’On est dans un vignoble 2.0’, commente Anne-Lise Salomé, la représentante de Sun’Agri, le développeur de cette technologie.

Coût de l’installation : un million d’euros à l’hectare, financés par le constructeur. Le vigneron, lui, n’a rien déboursé et bénéficie d’une ombre précieuse pour ses pieds de vigne. ’Après deux vendanges, on remarque déjà une baisse du taux de sucre de deux degrés, comparé aux autres pieds de vigne, c’est ce que l’on recherche’, détaille Pierre Escudier. Surtout, cette protection est une ’garantie de rendement’ car les vignes sont préservées ’même par 38 degrés’. L’ombre limite également l’évapotranspiration et donc les besoins en eau, un atout conséquent alors que les restrictions d’irrigation sont appelées à se multiplier.

Nouvelles concurrences

Parmi les premiers exemples en fonctionnement, plusieurs modèles d’agrivoltaïsme n’ont pas trouvé leur point d’équilibre entre agriculture et électricité. La deuxième ayant pris le pas sur la première. Une concurrence apparue notamment sous les agrivoltaïques.

À quelques kilomètres d’Antibes (Alpes-Maritimes), un rosiériste a ainsi abandonné toute culture sous une serre depuis l’installation de panneaux solaires. La partie supérieure de la serre est désormais totalement opaque, seules les parois latérales laissent entrer la lumière. Conséquence : une synergie impossible. ’On a essayé un moment, mais c’est impossible, la rose a besoin de trop de lumière pour pousser’, explique Patrick, qui n’a pas souhaité donner son nom. Cette serre est donc devenue un hangar agricole. Un choix que Patrick ne regrette pas. ’Les roses n’auraient jamais rapporté autant que l’électricité’, assure l’horticulteur. Aujourd’hui, l’énergie produite par les panneaux solaires représente 40 % des revenus de l’exploitation, alors qu’ils n’occupent que 15 % de la surface totale.

Pour le responsable des questions énergie et environnement à la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, cela ne fait pas de doute : ’Ce n’est plus un projet agrivoltaïque, mais bien des panneaux solaires comme complément de revenus, avec un risque évident de concurrence’. Un constat que Jean-Luc Belliard tient à tempérer : ’Si cette exploitation est toujours là, c’est aussi peut-être parce qu’elle a pu compter sur ces revenus-là’.

’C’est dénaturer le métier de paysan’

L’exemple des serres agrivoltaïques

où plus aucune culture ne pousse est régulièrement cité par les détracteurs de l’agrivoltaïsme. Le reproche associé est une ’dépossession’ de la terre agricole. À Germenay, au nord-est de la Nièvre, un collectif de riverains et d’associations dénonce la création d’un parc agrivoltaïque à la sortie du village. Ces opposants s’apprêtent à déposer un recours devant le tribunal administratif pour tenter d’empêcher l’installation de 22 hectares de panneaux solaires.

Projet de parc agrivoltaïque à Germenay (Nièvre)

Photo agrandie - Projet de parc agrivoltaïque à Germenay (Nièvre) © Radio France - Valentin BERTRAND

Principale raison, pour la Confédération paysanne : le changement de production agricole imposé par l’arrivée des panneaux solaires. Les céréales vont être remplacées par du fourrage, moins gourmand en produits phytosanitaires et en entretien. ’C’est dénaturer le métier de paysan pour en faire un paysagiste en charge de couper l’herbe sous les panneaux’, gronde Sylvain Ratheau, représentant local de la Confédération paysanne. L’association environnementale Adret-Morvan y voit elle une forme d’artificialisation des sols.

Des arguments balayés par Didier Ramet, le président de la chambre d’agriculture de la Nièvre : ’Une commission départementale s’est penchée sur ce projet et l’a validé, pour moi le travail est fait’. Quant à savoir s’il est problématique (ou non) de conditionner l’activité agricole à l’arrivée des panneaux solaires, l’agriculteur y voit ’une évolution du métier’. Et de conclure ’pourquoi pas ?’.

Mors clefs : Info Environnement Écologie Paysans - Agriculteurs Énergies renouvelables

L’équipe - Valentin Bertrand Journaliste - Anne Fauquembergue Journaliste - Brice Garcia Réalisation

Épisodes précédents

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France Culture - Flux RSS - Nous contacter Questions fréquentes (FAQ) La Médiatrice

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/grand-reportage/agrivoltaisme-nos-cultures-a-l-ombre-des-panneaux-solaires-1544001

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  • L’agrivoltaïsme, de quoi parlons-nous ? – Source ‘agrivoltaisme.fr’
    Une installation photovoltaïque est dite « agrivoltaïque » lorsqu’elle est située sur la même parcelle qu’une production agricole, en lui apportant directement l’un des services suivant :
  • adaptation au changement climatique
  • accès à une protection contre les aléas météorologiques
  • amélioration du bien-être animal
  • agronomie pour les besoins des cultures
    L’installation agrivoltaïque ne doit ni dégrader la production agricole, ni diminuer les revenus issus de celle-ci. En savoir plus

Transition Agricole Transition énergétique

https://agrivoltaisme.fr/wp-content/uploads/2022/08/HOME_ENJEUX-PROJET-DE-WEINBOURG-CP.jpg

Les grands enjeux

Le développement d’un projet agrivoltaïque soulève plusieurs enjeux. Parmi ceux-ci :

la vocation agricole, la réversibilité de l’installation, l’adaptation territoriale, la maitrise des impacts et l’adaptabilité En savoir plus

https://agrivoltaisme.fr/wp-content/uploads/2022/08/HOME_TYPOLOGIES-DE-PROJETS-SUNAGRI-CP.jpg

Typologies de projets

Il existe de nombreuses typologies de projet permettant de répondre à la variété des situations agricoles. Focus sur quatre d’entre elles : les ombrières dynamiques, les ombrières fixes, les serres photovoltaïques et les centrales au sol. En savoir plus

FAQ

1/ Comment l’agrivoltaïsme concilie transition agricole et transition énergétique ? Ouvrez

L’agrivoltaïsme permet de répondre à la fois aux enjeux de transition énergétique, en développant l’énergie solaire, et aux enjeux de transition agricole en protégeant les cultures des événements climatiques (sècheresse, gel, vagues de chaleur notamment), en améliorant la qualité agricole et en permettant une réduction des quantités d’eauqui sont utilisées pour l’irrigation.

2/ Comment analyser un projet agrivoltaïque ? Ouvrez

Pour qualifier un projet d’agrivoltaïsme, il doit répondre :

    • à des critères de qualification (services apportés à la production agricole, incidence sur la production, incidence sur les revenus issus de la production),
    • à des critères d’attention (vocation et pérennité du projet agricole, réversibilité du système, adéquation territoriale, impacts environnementaux et paysagers, impact sur les sols, adaptabilité du système et flexibilité technique).
      3/ Quel est le cadre réglementaire des projets agrivoltaïques ? Ouvrez

Le cadre règlementaire de l’agrivoltaïsme est encore en évolution. Il faut principalement retenir qu’afin de préserver les espaces agricoles, les projets photovoltaïques sont interdits sur le foncier agricole à deux exceptions :

    • lorsqu’il s’agit d’un équipement collectif qui n’est pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole (article L151-11 du code de l’urbanisme), texte qui est notamment utilisé pour des projets photovoltaïques au sol
    • lorsqu’il s’agit d’une installation nécessaire à l’activité agricole (article L111-4 de l’urbanisme), ce qui est utilisé pour les installations agrivoltaïques lauréates des Appels d’Offres « solaire innovant » de la CRE, dont le caractère agricole a été prouvé
      Voir toutes les questions réponses - Mentions légales Agrivoltaïsme - © 2023 Tous droits réservés

Source : https://agrivoltaisme.fr/

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  • Agrivoltaïsme - Les enjeux, les opportunités – Documents ‘solagro.org’
    En France, le secteur agricole assure 20% de la production d’énergies renouvelables. D’après le rapport produit par l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en 2020, « cette production est amenée à croître de manière rapide pour atteindre l’objectif de la neutralité carbone en 2050. ». Il mise sur le développement conjoint nécessaire des deux activités agricole et énergétique.

Toutes les potentialités de production d’énergies renouvelables dans le secteur agricole sont à étudier et la synergie entre des projets agricoles et l’installation de panneaux photovoltaïques constitue une piste. Ce couplage peut par exemple permettre à des surfaces délaissées de retrouver un usage agricole, ou d’assurer le maintien d’une production agricole principale sur les parcelles agricoles. L’objectif de l’agrivoltaïsme n’est pas de soustraire des terres agricoles de leur vocation de production alimentaire mais bien de faire co-exister deux activités.

En matière de co-développement, l’enjeu est de créer des projets agrivoltaïques vertueux pour l’agriculture et l’environnement tout en préservant ou en reconquérant du foncier agricole perdu depuis les 50 dernières années.

 

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Notre expertise

Solagro travaille sur le sujet de l’agrivoltaïsme depuis plusieurs années tant en amont, en effectuant de la veille sur les technologies photovoltaïques et les productions agricoles, que sur le terrain en faisant de l’ingénierie et en accompagnant les porteurs de projets agrivoltaïques : agriculteurs seuls ou en groupes, développeurs ou territoires.

Fort des éléments de cadrage inclus dans le scénario Afterres2050 et négaWatt, Solagro apporte ses connaissances et son expertise des systèmes agricoles et des pratiques agricoles pour concevoir des projets viables et pérennes tout en étant plus respectueux de l’environnement.

Solagro mobilise ses outils d’analyse et de bilans des exploitations agricoles. Les bilans fourragers, les techniques de pâturage et de récolte des fourrages (dont la voie sèche avec l’expertise de près de 40 ans sur le séchage solairedes fourrages) sont particulièrement utiles dans le cadre des systèmes agrivoltaïques utilisant des prairies.

Solagro contribue à montrer que ces co-activités peuvent être positives. Par exemple, Solagro a été sollicité en 2019 par Arkolia Energies pour caractériser l’activité agricole de pâturage sur 7 parcs photovoltaïques. Les audits réalisés ont permis de recueillir le témoignage des agriculteurs et leur retour d’expérience. En 2020, c’est Reden qui a sollicité Solagro pour mener avec Acthuel une analyse des serres agricoles photovoltaïques.

Découvrir les autres projets accompagnés par Solagro conciliant production d’énergie photovoltaïque au sol et activités agricoles :

Plusieurs autres études agricoles sont en cours pour des développeurs photovoltaïques, pour des projets de parcs photovoltaïques au sol. Solagro intervient sur la définition des projets agricoles (avec analyse technico-économique avant-projet / après-projet) avec les agriculteurs·rices concerné·es (en particulier les exploitant·es utilisateurs·rices des surfaces après projet) ainsi que sur le volet « étude préalable agricole » règlementaire (compensation agricole collective).

  • Développeurs : REDEN, ARKOLIA ENERGIES, QAIR, VALECO, NEOEN, Voltalia, AKUO/Agriterra, WKN, OBTON, Abowind, AMARENCO, Agrisoléo, Technique solaire et Acte Agri Plus.
  • Aires géographiques : Occitanie, Nouvelle-Aquitaine principalement, ainsi que Centre-Val-de-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays de la Loire.
    Pour en savoir plus sur l’agrivoltaïsme

Fiche de synthèse « Les parcs solaires au sol consomment-ils des terres agricoles ? Rédaction pour Énergie Partagée, ENERCOOP, Terre de Liens, 2019-2020

Webinaire « les parcs photovoltaïques au sol consomment-ils des terres agricoles ? de l’Université négaWatt 2020

Webinaire : Les parcs photovoltaïques au sol consomment ils des terres agricoles ? – Consulter sur > https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/climat/agrivoltaisme

Ce webinaire est le fruit du travail collectif mené par Enercoop, Terre de liens et Energie Partagée avec le soutien de Solagro et négaWatt

Parlez-nous de votre projet  ! Si vous avez des questions sur votre projet de co-activité agriculture et photovoltaïsme, n’hésitez pas à contacter Jean-Luc Bochu, responsable de l’activité Agriculture-Énergie-Climat à Solagro, au 05 67 69 69 69 ou jean.luc.bochu@solagro.asso.fr

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Osez l’agroécologie

https://solagro.org/images/imagesCK/images/publications/2021/Osae__.png

Focus

https://solagro.org/images/actualites_fr/actu_204T1.png

Météo-France et Solagro deviennent partenaires

Le nouveau site canari-france.fr est en ligne ! Météo-France et Solagro se sont engagés, dans le cadre d’une convention de partenariat, à développer ensemble un service climatique en ligne pour l’agriculture basé sur le portail historique canari-agri.fr. L’agriculture est un secteur [...]

https://solagro.org/images/actualites_fr/actu_208T1.jpghttps://solagro.org/focus#actu208

Le projet LIFE ARTISAN - L’accompagnement de solutions d’adaptation fondées sur la nature dans le Gers

En 2022, Solagro a accompagné le Conseil Départemental du Gers sur le déploiement de Solutions d’adaptation fondées sur la nature (SAFN) pour accompagner les exploitations agricoles du territoire à faire face aux changements climatiques.

https://solagro.org/images/actualites_fr/actu_197T1.pnghttps://solagro.org/focus#actu197

En 2023, adhérez à Solagro !

Que vous soyez un acteur du monde agricole, d’une collectivité, de la recherche, ou en tant que citoyen concerné par les questions de transitions environnementales, vous pouvez rejoindre Solagro en tant qu’adhérent·e. C’est avec cette pluralité de profils que les projets de l’ [...]

https://solagro.org/images/actualites_fr/actu_199T1.jpghttps://solagro.org/focus#actu199

Agrivoltaïsme : évolution du cadre pour le développement des projets

Le développement des énergies renouvelables sur le territoire passe par un mix énergétique qui intègre le photovoltaïque. Les appels d’offre de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) font partie des dispositifs mis en place pour développer ces énergies renouvelables. Focus [...]

https://solagro.org/images/actualites_fr/actu_195T1.jpghttps://solagro.org/focus#actu195

Agriculture : comment éviter le coup de chaud ?

À l’occasion de l’émission ’Nous, les européens’ sur France 2 et France 3, Solagro a pu présenter plusieurs mesures d’adaptation au changement climatique pour maintenir ou améliorer la compétitivité des exploitations agricoles et répondre aux défis environnementaux, en lien avec le programme AgriAdapt.

Tous les focus

Travaux & productions

Expertise agricole pour un projet photovoltaïque au sol à Poucharramet (31)

Audits de 7 parcs photovoltaïques avec pâturage

Expertises agricoles dans le cadre d’opérations d’implantation de centrales photovoltaïques au sol

Le revers de notre assiette

Concevoir son pré-verger et valoriser ses fruits

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Source : https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/climat/agrivoltaisme

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  • Journal du photovoltaïque hors-série - Juin 2023 - Hors-série spécial agrivoltaïsme

ÉDITORIAL VINCENT JACQUES LE SEIGNEUR

Disons-le tout net, nous avions un a priori défavorable sur l’agrivoltaïsme, attachés que nous sommes à la préservation de nos terroirs et à l’activité dans le monde rural. À regarder de plus près, nos réticences tombent sachant que les funestes expériences des premiers temps – des terres agricoles devenues stériles à l’ombre des modules négociés contre un loyer pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros l’hectare ! – semblent bien désormais derrière nous…

P.4

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

PHOTOVOLTAÏQUE ET AGRICULTURE : L’ESPOIR D’UN MARIAGE FRUCTUEUX

Désormais encadré par la loi, l’agrivoltaïsme entend contribuer massivement à la réalisation des ambitions solaires françaises. Pour surmonter les réticences des syndicats agricoles, et parfois leur hostilité, cette nouvelle filière de production d’électricité devra convaincre qu’elle apporte des bénéfices à l’agriculture.

P.14

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

LE SOJA SE MET AU VERT SOUS CANOPÉE SOLAIRE

Sylvain Raison a été le premier à expérimenter la canopée solaire développée par le Français TSE sur ses champs de soja. Les résultats sont prometteurs. D’autres grandes cultures sont désormais testées.

P.16

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

QUELS SONT LES BÉNÉFICES AGRONOMIQUES ?

Baisse des besoins en eau, effets sur la pousse de l’herbe, amélioration du bien-être animal… Des études sont en cours pour qualifier les conséquences agronomiques des panneaux photovoltaïques

P.18

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

AGRIVOLTAÏSME : QUELS MODÈLES ÉCONOMIQUES ?

Des loyers pour les propriétaires fonciers, une indemnisation et/ou une aide pour les exploitants. Voici comment la plupart des parcs existants fonctionnent aujourd’hui. Les développeurs, eux, financent les installations via les appels d’offres et, depuis peu, les PPA. Les décrets attendus pourraient permettre d’y voir un peu plus clair, notamment sur les sommes versées aux parties prenantes.

P.22

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

TECHNIQUES AGRIVOLTAÏQUES – PORTFOLIO

Modules horizontaux ou verticaux, fixes ou mobiles… l’agrivoltaïsme a donné naissance à différentes innovations. Panorama non exhaustif des solutions technologiques proposées.

P.28

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

LE TEMPS DES CERISES… SOUS PERSIENNES PHOTOVOLTAÏQUES

À Loriol-sur-Drôme, la famille Clair teste depuis un peu plus d’un an des persiennes photovoltaïques sur des cerisiers. Pilotés par un algorithme, les panneaux adaptent leur position en permanence aux besoins des plantes.

P.30

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

LE SOLAIRE ET LA TERRE, NOUVEAU CHAMP DES POSSIBLES

Énergéticiens d’un côté, agriculteurs de l’autre, l’agrivoltaïsme amène à la rencontre de deux mondes aux cultures bien distinctes. Raison pour laquelle chacun doit adapter son approche, voire sa pratique professionnelle. Aperçu des évolutions en cours.

P.34

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

PANNEAUX SOLAIRES, HERBE VERTE ET BREBIS HEUREUSES

Depuis 2014 et l’installation d’une centrale solaire sur un terrain communal déprisé, l’éleveuse de brebis Sabine Leray fait pâturer gratuitement ses animaux sous les panneaux grâce à un partenariat avec Arkolia Énergies. Elle a pu ainsi agrandir nettement son cheptel.

P.36

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

ASSURANCE : L’AGRIVOLTAÏSME EST-IL RISQUÉ ?

Les centrales agrivoltaïques présentent-elles des risques particuliers aux yeux des assureurs ? Coactivité agricole, prévention des vols, risque incendie ou électrique, quels sont les points chauds ?

P.38

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

GRÂCE AUX OMBRIÈRES, UNE VIGNE RADIEUSE

Dans le Var, les vignes de Gautier Hugues sont abritées par l’ombrière développée par Ombrea. Les panneaux sont pilotés par un algorithme qui permet de faire varier le taux de couverture des parcelles et de moduler l’exposition au soleil des ceps. Le raisin rougit de plaisir.

P.40

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

EN DORDOGNE, UN PARC QUI PROFITE AU TERRITOIRE

À ‘La Tour-Blanche-Cercles’, des moutons paissent sous des panneaux solaires. Ce parc, mis en service en 2021, est à l’initiative d’un agriculteur et il a été soutenu localement.

P.42

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

PANNEAUX VERTICAUX : DES CULTURES À L’ABRI DU VENT

En Côte-d’Or, TotalÉnergies a installé des rangées de panneaux verticaux bifaciaux sur une parcelle de l’agriculteur Jean-Philippe Delacre. L’entreprise teste cette technologie sur des grandes cultures et des plantes aromatiques avec un effet intéressant sur les rendements.

https://www.journal-photovoltaique.org/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-06-22-a-15.33.30.png

P.44

HORS-SÉRIE SPÉCIAL L’AGRIVOLTAÏSME, UNE CULTURE NOUVELLE

AGRIVOLTAÏSME DANS LE MONDE : UN ESSOR CONTRASTÉ

À l’échelle internationale, l’agrivoltaïsme est en plein tâtonnement. Alors que les projets se multiplient, les États tentent de réguler l’activité du secteur en se dotant de cadres réglementaires novateurs.

  • Administration : Nathalie Bouhours
  • Directeur de la publication : Vincent Jacques le Seigneur
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  • Faut-il se lancer dans l’agrivoltaïsme ? – Par Antoine Humeau - 10 juillet 2023 à 05:12 - Mise à jour à 16:14 – Documents ‘terre-net.fr/’
    Alors qu’actuellement, on ne compte qu’une dizaine d’installations agrivoltaïques en grandes cultures, des projets en cours pourraient permettre d’atteindre les 100 000 ha d’ici dix à quinze ans. Pour un céréalier, le complément de rémunération est intéressant. Attention, cependant, au risque de dérives.

À Amance (Saône-et-Loire), une canopée de panneaux photovoltaïques couvre une parcelle de 3 ha. Une expérimentation menée par la société TSE et Alliance BFC pour étudier l’impact des panneaux sur les cultures.Agrandir l’image

À Amance (Saône-et-Loire), une canopée de panneaux photovoltaïques couvre une parcelle de 3 ha. Une expérimentation menée par la société TSE et Alliance BFC pour étudier l’impact des panneaux sur les cultures. (©TSE/Alliance BFC)

« L’agrivoltaïsme doit rester un projet agricole, au service des cultures, il doit donc s’adapter aux contraintes de l’exploitation, à la taille des engins, par exemple, et pas l’inverse », Antoine Nogier, président de la fédération France agrivoltaïsme.

Voilà vingt ans que la ferme de Bel-air, installée à Channay, en Côte-d’Or, subit des dégâts climatiques. La sécheresse le plus souvent, ou parfois le gel, comme en 2012 où 700 ha de cultures ont dû être refaits. Alors en 2017, quand il a rejoint les trois associés de l’exploitation bourguignonne, Jean-Philippe Delacre a cherché un système simple pour diversifier ses revenus. C’est là que le projet d’agrivoltaïsme a émergé. Si la récolte est fichue, il reste une rentrée d’argent, stable et régulière, grâce aux loyers versés par le producteur d’énergie. Sur les 1 100 ha de l’exploitation céréalière, l’installation occupe une parcelle de 4,5 ha. Des panneaux solaires verticaux doubles-faces ont été implantés il y a deux ans. Quatorze rangées de 50 m de long, espacées de 12 m. Ici, on ne cultive que sur 8 m de large, entre chaque rangée, et des bandes enherbées de 2 m ont été implantées sous les panneaux. 

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Le dispositif installé sur la ferme de Bel-air, à Channay (Côte-d’Or), consiste en des alignements de 14 haies de panneaux photovoltaïques verticaux bifaciaux, orientés Est-Ouest. ( © Jean-Philippe Delacre)

Le dispositif, installé par TotalEnergies, constitue l’un des trois « démonstrateurs » mis en place en Bourgogne-Franche-Comté par Alliance BFC, l’union des trois coopératives céréalières que sont Dijon céréales, Terre comtoise et Bourgogne du Sud. L’objectif est de tester durant cinq à dix ans le comportement de différentes cultures sous les panneaux. Si l’essai est concluant, Alliance BFC, qui fédère 12 000 agriculteurs, vise l’installation de systèmes agrivoltaïques sur 300 ha/an.

Des résultats prometteurs

« Les impacts sur les cultures sont en cours de qualification, mais les résultats sont pour l’instant encourageants, on n’observe pas de différence significative avec une production classique », indique Laurent Druot, chargé de développement énergies renouvelables à Dijon Céréales.

Jean-Philippe Delacre, lui, est plutôt content : « Avec le blé, c’est mieux entre les panneaux qu’en dehors sur la parcelle témoin ; avec les lentilles également, le rendement est de 13 q sous les panneaux, contre 12 en dehors. » Les panneaux verticaux de 3 m de haut freinent le vent, et donc l’évapotranspiration, remarque l’agriculteur. Et ce n’est pas le seul atout du dispositif à en croire Christian Dupraz, chercheur à l’Inrae et spécialiste du sujet : « Avec des densités de panneaux raisonnables, la quantité d’eau d’irrigation peut diminuer de 30 à 35 %, les cultures peuvent être protégées des gelées tardives ou précoces, et l’ombre partielle apportée par les panneaux permet aux cultures de mieux supporter les grosses chaleurs. Reste encore à le démontrer et à quantifier le bienfait. »

Haies photovoltaïques et canopées

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La canopée agricole installée à Amance (Saône-et-Loire) est le « seul système au monde de si grande portée qu’il permette le passage de tous les engins agricoles », s’enorgueillit le président de TSE, Mathieu Debonnet. ( © TSE/Alliance BFC)

Il existe deux grands types d’installations agrivoltaïques. Le premier se présente sous la forme d’alignements de panneaux verticaux, sorte de haies de 3 m de haut. Il s’agit de la solution en place à la ferme de Bel-air. L’autre type, baptisé « canopée », consiste en une couverture formée de panneaux photovoltaïques à plusieurs mètres de hauteur au-dessus des cultures. Ils sont orientés Est-Ouest et tournent toute la journée pour suivre le soleil. C’est le système qui a été installé à la ferme de Sylvain Raison, à Amance, à 30 km au nord de Vesoul (Haute-Saône), par l’entreprise niçoise TSE. Il aura fallu, à cette dernière, deux ans de recherche et seulement quelque mois pour établir la structure suspendue à des câbles à 5 m du sol. Celle-ci produit 2,4 mégawatts-crête (MWc), soit l’équivalent de la consommation des 600 habitants du village d’Amance. La canopée bénéficie de 5 500 panneaux, sur 3 ha. Et tous les engins agricoles peuvent circuler dessous. La largeur entre poteaux est de 27 m, avec une emprise au sol très réduite, de 1 % seulement.

L’avis de l’expert - Christian Dupraz, chercheur en agroforesterie et agrivoltaïsme à l’Inrae Montpellier : ​​​« Attention aux projets qui sacrifieraient la production agricole pour générer plus d’électricité »

« Avec 500 000 ha de production agrivoltaïque, soit moins de 2 % de la surface cultivée hexagonale, nous produirions l’équivalent de l’électricité fournie par le parc nucléaire français, sans diminuer la production agricole », s’enthousiasme Christian Dupraz, chercheur en agroforesterie et agrivoltaïsme à l’Inrae Montpellier, et inventeur du terme « agrivoltaïsme » en 2011. Pour cela, les installations doivent être cohérentes, raisonnées, équilibrées. Or, « dans l’agrivoltaïsme, il y aura toujours la tentation de privilégier la production d’électricité parce qu’elle est plus rémunératrice que la production agricole », met-il en garde avant d’ajouter : « Beaucoup d’industriels projettent des installations avec une densité de panneaux de 50 ou 60 %, ces systèmes ne sont pas viables pour l’agriculteur. Diminuer la densité de moitié est indispensable afin de ne pas diminuer le niveau actuel de rendement. » La démarche doit rester « citoyenne », plaide-t-il, « pour cela, les projets ne devront pas excéder 5 ha, condition importante pour que le plus grand nombre d’agriculteurs en bénéficie. Projets dans lesquels le consommateur pourrait aussi être impliqué ».

Un premier test a été effectué avec du soja, avec Alliance BFC. Les six variétés se sont comportées de la même façon dans la parcelle test et dans celle témoin. « La photosynthèse était supérieure dans la zone sous les panneaux, en raison du niveau de stress hydrique et thermique inférieur », se réjouit Mathieu Debonnet, le président de TSE. Cet été, les essais concerneront la production de maïs, culture fortement pénalisée par la sécheresse l’an dernier.

Des contraintes pour les engins agricoles

Question conduite des cultures et passage des matériels, il faut avouer que la présence des panneaux solaires ne facilite pas les choses. À Amance, la canopée installée semble plutôt adaptée. « C’est le seul système au monde ayant une portée si importante qu’elle permette le passage de tous les engins agricoles », claironne Mathieu Debonnet. Avec ce type d’installation, la plupart des engins doivent pouvoir passer dessous, exception faite peut-être de certaines ensileuses et moissonneuses-batteuses. Et les piliers sont certes très espacés, mais pas assez, parfois, pour les pulvérisateurs de plus de 27 m de largeur de travail.

« Avec des densités de panneaux raisonnables, on peut réduire la quantité d’eau d’irrigation de 30 à 35 %, protéger les cultures des gelées tardives ou précoces, et l’ombre partielle apportée par les installations permet aux cultures de mieux supporter les grosses chaleurs », Christian Dupraz, chercheur à l’Inrae

À la ferme de Bel-air, en Côte-d’Or, les machines ne passent pas sous les panneaux mais entre les rangées. Jean-Philippe Delacre a dû s’adapter : les 12 m de largeur entre ces « haies » sont un peu justes pour la coupe de 11,3 m de sa moissonneuse-batteuse. Il emprunte donc celle du voisin, dont la coupe fait tout de même 9 m. Et puis sur ces 4,5 ha, il n’a pas d’autre choix que de tout conduire en bio, car naturellement, traiter avec le pulvé entre ces rangées de panneaux photovoltaïques s’avère impossible. Autre limite : les engins roulent toujours au même endroit, ce qui risque de tasser le sol.

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À Channay (Côte-d’Or), Jean-Philippe Delacre utilise une moissonneuse de 9 m de largeur de coupe afin de passer entre les « haies », espacées de 12 m. Des bandes enherbées de 2 m de large ont été implantées au pied des rangées de panneaux. ( © Jean-Philippe Delacre )

« L’agrivoltaïsme doit rester un projet agricole, au service des cultures. Il doit donc s’adapter aux contraintes de l’exploitation, à la taille des engins, par exemple, et pas l’inverse », met en garde Antoine Nogier, président de la toute jeune fédération France agrivoltaïsme, qui se donne pour objectif d’organiser la filière et d’éviter les éventuelles dérives. Pas question, non plus, de pénaliser les cultures. « Les gestionnaires doivent accepter des densités de panneaux réduites, le taux de couverture sur une parcelle ne doit pas dépasser 30 % pour conserver le niveau de rendement actuel », insiste Christian Dupraz. Avec TSE, si l’agriculteur cesse de cultiver sous les panneaux, aucune indemnité ne lui sera versée par l’énergéticien. C’est acté dans le contrat.

Quelle forme de rémunération ?

Le revenu généré par la vente de l’électricité appartient au producteur : TotalEnergies, TSE, GLHD ou autre… Le propriétaire de la parcelle perçoit environ 40 % du loyer, l’exploitant agricole 60 %. Soit environ 1 500, voire 2 000 € par hectare et par an. Le chiffre varie néanmoins d’une région à l’autre. France agrivoltaïsme souhaite que les agriculteurs puissent aussi percevoir une partie des dividendes liés à la production d’électricité. « Il est important que l’agriculteur puisse être acteur de son projet, estime Antoine Nogier, le président de la fédération. La meilleure façon de l’intéresser, c’est de l’associer au capital ou de lui permettre de moderniser son exploitation par des contributions à l’achat de matériels. »

L’avis de l’agriculteur

« Dans mon précédent métier d’enseignant en lycée agricole, j’en ai vu des cas de diversification, et l’agrivoltaïsme, c’est le modèle que je trouve le plus transposable », témoigne Jean-Philippe Delacre, un des trois associés de la ferme de Bel-air, en Côte-d’Or. Sur les 1 100 ha de sa SAU, deux tiers des parcelles ont un faible potentiel. « Les sols sont très superficiels, le facteur limitant c’est l’eau. Je doute du sens qu’aurait un projet agrivoltaïque sur des terres à fort potentiel. Là, dans les cailloux, cela prend tout son sens », explique l’agriculteur. « Avant de se lancer dans un tel projet, mieux vaut raisonner l’installation en fonction du parc matériel, recommande-t-il. Ce qui dicte l’espacement entre les rangées de panneaux, c’est la largeur de la coupe de la moissonneuse. Attention, aussi, à ne pas négliger la proximité avec un poste de raccordement électrique. Et avant tout, les porteurs de projet ne doivent pas oublier l’acceptabilité locale. Mieux vaut être parfaitement transparent et consulter les élus locaux, les habitants, leur expliquer le maximum de choses. »

La rémunération sous forme de loyer n’est pas sans risques de dérives et Christian Dupraz, de l’Inrae, propose de la « limiter à la valeur du loyer agricole ». En effet, des sociétés parcourraient actuellement les campagnes françaises et signeraient des réserves foncières avec des agriculteurs à des loyers délirants pouvant atteindre 15 000 € par hectare et par an. Le syndicat Jeunes agriculteurs pointe le risque de spéculation foncière : « La stricte priorité doit demeurer l’installation d’agriculteurs et pas de panneaux solaires. » Point de vue partagé par France agrivoltaïsme.

Privilégier les projets de taille modeste

Autre sujet de débat : la taille des structures. Des firmes comme Green Lighthouse Développement (GLHD) défendent l’installation de projets de grande taille, plus rentables pour absorber les coûts liés au raccordement au réseau et plus lucratifs pour l’entreprise. Christian Dupraz défend l’inverse : « On peut faire 100 projets de 1 000 ha, je préfère que l’on fasse 100 000 projets d’un hectare pour que cela puisse profiter à plus de gens. » L’avis est partagé par France agrivoltaïsme. « Pour qu’il y ait une vraie redistribution, un vrai partage de la valeur, il est nécessaire qu’il y ait beaucoup de projets », abonde Antoine Nogier.

Les dispositifs de plus grande taille sont par ailleurs plus exposés à la contestation locale. À Curtil-Saint-Seine (Côte-d’Or), par exemple, Nicolas Simonet s’était lancé en compagnie de deux autres agriculteurs dans un projet de 65 ha avec TotalEnergies. Face à la contestation, les trois fermiers ont réduit à 42 ha. « Je le reconnais, le projet de départ était trop proche des habitations », indique-t-il. Nicolas espère déposer le permis de construire d’ici septembre pour envisager une mise en service d’ici deux ans au plus tôt.

Un cadre fixé par la loi

La loi d’accélération des énergies renouvelables votée en janvier à l’Assemblée nationale fixe un cadre pour éviter les dérives. Chaque projet devra passer par l’inspection d’une commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ou d’une chambre d’agriculture, condition sine qua non de l’acceptabilité locale. La loi fixe aussi la primauté du projet agricole sur la production énergétique. En clair, produire de l’électricité, d’accord, mais à condition de ne pas sacrifier le rendement des cultures. Les décrets d’application restent à rédiger, ce sont eux qui, d’ici la fin de l’année, devraient fixer les seuils de maintien d’activité agricole significative et du revenu durable en étant issu. Ils définiront également la notion de service et devraient stipuler les conditions de contrôle et d’éventuelles sanctions.

A lire aussi : Des panneaux au-dessus des cultures : quels bénéfices pour l’agriculteur ?

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L’ADEME vient de réaliser une étude approfondie pour améliorer l’évaluation des projets photovoltaïques sur les terrains agricoles, qui ont une part à prendre dans la transition énergétique. Elle livre un outil qui place au centre de la décision l’analyse des synergies entre l’installation photovoltaïque et le système agricole. Décryptage de Céline Mehl, coordinatrice solaire photovoltaïque à l’ADEME.

#photovoltaïque #sols agricoles

Pourquoi une étude aussi approfondie pour caractériser les projets photovoltaïques sur terrains agricoles ?

Céline Mehl

Pour atteindre les objectifs de notre Programmation pluriannuelle de l’énergie, nous devrions installer chaque année plus de 4 GW de capacité photovoltaïque. C’est quatre fois plus que ce que nous parvenons à faire aujourd’hui. Les énergéticiens cherchent donc des solutions complémentaires aux friches et aux toitures du côté des terrains agricoles et de l’agrivoltaïsme. L’installation de tels systèmes peut, a priori, susciter aussi l’intérêt du monde agricole, mais celui-ci reste pour l’instant très mesuré, car leur impact sur le métier comme sur les revenus de l’agriculteur est encore mal appréhendé. En effet, il s’agit bien de partager la ressource foncière en installant des modules photovoltaïques sur des parcelles dévolues à la culture ou à l’élevage. Pour placer cette jeune filière sur la voie d’un déploiement à grande échelle, il faut aider ses parties prenantes à évaluer des situations extrêmement diverses, et pas seulement par les types de production et les conditions pédologiques et climatiques. C’est pourquoi, en plus des représentants des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, qui ont siégé au comité de pilotage, nous avons mobilisé une quarantaine d’experts de spécialités différentes pour éclairer nos parties prenantes. Cette forte concertation, tout au long des deux ans de l’étude, nous a permis de maintenir jusqu’au bout un consensus sur nos propositions, ce qui leur donne un poids certain.

Alors, quels projets doivent être poussés ou… repoussés ?

C. M. 

Désolée pour ceux qui espéraient une grille de critères et de seuils quantifiés qu’il aurait suffi d’appliquer mécaniquement : notre première conclusion est que l’étude des projets au cas par cas doit demeurer la règle. Cela posé, nous proposons un nouvel outil d’aide à la décision : le «  gradient de qualification  ». C’est une sorte d’arbre de décision, où sont examinés successivement trois critères pouvant mettre en évidence l’existence – ou l’absence – de synergies positives entre production agricole et production d’énergie. Ce sont, dans l’ordre, les services apportés par le projet à la production agricole, son incidence sur cette production et son incidence sur les revenus de l’exploitation. L’agrivoltaïsme désigne des installations en complète synergie avec l’activité agricole, apportant un service agronomique direct, sans diminution des revenus agricoles. C’est par exemple le cas quand des ombrières photovoltaïques améliorent la production agricole, en la protégeant des aléas climatiques, et apportent directement un revenu complémentaire à l’exploitant.

D’autres types d’installations intermédiaires dites de «  couplage d’intérêt pour l’agriculture  » visent plutôt un équilibre entre les deux activités, acceptable pour l’agriculteur. Parmi la cinquantaine de réalisations que nous avons documentées, prenons l’exemple d’un maraîcher qui s’est équipé il y a quelques années d’une serre photovoltaïque.

Ce projet lui a donné accès à du matériel technique supplémentaire – la serre – lui rendant un service que nous appelons indirect, car ce ne sont pas les panneaux photovoltaïques qui le lui apportent directement. Les rendements et la qualité des productions y sont légèrement inférieurs à ceux d’une serre voisine, classique. Cependant, le développement de la vente en circuit court, favorisé par la serre, a permis de maintenir les revenus de l’exploitation. D’autres types d’installation peuvent réduire de façon importante ou même supprimer la production agricole, ce qui devrait conduire à les écarter. C’est un subtil jeu d’équilibre.

L’exercice sera moins facile sur des projets innovants avec peu ou pas de retour d’expériences, et c’est pourtant là qu’il est attendu…

C. M.

C’est vrai. Aujourd’hui, il convient d’évaluer chaque critère a priori, sur la base d‘études bibliographiques ou d’expérimentations plus ou moins similaires. Mais si, comme nous le recommandons, chaque réalisation fait l’objet d’un retour d’expérience rigoureux sous la houlette d’un observatoire indépendant avec, notamment, la mise en place systématique d’un suivi agronomique sur une parcelle témoin, l’incertitude se réduira avec le temps.

Votre étude prend-elle en compte les risques qui dépassent le seul volet agricole des projets, comme l’atteinte aux paysages ?

C. M. 

Bien sûr, et c’est un point majeur. En plus du gradient de classification, dont nous avons parlé précédemment, nous avons dressé une liste de sept critères d’attention, associés à des questions précises, comme «  le projet s’inscrit-il dans une dynamique territoriale ?  » ou «  le projet engendre-t-il une dégradation de la qualité des sols ?  ». Ces critères permettent d’identifier les risques mais aussi les opportunités de chaque projet. Ils servent de grille d’analyse complémentaire et de questionnements, un peu comme des garde-fous pour écarter certains projets dont les enjeux n’auraient pas été étudiés de façon écosystémique. Enfin, il faut rappeler que notre étude est la première à l’échelle nationale sur ce sujet complexe : elle ne demande qu’à s’enrichir des retours d’expérience de ceux qui s’en empareront.

55 exploitations agricoles enquêtées pendant l’étude

10 fiches techniques récapitulatives rassemblant toutes les connaissances à date par typologie de projet photovoltaïque sur terrains agricoles

Près de 40 recommandations à destination des pouvoirs publics et porteurs de projets

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  • L’ADEME publie une étude nationale inédite sur l’agrivoltaïsme - Posté le 20 mai 2022 par Nicolas LOUIS dans Énergie – Document ‘techniques-ingenieur.fr’
    Dans un contexte d’intérêt croissant de la filière photovoltaïque pour les terrains agricoles, l’ADEMEvient de publier plusieurs rapports sur l’agrivoltaïsme. À partir d’un travail bibliographique et d’enquêtes menées chez des agriculteurs, un outil d’analyse et d’identification des projets les plus vertueux a été élaboré.

40 % de part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030 en France, tel est l’objectif fixé par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). L’installation de panneaux photovoltaïques sur des terrains agricoles pourrait contribuer à atteindre ce chiffre. À ceci près que l’agrivoltaïsme ne peut se développer sans la nécessité de préserver les sols agricoles. Face aux multiples questions et enjeux que pose ce sujet, l’Ademe vient de publier une vaste étude, disponible sur son site internet, dont l’objectif est d’aider les parties prenantes à évaluer la pertinence des différents types de projets photovoltaïques sur des terrains agricoles.

Une première phase de cette étude a consisté à réaliser un état de l’art bibliographique de l’agrivoltaïsme. Il en ressort que la performance énergétique des systèmes photovoltaïques implantés sur des terres agricoles est inférieure ou égale à ceux implantés sans activité agricole. Celle-ci dépend de plusieurs caractéristiques, notamment du taux de couverture des modules sur une parcelle, leur orientation, leur hauteur… De la même manière, la mise en place de ces panneaux a des effets neutres ou négatifs sur la production agricole. Leurs impacts dépendent des conditions pédoclimatiques des projets, des espèces et des variétés cultivées.

Les auteurs du rapport pointent du doigt deux cas de figure où ils observent une forte variation des rendements de la production agricole, dans un sens comme dans l’autre. Le premier, « lorsque la lumière est le facteur limitant la croissance des plantes : dans ce cas, l’augmentation de l’ombrage a des conséquences négatives pour la croissance des plantes. » Et le second, « lorsque l’eau est le facteur limitant la croissance : selon les cas, l’amélioration de l’efficience de l’eau peut contrebalancer les effets d’ombrage, et le rendement peut être supérieur à celui obtenu sans panneaux photovoltaïques. »

Une seconde phase de l’étude a consisté à réaliser des enquêtes auprès d’agriculteurs disposant d’installations photovoltaïques. Une enquête a été menée sur une cinquantaine d’entre eux en France et dans le monde. Ce travail a permis de mettre en évidence leur méconnaissance des effets d’ombrage des modules sur les cultures ainsi qu’un manque de retours agronomiques et d’expériences. Face à ces difficultés, ces agriculteurs éprouvent des difficultés à capitaliser sur les expériences antérieures, ce qui les pousse à devoir expérimenter par eux-mêmes. Les experts de cette étude ont aussi mis en lumière « des modifications potentiellement profondes des itinéraires techniques et des productions des exploitations, notamment lorsque l’activité agricole pratiquée sous les panneaux photovoltaïques diffère de l’activité agricole initiale. »

Ces enquêtes ont abouti à la rédaction d’une dizaine de fiches techniques récapitulatives par type d’installation. Les résultats sont détaillés, système par système, dans un rapport spécifique intitulé Recueil de retours d’expérience et fiches techniques récapitulatives.

Un outil pour analyser les multiples enjeux de ces projets

À partir de ces deux travaux, les auteurs ont construit un outil d’analyse des impacts et de la pertinence des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles. Il se révèle très utile pour réfléchir aux multiples enjeux de ces projets, car au-delà des interactions directes entre les deux productions (énergétiques et agricoles), les conséquences économiques, sociales et territoriales de ces systèmes doivent également être prises en compte.

Cet outil repose sur l’étude de trois critères fondamentaux caractérisant les synergies entre les productions photovoltaïques et agricoles. Le premier étant l’évaluation du service apporté à la production agricole, qui peut par exemple se traduire par la protection des cultures contre des aléas météorologiques, ou alors l’amélioration du bien-être animal. Le second critère concerne l’incidence des modules sur la production agricole, qu’elle soit quantitative ou qualitative. Et enfin, un dernier critère porte sur l’appréciation de l’incidence de ces systèmes sur les revenus de l’exploitation agricole.

Au final, cet outil permet d’analyser et d’identifier les projets les plus vertueux. Compte tenu du nombre important de paramètres à prendre en compte et de la diversité des contextes pédoclimatiques, une analyse au cas par cas des projets se révèle indispensable afin de bien les évaluer.

Pour aller plus loin - Dans l’actualité

Techniques de l’ingénieur | Bibliothèque universitaire

Source : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/lademe-publie-une-etude-nationale-inedite-sur-lagrivoltaisme-111771/

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La loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables a été publiée au Journal Officiel le 11 mars 2023.

Ce texte facilite l’installation d’énergies renouvelables pour permettre de rattraper le retard pris dans ce domaine. En 2020, la France était le seul pays à ne pas avoir atteint l’objectif fixé par l’Union européenne de 23% de part de renouvelables. Il s’articule autour de quatre axes : planifier les énergies renouvelables, simplifier les procédures, préserver les terrains non artificialisés et mieux partager la valeur générée par ces énergies.

Le titre III de la loi vise notamment à accélérer le déploiement du photovoltaïque, afin d’atteindre l’objectif de multiplier par 10 la capacité de production d’énergie solaire, pour dépasser les 100 GW installés à l’horizon 2050.

Outre plusieurs dispositions visant à faciliter l’installation de panneaux solaires sur des terrains déjà artificialisés ou ne présentant pas d’enjeu environnemental majeur, une définition de l’agrivoltaïsme est consacrée à l’article 54 de la loi.

Une installation agrivoltaïque est une « installation de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l’installation, au maintien ou au développement d’une production agricole  ».

Ces dispositions offrent un nouvel encadrement des possibilités d’installation des panneaux solaires dans les espaces agricoles, « en gardant la priorité donnée à la production alimentaire » et en conciliant ainsi les enjeux de souveraineté alimentaire et d’autonomie énergétique.

« Adoption définitive du #PJLENR avec le vote du Sénat : un double objectif d’accélération des projets d’énergies renouvelables et de préservation de notre souveraineté alimentaire. Le développement maîtrisé de l’agrivoltaïsme sera l’un des leviers pour traduire cette ambition. »

Marc Fesneau, 8 février 2023 sur Twitter - Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

https://agriculture.gouv.fr/sites/default/files/Marc-Fesneau-official-ckeditor-150.jpg

Quels sont les critères fixés par la loi pour qualifier une installation « agrivoltaïque » ?

Est considérée comme agrivoltaïque une installation qui apporte directement à la parcelle agricole au moins l’un des services suivants, en garantissant à un agriculteur actif une production agricole significative et un revenu durable en étant issu :

  • L’amélioration du potentiel et de l’impact agronomiques ;
  • L’adaptation au changement climatique ;
  • La protection contre les aléas ;
  • L’amélioration du bien-être animal.
    Une installation ne pourra pas être considérée comme agrivoltaïque si elle :
  • Porte une atteinte substantielle à l’un de ces services, ou une atteinte limitée à deux de ces services ;
  • Ne permet pas à la production agricole d’être l’activité principale de la parcelle agricole ;
  • N’est pas réversible.
    Les projets d’installation agrivoltaïque seront soumis à l’avis conforme de la commission départementale de préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers(CDPENAF). Lorsque l’autorité administrative sera saisie d’une demande d’autorisation d’une installation agrivoltaïque, elle en informera le maire de la commune et le président de l’établissement public de coopération intercommunale concernés.

Par ailleurs, l’autorité administrative pourra soumettre les installations à la constitution des garanties financières nécessaires au démantèlement et à la remise en état du site, ce qui est important notamment dans le cadre d’une transmission d’exploitation.

Un décret en Conseil d’État viendra préciser les définitions et conditions d’application de cette mesure.

Des dispositions pour encadrer les possibilités d’implantation de panneaux photovoltaïques au sol dans les espaces agricoles et forestiers

Aucun ouvrage photovoltaïque, hors installations agrivoltaïques, ne pourra être implanté en dehors des surfaces identifiées dans un document-cadre arrêté par le préfet de département sur proposition de la chambre départementale d’agriculture.

Ce document-cadre définira notamment les surfaces agricoles et forestières qui pourront être ouvertes à un projet d’installation, ainsi que les conditions d’implantation dans ces surfaces, en veillant à préserver la souveraineté alimentaire. Seuls peuvent être identifiés au sein de ces surfaces des sols réputés « incultes » ou non exploités depuis une durée minimale (qui sera fixée par décret), antérieure à la publication de la loi.

Lorsque le document-cadre sera entré en vigueur, la CDPENAF émettra un avis simple sur les installations implantées dans les surfaces agricoles et forestières ainsi définies. Dans l’attente de ce document-cadre, les projets d’installation seront soumis à l’avis conforme de la CDPENAF.

Un décret en Conseil d’État précisera les conditions d’élaboration du document-cadre.

Enfin, dans tous les cas, les installations solaires ne seront pas autorisées dans les zones forestières lorsqu’elles nécessitent un défrichement de plus de 25 hectares. Cette disposition s’applique aux dossiers déposés après l’expiration d’un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi.

Voir aussi :

Des ombrières pour protéger les cultures des effets du changement climatique

17 août 2022 Production & filières

https://agriculture.gouv.fr/sites/default/files/styles/card_vertical/public/ombri%C3%A8re_visuel_vid%C3%A9o.JPG?itok=X1xtLgfq

Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Source : https://agriculture.gouv.fr/loi-relative-lacceleration-des-energies-renouvelables-un-cadre-pour-les-installations

Fichier:Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.svg — Wikipédia

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