Accueil > Pour en savoir plus > Climat > Crise Climatique > "Les vagues de chaleur extrêmes en juillet 2023 ont eu des effets graves, (…)

"Les vagues de chaleur extrêmes en juillet 2023 ont eu des effets graves, notamment sur les coraux des océans, toutefois de telles valeurs météorologiques laissent encore une chance pour le long terme" par Jacques Hallard

dimanche 13 août 2023, par Hallard Jacques


ISIAS Climat Juillet 2023 Accord de Paris 2015

Les vagues de chaleur extrêmes en juillet 2023 ont eu des effets graves, notamment sur les coraux des océans, toutefois de telles valeurs météorologiques laissent encore une chance pour le long terme

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 11/08/2023

Plan du document :
Rappels préliminaires Introduction Sommaire Auteur

Rappels préliminaires

Accord sur le climat : les points clés-AFP/Iris ROYER DE VERICOURT, Simon MALFATTO

Rappel émanant de « Accord de Paris sur le climat : les engagements des pays » - Par AFP le 08.05.2017 à 10h22 – Diffusé par https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/accord-de-paris-sur-le-climat-les-engagements-des-pays_112722

Cinq choses à savoir sur l’Accord de Paris [en]

En 2015, le tout premier accord mondial juridiquement contraignant sur le changement climatique était adopté : l’Accord de Paris. Passons en revue cinq de ses caractéristiques clés.

JPEG



Un texte historique ratifié par 194 Etats

Le 12 décembre 2015, un texte historique pour notre planète est entériné : il est ensuite signé, à l’ONU, par 196 pays, dont 175 en une seule journée. Un record ! L’Accord entre officiellement en vigueur le 4 novembre 2016. À ce jour, 194 Etats l’ont ratifié.



Contenir la hausse des températures

L’Accord de Paris est un accord qui engage concrètement les États signataires. Ensemble, ils doivent contenir la hausse des températures bien en-dessous de 2 degrés tout en poursuivant leurs efforts pour la maintenir à 1,5 degré Celsius.

Comme la France, qui lance son Plan Climat en 2017, les pays sont appelés à formuler des stratégies de développement à faible émission de gaz à effet de serre.

Un système permettant le suivi de ces engagements nationaux est d’ailleurs prévu dans l’Accord. À partir de 2023, un Bilan Mondial permettra, tous les cinq ans, d’évaluer et de faire converger les stratégies nationales.



Atteindre la neutralité carbone

Pour réaliser les objectifs de l’accord, les États signataires sont appelés à atteindre la neutralité carbone le plus vite possible (article 4). Pour ce faire, un équilibre doit être trouvé entre les émissions de gaz à effet de serre et la compensation permise par les réservoirs ou les puits de carbone, à l’image des forêts.

En juin 2021, le Parlement européen adopte la Loi européenne sur le climat qui inscrit l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 dans la législation européenne. Et, aujourd’hui, de nombreux pays se lancent, à leur tour, dans l’élaboration de plans ambitieux.



L’engagement financier des pays développés

L’Accord de Paris est aussi articulé autour d’un grand principe : l’engagement financier des pays développés. Depuis 2020, les États doivent verser chaque année 100 milliards de dollars en faveur des pays les plus vulnérables aux changements climatiques à travers le Fonds Vert pour le Climat, créé en 2009.

Depuis 2015, des initiatives se sont multipliées afin de mobiliser une finance verte et durable pour les pays en développement. En 2017 a lieu à Paris la première édition du One Planet Summit et en 2020, l’Agence française de développement organise le premier Sommet International des banques publiques de développement (pas moins de 450 banques se sont engagées à aligner leur puissance financière sur l’Accord de Paris).



L’intégration de la société civile

L’Agenda de l’Action, adopté en 2016, rassemble les initiatives de la société civile de 180 pays. Depuis 2015, des Champions de Haut Niveau sont aussi nommés, avec pour but de créer des ponts entre les gouvernements et les actions de la société civile.

Pour retrouver l’Accord de Paris dans son intégralité, 👉 cliquez ici.

Dernière modification : 28/03/2023

Dans la même rubrique :

L’accord de Paris sur le climat : comment mettre d’accord toute la planète ? - Lundi 3 juillet 2023 – Document ‘France Culture’ Provenant du podcast Les Accords qui ont changé le monde

Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, Laurent Fabius, président de la COP21 et François Hollande, président de la République, 12 décembre 2015, au Bourget. ©AFP - FRANCOIS GUILLOT

Photo historique  : Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, Laurent Fabius, président de la COP21 et François Hollande, président de la République, 12 décembre 2015, au Bourget. ©AFP - FRANCOIS GUILLOT

L’accord de Paris, visant à limiter le réchauffement climatique, a été signé par 194 pays et par l’Union européenne, en 2015. François Hollande, président de la République à l’époque, et la diplomate Laurence Tubiana racontent les coulisses de ce marathon diplomatique.

Avec Laurence Tubiana Directrice de la Fondation européenne pour le climat, professeure à Sciences Po Paris et à l’université de Columbia et François Hollande Homme d’État français (PS)

C’est un deal historique, le tout premier accord universel sur le climat. L’accord de Paris, adopté à l’unanimité le 12 décembre 2015, prévoit notamment de contenir le réchauffement climatique d’ici 2100 en dessous des 2°, voire de 1,5 °C. L’accord institue l’objectif de neutralité carbone et incite les développés à aider les pays en développement à atteindre ces objectifs. Pour en raconter les coulisses, Jean-Marc Four a rencontré François Hollande, qui était alors président de la République et la diplomate Laurence Tubiana, la cheffe négociatrice de tout ce processus.

Un marathon diplomatique et des nuits de négociations

Six ans après l’échec de Copenhague, 150 chefs d’État et de gouvernement avaient retrouvé François Hollande à l’ouverture de la COP21. Les collectivités locales, les entreprises, les organisations non gouvernementales étaient là aussi, la société civile s’étant fortement impliquée. Bref, avec des délégués issus de 195 pays, ’toute la planète’ s’était retrouvée au Bourget, à côté de Paris. Tout au long de ce marathon diplomatique, les négociateurs ont craint un échec. Il suffisait qu’un seul pays ’lève le doigt et dise ’écoutez, je ne suis pas d’accord’ pour qu’il n’y ait pas d’accord’, rappelle François Hollande. ’Jusqu’au dernier moment, nous avons été obligés de dialoguer avec certains pays. Je me souviens encore du Nicaragua qui demandait que le pape puisse lui donner une autorisation’, poursuit-il.

Des mois de négociations âpres ont précédé cette conférence. L’ancien président raconte que Paris a deux ans à l’avance conçu une stratégie qui ’consistait à aller chercher dans tous les pays les appuis nécessaires et de fixer des objectifs qui puissent être admis par tous’. De l’été 2014 à décembre 2015, la diplomate Laurence Tubiana a fait le tour de la planète. ’J’ai rencontré tout le monde, les fédérations de l’industrie mondiale, régionales et européennes, J’ai été sur tous les continents, en Afrique, en Amérique latine, en Asie. J’étais en Chine et en Inde beaucoup de fois aussi. J’ai beaucoup voyagé en Europe, raconte la diplomate. On en a parlé aux militaires, on a parlé aux députés, on a parlé à la société civile, on a parlé aux acteurs économiques comme aux gouvernements.’

La fatigue, la fierté et les larmes de joie des diplomates

Le suspense a duré jusqu’au bout. Mettre d’accord des pays aux situations très différentes relève de l’exploit. ’Il fallait que l’Afrique ne se considère pas comme empêchée d’accéder à la croissance et à l’utilisation des énergies, mais au contraire accompagnée pour faire le saut vers les énergies renouvelables, explique François Hollande. Il fallait que nous puissions convaincre des pays émergents comme l’Inde, que nous n’essayons pas d’empêcher qu’ils accèdent aussi au bien-être, mais qu’il fallait sans doute organiser l’urbanisme différemment et permettre au pays d’utiliser pleinement l’énergie solaire. Et puis, il y avait les deux grandes puissances qui sont les États-Unis et la Chine… ’

Les discussions, qui ont été très dures, ont duré treize jours, et trois nuits. Laurence Tubiana n’oubliera jamais ce moment historique où Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de l’époque et président de la COP21, frappait le pupitre avec son marteau vert. Cela signifiait que l’accord était scellé. La diplomate raconte la fatigue, la fierté, les larmes de joie et l’euphorie. Elle s’est sentie comme ’une enfant devant quelque chose d’énorme’.

Pourquoi la France s’est-elle engagée dans la préparation de cette conférence ? Arrivé à l’Élysée en 2012, François Hollande raconte avoir réuni les experts du GIEC qu’il n’avait pas rencontrés auparavant. ’Et nous avons passé toute une matinée et plus qu’une matinée à regarder leurs travaux. Et je suis sorti de là tout à fait convaincu que si nous ne faisions rien, nous allions à la catastrophe.’

Mots clefs : Monde Sciences et Savoirs Géopolitique Histoire Histoire contemporaine Diplomatie Accord de Paris - COP 21 François Hollande Laurent Fabius

L’équipe - Jean-Marc Four Production - Jeanne Cherequefosse Réalisation - Mersiha Nezic Attaché(e) de production

Contacter France Culture … - La Maison de la Radio et de la MusiqueNous contacter

Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-accords-qui-ont-change-le-monde/l-accord-de-paris-sur-le-climat-comment-mettre-d-accord-toute-la-planete-1834523

Document encyclopédique de Wikipédia sur l’Accord de Paris sur le climat

L’accord de Paris, souvent appelé accord de Paris sur le climat, est un traité international sur le réchauffement climatique adopté en 2015. Il concerne l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ainsi que leur financement. L’accord est négocié par 196 parties lors de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, en France.

L’accord de Paris est ouvert à la signature le 22 avril 2016 — le Jour de la Terre — lors d’une cérémonie à New York. Après la ratification de l’Union européenne, le nombre de pays ayant ratifié l’accord est suffisant pour qu’il entre en vigueur le 4 novembre 2016. En novembre 2021, 193 membres de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sont parties à l’accord. Parmi les quatre États membres de la CCNUCC qui n’ont pas ratifié l’accord, le seul grand émetteur est l’Iran, bien que le président iranien ait approuvé l’adhésion. Les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2020, mais l’ont réintégré en 2021.

L’objectif à long terme de l’accord de Paris en matière de température est de maintenir l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, et de préférence de limiter l’augmentation à 1,5 °C, en reconnaissant que cela réduirait considérablement les impacts du changement climatique. Les émissions devraient être réduites dès que possible et atteindre le niveaunet zéro dans la seconde moitié du XXIe siècle. Il vise à accroître la capacité des parties à s’adapter aux impacts du changement climatique et à mobiliser des financements suffisants. En vertu de l’accord, chaque pays doit déterminer et planifier ses contributions, et en rendre compte régulièrement. Aucun mécanisme n’oblige un pays à fixer des objectifs d’émissions spécifiques, mais chaque nouvel objectif doit aller au-delà des précédents. Contrairement au protocole de Kyoto de 1997, l’accord ne distingue pas entre pays développés et pays en développement, de sorte que ces derniers doivent également soumettre des plans de réduction des émissions.

L’accord a été salué par les dirigeants mondiaux, mais critiqué comme insuffisamment contraignant par certains analystes et environnementalistes. L’efficacité de l’accord fait débat. Les engagements actuels dans le cadre de l’accord de Paris sont insuffisants pour atteindre les objectifs de température fixés, même si les mécanismes de contributions déterminées au niveau national (CDN) et de bilan mondial permettent d’accroître les ambitions des pays. L’accord de Paris a aussi été utilisé avec succès dans le cadre de litiges sur le climat, obligeant des pays et une compagnie pétrolière à renforcer leur action en faveur du climat…

Lire la suite de cet article sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Paris_sur_le_climat

Pourquoi personne ne respecte les accords sur le climat ? – Publié le 24 mai 2023 à 11h54 par ‘lunion.fr’

Le réchauffement climatique se fait de plus en plus ressentir et si les pays font des annonces pour lutter contre l’inéluctable, ces dernières semblent bien faibles. Depuis dix ans, de nombreux accords ont été signés mais rien n’a vraiment bougé. On vous explique pourquoi.

Les signataires de l’Accord de Paris se congratulent en 2015.

Photo - Les signataires de l’Accord de Paris se congratulent en 2015. - AFP

Le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris est signé. Cet accord a pour objectif de lutter contre le réchauffement climatique et de limiter sa hausse autour de 1,5ºC. Et depuis ? Pas grand-chose. Les sommets internationaux et les COP se sont multipliés sans que rien ne changevraiment à part l’inquiétude des scientifiques, duGIECnotamment, et de la jeunesse.

Les rapports s’enchaînent, plus pessimistes les uns que les autres, mais les pays signataires se contentent d’annonces et de projets sans que rien ne voit concrètement le jour alors que la situation a dépassé le stade de l’urgence. Alors pourquoi personne ne respecte les accords pour le climat ?

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici. Consultez l’actualité en vidéo

Un manque de transparence globale

«  La réalité globale du réchauffement climatique s’impose (…) il faut donc se préparer concrètement à ses effets inévitables sur notre territoire et sur nos vies. » Cette phraseest celle du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu. Elle démontre parfaitement que les gouvernements ne sont plus dans l’idée de ralentir le plus possible le réchauffement climatique mais dans celle de vivre avec. Baissons les bras, il est inéluctable. La lutte contre le dérèglement climatique a donc été sacrifiée sur plusieurs autels.

Le premier est celui du manque de transparence. Dès la signature de l’Accord de Paris en 2015, plusieurs scientifiques jugeaientle texte opaque. « Les accords de Paris sur le climat étaient un pas dans la bonne direction pour la politique climatique internationale. Mais dans leur forme actuelle, ils sont au mieux inadéquats et au pire largement inefficace », résume Lewis Carl King, de l’institut de recherche ICTA en Espagne, coauteur d’une étude sur le sujet.

En effet, l’efficacité du texte est basée sur les promesses des signataires. Sauf que 80 % de ces promesses présentent des «  objectifs conditionnels ». C’est-à-dire des conditions pour pouvoir réaliser ces promesses. Le plus souvent ces demandes sont monétaires.

Consultez l’actualité en vidéo

L’économie au détriment de l’écologie

L’argent reste le nerf de la guerre et pour remplir les conditions des différents accords climatiques signés depuis 2015, il faut des fonds. Tout le monde est d’accord pour réduire les émissions à effets de serre mais personne ne veut payer pour cela. Ce fut d’ailleurs l’un des grands points de divergence lors de la COP27 en 2022. Les pays les plus pauvres voulaient une aide financièredes pays riches.

Ce sont également les accords monétaires qui retardent la luttecontre le réchauffement climatique. Au-delà de l’entente, chaque pays doit faire tourner son économie, grâce aux investissements et aux exportations. Les exportations qui polluent énormément puisque le transport reste la première source de gaz à effet de serre dans le monde.

Et la concurrence économiqueest rude dans une société mondialisée. Les États sont à la fois alliés et concurrents. Docteur Jekyll et Mister Hyde.

Le 8 novembre 2022, lors de la COP27, les dirigeants du monde entier se sont réunis une nouvelle fois et se sont mis d’accord sur une phrase : « Il est temps de tenir nos promesses ». C’est promesses là sont vitales et si normalement les promesses n’engagent que ceux qui les croient, celles-ci concernent le monde entier. Le temps n’est plus aux croyances ou aux promesses mais aux actes.

Sur le même sujet :

Canicules, pénuries d’eau, inondations : comment la France va s’adapter à un réchauffement de 4ºC en 2100 ?

Qu’est-ce qui pousse les scientifiques à devenir des militants pour le climat ?

Source : https://www.lunion.fr/id487341/article/2023-05-24/pourquoi-personne-ne-respecte-les-accords-sur-le-climat

Autres actualités sur ce sujet :

LeJDD - Accord de Paris sur le climat : la France est encore loin d’avoir atteint ses objectifs « Les gaz à effet de serre ont bien diminué de 2,5 % en 2022. Mais il faudrait les réduire deux fois plus vite pour respecter les engagements... » - 12 avr. 2023

Novethic COP28 : comment les pays se préparent au premier bilan mondial de l’Accord de Paris « Les représentants de près de 200 pays sont réunis jusqu’au 15 juin à Bonn, en Allemagne, pour préparer la COP28.. » - 12 juin 2023

Quelques vidéos sur des manifestations pour le climat :

Earth Hour 2023 - WWF France www.wwf.fr › agir-au-quotidien › earth-hour 1:00- Nous sommes donc confrontés à une double urgence : celle du changement climatique et celle de la perte de biodiversité. C’est dans ce contexte que le WWF ...- WWF France · WWF France · 5 avril 2023

Manifestations mondiales de jeunes pour le climat – Lumni - enseignants.lumni.fr › fiche-media › manifestations-mond... 1:40 - Le 20 septembre 2019, des manifestations de jeunes pour le climat ont lieu partout dans le ... 2022 ; Modifiée le : 29 juin 2023 ; Référence : 00000004922 ... - Lumni | Enseignement · Institut National de l’Audiovisuel · 25 janvier 2023

No Comment : nouvelle manifestation d’activistes allemands ... fr.euronews.com › video › 2023/04/20 › no-comment-no... 1:00Journée internationale des peuples autochtones (9 août 2023). ... No Comment : nouvelle manifestation d’activistes allemands pour le climat. - Euronews.com · 20 avril 2023

Climat : les activistes d’Extinction Rebellion suspendent leurs ... www.tf1info.fr › Environnement 0:39 -L’organisation britannique a annoncé renoncer en 2023 aux ... pour une grande manifestation contre l’inaction du gouvernement en avril. TF1 Info · Télévision Française 1 Info · 1er janvier 2023

Climat : en Europe, les manifestations se multiplient fr.euronews.com › video › 2023/05/23 › en-europe-les-m... - 1:20Une voiture brûlée dans la région de Bouira (Algérie), le 24 juillet 2023 En lecture Suivant. Algérie : la majorité des incendies éteints, encore ... - Euronews.com · 23 mai 2023

Earth Hour 2023 : le 25 mars, grande mobilisation citoyenne ... www.versaillesgrandparc.fr › actualites › detail › earth-ho... - 1:00ette grande manifestation organisée le dernier week-end de mars est ... urgence du changement climatique et de la perte de biodiversité. Versailles Grand Parc · WWF France · 12 mars 2023

Chalon-sur-Saône. Les lycéens mobilisés pour la défense du ... www.lejsl.com › environnement › 2023/03/10 › les-lycee... 0:22 -Ils sont environ 500 à participer à cette manifestation pour l’urgence climatique. Rédaction JSL avec Nathalie Magnien - 10 mars 2023 à ... - Le JSL · 10 mars 2023

Lyon : nouvelle manifestation pour le climat www.bfmtv.com › ... › Emissions - Lyon › Bonsoir Lyon https://www.bfmtv.com/lyon/replay-e...0:49Lyon : nouvelle manifestation pour le climat. Une nouvelle manifestation pour le climat à Lyon ce vendrediVoir plus. Le 10/03/2023 à 17:48 | Durée : 0:48. BFMTV · BFM Lyon · 10 mars 2023

mobilisez vous pour « Paris Marche pour le climat - Comité 21 www.comite21.org › comite21 › comite21-en-action 6:36 -Le 16 mars 2023, s’est tenu l’évènement bilan des Étapes régionales des ODD et sa mise en perspective avec la trajectoire de l’Agenda 2030.

{{}}

Journée mondiale de la Terre 2023 ce samedi : qui l’a créée ... - www.sudouest.fr › Environnement 2:04 -Climate change • Climate change refers to long-term shifts in temperatures and weather patterns, mainly caused by human activities, especially ... - Sud Ouest · Organisation des Nations Unies - ONU · 22 avril 2023

Retour au début du dossier


Introduction

Les observations météorologiques inédites des températures pour le mois de juillet 2023 posent un tas de difficultés immédiatement perceptibles dans la plupart des activités humaines, dans les milieux naturels et globalement pour la faune et la flore dont le blanchiment des coraux est un exemple flagrant…

Toutefois, certains pensent que, malgré un réchauffement moyen observé de +1,5° C en juillet 2023 - le seuil fixé dans le cadre de l’accord de Paris en 2015 - n’est pas forcément dépassé à ce moment, car l’évolution du climat – en particulier le réchauffement planétaire indiscutable – se produit sur le long terme, pendant plusieurs décennies consécutives…

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier


Sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier

§§§


  • Climat : juillet 2023 est le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre, selon Copernicus - De Victor Tribot Laspière - Mardi 8 août 2023 à 8:47 – Diffusé par France Bleu , France Bleu Auxerre , France Bleu Saint-Étienne Loire
    Le mois de juillet 2023 est le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre, confirme ce mardi Copernicus, le programme de l’UE chargé du climat. La température moyenne globale a atteint 16,9 degrés, contre 16,6 degrés en juillet 2019, précédent record.

Juillet 2023 est officiellement le mois le plus chaud jamais enregistré sur TerreAgrandir la photo - Juillet 2023 est officiellement le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre © AFP - Ozkan Bilgin / ANADOLU AGENCY

Ce record inquiétant était déjà pressenti par l’Organisation météorologique mondiale, il est confirmé ce mardi par Copernicus. Le programme de l’Union européenne, qui collecte et restitue des données climatiques, indique que juillet 2023 est le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre. Dans son dernier rapport, consulté par franceinfo et France Inter, Copernicus précise que la température moyenne globale atteint en juillet 2023 16,9 degrés, contre 16,6 degrés enregistrés en juillet 2019, précédent record.

Juillet 2023 a été par ailleurs ’0,72 degré plus chaud que la moyenne des mois de juillet entre 1991 et 2020’. La température moyenne du mois de juillet de cette année se situe 1,5 degré au-dessus du niveau préindustriel, ce qui était pourtant la limite fixée par les Accords de Paris.

2023, troisième année la plus chaude à ce jour

Pour Julien Nicolas, scientifique de l’observatoire Copernicus, interrogé par France Inter, cela montre que ’cette limite n’est pas quelque chose de distant dans le futur’. ’Nous avons atteint cette limite de façon provisoire, mais il faut bien réaliser que nous approchons des niveaux de réchauffement en-dessous desquels il faut absolument rester pour éviter les conséquences les plus extrêmes du réchauffement climatique’, explique-t-il à France Inter.

Toujours d’après le dernier rapport, ces vagues de chaleur ’ont touché plusieurs régions de l’hémisphère Nord, y compris le sud de l’Europe’. Et les experts d’ajouter : ’Des températures bien au-dessus de la moyenne se sont produites dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et autour d’une grande partie de l’Antarctique’. Pour l’instant, 2023 est la troisième année la plus chaude à ce jour.

La température de surface de la mer en surchauffe

Copernicus aborde également le sujet des températures maritimes. Dans son dernier bulletin, il est écrit que ’les températures moyennes mondiales à la surface de la mer ont continué d’augmenter, après une longue période de températures inhabituellement élevées depuis avril 2023, atteignant des niveaux records en juillet’. Pour l’ensemble du mois, ’les températures moyennes mondiales à la surface de la mer étaient supérieures de 0,51 degré à la moyenne établie entre 1991 et 2020’.

Pour rappel, le 4 août dernier, le programme européen affirmait que les océans avaient battu un nouveau record mondial de température en atteignant les 20,96 degrés. Julien Nicolas, scientifique de l’observatoire Copernicus, juge inquiétantes ces températures à la surface des océans car ’ils absorbent une grande partie du réchauffement lié aux émissions de gaz à effet de serre, lié aux activités humaines’. ’Avec des températures plus élevées, cette capacité d’absorber ces concentrations de gaz à effet de serre plus élevées va se réduire’, alerte l’expert.

À lire aussi :

Le 04/08/2023 Les océans ont battu un nouveau record mondial de température

Victor Tribot Laspière

Source : https://www.francebleu.fr/infos/environnement/climat-juillet-2023-est-le-mois-le-plus-chaud-jamais-enregistre-sur-terre-selon-copernicus-3974652

Retour au début du sommaire


  • Qu’est-ce qui cause les vagues de chaleur extrêmes de cet été 2023 ? - Traduction du 11 août 2023 par Jacques Hallard d’un article de Nikk Ogasa en date du 19 Juillet 2023 à 10h55, publié par ‘sciencenews.org’ sous le titre « What’s causing this summer’s extreme heat waves ?  » ; référence : https://www.sciencenews.org/article/summer-extreme-heat-waves-jet-stream

    A photo of a temperature board in Phoenix, Arizona showing 110 degrees and the time 1:22 p.m.Agrandir la photo

Les températures à Phoenix ont atteint plus de 43,3° Celsius (110° Fahrenheit) pendant 19 jours consécutifs, égalant une série record de 1974, avec 9 jours consécutifs de températures ne descendant pas en dessous de 32,3° C (90°F). Brandon Cloche / Getty Images

Les journées canines de l’été sont à nos portes. Des vagues de chaleur brutales rôtissent des régions du monde entier, battant des records avec une sévérité implacable.

Dans le sud-ouest des États-Unis et le nord du Mexique, une chaleur dévastatrice brûle la région depuis des semaines. Pendant 19 jours consécutifs et en comptant, les températures à Phoenix ont atteint plus de 43,3 ° Celsius (110 ° Fahrenheit), dépassant une série record de 1974. La ville texane d’El Paso a connu une période sans précédent de 33 jours consécutifs de températures atteignant plus de 37,8° C (100 ° F), et cette séquence ne devrait que se poursuivre. Et juste après minuit le 17 juillet, Death Valley, Californie., peut avoir étouffé sous la température la plus élevée jamais enregistrée à ce moment-là : 48,9° C (120° F).

La Chine subit également des chaleurs extrêmes depuis des semaines. Le 16 juillet, le canton de Sanbao a battu non seulement le record national avec une température de 52,2 ° C (126 ° F), mais aussi le record de la température la plus élevée au-dessus de 40 lattitude Nord. Pendant ce temps, le sud de l’Europe en est à sa deuxième vague de chaleur en une semaine, Rome enregistrant un nouveau record absolu de 42,9° C (109,2° F) le 18 juillet tandis qu’une ville de Catalogne, en Espagne, a établi un nouveau record pour la région, 45,3° C (113,5° F).

Qu’est-ce que concocte ces épisodes de chaleur extrême ? C’est en partie parce que le monde a été exceptionnellement chaud cette année, grâce à l’aggravation du changement climatique d’origine humaine avec un phénomène climatique naturel appelé El Niño, dont l’influence est connue pour réchauffer temporairement notre planète (SN : 7/13/23).

Mais ce n’est pas seulement que la Terre est une cuisinière plus chaude ; les cuisiniers ont été occupés. Les courants-jets, de puissants rubans de vent qui contrôlent une grande partie de la météo de la planète, ont serpenté et se sont coincés, retenant des renflements d’air chaud sur de nombreuses parties de la Terre. Bien que cela ne soit pas inhabituel, certains scientifiques ont suggéré que le changement climatique pourrait modifier la dynamique des vents consécutifs.

Voici ce que nous savons sur l’impact du changement climatique sur la chaleur extrême et sur la façon dont ces événements potentiellement dangereux se produisent.

Les vagues de chaleur extrêmes sont de plus en plus probables

Commençons par cette cuisinière chaude. Les humains réchauffent la planète depuis des décennies en émettant des gaz à effet de serre qui réchauffent le climat dans l’atmosphère. Cela a rendu les vagues de chaleur extrêmes plus courantes, selon de nombreux chercheurs.

Depuis 2004, les scientifiques ont mené des études d’attribution pour estimer dans quelle mesure le changement climatique peut avoir influencé la probabilité et la gravité d’un épisode spécifique de conditions météorologiques extrêmes. Ces études simulent essentiellement le monde avec et sans changement climatique pour comparer la fréquence à laquelle certains types d’événements météorologiques extrêmes se produisent.

Les travaux de la ‘’World Weather Attribution initiative ont indiqué à plusieurs reprises que le changement climatique a rendu les événements météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur plus probables et plus graves (SN : 4/11/22 ; SN : 7/7/21).

Un rapport de mai a conclu qu’une vague de chaleur d’avril en Asie du Sud — au cours de laquelle des endroits en Thaïlande et au Laos ont établi de nouveaux records de température nationaux de 45.4° C et 42.9° C, respectivement — était au moins 30 fois plus probable en raison du changement climatique.

Une autre étude a suggéré qu’une vague de chaleur différente en Afrique du Nord et en Europe du sud-Ouest, qui soumettait certaines régions à des températures supérieures de 20 degrés Celsius à la normale en avril, était au moins 100 fois plus probable en raison du changement climatique.

Le changement climatique pousse les vagues de chaleur en général à avoir des températures plus élevées, mais cela a un impact particulièrement fort sur la fréquence des événements les plus extrêmes, explique le scientifique atmosphérique Noboru Nakamura de l’Université de Chicago.

“Ce qui était autrefois une fois tous les 1.000 ans pourrait maintenant se produire tous les 20 ans”, dit-il. ’C’est encore un événement rare, mais ... vous pouvez réellement le ressentir dans notre vie quotidienne.”

Comment se forment les vagues de chaleur

Qu’est-ce qui atise réellement ces brûlures estivales et pourquoi seules certaines régions sont grillées ?

La réponse se trouve à environ 8 à 14 kilomètres de haut dans le ciel. Là, les courants-jets circulent à environ 177 kilomètres à l’heure en moyenne, bien qu’ils puissent atteindre des vitesses de plus de 400 kilomètres à l’heure — plus vite qu’un train à grande vitesse Shinkansen.

Ces vents puissants contrôlent une grande partie des conditions météorologiques de la Terre en transportant des systèmes à haute et basse pression dans le monde entier.

Les courants-jets se développent là où de grandes masses d’air avec des températures différentes se rencontrent, s’écoulant plus rapidement là où le contraste de température est plus fort. Lorsque les courants-jets soufflent fort, ils ont tendance à s’orienter plus parallèlement à l’équateur, explique la scientifique atmosphérique Jennifer Francis du ‘Woodwell Climate Research Center’ à Falmouth, Massachusetts. ’Mais lorsque ces vents s’affaiblissent ... alors nous avons tendance à voir le courant-jet emprunter ces méandres plus grands.”

Lorsque le courant-jet serpente, il forme de larges vagues, avec des crêtes et des creux qui atteignent le nord et le sud sur des centaines de kilomètres. Les courants-jets dans les hémisphères nord et sud ondulent généralement davantage pendant leurs étés respectifs. En raison de l’inclinaison axiale de la Terre, les régions polaires reçoivent plus de lumière solaire réchauffant pendant leurs étés, affaiblissant leur contraste de température avec les tropiques. À mesure que les vagues s’amplifient, les systèmes de haute et basse pression dans les crêtes et les creux empiètent plus au nord et au sud. Parfois, ces systèmes de pression restent bloqués à un endroit pendant des jours, voire des semaines, ce qui fait que le temps persiste dans une région.

Lorsqu’un système à haute pression est bloqué sur une zone, il pousse l’air vers la surface, comprimant et réchauffant l’air. La haute pression repousse également les nuages, dégageant le ciel pour que le soleil brûlant puisse s’abattre sans relâche. Ces facteurs se combinent pour produire un dôme de chaleur, un phénomène qui brûle et assèche souvent les paysages.

Agrandir l’illustration

Les courants-jets sont principalement des courants de vent à grande vitesse (représentés en rouge et violet) qui circulent souvent aux altitudes auxquelles les avions de passagers sont fréquents. Lorsque les courants forment de larges crêtes et creux (celui illustré sur l’est des États-Unis), les vents peuvent faiblir (les vents lents sont indiqués en vert). Les systèmes tourbillonnants à haute pression (celui illustré au-dessus du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique) peuvent rester bloqués au-dessus de certaines zones, générant une chaleur persistante. La ville de Phoenix est indiquée par le point vert. Ce graphique montre l’activité du courant-jet le 18 juillet. N. Ogasa, C. Beccario/École des sciences de la terre.net Source : GFS / NCEP / NOAA

Une exception est lorsque des dômes thermiques se forment près des côtes, comme celui qui s’est formé près de la côte américaine du golfe du Mexique. Étant donné que l’air plus chaud peut transporter plus d’humidité, les dômes chauffants près de l’océan peuvent créer un temps à la fois chaud et humide, une combinaison potentiellement mortelle pour les humains (SN : 7/27/22).

C’est un peu un mystère pourquoi les systèmes de pression se bloquent, dit Nakamura, ce qui rend le phénomène difficile à prévoir. Cela peut se produire lorsque les courants-jets deviennent particulièrement ondulés, lui et un collègue ont rapporté en 2018 dans Science. Les vagues peuvent se coincer comme des voitures dans un embouteillage, provoquant le ralenti du temps sur place.

Mais cette explication est théorique, et plus de preuves sont nécessaires pour la valider, dit Nakamura. Jusque-là, dit-il, la mécanique sous-jacente de ces embouteillages restera insaisissable.

L’avenir incertain des courants-jets

Un problème connexe, mais également non résolu, est de savoir comment le changement climatique pourrait affecter la danse des courants-jets à l’avenir. En 2012, Francis et un collègue ont proposé que le changement climatique pourrait rendre les vents puissants plus bancaux.

” L’Arctique se réchauffe environ quatre fois plus vite que le globe dans son ensemble’, explique Francis. ’Cela signifie que la différence de température nord-sud est de plus en plus faible.” En conséquence, les courants-jets peuvent devenir plus instables, dit-elle, et plus enclins à serpenter.

Mais cela reste “une hypothèse très contestée”, dit Nakamura, soulignant que certaines simulations climatiques ont suggéré que dans l’hémisphère Nord, le courant-jet pourrait en fait devenir moins ondulé. ” Il n’y a pas de consensus largement accepté à ce sujet’, dit Nakamura.

Même si le sort des courants-jets reste en suspens, une chose semble claire : les vagues de chaleur extrêmes ne vont nulle part.

Citations

M. Zachariah et al. Extreme humid heat in South Asia in April 2023, largely driven by climate change, detrimental to vulnerable and disadvantaged communities. World Weather Attribution. Published online May 17, 2023. doi : 10.25561/104092.

S. Philip et al. Extreme April heat in Spain, Portugal, Morocco & Algeria almost impossible without climate change. World Weather Attribution. Published online May 5, 2023. doi : 10.25561/103833.

N. Nakamura and C.S.Y. Huang. Atmospheric blocking as a traffic jam in the jet stream. Science. Vol. 361, May 24, 2018. doi : 10.1126/science.aat0721.

J.A. Francis and S.J. Vavrus. Evidence linking Arctic amplification to extreme weather in mid-latitudes. Geophysical Research Letters. Vol. 39, March 28, 2012. doi : 10.1029/2012GL051000.

World Weather Attribution. WWA analyses of extreme weather events.

Carbon Brief. Attributing extreme weather to climate change.

Nikk Ogasa

About Nikk Ogasa E-mailTwitter- Nikk Ogasa is a staff writer who focuses on the physical sciences for Science News. He has a master’s degree in geology from McGill University, and a master’s degree in science communication from the University of California, Santa Cruz.

À propos de Nikk Ogasa - Nikk Ogasa est un rédacteur spécialisé dans les sciences physiques pour Science News. Il est titulaire d’une maîtrise en géologie de l’Université McGill et d’une maîtrise en communication scientifique de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Cet article a été soutenu par des lecteurs comme vous. Notre mission est de fournir au public des informations scientifiques précises et attrayantes. Cette mission n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui. En tant qu’organisme d’information à but non lucratif, nous ne pouvons pas le faire sans vous. Votre soutien nous permet de maintenir notre contenu gratuit et accessible à la prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs. Investissez dans un journalisme scientifique de qualité en faisant un don aujourd’hui. Faire un don > Donate Now

https://www.sciencenews.org/wp-content/uploads/2022/11/cards-330x66.png

Science News

‘Science News’ a été fondé en 1921 en tant que source indépendante et à but non lucratif d’informations précises sur les dernières nouvelles de la science, de la médecine et de la technologie. Aujourd’hui, notre mission reste la même : donner aux gens les moyens d’évaluer les nouvelles et le monde qui les entoure. Science News est publié par la Society for Science, une organisation à but non lucratif (501(c)(3)) dédiée à l’engagement du public dans la recherche et l’éducation scientifiques (EIN 53-0196483) ContactAbout the Society.. – Adresse : 1719 N Street, N.W., Washington, D.C. 20036 202.785.2255 - © Society for Science & the Public 2000–2023. All rights reserved.

Science News Vector Logo - (.SVG + .PNG) - GetVectorLogo.Com

Source : https://www.sciencenews.org/article/summer-extreme-heat-waves-jet-stream

Retour au début du sommaire

Bas du formulaire


  • La chaleur extrême de l’océan au large de la Floride a diminué, mais pour la vie marine, le danger demeure : les coraux ont reçu trop de chaleur trop tôt en été, selon des chercheurs - Traduction du 10 août 2023 et ajout de compléments - par Jacques Hallard d’un article de Carolyn Gramling en date du 09/08/2023, publié par ‘sciencenews.org’ sous le titre « Extreme ocean heat off Florida has ebbed. But for marine life, the danger remains  » ; référence : https://www.sciencenews.org/article/extreme-ocean-heat-florida-climate-change

    A sea turtle swims past clumps of elkhorn coral that have been bleached to a bright white color by environmental stress.Agrandir l’image

Une tortue de mer nage devant des touffes de corail en corne d’élan qui ont été blanchies (couleur blanche brillante) par le stress environnemental à Alligator Reef dans les Keys de Floride le 24 juillet 2023. Carolyn Cole / Le Journal de Los Angeles via Getty Images

[Addenda - Les Keys de Floride sont un archipel d’îles tropicales s’étendant sur environ 190 km au large de la pointe sud de l’État de Floride (États-Unis), entre l’océan Atlantique et le golfe du Mexique. Il s’agit d’une destination prisée pour la pêche, le bateau, ainsi que la plongée libre et autonome. La ville la plus au sud de l’archipel, ‘Key West’, est réputée pour les nombreux bars de Duval Street, la célébration du coucher de soleil de Mallory Square et la maison transformée en musée d’Ernest Hemingway. Google

]

carte des keys de floride

Carte des îles au sud de la Floride, les Keys dont la plus célèbre est Key West à l’extrémité sud –Source

Fin juillet 2023, une violente vague de chaleur océanique a fait grimper les températures dans les eaux côtières de la Floride à des sommets sans précédent. Une bouée flottant dans la baie peu profonde et trouble de Manatee a enregistré une mesure de 38,3 degrés Celsius (101 degrés Fahrenheit). C’est peut-être la température la plus élevée jamais enregistrée dans l’océan. Une semaine plus tard, cette poussée de chaleur océanique avait reflué. Mais les habitants du sud de la Floride sont toujours dans l’eau chaude.

Le problème n’est pas seulement que la bouée de la baie des Lamantins a enregistré des températures scandaleusement élevées au niveau du spa–en fait, “proches de la limite des températures du spa” — pendant plusieurs jours d’affilée, explique Benjamin Kirtman, climatologue à la ‘Rosenstiel School of Marine, Atmospheric and Earth Science’ de l’Université de Miami.

Et ce n’est pas seulement que les températures de l’eau aient été brutalement chaudes en juin et juillet dans l’océan Atlantique Nord, mais elles sont liées à des températures incroyablement élevées sur terre. Cet été, l’indice de chaleur de Miami, une mesure de la température et de l’humidité de l’air, a grimpé à un record de près de deux mois, atteignant un indice de chaleur quotidien de 38° C (100° F).

Ce n’est même pas que de telles vagues de chaleur océaniques deviennent la nouvelle norme, car les bouffées de chaleur culminent de plus en plus fréquemment au sommet du réchauffement de base de l’océan mondial en raison du changement climatique (SN : 2/1/22).

Les eaux de la Floride ont peut-être atteint un niveau record, mais juillet 2023 a vu des vagues de chaleur océaniques généralisées dans le monde entier, de l’océan Atlantique Nord au Pacifique équatorial oriental en passant par le sud de l’océan Indien.

” Les océans mondiaux se sont tellement réchauffés ... que nous assistons à une augmentation sans précédent dans le domaine des instruments modernes, et peut-être au cours des 125.000 dernières années’, déclare Kirtman. C’est vraiment remarquable ; bien au-delà des limites de tout ce que ces coraux ont connu“.

En Floride, les températures des eaux côtières sont revenues à un niveau estival normal pour le moment. Mais le danger reste aigu pour de nombreux êtres vivants de l’océan, des coraux aux poissons, explique Andrew Baker, biologiste corallien également à la Rosenstiel School de l’Université de Miami.

La baie trouble des Lamantins, tourbillonnante de sédiments, n’abrite pas de coraux — mais la température de l’eau dans les récifs autour des Florida Keys était encore “incroyablement chaude”, atteignant peut-être jusqu’à 36° C (96° F), dit Baker.

Alors que les températures étouffantes de la mer ont culminé en juillet 2023, la ‘Coral Restoration Foundation’, une organisation à but non lucratif de conservation marine basée à Key Largo, en Floride, trouvé 100 pour cent de mortalité corallienne sur un site : à Sombrero Reef au large de Key West. Là, la chaleur avait fait blanchir les coraux.

Les coraux peuvent survivre quelques jours à des températures très élevées, mais trop de temps passé dans de l’eau extrêmement chaude peut les tuer. Ce stress thermique accumulé est mesuré par les scientifiques coralliens en ’semaines de température en degrés cumulés’, ou ECS, une mesure à la fois de l’intensité et de la durée de la chaleur ressentie par les coraux au cours des 12 semaines précédentes.

Un blanchissement important des coraux commence à se produire à 4 semaines d’ESC ; à 8 semaines d’ESC, les coraux subissent un blanchissement sévère et généralisé et une mortalité importante est se produit. Le stress thermique accumulé sur les coraux du récif Sombrero dans les Keys de Floride (illustré) culmine généralement en août et septembre (lignes grises). Mais le stress thermique croissant sur les coraux en 2023 (ligne rouge) est sans précédent dans les enregistrements disponibles remontant à 1985.

Le blanchiment se produit lorsque les algues symbiotiques des coraux, principale source de leur nourriture, fuient, laissant les coraux incolores et essentiellement affamés. Les coraux peuvent se remettre du blanchissement, mais si les événements sont trop graves ou trop fréquents, ils peuvent tuer des récifs entiers. Les archives de la ‘National Oceanic and Atmospheric Administration’ [NOAA] des États-Unis montrent que la charge de chaleur sur les coraux à l’échelle mondiale augmente depuis les années 1980 (SN : 1/4/18).

Même avec le retour aux températures estivales typiques de l’eau au large des côtes de la Floride, les impacts de la vague de chaleur de juillet 2023 sur les coraux de la région persisteront. C’est parce que les coraux ont une limite à la quantité de chaleur accumulée qu’ils peuvent tolérer avant le blanchiment. Et avec cette vague de chaleur, les coraux ont déjà reçu beaucoup trop de chaleur beaucoup trop tôt en été, selon les chercheurs.

Les enregistrements de la NOAA provenant de sites des Florida Keys racontent chacun la même histoire inquiétante — que ce qui s’est passé en 2023 jusqu’à présent est “bien en dehors des limites de tout ce que ces coraux ont connu”, dit Baker. Et les coraux doivent encore faire face à deux mois supplémentaires d’eau toujours très chaude, en août et septembre.

Pendant ce temps, les scientifiques se précipitent pour sauver les coraux qui poussent dans les pépinières des Keys, en les amenant dans des laboratoires à terre, loin des eaux côtières surchauffées. Les coraux cultivés font partie d’un effort de dix ans visant à protéger les deux espèces de récifs les plus importantes de la région, le corail corne de cerf et corne d’élan, de la menace toujours imminente du blanchiment.

Les jeunes coraux de la taille d’un doigt de la main sont disposés sur un filet à mailles au sommet d’un tube en PVC.

Young finger to hand-sized corals sit on a mesh netting atop PVC tubing.Agrandit l’image - Les membres de la ‘Coral Restoration Foundation’ ont récupéré ces jeunes coraux à cornes de cerf dans une pépinière océanique pour garantir leur survie après que la température de l’eau ait atteint 36° Celsius (96° Fahrenheit).Carolyn Cole / Le Journal de Los Angeles via Getty Images

Les coraux naissants de la taille d’un doigt de la main sont cultivés dans les eaux côtières au sommet de tubes en PVC et sont finalement destinés à être plantés dans des récifs. Alors que la température de l’eau augmentait, les chercheurs se sont dépêchés de collecter les coraux cultivés avant leur frai prévu début août.

Les scientifiques craignaient que “le stress thermique soit trop important pour ces bébés coraux” et qu’ils ne puissent pas frayer du tout, dit Baker. Heureusement, certains des coraux à corne de cerf ont été sauvés : ils sont maintenant installés dans le laboratoire et ils ont réussi à frayer le 3 août, libérant des nuages d’œufs et de sperme dans l’eau. La question est de savoir si le sperme fécondera les ovules : cela reste incertain, mais Baker et ses collègues sont prudemment optimistes.

Il n’y a pas que les coraux qui sont en difficulté

L’eau surchauffée est également une mauvaise nouvelle pour tout, des éponges aux herbes marines en passant par les poissons. ” De nombreuses études montrent que les espèces subissant des vagues de chaleur océaniques migrent [vers des eaux plus froides]’, explique Regina Rodrigues, océanographe physique à l’Université fédérale de Santa Catarina au Brésil (SN : 8/10/20). Mais dans les régions tropicales comme les Caraïbes et le golfe du Mexique, où les eaux plus fraîches sont extrêmement éloignées, “cette communauté n’a nulle part où aller.”

Ce manque d’accès à une voie d’évacuation vers des eaux plus froides explique pourquoi les espèces océaniques à sang froid de la région, y compris les poissons, peuvent être encore plus vulnérables au réchauffement que leurs homologues terrestres. En moyenne, les ectothermes océaniques passent plus de temps près des limites supérieures de la température corporelle que les ectothermes terrestres, comme l’écologiste marin Malin Pinsky de l’Université Rutgers au Nouveau-Brunswick, New Jersey, et ses collègues l’ont rapporté en 2019.

Ensuite, il y a l’anoxie. Lorsque l’eau se réchauffe, elle libère de l’oxygène, comme des bulles s’échappant d’une casserole en ébullition sur la cuisinière, laissant moins d’oxygène disponible pour la vie marine. De telles eaux anoxiques amplifiées par la chaleur ont été associées à une augmentation de la mortalité des herbiers marins ainsi qu’à la mortalité des poissons. En juin 2023, par exemple, des milliers de poissons tués par un événement à faible teneur en oxygène se sont échoués sur la côte du golfe du Texas, juste au sud de Houston.

[Addenda – Anoxie - Dans le domaine biologique, l’anoxie est une diminution de la quantité de dioxygène disponible pour les tissus de l’organisme.

Médecine - Dans la majorité des cas, elle est en rapport avec une charge insuffisante du sang en dioxygène (anoxémie). En règle générale, on parle d’anoxie lorsque la pression partielle de dioxygène dans le sang est inférieure à 0,2 bar. Dans ce cas, il y a souffrance tissulaire, notamment du muscle cardiaque et du cerveau. L’anoxie peut exister sans anoxémie. La charge en dioxygène du sang est alors normale, mais un processus pathologique (par exemple une intoxication aux cyanures) empêche l’utilisation de ce dioxygène par les cellules.

Pathologies - Certains individus (environ 1⁄125) présentent des « crises anoxiques ». Elles consistent en une chute très importante, mais momentanée, de la tension. Certains cas conduisent même à un arrêt total de la circulation sanguine. La population la plus à risque sont les enfants de 6 mois à 2 ans, mais les adolescents et jeunes adultes peuvent également être concernés. Les crises sont en général provoquées par un stress quelconque (peur, anxiété, froid, chaud, douleur…). Les symptômes sont tout d’abord une myorelaxation, le corps pâlit, se raidit et finit par convulser. Au bout de quelques secondes, la circulation sanguine se rétablit sans séquelles apparentes. Les crises ont tendance à s’espacer avec l’âge.

Végétaux - Chez les végétaux, elle est provoquée par une anoxie du sol, ou de l’eau environnante dans le cas des végétaux aquatiques. Elle déclenche notamment, chez les végétaux supérieurs, la production d’une hormone de stress, l’acide abscissique1… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anoxie_(biologie) ]

Suite de l’article traduit

Les herbes marines de Floride sont en chute libre depuis des années, avec des milliers d’hectares d’ herbiers marins anéantis par l’anoxie ainsi que par la pollution par les nutriments, ce qui peut entraîner des proliférations d’algues nocives qui bloquent la lumière pour les plantes sous-marines. La perte de ces écosystèmes d’herbes marines a été mortelle pour les lamantins et autres créatures qui dépendent des herbes pour se nourrir.

« C’est juste dingue comme il fait chaud » !

Ce qui motive les températures brutales de l’océan est encore incertain — mais le changement climatique causé par l’homme est indéniablement au cœur, disent les chercheurs. ’Quatre-vingt-treize pour cent de l’excès de chaleur dans l’atmosphère est absorbé par l’océan”, explique Rodrigues. Cela a augmenté la température moyenne des eaux océaniques’, et une fois la température moyenne augmentée, les extrêmes sont plus faciles à atteindre.”

D’autres facteurs jouent probablement également un rôle, notamment l’apparition cette année du modèle climatique mondial connu sous le nom d’Oscillation australe El Niño (SN : 7/13/23). La phase El Niño de ce modèle climatique a tendance à augmenter la température moyenne mondiale, et El Niño de cette année se veut “fort”, dit Kirtman.

[Voir aussi ceci : ’Semaine du 7 au 10 juillet 2023 : la plus chaude jamais enregistrée - El Niño et le changement climatique sont à l’origine des températures sans précédent et pourquoi nous continuons à battre des records’ par Nikk Ogasa - Traduction & Compléments de Jacques Hallard samedi 15 juillet 2023, par Ogasa Nikk- ISIAS Climat El Niño La Niña]

’Certainement, l’une des questions qui se pose est de savoir dans quelle mesure [la chaleur] est une variabilité naturelle interne et dans quelle mesure le changement climatique augmente”, dit-il.

Les extrêmes locaux — comme le spa temporaire de Manatee Bay — peuvent également être influencés par des facteurs tels que la faible profondeur de l’eau et des eaux plus troubles et moins réfléchissantes absorbant plus de chaleur.

Mais, dit Kirtman, les océans mondiaux se sont tellement réchauffés qu’El Niño ou les eaux chargées de sédiments ne peuvent à elles seules expliquer ce qui se passe. ’C’est tellement fou, tellement dingue. « C’est juste dingue comme il fait chaud ! »

Citations

NOAA Physical Sciences Laboratory. Marine heatwave forecast monthly report. July 2023.

M.L. Pinsky et al. Greater vulnerability to warming of marine versus terrestrial ectotherms. Nature. Vol. 569, April 24, 2019, p. 108. doi : 10.1038/s41586-019-1132-4.

Carolyn Gramling

About Carolyn Gramling E-mailTwitter- Carolyn Gramling is the earth & climate writer. She has bachelor’s degrees in geology and European history and a Ph.D. in marine geochemistry from MIT and the Woods Hole Oceanographic Institution.

Cet article a été soutenu par des lecteurs comme vous. Notre mission est de fournir au public des informations scientifiques précises et attrayantes. Cette mission n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui. En tant qu’organisme d’information à but non lucratif, nous ne pouvons pas le faire sans vous. Votre soutien nous permet de maintenir notre contenu gratuit et accessible à la prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs. Investissez dans un journalisme scientifique de qualité en faisant un don aujourd’hui. Faire un don > Donate Now

https://www.sciencenews.org/wp-content/uploads/2022/11/cards-330x66.png

Science News

‘Science News’ a été fondé en 1921 en tant que source indépendante et à but non lucratif d’informations précises sur les dernières nouvelles de la science, de la médecine et de la technologie. Aujourd’hui, notre mission reste la même : donner aux gens les moyens d’évaluer les nouvelles et le monde qui les entoure. Science News est publié par la Society for Science, une organisation à but non lucratif (501(c)(3)) dédiée à l’engagement du public dans la recherche et l’éducation scientifiques (EIN 53-0196483) ContactAbout the Society.. – Adresse : 1719 N Street, N.W., Washington, D.C. 20036 202.785.2255 - © Society for Science & the Public 2000–2023. All rights reserved.

Science News Vector Logo - (.SVG + .PNG) - GetVectorLogo.Com

Source de l’article traduit : https://www.sciencenews.org/article/extreme-ocean-heat-florida-climate-change

Retour au début du sommaire


  • Climat : malgré un réchauffement de +1,5 °C en juillet 2023, le seuil de l’accord de Paris est-il dépassé ? Pas forcément : l’évolution du climat s’observe sur des décennies, et non sur des mesures mensuelles - L’accord de Paris est envisagé sur le long terme - 20 Minutes avec AFP - Publié le 10/08/23 à 12h11 — Mis à jour le 10/08/23 à 13h09
    Dans cette photo du 12 décembre 2015, de gauche à droite, la chef des Nations Unies pour le climat, Christiana Figueres, l’ancien secrétaire des Nations Unies, le général Ban Ki-moon, le ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21 Laurent Fabius et le président français François Hollande applaudissent après l’accord conclu lors de la conférence finale de la COP21. — Francois Mori/AP/SIPA

Le seuil de l’accord de Paris a-t-il été franchi ? Non, pas forcément. Même si la température moyenne mondiale a été en juillet environ 1,5 °C plus élevée que pendant l’ère préindustrielle, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Parisn’a pas forcément été atteinte, ce dernier se référant à l’évolution du climatsur des décennies.

« On estime que le mois (de juillet 2023) a été environ 1,5 °C plus chaud que la moyenne pour 1850-1900 », avait constaté Copernicus dans son dernier bulletin,qui confirme que juillet 2023 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre.

Un seuil déjà dépassé ponctuellement

Ce n’est cependant pas la première fois que ce seuil est atteint ou dépassé ponctuellement. En décembre 2015, au moment même où les pays du monde entier se réunissaient pour accoucher de l’accord de Paris, le monde a connu pendant quelques jours des moyennes supérieures de 1,5 °C au-dessus des niveaux de l’ère préindustrielle. Le phénomène cyclique El Niño, qui tend à augmenter les températures, était alors proche de son pic.

Le seuil a aussi été atteint ou dépassé pendant l’hiver ou le début du printemps en 2016, 2020 et déjà plus tôt dans l’année 2023. Les prochaines années promettent aussi d’atteindre des records sous l’effet combiné des gaz à effet de serre générés par l’activité humaine et du phénomène El Niño, qui est en train de faire son retour.

Des calculs étalés « sur des périodes de 20 ou 30 ans »

L’accord de Paris signé en 2015 vise à maintenir « l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts « pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels », avant que l’utilisation massive des énergies fossiles ne réchauffe fortement le climat.

Mais on ne peut pas conclure des épisodes récents que cette limite la plus ambitieuse a déjà été atteinte. « Il faut souligner que les limites de 1,5 °C et 2 °C fixées dans l’accord de Paris sont des limites pour la température moyenne de la planète sur des périodes de 20 ou 30 ans, qui sont habituellement utilisées pour définir le climat », rappelle Copernicus.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime pour sa part qu’il y a une probabilité de 66 % que la température mondiale moyenne annuelle dépasse temporairement de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels pendant au moins une année entre 2023 et 2027.

« Cela ne veut pas dire que dans les cinq prochaines années, nous dépasserions le niveau de 1,5 °C spécifié dans l’accord de Paris, car cet accord fait référence à un réchauffement à long terme sur de nombreuses années », a aussi précisé début juillet Chris Hewitt, responsable des services climatologiques auprès de l’OMM. « Toutefois, il s’agit d’un nouveau signal d’alarme », a-t-il estimé.

Autres informations :

Planète Comment le mois de juillet 2023 a cassé les compteurs en cinq chiffres

Planète Réchauffement climatique : Juillet 2023 a largement battu le record du mois le plus chaud sur Terre, de 0,33 °C

Mots clefs : Réchauffement climatique Canicule Climat Planète Accord de Paris El Nino Changement climatique

Plus d’actu

Source : https://www.20minutes.fr/planete/rechauffement-climatique/4048624-20230810-climat-malgre-rechauffement-1-5-juillet-seuil-accord-paris-depasse

Retour au début du sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du dossier



Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 11/08/2023

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Juillet 2023 Accord de Paris 2015.5.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

http://yonnelautre.fr/local/cache-vignettes/L160xH109/arton1769-a3646.jpg?1510324931

— -

Portfolio