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"Datant du début de notre ère, des bas-reliefs près de la ville Lianyungang dans la province du Jiangsu, indiqueraient-ils que l’Evangile serait parvenue par Saint Thomas jusqu’en Chine dès l’origine du christianisme ? – Controverses" par Jacques Hallard

dimanche 6 août 2023, par Hallard Jacques



ISIAS Histoire Chine Saint Thomas

Datant du début de notre ère, des bas-reliefs près de la ville Lianyungang dans la province du Jiangsu, indiqueraient-ils que l’Evangile serait parvenue par Saint Thomas jusqu’en Chine dès l’origine du christianisme ? – Controverses

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 06/08/2023

Plan du document : Préambule En bref et en images  Introduction Sommaire


Préambule

Ce dossier est le résultat d’une recherche documentaire relative à la « Chapelle Saint-Thomas à Mollégès, commune des Bouches-du-Rhône 13, construite vers 960 dans un style roman simple et qui possédait, à l’origine, un autel romain à la gloire de la Terre et de sa fertilité. C’est autour d’elle que s’organise la première agglomération mollégeoise, constituée principalement de cabanes de bergers. Elle se trouve aujourd’hui dans l’enceinte du cimetière… »

https://image.ville-data.com/molleges-chapelle-saint-thomas-1.jpg© Chapelle Saint-Thomas à Mollégès 13 Bouches-du-Rhône

Source : https://ville-data.com/que-faire/visite-culturelle/Chapelle-Saint-Thomas/Molleges/13-24609-13064

Voir également : « Découverte de la Chapelle Saint-Thomas  » - Ville de Mollégès Facebook https://www.facebook.com › ... › Vidéo 2:02 - Découverte de la Chapelle Saint-Thomas et de son histoire. Merci à Annie Mary et Hervé Lançon pour ces images ! - Facebook Ville de Mollégès 24 septembre 2020

Pour en savoir plus sur la commune de Mollégès > https://fr.wikipedia.org/wiki/Moll%C3%A9g%C3%A8s

La chapelle en question est dédiée à Thomas « un Juif de Galilée et l’un des douze apôtres de Jésus. Son nom figure dans les listes d’apôtres des trois évangiles synoptiques et du livre des Actes des Apôtres. L’évangile selon Jean lui donne une place particulière… » Wikipédia - Thomas est réputé pour avoir évangélisé lors d’un périple à travers le Proche-Orient et jusque dans le sud de l’Inde où il est considéré comme le fondateur de l’Église indienne : « Les premières communautés chrétiennes auraient été fondées il y a près de 2.000 ans et elles auraient donné naissance à l’Église de Malabar (première Église chrétienne). Selon une ancienne et solide tradition, la première évangélisation fut l’œuvre de Thomas l’incrédule, l’un des douze apôtres du Christ. Son tombeau, non formellement identifié, se trouve dans la basilique Saint-Thomas de Mylapore, à Chennai (Inde)… Wikipédia - Le passage de Thomas en Chine a par contre donné naissance à des divergences marquées au cours des dernières décennies : toute cela laisse encore place à de futures controverses ….

Suggestion de lecture : Controverses en sciences sociales - Un ouvrage dirigé par Yves Gingras analyse des cas de désaccords en sciences humaines et sociales. Par Claude Gauvreau - 22 septembre 2014 à 16 h 09 - Mis à jour le 23 septembre 2014 à 16 h 09 : Source : https://actualites.uqam.ca/2014/controverses-en-sciences-sociales/

https://actualites.uqam.ca/wp-content/uploads/2022/01/controverses.jpg

Ce dossier regroupe des articles sélectionnés sur la base d’une recherche documentaire qui vise à apporter des éléments d’explications et de confrontation à partir de deux versions historiques :

  • D’une part, la version de chercheurs chinois qui relatent le site archéologique de Kongwangshan, situé près de la ville de Lianyungang dans la province chinoise du Jiangsu [voir le repérage en annexes] ; en 1980, les autorités nationales chinoises y ont identifié et confirmé que des statues sur pierres (bas-reliefs) étaient typiques d’un contenu bouddhiste de la dynastie des Han de l’Est (25 à 220 de notre ère), ainsi que des motifs du taoïsme qui est bien antérieur : « Le taoïsme est l’un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme et il se fonde sur l’existence d’un principe à l’origine de toute chose, appelé « Tao »… Wikipédia
    Le taoïsme (chinois : 道教 ; pinyin : dàojiào ; litt. « enseignement de la voie ».) est un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme, et se fonde sur l’existence d’un principe à l’origine de toute chose, appelé « Tao ». Plongeant ses racines dans la culture ancienne, ce courant se fonde sur des textes, dont le Dao de jing de Lao Tseu, le Lie Tseu et le Zhuāngzǐ de Tchouang Tseu, et s’exprime par des pratiques qui influencèrent de façon significative tout l’Extrême-Orient, et même l’Occident depuis le XXe siècle. Il apporte entre autres : une mystique1 quiétiste, reprise par le bouddhisme chán (ancêtre du zen japonais) ; une éthique libertaire qui inspira notamment la littérature ; un sens des équilibres yin yang poursuivi par la médecine chinoise ; un naturalisme1 visible dans la calligraphie et l’art… - Wikipédia

Le confucianisme, Rújiā « école des lettrés » puis Rúxué « enseignement des lettrés », est l’une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques et dans une moindre mesure religieuses de Chine. Elle s’est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l’œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi, « Maître Kong » 孔夫子 (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius. … Wikipédia

Le bouddhisme est une religion et une philosophie dont les origines se situent en Inde aux VIe – Ve siècles av. J.-C. à la suite de l’éveil de Siddhartha Gautama à Bodhgaya dans le Bihar et de la diffusion de son enseignement. Les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme sont particulières : bien que le bouddhisme soit souvent perçu comme une religion sans dieu créateurn 1, cette notion étant absente de la plupart des formes du bouddhismen 2, la vénération et le culte du Bouddha historique Siddhartha Gautama en tant que bhagavat jouent un rôle important dans le Theravāda tout comme dans le Mahāyāna, qui voient en ce personnage un être éveillé doté d’un triple corpsn 3. Le bouddhisme, à travers ses différentes écoles, présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de rituels religieux (prières, offrandes), de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la bodhi, « l’éveil ». À l’instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l’origine une tradition shramana, et non brahmanique comme l’est l’hindouismen 4… - Wikipédia

  • D’autre part, une version d’auteurs français – encore discutée par certaines personnalités - dont Anne Cheng – version selon laquelle la présence de signes araméens sur la montagne signifierait notamment, que , serait arrivé par la mer à Kongwangshan, où il aurait contribué à l’évangélisation en Chine de 64 à 68 ou même 87 de notre ère, avant de retourner en Inde ! L’essentiel de cette thèse émane de Pierre Perrier « né le 30 juin 1935, qui est connu à la fois pour ses travaux dans l’aéronautique [Dassault Aviation] et pour ses recherches sur la transmission des évangiles…
    Rappel : Anne Cheng-Wang, née le 11 juillet 1955 à Paris, est une universitaire et sinologue française. Depuis 2008, elle est titulaire de la chaire « Histoire intellectuelle de la Chine » du Collège de France.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/00/Anne_Cheng_Mollat.png/260px-Anne_Cheng_Mollat.pngPhoto : Anne Cheng en 2021. Wikipédia

A ce stade, on peut aussi se référer à ces documents émanant du : Cours 13 déc 2018 - 11:00 - 12:00 - Anne Cheng : Universalité, mondialité, cosmopolitisme (Chine, Japon, Inde) (suite et fin) (4)– Sources :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/universalite-mondialite-cosmopolitisme-chine-japon-inde-suite-et-fin/universalite-mondialite-cosmopolitisme-chine-japon-inde-suite-et-fin-4-0

Et aussi du jour précédent ceci : https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/universalite-mondialite-cosmopolitisme-chine-japon-inde-suite-et-fin/universalite-mondialite-cosmopolitisme-chine-japon-inde-suite-et-fin-3-0

L’araméen « est une langue qui appartient à la famille des langues chamito-sémitiques (ou langues afro-asiatiques). Son nom vient d’Aram2, une très ancienne région du centre de la Syrie… - il est l’ancêtre des alphabets hébreu et arabe, ainsi que de l’alphabet kharoshthi dans le nord-ouest de l’Inde, et peut-être l’alphabet brahmi. C’était l’une des langues quotidiennes en Judée pendant la période du Second Temple de Jérusalem (539 av. J.-C. – 70 apr. J.-C.), donc la langue parlée par Jésus-Christ4,5… - L’araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines Églises orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aram%C3%A9en

NB. Le présent dossier ici est à rapprocher d’une série à retrouver sur ISIAS : Voies d’échanges entre civilisations, à consulter à partir de ce site : ’Rappels de la civilisation arabo-musulmane, religion des frontières et des échanges jusqu’en Asie du Sud-Est et la zone Indo-Pacifique, de nos jours dans l’ombre de la Chine’ par Jacques Hallard- 21 juillet 2023 - Partie 3

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En bref et en images

https://corneliuspomponiuspisces.files.wordpress.com/2021/12/cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpeg?w=750&h=312&crop=1

Agrandir l’image > In « Chine : les roches sculptées de Kong Wang Shan ont-elles une origine chrétienne ?  » - 3 décembre 2021 – Source : https://corneliuspomponiuspisces.wordpress.com/2021/12/03/chine-les-roches-sculptees-de-kong-wang-shan-ont-elles-une-origine-chretienne/

Agrandir l’image > Un relevé topographie des bas-reliefs et statues sur la falaise montagneuse de Kongwangshan, près de la ville de Lianyungang dans la province chinoise du Jiangsu - Origine : 连云港市文保所冒高温赴孔望山摩崖造像拓片 - 江苏文明网 > 连云港 – Référence : http://www.jswmw.com/9659/201508/t2310193.shtml - Voir les détails dans ce dossier

Agrandir la photo d‘origine  : 港城遗迹—比莫高窟还早200年的孔望山“摩崖石刻“ 2016-02-27 山海石城写生基地 (Les vestiges près de la ville portuaire de Lianyungang en Chine : les ’sculptures en pierre sur la falaise’ [bas-reliefs] de la montagne Kongwang, qui sont 200 ans plus anciennes que les grottes de Mogao - 2016-02-27) - Source : https://freewechat.com/a/MzAxOTIxMjc4NA==/402523441/2 - Voir les détails dans ce dossier

Kong Wang Shan Archives - Liturgia

Agrandir l’image > Extraits d’un texte de Henri de Villiers du 18 octobre 2014 : « En 64, Thomas s’embarque pour la Chine qu’il évangélise jusqu’en 68 avant de revenir aux Indes… - « des études récentes d’un [bas-relief] groupe sculpté en Chine (la frise de Kong Wang Shan, dans le port de Lianyungang où Thomas aurait pu débarquer) tendent à montrer qu’elles pourraient décrire l’arrivée de Thomas en Chine. D’autres sculptures funéraires de style mésopotamien et manifestement d’inspiration bibliques datées de l’an 86 ont été retrouvées en Chine… » - Source : https://schola-sainte-cecile.com/tag/kong-wang-shan/ - Voir les détails dans ce dossier

Qui était l’apôtre Thomas ?

Agrandir la photo  : vue partielle du tableau « Saint Thomas par Georges de La Tour  », issue de « Qui était l’apôtre Thomas ? – Par Sophie de Villeneuve, le 12/06/2013 à 11:14 - Modifié le 03/07/2023 à 10:38 – Extrait : « Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fit partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est ’l’un des Douze’ comme le précise saint Jean. Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère… » - Source : https://www.la-croix.com/Definitions/Bible/Saint-Thomas-apotre/Qui-etait-l-apotre-Thomas

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Introduction

Les documents finalement retenus et repris pour ce dossier sont classés en deux rubriques :

Rubrique A – Documents chinois traduit à la suite en français : l’un est daté de 2015 et porte sur un relevé topographie des bas-reliefs et statues de Kongwangshan, l’autre de 2016 approfondit les datations des vestiges - les ’sculptures en pierre sur la falaise’ - situés près de la ville portuaire de Lianyungang. Un troisième document de Baïdu, à visée touristique et historique a aussi été traduit – « Baidu est une entreprise Internet chinoise. Son moteur de recherche en chinois peut chercher du texte et des images. En juin 2013, c’était le site le plus consulté de Chine et, en 2019, c’était le 3ème site le plus consulté sur Internet… Wikipédia

Rubrique B – Documents français

Tout d’abord un article sur Thomas (apôtre) rédigé par Wikipédia et un autre sur l’hagionyme de Saint Thomas qui fait ressortir tous les autres saints postérieurs à l’apôtre Thomas…

Suivent des textes essentiellement d’origine catholique sur la putative évangélisation de Saint Thomas en Chine… dont des vidéos : l’une de Pierre Perrier (« scientifique connu à la fois pour ses travaux dans l’aéronautique et pour ses recherches sur la transmission des évangiles) », vidéo sur Saint Thomas en Chine de l’an 65 à 69, et une autre sur une Conférence de Francis Lapierre (« un diacre permanent du diocèse de Nanterre, en mission à N.-D. de Pentecôte, l’église du quartier d’affaires de la Défense »… « En retraite à Rueil-Malmaison depuis le 1er septembre 2018 » ; source) : il tente de répondre avec ses arguments à la question suivante : « Saint Thomas est-il allé jusqu’en Chine ? »…

D’autres documents, textes et vidéos, résultat de la recherche documentaire sur le sujet, ont été ajouté dans l’ordre de leur sélection, afin d’approfondir les arguments avancés et les méthodes historiques et techniques de la démonstration graphique des auteurs…

Pour terminer, figure une Annexe sur laville chinoise Lianyungang 连云港et laprovince du Jiangsuselon Wikipédia

L’ensemble des documents sélectionnés est décrit avec les accès numériques dans le sommaire ci-après

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Sommaire


Rubrique A – Documents de Chine

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Rubrique A – Documents de Chine


  • L’Institut de conservation culturelle de la ville de Lianyungang a bravé la chaleur pour se rendre à la falaise montagneuse de Kongwangshan pour y effectuer un relevé topographie des bas-reliefs et statues - 2015-08-06 10:42:00 Origine : réseau de la civilisation de la ville de Lianyungang, dans la Province du Jiangsu – Traduction du 31 juillet 2023 par Jacques Hallard d’un texte complet intitulé : 连云港市文保所冒高温赴孔望山摩崖造像拓片 - 苏文明网 > 连云港 > 正文 - Référence : http://www.jswmw.com/9659/201508/t2310193.shtml
    为全面做好我市各级文物保护单位的安全巡视,逐步完善四有档案中各类石刻拓片的整理,8月5日,市重点文物保护研究所所长高伟、副所长谢云峰,工作人员祝景强、石峰、刘阳一行5人前往海州孔望山摩崖造像,开展例行的拓片工作。 

Afin de faire un bon travail à tous les niveaux des unités de protection des reliques culturelles de la patrouille de sécurité de la ville, et d’améliorer progressivement les quatre archives de divers types de topographie de sculpture sur pierre, le 5 août, le directeur de l’institut de protection des reliques culturelles clés de la ville Gao Wei, le directeur adjoint de Xie Yunfeng, le personnel Zhu Jingqiang, Shifeng, Liu Yang et son entourage de cinq personnes pour aller aux bas-reliefs et statues sur la colline de Kongwangshan à Haizhou, pour effectuer le travail de routine de la topographie.

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En raison des températures élevées que notre ville a connues récemment, le personnel de la ville, chargé du patrimoine culturel, s’est rassemblé à six heures du matin dans la montagne pour commencer les travaux de topographie afin d’éviter les heures d’ouverture dues aux températures élevées.

Mesures, découpage du papier et travail sur papier avec encrage, tout le travail s’est déroulé en bon ordre : jusqu’à neuf heures du matin, les travaux de topographie se sont poursuivis. Cette fois-ci, huit personnes au total ont découvert avec succès toutes sortes de topographies et ils ont mené à bien les tâches assignées.

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Les statues de la falaise de la montagne Kongwang sont situées dans la ville de Lianyungang, dans le district de Haizhou, Quyang, dans le village de la montagne Kongwang, … à l’ouest du pied sud.

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Conformément à la situation naturelle de la roche, les statues sont sculptées à l’est et à l’ouest sur une longueur de 17 mètres et à une hauteur de 8 mètres, sur la paroi de la falaise. L’ensemble des pétroglyphes représente un total de 105 statues de personnages caractéristiques.

Dans les années 1980, l’enquête avait confirmé qu’il s’agissait de l’une des premières découvertes chinoises de la fin de la dynastie des Han de l’Est, contenant des statues bouddhistes et taoïstes, plus que les grottes de Mogao de Dunhuang 200 ans plus tôt, qui sont connues par les historiens comme les ’falaises du premier Bouddha de Kyushu’.

En janvier 1988, le Conseil d’État avait annoncé que les statues des falaises de Kongwangshan constituaient le troisième lot d’unités nationales de protection des reliques culturelles essentielles. Les statues des falaises de Kongwangshan ont été classées comme unité de protection des vestiges culturels clés au niveau national.

Source de l’article traduit : http://www.jswmw.com/9659/201508/t2310193.shtml

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  • Les vestiges près de la ville portuaire de Lianyungang : les ’sculptures en pierre sur la falaise’ de la montagne Kongwang, qui sont 200 ans plus anciennes que les grottes de Mogao - 2016-02-27 - Traduction du 31 juillet 2023 par Jacques Hallard d’un article intitulé 港城遗迹—比莫高窟还早200年的孔望山“摩崖石刻“ 2016-02-27 山海石城写生基地 - Référence : https://freewechat.com/a/MzAxOTIxMjc4NA==/402523441/2
    Des sculptures en pierre de falaise de montagne de Kongwang sont situées dans la ville de Lianyungang. Il s’agit d’un groupe de statues bouddhistes datant de la fin de la dynastie des Han de l’Est vers 170 après JC. Ce sont les premières statues bouddhistes de falaise découvertes jusqu’à présent dans notre pays.

Il y a environ 105 statues de dieux de différentes tailles sculptées dans les falaises de la montagne Kongwang, qui ont été désignées comme unité nationale de protection des reliques culturelles clés par le Conseil d’État.

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En entrant dans la région pittoresque de la montagne de Kongwang, les sculptures en pierre de falaise et les sculptures en pierre sont exposées devant vous. Sur une falaise jaune ocre aux hauteurs inégales, plus de 100 portraits de tailles et de formes différentes sont gravés en fonction de la montagne. Leur contenu est raconté par des histoires taoïstes et bouddhistes.

Bien que ces personnages aient connu plus de 1.000 ans de lutte contre le vent et la pluie, ils sont toujours réalistes et brillent sur les murs de pierre. Les experts estiment que les sculptures en pierre de la falaise de Kongwangshan sont les premières statues bouddhistes de falaise découvertes à ce jour dans notre pays.

En 1980, ils ont été identifiés par les autorités nationales et ont confirmé qu’il s’agissait d’une statue de contenu bouddhiste de la dynastie des Han de l’Est. Il est 200 ans plus tôt que les grottes de Mogao à Dunhuang et a été inclus dans le “Volume de la Chine” de la ’Série des Monuments mondiaux’. Dans le passé, on croyait que le bouddhisme s’était répandu d’ouest en est, et la découverte des statues de falaise de la montagne Kongwang a sans aucun doute remis en question la conclusion traditionnelle. C’est un trésor dans l’histoire du bouddhisme et des beaux-arts de mon pays, et c’est aussi l’un des monuments les plus précieux de la ville de Lianyungang.

Les statues de falaise de la montagne Kongwang sont toutes rassemblées dans le coin sud-ouest de la montagne, et elles sont en relief sur les roches.

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L’image mesure 17 mètres de long d’est en ouest et 9 mètres de haut ; il y a environ 105 statues de différentes tailles gravées, la plus grande mesure 1,5 mètre de haut.54 mètres, le plus petit ne mesure que 10 centimètres. La statue de Bouddha de la falaise mesure environ 129 mètres de haut et son contenu est divisé en histoires bouddhistes, histoires de vie bouddhistes et histoires de vie laïque.

La technique de sculpture et de ciselage de la statue présente les caractéristiques distinctives de la pierre du portrait Han. La sculpture en taille-douce, la sculpture en ligne convexe, la sculpture en bas-relief, le haut relief, le relief du corps entier, la sculpture en ligne yin et d’autres techniques de sculpture et de ciselage ont été pleinement utilisés et utilisées dans les statues. It se compose d’une image de banquet, d’une image de Di Arhat, ainsi que d’une image bouddhiste du nirvana, d’une image de sacrifice de tigre et d’une statue de Bouddha, d’un disciple de bodhisattva, d’un lux et d’une personne de soutien pour former l’image entière. Au total, 10 statues de différentes formes du corps ont été sculptées. Divisé en 13 groupes, il est sculpté sur une falaise de 17 mètres de long d’est en ouest et de 8 mètres de haut.

La plus grande image mesure 1,5 mètre de haut.54 mètres, la plus petite tête ne mesure que 10 cm. Le sujet du groupe de statues a toujours été interprété différemment.

Certaines personnes pensent qu’il s’agit d’une “relique d’anciens Sages”, la dynastie Qing ’Jiaqing Haizhou Zhili Zhouzhi’ pense qu’il s’agit d’une “statue de falaise des Sages”, les “Œuvres complètes de Portraits de la dynastie Han” pensent qu’il s’agit de “personnel vivant”, et d’autres pensent que ce sont des “gens de la classe savante et des samouraïs”, ou ’des gens exploités pour le plaisir.’

En 1980, Shi Shuqing, chercheur au Musée d’histoire chinoise, a souligné pour la première fois qu’il y avait un contenu bouddhiste. En résumé, il y a environ trois aspects : * premièrement, le groupe de statues bouddhistes … il y a des petits pains très charnus, du Dingguang, des fleurs de lotus, le sceau de l’intrépidité, le nœud et la chute, etc…, et il y a une photo du prince Satana sacrifiant sa vie pour nourrir le tigre qui montre l’histoire de la vie du Bouddha. Il y a des ’dictons’ et ’nirvana’ qui expriment l’histoire du bouddhisme. Il y a une seule statue debout, une statue assise, une statue de bodhisattva, une statue de disciple, une figure de lumière et un portrait de soutien de Hu Ren.

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Ce sont les caractéristiques des statues bouddhistes.

  • Le second aspect est la statue du taoïsme. Les trois statues frontales qui existent indépendamment sont situées au point le plus élevé du groupe de statues. Ce sont les plus grandes statues de la falaise. Leurs vêtements sont les mêmes que les costumes laïques courants de la dynastie Han. Certaines statues ont des paramètres tels que ’rosette’,” brûleur d’encens ’ et ’bol de lampe’. C’est le reflet spécifique du taoïsme dans la statue.
  • Le troisième aspect est la peinture profane. C’est-à-dire le “culte” et le “banquet’ communs dans les pierres de portrait Han.
    Il existe deux formes de techniques de sculpture pour les groupes de statues. L’une consiste à graver directement l’image sur la roche de la montagne ; l’autre consiste à la représenter dans un bouchon rectangulaire. L’utilisation des techniques traditionnelles de sculpture de portraits Han pour exprimer des thèmes bouddhistes étrangers est une caractéristique de l’ère des statues de falaise de la montagne Kongwang.

Plus précisément, quatre types de gravure yin sur une seule ligne, de gravure sur ligne plane, de bas-relief et de haut-relief sont utilisés. Fondamentalement, la gravure en ligne plane est la principale, représentant environ 80% de l’ensemble des bas-reliefs ….

Pour l’ère de la fabrication de statues, certaines personnes pensent que c’est la fin de la dynastie des Han de l’Est. Certains pensent que du point de vue du corps principal de la statue, elle peut être considérée comme une relique de la dynastie des Han de l’Est. Selon la ’Stèle du temple Donghai’ de la première année de l’empereur Jinping Ling de la dynastie des Han de l’Est (172) incluse dans ’l’interprétation officielle’ de Hong Shi, il y a deux statues enchâssées dans le temple Donghai Jun, l’une dans l’auditorium du temple et l’autre dans l’autel à l’extérieur du temple.

L’ère des statues sur les falaises de la montagne Kongwang était avant et après. D’autres avancent l’idée que l’âge de la statue de Kong Wangshan devrait être “après Jin et Wei, avant Yuan et Wei”. En outre, certaines personnes pensent que l’ère des statues peut être aussi tardive que la dynastie Liu Song des dynasties du Nord et du Sud, ou même la dynastie Tang.

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Il y a aussi deux opinions différentes sur la route de la montagne Kongwang à Lianyungang, le descendant de l’art bouddhiste.

La première, la Route de la Soie maritime et la deuxième, la Route de la Soie terrestre reliant les régions occidentales au continent s’est progressivement étendue vers l’est. Les statues de Kong Wang Shan sont meilleures que les personnages…

Dans le passé, il était unanimement admis chez nous et à l’étranger que le bouddhisme venait de l’Occident vers l’Orient. La découverte des statues bouddhistes de la falaise de Kong Wang Shan équivaut à l’émergence d’une voie antérieure du travail missionnaire oriental, qui remet en question certaines conclusions de l’histoire du bouddhisme.

Zhao Puchu, président de l’Association bouddhiste chinoise, après avoir vu les relevés en 1981, il a immédiatement écrit avec enthousiasme une inscription pour cela : La Route de la soie maritime s’est ouverte tôt, et il y a une falaise entre la littérature et l’histoire. Est-il possible que Kong ait regardé la statue de la montagne et ait vu le cheval blanc des sables mouvants….

De 2000 à 2003, afin d’étudier de manière approfondie et approfondie les anciennes reliques culturelles de Kongwangshan, y compris les statues des falaises, une équipe archéologique conjointe composée du Musée d’Histoire chinoise, du Musée de Nanjing, du Musée de la ville de Lianyungang et du Bureau de gestion culturelle a mené une enquête à grande échelle et excavation des ruines de Kongwangshan.

Les résultats ont en outre confirmé que les statues de falaise appartiennent aux statues du bouddhisme et du taoïsme, et il y a de nouvelles et importantes découvertes, telles que le site de fondation du bâtiment avant les statues et les reliques architecturales associées, qui enrichissent la profonde connotation culturelle des ruines de la montagne de Kongwang en tant que lieu de culte et d’activités religieuses au début de la Chine.

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Source du texte traduit : https://freewechat.com/a/MzAxOTIxMjc4NA==/402523441/2

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  • La Montagne de Kongwang située à l’est de l’ancienne municipalité de Haizhou, ville de Lianyungang, province du Jiangsu – Traduction partielle du 1er août 2023 par Jacques Hallard avec des extraits d’un article intitulé 孔望山----位于江苏省连云港市海州古城 diffusé par Baïdu – Référence pour consulter les images d’accompagnement non reproduites dans cette traduction du chinois : https://baike.baidu.com/item/%E5%AD%94%E6%9C%9B%E5%B1%B1/1231225
    La montagne Kongwang est un site pittoresque national de niveau 4A : elle est devenue une étrange montagne millénaire dans l’histoire de la culture chinoise à cause de l’ascension de Confucius (Maître Kong) d’où il aurait observé la mer… - Elle mesure 800 mètres de long d’est en ouest, 300 mètres de large du nord au sud et elle est située à 123 mètres d’altitude.

La légende raconte que Confucius a escaladé cette montagne pour regarder la mer de Chine Orientale, d’où le nom de montagne Kongwang. Considérée comme La soixante et onzième terre sacrée du Taoïsme au temps de la dynastie Tang, cette montagne s’appelait la montagne Longxing, et sous la dynastie Song du Sud, elle était également connue sous le nom de Zhanwang Mountain. Elle est connue pour son riche fondement culturel et elle est un site pittoresque national et une unité nationale de protection des vestiges culturels clés… - C’est une zone touristique pittoresque de niveau national AAAA. [6]

Situation géographique - No. 198, route du sud de Yanhe, secteur de Haizhou, ville de Lianyungang, province de Jiangsu

Conditions climatiques : climat humide de mousson - Heures d’ouverture : toute l’année 07:30-18 : 00 - Prix du billet : 40,00 yuans - Surface au sol : 73 hectares

Attractions célèbres :

Pavillon Kongwang, Pavillon Wanghai, Longdong, Couvent de Longdong, Pierre de d’Éléphant, Sculptures sur roches des statues sur la falaise, sculpture sur roche du crapaud, et Temple Donghai - Temps de visite recommandé : 3-4 heures - Meilleur moment d’avril à octobre…

Origine

En ce qui concerne l’ascension de Confucius et son regard porté sur la mer, il existe un folklore intéressant : lorsque Confucius est arrivé au royaume de Tangzi, il prévoyait de diffuser la ’musique rituelle’ au peuple Dongyi, c’est-à-dire la connaissance de la politesse. A cette époque, la montagne Kongwang était entourée par la mer. Confucius a grimpé sur la montagne Kongwang et a vu d’innombrables crabes des marées sur la plage en bas de la montagne, balançant constamment leurs grosses pattes en rampant. Confucius fut très surpris, pensant que ces crabes lui faisaient signe. Il se retourna et dit aux disciples autour de lui : « même les crabes ici savent être polis. Que puis-je dire d’autre ? » - Confucius se leva et quitta la montagne, laissant Kong Wangshan derrière lui. Dans la montagne Kongwang d’aujourd’hui, il y a le pavillon Kongwang au nord de la montagne et Haiting au sud ; le Couvent de Longdong et Longdong à l’est ; la pierre de l’éléphant au milieu ; et les sculptures en pierre : les statues de la falaise de la dynastie Han au pied ouest sont particulièrement célèbres. Toute la montagne a de beaux paysages et des sites historiques. C’est une zone touristique pittoresque célèbre dans la ville de Lianyungang.

La montagne Kongwang est composée de granite et de gneiss qui ont une histoire géologique de 1,8 milliard d’années. La montagne Kongwang contient de riches connotations historiques et culturelles et elle est admirée par les touristes de tous les horizons. Il y a plus de 2.500 ans, cet endroit appartenait à la frontière des temps anciens, et la célèbre histoire de “Confucius demandant au fonctionnaire” dans l’histoire chinoise s’est produite ici. À l’époque, Confucius a un jour interrogé Tanzi sur le système officiel de position sur cette montagne. Aujourd’hui, en son honneur, une statue de “Confucius Regardant la mer ’ a été érigée au sommet de la montagne… - La légende raconte que Confucius a escaladé cette montagne et a regardé la mer de Chine orientale, d’où son nom.

La montagne Kongwang est une collection de références en sciences humaines. Il existe de nombreuses reliques religieuses représentées par les premières sculptures bouddhistes sur les pierres de falaise de la fin de la dynastie des Han de l’Est en Chine. Il y a là le Couvent de Longdong, un temple bouddhiste fondé sous la dynastie Tang, anciennement connu sous le nom de temple de Longxing, et de nombreuses reliques taoïstes telles que ’Chenglupan’ et des sculptures sur pierres… - Il y a l’ancienne ville de la dynastie Song, qui a vu l’ancien Lianyungang comme la principale forteresse militaire …et les ’sculptures en pierres du Couvent de Longdong’, laissées par un grand nombre de fonctionnaires locaux, de lettrés et d’encreurs qui ont visité et profité pour en faire tour. It mérite d’être reconnu comme un domaine spirituel du bouddhisme et du taoïsme.

Sites religieux

Les statues sculptées dans la pierre des falaises de la montagne Kongwang sont situées sur les falaises à l’extrémité ouest du pied sud de la montagne Kongwang. Ils sont répartis sur une portée de 18 mètres de long d’est en ouest et d’environ 8 mètres de hauteur. .

Il existe trois types de statues de groupe : les statues en relief, les statues linéaires dans de petites niches et des socles et des bols de lampes qui sont attachés aux statues en relief. Il y a un total de 89 statues en relief, dont 4 figures taoïstes en costume Han, à savoir Lao Tseu et ses dépendants, Guan Ling Yin Xi et l’Empereur Jaune. Il y a un total de 85 statues de personnages bouddhistes, principalement des écritures et des histoires bouddhistes. Le noyau est la ’Figure du Nirvana’ située dans la partie inférieure du centre de la statue. Il se compose d’un total de 46 chiffres. La figure centrale est une statue allongée en haut relief de Shakyamuni.

En plus des reliques religieuses du groupe de statues, Kong Wangshan a également découvert d’autres reliques similaires, ainsi que le taoïsme et le bouddhisme. Non loin du côté sud-est du groupe de statues, il y a un grand éléphant de pierre de la dynastie Han. Il est fort et épais, avec un air doux et apprivoisé …. avec une cloche pied sculptée au pied … et un serviteur avec un long crochet à la main.

Apprivoiser les éléphants domestiques avec des crochets était une technique courante sous la dynastie Han, tandis qu’apprivoiser les éléphants avec des crochets et des éléphants était courant dans les classiques et activités bouddhistes. Sous les quatre pattes de l’éléphant de pierre, un Yanglian est sculpté, ce qui montre la nature du thème bouddhiste de l’éléphant de pierre.

Plus au sud, se trouve le crapaud de pierre de la dynastie Han. Pendant la période des Royaumes combattants, les dynasties Qin et Han, jusqu’aux dynasties Wei et Jin, les crapauds étaient considérés comme un fétiche par les gens. C’étaient des choses de bon augure pour éloigner les soldats, supprimer le mal, promouvoir la vie et dominer la richesse.

Pour les personnes ayant des croyances surnaturelles en des dieux, tant qu’elles sont exemptes de catastrophes et sacrées, il n’y a aucune différence entre Bouddha, Dieu, le taoïsme et … le crapaud.

En termes de contenu religieux, les ruines de la montagne Kongwang ont un élément et une atmosphère taoïstes forts. En plus du contenu taoïste susmentionné, dès 1984, feu M. Ding Yizhen a découvert deux reliques taoïstes de la dynastie des Han de l’Est aux dynasties Wei et Jin, au sommet du sommet principal de la montagne Kongwang lors d’une étude archéologique.

[Voir A General Introduction to the Cliff Statues of Mount Kongwang - In : Buddhism - Author : Yucheng Wen - Pages : 143–179 - DOI : https://doi.org/10.1163/9789047427971_010 - Source : https://brill.com/display/book/edcoll/9789047427971/B9789047427971_010.xml

…/… En bref, d’après l’environnement géographique naturel, les facteurs culturels, les documents historiques et les découvertes archéologiques, le ’temple de Donghai’, un vestige important du taoïsme primitif, devrait se trouver dans les ruines de Kongwang Mountain. Ilt montre que la région de Lianyungang devrait être le centre d’activité du taoïsme dans la zone côtière de la dynastie des Han de l’Est.

Les reliques religieuses représentées par les statues des falaises de la montagne Kongwang coexistent avec le taoïsme et le bouddhisme, et la prospérité du taoïsme est conforme à la réalité historique de la localisation du bouddhisme en Chine.

En tant que religion indigène, le taoïsme accorde une attention particulière à l’étude de l’alchimie et de l’immortalité, et poursuit la voie de l’immortalité et de la plume dans immortality. Pendant les dynasties Qin et Han, il y avait un marché parmi les gens ordinaires de l’empereur…

L’école taoïste Huang Laozhi est devenue une fois l’idéologie directrice fondamentale de la gouvernance du pays au début de la dynastie des Han occidentaux ; A la fin de la dynastie des Han de l’Est, Zhang Jiao a utilisé Taiping Dao pour lancer un soulèvement de Turban jaune à grande échelle.

Le bouddhisme a été introduit en Chine à la fin de la dynastie des Han occidentaux. Il faut un processus à long terme pour qu’une culture exotique gagne la reconnaissance et le statut auprès des gens. Le bouddhisme, comme le taoïsme, a une belle description du sanctuaire des immortels, le moyen de se débarrasser des ennuis de la vie, de devenir immortel et de devenir un Bouddha, et plus pratique est la fonction réaliste de prier pour les bénédictions et les secours en cas de catastrophe.

Un tel point commun, couplé au fait que la conscience des sectes au début de la Chine n’était pas si forte, il est à la fois normal et inévitable que le bouddhisme et le taoïsme coexistent en parallèle, voire coexistent dans un lieu de croyance religieuse.

Liu Ying, le roi de Chu dans la dynastie des Han de l’Est (dont le roi était dans la région du comté de Pi adjacente à la ville de Lianyungang), selon les archives historiques orthodoxes, était à la fois ’heureux Huanglao (taoïsme), a appris à être un Bouddha (Bouddhisme), et jeûné et sacrifié’, indépendamment du bouddhisme et du taoïsme, l’intégrité est primordiale ! Le célèbre érudit Chen Yinke a dit un jour que le bouddhisme était originaire de la zone côtière, et Tang Yotong a également souligné que le bouddhisme de la dynastie des Han de l’Est était attaché au taoïsme et existait.Les sculptures religieuses en pierre sur les falaises de la montagne Kongwang fournissent des données empiriques à cet égard.

La découverte des thèmes et du contenu bouddhistes dans les dynasties du Milieu et des Han des sculptures sur falaise de la montagne Kongwang à Lianyungang a poussé les sculptures sur pierre bouddhistes des falaises chinoises pendant des siècles, plus de 200 ans plus tôt que les célèbres grottes de Mogao à Dunhuang, et il est connu comme le “Premier Bouddha de falaise à Kyushu.”

Sa découverte pose des problèmes difficiles pour de nombreux aspects de l’histoire bouddhiste traditionnelle chinoise, de l’histoire de l’art et de l’histoire des relations sino-étrangères. La vision traditionnelle est que le bouddhisme chinois a été introduit en Chine par l’Occident par la “route de la soie terrestre”, puis s’est étendu à d’autres endroits.

Cependant, pourquoi cette statue de falaise bouddhiste primitive de Kong Wangshan n’est-elle pas apparue dans les régions du centre et de l’ouest où la culture bouddhiste a été plus développée en premier ? Certaines personnes pensent que cela est étroitement lié à la forte atmosphère religieuse dans la région de Xuhuai pendant la dynastie des Han de l’Est et à la technologie de sculpture sur pierre des portraits Han développée sous la dynastie Han de Lunan et du nord du Jiangsu.

Certaines personnes pensent également qu’en plus de la Route terrestre de la Soie, la propagation du bouddhisme par la mer ne peut être exclue. Lianyungang, la fin de la “Route de la Soie terrestre’, a également la ’Route de la Soie Maritime’ comme point de départ. Il a également importé le bouddhisme indien, a atterri et s’est épanoui, et a donné naissance au thème des statues bouddhistes sur les falaises de Kongwang Mountain.

Mr. Zhao Puchu, président de l’Association bouddhiste chinoise, a déclaré dans un poème intitulé après avoir vu la statue de Kong Wang de la falaise Han dans le Shandong : “La Route de la Soie maritime a ouvert tôt, et il n’y a aucune preuve de la falaise dans la littérature et l’histoire. Peut-être que Kong a regardé la mer depuis la montagne et qu’il a vu le ‘cheval blanc’ [l’écume blanche ?] des sables mouvants’.

[Addenda - Zhao Puchu (chinois, 1907–2000) - Zhao Puchu (chinois, né le 5 novembre 1907 à Anhui – décédé le 21 mai 2000 à Pékin), personnalité politique et religieuse, activiste social, est un calligraphe célèbre pour sa promotion de la tolérance religieuse et du progrès culturel en Chine. Zhao étudie d’abord à l’université puis apprend la doctrine bouddhiste par lui-même. Durant la Guerre sino-japonaise, il se rend à Shanghai pour participer à des œuvres de charité. En 1945, Zhao fonde la ‘China Association for Promoting Democracy’ (CAPD), aux côtés de Ma Xulun, Xu Guangping et Lei Jieqiong. Après la création de la République Populaire de Chine en 1949, Zhao s’investit dans les cercles politiques et sociaux et dirige un certain nombre de bureaux. Il est à la fois secrétaire de la Chinese Writers’ Association, vice-président de l’association pour l’amitié sino-japonaise, président de l’association bouddhiste chinoise, président honoraire de la Croix Rouge en Chine et vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois. Zhao reçoit le prix de l’association bouddhiste évangéliste japonaise pour ses efforts de promotion de la paix et du bouddhisme. L’université japonaise du bouddhisme lui remet un doctorat honorifique et il est également le lauréat du prix international de la paix en 1985. Doué pour la poésie classique et la calligraphie, Zhao publie deux collections de poèmes A Collection of Drops of Water (Dishui ji) et A Collection of Stone Pieces (Pianshi ji). Il s’éteint à Pékin à l’âge de 92 ans. Source : http://www.artnet.fr/artistes/zhao-puchu/biographie ].

Suite de l’article traduit

Bien que des recherches approfondies soient encore en cours, seuls l’époque confirmée et le contenu bouddhiste auquel elle appartient, signifient la réécriture de l’histoire bouddhiste chinoise et de l’histoire de l’art. Sa signification historique n’est pas seulement à Lianyungang, mais aussi dans toute la Chine et le monde, non seulement l’histoire du passé lointain, mais aussi la réalité et l’avenir…..

Attractions touristiques > lire la suite à la source, … dont Longdong en Chine

Sculptures sur pierre sur la falaise

Le long du sentier pavé au pied de la montagne, à côté de la pierre de l’éléphant, à environ 50 ou 60 mètres vers l’ouest, les sculptures en pierre des statues de la falaise sont exposées devant vous. Sur une falaise jaune ocre aux hauteurs inégales, plus de 100 portraits de tailles et de formes différentes sont gravés sur les roches de la montagne. Leur contenu est raconté par des histoires taoïstes et bouddhistes.

Bien que ces personnages aient connu plus de 1.000 ans de lutte contre le vent et la pluie, ils sont toujours réalistes et sont visibles sur les murs de pierre. Les experts estiment que les sculptures sur roches de la falaise de la montagne de Kongwang sont les premières statues de falaise bouddhistes découvertes jusqu’à présent dans notre pays.

En 1980, il a été identifié par les autorités nationales et confirmé qu’il s’agissait de statues de contenu bouddhiste de la dynastie des Han de l’Est. C’est 200 ans plus tôt que les grottes de Mogao à Dunhuang. Il a été inclus dans le “Volume de la Chine” de la ’Série des Monuments du Monde’ .Dans le passé, on croyait que le bouddhisme s’était répandu d’ouest en est, et la découverte des statues de falaise de la montagne Kongwang a sans aucun doute remis en question la conclusion traditionnelle. C’est un trésor dans l’histoire du bouddhisme et des beaux-arts du pays, et c’est aussi l’un des monuments les plus précieux de la ville de Lianyungang.

Les statues de falaise de la montagne Kongwang sont toutes rassemblées dans le coin sud-ouest de la montagne, et elles sont en relief sur la montagne.

L’ensemble mesure 17 mètres de long d’est en ouest et 9 mètres de haut ; il y a environ 105 statues de différentes tailles gravées, la plus grande mesure 1,5 mètre de haut.54 mètres, le plus petit ne mesure que 10 centimètres.

La statue de Bouddha de la falaise mesure environ 129 mètres de haut et son contenu est divisé en histoires bouddhistes, histoires de vie bouddhistes et histoires de vie laïque. La technique de sculpture et de ciselage de la statue présente les caractéristiques distinctives de la pierre du portrait Han.

La sculpture en taille-douce, la sculpture en ligne convexe, la sculpture en bas-relief, le haut relief, le relief du corps entier, la sculpture en ligne yin et d’autres techniques de sculpture et de ciselage ont été pleinement utilisés et utilisées dans les statues…..

La découverte et la recherche des statues de falaise de Kong Wangshan ont traversé un long processus de connaissance rationnelle intuitivement ressentie. Pendant les dynasties Ming et Qing, il a attiré l’attention des gens et il est devenu un paysage culturel célèbre, ayant été vu dans les documents historiques locaux et les inscriptions et poèmes laissés par les visiteurs après leur appréciation…

Dans les années 1950, une enquête préliminaire et des recherches ont été menées, et on pensait que “c’était peut-être quelque chose de la dynastie Han”, “cela appartient à la vie des êtres humains”, “ce ne sont pas les statues légendaires des sages”, “ce sont tous des soldats et des samouraïs bien habillés’

En 1956, les sculptures sur roche Kong Wangshan ont été classées comme unité provinciale de protection des reliques culturelles de la province du Jiangsu Province.

A la fin des années 1970, le musée de la ville de Lianyungang a mené une nouvelle discussion à ce sujet. Grâce à l’analyse du contexte social et de la situation économique du comté de Yixian sous la dynastie Han, de la disposition et des techniques de sculpture des statues de Kongwangshan Moyan, on pensait que son contenu principal était le banquet commun, la musique et la danse, l’acrobatie et d’autres sujets sur les pierres de portrait de la dynastie Han. Le style de couronne des statues des personnages présente également des caractéristiques évidentes de la dynastie Han, et son époque a été identifiée comme étant de la dynastie des Han de l’Est, qui a attiré l’attention de la communauté des reliques culturelles et de l’archéologie : cela est devenu une occasion de grande discussion dans les années 1980…

En juin 1980, M. Shi Shuqing, [voir sous réserve de similitude https://en.wikipedia.org/wiki/Shi_Shuqing ] : chercheur sur l’Histoire de la Chine (Musée), est venu à Lian pour enquêter et il a souligné pour la première fois que les statues de Kongwang ont un contenu Bouddhiste et qu’elles ont été les plus anciennes des sculptures en pierre.

Dans la même année, les célèbres experts et de chercheurs tels que M. Yu Weichao de l’Université de Pékin, M. Jin Weinuo de l’Académie Centrale des Beaux-Arts, et Bu Liansheng du Musée du Palais, ont tous pensé que les statues de Kongwang devaient être les premiers reliques Bouddhistes dans notre pays0 .À la fin du mois d’octobre de la même année, le Musée de la Ville de Lianyungang a officiellement invité les spécialistes des fouilles archéologiques du département de l’Enseignement et de la Recherche, le Département d’Histoire de l’Université de Pékin, le Département d’Histoire de l’Art de l’Académie Centrale des Beaux-Arts et le Département des arts de l’Académie Centrale des Nationalités afin de mener une enquête conjointe à propos de Kong Wangshan, avec des relevés, de la cartographie, des photographies… ; un rapport d’enquête a été écrit : cela a fourni des informations détaillées et complètes sur l’étendue et la profondeur de la recherche. Il a également été confirmé que les statues constituent un groupe avec un contenu typique des Bouddhistes et des Taoïstes, ce qui a fait sensation sur l’étendue de la pensée et de la recherche chinoises et étrangères dans les milieux universitaires.

En avril 1981, le Musée de la Ville de Lianyungang a organisé une petite exposition sur les statues de Kong Wangshan à Pékin. Le Bureau de Recherche sur la Littérature Ancienne de l’Administration d’État des Reliques Culturelles a invité des experts et des universitaires du Musée d’Histoire Chinoise, du Département d’Histoire de l’Université de Pékin, de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales, de l’Institut d’Histoire, de l’Institut d’Archéologie, du Musée du Palais, de l’Institut des Beaux-Arts de l’Académie Chinoise des Arts, de l’Académie Centrale des Beaux-Arts, de l’Association Bouddhiste chinoise, du Département éditorial des ’Reliques Culturelles’ et de la ’Recherche Historique’ et d’autres unités afin de tenir des discussions académiques de haut niveau sur le sujet : l’ensemble appartient bien à la fin de la Dynastie des Han de l’Est et les éléments contiennent des personnages bouddhistes et taoïstes ? …

Le 13 janvier 1988, le Conseil d’État a annoncé que les statues de la falaise de la montagne Kongwang comme le troisième lot d’unités nationales de protection des reliques culturelles du pays, et a souligné qu’il s’agissait du premier art bouddhiste de sculpture sur pierre de la fin de la dynastie des Han de l’Est, découvert jusqu’à présent dans le pays. Le contenu bouddhiste comprend des images de Bouddhas, de disciples bodhisattvas et de personnes associés. L’histoire est basée sur la vie du Bouddha Shakyamuni et le contenu de type taoïste exprime principalement l’image du culte des dieux dans le taoïsme.

De 2000 à 2003, afin d’étudier de manière approfondie et approfondie les anciennes reliques culturelles de Kongwangshan, y compris les statues des falaises, une équipe archéologique conjointe composée du Musée d’Histoire chinoise, du Musée de Nanjing, du Musée de la ville de Lianyungang et du Bureau de gestion culturelle, a mené une enquête à grande échelle et l’excavation des ruines de Kongwangshan. Les résultats ont non seulement confirmé que les statues de falaise appartiennent aux statues du bouddhisme et du taoïsme, mais ils ont également fait de nouvelles et importantes découvertes, telles que le site de fondation du bâtiment avant les statues et les reliques architecturales associées, enrichissant la profonde connotation culturelle des ruines de la montagne de Kongwang en tant que lieu de culte et d’activités religieuses au début de la Chine…

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Rubrique B – Documents en français


  • Article sur Thomas (apôtre) rédigé par Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Saint Thomas repris dans l’article suivant
Thomas

Saint chrétien

Image illustrative de l’article Thomas (apôtre)

L’Incrédulité de Saint Thomas du Caravage (1603), Galerie de l’Image, Potsdam, Allemagne.

Apôtre et martyr
Naissance Ier siècle apr. J.-C.

Galilée

Décès 3 juillet 72 

à Mylapore, Inde

Vénéré à Basilique Saint-Thomas de Chennai en Inde,

Basilique Saint-Thomas Apôtre à Ortona en Italie

Vénéré par Église catholique,

Église orthodoxe,

Église orthodoxe orientale

Fête 3 juillet en Occident

6 octobre en Orient

Attributs Touchant les plaies du Christ, lance de son supplice, équerre d’architecte
Saint patron Maçons, architectes

Thomas (Tʾōmā en araméen) est un Juif de Galilée et un des douze apôtres de Jésus. Son nom figure dans les listes d’apôtres des trois évangiles synoptiques et du livre des Actes des Apôtres. L’évangile selon Jean lui donne une place particulière. Il doute de la résurrection de Jésus-Christ, ce qui fait de lui le symbole de l’incrédulité religieuse. Diverses traditions le présentent comme envoyé (apostolos) en Adiabène à Nisibe, puis dans le Royaume indo-parthe du Taxila. Il aurait porté la « bonne nouvelle » jusqu’en Inde du Sud où il est considéré comme le fondateur de l’Église. Arrivé en Inde en 52, il y serait mort, martyr, aux environs des années 70, sur la colline qui s’appelle aujourd’hui mont Saint-Thomas, près de Mylapore. Son tombeau présumé se trouve dans la crypte de la basilique Saint-Thomas de Chennai. L’apôtre Thomas est présent dans la plupart des textes chrétiens antiques, et deux apocryphes lui sont attribués : l’évangile de Thomas et les Actes de Thomas.

Son nom, inconnu avant lui, signifie « jumeau » en araméen (תְּאוֹמָא,Tʾōmā), traduit en grec Didymos1. C’est pourquoi il est appelé Thomas le Didyme dans l’évangile selon JeanNote 1, et Judas Thomas dans la tradition syriaque1 et les Pères de l’Église comme Eusèbe de Césarée2. L’Évangile attribué à Thomas le désigne sous le nom de Didyme Jude Thomas. Thomas ne semble pas être un nom avant le IIe siècle, il est donc probable que le prénom Thomas vienne du personnage historique des débuts du christianisme.

Éléments biographiques

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6e/Rembrandt_-_The_Incredulity_of_St_Thomas_-_WGA19095.jpg/220px-Rembrandt_-_The_Incredulity_of_St_Thomas_-_WGA19095.jpg

L’Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634.

Place dans les Évangiles

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6e/Albani-Psalter_Am_achten_Tag.jpg/220px-Albani-Psalter_Am_achten_Tag.jpg

Thomas l’incrédule (miniature du XIIe siècle).

Dans les évangiles synoptiques, Thomas n’est pas autrement mentionné que dans les listes d’apôtresNote 2. En revanche, dans l’évangile de Jean, il lui est donné une certaine prééminence. Il se révèle d’abord fougueux et généreux lorsqu’il réagit aux paroles de Jésus qui annonce sa mort : « Allons, nous aussi, et nous mourrons avec lui (Jn 11:16). » On perçoit aussi son esprit critique dans le dialogue qui suit la Cène. À Jésus qui dit « Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin (Jn 14:4) », Thomas répond avec vivacité : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas. Comment en connaîtrions-nous le chemin ? »

Mais c’est son incrédulité qui lui donne une place unique dans le récit des apparitions de Jésus. Dans le même évangile, Thomas refuse de croire avant d’avoir vu les marques de la Crucifixion. « Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais sois croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jn 20, 24-29). » Cette incrédulité lui vaut le surnom de « Thomas le sceptique ».

Traditions chrétiennes

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ec/Apotre_thomas.jpg/220px-Apotre_thomas.jpg

Saint Thomas par Georges de La Tour.

Thomas, Thaddée-Addaï et Édesse

Selon la Tradition locale dont il existe de nombreux textes antiques et même des inscriptions lithiques à Éphèse et dans la ville de Philippes en Macédoine, Abgar V, « roi d’Édesse aurait écrit à Jésus pour l’inviter à prêcher dans son royaume3. » Celui-ci aurait répondu que, pour le moment, il ne pouvait pas s’y rendre, mais aurait promis d’envoyer un de ses disciples. Après la crucifixion de Jésus, Thomas aurait envoyé Addaï (appelé aussi Thaddée ou Judas thaddée par Jérôme de Stridon4), un des disciples de Jésus, au roi Abgar. La tradition veut aussi que la communauté d’Édesse ait été fondée par ce disciple de l’apôtre Thomas, appelée Addaï5, venu de Banyas en Palestine, vers 37.

Addaï aurait guéri et converti le roi ainsi que nombre de ses sujets, il serait alors parti en direction de l’Adiabène, après avoir confié l’église d’Édesse à Addée. Ce dernier aurait été martyrisé sous Sanatruk Ier (roi d’Osroène de 91 à 109) et les rois d’Édesse seraient alors revenus au paganisme.

La plupart des spécialistes s’accordent pour rattacher l’évangile selon Thomas au « christianisme syriaque » qui proviendrait d’un « courant araméen indépendant6 » et qui « ne constitue en rien une réalité unifiée7. » Bien que cela soit contesté, pour de nombreux chercheurs cet évangile date probablement de la période de rédaction des évangiles canoniques (70-115) et contient même des éléments pré-synoptiques7. Les Odes de Salomon, les Actes de Thomas et l’ensemble des écrits regroupés sous le nom de « Légende » d’Abgar relèveraient du même milieu7.

La ville où a été composé cet évangile pourrait être Édesse, capitale du petit royaume d’Osrhoène7 dont le roi Abgar V s’était converti au judaïsme et dont la tradition chrétienne ou nazôréenne indique que la forme de ce judaïsme était le christianisme. Les Abgar étaient des rois d’origine arabe, fortement hellénisé. Selon François Blanchetière, Édesse « a joué un rôle de plaque tournante dans l’expansion du nazôréisme vers l’Orient7 », c’est-à-dire l’espace parthe, l’Adiabène et le Sud de l’Arménie.

« En Syrie, la langue ne constituait pas une barrière culturelle8 » parce que les deux langues, syriaque et grec, « constituaient l’expression et le véhicule d’une même et unique civilisation hellénistique, une tradition remontant aux origines de l’Empire séleucide9. »

Le christianisme de cette région était « indépendant du christianisme hellénistique7 » des Églises de Rome ou de la province romaine d’Asie, ainsi que de la prédication de Paul de Tarse. François Blanchetière lui préfère le nom de nazaréisme. Ce christianisme « concevait la foi comme une « Voie », une façon de vivre ; rien d’abstrait ou de dogmatique7 ». Selon la tradition chrétienne, les successeurs d’Abgar V seraient revenus au paganisme. Au IIe siècle, ce courant chrétien sera illustré par Tatien le Syrien, Bardesane d’Édesse, et deux siècles plus tard par Aphraat et Éphrem le Syrien7.

Thomas évangélisateur en Asie, selon les Actes de Thomas

Au Taxila

Selon le texte des Actes de Thomas, pendant syriaque (dialecte de l’araméen) des Actes des apôtres mais absent du corpus du Nouveau Testament et déclaré apocryphe au VIe siècle, l’apôtre Thomas a d’abord quitté Antioche vers l’an 37 pour aller évangéliser Ninive en compagnie de Barthélémy10 ou bar Tolmaï (fils de Tolmaï). Il crée des églises dans le nord de l’espace perse, dominé à l’époque par les Parthes, l’Adiabène et l’Arménie. Il fait ensuite la même chose dans le Gandhara (Taxila), où son roi Gondopharès Ier, accueille favorablement sa prédication, en dépit d’un conflit sur la façon de payer les ouvriers qui travaillent sous les ordres de Thomas à la construction d’un palais royal. Jusqu’en 1834, date à laquelle on a découvert des pièces frappées à son nom à Calcutta11 le roi Gondopharès Ier n’était mentionné que dans le texte apocryphe chrétien appelé « Les Actes de Thomas ». L’existence de ce roi de Taxila était donc très fortement mise en doute, de même que les textes apocryphes chrétiens qui relatent l’évangélisation des régions au-delà de l’Euphrate au Ier siècle sont qualifiés de « Légendes » — comme la « Légende d’Abgar » pour dénommer l’ensemble de textes qui parlent de la première évangélisation de la région d’Édesse. Depuis cette découverte, d’autres éléments sont venus compléter nos connaissances et plus personne ne met en doute l’existence de ce roiNote 3. Thomas quitte le pays après la mort du roi (v. 48)12,13,14, peut-être à cause de l’invasion des Yue-Tche (Yuezhi) en 51. Les traditions des chrétiens de saint Thomas datent son arrivée à Cranganore au Kerala à la fin de l’an 52.

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Carte du Royaume indo-parthe (en orange).

Au Kérala - Article détaillé : Chrétiens de saint Thomas.

Probablement après son retour à Jérusalem pour assister à l’Assomption de la mère de Jésus, Thomas repart pour un second voyage qui le mène dans le Sud de l’Inde par bateau15. Il arrive à Cranganore au Kerala à la fin de l’an 52, où l’araméen était parlé et où vivait une communauté juive. Il tente de l’évangéliser, mais aurait eu plus de succès auprès des autochtones, et baptise de nombreuses personnes de la haute caste et de la famille royale, qui forment alors le noyau de la première communauté chrétienne en Inde. De 52 à 63, il fonde au total sept Églises au Kérala ainsi qu’au Tamil Nadu et au Sri Lanka, alors appelé Taprobane.

Thomas et l’Assomption de la Vierge Marie

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« Assomption », Retable des sept joies de Marie, Germanisches Nationalmuseum. Thomas, debout, tient la ceinture avec laquelle les apôtres ont ceint le corps de la Vierge.

Selon plusieurs traditions, l’apôtre Thomas est témoin, avec les autres apôtres rassemblés pour assister aux deniers instants de la Vierge Marie et à son Assomption. Une autre version, apparue dans le christianisme oriental au IXe siècle, qui prospéra particulièrement au XIVe siècle est attribuée à Joseph d’Arimathie, selon laquelle Thomas, absent de la Dormition de la Vierge à Jérusalem, est transporté miraculeusement au jardin de Gethsémani où il assiste à l’élévation du corps de Marie et reçoit du Ciel la ceinture avec laquelle les autres Apôtres avaient ceint le corps de la Vierge16.

Les reliques de cette Sainte Ceinture, portées par diverses traditions, apparaissent en nombre en Occident au Moyen Âge. Suivant une version toscane de cette transmission, Thomas, avant de retourner à sa tâche apostolique en Inde, confie la ceinture à un prêtre hierosolymitain dont une des descendantes, fille d’un prêtre oriental, épouse un aventurier de Prato avec la relique pour dot. Ainsi, le culte de la ceinture miraculeuse se développe particulièrement dans cette ville16.

Thomas est, selon la tradition, martyrisé dans les années 70Note 4, alors qu’il priait dans une grotte montagneuse à Mylapore, appelée aujourd’hui « mont Saint-Thomas », près de Madras1. Il aurait été tué d’un coup de lance dans le dos. La basilique Saint-Thomas (archidiocèse de Madras-Mylapore) fut construite là où, d’après une ancienne tradition, se trouve le tombeau de saint Thomas.

La légende dorée et les Actes de Thomas

Dans la Légende dorée de Jacques de Voragine, saint Thomas est envoyé par « le Seigneur » en Inde, alors qu’il se trouve dans la ville de Césarée17. Comme dans les Actes de Thomas, c’est Abanus, un ministre du « roi des Indes » Gondofarus (Gondopharès) qui demande à Jésus de lui désigner un « habile architecte »18. Thomas manifeste les mêmes réticences à partir en Inde que dans les Actes de Thomas, mais en revanche la Légende dorée ne contient pas le midrash par inversion où Jésus vend Thomas au ministre de Gondopharès, comme s’il était son esclave. Arrivé « en Inde » avec Abanus, Thomas trace « le plan d’un palais magnifique » destiné au roi18. Ce dernier remet à l’apôtre « de considérables trésors » et part ensuite « pour une autre province ». Durant les deux ans que dure son absence, Thomas donne « aux pauvres le trésor tout entier », se livre « avec ardeur à la prédication » et convertit « un monde considérable »18. À son retour, il explique au roi qu’il lui a construit un palais… mais au paradis et que le souverain ne pourra en prendre possession que s’il se convertit. Ce dernier le fait jeter en prison avec Abanus et le condamne à être écorché et brûlé. Mais l’apôtre est libéré après la résurrection de Gab frère du roi mort depuis quatre jours. Celui-ci révèle que pendant son voyage vers le paradis, il a pu voir le palais que Thomas avait construit au ciel pour le roi Gondopharès, mais dont désormais il était indigne18. Thomas est alors libéré, le roi lui demande pardon et se convertit. Saint Thomas part alors pour l’Inde supérieure, où il fait de nombreux miracles et convertit même des femmes de la famille royale. Le roi de la région essaye alors de le forcer à adorer une idole, mais lui, continuant de vénérer le Christ, ordonne au démon présent dans l’idole de partir, qui se met à fondre comme de la cire. Le grand prêtre le transperce alors de son épée pour venger l’injure faite à son dieu.

Évangile attribué à Thomas - Article détaillé : Évangile selon Thomas.

On a découvert en 1945 un Évangile de Jude didyme Thomas, dans une jarre de plus d’un mètre de haut, cachée dans un cimetière païen de Nag Hammadi19 (Égypte) ou dans une grotte20,Note 5. Aux côtés du codex sur lequel figurait cet évangile, se trouvaient onze autres codex en papyrus datant du IVe siècle rassemblant cinquante-deux écrits20 que les hérésiologues chrétiens antiques qualifiaient de gnostiques. Comme les couvertures de certains des écrits étaient formés de papyrus documentaires dont certains étaient datés, il a été possible de déterminer précisément après quelle date ces manuscrits ont été cachés21. Les textes retrouvés dans cette amphore figuraient sur la liste d’un décret de l’évêque Athanase d’Alexandrie qui ordonnait leur destruction21. On estime donc qu’ils ont été cachés là à la fin du IVe siècle pour tenter de les sauver de la destruction après ce décret d’Athanase, confirmé par la suite par le Code théodosien (Théodose Ier).

C’est un recueil de « paroles secrètes » de Jésus dont on ne connaissait auparavant que quelques logia grâce à des fragments en grec ancien datant du IIe siècle notamment ceux retrouvés dans des fouilles à Oxyrhynque22. Ces fragments sont considérés comme issus du probable original grec de la version complète en copte, retrouvé à Nag Hammadi.

Le texte commence par : « Voici les paroles du secret, Jésus le Vivant les a dites, Didyme Jude Thomas les a transcrites19. »

Le deuxième logion, réputé comme résumant la démarche gnostique et invitant à la recherche et au doute, se trouvait aussi dans l’Évangile des Hébreux (totalement perdu)23, d’après les citations qu’en donnent les Pères de l’Église comme Clément d’Alexandrie (IIe siècle)19.

Reliques et culte

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Basilique Saint-Thomas Apôtre à Ortona (Abruzzes), où ses reliques ont été translatées.

Liturgiquement, depuis 1969, il est célébré le 3 juillet par les Églises catholique romaine24,25 et syrienne1, spécialement en Inde où sa fête a une solennité toute particulière. Les Églises grecques le célèbrent le 6 octobre1. Certaines Églises occidentales, comme des Églises anglicanes le fêtent toujours le 21 décembre1. De nos jours indépendante et toujours catholique, l’Irlande aussi garde cette date pour la fête de saint Thomas26.

Lorsque la fête de saint Thomas a été insérée dans le calendrier romain au IXe siècle, elle a été affectée au 21 décembre, bien que le Martyrologe de saint Jérôme (IVe siècle) mentionnât l’apôtre, le 3 juillet, date à laquelle la célébration romaine a été transféré en 1969, afin qu’elle n’interfère plus avec les principaux jours fériés de l’Avent27. C’est ce même jour que ses reliques avaient été translatées à partir d’un endroit le long de la côte de la plage de Marina à Mylapore près de Chennai (ancienne Madras en Inde) à la ville d’Édesse.

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Tombeau du saint dans la crypte de la basilique Saint-Thomas de Chennai (Inde).

Il est le patron des chrétiens qui persévèrent dans la foi tout en connaissant le doute.

Ses restes se trouveraient dans la crypte de la basilique Saint-Thomas à Chennai (Inde). Une partie de ses reliques aurait été translatée, en l’an 392, dans la cité d’Édesse en Osroène où le souvenir de Thomas est vivace et où ont probablement été composés l’évangile selon Thomas28 et les Actes de Thomas. Selon une tradition, ses restes seraient aujourd’hui conservés dans une église de Mossoul (anciennement Ninive)29. Selon une autre tradition, plus accréditée dans l’Église latine, les restes de saint Thomas se trouvent en Italie, à Ortona, où ils ont été conduits avec une pierre tombale de facture mésopotamienne en 1258, depuis l’île grecque de Chios, qui à son tour les avait reçues d’Édesse30.
Ortona est une destination de pèlerinages provenant de l’Inde31.

Représentation en peinture

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L’incrédulité de saint Thomas, Polydore de Caravage (1531-35).

L’iconographie traditionnelle représente le saint portant une épée (iconographie qui apparaît au XIIIe siècle) ou une lance (iconographie du XVe siècle), pour évoquer son martyre.

Il a également comme attribut une équerre symbolisant sa fonction d’architecte. Cette fonction d’architecte fait référence à la construction du palais du roi indo-parthe du Taxila Gondopharès, qui selon les Actes de Thomas a obtenu de Jésus qu’il lui envoie Thomas32.

Son autre attribut caractéristique est la ceinture de la Vierge qui, selon un texte apocryphe des Ve et VIe siècles, aurait été reçue par le saint33.

Plusieurs peintres ont représenté saint Thomas et de ce qu’on appelle son « incrédulité » lors de sa rencontre avec le Christ ressuscité. La version la plus connue et copiée est celle de Caravage (22 copies au XVIIe siècle). L’écrivain Glenn W. Most34 en fait une analyse philologique, textuelle et artistique : saint Thomas touche avec le doigt la plaie du côté du Christ. Or l’Évangile de saint Jean XX/27Note 6 dit « mets ton doigt dans le trou de ma main, mets ta main dans mon côté » ; et saint Thomas répond de suite « mon seigneur et mon Dieu », et il ne touche donc pasNote 7 et croit en ayant simplement vu comme les autres disciples une semaine auparavant. C’est l’annonce de la foi de celles et ceux qui croiront sans toucher.

Peintres du genre

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Le Martyre de Saint Thomas
Série des Douze apôtres
Giambattista Pittoni, 1722-1723
Église San Stae, Venise35

Montrant Thomas touchant la plaie :

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  • Article de Wikipédia sur Saint Thomas - Cette page présente l’hagionyme Saint Thomas.
    Saint Thomas est un hagionyme, porté par plusieurs saints des diverses Églises chrétiennes (catholiques, orthodoxes, etc…). Le plus connu est saint Thomas pour l’apôtre. Les saints portant le nom « saint Thomas » ont donné lieu à de nombreuses représentations artistiques.

Popularité

L’hagionyme « saint Thomas » est très populaire du fait de la notoriété du premier saint Thomas : Thomas (apôtre) (Ier siècle) ; le plus connu ; célébré en Orient le 6 octobre, translation des reliques le 20 juin et deuxième dimanche de Pâques ; célébré en Occident le 3 juillet1. Cet hagionyme a par la suite été donné à de très nombreux saints.

Saints portant cet hagionyme

Saints communs aux Églises catholiques et orthodoxes :

Classés par ordre chronologique de leur décès :

Classés par ordre chronologique de leur décès :

Représentations artistiques - Les représentations artistiques des différents Saint Thomas sont très nombreuses, Saint Thomas l’apôtre étant le plus représenté. Saint Thomas de Diego Vélasquez (Musée des beaux-arts d’Orléans)

Autres : St. Thomas est un standard de jazz composé par le saxophoniste Sonny Rollins.

Article complet avec Références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Thomas

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  • L’apôtre saint Thomas aurait-il évangélisé la Chine ? - Par Sylvain Dorient - Publié le 27/06/14 – Document ‘fr.aleteia.org’

    Incrédulité de saint Thomas, Caravage (1600-1601)© DR – agrandir la reproduction

D’étranges statues, datant du début de notre ère, indiqueraient que l’Evangile est parvenu jusqu’en Chine dès l’origine du christianisme.

Sur la paroi rocheuse de Kong Wang Shan, au sud-est de Beijing (Pékin), deux sculptures datant de 60 après Jésus Christ intriguent les archéologues chinois : les personnages ressemblent à des moines bouddhistes, mais les postures et les symboles ne correspondent pas ! Selon Pierre Perrier, spécialiste des sociétés moyen orientale et parlant l’araméen, ils représentent un moine et un prêtre chrétiens.

Un faisceau d’indices sérieux et concordants viennent étayer cette thèse. Le personnage identifié à tort comme un moine bouddhiste porte une croix à la hauteur de la poitrine. Pierre Perrier décrit dans infocatho.be : « Un 2ème personnage, figuré plus petit, présentait sa main droite, paume ouverte, dans un geste d’attestation de la vérité, et tenait, dans sa main gauche, un rouleau développé ! Il s’agissait clairement d’un prêtre chrétien accompagné de son acolyte, qui attestait de la main droite sa foi en la parole écrite sur le rouleau, déroulé selon l’iconographie de l’Eglise des origines… »

Pierre Perrier a eu le choc que l’on imagine, et a rapproché ces faits de ses recherches sur l’évangélisation de l’Orient : « La date avancée pour les événements relatés sur la falaise, l’année 65, me rappelait mes récentes enquêtes chronologiques auprès de chrétiens malabars. Par un enchaînement de faits et de dates, elles aboutissaient à l’année 64, en tant que fin de la mission de Thomas dans le sud de l’Inde, avant son départ pour la Chine, comme le relatent à la fois les traditions indiennes et mésopotamiennes. »

Pierre Perrier a consacré un livre sur ce sujet : Thomas fonde l’église en Chine (65-68) dans lequel il décrit ce que le quotidien du peuple (journal officiel du parti communiste chinois) a appelé un « tremblement de terre ».

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Source : https://fr.aleteia.org/2014/06/27/lapotre-saint-thomas-aurait-il-evangelise-la-chine/

Aleteia est un site internet d’actualités générales et de spiritualité, décliné en six langues, lancé en 2012 par la Fondation pour l’évangélisation par les médias avec le soutien de l’Église catholique. En 2015, le groupe Média participations est devenu l’opérateur industriel d’Aleteia. Wikipédia

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Le 20 septembre, en la fête des saints martyrs André Kim et ses compagnons, les médias ont été conviés à prendre connaissance d’un événement inattendu qui eut lieu de l’an 65 à l’an 68 ! Pourquoi ce jour ?

Parce que va être présenté, un ouvrage rassemblant les interventions d’une douzaine d’auteurs, sinologues, spécialistes en diverses disciplines, historiens et évêques, ceux-là même qui, vers la fin de l’année 2012, avaient participé au premier colloque, ultra-sérieux, consacré à l’histoire de l’évangélisation par saint Thomas.

Le sujet est déjà connu des lecteurs de la France Catholique [1] mais ignoré de la plupart des Français, qu’ils soient ou non chrétiens : or il est d’importance, au point que l’organe de presse officiel du Parti communiste de Chine, le Quotidien du Peuple, a pu parler d’un véritable « séisme » qui allait secouer la Chine s’il était avéré que l’apôtre Thomas avait bien évangélisé l’Empire du Milieu dans les années soixante de notre ère, appelé par le Prince Ying…

L’histoire de cet apôtre est des plus extraordinaires : il exerçait le métier de bijoutier ambulant quand Jésus l’appela à Le suivre, ce qu’il fit : cela se passa environ en l’an 30, puisque Jésus meurt sur la croix fin mars de l’an 33. Il ressemblait à Jésus, d’où son surnom de Jumeau, c’est-à-dire Thomas. Courageusement, il proposa à ses frères apôtres, quand son Maître décida de se rendre à Jérusalem où chacun savait qu’il y serait arrêté, de Le suivre et de mourir avec Lui.

Il douta de la réalité de la résurrection jusqu’au moment où il fut invité à mettre ses doigts dans la plaie du cœur et celles des mains. Enfin il se mit après sa « conversion » à parcourir le monde vers l’Est afin de lui faire connaître son « Sauveur et son Dieu » : ainsi, de 37 à 44 : il fait avec Barthélemy deux voyages vers l’Orient, dans l’idée finalement d’aller vers la Chine, Barthélemy par l’Arménie puis le nord, Thomas par le sud. Il traversa donc des pays nombreux et immenses, la Syrie, le monde des Parthes et des Perses avant de parvenir dans le nord des Indes. En 51, il est de retour à Jérusalem mais repart aussitôt pour se retrouver à Ceylan (autrefois Tabropane).

En 64, des émissaires de l’empereur de Chine le cherchent et le décident à se rendre en ce « bout du monde ». En 69 il est de retour en Inde où il sera assassiné en 72 d’un coup de lance alors qu’il priait dans sa grotte de Chennai (autrefois Méliapouram). Son tombeau existe toujours à Chennai : la basilique Saint-Thomas conserve la pointe de la lance qui lui avait traversé le dos.

Jusqu’à il y a peu, l’on ne savait rien de plus et l’on pensait d’ailleurs que c’était déjà beaucoup pour un seul homme : encore que nombre d’exégètes pensaient, depuis la fin du XIXe siècle, qu’en fait il ne s’agissait que de légendes et que l’on ne savait rien de lui... Parfois, il me semble que ce sont les exégètes qui sombrent dans le légendaire : je pense ici à ceux qui transformèrent chez Isaïe une « vierge » en « jeune fille », pensant que cette dernière n’était pas « l’intouchée », ruinant la portée de la prophétie.

Mais pendant des siècles, une suite de 107 sculptures, dispersées sur une falaise située quasiment vers le centre des côtes chinoises, dans l’enceinte même où se trouvait, à l’époque des apôtres, l’ancien grand port de la Chine, Kong Wang Chan, fut le gardien d’un secret que des archéologues locaux décidèrent d’étudier, mais confronté à une inconnue.

En 2007, Pierre Perrier, grand connaisseur de l’Église d’Orient, se trouvait professeur invité à l’univers ; il rendit visite aux archéologues et fut intégré à l’équipe de recherche.

Impossible de résumer les années de la fructueuse collaboration qui unit l’ensemble de ces chercheurs : dont nous pûmes découvrir l’importance des découvertes réalisées, il y a déjà cinq ans me semble-t-il, par la sortie de « Thomas fonde l’Église en Chine », écrit avec la collaboration du sinologue Xavier Walter. Je ne puis mieux préciser, ayant envoyé dans un lycée du Bénin mon exemplaire du premier ouvrage de P. Perrier sur le sujet. Il y a un an, un second titre du même chercheur est venu enrichir le dossier : « L’apôtre Thomas et le Prince Ying » [2] ! Une iconographie d’environ 300 illustrations permet de saisir l’inouï de cette révélation.

C’est pourquoi fut organisé à Paris un colloque au cours duquel divers spécialistes vinrent soutenir l’édifice : ce sont donc ces participations que rassemble cette publication au titre fort clair : « L’Apôtre Thomas et le Christianisme en Asie : Recherches historiques et actualité » [3] ! C’est donc l’ensemble du vaste parcours de saint Thomas qui est ici décrit, avec évidemment une approche privilégiée de son séjour en Chine.

On commença dès lors à entrevoir que le scepticisme qui, en France, avait accueilli le premier titre n’avait plus aucune chance de l’emporter : l’Histoire prenait forme et consistance. C’est ce que permettent de vérifier, avec des arguments de poids, les textes de cette douzaine d’auteurs.

Dans l’ordre alphabétique : P. Jean Charbonnier, sinologue auteur de l’Histoire des chrétiens de Chine (1992) ; P. Georges Colomb, supérieur général des Missions étrangères depuis 2010 et spécialiste de la Chine ; P. Frédéric Guigain, maronite et spécialiste des traditions orales syro-araméennes, auteur d’Exégèse d’oralité et traducteur des évangiles selon l’araméen (2012-2013) ; P. Anis Hanna, spécialiste des questions islamo-syro-chaldéennes ; M. Xin-Lin He, Universitaire (droit et sciences juridiques) passionné par les mondes antiques gréco-romains et chinois, partie prenante aux recherches ; P. Pierre Humblot, sdv, du diocèse de Téhéran, traducteur de plus de 250 ouvrages en persan ; Don Régis Moreau, docteur en théologie ; Mgr George Palliparambil, évêque du diocèse de Miao (Arunnachal Pradesh, extrême nord-est de l’Inde) ; M. Pierre Perrier, membre correspondant de l’Académie des technologies, qui fut responsable d’études avancées en aéronautique ; Mme Ilaria Ramelli, spécialiste de référence mondiale en littérature et pensée chrétienne latine classique, auteur de nombreux ouvrages ; M. Maxime Yevadian, auteur de La Christianisation de l’Arménie (2008)… Directeur de la publication : P. Édouard-Marie Gallez.

Le sommaire est trop important pour que je le transcrive ici, mais il suffit d’aller sur le site de l’AED ou d’EEChO pour le découvrir. Ces communications jettent d’abord un regard spécifique sur les régions où saint Thomas a laissé sa trace d’apôtre (quelques 165 pages de textes), avant qu’en seconde partie soient rassemblées des réflexions sur l’actualité du travail apostolique de saint Thomas (60 pages).

Les archéologues chinois font valoir que les sculptures qui couvrent la falaise sont rigoureusement identiques à ce qui se découvre dans l’Empire perse : ce qui exclut une explication interne à leur pays. « La seule hypothèse qui résiste à la critique est celle qui renvoie au récit des trois années que l’apôtre Thomas passa en Chine, avec quelques disciples venue de Parthie via l’Inde. C’est vers cette hypothèse que converge la multitude des données à considérer » [4].

Nul-doute que tout lecteur attentif verra son horizon s’élargir aux dimensions de notre monde et de notre histoire ecclésiale : le seul fait que désormais l’on puisse considérer l’Église chinoise comme étant d’origine apostolique est porteur d’espérance pour l’Église universelle. De plus, il apparaît que cette Église a exercé, dès son implantation, une influence jusqu’ici ignorée, non prise en compte, sur le destin même de la Chine en lui faisant connaître une vertu chrétienne capitale, la compassion, nouveauté jusqu’à nos jours attribuée aux bouddhistes, arrivés en territoire chinois un siècle après Thomas…

Références :

[1] Voir les pages 8 à 12 du numéro de la F.C. du 21 juin 2013. Déjà, en 2008, un premier article avait été publié…

[2] Ces deux livres de Pierre Perrier ont été publiés grâce à Jean-Claude Didelot, fondateur en second de l’association des « Enfants du Mékong ». Il fut lié d’une indéfectible amitié avec René Péchard, créateur en 1958 de cette ONG, qui en fit son héritier moral. Il a également fondé les Éditions du Jubilé qu’il dirige ainsi que l’Institut du Fleuve, qui lui permet de venir en aide à des étudiants venus du Viet Nam pour leurs études.

Éditions du Jubilé, 4 rue Chopin – 92120 Montrouge. – Tél : 01 - 49 - 85 - 85 - 90 – Fax : 01 - 49 - 12 - 55 – 34 – Adel : contact@editionsdujubile.com .

[3] L’édition a été prise en charge par « L’Aide à l’Église en détresse » (AED) et l’association « Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines » (EEChO), site http://eecho.fr.

[4] P. Gallez

Pour aller plus loin :

- Ce lundi 3 juillet, nous fêtons les Thomas. Un grand saint pour l’église d’Orient (chaldéenne et assyrienne) et l’Église indienne (syro-malabars et syro-malankars) puisque Thomas y aurait apporté (...)

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  • L’odyssée de saint Thomas en Chine. L’odyssée de saint Thomas en Chine – Par HOYEAU Céline, le 01/03/2014 à 00:00 – Document ‘la-croix.com’, réservé aux abonnés
    Que sait-on de l’introduction du christianisme en Chine ?

Quand on parle d’évangélisation de la Chine, on pense d’emblée aux jésuites du XVIe siècle, Matteo Ricci et ses compagnons, qui réussirent à entrer en dialogue avec les lettrés confucéens et à fonder une Église chinoise.

Cependant, dès le VIIe siècle, des missionnaires nestoriens étaient venus évangéliser l’empire du Milieu : la stèle de Xi’an (voir L’œuvre, page 15), érigée en 781, raconte cent cinquante années de présence chrétienne sous la dynastie des empereurs hans.

Et certains archéologues évoquent même aujourd’hui une présence chrétienne antérieure, comme pourrait le laisser à penser ce miroir de bronze du IIe siècle, conservé au Musée de Xuzhou, qui porte une inscription chrétienne.

Plus récemment, Pierre Perrier, un ancien ingénieur en aéronautique devenu spécialiste du christianisme primitif, et Xavier Walter (1) ont défrayé la chronique en affirmant que la tradition selon laquelle le christianisme aurait été introduit en Chine dès le Ier siècle par saint Thomas ne serait pas une légende. Selon ces chercheurs, l’Apôtre serait arrivé par la mer en 65 à Lianyungang (sud-est de l’actuelle Pékin) et se serait rendu auprès du demi-frère de l’empereur han Mingdi, le prince Ying, qui se serait converti au christianisme. Thomas et son interprète seraient ensuite allés jusqu’à la capitale Luoyang dans la province de Henan.

Ainsi l’actuel Temple du cheval blanc, construit à Luoyang à l’emplacement où le bouddhisme aurait été introduit en Chine, serait en réalité édifié sur une ancienne église érigée par Thomas. La stèle de fondation de ce temple, qui parle de « deux missionnaires de l’Ouest, Moten et Zufalan, portant avec eux 42 écrits (…) sur un cheval blanc », ferait référence, non pas à deux moines bouddhistes venus d’Afghanistan, mais à l’Apôtre Thomas lui-même (Mar Thoman en araméen) et son interprète (Shofarlan).

Sur quoi s’appuient les tenants de cette hypothèse ?

Les sources des traditions orientales, d’abord. Au XVIe siècle, les explorateurs portugais découvrent en Inde des chrétiens se réclamant de l’héritage de saint Thomas (dits malabars), ainsi que des récits narrant son voyage en Chine (lire Patrimoine, page 15).

L’équipe de Pierre Perrier qui a présenté ses travaux lors d’un colloque organisé en 2012 par l’Aide à l’Église en détresse (AED) (2) fait valoir que ces récits se retrouvent aussi bien dans les traditions syriaques de l’Église de Perse que chez les historiens arméniens.

La présence de synagogues en Chine, ensuite, bien avant l’ère chrétienne. Le P. Martin Yen (1919-2009), assomptionniste chinois ayant consacré sa vie à l’étude des origines du christianisme dans son pays, soulignait l’existence d’une communauté de 7.000 Juifs à Xi’an, l’ancienne capitale de l’empire. On peut imaginer que, comme ce fut le cas pour les autres apôtres dans le bassin méditerranéen, Thomas se servit des synagogues implantées en Asie comme point de départ pour évangéliser.

Cette hypothèse s’appuie surtout sur l’étude des bas-reliefs de la colline de Kong Wang Shan, près de Lianyungang. Les bouddhistes ont interprété cette mystérieuse frise de 150 personnages gravés dans la roche comme le récit de l’introduction du bouddhisme en Chine. Elle représente notamment le prince Ying, demi-frère de l’empereur Mingdi, qui fut destitué en 70, ce qui pour les archéologues chinois date ces sculptures de l’an 69 après Jésus-Christ. Toutefois, l’interprétation bouddhiste paraît aujourd’hui peu crédible et les nouvelles recherches archéologiques de 2010 ont proposé d’y voir le commencement du taoïsme.

Mais cela reste là encore très hypothétique. Pierre Perrier, lui, en les découvrant dans les années 1980, fut frappé par le style parthe des personnages, caractéristiques du Proche-Orient antique. Pour lui, cette frise raconte la prédication en Chine de l’Apôtre Thomas et la conversion du prince Ying au christianisme (3).

Que voit l’équipe de Pierre Perrier dans la frise de Kong Wang Shan ?

La scénographie se divise en trois registres, de droite à gauche. L’empereur Mingdi voit en songe un homme debout, pour certains le Bouddha, pour Pierre Perrier le Christ ressuscité, représenté dans la posture d’un roi parthe, la main droite levée en signe de paix. L’empereur envoie son demi-frère, le prince Ying, s’enquérir des écrits et disciples de ce « dieu lumineux ». La délégation revient avec un texte religieux de 42 vers, interprété comme bouddhiste, mais qui pourrait tout aussi bien être chrétien. Au centre figure une Nativité, Pierre Perrier faisant remarquer que la femme portant un nouveau-né est représentée en position assise « à la parthe ». Dessous, un ensemble de personnages écoute la prédication de l’Apôtre. À droite, la scène finale montre Thomas, plus grand personnage de la frise, présidant une célébration, avec son interprète qui tient un rouleau en main gauche et lève la main droite pour authentifier la parole de l’Apôtre, et, en prière, le prince Ying. « Sur la frise, nous avons recensé une trentaine de signes judéo-chrétiens », affirme Pierre Perrier.

Que représente cette hypothèse ?

Pour séduisante qu’elle soit, cette hypothèse audacieuse n’est pas admise par les archéologues chinois. « Pour des raisons politiques », estime l’équipe de Pierre Perrier, pour qui cette découverte conforterait la conviction des chrétiens de l’Église souterraine d’une continuité de leur foi avec les premiers siècles chinois.

Plus fondamentalement, le P. Jean Charbonnier, spécialiste du christianisme chinois aux Missions étrangères de Paris – qui participait aussi au colloque de l’AED –, s’interroge sur l’absence du nom de Jésus dans la Chine des premiers siècles, « sauf peut-être sous l’appellation Fô, attribuée au Bouddha »… « Or nous savons combien ce nom de Sauveur est capital dans la prédication des Apôtres. L’hypothèse de Pierre Perrier est très intéressante. Elle s’inscrit dans la longue tradition missionnaire d’inculturation du christianisme en Chine, depuis Matteo Ricci jusqu’au XIXe siècle, avec le jésuite Joseph-Henri de Prémare, qui ont recherché dans la culture chinoise des traces de révélation chrétienne. Mais il faudrait que les chercheurs chinois s’en emparent et étudient le langage utilisé en Chine à l’époque par le taoïsme, le bouddhisme… »

La confirmation d’une telle hypothèse serait révolutionnaire : « On présente toujours la Chine comme l’autre versant de l’expérience humaine, souligne Régis Anouil, directeur de l’agence Églises d’Asie. Cela signifierait que le monde judéo-chrétien et le monde chinois ne sont pas si étanches que cela, que des passerelles ont existé dès le début de notre ère. »

(1) Thomas fonde l’Église en Chine, Sarment Éditions du Jubilé, 318 p., 22 €. (2) L’Apôtre Thomas et le christianisme en Asie. Recherches historiques et actualité, AED, 220 p., 20 €. (3) L’Apôtre Thomas et le prince Ying, Éditions du Jubilé, 131 p., 31 €.

Source : https://www.la-croix.com/Archives/2014-03-01/L-odyssee-de-saint-Thomas-en-Chine.-L-odyssee-de-saint-Thomas-en-Chine-2014-03-01-1113867

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Françoise Breynaert fait l’interview de Pierre Perrier, auteur de ’Saint Thomas et le Prince Ying’, Le Jubilé 2012. Pierre Perrier, membre du conseil d’administration du CNRS, et plus tard secrétaire de l’Académie des Technologies de France, a fait un travail de pionnier.

Bibliographie : Ilaria Ramelli, Pierre Perrier, Jean Charbonnier et Coll., L’apôtre Thomas et le christianisme en Asie, actes du colloque de Paris, éd. AED 2013 ; Pierre Perrier, L’Apôtre Thomas et le Prince Ying, éd. Jubilé, 2012 Lire plus sur le site Eecho.fr

Source : https://www.youtube.com/watch?v=epCJbfpjSUQ

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    Saint Thomas est-il allé jusqu’en Chine ? Conférence de Francis Lapierre – Vidéo 1:07:26 - Paroisses de Rueil – 24 mars 2020 - RUEIL-MALMAISON
    Une conférence de Francis Lapierre sur l’apôtre Thomas en Chine enregistrée en mars 2020 dans les locaux de la paroisse Saint Joseph - Paroisses de Rueil-Malmaison Que sait-on de la Chine, à part la muraille et que c’est grand ? Qui connait le mur gravé de Kong Wang – Patrimoine mondial de l’humanité – racontant l’entrée du Bouddhisme en Chine à la fin du premier siècle ? Jusqu’au moment où Pierre Perrier, ingénieur Dassault venu parler de programme spatial, (et parlant araméen, il faut le faire !), dénonce le mur comme chrétien !

https://www.youtube.com/watch?v=ibkYkbudZQA

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  • Thomas en Chine, en 12mn30sec – Vidéo 12:30 - Document ‘eecho.fr’ - 29 novembre 2019
    Un interview de Pierre Perrier résumant la redécouverte de l’évangélisation de la Chine par St Thomas durant quatre ans (65-68), dont le témoin documentaire le plus parlant est la série des bas-reliefs de Lianyungang, gravée en l’an 69 selon les archives impériales chinoises (au plus tard début 70 de notre calendrier), et racontant cette histoire en 107 personnages et trois tableaux (à lire de droite à gauche). Il y est question aussi des blocages survenus après les redécouvertes, sur l’injonction du Parti.

Un grand merci à Françoise Breynaert, réalisatrice !

Voir aussi www.eecho.fr/recevoir-le-montage-dias-sur-thomas-en-asie et aussi www.eecho.fr/le-premier-colloque-international-sur-lapotre-thomas.

Concernant l’Inde (d’où Thomas en allé en Chine) : www.eecho.fr/parution-thomas-en-inde-hindouisme-et-bouddhisme, et aussi www.eecho.fr/nestorius-portugais-et-eglise-de-st-thomas-en-inde.
Les deux pages consacrées par La Croix au colloque de 2012 : ici.

Un programme fabuleux : une sorte de googlemap de l’empire romain qui permet de calculer ses itinéraires (route, cheval, bateau…) pour voyager comme un apôtre au temps du Christ : http://orbis.stanford.edu !

Et une photo faite par le P. Jean Dusanter >agrandir

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2019/11/kws-partie_gauche_globale-jusquen-haut_2.jpg

Source : https://www.eecho.fr/thomas-en-chine-en-12mn30sec/

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    Saint Thomas évangélisateur de la Chine … où la bonne nouvelle a été aussi prêchée aux temps des apôtres par Ewondo 2019-11-04 07:51:47 – Document ‘leforumcatholique.org’
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Confirmation archéologique en 2016 - Par Saint Thomas, ce qu’a toujours affirmé l’Église et qu’on ne croyait pas.

Sur la paroi rocheuse de Kong Wang Shan, au sud-est de Beijing (Pékin), deux sculptures datant de 60 après Jésus Christ intriguent les archéologues chinois : les personnages ressemblent à des moines bouddhistes, mais les postures et les symboles ne correspondent pas !

Selon Pierre Perrier, spécialiste des sociétés moyen orientale et parlant l’araméen, ils représentent un moine et un prêtre chrétiens. Pierre Perrier a consacré un livre sur ce sujet : Thomas fonde l’église en Chine (65-68) dans lequel il décrit ce que le quotidien du peuple (journal officiel du parti communiste chinois) a appelé un « tremblement de terre ».

Thomas fonde l’Eglise en Chine : 65-68 apr. J.-C.

Les preuves littéraires et archéologiques sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses : L’apôtre Thomas serait venu en Chine de 65 à 68, fondant une grande église chinoise de source judéo-chrétienne plus d’un siècle avant l’arrivée du bouddhisme. Une thèse audacieuse qui fera débat, et mérite d’être étudiée.

Aleteia Source

Considérablement plus surpris que lorsque j’ai appris que la Chine avait cultivé la vigne en même temps que la Gaule conquise par les Romains ! Je connaissais l’évangélisation de Saint Thomas aux Indes. À Madras (aujourd’hui Chennai), une basilique lui est dédiée et conserve ses reliques :

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Basilique Saint-Thomas de Madras. Pierre.

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Source : https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=878376

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    Exposé de Pierre Perrier donné le 14 mai 2011 à Paris sur la Frise de Kong Wang en Chine - Vidéo 43:27 - Frise de Kong Wang -Mise en ligne : 19 mai 2011
    Exposé de Pierre Perrier donné le 14 mai 2011 à Paris, faisant le point sur l’état des recherches sur la frise de la falaise de Kong Wang en Chine.

Source : https://www.dailymotion.com/video/xisjq7

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Origine : Du livre « L’Apôtre Thomas et le Prince Ying » : agrandir > le dessin de la frise

Ces sculptures, situées dans l’enceinte de l’ancienne ville portuaire de Lianyungang, s’étalent sur 20 m de large ; elles sont parfaitement datées de l’an 69 (ou début 70) grâce aux archives impériales chinoises. Leur style trahit le travail de sculpteur Venus de Mésopotamie (Irak, Iran). La seule interprétation qui fonctionne est celle qui donne à ses 107 personnes un rôle en rapport avec les trois années que l’Apôtre Thomas a passées en Chine (65-68) ; autrement, la frise est incompréhensible.

Les couleurs ajoutées au dessin (cliquer dessus) permettent de mieux retrouver les mêmes personnages aux divers endroits où ils sont représentés. De même, les trois cadres aident à mieux délimiter les trois ensembles scéniques de la frise (à « lire » de droite à gauche). À l’origine, tout était peint ; il est probable qu’une recherche microscopique des traces de peinture devrait permettre de se représenter l’effet visuel que la frise donnait à l’origine.

C’est grâce au remarquable travail d’estampage réalisé par les archéologues chinois, que les détails sont apparus ; c’est un trésor inestimable que la République Populaire de Chine a pu ainsi redécouvrir et sauvegarder.

L’original de la carte se trouve inséré dans le livre de 300 photoshttps://www.eecho.fr/?p=10485que Pierre Perrier et toute une équipe ont travaillé durant des mois. On reconnaît la photo reproduite ici à droite dans le deuxième cadre de la frise (au-dessus à droite) ; ce serait la première représentation connue de la « Mère du Fils de l’Homme » et de son enfant (pour reprendre la manière de s’exprimer du miroir à mantra trouvé à Xu Zhou et daté du IIIe siècle).

Quant au personnage situé très au-dessus de ce même cadre, il s’agit visiblement de l’une des représentations du Prince Ying, mais ajoutée quelques années plus tard (probablement autour de l’an 74, c’est-à-dire après sa mort ordonnée par son demi-frère, l’empereur Ming-Di – d’où probablement le symbole de la couronne qu’il tient en main). 

Il faut se rendre compte du fait que les chrétiens ont été rapidement nombreux en Asie, au long d’une histoire encore largement méconnue en Occident, et ont contribué notamment aux plus grandes périodes de gloire de l’Empire du Milieu.

Cette incompréhension est principalement due à la coupure géographique intervenue entre le siège de l’Eglise d’Orient (à Séleucie-Ktésiphon, la capitale des Parthes) et Rome surtout à partir des invasions islamiques : l’Islam a empêché les contacts suivis entre l’Occident et l’Orient, et a isolé la Chine, qui avait mobilisé une armée pour soutenir l’Empire parthe – elle arriva trop tard.

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2013/02/Egl-d_Orient-Asie-11-300x213.png_(cliquer)

Agrandir la carte - Remarquons la présence d’un Evêché araméen à Lhassa, et aussi à Taprobane (Ceylan), ce qui est signalé entre autres par le navigateur Cosmas Indicopleustès (début VIe siècle) – il y mentionne aussi des Brahmanes et des « sophistes légers (ou nus) » (gymnosophistaï), mais il n’y indique pas la présence de Bouddhistes, ce qui est assez curieux pour une île qui est supposée être le centre de l’expansion du Bouddhisme depuis plusieurs siècles.

En tout cas, il ressort des découvertes de nombreux vestiges archéologiques pointant vers l’évangélisation de la Chine par l’Apôtre Thomas (et cette frise n’en est que l’exemple le plus étonnant), que le bouddhisme est arrivé en Chine au moins 150 ans après le christianisme. La « religion » officielle (impériale) que St Thomas dut y rencontrer, était celle de la sagesse confucéenne, axée sur le souci de l’harmonie céleste et sociale.

Voir aussi L’apôtre Thomas et le christianisme en Asie, 2013 / télécharger le montage. [Repris dans l’article suivant]

Un programme fabuleux : une sorte de ‘googlemap’ de l’empire romain qui permet de calculer ses itinéraires (route, cheval, bateau…) pour voyager comme un apôtre au temps du Christ : http://orbis.stanford.edu !

https://www.eecho.fr/frise-kong-wang-shan-dessin/

Shan, Pierre Perrier, saint thomas, Thomas, Apôtre (vie)

Apôtre (vie), Kong Wang Shan, Lianyungang, prince ying, Thomas, Apôtre (vie), Vierge Marie - Traces des apôtres (Thomas /Chine) 

Source : https://www.eecho.fr/il-est-paru-lapotre-thomas-et-el-prince-ying/

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    Livre - L’apôtre Thomas et le christianisme en Asie – Recherches historiques et actualité
    Ouvrage - Thomas et le christianisme en Asie - 15 septembre 2013

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Dossier de presse / Texte 1 page Présentation de l’éditeur :

Les récits traditionnels relatifs aux pérégrinations en Asie de l’un des douze apôtres, Thomas, sont-ils fondés ? Que sait-on aujourd’hui de sa venue en Chine puis de son retour en Inde ? Et au sujet des suites de son action au service de l’Evangile ? Le seul colloque international qui n’ait jamais abordé de telles questions s’est tenu fin 2012 à Paris.

Cette première mondiale a regroupé les recherches les plus novatrices et pointues sur ces sujets, relancées ou initiées par les découvertes faites récemment en matière d’archéologie et d’historiographie chinoises. Il en ressort une convergence impressionnante de documents provenant de disciplines diverses, qui permet de retracer de manière assez précise la partie la plus étonnante de l’épopée de l’apôtre Thomas : ses trois années en Chine. Les plus importants d’entre eux sont présentés dans cet ouvrage qui constitue ainsi un outil inégalé pour la communauté scientifique, ainsi que pour tous ceux que passionnent les grands enjeux humains.

En effet, la masse des documents sinologiques et autres, qui retrace les traditions relatives à l’action de cet apôtre, éclaire d’un jour nouveau l’ensemble de la question des origines chrétiennes : on sort enfin des images habituelles pour redécouvrir la dimension universelle et multiculturelle du christianisme. Celle-ci est illustrée dans la seconde partie de l’ouvrage par des témoins engagés aujourd’hui sur les pas de ce voyageur extraordinaire qui a parcouru la Mésopotamie, l’Iran, l’Inde, et la Chine.

Chez tous les bons libraires, sur le web et en particulier ici

Complément (+ vidéo Thomas en Chine, en 12mn30sec > eecho.fr/ ?s=Thomas%2BChine) :

Depuis l’exégèse moderne, les voyages des apôtres hors du monde romain ont été considérés comme inconnaissables ou légendaires, mais la redécouverte inopinée en 1981 d’une falaise sculptée dans le grand port ancien de la Chine, Hai-xhou (aujourd’hui Lianyungang) ouvre le débat sur des bases nouvelles et massives.

Il s’agit d’une sorte de frise en trois tableaux, datant des années 69-71 du premier siècle (les annales chinoises en parlent) et représentant une centaine de personnages, gravés selon une technique qui en fait un style unique en Chine (mais non pas en Iran et dans l’empire parthe).

Lors de cours donnés à l’Université de Nankin en 2007, M. Pierre Perrier entendit parler de l’existence de ce vaste ensemble de sculptures que les archéologues chinois ne parvenaient pas à identifier ni à expliquer. Il s’attela à organiser une recherche pluridisciplinaire sur la question, malgré diverses entraves à la liberté de recherche.

Le recoupement progressif des données n’a fait que confirmer une hypothèse qui apparaissait assez évidente à ceux qui connaissent l’Église de l’Orient – ce qui n’était pas le cas des Chinois mais bien de Mr Perrier – : cette frise, manifestement d’inspiration araméo-chrétienne, devait avoir un rapport avec le passage de l’apôtre Thomas en Chine dont parlent de nombreuses traditions orientales.

On a découvert par la suite qu’un chercheur chinois, qui ne connaissait pas cette falaise mais qui était un spécialiste des archives impériales chinoises, avait pensé à la même cause. Et on découvrit plus tard encore que même des missionnaires occidentaux en Inde et en Chine avaient rapporté de telles traditions relatives au souvenir de la venue de l’Apôtre Thomas.

Un premier bilan des recherches interdisciplinaires a été établi lors du colloque international « Sur les pas de saint Thomas » qui s’est réuni à Paris fin 2012 sous l’égide de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) en coopération avec EEChO. Il a donné naissance à ce présent ouvrage. Celui-ci présente les contributions de nombreux chercheurs, toutes inédites, formant un outil inégalé pour la communauté scientifique, ainsi que quelques témoignages éclairants les enjeux séculaires du christianisme en Asie.

Apôtre (vie), asie, Chine (Thomas+ suites), colloque, parution, Thomas, Apôtre (vie)

Traces des apôtres (Thomas /Chine) 

Source : https://www.eecho.fr/thomas-en-asie-le-dossier/

Complément - Présentation (page IV de couverture) :

Kong Wang Shan, littéralement « Mont du Prince Duc » : un nom qui restera comme celui d’une des plus grandes redécouvertes du XXIe siècle. Situé près de Lianyungang, grand port chinois du Ier siècle, ce lieu surplombe la route qui conduit aux capitales de l’Empire des Han : Xi’an et Luoyang.

Là, un ensemble de bas-reliefs de plus d’une centaine de personnages a été sculpté en l’an 70 de notre ère, selon une datation précise fondée sur des documents de l’Empire. Ce livre, prenant appui sur les travaux archéologiques chinois, et présentant le résultat des études du groupe multidisciplinaire international que l’auteur a coordonné, constitue la première étude systématique de la frise de Kong Wang Shan.

Remettant en question l’attribution bouddhiste ou taoïste qui était retenue jusqu’à présent, sur la base d’une analyse à la fois trop partielle et discordante, il montre qu’une interprétation cohérente et complète de toutes ces figures devient possible, dès lors que l’on prend en considération le judéo-christianisme et la culture parthe.

Cela conduit l’auteur à défendre la thèse suivante : le thème de la frise est la prédication évangélique initiale de l’apôtre Thomas. Venu en Chine par la mer, depuis le sud de l’Inde, à la demande de l’empereur Mingdi, il a été accueilli par le Prince Ying.

Cette thèse n’est provocatrice qu’en apparence : les traditions indo-mésopotamiennes des « chrétiens de saint Thomas » et celles d’Arménie ont toujours évoqué ce séjour de l’apôtre en Chine, peu d’années avant son retour et son martyre en Inde.

L’intérêt de Kong Wang Shan pour l’histoire du premier siècle n’en ressort que plus fortement, puisque cette frise est sans aucun équivalent archéologique ou littéraire, notamment en ce qui concerne la fondation d’une église apostolique. Frise, calvaire, église, baptistère, lieux de formation de la hiérarchie, tout cela permet d’éclairer bien des textes jusqu’alors incompris. À l’apogée de la grande dynastie chinoise Han, se révèle l’influence bénéfique du succès de la prédication de l’apôtre Thomas.

Un témoignage unique au monde sur la prédication apostolique (à paraître également en langues anglaise et chinoise). 

On peut le commander sur le site des éditions du Jubilé (30€) ou en librairie. Des aperçus des études antérieures sont disponibles sur ce site, mais le livre apporte de nombreux éléments nouveaux.

Source : https://www.eecho.fr/il-est-paru-lapotre-thomas-et-el-prince-ying/

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Ouvrage de Yen Martin, Nouvelle histoire de l’introduction du christianisme en Chine, éditions You Feng, Paris, 2021, 395 pages, 868 notes de bas de page, 38 €

Notes de lecture :

Le père Martin Ji Liang Yen (1919-2009), religieux membre de la communauté des augustins de l’Assomption, consacra une bonne partie de sa vie aux recherches sur l’évangélisation de son pays d’origine, la Chine. Une tradition orale reçue dans sa famille affirmait que la foi chrétienne des fidèles de l’empire du milieu remontait fort loin ; il voulut éprouver ces dires, à la fois pour l’intérêt historique et aussi missionnaire, de cette question.

Cet ouvrage est une mine, et pas seulement à cause des 868 notes dont une couvre presque deux pages. C’est d’abord le fruit des longues et patientes recherches du père Yen, malgré bien des aléas, comme son départ en France en 1949 à la suite de l’installation du régime communiste.

Son fonds d’archives personnelles, ainsi que ses notes et ses sources chinoises, ont été relus, traduits à nouveau et remis en ordre. Après la plupart des chapitres, une vaste annexe a été ajoutée pour montrer l’état de la question actuellement à partir de nouvelles découvertes archéologiques en Chine même ou de textes mis à jour récemment.

Signalons au passage que le père Yen ne connaissait pas l’existence des bas-reliefs de la falaise de Kong-Wang-Shan, qu’il a découverte en France quelques années avant sa mort.

De ces études, il se dégage assez clairement trois périodes :

  • dans une première partie, intitulée « Commencements » (p.9), le père Yen s’est intéressé à l’arrivée des Juifs en Chine ; une importante colonie exista jusqu’au XIXe siècle à Kaïfeng, dans le centre du pays, où l’un des Chinois d’origine hébraïque alla même rencontrer Matteo Ricci à la fin du XVIe siècle. Ces Hébreux arrivèrent en Chine en suivant la route de la soie, pour faire du commerce ; ils semblent avoir été présents à l’époque du Christ, à Kaïfeng et au port de Lianyungang.
  • Notre auteur se pencha également sur les textes racontant le songe de l’empereur Ming de la dynastie Han, autour de 65 après Jésus-Christ : au cours de ce rêve, un personnage barbu et brillant apparut au souverain, qui envoya une ambassade à l’ouest pour rapporter des missionnaires de cette nouvelle religion. L’écrasante majorité des études considère que ces envoyés étaient des bouddhistes, mais le père Yen avait des raisons de croire qu’ils appartenaient peut-être à une autre religion.
  • Il fixe ainsi l’arrivée des premiers missionnaires chrétiens au premier siècle de notre ère, à la suite des échanges commerciaux de la route de la soie, et de la présence possible de Juifs dans l’empire des Han.
  • Un certain nombre de sources textuelles, présentes chez les Pères de l’Église, mais aussi dans des documents des Eglises arménienne, syriaque et malabare en Inde, attestent cette tradition de voyages de saint Thomas d’Inde en Chine.
    Après une violente persécution autour de 70 après Jésus-Christ à Xüzhou, le fief du prince Ying, demi-frère de l’empereur Ming qui avait fait venir les propagateurs de la nouvelle foi, débuta une période d’enfouissement et de vie clandestine des croyants, au point de perdre quasiment toute trace d’eux ; simultanément, on assiste à un métissage et à un syncrétisme, à travers le soulèvement des turbans jaunes et leur visée millénariste, et le groupe des cinq boisseaux de riz, dont la prédication semble reprendre certains éléments à ce premier christianisme ; d’où le titre choisi pour la deuxième partie du livre (p.134 – titre que la table des matières oublie d’indiquer) : « Enfouissement et syncrétisme ». La question qui se pose est de savoir à quel point ces groupes étaient sous une influence chrétienne, consciente ou non.

Le christianisme connut une résurgence au temps des empereurs Suì (fin du VIe – début du VIIe siècle), puis avec les Tang et la venue d’une délégation importante de l’Église de l’Orient en 635 ; période qui est maintenant bien connue et qui n’est plus contestée ; cette troisième partie, marquée par une série de flux et de reflux de la foi chrétienne en Chine, a pour titre : « Renaissances et disparitions » (p.240).

  • Par ailleurs, dans une quatrième partie intitulée « Influence » (p.263), notre auteur s’est aussi penché sur certaines dévotions du bouddhisme et du taoïsme, qui paraissent s’enraciner dans la prédication chrétienne primitive.
  • Dès le XVIIIe siècle et jusqu’à leur expulsion par Mao Zedong dans les années cinquante, quelques missionnaires en Chine s’étaient interrogés sur certaines connivences entre le bouddhisme et la foi chrétienne, notamment dans le culte de Guan Yin, boddhistava féminin de la compassion.

    https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2016/01/Vierges-Guanyin-2.jpgAgrandir l’image

Guan Yin déesse de la miséricorde – la statue de droite est du XVIIe siècle

[Addenda – Guanyin - Pour l’article homonyme, voir Guanyin (Taïwan).

Guanyin (chinois simplifié : 观音 ; chinois traditionnel : 觀音 ; pinyin : guānyīn ; cantonais Jyutping : Gun1 Jam1 ; coréen : 관음 (hanja : 觀音), gwan-eum ; japonais : kannon (観音 ?) ; vietnamien : Quan Âm ou Quán Thế Âm) est le bodhisattva associé à la compassion dans le bouddhisme d’Asie de l’Est. Le nom de Guanyin est une forme abrégée de Guanshiyin, « qui considère les sons du monde ». On parle également parfois de Guanyin Pusa (chinois simplifié : 观音菩萨 ; chinois traditionnel : 觀音菩薩 ; pinyin : Guānyīn Púsà ; litt. « Bodhisattva Guanyin »)1 ; Shō-kannon 聖観音 (ou Shō-kan’non2) ou encore, au Japon, de Senjū Kannon Bosatsu3. D’abord figure masculine, comme en Inde, Guanyin est devenu un personnage de sexe féminin en Chine et en Asie de l’Est, chose très rare dans le bouddhisme. Sa forme japonaise a cependant quelquefois des traits masculins4. Guanyin tient son origine d’Avalokiteśvara (ou Âryâvalokiteśvarâ en sanskrit). Communément considérée en Occident comme déesse de la Miséricorde5, elle est aussi révérée par les taoïstes en tant qu’Immortelle. Avalokiteśvara indien et Guanyin chinoise se rejoignent cependant dans la ferveur religieuse qu’ils suscitent : si le premier est considéré comme l’un des bodhisattva les plus importants du bouddhisme indien, la seconde est élevée au rang de divinité. .. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guanyin ]

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2016/01/Guanyin-position-Kong-Wang-Shan-KWS-11e-s_musee-de-St-Louis.png Agrandir l’image
XIe siècle (Musée St Louis) avec non seulement un pied qui est visible, ce qui est contraire à l’éthique chinoise, mais en position semi-accroupie comme la Dame de la falaise de Kong Wang Shan, identifiée selon toute vraisemblance comme la Vierge Marie (dans la position de l’accouchement en Orient ancien)

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2021/02/Guanyin-with-rosary-British-Museum-3.png

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2021/02/Guanyin-in-a-grotto-British-Museum-6-746x1024.png Agrandir l’image

Par ailleurs, un théologien et historien protestant chinois, le professeur Wang Wei Fan, mena également des recherches, uniquement archéologiques, dans des tombes de la région de Xüzhou : c’est lui qui fit connaître les premières photographies du miroir analysé lors du colloque de 2012 des associations Aide à l’Eglise en détresse /EEChO à Paris, miroir daté d’environ 200 après Jésus-Christ et qui comporte un texte explicitement chrétien. Les principales contributions de cet éminent professeur, traducteur de la Bible en chinois, sont exposées et discutées dans les pages 103 à 112, dans la grosse annexe 1.

Au final, il semble bien qu’il y ait eu deux écueils pour la prédication de l’Évangile en Chine :

  • le syncrétisme, par mélange de la prédication du Christ avec les traditions populaires et les cultes païens, qui finissent par affadir la foi au point de la faire disparaître, comme ce fut le cas après la dynastie Ming (1368-1644), et comme ce fut le cas d’autres religions florissantes à une certaine époque en Chine comme le manichéisme ;
  • les persécutions violentes qui détruisent presque toute trace de l’Église, en six vagues (la première évangélisation, sous la dynastie Han, avec l’empereur Ming ; en 446 après Jésus-Christ, lors d’importantes persécutions contre le bouddhisme ; sous les Tang, après une venue des missionnaires de l’Eglise de l’Orient en 635, suivie du désastre de la guerre civile et des persécutions contre le bouddhisme et les religions suspectées d’être étrangères vers 850 ; la venue des franciscains et de quelques dominicains occidentaux aux treizième et quatorzième siècles, et la persécution nationaliste des Ming ; l’arrivée des missionnaires jésuites aux seizième et dix-septième siècles, et les persécutions de la dynastie Qing des Mandchous, suivies de la révolte des boxers ; les persécutions du régime communiste).
    Au fur et à mesure des périodes d’ouverture ou de fermeture du pays, on a donc le sentiment que tout est à reconstruire à chaque fois.

La connaissance qu’avait le père Yen de la langue chinoise ancienne et de l’histoire lui permit d’approfondir certains textes et certaines données historiques, si bien que ses travaux apportent une lumière inédite sur l’évangélisation de l’empire du milieu et sur la survie dans la culture et dans certains courants religieux de ces premiers contacts entre le message du Christ et le monde Chinois.

Cet ouvrage publie pour la première fois l’intégralité de ses recherches, qui sont asssorties d’une actualisation rendue possible par des découvertes archéologiques récentes.

Archive historique montrant le Père Martin Ji Liang Yen (1919-2009), religieux catholique né en Chine

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2021/02/Yeng-Martin-et-deux-eveques-3.jpg

Autre information - Pour info, voici la capture d’écran d’un article (supprimé depuis) du Quotidien du peuple, version française en ligne ; elle a trait à une tombe chrétienne du VIIIe siècle mais en dit long tout de même - https://www.eecho.fr/vers-une-nouvelle-histoire-de-la-chine-au-1er-siecle/

Voir aussi https://www.ucanews.com/news/historic-christian-site-found-in-china/70104 concernant une autre tombe chrétienne, dans le Henan.

Mots clefs : apôtre Thomas, Chine (Thomas+ suites), dynastie Han, Martin Yen, Ming-Di

Source : https://www.eecho.fr/vers-une-nouvelle-histoire-de-la-chine-au-1er-siecle/

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    EEChO - Qui sommes-nous ? Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines - Communiqué
    En septembre 2007 naissait l’Association, avec des chrétiens d’Orient (surtout coptes) et d’Occident. Son premier président fut Pierre Eid, un Libanais melkite catholique († 2011).
    Le jour même de son assemblée constitutive, le nom de « EEChO  » fut trouvé. L’aspect d’étude du christianisme des origines devait être exprimé mais en lien avec celui de l’utilité : apporter des lumières jusque dans notre quotidien. Les Écoles d’oralité qui font vivre la Parole par l’appropriation personnelle et la transmission en sont un exemple. Ces lumières s’avèrent également nécessaires et même déterminantes devant les grands défis actuels, notamment autour des questions islamiques. Tel est le sens du mot « enjeux » dans : Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines. _

EEChO, c’est • un projet, • un réseau,• une espérance.

Un projet se ressourcer auprès des paroles et des actes des douze Apôtres :

Partis dans toutes les directions du monde accessible, les Apôtres ont touché les grandes civilisations de leur temps, du Caucase à la Nubie-Ethiopie et de l’Espagne à la Chine.

– Chacun d’eux a transmis la Révélation reçue dans une grande diversité culturelle et géographique ; redécouvrir cet universalisme réalisé par eux, grâce aux diasporas hébréo-araméennes, est un fondement de notre projet.
– Pour ce faire, des pôles de recherche sont également axés sur les suites, fidèles ou contrefaites, des apports des Apôtres ; ce sont elles en effet qui ont façonné notre monde.
– Des modules de formation sont à disposition. Ils éclairent notre compréhension du monde et de la foi, et aussi la vie quotidienne pour peu qu’y prenne place la Parole transmise oralement, telle que la recherche l’a redécouverte.

Un réseaurapprocher les croyants d’Orient et d’Occident :
– Créée par des chrétiens du Levant et d’Occident, EEChO prend le parti de donner la parole aux premiers encore si peu écoutés en Europe ; et c’est en des échanges que chacun s’enracinera toujours mieux dans sa tradition apostolique* originale, dont vit sa propre Communauté Ecclésiale.
– Nous partageons ainsi un souci pour l’histoire et les liturgies, en particulier celles, si diverses, des Églises d’Orient, qui demandent une certaine familiarité.
– EEChO est ouvert à tous ceux qui, épris de vérité, perçoivent les enjeux de la connaissance du christianisme des origines, lequel a changé le cours de l’histoire.

* « Nous croyons en l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique » : ainsi se proclame la foi chrétienne comme fondée sur les douze Apôtres. Il s’agit d’une proclamation communautaire : c’est en Occident seulement que l’on dit «  Je crois » plutôt que « Nous croyons ».

Une espérancesoutenir le rayonnement des Communautés d’Orient, et aider au discernement :
– c’est d’abord mettre à l’honneur nos Communautés d’Orient et d’Occident en leurs traditions respectives, ce qui renforce les premières non seulement dans leur(s) pays d’origine où beaucoup sont menacées mais en Europe où elles ont un rôle à jouer également ;
– c’est aussi [re]découvrir le sens des épreuves endurées, et donc de l’histoire, dans un discernement commun des anti-valeurs post-chrétiennes qui sont sources de tant de misères pour les sociétés civiles et de persécutions pour les croyants et les défenseurs de valeurs justes.

communication@eecho.fr - Prière d’EEChO - TRIPTYQUE présentation EEChO

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Association EEChO : Exploring and Educating about Christianity’s Origins (Explorer et éduquer sur les origines du christianisme)- Traduction Jacques Hallard 29/07/2023)

EEChO se consacre à explorer à nouveau les racines de la foi hébréo-chrétienne des Apôtres et à éduquer un public contemporain exposé à une variété déconcertante et mal informée d’opinions contradictoires sur les origines du christianisme et des Évangiles. Au fur et à mesure, une grande partie du scepticisme quant à la fiabilité de ces derniers provient de préjugés rationalistes et de méthodes d’investigation erronées qui négligent généralement leur analyse orale et leur substance hébréo-syrienne.

Pourtant, une telle analyse démontre de manière convaincante que les quatre Évangiles canoniques, composés à l’origine et transmis en araméen dans des cercles de sessions de formation liturgico-catéchistiques, sont strictement basés sur des témoignages oculaires de première main et racontent de manière véridique et précise les enseignements, la vie, la mort et la résurrection de Jésus, le Verbe fait chair. L’étude des textes du Nouveau Testament en termes de leur nature orale essentielle fournit des preuves tangibles que les érudits sérieux ne peuvent plus se permettre de sous-estimer (voir les travaux connexes de Pierre Perrier et Frédéric Guigain).

EEChO vise également à rassembler, à travers des études mutuelles et des événements inter-ecclésiaux, des chrétiens des différents Rites, traditions et formes de culte liturgique catholiques : Catholiques Romains latins ou Occidentaux ; Catholiques Syriaques Occidentaux (Maronites, Syriaques, Malankars) ; Catholiques Syriaques Orientaux (Chaldéens, Syro-Malabars) ; Catholiques Byzantins (Arméniens, Melkites, Ukrainiens) ; Catholiques Alexandrins (Coptes, Éthiopiens).

Il prend au sérieux le fait critique que la plupart des Rites de l’Église catholique sont en réalité des Rites orientaux, et souhaite promouvoir la redécouverte des nombreuses et riches traditions orientales moins connues ou négligées en Occident. Pour les Occidentaux, il est en effet souvent difficile de surmonter les barrières culturelles et historiques qui entravent leur prise de conscience de la beauté, de la véracité et de la richesse de ces traditions inconnues, comme le font généralement les préjugés forts. Pourtant, étant née en Terre Sainte, l’Église chrétienne a commencé à se répandre de façon exponentielle d’Est en Ouest grâce au dévouement des chrétiens hébreux de Palestine et de Mésopotamie, des chrétiens orientaux enseignant et transmettant fidèlement, en araméen et en Latin, langues dans lesquelles il est venu pour être traduit, la Bonne Nouvelle leur a été directement confiée.

EEChO se consacre également, à travers les travaux de recherche de certains de ses membres, à rendre compte de l’antiquité et de l’originalité du texte canonique oriental en araméen, connu sous le nom de Peshitta, sur la base solide de bases historiques, archéologiques et ethnologiques. D’autres domaines de recherche étudiés et promus par EEChO comprennent, entre autres :

Les fabuleuses découvertes archéologiques (dessins hébréo-chrétiens/Moyen-orientaux) de Kong Wang Shan et des confirmations documentaires parallèles du Premier siècle de la présence de l’apôtre Thomas en Chine entre les années 65 et 68 après JC, qui attestent toutes de l’Église de Chine en tant que fondation apostolique directe ;

Le délicat sujet traitant des origines de l’Islam, à travers des éclairages importants capables de jeter un éclairage nouveau sur la question obscure des véritables sources de l’Islam et de leur relation avec les mouvements hérétiques des premier et deuxième siècles.

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De nombreux indices iconographiques et textuels convergent pour y voir des signes de la présence du bouddhisme à l’époque des Han orientaux dans cette région. Et comme le Bouddha était alors associé à des figures majeures du taoïsme religieux qui se constituait aussi à cette époque, il n’est pas étonnant de reconnaître dans cet ensemble des figurations taoïstes dont celle de la Reine-Mère de l’Ouest, Xiwangmu, une figure très populaire du taoïsme d’alors.

Une redécouverte, en 1980

Ces sculptures, pour l’essentiel des bas-reliefs, étaient connus mais ont été examinées avec plus d’attention en 19801. La présence de l’image d’un crapaud et de personnages présentant des offrandes ou dansant, avaient fait tout d’abord classer cet ensemble parmi les bas-reliefs Han illustrant des thèmes confucéens. Mais, à proximité du « crapaud », la sculpture en ronde-bosse d’un éléphant a attiré l’attention des spécialistes, car il s’agit là d’un thème largement lié au bouddhisme. Les savants ont alors reconnu des figures incontestablement bouddhiques sculptées en bas-relief parmi d’autres. Cependant la datation du Ier siècle proposée alors a surpris, car l’apparition ancienne du bouddhisme correspondait à des sources chinoises datant des Han de l’Ouest, au IIe siècle2. Les datations proposées depuis reviennent à cette période des Han de l’Ouest, ou aux IIe – IIIe siècles. 3

Description

Chaque figure de cet ensemble est identifiée par une référence constituée d’une lettre et d’un nombre. Un dessin réalisé par les archéologues chinois en 1980 permet de repérer ces références à côté des sculptures4.

Ces sculptures se présentent comme un ensemble de 105 images5 en relief sur la roche-mère de la montagne, mise à nu à cet endroit escarpé. La montagne est constituée de roche métamorphique6, du gneiss, et éventuellement du granite7. Le granite se dégrade en surface sur la longue durée, ce qui pourrait expliquer l’usure prononcée de certaines parties. Les sculptures sont réparties sur un espace relativement limité, de 8 mètres de haut par 17 mètres de large8, mais ces reliefs ne présentent nullement une continuité9, comme cela se produit aussi pour la plupart des ensembles de gravures rupestres. Elles se situent sur différents plans et à des niveaux différents. Elles ne présentent pas l’aspect continu et linéaire d’une frise10.

Ce sont donc 105 images sculptées. Dans la plaine en contrebas, plusieurs gros rochers sont sculptés en forme d’animaux et en d’autres formes5, et semblent associés à cet ensemble, dont un éléphant, traité en ronde-bosse dans un gros rocher isolé, et un crapaud, traité en relief sur un autre rocher isolé.

L’historienne d’art Marylin Martin Rhie, en 1999, qui reconnait que les rochers et les reliefs sont déconcertants (puzzling), précise néanmoins que des figures bouddhistes et d’autres, issues des religions populaires - elle entend par là le taoïsme populaire - sont associées à des laïques5.

La sinologue Anne Cheng, en 2018, qui s’appuie sur des références universitaires reconnues, montre que de nombreuses figures11 peuvent être des divinités, des êtres humains et même des animaux. Dans cet ensemble, elle signale que des universitaires ont cru pouvoir reconnaitre le Bouddha debout, le Bouddha assis et le Bouddha en parinirvana12. Quant aux représentations d’animaux isolés, l’éléphant semble peut-être d’inspiration indienne, et le crapaud, peut-être d’inspiration taoïste.

Angela Falco Howard, en 2006, et Marylin Martin Rhie évoquent, au centre de cet ensemble, la Reine-mère de l’Ouest (Xiwangmu), divinité taoïste qui est souvent représentée, à cette époque, assise en tailleur ou dans la position du lotus, les mains dans les manches de son habit, un vêtement traditionnel des Han. Marylin Martin Rhie reprend, à ce propos, l’interprétation faite en 1982 de la figure qui domine tout l’ensemble (X68)13,14. À propos de ces proximités entre images bouddhiques et images taoïstes, Angela Falco Howard signale que les Taoïstes considéraient le Buddha comme une manifestation de Lao Tseu et qu’ils se sont approprié aussi certaines images bouddhiques15.

L’un des personnages (X76)16, situé à droite, est identifié comme une image du Bouddha par Marylin Martin Rhie et Anne Cheng. Ce personnage17 est assis dans la position du lotus. Il a la main ouverte, paume tournée vers nous, ce qui semble être le geste de l’absence de crainte (abhaya-mudrā). Nicolas Zuffery18 interroge cette interprétation, en effectuant la comparaison avec un bas-relief similaire de la colline de Mahao (Sichuan, datée du IIe – IIIe siècle)19 mais où le nimbe est soigneusement taillé, comme sur les premières images du Bouddha dans l’empire Koushan, y compris sur le monnayage de Kanishka marqué BODDO. Notons que la plus ancienne représentation confirmée de Bouddha, sur le reliquat de Bimaran est daté 50 de notre ère. Il n’est pas impensable que des images similaires circulaient dans le milieu des commerçants. Une autre figure, mais debout (X2), fait le geste de l’abhaya-mudrā, canoniquement fixé, de la main droite20. Cette figure, à la gauche de l’ensemble sculpté, n’a pas plus de nimbe ou d’auréole que le précédent21. Cette figure tient un objet dans la main gauche. Martin Rhie l’identifie comme étant une autre représentation de Bouddha.

Notons qu’un money-tree22 daté de la fin du IIe siècle et découvert au Sichuan, à Mianyang, porte une image identifiée comme un bouddha, dépourvu, lui aussi, d’auréole23.

Parmi les autres personnages, la possibilité d’une scène à nombreux personnages s’est présentée aux sculpteurs dans un espace de roche offrant un angle, verticalement, avec un vaste bloc horizontal reliant ces deux plans verticaux (X4 - X60)24. Cet espace permet d’évoquer une scène. Un grand nombre de visages les uns à côté des autres sont ainsi gravés sur les côtés verticaux, comme s’ils assistaient à ce qui se passe sous leurs yeux, sur le bloc horizontal qui a pris la forme d’un personnage allongé, Bouddha lors de son parinirvana 25. D’autres scènes ont suggéré des épisodes légendaires de la vie de Bouddha (les jātaka).

Enfin deux figures non religieuses portent des coiffes de militaires Han (X1 et X66). X1 est à l’extrême gauche, assis en position frontale avec les mains glissées à l’intérieur de ses manches. Selon le spécialiste chinois Li Hung-fu26, il s’agirait d’un ’gardien’ qui tiendrait un bouclier devant lui. Quant à l’autre militaire, vu légèrement de profil et dans une pose formelle de respect, il est accompagné d’un serviteur qui tient un mortier médicinal, où Li Hung-fu voit qu’ils font à leur maître le vœu d’une longue vie.

Iconographie mixte : bouddhiste et taoïste. Datation

Selon l’historien Tansen Sen (Université de New York Shanghai, spécialiste des relations inter-asiatiques) ces figures de la fin du IIe siècle27 semblent attester la présence d’adeptes du bouddhisme, étrangers à la Chine. Le fait qu’elles soient entrecoupées de motifs taoïstes, indique l’amalgame précoce des enseignements bouddhiques avec les conceptions autochtones. Selon l’historien d’art Wu Hung, qui reconnait la difficulté de dater ces gravures, les figures à caractères bouddhiques sont bien mêlées à un autre groupe. Ce dernier groupe porte les costumes traditionels chinois et tient des instruments rituels. Il s’agirait de divinités taoïstes qui étaient souvent adorées avec le Buddha à l’époque des Han de l’Est. La juxtaposition de figures de la Reine-mère de l’Ouest, Xiwangmu, et de Buddha, quasiment juxtaposés ici, se rencontrent aussi au nord-est du Shandong, dans la tombe située à Yinan (datée de la seconde moitié du IIe siècle)28. L’historien d’art Wu Hung a d’ailleurs montré l’interchangabilité des figures du Buddha et des divinités taoïstes à cette époque29.

Les collines du mont Kong Wang abritent une grande plateforme empierrée et une stèle disparue qui est mentionnée dans les textes anciens comme celle du temple de la mer de l’Est, construit en 172. Des spécialistes en ont conclu que les gravures auraient été une partie du temple taoïste, un lieu important mentionné dans de nombreux textes taoïstes30.

Il s’agirait donc bien, au Kong Wan Shan, des vestiges d’une iconographie bouddhique et taoïste. De l’avis de certains érudits chinois [non précisés par Martin Rhie], le site semble dater de la dernière partie de la dynastie des Han orientaux, au cours de la seconde moitié du IIe siècle5. Mais cette proposition est discutée par Nicolas Zuffery18 car il remarque la grande hétérogénéité des figures, dont certaines ne seraient pas si anciennes. Ce dernier auteur suggère que plusieurs générations de sculpteurs ont travaillé sur ce site, comme cela s’est fait sur les sites de Luoyang (Longmen, après 494 et, pour l’essentiel, jusqu’au Xe siècle) et Dunhuang (Mogao : des Wei du Nord (386-581) aux Yuan (1279-1368)). La datation reste donc une question sans réponse définitive.

Contexte et sources chinoises

Présentation générale du contexte des sculptures et de l’introduction du Bouddhisme en Chine

Pour l’historien Tansen Sen, l’introduction du bouddhisme en Chine est le signe de relations diplomatiques et commerciales entre l’Inde et la Chine31. Des objets, des pratiques bouddhistes sont bien attestées en Chine au premier siècle de l’ère commune. Il existait deux ensembles de routes commerciales et diplomatiques entre la Chine et le monde Indien, l’un par voies de terre qui contournait par le nord ou par le sud le Taklamakan et l’autre par voies de mer32,33. Celui par voie de mer aboutissait en Chine, au Sud à Guangzhou (Canton) et au Nord à Hangzhou.

La mention du Bouddha apparait dans une légende reprise dans de nombreux textes. C’est dans le plus ancien qui se trouve dans la préface du ’Sūtra en quarante-deux articles34, rédigée autour du IIe siècle, que l’on rencontre le songe de l’empereur Ming des Han postérieurs (28-75). La capitale des Han orientaux était à Luoyang)35. Dans ce songe mis par écrit apparait, ’sous les traits d’une divinité volante et dorée’, un être que les conseillers interprètent comme étant le Bouddha. « Une légende et une fiction, mais nécessaire car en Chine on ne peut croire quoi que ce soit si ça n’est pas fondé sur un texte »36. L’empereur décide d’envoyer une délégation afin que l’on rapporte des informations sur cet être merveilleux. Elle reviendra avec le premier recueil bouddhique en Chine, le Sūtra en quarante-deux sections, et les deux premiers moines étrangers qui vont effectuer sa traduction.

Ce mouvement de la Chine vers l’extérieur et la translittération du sanscrit qu’il implique depuis des textes transmis par tradition orale dans l’Inde « auto-centrée »37, est un moment de la plus grande importance dans la façon dont la Chine se représente elle-même. C’est la première fois qu’elle prend conscience non seulement qu’il existe d’autres centres de « civilisation », mais qu’il existe d’autres langues qui sont aussi sacrées que la leur. C’est la première fois dans l’histoire de la Chine que des Chinois s’intéressent à la traduction d’un texte étranger38, travail de traduction qui est d’ailleurs réalisé avec le concours d’étrangers.

À part le rêve de l’empereur et l’arrivée du Sūtra, un document politique fait explicitement la première allusion au bouddhisme. Il concerne le roi Ying de Xu (52-71), et se trouve dans le Hou Han shu, le Livre des Han postérieurs. Le royaume Xu de ce prince Ying correspondait à une province (zhou (州,洲)) de la dynastie Han, temporairement principauté autonome sous les Han orientaux (23-220).

Ce territoire s’étendait depuis le sud du Shandong jusqu’au nord du Jiangsu actuels 39. La capitale, Pengcheng (Xuzhou), se trouvait alors à proximité de la Suzhou actuelle. Les faits se passent précisément dans une des régions où se fonde à cette époque le taoïsme religieux40. Cette région se trouve juste au sud du Shandong qui est la patrie de Confucius, et à l’extrémité Est de la plaine centrale de Chine. Situé au sud du Shandong, le Kong Wang Shan se trouvait donc sur son territoire.

Le texte évoque le fait que le prince Ying a envoyé une rançon à l’empereur pour se faire pardonner d’une faute grave. Mais comme l’empereur a pu constater la qualité de cette démarche qui évoque des pratiques taoïstes et bouddhistes, une part de la rançon est remise au roi pour qu’il subvienne à l’entretien d’une communauté bouddhique. Le texte emploie, pour la première fois, des termes associés au bouddhisme translittérés du sanscrit en chinois. Ce qui atteste, plus clairement que dans le rêve, de la présence du bouddhisme au premier siècle dans cette région.

C’est aussi cette région que le Hou Han shu décrit comme une base importante du taoïsme religieux, lequel est en train de se constituer en tant que mouvement religieux. Outre ces mentions dans les textes, c’est toujours dans cette région, autour de Shuzhou, que devait éclater, en 184, la révolte des Turbans jaunes, lancée par le fondateur de la secte taoïste Taiping.

Pengcheng et toute la région comprise entre le fleuve Jaune et la mer au sud du Tai’shan était un centre du taoïsme sous les Han41. Par ailleurs, à cette époque et dans les textes, le Bouddha est associé à une expression qui se rapporte à deux figures centrales du taoïsme, l’Empereur Jaune et Lao Tseu. Comme l’indique Henri Maspéro42 cette expression désignait Lao Tseu divinisé, lequel deviendrait la divinité principale pour la secte des Turbans Jaunes. Donc, entre 52 et 71 on est assuré du culte conjoint de Buddha et du taoïsme.

Pencheng et sa région deviendront au IIe siècle un foyer du bouddhisme naissant avec des chinois convertis, dont des familles riches. Or c’est à 50 km de Pengcheng (Xuzhou) que l’on rencontre les très anciennes sculptures gravées du Kong Wang Shan.

Cette montagne, le Kong Wang Shan, s’appelle ainsi car « Kong » fait allusion à l’histoire selon laquelle Kong (Confucius) aurait gravi cette montagne pour apercevoir la mer : Kong Wang Shan / « Confucius regarde vers [la mer] ». Cette montagne était effectivement au bord de la mer, au moins jusqu’à la fin de la dynastie Han43.

L’arrivée du bouddhisme en Chine. Détails

La légende : le rêve de l’empereur Ming

Un grand nombre de textes chinois, dont le plus ancien étant la préface du Sūtra en quarante-deux articles, mentionne la légende selon laquelle l’empereur Mingdi (r. 58-75) aurait eu un rêve où est mentionné le Bouddha. Dans cette préface le rêve est ainsi décrit (selon la traduction qu’en a donné Henri Maspero en 1910 et qui fait référence34 :
« Préface du Sūtra en quarante-deux articles : Autrefois l’empereur Ming des Han, une nuit, vit en rêve un dieu dont le corps avait la couleur de l’or, et la nuque44 l’éclat du soleil, et qui volait dans sa chambre ; et il en était fort réjoui. Le lendemain il interrogea ses fonctionnaires : « Quel est ce dieu ? » Il y eut le savant Fou Yi qui dit : « Votre sujet a entendu dire que dans l’Inde, il y a un homme qui a atteint le Tao, et qui est appelé Buddha ; par sa légèreté, il est capable de voler. N’est-ce pas ce dieu ? » Alors l’empereur, ayant compris, envoya aussitôt douze hommes, l’ambassadeur Tchang K’ien, le yu-lin tchong-lang-tsiang [chef des gardes] Ts’in King, le po-che ti-tseu [étudiant] Wang Tsouen etc., au royaume des Ta Yue-tche [ou Yuezhi : ici empire Kouchan]. Ils reçurent par écrit le Sūtra en quarante-deux articles, (qui fut placé) dans la quatorzième enveloppe de pierre [note de H. Maspero : « Il est possible que le texte soit altéré (...) »]. On éleva des stūpas et des monastères. Alors la Loi se répandit ; en tous lieux, on éleva des monastères du Buddha. Les gens des pays éloignés qui se convertirent et demandèrent à devenir sujets de l’empire, on n’en peut dire le nombre. L’empire était en paix à l’intérieur. Tous ceux qui eurent connaissance (de ce sūtra), le reçurent respectueusement ; jusqu’aujourd’hui il a été conservé sans interruption. » 45. »

Une autre version, qui serait datée de la fin des Han orientaux, dans le Meou Tseu. Dialogues pour dissiper la confusion (argument 21)46, évoque le rêve, son interprétation - mais ici l’empereur semble atteindre l’Éveil bouddhique47 - et l’expédition (ici les émissaires écrivent le texte48, ce qui peut paraître étonnant), puis son retour. Il décrit également le fait que le temple contenait un stupa (ce mot chinois servit ensuite à désigner les pagodes). À différents endroits du palais « on fit des statues du Buddha », et comme l’empereur se faisait construire son mausolée, il fit placer aussi une statue du Buddha au dessus49,50.

Enfin une autre version, parmi bien d’autres, se trouve à la fin du Wei shu, Livre des Wei (une compilation du VIe siècle, dans la section Shi Lao [ Shakyamuni - Lao Tseu ]51. Cette version modifie peu de chose. L’expédition est envoyée pour copier les écritures canoniques laissées par le Buddha. L’ambassadeur est accompagné des moines, vraisemblablement indiens, et il s’en retourne vers la capitale, Luoyang. Dans ce texte ces moines sont présentés comme les premiers en Chine avec les premières prosternations devant le Buddha. L’ambassadeur avait obtenu un sutra en 42 sections et une statue en pied de Shakyamuni. L’ambassadeur chargea le sutra sur un cheval blanc et c’est ainsi qu’il arriva à Luoyang. D’où l’édification du monastère du Cheval blanc.

L’arrivée du Sūtra en quarante-deux sections

La délégation envoyée par ordre de l’empereur et composée de 18 personnes, selon le Meou Tseu, aurait ramené le Sūtra en quarante-deux sections en 67 depuis l’empire kouchan. Ils seraient arrivés aussi avec les deux moines , Kasyapa Matanga (en) et Dharmaratna (en) (ou Moton / Jiāshè Móténg 迦葉摩騰 et Chufarlan /Zhú Fǎlán 竺法蘭). Ces moines sont décrits dans le Wu shu (chroniques historiques du royaume de Wu) comme les traducteurs du sutra 52. Les premières images de Bouddha apparaissent dans l’empire koushan, au début de notre ère, d’abord au Gandhara autour de Peshawar (au Pakistan actuel et peut-être dans les régions voisines en Afghanistan. Des images bouddhiques étaient répandues aussi en Inde, comme à Sanchi et Mathura au Ier siècle. À Luoyang on éleva un monastère, le Temple du Cheval blanc (Báimǎsì 白馬寺), premier temple bouddhiste en Chine. Il fut décoré de peintures de cavaliers « qui faisaient trois fois le tour d’un stupa. » De plus on fit des statues du Buddha qui furent placées dans le palais et une autre fut placée sur le mausolée que l’empereur s’était fait construire53.

Le Sūtra en quarante-deux sections 《四十二章經》54 se compose de quarante-deux citations bouddhiques. C’est plutôt un manuel destiné à un public large. Premier texte bouddhique parvenu en Chine selon la tradition, il est composé de sections tirées des grands textes.

La première communauté bouddhique attestée

Le prince Liu Ying, demi-frère de l’empereur Mingdi avait donc été nommé duc de Tch’ou (Xu), puis roi, en 5255. Après l’épisode qui est évoqué ci-dessous il fut contraint au suicide56. On lui avait reproché d’avoir participé à un complot contre l’État, bien que l’empereur ait essayé de protéger son demi-frère jusqu’en 6557. Entre temps il aurait mené une vie de plaisir puis se serait converti à « un taoïsme teinté de bouddhisme »58.

L’édit de l’empereur qui atteste dans ce texte politique le premier Bouddhisme en Chine fait allusion à une affaire dans laquelle le roi Ying était mêlé. Celui-ci, estimant qu’il avait quelque chose à se faire pardonner (il sera accusé de crime contre l’État et sera acculé au suicide), envoie en l’an 65 à la cour impériale une « rançon » de 30 pièces de soie jaune et blanche, un présent de valeur. L’édit impérial témoigne de son acceptation par l’empereur. Il énonce que Ying a passé trois mois de purifications et à pratiquer le jeûne et les offrandes en l’honneur du Bouddha59. Puis, le roi de Xu ayant récité des « formules secrètes » et ayant exécuté des offrandes pleines d’humanité au Bouddha, l’empereur reconnait la valeur de l’attention de son demi-frère « au dieu, ou aux dieux » [ambigüité du chinois qui ignore le pluriel] rend à Ying la rançon pour l’entretien des disciples laïques du Bouddha ainsi que les moines ou les ascètes bouddhistes. On voit donc apparaître, pour la première fois, dans ce texte politique, des termes qui désignent le Bouddha et ses adeptes, une communauté, termes translittérés à partir du sanscrit dans ce décret d’amnistie.

Le décret mentionne aussi le fait que Liu Ying s’était mis à aimer « Huáng-Lǎo » (Huángdì, l’Empereur Jaune - Lao Tseu), expression qui désigne Lao Tseu divinisé60. Ce Huang-Lao allait devenir la divinité principale pour la secte des Turbans jaunes et pour l’empereur, 20 ans avant le soulèvement de la secte en 184. Mais Huang-Lao est, au Ier siècle, souvent associé au Bouddha. Le Bouddhisme apparaissant alors aux chinois comme une secte taoïste, une façon d’atteindre l’immortalité61.

Le bouddhisme est donc bien attesté avec le taoïsme religieux entre 52 et 71, au cours du règne de Liu Ying à Pengcheng (Xuzhou). Mais comme le suggère Henri Maspero le Bouddhisme circulait déjà et le prince a, probablement, fait venir à sa cour des religieux qui étaient déjà là pour le service de certains étrangers en déplacement dans son royaume ou dans l’empire.

Les sculptures du Kong Wang Shan et l’évangélisation de la Chine par Thomas

Propositions - Le contenu de cet article ou de cette section est peut-être sujet à caution et doit absolument être sourcé (février 2021). Si vous connaissez le sujet dont traite l’article, merci de le reprendre à partir de sources pertinentes en utilisant notamment les notes de fin de page. Vous pouvez également laisser un mot d’explication en page de discussion.

Les historiens et les archéologues [1] ont déterminé que cette frise de 25 mètres de long ça n’est pas une frise et l’ensemble ne s’étend pas sur 25 m comporte deux familles distinctes et bien discernables de gravures : un groupe de 115 personnages datés d’environ 69, et un autre groupe moins marqué mais de même importance numérique de style bouddhique chinois qui a été gravé postérieurement à 311 et qui encadre le premier groupe nombre impossible puisqu’en tout il n’y a que 105 figures (Martin Rhie, 1999, p. 29), alors qu’en 1983 Danielle et Vadime Elisseeff, p. 155, en évoquaient 110..

Selon les historiens lesquels ?, la famille de gravures datées d’environ 69, se rapporterait à la création d’un mouvement religieux, créé à l’initiative du prince Liu Ying demi-frère de l’empereur Han Mingdi. Cette création serait intervenue à la suite de la venue de deux missionnaires que le prince Ying serait allé chercher en Afghanistan ou en Inde. La frise est qualifiée de pré-taoïste et le mouvement religieux créé par le prince Ying pourrait s’être prolongé et avoir notamment participé à la révolte des turbans jaunes de la secte taoïste Taiping (« grande paix ») de Zhang Jiao, au printemps de l’an 184. Ces deux missionnaires sont traditionnellement considérés comme ayant emmené le Bouddhisme en Chine.

La première campagne archéologique chinoise (1980-1981) a daté la frise de la deuxième moitié du Ier siècle. Elle a aussi identifié certains personnages comme étant chinois — dont une grande foule chinoise d’hommes, de femmes et d’enfants, au centre de la frise —. D’autres personnages ont été identifiés comme étant Yué-tché ou provenant de l’Ouest de la Chine, ce qui à l’époque correspond aux parthes 62[source insuffisante]. La technique de sculpture semble unique en Chine, sans descendant ni ascendant connus [ [|arguments nécessaires]]62. Malgré l’usure, des témoignages d’une dimension cultuelle à l’égard des personnages principaux a pu être mis en évidence (notamment, la présence de cupules sculptées pour brûler l’encens) 62.

Une seconde campagne archéologique chinoise (2010), appuyées sur les informations contenues dans les Chroniques chinoises a permis de préciser ces premières indications. La frise a été gravée à la demande du prince Liu Ying demi-frère de l’empereur Han Mingdi et vice-roi de la province63. L’identification comme une frise bouddhiste faite initialement a été abandonnée. Elle est alors qualifiée de pré-taoiste, sans exclure l’identification chrétienne proposée par Pierre Perrier 64, mais sans toutefois adopter son point de vue. La majorité des chercheurs chinois pensent toujours que cette frise représente l’arrivée du Bouddhisme en Chine.

De nombreuses sources font état de l’évangélisation de la Chine par l’apôtre Thomas. Les plus anciennes sont issues de la liturgie en syriaque (un dialecte de l’araméen), comme deux antiennes qui selon les spécialistes datent de l’époque où se constitua l’office de l’Église de l’Orient et le chant liturgique, sous le pontificat du Catholicos Isu Jabu III (647-657)65. La Didascalie d’Addaï écrite au VIIe ou VIIIe siècle refléterait aussi une tradition assez ancienne65. Par la suite, Francis-Xavier et Gaspar da Cruz (XVIe siècle) rapportent cette tradition en disant la tenir respectivement d’un évêque grec (probablement syriaque ou arménien) et d’un évêque arménien66. De même, Nicolas Trigault (XVIe – XVIIe siècle) rapporte les propos « d’un arménien », sans plus de précision66. Pour Don Régis Moreau, ces traditions orales, émises dans des contrées où la transmission orale est beaucoup plus habituelle qu’en occident, « sont en fait d’une assez grande précision66. »

Pierre Perrier a émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’une mission de l’apôtre Thomas, dont de nombreuses sources lesquelles ? - indiquent qu’il a évangélisé la Chine, avant de revenir en Inde, où il a été exécuté vers 72.

Cette proposition, quoique émise depuis 2013, n’a toujours pas été examinée en 2021 de façon critique par d’autres chercheurs. Daniel H Bays invite à rester extrêmement prudent à son sujet jusqu’à ce que des chercheurs traditionnels s’impliquent dans cette question, car la preuve décisive avancée par Pierre Perrier « ne semble pas claire du tout »67.

Pour Perrier, le ne désigne pas le Bouddhisme, mais le christianisme. Il fait valoir, sans apporter la moindre preuve, qu’il est peu probable que les missionnaires soient arrivés d’Afghanistan, car selon les sources chinoises, la frontière était alors fermée à cause de la guerre prolongée avec les Yuezhi. Pour lui, il est plus probable que les deux missionnaires soient arrivés par bateau, Lianyungang étant à l’époque le plus grand port de Chine. L’arrivée des effigies et des citations bouddhiques constituant le Sūtra aurait été apportées par d’autres missionnaires. C’est de cette mission que relèverait le deuxième groupe de gravures de style bouddhique chinois, qui encadre le premier groupe. Pour lui, les missionnaires sont Thomas accompagné d’un chrétien qui servait d’interprète.

Selon Perrier associé à des chercheurs chinois lesquels ?68, en 64, Thomas évangélisant l’Inde jusque-là, serait parti par bateau pour la Chine, appelé par l’empereur Mingdi. Arrivé en Chine, Thomas aurait fondé plusieurs églises, dans le port de Lianyungang ainsi qu’à Luoyang, la capitale. La falaise sculptée de Kong Wang Shan à Lianyungang, contemporaine de sa prédication (vers la fin des 60s et le début des 70s69) comporte 105 personnages sur 15 mètres de long et permet de reconstituer les circonstances de sa prédication70.

Pierre Perrier se fonde aussi sur une littérature chinoise qu’il qualifie d’abondante. Il identifie plus d’une vingtaine de signes judéo-chrétiens dans la fresque et souligne qu’il n’y a aucun symbole que l’on peut rattacher à la vision romaine, mais que les représentations renvoient à la société parthe.

Pour lui, plusieurs scènes représentées sur la fresque, évoquent des épisodes de la vie de Jésus. Il voit dans la femme qui tient un petit bébé dans les bras, dans une scène qui chapeaute toute la fresque, une représentation de la nativité.

Une scène centrale de la fresque représente selon lui, la mise au tombeau de Jésus. Certains personnages sont représentés avec ce qui ressemble à une auréole autour de la tête.

Thomas serait ensuite reparti dans le sud de l’Inde. Pierre Perrier souligne qu’à l’exception de cette prédication en Chine où Thomas a bénéficié de l’aide d’un traducteur qui s’était converti, la carte de la prédication chrétienne au Ier siècle en Asie, correspond aux régions où l’on parlait araméen. Il estime que le centre de l’organisation de cette prédication se trouvait dans la région de Ninive.

Critique de cette méthode - Ce travail récent, fondé sur des éléments inconnus des spécialistes jusqu’à sa rédaction, n’a eu aucun écho dans le milieu scientifique depuis sa publication en 2013 jusqu’en 2020.

Cette ‘non réaction’ du corps scientifique suggère un problème majeur. Dans son cours du 13 décembre 2018 au Collège de France, Anne Cheng37 qualifie la théorie de Pierre Perrier de spéculation fantaisiste.

Pour clarifier la méthode de cet auteur prenons un exemple édifiant. Pierre Perrier, a en effet une singulière méthode pour construire son propos. Ainsi, pour accréditer la thèse que c’est, selon lui, Jésus (et non pas Bouddha) qui est apparu en songe à l’Empereur Mingdi, cet auteur présente une version pour le moins innovante du texte chinois.

Toutes les premières versions de ce texte ont été traduites par Henri Maspéro dans ’Le songe et l’ambassade de l’empereur Ming. Etude critique des sources’ (en 1910)71. Aucune de ces traductions ne contient les mots ’homme blond’, ’il avait près de deux mètres’ et ’à la peau claire’. Or ce sont ces trois mentions qui permettent à Pierre Perrier d’écrire (page 42) dans ’Thomas fonde l’Eglise en Chine’, que ’cet homme grand, aux cheveux blonds ou châtains et à la peau claire ne peut être a priori un Chinois, ni un Indien’. Perrier en déduit (page 101) que ’la description que l’empereur Han Mingdi a donnée de lui [le personnage vu en songe] recouvre les sémites du Nord, d’un blond châtain, à la peau hâlé (sic), de taille plutôt grande...’ Il en conclut que ce ne peut être que Jésus Christ. Cet auteur a donc falsifié un texte ancien chinois, dont il dit lui-même que c’est une pièce capitale (page 96). Cette méthode qui falsifie les textes de référence pour les plier à ses propres idées montre, pour le moins, le caractère fantaisiste et irrecevable de telles spéculations…

Source de l’article complet avec Notes et références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sculptures_du_Kong_Wang_Shan

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    Ouvrage - Kong Wang Shan - L´Apôtre Thomas et le Prince Ying – L’évangélisation de la Chine de 64 à 87 - Version française - PERRIER (Pierre) - Date de parution : 2012-12-19 - Editeur : JUBILE (EDITIONS DU)

    1èrepage de couverture - ISBN:9782866795481 - Nb de pages : 136 – 31,00 €

Kong Wang Shan littéralement ’Mont du Prince Duc’ : un nom qui restera comme celui d’une des plus grandes redécouvertes du XXIe siècle. Situé près de Lianyungang et du port chinois du Ier siècle, ce lieu surplombe la route qui conduit aux capitales de l’Empire des Han : Xi’an et Luoyang. Là, un ensemble de bas-reliefs de plus d’une centaine de personnages a été sculpté en l’an 70 de notre ère, selon une datation précise fondée sur des documents de l’Empire.

Ce livre, prenant appui sur les travaux archéologiques chinois, et présentant le résultat des études du groupe multidisciplinaire international que l’auteur a coordonné, constitue la première étude systématique de la frise de Kong Wang Shan. Remettant en question l’attribution bouddhiste ou taoïste qui était retenue jusqu’à présent, sur la hase d’une analyse à la fois trop partielle et discordante, il montre qu’une interprétation cohérente et complète de toutes ces figures devient possible, dès lors que l’on prend en considération le judéo-christianisme et la culture parthe.

Cela conduit l’auteur à défendre la thèse suivante : le thème de la frise est la prédication évangélique initiale de l’apôtre Thomas. Venu en Chine par la mer, depuis le sud de l’Inde, à la demande de l’empereur Mingdi, il a été accueilli par le Prince Ying. Cette thèse n’est provocatrice qu’en apparence : les traditions indo-mésopotamiennes des ’chrétiens de saint Thomas’ et celles d’Arménie ont toujours évoqué ce séjour de l’apôtre en Chine, peu d’années avant son retour et son martyre en Inde.

L’intérêt de Kong Wang Shan pour l’histoire du premier siècle n’en ressort que plus fortement, puisque cette frise est sans aucun équivalent archéologique ou littéraire, notamment en ce qui concerne la fondation d’une Eglise apostolique. Frise, calvaire, église, baptistère, lieux de formation de la hiérarchie, tout cela permet d’éclairer bien des textes jusqu’alors incompris. A l’apogée de la grande dynastie chinoise Han, se révèle l’influence bénéfique du succès de la prédication de l’apôtre Thomas. 

Pierre Perrier est ancien chargé de recherche et développement de Dassault Aviation. Spécialiste de la transmission orale des Evangiles. Conférencier, écrivain. Membre fondateur de l’Académie des technologies et correspondant de l’Institut ; membre associé de la US National Acaderny of Engineering.

Source : http://www.chire.fr/A-181773-kong-wang-shan-l-apotre-thomas-et-le-prince-ying-l-evangilation-de-la-chine-de-64-a-87-version-francaise.aspx

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    Les bas-reliefs de Kong Wang Shan, témoins de la présence chrétienne en Chine ? - Claire Riobé – Cité du Vatican
    Des roches sculptées il y a 1900 ans, considérées durant des siècles comme étant d’origine bouddhiste, pourraient en réalité être un témoignage de la présence des premiers chrétiens dans le pays.

L’hypothèse est ambitieuse, mais suscite à Rome un vif intérêt. À l’occasion d’un colloque interdisciplinaire sur l’histoire des premiers siècles de l’Église, organisé du 27 au 29 octobre 2021 à proximité du Vatican, le scientifique Shueh-Ying Liao a fait part de ses recherches sur l’origine de la célèbre fresque de Kong Wang Shan. Les bas-reliefs chinois, considérés pendant des siècles comme d’origine bouddhiste, font de nouveau l’objet d’une étude plus approfondie depuis les années 1980. Ils pourraient en réalité témoigner de la présence des tout premiers chrétiens en Chine, explique le chercheur de l’université Bordeaux-Montaigne.

Un trésor archéologique inestimable 

Le colloque « Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église » a été initié par le Comité pontifical des Sciences historiques, en collaboration avec l’Université Catholique de Lyon. Il avait pour objectif d’élargir le périmètre de la recherche historique bien au-delà du bassin méditerranéen, en permettant notamment à des chercheurs aux origines variées de présenter l’objet de leurs travaux.

On apprend que des traces du christianisme antique ont été identifiées jusqu’en Inde et en Chine, terres qui, selon la tradition, ont été évangélisées par l’apôtre Thomas. Il en est ainsi des bas-reliefs de Kong Wang Shan, situés dans l’enceinte de l’ancienne ville portuaire de Lianyun (Est du pays), sur la mer de Chine. S’étalant sur 20 mètres de roche, la frise se compose d’un ensemble de plus d’une centaine de sculptures, gravées entre l’an 58 et 75 de notre ère.

Véritable trésor archéologique, admirablement conservée, elle aurait été commandée par le prince Liu Ying, demi-frère de l’empereur Han Mingdi. Selon Shueh-Ying Liao, « c’est la plus ancienne frise conservée en Chine actuellement », qui « n’a pas son équivalent archéologique ou littéraire » aujourd’hui.

Une origine bouddhiste « peu probable »

Les bas-reliefs de Kong Wang Shan ont fait l’objet d’études successives de la part d’archéologues et chercheurs depuis les années 1980. Si la majorité des chercheurs chinois pense toujours que cette frise signe l’arrivée du bouddhisme en Chine, une autre hypothèse est aujourd’hui avancée. C’est d’ailleurs « le vide laissé par la recherche dans ce domaine », qui a poussé Shueh-Ying Liao à approfondir l’hypothèse d’une origine chrétienne de la célèbre frise.

Le chercheur Pierre Perrier, dans son ouvrage L’apôtre Thomas et le prince Ying, a été un des premiers à remettre en question l’attribution bouddhiste ou taoïste des bas-reliefs de Kong Wang Shan. La logique des figures gravées dans la pierre, avance-t-il, ne devient compréhensible que lorsque l’on prend en considération le judéo-christianisme et la culture parthe.

Le témoignage d’une première persécution religieuse

Pierre Perrier défend depuis la thèse suivante : le thème de la frise est la prédication évangélique initiale de l’apôtre Thomas.

Arrivé dans l’Empire impérial par la mer de Chine, depuis le sud de l’Inde, il aurait été accueilli par le Prince Ying. Des propos que corrobore, de son côté, Shueh-Ying Liao. La mort du prince Ying, assassiné sur ordre de l’empereur Ming après gravure de la frise, pourrait être considérée comme « la première persécution religieuse d’un culte divin barbare » en Chine.

Si toute la lumière n’a pas encore été faite sur les origines des bas-reliefs de Kong Wang Shan, leur intérêt pour l’histoire des premiers siècles de l’Église s’en trouve renforcé. Et permet de nous éclairer sur la formation de la chrétienté en Asie mineure. 

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Sujets : Chinechrétiensculture

Source : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-10/frise-bas-relief-chine.html

Complément -

https://www.eecho.fr/wp-content/uploads/2013/05/St-Thomas-indien-2petitTER1-296x300.png

Un signe révélateur : il a fallu attendre six ans (!) pour que le quotidien La Croix consacre un article (les deux pages centrales du n° du week-end des 1-2 mars 2014) au travail de Xavier Walter, sinologue qui a investigué les archives impériales chinoises relatives au 1er siècle, et de Pierre Perrier qui s’est passionné pour le christianisme assyro-chaldéen depuis sa jeunesse (Thomas fonde l’Eglise en Chine, 2008), et plus de deux ans après le colloque international qui s’était réuni à Paris (dont les actes constituent L’apôtre Thomas et le christianisme en Asie – recherches historiques et actualité, 2013, et aussi deux ans après le livre de 300 photos (paru en 2012) que Pierre Perrier et toute une équipe avaient élaboré longuement.

Il n’est pas inutile de rappeler que, comme mathématicien, Pierre Perrier a été longtemps secrétaire de l’Académie des technologies de France, ce que l’article de La Croix a oublié (mais il paraît que Céline Hoyeau a eu très peu de temps pour le réaliser – voir ici).

Continuons à faire connaître ces découvertes auprès de nos amis, des étudiants et des chercheurs !

https://www.eecho.fr/recevoir-le-montage-dias-sur-thomas-en-asie/

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Le 20 septembre, en la fête des saints martyrs André Kim et ses compagnons, les médias ont été conviés à prendre connaissance d’un événement inattendu qui eut lieu de l’an 65 à l’an 68 ! Pourquoi ce jour ?

Parce que va être présenté, un ouvrage rassemblant les interventions d’une douzaine d’auteurs, sinologues, spécialistes en diverses disciplines, historiens et évêques, ceux-là même qui, vers la fin de l’année 2012, avaient participé au premier colloque, ultra-sérieux, consacré à l’histoire de l’évangélisation par saint Thomas.

Le sujet est déjà connu des lecteurs de la France Catholique [1] mais ignoré de la plupart des Français, qu’ils soient ou non chrétiens : or il est d’importance, au point que l’organe de presse officiel du Parti communiste de Chine, le Quotidien du Peuple, a pu parler d’un véritable « séisme » qui allait secouer la Chine s’il était avéré que l’apôtre Thomas avait bien évangélisé l’Empire du Milieu dans les années soixante de notre ère, appelé par le Prince Ying…

L’histoire de cet apôtre est des plus extraordinaires : il exerçait le métier de bijoutier ambulant quand Jésus l’appela à Le suivre, ce qu’il fit : cela se passa environ en l’an 30, puisque Jésus meurt sur la croix fin mars de l’an 33. Il ressemblait à Jésus, d’où son surnom de Jumeau, c’est-à-dire Thomas. Courageusement, il proposa à ses frères apôtres, quand son Maître décida de se rendre à Jérusalem où chacun savait qu’il y serait arrêté, de Le suivre et de mourir avec Lui. Il douta de la réalité de la résurrection jusqu’au moment où il fut invité à mettre ses doigts dans la plaie du cœur et celles des mains. Enfin il se mit après sa « conversion » à parcourir le monde vers l’Est afin de lui faire connaître son « Sauveur et son Dieu » : ainsi, de 37 à 44, il fait avec Barthélemy deux voyages vers l’Orient, dans l’idée finalement d’aller vers la Chine, Barthélemy par l’Arménie puis le nord, Thomas par le sud. Il traversa donc des pays nombreux et immenses, la Syrie, le monde des Parthes et des Perses avant de parvenir dans le nord des Indes. En 51, il est de retour à Jérusalem mais repart aussitôt pour se retrouve à Ceylan (autrefois Tabropane). En 64, des émissaires de l’empereur de Chine le cherchent et le décident à se rendre en ce « bout du monde ». En 69 il est de retour en Inde où il sera assassiné en 72 d’un coup de lance alors qu’il priait dans sa grotte de Chennai (autrefois Méliapouram). Son tombeau existe toujours à Chennai : la basilique Saint-Thomas conserve la pointe de la lance qui lui avait traversé le dos.

Jusqu’à il y a peu, l’on ne savait rien de plus et l’on pensait d’ailleurs que c’était déjà beaucoup pour un seul homme : encore que nombre d’exégètes pensaient, depuis la fin du XIXe siècle, qu’en fait il ne s’agissait que de légendes et que l’on ne savait rien de lui... Parfois, il me semble que ce sont les exégètes qui sombrent dans le légendaire : je pense ici à ceux qui transformèrent chez Isaïe une « vierge » en « jeune fille », pensant que cette dernière n’était pas « l’intouchée », ruinant la portée de la prophétie.

Mais pendant des siècles une suite de 107 sculptures, dispersées sur une falaise située quasiment vers le centre des côtes chinoises, dans l’enceinte même où se trouvait à l’époque des apôtres l’ancien grand port de la Chine, Kong Wang Chan, furent les gardiennes d’un secret que des archéologues locaux décidèrent d’étudier, mais confronté à une inconnue. En 2007, Pierre Perrier, grand connaisseur de l’Église d’Orient, se trouvait professeur invité à l’université de Nankin : il entendit parler de l’existence de ce vaste ensemble d’œuvres sculptées, rendit visite aux archéologues et fut intégré à l’équipe de recherche.

Impossible de résumer les années de la fructueuse collaboration qui unit l’ensemble de ces chercheurs : dont nous pûmes découvrir l’importance des découvertes réalisées, il y a déjà cinq ans me semble-t-il, par la sortie de « Thomas fonde l’Église en Chine », écrit avec la collaboration du sinologue Xavier Walter. Je ne puis mieux préciser, ayant envoyé dans un lycée du Bénin mon exemplaire du premier ouvrage de P. Perrier sur le sujet. Il y a un an, un second titre du même chercheur est venu enrichir le dossier : « L’apôtre Thomas et le Prince Ying » [2] ! Une iconographie d’environ 300 illustrations permet de saisir l’inouï de cette révélation.

C’est pourquoi fut organisé à Paris un colloque au cours duquel divers spécialistes vinrent soutenir l’édifice : ce sont donc ces participations que rassemble cette publication au titre fort clair : « L’Apôtre Thomas et le Christianisme en Asie : Recherches historiques et actualité » [3] ! C’est donc l’ensemble du vaste parcours de saint Thomas qui est ici décrit, avec évidemment une approche privilégiée de son séjour en Chine.

On commença dès lors à entrevoir que le scepticisme qui, en France, avait accueilli le premier titre n’avait plus aucune chance de l’emporter : l’Histoire prenait forme et consistance. C’est ce que permettent de vérifier avec des arguments de poids les textes de cette douzaine d’auteurs.

Dans l’ordre alphabétique : P. Jean Charbonnier, sinologue auteur de l’Histoire des chrétiens de Chine (1992) ; P. Georges Colomb, supérieur général des Missions étrangères depuis 2010 et spécialiste de la Chine ; P. Frédéric Guigain, maronite et spécialiste des traditions orales syro-araméennes, auteur d’Exégèse d’oralité et traducteur des évangiles selon l’araméen (2012-2013) ; P. Anis Hanna, spécialiste des questions islamo-syro-chaldéennes ; M. Xin-Lin He, Universitaire (droit et sciences juridiques) passionné par les mondes antiques gréco-romains et chinois, partie prenante aux recherches ; P. Pierre Humblot, sdv, du diocèse de Téhéran, traducteur de plus de 250 ouvrages en persan ; Don Régis Moreau, docteur en théologie ; Mgr George Palliparambil, évêque du diocèse de Miao (Arunnachal Pradesh, extrême nord-est de l’Inde) ; M. Pierre Perrier, membre correspondant de l’Académie des technologies, fut responsable d’études avancées en aéronautique ; Mme Ilaria Ramelli, spécialiste de référence mondiale en littérature et pensée chrétienne latine classique, auteur de nombreux ouvrages ; M. Maxime Yevadian, auteur de La Christianisation de l’Arménie (2008)… Directeur de la publication : P. Édouard-Marie Gallez.

Le sommaire est trop important pour que je le transcrive ici, mais il suffit d’aller sur le site de l’AED ou d’EEChO pour le découvrir. Ces communications jettent d’abord un regard spécifique sur les régions où saint Thomas a laissé sa trace d’apôtre (quelques 165 pages de textes), avant qu’en seconde partie soient rassemblées des réflexions sur l’actualité du travail apostolique de saint Thomas (60 pages).

Les archéologues chinois font valoir que les sculptures qui couvrent la falaise sont rigoureusement identiques à ce qui se découvre dans l’Empire perse : ce qui exclut une explication interne à leur pays. « La seule hypothèse qui résiste à la critique est celle qui renvoie au récit des trois années que l’apôtre Thomas passa en Chine, avec quelques disciples venue de Parthie via l’Inde. C’est vers cette hypothèse que converge la multitude des données à considérer » [4]..

Restera à faire l’inventaire des conséquences à venir.

Nul-doute que tout lecteur attentif verra son horizon s’élargir aux dimensions de notre monde et de notre histoire ecclésiale : le seul fait que désormais l’on puisse considérer l’Église chinoise comme étant d’origine apostolique est porteur d’espérance pour l’Église universelle. De plus, il apparaît que cette Église a exercé, dès son implantation, une influence jusqu’ici ignorée, non prise en compte, sur le destin même de la Chine en lui faisant connaître une vertu chrétienne capitale, la compassion, nouveauté jusqu’à nos jours attribuée aux bouddhistes, arrivés en territoire chinois un siècle après Thomas…

[1] Voir les pages 8 à 12 du numéro de la F.C. du 21 juin 2013. Déjà, en 2008, un premier article avait été publié…

[2] Ces deux livres de Pierre Perrier ont été publiés grâce à Jean-Claude Didelot, fondateur en second de l’association des « Enfants du Mékong ». Il fut lié d’une indéfectible amitié avec René Péchard, créateur en 1958 de cette ONG, qui en fit son héritier moral. Il a également fondé les Éditions du Jubilé qu’il dirige ainsi que l’Institut du Fleuve, qui lui permet de venir en aide à des étudiants venus du Viet Nam pour leurs études.

Éditions du Jubilé, 4 rue Chopin – 92120 Montrouge. – Tél : 01 - 49 - 85 - 85 - 90 – Fax : 01 - 49 - 12 - 55 – 34 – Adel : contact@editionsdujubile.com.

[3] L’édition a été prise en charge par « L’Aide à l’Église en détresse » (AED) et l’association « Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines » (EEChO), site http://eecho.fr.

[4] P. Gallez

Pour aller plus loin :

Aujourd’hui nous fêtons la Saint Thomas !

https://www.france-catholique.fr/local/cache-vignettes/L102xH75/arton21121-f5d2a.jpg?1679723070Agrandir la reproduction

Ce lundi 3 juillet, nous fêtons les Thomas. Un grand saint pour l’église d’Orient (chaldéenne et assyrienne) et l’Église indienne (syro-malabars et syro-malankars) puisque Thomas y aurait apporté (...)


Messages -

20 septembre 2013, 14:42, par Petrus Venerabilis

ET le 20 SEPTEMBRE AU SOIR à 20h15 à Paris 18e, c’est-à-dire ce soir, le livre est présenté à l’église chaldéenne de la rue Pajol (n° 13-15), métro La Chapelle

Avec la présence de plusieurs des éminents contributeurs, et avec Marc Fromager, directeur de l’AED.

Mgr Youssif, recteur de la Paroisse nous y accueille. Lui-même a étudié le dossier de St Thomas dans sa jeunesse, et il y aurait bien des pièces encore à verser au dossier... et/ou à mettre sur le web (avis aux amateurs) !

La page de référence : http://eecho.fr/thomas-en-asie-le-dossier.

4 janvier 2014, 10:59, par aduen

Le livre de Pierre Perrier est vraiment affligeant. L’auteur affirme que ’les preuves s’accumulent, toutes plus solides les unes que les autres...’.

En réalité, aucune source n’est fournie et Pierre Perrier accumule les contre-vérités. Qui aura le courage de dénoncer cette supercherie ?

Il est certain que les (vrais) historiens n’ont pas de temps à perdre sur un tel montage, mais il est dommage que des responsables de l’Eglise ne prennent pas le temps de dire ce qu’ils en pensent. L’image de l’Eglise se ternit par le silence qui entoure ’le plus grand scoop de l’année des Jeux Olympiques de Pékin’.

Malheureusement, les historiens ne peuvent être convaincus ’par le coeur’ (extrait d’une intervention de P.Perrier). Ils ont besoin de preuves et d’une vraie démarche d’historien.

Source : https://www.france-catholique.fr/De-nouvelles-certitudes-concernant-la-mission-de-saint-Thomas-en-Chine.html

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Enregistrement d’une durée de 1:07:27 - Une conférence de Francis Lapierre sur l’apôtre Thomas en Chine enregistrée en mars 2020 dans les locaux de la paroisse Saint Joseph ...

[Francis Lapierre - En retraite à Rueil-Malmaison depuis le 1er septembre 2018. Eglise Catholique à Rueil-Malmaison, Île-de-France, France Coordonnées] - Source : https://www.linkedin.com/in/francis-lapierre-116a8a96/?originalSubdomain=fr - Francis Lapierre, diacre du diocèse de Nanterre, a passé 17 ans à N.-D. de Pentecôte, la Maison d’Église de la Défense. Google Books - Date de naissance : 1940 (Âge : 83 ans)].

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Saint Thomas est-il allé jusqu’en Chine ? Conférence de Francis Lapierre -

Une conférence de Francis Lapierre sur l’apôtre Thomas en Chine enregistrée en mars 2020 dans les locaux de la paroisse Saint Joseph - Paroisses de Rueil-Malmaison Que sait-on de la Chine, à part la muraille et que c’est grand ? Qui connait le mur gravé de Kong Wang – Patrimoine mondial de l’humanité – racontant l’entrée du Bouddhisme en Chine à la fin du premier siècle ? Jusqu’au moment où Pierre Perrier, ingénieur Dassault venu parler de programme spatial, (et parlant araméen, il faut le faire !), dénonce le mur comme chrétien !

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ibkYkbudZQA

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Annexe sur la ville chinoise Lianyungang 连云港 et la province du Jiangsu selon Wikipédia

34° 36′ 00″ nord, 119° 10′ 00″ est

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e0/City_icon_%28Noun_Project%29.svg/35px-City_icon_%28Noun_Project%29.svg.png

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e5/Nuvola_Chinese_flag.svg/35px-Nuvola_Chinese_flag.svg.png

Lianyungang
连云港

Lianyungang

Administration
Pays

Drapeau de la République populaire de ChineChine

Province ou région autonome Jiangsu
Statut administratif Ville-préfecture
Secrétaire du PCC Wang Jianhua (王建华)
Maire Liu Yongzhong (刘永忠)
Code postal Ville : 2220001
Indicatif +86 (0)05181
Immatriculation 苏G
Démographie
4.650.000 hab. (2020)
Densité 625 hab./km2
Population de l’agglomération  : 521.500 hab. (2002)
Géographie
Coordonnées 34° 36′ 00″ nord, 119° 10′ 00″ est
Superficie 744 400 ha = 7 444 km2
Divers
PIB total 41,64 milliards de yuans (2004)
Localisation

Localisation de Lianyungang

Géolocalisation sur la carte : Chine {{}}
Liens
Site web www.lyg.gov.cn

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/%E8%BF%9E%E4%BA%91%E6%B8%AF%E9%87%91%E6%B5%B7%E5%9B%BD%E9%99%85%E5%91%A8%E8%BE%B9.jpg/229px-%E8%BF%9E%E4%BA%91%E6%B8%AF%E9%87%91%E6%B5%B7%E5%9B%BD%E9%99%85%E5%91%A8%E8%BE%B9.jpg

Lianyungang (连云港 ; pinyin : Liányúngǎng) est une ville du nord-est de la province du Jiangsu en Chine.

Subdivisions administratives

La ville-préfecture de Lianyungang exerce sa juridiction sur sept subdivisions - trois districts et quatre xian :

  • le district de Xinpu - 新浦区 Xīnpǔ ;
  • le district de Lianyun - 连云区 Liányún Qū ;
  • le district de Haizhou - 海州区 Hǎizhōu Qū ;
  • le xian de Ganyu - 赣榆县 Gànyú Xiàn ;
  • le xian de Guanyun - 灌云县 Guànyún Xiàn ;
  • le xian de Donghai - 东海县 Dōnghǎi Xiàn ;
  • le xian de Guannan - 灌南县 Guànnán Xiàn.
    Transport

Lianyungang est, parmi les villes chinoises, celle qui a le plus fort taux de masculinité. Il atteint la valeur record de 1,635 soit 163,5 hommes pour 100 femmes. Rappelons que l’ONU recommande un taux de masculinité maximal de 1,07.

Jumelages

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lianyungang

Le Jiangsu est une province côtière chinoise. La partie sud de la province, le long du Chang Jiang forme depuis un millénaire l’une des régions les plus riches et les plus densément peuplées de Chine. Le chef-lieu de la province, Nankin, fut plusieurs fois la capitale de la Chine.

Jiangsu
Carte indiquant la localisation de la province du Jiangsu (en rouge) à l’intérieur de la Chine. Wikipédia


Annexe : Traduction d’une archive d’un site officiel en chinois sur la ville chinoise de LianyungangRéférence : http://www.lyg.gov.cn/

Extrait d’un Avis public - Dynamique du Comté - Informations départementales - Actualités vidéo :

Bureau municipal des finances : 15 millions de yuans de fonds spéciaux pour continuer à permettre à l’industrie manufacturière de “réformer intelligemment et de transformer numériquement’ 07-29

Administration des affaires des agences municipales : Utiliser l’histoire du Parti comme miroir pour établir le véritable caractère de l’intégrité-affaires des agences municipales... 07-27

Administration des affaires des agences municipales : Notre bureau organisera le travail des affaires des agences de la ville en 2023... 07-27 …

Bureau municipal des Affaires étrangères : Symposium sur le travail Culturel “Mondial” de la Ville de Lianyungang tenu le 27 juillet 2023

Traduction du 31 juillet 2023 par Jacques Hallard d’un document intitulé 当前位置: 闻动态> 门信息 - 市外办:连云港市文化走出去工作座谈会召开 - 时间:2023-07-27 09:34:22 - 来源:市外事办公室 – Référence : http://www.lyg.gov.cn/zglygzfmhwz/bmdt/content/52040a3b-1945-42fc-904b-12eed57337b4.html

Actualités > Informations départementales - Bureau municipal des Affaires étrangères : Symposium sur le travail Culturel “Mondial” de la Ville de Lianyungang - Source : Bureau municipal des Affaires étrangères

Le matin du 26 juillet 2023, le Bureau Municipal des Affaires étrangères et le Département de la Propagande du Comité municipal du Parti ont organisé conjointement un symposium sur le travail culturel de “mondialisation” de la Ville de Lianyungang.

La réunion s’est concentrée sur la synthèse de l’expérience et des pratiques de la culture locale caractéristique de Lianyungang “se mondialisant” et de l’édition et de la distribution de livres, et sur la promotion du travail culturel de la ville “se mondialisant” à un nouveau niveau pour mener des discussions et des échanges.

La réunion a souligné que ces dernières années, notre ville s’est concentrée sur l’esprit des instructions importantes du Secrétaire général Xi Jinping sur le travail des villes amies internationales et la “mondialisation” culturelle. En élargissant vigoureusement les relations entre les villes amies des villes le long de ’la Ceinture et de la Route’, en promouvant la coopération dans les projets industriels économiques et commerciaux, en approfondissant les échanges en sciences humaines et en éducation, et en mettant en œuvre le projet “Étagère à livres Lianyungang”, etc…, notre ville a continuellement accéléré le rythme de la “mondialisation ’ culturelle, amélioré l’efficacité des projets de démonstration d’analyse comparative, resserré efficacement les liens émotionnels avec les villes amies, amélioré la communication interpersonnelle et joué pleinement le rôle important de plate-forme et de canal des villes amies internationales dans la promotion de l’ouverture au monde extérieur.

La réunion a demandé que les ressources multipartites de la ville soient mobilisées pour collecter et diffuser des livres et du matériel vidéo présentant des caractéristiques locales dans notre ville à plus grande échelle, dans un champ plus large et à un niveau supérieur, afin de former une base de données dynamique à la fois quantitative et qualitative, adaptée à la publicité externe et d’une manière adaptée, conformément au principe de priorité pour les villes le long de la ’Ceinture et de la route’ , les livres et le matériel vidéo collectés seront’ acheminés ’ vers les villes amies internationales de notre ville étape par étape et de manière ciblée, dans le même temps, nous veillerons à élargir l’intégration en profondeur des domaines culturel et touristique avec des villes amies, et formerons progressivement un bon modèle de travail interactif tel que “cadre spécial + publicité”, “cadre spécial + exposition” et “cadre spécial + patrimoine culturel immatériel”, et construire un nouveau pont pour une coopération pragmatique entre les villes amies.

Lors du symposium, la Bibliothèque municipale a prononcé des discours d’échange sur la mise en œuvre du “Projet d’Échange Culturel et de Partage pour la Communauté des bibliothèques dans les villes le long de la Ceinture et de la Route”, le Bureau Municipal de l’Histoire et de l’Industrie du Parti, la Fédération Culturelle municipale et le Département de la publicité du Comité du Parti du comté de Donghai sur l’édition et la distribution de livres et la diffusion externe. La Neuvième Équipe d’inspection et de supervision disciplinaire était en poste pour proposer des suggestions de travail pour le travail culturel “à l’échelle mondiale’.

Le Bureau municipal des Affaires étrangères est principalement responsable des camarades. Le Bureau Municipal des Affaires Étrangères, le Département de la Publicité du Comité Municipal du Parti, le Bureau Municipal de la Culture, de la Radiodiffusion et du Tourisme, la Fédération Municipale des Sciences Sociales et la Fédération Municipale de la Culture sont en charge des camarades. Le chef de la Neuvième Équipe d’Inspection et de Supervision disciplinaire et le directeur de la Bibliothèque municipale sont en poste. Les camarades sont chargés de la publicité et des affaires étrangères de divers comtés et secteurs fonctionnels, et plus de 30 personnes du Département de la publicité du Comité municipal du Parti et des bureaux compétents du Bureau municipal des Affaires étrangères ont participé à la réunion.

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Source du document traduit : http://www.lyg.gov.cn/zglygzfmhwz/bmdt/content/52040a3b-1945-42fc-904b-12eed57337b4.html

Note de l’auteur JH : cet article offre une opportunité éventuelle pour un jumelage éventuel au niveau international, dont – pourquoi pas ? - avec une municipalité française…

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Aides aux traductions : DeepL, Yandex, Google Traduction


Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 06/08/2023

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

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