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"Le régime méditerranéen est caractérisé par une grande variété alimentaire et sa richesse en produits d’origine végétale : il est associé à une diminution du risque de démence chez les êtres humains" par Jacques Hallard

lundi 27 mars 2023, par Hallard Jacques


ISIAS Alimentation Santé Régime méditerranéen

Le régime méditerranéen est caractérisé par une grande variété alimentaire et sa richesse en produits d’origine végétale : il est associé à une diminution du risque de démence chez les êtres humains

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 24/03/2023

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Tout d’abord quelques mots sur le régime alimentaire méditerranéen et la démence chez les êtres humains

« En bref, le régime méditerranéen est caractérisé par sa variété alimentaire et sa richesse en aliments d’origine végétale : fruits et légumes de saison, légumes secs, huile d’olive, féculents complets… »

Le régime méditerranéen, également appelé régime crétois ou diète méditerranéenne, est une pratique alimentaire traditionnelle dans plusieurs pays autour de la mer Méditerranée ... Wikipédia

Source ‘Lanutrition.fr’ – Voir les détails dans ce d
ossier

Démence ou Trouble neurocognitif majeur - La démence est un déclin lent et progressif des fonctions cognitives avec une altération du système mnésique, de la pensée, du jugement et de l’apprentissage. Le risque de développer une démence augmente généralement avec l’âge. La probabilité de recevoir un diagnostic de démence est plus de six fois plus élevée chez les personnes âgées de plus de 80 ans par rapport aux personnes âgées de 65 à 79 ans. Ce n’est pas tout le monde qui développe cette condition en vieillissant. 1er septembre 2022.

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Introduction

Ce dossier – conçu dans un but didactique – propose une sélection de documents qui traitent de la relation entre le type d’’alimentation et l’état de santé chez les êtres humains.

Ce sujet est abondamment documenté : il fut notamment bien présenté déjà dans une étude de 2015 émanant de l’APRIFEL : Régime méditerranéen et santé cognitive : « Le terme « régime méditerranéen » est utilisé pour décrire l’alimentation traditionnelle de Crète, du sud de l’Italie et d’autres pays Méditerranéens. Le régime Méditerranéen traditionnel est caractérisé par une forte consommation de fruits et légumes. Il comprend également une consommation modérée de produits laitiers (surtout du fromage et des yaourts), des quantités faibles à modérées de fruits de mer et de volailles et peu de viande rouge. L’huile d’olive est la principale source de graisses et le vin est consommé en quantité modérée au cours des repas. Le régime Méditerranéen a été constamment associé à une espérance de vie prolongée et une faible prévalence de maladies chroniques sévères (maladies cardiovasculaires, cancers, diabète de type 2, syndrome métabolique). De nombreuses études observationnelles ont exploré l’association entre l’observance du régime Méditerranéen et l’évolution des fonctions cognitives…

Cette revue de littérature évalue les preuves existantes des effets du régime méditerranéen sur les fonctions cognitives et le risque de démence. Elle explore les interactions potentielles entre ce comportement alimentaire et d’autres comportements, sous-entendant un effet potentiellement synergique avec l’hygiène de vie.

Effets du Régime Méditerranéen sur les fonctions cognitives et la démence > la suite de cette étude est à lire sur ce site : https://www.aprifel.com/fr/article-revue-equation-nutrition/regime-mediterraneen-et-sante-cognitive/

Par ailleurs, des magazines de vulgarisation des sujets sanitaires reviennent souvent que l’effet positif des aliments pour un bon été de santé – Voir par exemple :

Ces aliments qui nous soignent - Publié Par Vaineau Anne-Laure le 27/02/2023, mis à jour le 07/04/2020

« Que ton aliment soit ton seul remède », disait déjà Hippocrate, père de la médecine. Pourtant aujourd’hui, si certains praticiens n’hésitent pas à nous donner quelques conseils nutritionnels lorsque nous souffrons de troubles digestifs (« mangez du riz et des carottes contre la gastro »), il est rare de s’entendre dire qu’une gousse d’ail peut être aussi efficace qu’un traitement antibiotique. Le Dr Franck Senninger, médecin nutritionniste, lève le voile sur les dessous de l’alimentation santé.

Pour soulager les maux de tête - Vous sortez d’une réunion, il faisait chaud, vous étiez stressé, vous avez un peu transpiré et vous n’y coupez pas : vous avez mal à la tête. En cause ? La déshydratation. En effet, c’est elle qui est toujours à l’origine des maux de tête. Il faut donc avant toute chose réhydrater son organisme, et en particulier son cerveau, en buvant de l’eau et en croquant par exemple à pleines dents dans un fruit à jus (pomme, orange, raisin, ananas…). Comme l’hypoglycémie entraîne également des maux de tête, on peut aussi grignoter une barre de céréales pour se remettre d’aplomb. Enfin, si l’on a l’habitude de ce type de douleurs, on pense à mettre régulièrement des oméga 3 dans son assiette. Ils assouplissent les membranes cellulaires, et notamment celles du cerveau.

À mettre au menu : Oméga 3 d’origine végétale : avocat, colza, soja, noix - Oméga 3 d’origine animale : crabe, crevette, saumon, hareng

Pour combattre les microbes - Qui aurait pu imaginer que croquer dans une gousse d’ail permettait de libérer de l’allicine, un composé naturel dont les effets sont antibactériens, antiviraux, antifongiques et même anticancérigènes ? Pendant la guerre, les armées de Russie avaient même coutume de l’appeler « la pénicilline russe », tant les résultats étaient tout aussi efficaces sur les infections que ceux du célèbre antibiotique.

À mettre au menu - De l’ail et ses compères composés d’allicine : l’échalote, l’oignon, le poireau et la ciboulette.

Pour calmer les infections urinaires - Les cystites et autres infections urinaires sont généralement la cause d’une mauvaise hydratation. Pour les prévenir et les soulager, il faut boire beaucoup (eau, tisane, thé… mais pas d’alcool qui aura l’effet inverse !) et éviter la constipation, car cela favorise l’infection, en mangeant des fruits et des légumes.

À mettre au menu - De la canneberge (aussi appelée cranberry) en jus. Cette petite airelle rouge empêche les bactéries de se fixer sur les parois des voies urinaires, des effets prouvés au cours de plusieurs études et reconnus par les agences françaises de santé.

Pour aller plus loin : 12 aliments qui soignent - Protecteurs ou curatifs, voici ceux qui nous font du bien.

Pour lire la suite, se reporter à cette source : https://www.psychologies.com/Nutrition/Equilibre/Alimentation-equilibree/Articles-et-Dossiers/Ces-aliments-qui-nous-soignent

L’expression de cette citation « « Que ton aliment soit ton seul remède », attribuée à Hippocrate, est maintes fois reprise dans la littérature spécialisée. La 1ère rubrique de ce dossier reprend cette dernière citation qui fait l’objet de controverse…

Les autres documents sélectionnés actualisent les points suivants :

  • La pratique du régime méditerranéen
  • La démence abordée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ‘Santé Canada’ (Facteurs de risque et prévention)
  • Le constat d’une étude scientifique internationale démontrant que « le régime méditerranéen est associé à une diminution du risque de démence…
    Les articles retenus pour ce dossier sont indiqués avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§


  • A propos d’une citation attribuée à Hippocrate mais controversée 
    • Hippocrate - Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
      Hippocrate le Grand ou Hippocrate de Cos (en grec : Ἱπποκράτης) (né vers 460 av. J.-C dans l’île de Cos – décédé vers 370 av. J.-C à Larissa) est un médecin grec du siècle de Périclès, souvent considéré comme le père de la médecine.

Citation : La vie est courte, l’art est long, l’occasion est prompte [à s’échapper], l’empirisme est dangereux, le raisonnement est difficile.

(grc) Ὁ βίος βραχὺς, ἡ δὲ τέχνη μακρὴ, ὁ δὲ καιρὸς ὀξὺς, ἡ δὲ πεῖρα σφαλερὴ, ἡ δὲ κρίσις χαλεπή

Aphorismes, Hippocrate (trad. Ch. V. Daremberg), éd. Fortin, Masson et Cie, 1844, 1, p. 1 (texte intégral sur Wikisource)

Citation attribuée : Que ton alimentation soit ta première médecine

Cette phrase est souvent attribuée à Hippocrate mais n’apparaît pas dans le Corpus hippocratique. Voir Diana Cardenas, ’Let not thy food be confused with thy medicine : The Hippocratic misquotation’, e-SPEN : The European e-Journal of Clinical Nutrition and Metabolism XXX:6 (octobre 2013).

Source : https://fr.wikiquote.org/wiki/Hippocrate

    • Ne confonds pas ton aliment et ton médicament : La citation erronée d’Hippocrate - Octobre 2013e-SPEN the European e-Journal of Clinical Nutrition and Metabolism XXX(6) - DOI:10.1016/j.clnme.2013.10.002 - Auteurs : Diana Cardenas - Institut de Cancérologie Gustave Roussy
      Traduction du 22 mars 2023 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Let not thy food be confused with thy medicine : The Hippocratic misquotation » - Autrice : Diana Cardenas - Institut de Cancérologie Gustave Roussy

Résumé

Contexte et objectif : le lien entre l’alimentation et la santé est documenté depuis l’Antiquité. L’objectif de cet article est de montrer que la prétendue phrase d’Hippocrate ’Que l’aliment soit ton médicament et que le médicament soit ton aliment’ est une citation erronée très répandue, qui est à l’origine de toute une conception erronée des concepts anciens de l’alimentation et de la médecine.

Méthodes : Des exemples de publications tirées des bases de données MEDLINE� et Google Scholar qui citent la phrase mot pour mot et l’attribuent à Hippocrate ont été sélectionnés. Ensuite, un examen approfondi des travaux relatifs à l’alimentation et au régime alimentaire dans le Corpus Hippocraticum a été effectué afin de rechercher l’expression.

Résultats : au moins au cours des 30 dernières années, cette phrase a aidé à tort les scientifiques à confirmer l’importance de l’alimentation pour la santé et à mettre en évidence de nouveaux défis éthiques en médecine et en diététique. Nous avons montré qu’au moins une revue biomédicale par an a cité la phrase.

Conclusion : cette création littéraire a conduit à une méprise essentielle. Pour Hippocrate, même si l’alimentation était étroitement liée à la santé et à la maladie, le concept d’alimentation ne se confondait pas avec celui de médicament.

Lire l’article PDF en anglais

Source : https://www.researchgate.net/publication/258099432_Let_not_thy_food_be_confused_with_thy_medicine_The_Hippocratic_misquotation

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Photo - Les conseils pour appliquer au quotidien l’un des modes d’alimentation les plus protecteurs.

Quel est le meilleur régime pour la santé ? Le régime crétois ?

Dans les années 1950, Ancel Keys (professeur en santé publique au Minnesota) et son épouse comparent le taux de mortalité cardiovasculaires et les habitudes alimentaires de 7 pays occidentaux (Etats-Unis, Finlande, Pays-Bas, Yougoslavie, Italie, Japon, Grèce), le tout sur 15 ans. Les résultats : le taux de mortalité des Crétois est extrêmement bas comparé à celui des Finlandais ou des Américains. En chiffres : 97,2% de décès par maladies cardiovasculaires chez les Finlandais, 77,3% chez les Américains, 63,6% en Hollande, 46,2% en Italie, 24,2% en Yougoslavie contre seulement 3,8% en Crète.

Quelques années plus tard, l’étude de Lyon suit 600 patients divisés en deux groupes. Si les deux groupes ont le même traitement médicamenteux, il n’en va pas de même pour l’alimentation. Le groupe témoin aura un régime normal et le groupe expérimental sera soumis au régime crétois. Après 27 mois, le groupe expérimental a connu une baisse de 80% des évènements cardiaques avec 8 décès dans le groupe crétois contre 20 dans le groupe témoin.

Une conclusion s’imposait : l’alimentation des Crétois les protège des maladies cardiovasculaires.

L’alimentation méditerranéenne diffère quelque peu de celle des Crétois mais utilise les mêmes principes. Si les Crétois ont pour coutume de manger des orties, des pissenlits ou des feuilles d’amarante, ce n’est en effet pas le cas dans tous les pays.

Un régime pour perdre du poids ?

Le régime méditerranéen n’est pas vraiment efficace pour la perte de poids. Plus qu’un régime minceur, c’est un régime santé qui peut être mis en place après une éventuelle perte de poids car malgré qu’il n’impose aucun interdit, la ration calorique quotidienne de cette diète reste raisonnable.

Pour aller plus loin, lire : Régime minceur : faites le bon choix (Abonné)

Qu’est-ce que le régime méditerranéen ?

La diète méditerranéenne est caractéristique de l’alimentation des populations du bassin méditerranéen. L’Etude des Sept Pays, conduite par l’Américain Ancel Keys et dont on a parlé plus haut, a montré que les populations du pourtour méditerranéen avaient une bonne santé cardiovasculaire bien que les graisses y apportent près de 40% des calories. Depuis, de nombreux bénéfices santé du régime méditerranéen ont été mises en évidence (déclin cognitif, syndrome métabolique, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, longévité…). Les bienfaits du régime méditerranéen sont collectivement attribués à l’huile d’olive, aux nombreux végétaux, aux noix, aux poissons gras et fruits de mer, au vin rouge, à la faible place des produits ultra-transformés ainsi qu’à un mode de vie particulier (activités de plein air, convivialité, etc.).

Le régime méditerranéen est-il fait pour moi ?

Le régime combine équilibre, modération et variété alimentaires avec une vie active au quotidien. Ses principes sont faciles à comprendre et à suivre à la maison ou à l’extérieur. Ce n’est pas un régime restrictif mais plutôt un mode de vie à adopter. Il convient parfaitement à tous les âges, toutes les personnes. Et il est particulièrement recommandé en prévention des maladies cardiaques.

 

https://www.lanutrition.fr/sites/default/files/ressources/pyramide_regime_mediterr-01600.pngCliquer pour agrandir

Les grands principes nutritionnels de la diète méditerranéenne - Les habitudes alimentaires du régime méditerranéen sont très simples et faciles à suivre :

• Végétaux à volonté
Fruits et légumes à tous les repas, en bonne quantité, crus ou cuits, les fruits secs et oléagineux sont aussi les bienvenus ! Varier les couleurs et toujours choisir des végétaux de saison.
• Féculents et légumes secs
Ce sont les premières sources d’énergie de cette alimentation. De préférence complets, les féculents figurent à la plupart des repas. Les céréales et les légumes secs sont privilégiés, sans oublier les tubercules.
• L’huile d’olive comme meilleure alliée
L’huile d’olive se consomme à toutes les sauces, en cuisson, seule ou accompagnée (d’huile de colza par exemple). Elle remplace le beurre et les autres matières grasses.
• Des protéines animales de qualité
Gros ou petits poissons, fruits de mer ou même algues, les produits de la mer sont consommés régulièrement, de même que les œufs de poules élevées en plein air ou aux graines de lin. La viande blanche est elle aussi au menu mais sans abus. La viande rouge, les charcuteries, occupent une place moins importante. On peut cependant suivre un régime méditerranéen végétarien.
• Des produits laitiers en quantité modérée
Les régions méditerranéennes ne sont pas des terres d’élevage mais on y trouve quand même des troupeaux de brebis ou de chèvres. C’est pourquoi les laitages font partie de l’alimentation méditerranéenne, en quantité modérée, et plutôt sous forme de fromages frais et de yaourt. Privilégier les produits laitiers à base de lait de chèvre ou le lait de brebis.
• Un peu d’alcool au cours des repas
1 verre de vin rouge à chaque repas est permis pour sa richesse en polyphénols., cette habitude alimentaire est connue sous le nom de French paradox ou paradoxe français.

Le régime méditerranéen : bon pour la planète ?

D’après des chercheurs espagnols qui ont publié un article dans Journal of Health Services Research & Policy, l’alimentation méditerranéenne limiterait les émissions de gaz à effet de serre, étant donné qu’elle est riche en végétaux. L’objectif de cette étude était de faire le bilan carbone de menus servis à l’hôpital Juan Ramón Jiménez (Huelva) pour le comparer à celui d’autres alimentations occidentales. Des centaines de repas ont été analysés sur quatre saisons de l’année, pour des apports énergétiques de 2000 calories par jour. Ces repas étaient généralement de type méditerranéen.

Résultats : les chercheurs ont trouvé, pour les repas à l’hôpital, un bilan carbone de 5,083 kg équivalents-CO2/jour. C’est bien moins que ce qui est obtenu aux Etats-Unis (entre 8,5 et 8,8 kg équivalents-CO2) ou au Royaume-Uni (7,4 kg équivalents-CO2), pour des apports caloriques identiques.

Pour Rosario Vidal, les différences entre les repas espagnols et ceux des pays anglophones sont dues à deux facteurs : d’une part le bœuf, qui a un bilan carbone élevé, et est moins présent dans l’alimentation espagnole, et d’autre part les fruits et légumes, plus consommés dans l’alimentation méditerranéenne, et au bilan carbone plus favorable à la planète. Il conclut : « Ainsi il n’est pas seulement meilleur pour la santé, mais notre régime est aussi plus écologique. »

Comment suivre le régime méditerranéen ?

Les repères de consommation

Aliments

Fréquence 

Quantité par repas

Exemples

Fruits Tous les jours à chaque repas 1 fruit (ou 2 s’ils sont petits) 1 pomme ou 2 clémentines
Légumes Tous les jours à chaque repas La moitié d’une grande assiette Poêlée de légumes verts
Légumes secs 2 à 3 fois par semaine 50 g crus 1 tasse de pois chiches dans un plat
Féculents (céréales complètes ou tubercules) Tous les jours ou selon l’activité physique 80 g crus ou 240 g cuits 1/4 d’une assiette de pâtesou 1/4 de baguette
Huile d’olive Tous les jours à chaque repas 20 à 30 ml 2 à 3 cuillères à soupe
Produits laitiers 0 à 2 fois par jour 30-40 g de fromageou 1 yaourt, fromage blanc...) 1 morceau de fromage1 yaourt
Viande Viande blanche : 0 à 2 fois par semaineviande rouge : pas plus de 500 g par semaine 100 g (1 filet, 1 escalope, 1 steak...) 1 filet de dindeou1 steak haché
Oeuf Jusqu’à 5 fois par semaine 1 à 3 unités 2 oeufs au plat
Poisson 0 à 3 fois par semaine 100 à 150 g 1 filet de cabillaud
Boisson (eau, thé, infusions, café...)* Tous les jours à tout moment À volonté 1 tasse de café sans sucre ajouté
Alcool type vin rouge ** Tous les jours au cours du repas 16 cl (un verre standard)  

 *Les boissons sont à consommer sans sucre ajouté
**Il est possible d’en boire tous les jours mais en aucun cas c’est une recommandation du régime.

A lire aussiLe régime méditerrannéenLe régime méditerrannée bon pour la santé et la planèteLe régime méditerrannéen bon pour la mémoire et Alzheimer

Quel pain choisir ?

Le pain fait bien sûr parti du régime méditerranéen, mais pas n’importe quel pain ! On privilégie dans ce régime les farines complètes ou semi-complète, les pains aux graines mais surtout les pains réalisés avec du levain et non de la levure. En effet, le levain permet d’avoir un indice glycémique moindre, plus de vitamines et de minéraux, et moins d’acide phytique (très présent dans les farines complètes) et de FODMAPS. Le pain se conserve mieux et apporte une meilleure qualité nutritionnelle

Comment faire son propre levain ? Mélangez la farine de votre choix avec de d’eau : 25 mL d’eau et 25 g de farine. Laissez le mélange fermenter dans un bocal placé à température ambiante, entre 20 et 25 °C. Chaque jour ajoutez un peu de farine et d’eau (par exemple, 25 mL d’eau et 25 g de farine). Pour éviter d’avoir trop de levain au fil du temps, vous pouvez retirer une partie du levain (par exemple la moitié). Au bout de cinq jours environ, selon les conditions de température ambiante, votre levain est prêt : il mousse, augmente de volume, forme des bulles et dégage une odeur agréable.

Pour aller plus loin, lire : Les bonnes raisons de faire ou de manger du pain au levain

Les aliments à éviter

Voici les aliments à éviter quand on suit un régime méditerranéen, d’après le Dr Guy Avril, dans son guide Je mange méditerranéen au quotidien :

  • Plats préparés et aliments ultra-transformés : Ceux qui présentent une longue liste d’ingrédients, des ingrédients que vous n’avez jamais dans votre placard ou des additifs, surtout s’ils contiennent peu de légumes et beaucoup de féculents.
  • Sodas et jus de fruits : préférez les fruits entiers
  • Céréales du petit déjeuner industrielles : même celles qui se targuent d’être bénéfiques pour votre santé, comme les Spécial K ou les céréales pauvres en calories.
  • Aliments à base de céréales raffinées : pain, pâtes, biscuits…
  • Aliments industriels à base de pomme de terre : purées en flocons, chips…
    À quoi ressemble une journée-type ?

Voici un exemple de menu type méditerranéen

Petit déjeuner

  • Une omelette de légumes (2 œufs, ½ oignon, 1 gousse d’ail, 1 tomate, ½ poivron, sel et poivre)
  • Thé ou café sans sucre (ou à sucrer avec du miel ou de la stévia)
      Ou
  • Muesli composé de noisettes, fruits frais et un yaourt de brebis
  • Thé ou café sans sucre (ou à sucrer avec du miel ou de la stévia)
    Déjeuner
  • Une grande salade verte avec des noix, du thon, des tomates séchées assaisonnée d’huile d’olive et de jus de citron
  • Une part de tarte aux légumes de saison
  • Un morceau de fromage de chèvre avec un morceau de pain
  • 1 verre de vin rouge et/ou d’eau
    Ou
  • Salade de tomates, concombre, oignons, avec de la coriandre et du persil, assaisonné d’huile d’olive et de jus de citron
  • Semoule avec coulis de tomate et filet de colin cuit au four avec un filet d’huile d’olive
  • Yaourt fermenté
  • 1 verre de vin rouge et/ou d’eau
    Dîner 
  • Une ratatouille (1 petite courgette, 1 petite aubergine, ½ poivron vert, ½ poivron rouge, 1 tomate, 1 gousse d’ail, 1 petit oignon, sel, poivre, bouquet garni et de l’huile d’olive) accompagnée de riz complet
  • Une salade de fruits à la fleur d’oranger (orange, pamplemousse, grenade, pomme)
  • 1 verre de vin rouge et/ou d’eau
    Ou :
  • Salade de riz avec des poivrons, oignons, maïs, tomates, thon, assaisonnée d’huile d’olive
  • Poêlée de haricots verts et champignons
  • 2 kiwis
  • Un morceau de pain avec du fromage de chèvre
  • 1 verre de vin rouge et/ou d’eau
    Des idées de recettes : 

Nous vous conseillons aussi :

Les bons réflexes alimentaires pour éviter l’infarctus

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A découvrir également : Suivre un régime amaigrissant peut aider ses proches à mincir aussi - Quand une personne suit un régime méditerranéen pour maigrir, c’est toute sa famille qui perd du poids, selon une étude récente.

Régime méditerranéen : bénéfique si on ne fait pas trop d’écarts

Le fait de consommer des aliments appartenant au régime occidental (friture, produits sucrés, viande transformée…) atténue les effets bénéfiques du régime méditerranéen sur le déclin cognitif, d’après une étude récente.

5 raisons d’adopter le régime méditerranéen

Équilibré, facile à suivre, le régime méditerranéen a tout pour plaire : bon pour la ligne, il garde votre corps et votre esprit en bonne santé et vous fait vivre plus longtemps.

Le jeûne - Souvent perçu comme une pratique à risque, le jeûne a pourtant des bénéfices avérés sur la santé. Explications.

La restriction calorique

Le régime cétogène - La diète cétogène est un régime très particulier utilisé à des fins thérapeutiques depuis plus de 90 ans. Elle a été longuement étudiée et testée (avec succès) dans certaines épilepsies de l’enfant. Cette diète connaît aujourd’hui un regain d’intérêt de la part des chercheurs en raison de son potentiel thérapeutique dans d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les lésions cérébrales lors des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et le cancer.

Le régime mastication - Et si vous pouviez perdre du poids uniquement en prenant le soin de bien mâcher vos aliments ? C’est en tout cas ce que montrent de nombreuses études menées sur la mastication. Vous voulez tout savoir sur ce régime innovant ? A vos marques, prêt, mâchez !

Le régime Okinawa - Avec ses plages immaculées, l’archipel d’Okinawa fait figure de paradis sur terre. Et c’est en soi une sorte de paradis, puisqu’on y vit beaucoup plus longtemps qu’ailleurs. Le secret ? Une alimentation pauvre en calories. Voici le régime du pays où l’on ne vieillit pas.

Le régime préhistorique - L’épidémie d’obésité touche deux Américains et un Français sur dix. Le diabète progresse. Sans parler des maladies cardio-vasculaires et des cancers dont le reflux se fait attendre. A l’origine de ces maladies non-transmissibles : l’interaction de facteurs génétiques et environnementaux, dans lesquels l’alimentation tient une large place. Le Dr Boyd Eaton (université Emory, Atlanta, Georgie) a émis en 1985 l’hypothèse qu’un retour au régime alimentaire préhistorique pourrait nous rendre non seulement la ligne, mais aussi la santé.

Le régime sans gluten et sans caséine - Le régime sans gluten et sans caséine est adopté par ceux qui souffrent de troubles intestinaux et de maladies inflammatoires et auto-immunes.

Le régime végétarien - Quels sont les principes du régime végétarien ? Ce régime est-il adapté aux enfants et aux femmes enceintes ? Quels sont les bénéfices et les risques éventuels pour la santé ? Toutes les réponses dans notre dossier.Bas du formulaire

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Source : https://www.lanutrition.fr/le-regime-mediterraneen-en-pratique

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Principaux faits :

  • On compte 50 millions de personnes atteintes de démence dans le monde et il apparaît chaque année près de 10 millions de nouveaux cas.
  • La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60-70% des cas.
  • La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde.
  • La démence a des conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques pour les personnes atteintes de la maladie mais aussi pour les personnels en charge des soins, les familles et la société en général.
    La démence est un syndrome, généralement chronique ou évolutif, dans lequel on observe une altération de la fonction cognitive (capacité d’effectuer des opérations de pensée), plus importante que celle que l’on pourrait attendre du vieillissement normal. Elle affecte la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement. La conscience n’est pas touchée. Une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation accompagne souvent, et parfois précède, les troubles de la fonction cognitive.

La démence est causée par un ensemble de maladies et de traumatismes qui affectent principalement ou dans une moindre mesure le cerveau, comme la maladie d’Alzheimer ou l’accident vasculaire cérébral.

La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde. Elle est particulièrement éprouvante, non seulement pour les malades, mais aussi pour les soignants et les familles. La démence est une réalité méconnue et suscite l’incompréhension, ce qui engendre une stigmatisation et des obstacles au diagnostic et aux soins. La maladie a des conséquences qui peuvent être physiques, psychologiques, sociales ou économiques pour les soignants, les familles et les sociétés.

Signes et symptômes - La démence touche différemment chaque personne atteinte, selon les effets de la maladie et la personnalité d’origine du patient. Les signes et les symptômes liés à la démence peuvent être classés en 3 stades :

Stade initial : le stade initial passe souvent inaperçu, la maladie apparaissant graduellement. Les symptômes courants sont notamment :

  • avoir tendance à oublier ;
  • perdre conscience du temps ;
  • se perdre dans des endroits familiers.
    Stade intermédiaire : à mesure que la démence progresse vers le stade intermédiaire, les signes et les symptômes se précisent et deviennent plus visibles. Le malade peut - entre autres - :
  • oublier les événements récents et le nom des gens ;
  • se perdre à la maison ;
  • avoir plus de difficulté à communiquer ;
  • nécessiter de l’aide pour les soins d’hygiène personnelle ;
  • présenter des changements de comportement, par exemple errer ou répéter les mêmes questions.
    Dernier stade : le dernier stade de la démence est caractérisé par une dépendance et une inactivité presque totales. Les troubles de la mémoire sont importants et les signes et symptômes physiques deviennent plus évidents. Les symptômes sont notamment :
  • perdre conscience du temps et du lieu ;
  • avoir de la difficulté à reconnaître les proches et les amis ;
  • nécessiter une aide accrue pour les soins d’hygiène personnelle ;
  • avoir de la difficulté à marcher ;
  • présenter des changements de comportement, le patient pouvant aller jusqu’à l’agression.
    Formes communes de démence - Il existe de nombreuses formes de démence. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus commune et serait à l’origine de 60-70% des cas. Les autres formes répandues sont notamment la démence vasculaire, la démence à corps de Lewy (accumulation anormale de protéines qui se développent à l’intérieur des cellules nerveuses), et la démence fronto-temporale (dégénérescence des lobes frontaux du cerveau) conséquence de plusieurs maladies. Les frontières entre les différentes formes de démence ne sont pas nettes et les formes mixtes sont fréquentes.

La démence en chiffres - La démence touche dans le monde 50 millions de personnes, dont un près de 60% vivent dans un pays à revenu faible ou intermédiaire. Chaque année, on dénombre près de 10 millions de nouveaux cas. On estime dans l’ensemble de la population qu’entre 5 et 8% des personnes âgées de 60 ans et plus, sont atteintes de démence à un moment donné. Le nombre total de personnes atteintes de démence devrait atteindre 82 millions en 2030 et 152 millions d’ici 2050. Cette hausse est en grande partie due à l’augmentation du nombre de cas de démence dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Traitement et soins - À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement qui permette de guérir de la démence ou d’en modifier l’évolution. De multiples nouveaux traitements sont actuellement testés à différents stades d’essais cliniques. Cependant, il est possible de faire beaucoup pour soutenir les personnes atteintes de démence et améliorer leur vie. Les principaux objectifs concernant la prise en charge de la démence sont :

  • le diagnostic précoce, afin de favoriser une prise en charge rapide et optimale ;
  • l’optimisation de la santé physique, de la cognition, de l’activité et du bien-être ;
  • le dépistage et le traitement des maladies physiques concomitantes ;
  • la détection et le traitement des symptômes comportementaux et psychologiques difficiles ;
  • la fourniture d’informations et de soutien à long terme aux personnes qui prodiguent les soins.
    Facteurs de risque et prévention - Bien que l’âge soit le plus grand facteur de risque connu, la démence n’est pas pour autant une conséquence inéluctable du vieillissement. Du reste, elle ne touche pas exclusivement les personnes âgées, puisque la démence d’apparition précoce (définie comme l’apparition des symptômes avant l’âge de 65 ans) représente jusqu’à 9% des cas. Des études montrent qu’il est possible de réduire le risque de démence en faisant régulièrement de l’exercice, en ne fumant pas, en évitant l’usage nocif de l’alcool, en contrôlant son poids, en mangeant sainement et en maintenant des niveaux sains de tension artérielle, de cholestérol et de glycémie. Parmi les autres facteurs de risque, on compte également la dépression, le faible niveau de scolarité, l’isolement social et l’inactivité cognitive. 

Conséquences sociales et économiques - La démence a des conséquences sociales et économiques importantes en termes de coûts médicaux et sociaux directs, de frais engagés pour les soins informels. En 2015, le coût sociétal total de la démence dans le monde était estimé à 818 milliards de dollars (US), soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Le coût total en pourcentage du PIB variait de 0,2% dans les pays à revenu faible à 1,4% dans les pays à revenu élevé.

Incidences sur les familles et les soignants - La démence est éprouvante pour les familles des personnes touchées et pour les personnes qui prodiguent les soins. Les pressions physiques, psychologiques et économiques peuvent peser lourdement sur les unes comme sur les autres, et l’appui des systèmes sanitaire, social, financier et juridique est nécessaire.

Droits de l’homme - Les personnes atteintes de démence sont souvent privées des libertés et des droits fondamentaux. Dans de nombreux pays, les services de gériatrie et de soins intensifs font largement usage de moyens de contrainte physiques et chimiques, même quand des dispositions réglementaires sont en vigueur pour faire respecter le droit des personnes à la liberté et au choix. Un environnement législatif favorable et approprié fondé sur les normes en matière de droits de l’homme reconnues à l’échelle internationale est de rigueur pour garantir la meilleure qualité de service aux personnes atteintes de démence et à celles qui leur prodiguent des soins.

Action de l’OMS - L’OMS considère la démence comme une priorité de santé publique. En mai 2017, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé le plan mondial d’action de santé publique contre la démence. Ce plan fournit un schéma directeur complet, à l’intention des décideurs, des partenaires internationaux, régionaux et nationaux et de l’OMS, dans les domaines suivants : la démence en tant que priorité de santé publique ; faire en sorte que la démence soit mieux connue et lancer des initiatives attentives aux besoins des personnes atteintes de démence ; réduire les risques de démence ; diagnostic, traitement, prise en charge de la démence ; systèmes d’information pour la démence ; soutien aux aidants ; et recherche et innovation.

Une plateforme de surveillance internationale, l’observatoire mondial de la démence (en anglais), a été créée à l’intention des responsables de l’élaboration des politiques et des chercheurs afin de faciliter le suivi et le partage d’informations sur les politiques relatives à la démence, la prestation de services, l’épidémiologie et la recherche. L’OMS met également au point une plateforme d’échange de connaissances (en anglais) pour faciliter l’échange de bonnes pratiques.

L’OMS a élaboré ‘Towards a dementia plan’ : a WHO guide’ [Vers un plan de lutte contre la démence : guide de l’OMS], qui fournit des conseils aux États Membres pour la création et la mise en œuvre d’un plan de lutte contre la démence. Ce guide est étroitement lié à l’Observatoire mondial de la démence de l’OMS et comprend des outils connexes tels qu’une liste de contrôle pour guider la préparation, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de lutte contre la démence. Il peut également être utilisé pour la cartographie des parties prenantes et l’établissement des priorités.

Les Lignes directrices de l’OMS sur la réduction des risques de déclin cognitif et de démence (résumé d’orientation en français) fournissent des recommandations fondées sur des données probantes concernant les interventions visant à réduire les facteurs de risque modifiables de la démence, comme la sédentarité et une mauvaise alimentation, ainsi que les problèmes de santé liés à la démence, comme l’hypertension et le diabète.

La démence est l’une des maladies prioritaires du programme d’action « Combler les lacunes en santé mentale » (mhGAP), qui aide les généralistes, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, à dispenser des soins de première intention en cas de troubles mentaux, neurologiques ou liés à l’utilisation de substances psychoactives.

L’OMS a créé iSupport, un programme de formation en ligne (en anglais seulement) pour les aidants des personnes atteintes de démence. Ce programme qui existe également sous forme de manuel a déjà été adopté par plusieurs pays. Sa version en ligne sera bientôt disponible.

Focus :

Vieillissement et santé

Maltraitance des personnes âgées

Santé mentale 

Dépression

Actualités :

Le problème de la démence n’est pas résolu 2 septembre 2021

Régions de l’OMS À propos Privacy Legal Notice - © 2023 - WHO

World Health Organization (WHO)

OMS L’Organisation mondiale de la Santé (OMS),

logo-oms.png | PromoSanté IdF

Source : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia

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  • Démence : Facteurs de risque et prévention – Document officiel canadien ‘canada.ca’ - Date de modification : 2022-09-01

Sur cette page : Facteurs de risque Prévention

Facteurs de risque - Il existe deux types de facteurs de risque de démence : les facteurs non modifiables et les facteurs modifiables.

Les facteurs de risque non modifiables sont ceux qui ne peuvent pas être changés ou éliminés, comme le vieillissement, les antécédents familiaux et la génétique. La plupart des cas de démence ne sont ni héréditaires ni liés à la génétique. Le risque de développer une démence augmente généralement avec l’âge. La probabilité de recevoir un diagnostic de démence est plus de six fois plus élevée chez les personnes âgées de plus de 80 ans par rapport aux personnes âgées de 65 à 79 ans. Ce n’est pas tout le monde qui développe cette condition en vieillissant.

Les facteurs de risque modifiables de démence sont ceux qu’on peut contrôler en prenant des mesures, comme :

  • rester actif
  • éviter de fumer
  • limiter sa consommation d’alcool
  • porter un casque pour faire du vélo ou du ski
  • gérer les problèmes de santé chroniques, tels que :
    • le diabète
    • l’hypertension
      Il est possible que les changements dans le cerveau qui peuvent conduire à la démence commencent des décennies avant l’apparition de signes ou de symptômes. Il n’est donc jamais trop tôt ou trop tard pour prendre des mesures bénéfiques pour la santé de votre cerveau.

Des études ont permis d’identifier plusieurs facteurs de risque modifiables associés à un risque accru de développer une démence. On estime qu’une douzaine de facteurs de risque pourrait expliquer 40% des cas de démence dans le monde. Ces facteurs sont répertoriés dans le tableau ci-dessous selon le moment de la vie où ils peuvent commencer à jouer un rôle. S’ils demeurent présents, il est possible que les effets de ces facteurs de risque se poursuivent tout au long de la vie. Ces derniers peuvent également avoir des répercussions sur la santé globale d’une personne, notamment en ce qui concerne la prévention et la gestion d’autres maladies chroniques comme le diabète.

Groupe d’âge

Facteur de risque

Risque accru de développer la démence par rapport à une personne sans ce facteur de risque

Début de vie (moins de 45 ans) Niveaux d’éducation plus faibles 60 %
Milieu de vie (45 à 65 ans) Perte auditive 90 %
Traumatisme crânien 80 %
Hypertension 60 %
Obésité 60 %
Consommation d’alcool

(plus de 21 unitésFootnote * par semaine)

20 %
Plus tard dans la vie (plus de 65 ans) Dépression 90 %
Tabagisme 60 %
Isolement social 60 %
Diabète 50 %
Inactivité physique 40 %
Pollution atmosphérique 10 %
*1 unité d’alcool = 10 ml (ou 8 g d’alcool pur).Return to footnote * referrer

Prévention - Les saines habitudes de vie peuvent aider à réduire le risque de développer la démence et à en retarder les symptômes. Elles peuvent également permettre de prévenir d’autres maladies chroniques qui, à leur tour, sont liées à une plus grande probabilité de développer une démence.

Les changements en faveur de saines habitudes de vie comprennent les suivants :

  • prévenir et gérer des problèmes de santé tels que :
  • atteindre et conserver un poids santé
  • prévenir la perte d’audition en portant :
    • des prothèses auditives pour compenser toute perte d’audition
    • des protections auditives lorsqu’on ne peut pas éviter le bruit excessif
  • fréquenter régulièrement des amis et d’autres membres de votre communauté
  • porter un casque lorsqu’on pratique une activité où il y a un risque de blessure à la tête, comme faire du vélo, faire du ski ou des sports de contact
  • faire travailler le cerveau régulièrement en apprenant de nouvelles choses et en entreprenant de nouvelles activités
    Le risque de développer une démence peut également être réduit en prenant les moyens suivants :

Symboles officiels - Norme graphique du Programme fédéral de l’image de marque - Canada.ca

Source : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/demence/facteurs-risque-prevention.html

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Résumé :

Une nouvelle étude révèle qu’un régime alimentaire traditionnel de type méditerranéen, riche en fruits de mer, en fruits frais et en fruits secs (noix…), peut contribuer à réduire de près d’un quart le risque de démence.

Texte complet

Une nouvelle étude révèle qu’un régime alimentaire traditionnel de type méditerranéen, riche en fruits de mer, en fruits et en noix, peut contribuer à réduire de près d’un quart le risque de démence.

Des experts de l’université de Newcastle ont constaté que les personnes qui suivaient un régime alimentaire de type méditerranéen avaient un risque de démence inférieur de 23 % à celui des personnes qui n’en suivaient pas.

Cette étude, publiée aujourd’hui dans BMC Medicine, est l’une des plus importantes de ce type, les études précédentes s’étant généralement limitées à des échantillons de petite taille et à un faible nombre de cas de démence.

Priorité pour les chercheurs

Les scientifiques ont analysé les données de 60.298 personnes issues de la UK Biobank, une vaste cohorte comprenant des individus de tout le Royaume-Uni, qui avaient rempli une évaluation alimentaire.

Les auteurs ont noté les individus en fonction de la mesure dans laquelle leur régime alimentaire correspondait aux principales caractéristiques d’un régime méditerranéen. Les participants ont été suivis pendant près de dix ans, au cours desquels 882 cas de démence ont été recensés.

Les auteurs ont pris en compte le risque génétique de démence de chaque individu en estimant ce que l’on appelle le risque polygénique - une mesure de tous les différents gènes liés au risque de démence.

Le Dr Oliver Shannon, maître de conférences en nutrition humaine et vieillissement à l’université de Newcastle, a dirigé l’étude avec la professeure Emma Stevenson et le professeur David Llewellyn, coauteur principal.

Des experts des universités d’Édimbourg, de l’UEA et d’Exeter ont également participé à la recherche, qui s’inscrit dans le cadre du consortium NuBrain financé par le Medical Research Council.

Le Dr Shannon a déclaré : ’La démence affecte la vie de millions de personnes dans le monde, et les possibilités de traitement de cette maladie sont actuellement limitées.

’Trouver des moyens de réduire le risque de développer une démence est donc une priorité majeure pour les chercheurs et les cliniciens.

’Notre étude suggère que l’adoption d’un régime alimentaire de type méditerranéen pourrait être une stratégie pour aider les individus à réduire leur risque de démence.

Les auteurs ont constaté qu’il n’y avait pas d’interaction significative entre le risque polygénique de démence et les associations entre l’adhésion au régime méditerranéen. Selon eux, cela pourrait indiquer que même pour les personnes présentant un risque génétique plus élevé, une meilleure alimentation pourrait réduire la probabilité de développer la maladie.

Ce résultat n’est pas cohérent dans toutes les analyses et les auteurs proposent de poursuivre les recherches pour évaluer l’interaction entre l’alimentation et la génétique sur le risque de démence.

John Mathers, professeur de nutrition humaine à l’université de Newcastle, a déclaré : « La bonne nouvelle de cette étude est que, même pour les personnes présentant un risque génétique élevé, une meilleure alimentation réduit la probabilité de développer une démence ».

’Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires dans ce domaine, cela renforce le message de santé publique, selon lequel nous pouvons tous contribuer à réduire notre risque de démence en adoptant un régime alimentaire plus proche de celui des populations dans les pays bordant la Méditerranée.

Une intervention importante

Les auteurs précisent que leur analyse est limitée aux personnes qui ont déclaré leur origine ethnique comme étant blanche, britannique ou irlandaise, car les données génétiques n’étaient disponibles que sur la base de l’ascendance européenne, et que des recherches supplémentaires sont nécessaires dans un éventail de populations pour déterminer les avantages potentiels.

Ils concluent que, sur la base de leurs données, un régime méditerranéen riche en aliments sains d’origine végétale pourrait constituer une intervention importante à intégrer dans les futures stratégies de réduction du risque de démence.

Le Dr Janice Ranson, de l’université d’Exeter, co-auteur principal de l’article, a déclaré : ’Les résultats de cette vaste étude basée sur la population soulignent les avantages à long terme pour la santé du cerveau d’un régime méditerranéen, riche en fruits, en légumes, en céréales complètes et en graisses saines’.

’L’effet protecteur de ce régime contre la démence était évident quel que soit le risque génétique d’une personne, et il est donc probable qu’il s’agisse d’un choix de vie bénéfique pour les personnes souhaitant faire des choix alimentaires sains et réduire leur risque de démence’.

’À l’avenir, les efforts de prévention de la démence pourraient aller au-delà des conseils génériques en matière d’alimentation saine et se concentrer sur l’aide à apporter aux personnes pour qu’elles augmentent leur consommation d’aliments et de nutriments spécifiques qui sont essentiels à la santé du cerveau’.

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