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"Le percarbonate de sodium : nettoyant écologique alternatif pour la maison et le traitement des Cyanobactéries (algues toxiques) des piscines et retenues d’eau par biominéralisation, captant le CO2 et atténuant le réchauffement climatique" par Jacques Hallard

lundi 27 février 2023, par Hallard Jacques

ISIAS Environnement Nettoyage Algues



Le percarbonate de sodium  : nettoyant écologique alternatif pour la maison et le traitement des Cyanobactéries (algues toxiques) des piscines et retenues d’eau par biominéralisation, captant le CO2 et atténuant le réchauffement climatique

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 26/02/2023

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Une note sur les usages écologiques du percarbonate de sodium pour de nombreux usages domestiques et sur la spécialité commerciale ‘Blue Green’ (Israël) qui permet de limiter le développement des algues toxiques ‘Cyanobactéries’ qui envahissent les volumes d’eau à l’extérieur dans certaines situations.

« Les cyanobactéries sont des organismes microscopiques qui peuvent se développer dans les eaux douces superficielles, stagnantes, peu profondes, riches en nutriments. Elles peuvent former des dépôts abondants de couleur généralement bleue/verte et des mousses appelés ’efflorescences algales’ ».

Dans ces conditions, le traitement des volumes d’eau avec ‘Blue Green’ a un effet positif sur l’environnement par biominéralisation : il y a entraînement du CO2 vers les fonds liquides, donc une contribution pour atténuer le réchauffement


Sommaire

§§§




  • Le percarbonate de sodium d’après Wikipédia

    Image illustrative de l’article Percarbonate de sodium

Le percarbonate de sodium, parfois appelé peroxhydrate de carbonate de sodium, carbonate de sodium peroxyhydraté ou percarbonate de soude, est un composé chimique de formule 2Na2CO3·3H2O2.

Propriétés et chimie de base

Le percarbonate de sodium se présente sous la forme d’un solide cristallisé incolore et hygroscopique, soluble dans l’eau en donnant une solution très basique. Il résulte de l’addition de peroxyde d’hydrogène H2O2 à du carbonate de sodium Na2CO3 :

2 Na2CO3 + 3 H2O2 → 2Na2CO3·3H2O2.

Une fois dissous dans l’eau, il se décompose en ses constituants :

S’il n’est pas toxique pour l’environnement, le percarbonate de sodium peut être irritant. De plus, tout en étant non combustible, il peut toutefois favoriser la combustion d’autres substances4.

Utilisation

Il est utilisé dans certains produits de blanchiment à la place du perborate de sodium Na2B2O4(OH)4, ainsi qu’en laboratoire pour produire du peroxyde d’hydrogène anhydre.

Article complet avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Percarbonate_de_sodium

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  • Utilisation, avantages et bienfaits du percarbonate de sodium - 21 septembre 2021 - Document ‘thetrustsociety.fr’
    Produit polyvalent, le percarbonate de sodium est connu pour ses nombreuses qualités notamment pour le nettoyage ou la lessive. Issu de matières premières naturelles, il permet d’éviter les produits de nettoyage classiques qui peuvent être nocifs. Retrouvez ici ses bienfaits en détail ainsi que des exemples concrets d’utilisation pour l’intégrer dans votre quotidien.

Résumé de l’article

Le percarbonate de sodium est un véritable couteau suisse qui vous aidera pour de nombreuses tâches au quotidien. Pour faire blanchir le linge, nettoyer différentes surfaces et détacher vêtements et tapis, il sera votre allié. C’est un excellent produit écologique qui peut facilement remplacer vos produits d’entretien classiques. Il peut s’utiliser en complément de vinaigre blanc et de bicarbonate de soude par exemple.

Qu’est-ce que le percarbonate de soude ?

Le percarbonate de soude est une poudre blanche soluble dans l’eau sans odeur. Vous pourrez en trouver sous l’appellation percarbonate de sodium ou encore peroxhydrate de carbonate de sodium. Il s’obtient en mélangeant du carbonate de sodium et du peroxyde d’hydrogène. En fait, le carbonate de sodium correspond aux cristaux de soude que vous connaissez sûrement. Le percarbonate est donc très proche des cristaux éponymes. La seule différence : il libère de l’eau oxygénée lorsqu’il est en contact avec de l’eau. Voilà pourquoi on nomme souvent le percarbonate d’eau oxygénée solide. En plus, il ne contient ni chlore ni phosphate, pour un produit respectueux de vous et de l’environnement. Biodégradable, il est économique grâce à son large champ d’application.

Attention à ne pas confondre le percarbonate de sodium et le bicarbonate de soude. En effet, le bicarbonate s’utilise pour l’entretien de la maison, mais aussi pour la cuisine ou le soin du corps et des cheveux. À l’inverse, le percarbonate, aussi appelé eau oxygénée solide, s’utilise essentiellement pour le linge et le nettoyage. Donc pas dans l’alimentation ou sur votre corps !

Quels sont les avantages du percarbonate ?

Le percarbonate est un excellent nettoyant écologique

Le percarbonate de soude est votre allié pour nettoyer votre intérieur tout en évitant d’utiliser des produits potentiellement nocifs. Plus besoin d’un produit par usage ! En combinant astucieusement le percarbonate et d’autres produits de nettoyage écologiques que nous vous présentons dans notre article dédié, vous pourrez nettoyer votre intérieur simplement et efficacement. On vous présente les avantages du percarbonate pour le nettoyage et quelques petites recettes simples à mettre en œuvre. L’essayer, c’est l’adopter.

  • Le percarbonate permet de détacher les tapis et les moquettes. Pour cela, diluez une cuillère à soupe dans deux litres d’eau chaude. Puis frottez à l’endroit de la tache.
  • Le percarbonate permet de redonner vie à vos éponges lavables. Rien de plus simple. Plongez vos éponges abimées dans un litre d’eau chaude avec une cuillère à café de percarbonate. Vous pouvez ensuite laisser tremper le tout pendant la nuit avant de rincer à l’eau claire. Vos éponges auront l’air d’être neuves !
  • Le percarbonate permet de nettoyer les joints de la salle de bain. Encore une utilisation insoupçonnée. Commencez par diluer une cuillère à soupe de percarbonate de sodium dans 75 cl d’eau chaude. Laissez poser quelques minutes avant de verser le tout dans un flacon à spray. Ensuite, vous avez juste à pulvériser la préparation sur vos joints de salle de bain. Laissez ensuite poser avant de frotter avec une brosse, une éponge ou une brosse à dents. Rincez à l’eau claire. C’est tout propre !
  • Le percarbonate permet de nettoyer les toilettes. Plus besoin d’eau de javel dans les toilettes. Commencez par diluer deux cuillères à soupe de percarbonate dans un litre d’eau chaude non bouillante. Versez le tout au fond de la cuvette des toilettes. Laissez reposer une quinzaine de minutes. Frottez ensuite avec la brosse dédiée. Observez le résultat !
  • Le percarbonate permet d’entretenir les canalisations. Pour cela, encore un petit mélange à effectuer. 2 cuillères à soupe dans 25cL d’eau chaude et le tour est joué. Puis versez la préparation dans l’évier ou le lavabo. Il vaut mieux faire cela le soir pour pouvoir laisser agir toute la nuit.
  • Le percarbonate permet d’enlever les moisissures. Vous avez récemment aperçu des traces de moisissures sur un mur ? Le percarbonate peut vous aider à en venir à bout. Diluez une cuillère à soupe dans trois litres d’eau chaude. Puis appliquez sur la surface à l’aide d’une éponge ou d’une brosse avant de laisser sécher. Faites de même pour les moisissures ou autres taches alimentaires du réfrigérateur.
  • Le percarbonate permet de nettoyer la litière du chat. Vous ne savez pas comment nettoyer facilement la litière de votre chat ? Remplissez le bac avec de l’eau chaude et ajoutez quatre cuillères à soupe de percarbonate. Laissez agir 30 minutes puis frottez et rincez.
  • Le percarbonate permet de détartrer la cafetière. Mélangez deux cuillères à soupe de percarbonate dans un litre d’eau chaude et laissez-la refroidir. Puis versez ce mélange dans la cafetière. Déclenchez votre cafetière pour laisser passer la solution à travers. Ensuite, rincez la machine en faisant passer de l’eau froide.
    Bien sûr, il existe encore de nombreuses astuces pour utiliser le percarbonate. Nous vous avons listé ici les principales, à vous de faire votre enquête pour savoir comment utiliser autrement ce produit magique !

Le percarbonate de soude pour la buanderie

En plus de ses nombreux atouts pour nettoyer différentes surfaces, le percarbonate de soude est aussi très efficace pour la lessive.

  • Le percarbonate permet de blanchir le linge. C’est magique. Mélangez simplement deux cuillères à soupe de percarbonate dans trois litres d’eau chaude non bouillante. Faites tremper votre linge pendant environ une heure et lavez-le ensuite à la machine. Il retrouve toute sa blancheur ! En ce qui concerne l’entretien régulier du blanc, vous pouvez simplement ajouter une cuillère à soupe de percarbonate directement dans la machine. C’est aussi valable pour les couches lavables, même de couleur.
  • Le percarbonate permet de détacher les vêtements. Si le percarbonate est un agent blanchissant, c’est aussi un très bon allié pour détacher les vêtements, y compris de couleur. Pour les tissus avec des petites taches, vous pouvez ajouter 30g de percarbonate directement à la lessive habituelle dans la machine. À l’inverse, pour des vêtements avec des taches plus importantes, mettez plutôt 60g de percarbonate.
  • Le percarbonate permet d’enlever les traces jaunes. Faites tremper votre vêtement (chemise, tee-shirt, etc.) dans une bassine contenant trois litres d’eau chaude et 50 g de percarbonate plusieurs heures. Passez ensuite votre linge en machine comme vous le faites habituellement.
  • Le percarbonate permet de nettoyer les tapis. Mettez votre tapis en machine en ajoutant une ou deux cuillères à soupe de percarbonate dans le réservoir.
    Quelles sont les précautions d’usage ?

Même si le percarbonate est non nocif, il faut néanmoins faire attention lorsque vous le manipulez. Il peut être irritant pour la peau. Vous devez donc porter des gants et ne pas respirer les vapeurs. Évitez tout contact avec les yeux. Aérez votre environnement avant et après utilisation. Respectez bien les précautions d’emploi figurant sur le paquet ou l’étiquette. On vous conseille également de ne pas l’appliquer sur de l’aluminium. Si vous avez réalisé une solution contenant de l’eau et du percarbonate, laissez-le à l’air libre. Le percarbonate dégage en effet de l’oxygène et un récipient fermé pourrait éclater. Privilégiez donc une conservation sous sa forme solide dans un sachet kraft et dans un endroit sec à température ambiante.

Où acheter du percarbonate de sodium en ligne ?

Attention ! Acheter du percarbonate de sodium en ligne n’est peut-être pas la meilleure idée. Dû à un poids assez conséquent, les boutiques en ligne zéro déchet sont contraintes d’appliquer des frais de livraison assez élevés (de l’ordre de 5 à 6€) lorsqu’elles expédient du percarbonate de soude. Il vaut mieux l’acheter en gros dans une boutique près de chez vous. Si vous n’avez pas de distributeur de percarbonate de soude près de chez vous et que vous souhaitez l’acheter en ligne, vous pouvez l’acheter sur www.thetrustsociety.fr.

Conclusion

Le percarbonate est de plus en plus utilisé aujourd’hui pour de nombreuses raisons. C’est à la fois votre allié pour le ménage intérieur et extérieur, mais aussi pour blanchir votre linge ou enlever des taches. L’intégrer dans notre quotidien devient nécessaire si l’on souhaite tirer profit de ses nombreuses vertus. Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver du percarbonate de sodium sur notre site.

Et pour aller plus loin, voici une sélection de produits d’entretien écologiques.

Pour aller plus loin sur les alternatives à la maison aux produits du quotidien

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  • Innovation pour l’environnement : un traitement des algues toxiques avec ‘BlueGreen’ (Israël) capte le CO2 et lutte contre le réchauffement climatique - Le 29 nov. 2022 par Israel Science info desk – Document communiqué ‘israelscienceinfo.com’
    Prendre connaissance à partir de ce site en anglais : FAQ avec de nombreuses informations pratiques > https://bluegreenwatertech.com/faq/

[Addenda - La biominéralisation est l’ensemble des phénomènes physico-chimiques, moléculaires et cellulaires par lesquels les organismes vivants élaborent des structures minéralisées, souvent afin de durcir ou raidir leurs tissus pour former ces structures. Ces structures intègrent aussi des fonctions moins intuitives. Wikipédia ].

https://www.israelscienceinfo.com/wp-content/uploads/2022/11/bluegreen-300x199.png

Dans la lutte mondiale contre le changement climatique, l’élimination active du dioxyde de carbone de l’atmosphère doit être accélérée si nous voulons éviter des dommages dévastateurs et irréversibles à notre climat. La société israélienne BlueGreen Water Technologies (BlueGreen) ouvre la voie. « Après avoir réussi à repousser les limites de l’assainissement des algues à grande échelle, BlueGreen est désormais à l’avant-garde de l’établissement de nouvelles normes de capture et d’élimination du carbone en accélérant les processus naturels, en réduisant la biomasse algale toxique et en rajeunissant les écosystèmes aquatiques naturels », a déclaré Eyal Harel, PDG de BlueGreen. Les cyanobactéries, communément appelées algues bleues, jouent un rôle important dans l’élimination du CO2 atmosphérique grâce à leur processus naturel de biominéralisation.

[Addenda - Les Cyanobacteriota ou plus communément Cyanobactéries, sont un embranchement de bactéries qui contient la classe validée des Cyanophyceae et celle des ’Candidatus Melainabacteria’. Ce sont des organismes procaryotes photosynthétiques improprement appelées « algues bleues », ou autrefois « algues bleu-vert ». Wikipédia ].

Eyal Harel CEO of BlueGreen Water TechnologiesEyal Harel CEO of BlueGreen Water Technologies

« Elles absorbent le dioxyde de carbone à une vitesse phénoménale. En imitant leur processus de biominéralisation à grande échelle, nous avons trouvé un moyen d’éliminer de grands volumes de CO2 », a déclaré Eyal Harel. Lorsque les cyanobactéries sont tuées, elles coulent au fond du plan d’eau avec le carbone qu’elles ont séquestré. On estime qu’un hectare d’algues peut éliminer plus de deux tonnes de CO2 par jour. « L’eau est le plus grand puits de carbone naturel au monde et le régulateur naturel du carbone dans l’atmosphère. En capturant et en coulant d’énormes volumes de biomasse de prolifération d’algues, nous avons maintenant une réelle chance pour l’humanité de lutter contre le réchauffement climatique », a déclaré Eyal Harel.

Les cyanobactéries se développent rapidement dans les plans d’eau chauds et riches en nutriments et flottent à la surface, apparaissant souvent comme des couvertures d’écume. Le changement climatique aggrave les épidémies, créant des conditions où les algues toxiques se développent et se multiplient encore plus rapidement, libérant des toxines qui peuvent rendre les gens malades et tuer la faune et les animaux domestiques qui entrent en contact avec de l’eau infectée. L’algicide flottant unique en son genre de BlueGreen cible les algues nuisibles à la surface de l’eau, tuant les espèces toxiques. « Il n’y a pas de solution unique à la crise climatique urgente à laquelle nous sommes confrontés », a déclaré Harel.

« Nous devons utiliser tous les outils et tactiques disponibles. Nous devons poursuivre nos efforts pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et accélérer la transition vers une énergie propre tout en poursuivant activement nos efforts pour éliminer le carbone de l’atmosphère. BlueGreen a traité avec succès des milliers de volumes d’eau infestés d’algues sur plusieurs continents, rétablissant la santé et la biodiversité de l’environnement aquatique. Du lac Chippewa dans l’Ohio et du lac Minneola en Floride, au barrage Roodeplaat en Afrique du Sud et au lac Nanhu en Chine, l’équipe des sciences de l’eau de BlueGreen et son algicide flottant unique et certifié EPA soignent les plans d’eau et rendent l’eau à nouveau sûre ».

BlueGreen Water Technologies aide à préserver la vie sur Terre. Nous restaurons, préservons et optimisons la santé, la sécurité, l’accessibilité et la biodiversité des plans d’eau du monde entier – y compris leur faune, leur vie aquatique, leurs écosystèmes et leurs économies – en ouvrant et en appliquant une ingéniosité scientifique éprouvée et des solutions de haute technologie. BlueGreen est la première et la seule entreprise au monde à développer, obtenir l’approbation réglementaire et commercialiser une suite technologique qui inverse les effets du changement climatique sur les plans d’eau et réduit considérablement les niveaux de gaz à effet de serre. L’équipe multidisciplinaire d’experts BlueGreen détecte, analyse prévient et résout des problèmes qui affligent les systèmes aquatiques du monde, lacs et des océans.

Esther Amar pour Israël Science Info - Je m’abonne - Je soutiens

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Annexe sur la Biominéralisation (Wikipédia)

La biominéralisation est l’ensemble des phénomènes physico-chimiques, moléculaires et cellulaires par lesquels les organismes vivants élaborent des structures minéralisées, souvent afin de durcir ou raidir leurs tissus pour former ces structures (fonctions physiologiques de tenue mécanique qui permet d’assurer leur rigidité, de protection, de défense contre les prédateurs et de résistance contre les stress écologiques). Ces structures intègrent aussi des fonctions moins intuitives (photoréception1, implication dans la nutrition et la reproduction, réserves ioniques pour le métabolisme, orientation spatiale par la perception de la gravité (en)2 ou du champ magnétique). Ce terme désigne non seulement les processus de formation du minéral bioformé que le biominéral lui-même3.

Plus de 60 types de biominéraux, répartis dans 55 phylums des trois domaines (bactéries, archées, ont été recensés dans le monde vivant où les organismes ont développé leurs propres stratégies de synthèse pour construire leurs structures minéralisées en fonction de l’abondance des éléments chimiques dans la croûte terrestre et dans l’eau de mer4. Parmi ces minéraux caractérisés par leur structure hiérarchique et leurs propriétés remarquables, le carbonate de calcium, principal constituant de la coquille des mollusques, de la carapaces des crustacés, de l’endo ou exosquelette de certaines espèces de coraux, de phytoplancton, ou d’algues, est le biominéral le plus répandu dans le monde vivant.

Un phénomène répandu, ancien et diversifié dans le Vivant

La biominéralisation est réalisée par des bactéries et des archées depuis plusieurs milliards d’années. Les fossiles montrent que des animaux capables de produire des squelettes minéralisés existent dans les océans depuis au moins 550 millions d’années (assemblages à SSF apparus au Tommotien, juste avant l’explosion cambrienne). Ces premières biominéralisations animales seraient des structures de soutien aux muscles ou une réponse à la pression croissante de prédation, moteur d’innovation et de diversification5,6.

Les trois domaines du monde vivant comprennent des taxons capables de biosynthétiser des minéraux, et plus de 60 minéraux différents ont été identifiés chez ces organismes7,8.

Ils servent principalement à fabriquer des exosquelettes ou des endosquelettes et peuvent souvent jouer un rôle important de détoxication (des métaux lourds ou métalloïdes toxiques peuvent y être en quelque sorte au moins provisoirement « inertés »).

Ils ont aussi joué un rôle important dans les cycles biogéochimiques et pour la stabilisation du climat terrestre en tant que puits de carbone majeur (formation de la craie et des roches d’origine coralliennes).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0f/Diversity_of_biomineralization_across_the_eukaryotes.jpg/440px-Diversity_of_biomineralization_across_the_eukaryotes.jpg

Arbre phylogénétique des eucaryotes montrant les systèmes minéralisés à base de Silice (S), Carbonates de calcium (C), Phosphates de calcium (P), oxydes de fer (I pour l’anglais Iron désignant le fer), oXalate de calcium (X), Sulfates (SO4).

Exemples de molécules bio-minérales … - La suite de l’article est à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biomin%C3%A9ralisation

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Informations sur les Cyanobactéries (Document ANSES)

Les cyanobactéries en questions

Les cyanobactéries se développent principalement en été dans des eaux comme les lacs, les étangs et certains cours d’eau et provoquent un changement de couleur de l’eau. Si elles se retrouvent naturellement dans les écosystèmes aquatiques, leur prolifération, conséquence d’un apport en nutriments trop important dans les lacs et les rivières, devient une préoccupation internationale croissante du fait des conséquences écologiques, sanitaires et économiques qu’elle entraîne. Décryptage d’une famille de bactéries qui fait de plus en plus parler d’elle.

Que sont les cyanobactéries ?

Les cyanobactéries sont des micro-organismes présents sur Terre depuis deux à trois milliards d’années. Présentes dans le monde entier, dans les plantes, dans l’eau mais aussi dans le sable, elles façonnent notre planète.

Elles se développent dans les milieux terrestres et aquatiques, dans les eaux douces comme dans les eaux salées. Lorsque les conditions environnementales - température, nutriments - leur sont favorables, elles peuvent proliférer de manière massive et rapide, parfois en quelques jours seulement. On parle alors d’efflorescence. Dans certains cas, ces proliférations entraînent un changement de couleur de l’eau (rouge, vert, etc.), une odeur nauséabonde et/ou l’accumulation de cyanobactéries à la surface de l’eau.

Certaines espèces de cyanobactéries produisent des toxines appelées cyanotoxines. Les toxines les plus connues sont les microcystines, les nodularines, les cylindrospermopsines, les anatoxines, les saxitoxines et leurs dérivés.

En milieu aquatique, selon leur mode de vie, les cyanobactéries, se divisent en deux groupes :

  • les cyanobactéries planctoniques se maintiennent en suspension dans la colonne d’eau grâce à l’existence de vésicules gazeuses intracellulaires qui leur confèrent des propriétés de flottabilité ;
  • les cyanobactéries benthiques se développent au fond des cours d’eau, sur des substrats minéraux (blocs, galets, sable, sédiment, etc.), voire à la surface des plantes aquatiques.
    Le saviez-vous ? - Les cyanobactéries sont les premiers organismes à avoir fabriqué de l’oxygène ! Ils ont permis l’existence de plusieurs formes de vie, dont l’espèce humaine.

Où et quand se développent-elles ?

Les cyanobactéries ont besoin de lumière, de chaleur et de nutriments pour se développer. Dans les zones tempérées, la prolifération de cyanobactéries survient plus souvent en été et début d’automne, mais on peut parfois les observer dès le printemps.

En France, les cyanobactéries prolifèrent entre le mois de mai et le mois d’octobre, dans des eaux calmes et riches en nutriments comme les lacs, les étangs et certains cours d’eau. Dans certains cas plus rares, des proliférations pérennes sont observées tout au long de l’année ou bien encore spécifiquement en hiver.

Sous les climats tropicaux et subtropicaux, comme dans les départements d’outre-mer, les proliférations peuvent être observées toute l’année si les conditions sont réunies pour leur développement.

De manière générale, des épisodes de prolifération de cyanobactéries sont observés de plus en plus fréquemment sur tous les continents.

Le saviez-vous ? - Les cyanobactéries ne sont pas des algues mais des bactéries. Pour se développer, elles doivent avoir accès aux mêmes substances nutritives que les végétaux : le phosphore et l’azote.

Quelles sont les conséquences de leur prolifération ?

La prolifération de cyanobactéries devient une préoccupation internationale croissante au regard des conséquences écologiques, sanitaires et économiques associées. En effet, les proliférations massives de cyanobactéries peuvent :

  • impacter la santé des écosystèmes. Des densités importantes de cyanobactéries peuvent altérer le fonctionnement des écosystèmes en conduisant à une désoxygénation de l’eau, entraînant une mortalité massive de poissons et d’invertébrés ;
  • à travers la production de cyanotoxines, représenter un risque pour la santé de l’Homme et des animaux qui consomment de l’eau contaminée, qui sont en contact direct (à travers la baignade ou des activités nautiques par exemple) ou indirect (via la consommation de denrées animales ou végétales elles-mêmes contaminée) avec l’eau contaminée,. Des mortalités d’animaux, principalement des chiens, mais également parfois du bétail ou de la faune sauvage, ont été recensées ces dernières années à la suite d’exposition à des efflorescences de cyanobactéries productrices d’anatoxines ;
  • conduire à une limitation des usages aquatiques tels que la baignade, le nautisme ou la pêche liée à l’aspect repoussant des plans d’eau (modification de la couleur de l’eau, mauvaises odeurs, etc.). Les proliférations de cyanobactéries peuvent ainsi avoir des effets négatifs directs sur le tourisme en bordure des plans d’eau, accentués, le cas échéant, par les mesures de restrictions sanitaires des usages récréatifs.
    Les cyanobactéries peuvent-elles être mortelles pour l’Homme ?

Dans certains cas extrêmement rares à ce jour, l’inhalation ou l’ingestion accidentelle de cyanobactéries peut être mortelle. Au Brésil, en 1996, 60 personnes atteintes d’insuffisance rénale sont décédées suite à une hémodialyse dont l’eau nécessaire à ce traitement était contaminée par des microcystines. Il s’agit des effets sur la santé humaine les plus sévères décrits provoqués par la toxicité de certaines cyanobactéries.

En France, à date, aucune intoxication humaine létale associée aux cyanotoxines n’a été enregistrée, notamment grâce aux contrôles sanitaires effectués dans les eaux destinées à la consommation humaine et sur les sites de baignade. En revanche, des épisodes de mortalités de chiens sont régulièrement attribués à des cyanotoxines depuis 2005.

Le saviez-vous ? - Le plus ancien cas d’intoxication humaine documenté mentionne la mort de soldats chinois ayant bu une eau verte en provenance d’une rivière il y a environ 1000 ans !

Quelles sont les voies d’exposition et les risques associés ?

Les cas d’intoxication humaine sont plus rares que les intoxications animales, notamment en raison de la maîtrise du risque d’exposition (contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine et des sites de baignade). Toutefois, l’exposition humaine aux cyanotoxines est possible par différentes voies dont les principales sont :

  • l’ingestion d’eau potable mal traitée ou d’eau non traitée (en particulier dans les pays du Sud) ;
  • l’inhalation, l’ingestion accidentelle d’eau ou le contact cutané avec des cyanobactéries et des cyanotoxines lors d’activités récréatives (aviron, ski nautique, canoë…) ;
  • la consommation de denrées végétales contaminées par l’eau d’irrigation ;
  • la consommation de denrées animales (poissons) provenant d’eaux contaminées ;
  • la prise orale de compléments alimentaires contaminés ;
  • la voie intraveineuse (hémodialyse).
    Quelles que soient les voies d’exposition considérées, les symptômes les plus couramment reportés sont des symptômes gastro-intestinaux, des états fébriles et des irritations cutanées. L’ingestion ou l’inhalation de cyanobactéries peut également provoquer des toxicités hépatiques (problèmes au niveau du foie) et des neurotoxicités (tremblement, fourmillement, paralysie, etc.).

Les délais d’apparition des symptômes varient de quelques minutes voire quelques heures pour les symptômes cutanés et les troubles neurologiques, à plusieurs heures pour les toxines hépatiques.

En France, 95 cas d’intoxication humaine par des cyanobactéries ont été recensés par les centres antipoison entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2018. Ce nombre est probablement très sous-estimé du fait d’un manque de connaissance de ce phénomène par le grand public et de symptômes peu spécifiques, qui de plus peuvent disparaître rapidement et ne font pas nécessairement l’objet d’un signalement par la population aux médecins et autorités sanitaires.

Comment prévenir leur prolifération ?

Les proliférations de cyanobactéries planctoniques surviennent principalement dans les eaux stagnantes (plans d’eau et rivières très lentes) dans lesquelles il y a un apport excessif d’éléments nutritifs, entraînant une prolifération végétale, un appauvrissement en oxygène et un déséquilibre de l’écosystème.

Pour se développer, les cyanobactéries ont besoin de concentrations élevées en phosphore et en azote dont les apports peuvent avoir des origines multiples : effluents d’élevage, compost, boues de station de traitement des eaux usées, engrais épandus sur les sols, rejets d’eaux usées insuffisamment traités, lessivage des sols lors d’épisodes pluvieux importants.

La réduction des apports de phosphore et d’azote dans les eaux de surface reste aujourd’hui la seule façon durable de protéger et/ou de restaurer ces écosystèmes vis-à-vis des proliférations de cyanobactéries planctoniques. 

Les proliférations de cyanobactéries benthiques sont quant à elles rencontrées le plus souvent dans des eaux courantes peu profondes (rivières et certains grands fleuves). Les connaissances actuelles sur ces proliférations sont beaucoup plus restreintes que pour les cyanobactéries planctoniques.

Il semble cependant que les développements de plaques (ou biofilms) de cyanobactéries surviennent préférentiellement lorsque le niveau des cours d’eau est au plus bas, dans des zones de profondeurs inférieures à 1 mètre et présentant un faible courant. Le décrochage de ces plaques, leur transport puis leur accumulation sur les rives résultent de divers processus encore mal connus.

Les facteurs et processus régulant les proliférations de cyanobactéries étant particulièrement complexes, ces phénomènes sont souvent difficilement prévisibles.

Comment éviter des intoxications ?

Dans les zones de développement et d’accumulation de cyanobactéries, il est recommandé de :

  • éviter les activités nautiques (baignade, ski nautique, aviron, canoë, paddle…) ;
  • surveiller les jeunes enfants pour éviter que ceux-ci jouent avec les amas de cyanobactéries accumulées en surface, sur les rives, les pierres et les cailloux en bordure de plans d’eau et de cours d’eau ;
  • tenir les chiens en laisse pour ne pas les laisser accéder aux plans et cours d’eau ;
  • en cas d’apparition de signes cliniques suspects (tels que gastro-entérite, démangeaisons, rougeurs, conjonctivite, vertiges, altérations des sensations) consécutifs à une exposition avec de l’eau contaminée lors d’une baignade ou d’une activité nautique, prendre une douche et consulter son médecin.
    De manière générale, concernant la consommation des poissons d’eau douce :
  • étêter et éviscérer les poissons avant de les consommer (ou avant de les congeler) ;
  • ne pas consommer entiers les petits poissons d’eau douce (fritures) ;
  • limiter au maximum la consommation de poissons en provenance de milieux régulièrement concernés par des proliférations de cyanobactéries.
    Le changement climatique a-t-il un impact sur leur prolifération ?

L’impact du changement climatique sur les proliférations de cyanobactéries est actuellement discuté dans la communauté scientifique. L’augmentation globale des températures, mais également les modifications des régimes pluviométriques (multiplication de périodes de grandes sécheresses, épisodes de tempêtes et de pluies violentes…) provoquent des modifications dans le fonctionnement des plans et des cours d’eau. Ces modifications semblent favoriser les proliférations de cyanobactéries. Cependant, les interactions entre tous ces facteurs et processus sont multiples et encore largement méconnues. Il est donc très difficile de prédire quels seront réellement leurs impacts sur les proliférations de cyanobactéries.

Les travaux de l’Anses pour accroître le niveau de connaissances des microcystines

Pour limiter l’exposition des usagers aux cyanobactéries, l’Anses :

  • actualise la liste des cyanobactéries productrices de toxines en eau douce présentant un danger pour l’Homme ;
  • construit des valeurs toxicologiques de référence pour plusieurs cyanotoxines permettant ainsi de caractériser le risque sanitaire pour les usagers et déterminer les seuils de gestion ;
  • propose des éléments d’éclairage pour améliorer la prise en compte et la gestion du risque des cyanotoxines pour les différents usages de l’eau (eaux destinées à la consommation humaine, eaux de loisirs, eaux destinés aux activités de pêche, etc.) ;
  • mène différents travaux de recherche :
  • dans son laboratoire de sécurité des aliments : des investigations sur les cas d’intoxications alimentaires ;
  • dans l’unité de Toxicologie des contaminants du laboratoire de Fougères : des études pour évaluer le devenir des toxines et leur toxicité après ingestion ;
  • dans son laboratoire d’Hydrologie : des travaux pour normaliser les méthodes de prélèvement, de détection et de quantification des cyanobactéries. L’objectif est de fournir aux laboratoires agréés par le Ministère de la Santé des méthodes partagées par tous afin d’assurer une surveillance sanitaire homogène sur l’ensemble du territoire français 
    De manière générale, des travaux visant à accroître le niveau de connaissances des microcystines pour permettre une meilleure évaluation des risques liés à ces molécules.

Avis et rapports en lien avec l’article

Document PDF - AVIS et RAPPORT de l’Anses relatif à l’actualisation de l’évaluation des risques liés à la présence de cyanobactéries et leurs toxines dans les eaux destinées à l’alimentation, les eaux de loisirs et les eaux destinées aux activités de pêche professionnelle et de loisir > Télécharger Document PDF

Source : https://www.anses.fr/fr/content/les-cyanobact%C3%A9ries-en-questions

Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l ... -http://anses.fr –« L’Anses se consacre à assurer la sécurité sanitaire des aliments pour les humains et les animaux en France….

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