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"Célébration du Nouvel An chinois (ou lunaire) 2023 – Approche symbolique du lapin dans les cultures chinoises et occidentales, avec rappel de la croissance d’une population de lapins selon la suite mathématique de Fibonacci" par Jacques Hallard

dimanche 15 janvier 2023, par Hallard Jacques

ISIAS CHINE Nouvel An Chinois 2023 Symbolique Lapin

Célébration du Nouvel An chinois (ou lunaire) 2023 – Approche symbolique du lapin dans les cultures chinoises et occidentales, avec rappel de la croissance d’une population de lapins selon la suite mathématique de Fibonacci

Jacques Hallard, Ingénieur CNAM, site ISIAS – 12/01/2023

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur

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Du peintre Liu Jiwu_百度百科

艺术大师刘继卣这组作品你敢说不喜欢?Source 刘继卣_百度百科 Liu Jizhou 百度百科

这是我见过国画中最可爱的兔子了! 中国画 2018-10-06 23:26 - 刘继卣:(1918年10月3日----1983年11月5日)天津市人,杰出的中国画家、新中国连环画之奠基人、连环画界的泰山北斗、连 - 第一人。刘继卣是动物之王。 刘继卣先生笔下那些可爱的兔子!这是我见过国画中最可爱的兔子了 !

C’est le plus mignon des lapins que je n’aie jamais vu dans une peinture chinoise ! Peinture chinoise 2018-10-06 23:26 - Liu Jizhou : (3 octobre 1918 - 5 novembre 1983) Originaire de Tianjin, il était un peintre chinois exceptionnel, le fondateur de la nouvelle bande dessinée chinoise, un titan dans le domaine de la peinture des bandes dessinées, et Liu Jiwu est la première personne à être désignée comme « le roi des animaux »… - Source

刘继卣[yǒu](1918年10月3日—1983年11月5日),天津市人,杰出的中国画家、连环画艺术大师,新中国连环画奠基人、泰山北斗、连坛第一人。 被誉为“当代画圣”“东方的伦勃朗和米开朗基罗”,是中国近现代美术史上卓有成就的动物画、人物画一代宗师。

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Introduction

A l’occasion de ce Nouvel An Chinois 2023, placé sous la Symbolique du Lapin, des documents ont été choisis en français sur les traditions, les croyances, la célébration et les coutumes du Nouvel An lunaire, avec des contributions des organismes suivants : ‘Le Frontal’, ‘Luminessens’ et des agences de tourisme…

Ce petit dossier se termine avec le rappel d’un grand classique en mathématiques : la suite dite de Fibonacci, dont les propriétés sont illustrées par la multiplication des effectifs dans une population de lapins, décrite au cours du temps !

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Sommaire

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  • Nouvel An chinois 2023 : Traditions, célébration, et coutume du Nouvel An lunaire – Document ‘voyageschine.com’

    Nouvel an chinois 2022

Le Nouvel An chinois 2023 se fêtera le 22 janvier 2023. Selon l’astrologie chinoise, l’année 2022 sera l’année du Lapin , qui débutera le dimanche 22 janvier 2023 et touchera sa fin le vendredi 9 février 2024.

En Chine, le Nouvel An chinois 农历新年 (NongliXinnian), ou Nouvel An lunaire, est la célébration principale et la meilleure occasion de se rencontrer avec les familles. Outre la Chine, de nombreux pays et régions du monde célèbrent également la Fête du Printemps à travers diverses activités, par exemple, de grands défilés à Paris.

Vous trouverez dans cette page les rubriques suivantes :

 Le Nouvel an chinois 2023 tombe au 22 janvier.

Dans le calendrier grégorien, la date du Nouvel an chinois (Nouvel an lunaire) varie d’une année sur l’autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 20 février.

Source : https://www.voyageschine.com/fete-chinois/le-nouvel-an-chinois/

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  • Le lapin dans la culture selon Wikipédia

    Un dessin de lapin habillé en jeu de carte et qui joue de la trompetteCliquer pour agrandir > Le lapin d’Alice au pays des merveilles

Sous ses aspects culturels, on peut seulement supposer que c’est au lapin domestique, mondialement répandu, qu’il est fait allusion la plupart du temps, mais rien souvent ne permet de l’affirmer. Ainsi le lapin, sans référence à aucune espèce précise, est très présent dans la culture populaire et enfantine, mais aussi dans la mythologie. Il est fortement associé à la fête de Pâques, en particulier dans les cultures d’origine germanique. Le lapin est adopté comme symbole dans des cultures et des professions très diverses, un peu partout dans le monde et le marketing s’en est également emparé, créant des mascottes célèbres. En motif, en peluche, en chanson ou en personnage de fiction, les lapins font partie des classiques de l’univers enfantin.

Symbolisme et mythologie

Le lapin de Pâques apporte les œufs de Pâques aux enfants dans les pays anglo-saxons. Des lapins en peluche ou en chocolat sont aussi offerts à cette occasion. En effet c’est la déesse de l’aube et du printemps (Eostre, Eastre ou Ostara), dont l’animal familier est un lapin, qui est à l’origine du mot Pâques : Easter en anglais ou Ostern en allemand1.

Dans le nord-ouest de l’Europe, le lapin est remplacé par le lièvre (der Osterhase, le lièvre de Pâques) et en Australie, où le lapin trop prolifique est considéré comme nuisible, on lui substitue depuis peu le bilby, un petit marsupial qui lui ressemble par la taille et les grandes oreilles mais qui est une espèce protégée en voie de disparition dans ce pays2.

Le lapin blanc est un personnage de la mythologie japonaise aussi bien que de la littérature occidentale avec celui que Lewis Carroll fait poursuivre par Alice au pays des merveilles et que l’on retrouve De l’autre côté du miroir ou, plus récemment, celui du film Matrix tatoué sur l’épaule d’un personnage3. C’est aussi traditionnellement la couleur des lapins sortant du chapeau des prestidigitateurs.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/54/Rabbit_in_the_moon_standing_by_pot.png/220px-Rabbit_in_the_moon_standing_by_pot.pngCliquer pour agrandir > Les reliefs sur la Lune évoquent la forme d’un lapin

Dans les contes antillais, le personnage récurrent Compère Lapin représente la malice, le cynisme, et la débrouillardise4.

Les Amérindiens et certaines tribus africaines en ont fait un farceur, un héros civilisateur ou un ancêtre mythique, tel Nanabozo ou le personnage du lapin dans les contes africains, qui se confond avec le lièvre comme symbole de ruse5,note 1. Dans une légende Shawnee, le Lynx roux, un des quatre protecteurs de l’étoile du matin, se fait avoir par un lapin : alors que ce dernier est acculé dans un arbre, prêt à être attrapé par le lynx, il suggère à son prédateur de faire un feu pour le rôtir ; le lapin saute alors de l’arbre, et les braises s’éparpillent sur la fourrure du Lynx et dessinent des taches marron foncé sur sa robe6.

Le lapin étant très prolifique, il est considéré, avec le lièvre, comme un symbole de fécondité dans plusieurs pays7. On parle aussi de « chaud lapin » pour évoquer un homme qui collectionne les conquêtes féminines.

Astrologie et calendrier

Les reliefs et ombres à la surface de la Lune évoquent pour certains la forme d’un lapin. Ce dernier est donc souvent associé aux symboles lunaires8.

En astrologie, le lapin est un signe de l’horoscope chinois et du calendrier des Aztèques. Pour ces derniers le lapin est un signe bénéfique, symbole d’abondance et de travail même s’il est aussi associé à la crainte et à l’ivrognerie9. Pour les Chinois les gens nés sous le signe du Lapin sont d’un naturel aimable, franc, honnête, diplomate et aimés par leur entourage et leurs aînés10.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f2/Water%2CRabbit%2CDeer.jpg/220px-Water%2CRabbit%2CDeer.jpgCliquer pour agrandir > Détail d’un calendrier aztèque montrant un lapin

En Chine encore, le Lapin de jade est associé à la fête de mi-automne dans les communautés chinoises du monde. On le représente debout, préparant un médicament dans un mortier. Le lapin est un symbole du culte de la Lune, sur laquelle, selon la légende, vivrait un lapin. On déguste à cette occasion encore des « gâteaux de la Lune » ornés d’un lapin et, peu avant la fête du double neuf, la tradition voulait que les chasseurs aillent tuer un lapin ou un lièvre et que l’on fasse un civet. Consommer du lapin aurait aussi des vertus médicinales. On faisait porter aux enfants des chaussons brodés ou taillés en forme de tête de lapin, censés les aider à marcher plus rapidement. Enfin, le lapin est présent dans de nombreux contes et légendes enfantines expliquant pourquoi ils ont les yeux rouges, de longues oreilles, la lèvre fendue ou une courte queue10.

Dans le calendrier républicain, « Lapin » était le nom attribué au 15e jour du mois de nivôse11.

En Belgique, surtout à Tournai et dans la province d’Anvers et dans des villes du nord de la France comme Lille et Douai, on se doit de manger du lapin le Lundi Parjuré, une fête traditionnelle qui se déroule le lundi qui suit l’Épiphanie. Au cours du repas familial le plat principal est alors le lapin à la Tournaisienne appelé aussi « lapin aux preones ».

Superstition

La patte de lapin est parfois considérée comme un porte-bonheur.

Le lapin, qui rongeait les cordages et le bois des bateaux, fait partie de la superstition des marins12, et par extension du monde du théâtre qui employait des anciens marins dans les cintres. Ils le désignent par des périphrases comme « l’animal aux longues oreilles », « cousin du lièvre » ou par le mot « pollop » sous peine de porter malheur.

En Chine, la croyance veut qu’une femme enceinte ne mange pas de chair de lapin afin que son enfant ne naisse pas avec un bec-de-lièvre. On dit aussi qu’élever des lapins attire les serpents10.

Tabou culinaire

La viande de lapin est interdite par la tradition juive (Lévitique)13, de même que le lièvre, qui lui est apparenté.

De même l’évocation de son nom (voir ci-dessus), la viande de cet animal est taboue dans le milieu des marins, et aussi dans des pays à tradition maritime comme l’Angleterre14. Toutefois, il existe des spécialités à base de lapin dans la cuisine anglaise15.

Le chasseur chassé

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5f/H_Hoffmann_Struwwel_14.jpg/220px-H_Hoffmann_Struwwel_14.jpgCliquer pour agrandir > Heinrich Hoffmann. Der Struwwelpeter

Le chasseur chassé est un thème récurrent de l’imaginaire. Dans les marges à drôleries des manuscrits gothiques, les enluminures substituent au chasseur, notamment le lapin. Dans les décrétales de Smithfield par exemple, datant de 1330, la punition du chasseur fait l’objet d’un véritable cycle. Un chasseur est terrassé par un lièvre ou un lapin, puis attaché et conduit devant le juge. Condamné à mort, il est mené au gibet puis décapité16.

Ils appartiennent à cette catégorie de caricatures qui ont été appelées en français « Monde retourné », le monde à l’envers, dans lequel chaque classe opprimée des êtres animés devient le seigneur et maître de son ancien oppresseur, et sur le principe de la juste réciprocité du crime, le traite avec le même genre de cruauté, ou lui administre une punition, qui pourrait faire passer la mort pour plus avantageuse. Ainsi des carreaux (XIIIe siècle ?) retrouvés dans le Prieuré dominicain de Derby, le lièvre a pris possession de la corne de chasseur et galope avec toute l’ardeur et l’enthousiasme que la chasse peut inspirer17.

La célèbre comptine de Jean-Jacques Debout et Roger Dumas « Le lapin » interprétée par Chantal Goya constitue un des multiples avatars de ce thème.

1511. Lapins rôtissant un chasseur à la broche. Lorcher Chorbücher Württembergische LandesbibliothekCliquer pour agrandir > Lapins rôtissant un chasseur à la broche. Lorcher Chorbücher Württembergische Landesbibliothek

Lapin avec trompe de chasse chevauchant un chien. Prieuré dominicain de Derby, AngleterreCliquer pour agrandir > Lapin avec trompe de chasse chevauchant un chien. Prieuré dominicain de Derby, Angleterre

Langage populaire

Lapins dans l’imagerie populaire de Pâques, en Allemagne. Chez les charpentiers, on appelle lapins les apprentis18, et désigne également un outil servant à tenir l’extrémité d’un cordeau pour battre l’épure seul. D’autres métiers emploient parfois également ce terme19.

Proverbes et expressions

  • « Ça ne vaut pas un pet de lapin » : cela n’a aucune valeur.
  • « C’est un chaud lapin » : c’est un séducteur.
  • « Détaler comme un lapin » : s’enfuir.
  • « En criant lapin » : en un rien de temps. Expression québécoise20.
  • « Le coup du lapin » : un coup sur les vertèbres cervicales.
  • « Poser un lapin », ne pas aller au rendez-vous qu’on a donné. À l’origine cette expression voulait dire ne pas rétribuer les faveurs d’une prostituée21.
  • En créole de Guadeloupe ou de Martinique : « Zafè zandoli pa zafè Kompè Lapin » (les affaires de l’anolis ne sont pas celles de compère lapin) ou « Zafè a kabrit pa zafè a lapin » (les affaires de la chèvre ne sont pas celles du lapin) : à chacun de s’occuper de ses affaires22.
    Art et littérature

Iconographie

En Chine le lapin est déjà représenté dans des inscriptions oraculaires remontant au XVe siècle av. J.-C. et sur des objets funéraires provenant de tombeaux de la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). À l’occasion des offrandes à la lune, en automne, les enfants achetaient des statuettes de lapins en terre cuite. À partir de dynastie Qing, on leur a substitué des jouets figurant des lapins costumés en guerriers, en marchands, etc. Ces jouets devinrent des pièces artistiques, plus particulièrement dans le nord, après la proclamation de la République de Chine en 191210.

En Occident, par exemple dans la Vierge au lapin, le peintre Titien met un lapin blanc au premier plan en symbole de pureté mariale. Représenter plusieurs lapins à la fois dans un tableau est au contraire un symbole érotique23.

Le lapin est aussi un motif très présent dans l’art populaire.

Bas-relief représentant un aigle capturant un lapin, Istanbul, Xe siècle.Cliquer pour agrandir > Bas-relief représentant un aigle capturant un lapin, Istanbul, Xe siècle.

Fresque avec scène galante par Francesco del Cossa, 1469-1470 : plusieurs lapins = symbole érotique.Cliquer pour agrandir > Fresque avec scène galante par Francesco del Cossa, 1469-1470 : plusieurs lapins = symbole érotique.

La Vierge au lapin du Titien, 1530 : un lapin blanc = symbole de pureté.Cliquer pour agrandir > La Vierge au lapin du Titien, 1530 : un lapin blanc = symbole de pureté.

Figurine asiatique représentant un lapin costumé, XXIe siècle.Cliquer pour agrandir > Figurine asiatique représentant un lapin costumé, XXIe siècle.

Mascottes

Le monde du marketing et de la communication s’en est également emparé, créant des mascottes célèbres comme le lapin rose infatigable de Duracell, l’imprudent lapin du métro parisien, le lapin à nœud papillon de Playboy ou l’objet communiquant Nabaztag. Dans un autre domaine, les Lapins crétins sont également devenus célèbres autant dans le multimédia que dans les goodies (peluches, figurines, porte-clefs, etc.), volant la place de mascotte à Rayman, pourtant emblématique d’Ubisoft.

Littérature ou audio-visuel - Article détaillé : Liste des lapins de fiction.

De nombreux personnages célèbres de la littérature enfantine, de la bande dessinée, du dessin animé, des jeux vidéo, etc… sont des lapins. Hazel, Fiver et le reste de leur nouvelle garenne dans Watership Down de Richards Adams, le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles, inventé par Lewis Carroll en 1865, ou encore Pierre Lapin (The Tale of Peter Rabbit, 1902), Jeannot Lapin (The Tale of Benjamin Bunny, 1904) et le Méchant Petit lapin (The Story of A Fierce Bad Rabbit, 1906) de Beatrix Potter ont ainsi accompagné plusieurs générations d’enfants depuis leur création. Plus tard ce furent Pan-Pan (Thumper) le compagnon de Bambi dans le film d’animation de Walt Disney sorti en 1942 et Bugs Bunny, lapin vedette des Looney Tunes dessiné par Tex Avery à partir de 1940, qui prirent le relais parmi bien d’autres.

Le lapin est devenue la mascotte du Festival international du film d’animation d’Annecy24, après que le public a plébiscité l’animal dès la bande-annonce du festival de 199825.

En Égypte, une histoire intitulée Arnabou wal Kinz (le lapereau et le trésor) raconte l’événement d’un petit lapin malheureux, qui, ayant trouvé un trésor avec ses amis, devient riche.Ref./ Dar El Maaref.[réf. nécessaire]

Les lapins dans la chanson - Les lapins sont présents dans la chanson enfantine. Par exemple dans la comptine Au clair de la lune où il y a « trois petits lapins qui mangeaient des prunes comme trois petits coquins… », également dans une chanson traditionnelle Dans sa maison un grand cerf : ’lapin-lapin entre et vient, me serrer la main.’ et dans une chanson de Chantal Goya, Un lapin, qui raconte l’histoire d’un chasseur tué par un lapin.

Article complet avec Notes et références sur ce site : Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lapin_dans_la_culture

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  • La Symbolique du lapin - Manuel G | novembre 20, 2020 – Document ‘Le Frontal’ - Photo
    Les significations principales de cet animal sont liées à des thèmes comme l’abondance, le confort, la vulnérabilité, la fertilité, le désir et la procréation. Ils sont aussi étroitement liés aux saisons, aux changements de la nature et, plus concrètement, au printemps. Les lapins sont des animaux qui sentent l’appel du printemps de façon très intense, comme une célébration de la vie.

Tous, nous sommes conscients des grandes populations de lapins qui existent car les lapins sont une espèce connue pour sa capacité à se reproduire très rapidement. Pour cette raison, le lapin est un excellent symbole de fertilité et du printemps : nouvelle vie, nouveaux débuts et croissance.

Une mère lapine peut avoir quelque quarante petits lapins ou plus, chaque année. C’est un symbole qui est aussi lié au cycle de la vie et à la façon dont celle-ci peut accueillir plusieurs générations à la fois. Pour cette raison, pour certaines cultures comme la culture asiatique, le lapin est un symbole de longévité et de famille nombreuse. Pour cette même raison, ils sont aussi un bon symbole de créativité et de création.

Certains des éléments associés aux lapins sont : l’amour, la chance, la timidité, la rapidité, la croissance, la renaissance, la créativité, l’harmonie, la conscience, la famille, l’abondance et le savoir ésotérique.

La symbolique du lapin abrite bien d’autres significations. Les lapins adorent ronger et leurs dents ne cessent jamais de grandir. Symboliquement, le fait de ronger et de mastiquer implique la répétition et la contemplation, le fait de casser les concepts en différents morceaux. Ceci implique aussi des éléments symboliques comme la santé et la prospérité.

Les lapins sont un type d’animal préférant être sur la terre, car ce sont des animaux qui sont en relation avec celle-ci. Ce contact privilégié nous propose d’autres significations par rapport à cet animal, comme l’intuition et l’émotion.

Dans la culture de Mésopotamie, les lapins sont associés au pouvoir féminin en raison de leur habilité à procréer de façon facile et rapide. Il existe une célèbre fête ayant lieu au printemps, Pâques, où les lapins jouent un rôle principal dans notre monde de consommation. En raison des valeurs chrétiennes liées originairement à cette fête, leur rôle actuel dans cette célébration leur confère plusieurs significations supplémentaires : les sens de sacrifice, de rédemption et de résurrection. Les lapins représentent le printemps et la promesse d’un futur meilleur et positif.

Dans la culture germanique, le lapin est associé à Ostara, déesse de la fertilité et de la célébration d’une nouvelle vie. Pour les peuples originaires d’Amérique, les lapins sont un type d’animal très puissant et respecté. En Chine, ceux qui sont nés l’année du lapin, conformément au calendrier du zodiaque chinois, sont des personnes conservatrices, amicales et compatissantes. Ce sont aussi des personnes créatives, actives et qui essaient toujours d’éviter les conflits.

Les lapins sont des animaux sociaux, ils ressentent de véritables sentiments de bonheur et sont très affectueux. Mais ils peuvent aussi être associés à l’agressivité, à la jalousie et à l’hostilité dans les relations sociales. Cependant, il nous faut être conscient du fait que ce type de comportement est commun à toutes les familles et à toutes les communautés : les lapins sont un symbole du travail que nous devons faire afin de bien construire nos réseaux sociaux.

Il nous faut aussi parler de la relation au corps et à l’âme. Le lapin nous rappelle que nous devons tirer profit des outils que nous possédons. Bien que nos instincts soient innés, ils ont besoin de se développer et que nous les alimentions.

Si vous avez déjà tenu un lapin contre vous, vous avez pu sentir à quelle rapidité son cœur bat : c’est pourquoi ils sont associés aux personnes très sensibles, très alertes et avec des personnalités avisées. Les lapins sont toujours en train de sauter et de courir et sont connus pour sauter de grandes distances. Les lapins sont magiques et mystérieux et il s’agit d’une espèce très diverse et c’est pourquoi on leur attribue tant de significations.

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Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l’oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d’expressions populaires bien connues :

Poser un lapin, c’est ne pas venir à un rendez-vous et laisser attendre l’autre au lieu fixé. Le cheminement du « lapin » tout au long du XIXe siècle vaut sans doute le détour… Peut-être plus qu’aux qualités de l’animal lui-même, le succès des locutions est dû à l’alacrité du mot lapin qui sonne joliment à l’oreille. Il y a quelque chose de coquet dans le lapin ; au XVIIIe son disait d’un homme qui avait mis un nouvel habit, qu’il était paré comme un lapin.

Peu avant la Révolution, les cochers des voitures publiques en service entre Paris et Versailles - surnommées « pots de chambre » - appelaient lapin un voyageur pris en surnombre (1783, dans Esnault). Pourquoi ce sobriquet ? Impossible de le dire - peut-être certains paysans empruntant es voitures transportaient-ils quelques lapins dans un panier, d’où une plaisanterie facile sur la notion du surnuméraire ? Est-ce que les gens montaient et descendaient en marche avec agilité ? Ils sautaient comme des lapins ?... Peut-être les premiers étaient-ils des habitants de la Garenne-Colombes, que l’on appelait des « lapins » à cause de la « Garenne » ? D’une autre garenne sur le chemin ?... Comment savoir, dans le lointain des temps, ce qui faisait rire les conducteurs de pot de chambre !

Ce qui est plus que probable en revanche, c’est qu’il y ait un lien direct entre ce lapin en surnombre, et le passager des pataches et des diligences qui montait sur le siège de devant, à côté du cocher ; une manière de voyager que l’on appelait dès l’époque de la Restauration en lapin (1819 dans Esnault). Le cocher lui tendait parfois la lanière de cuir de son fouet pour l’aider à grimper près de lui. Que ce voyageur payât moins cher, ou pas du tout - ou seulement un coup à boire au conducteur à l’étape - l’idée de resquille était présente chez le passager en lapin. La locution fut en usage jusqu’à la fin du XIXe ; Jules Vallès l’utilise en 1882, au sujet de ces « frais débarqués » à Paris, dont l’affolement les incite à retourner d’où ils viennent : « Ils sauteraient sur le marchepied, et iraient se poser là-haut, en lapin, quittes à se fourrer sous la bâche quand on reverrait le pays lâché l’avant-veille. » (Le Tableau de Paris, 1882).

Cette idée que le lapin était un voyageur « en plus », non régulier, passa aux omnibus où il était en 1876, « un voyageur non sonné au compteur et dont le conducteur empoche les six sous » ce qui se disait étouffer un lapin (Esnault). Un cocher de voiture de maître qui transportait un « client » en douce pendant un moment de liberté disait faire un lapin. Le sens de la resquille passa naturellement aux chemins de fer où un lapin était une personne voyageant sans billet (1885).

Et c’est ici que les Athéniens s’atteignirent, car le lapin « resquilleur » passa aussi chez les filles publiques pour désigner, que le second Empire, un client qui filait sans payer après avoir été servi… (D’où l’habitude qu’elles eurent ensuite de faire payer avant le voyage à Cythère !). L’expression coller un lapin ou poser un lapin signifiait dans le monde des bordels en 1880 « ne pas rétribuer les faveurs d’une fille » (Esnault). L’idée de « manquement » fit adopter l’expression poser un lapin - d’abord par les étudiants semble-t-il, grands utilisateurs d’amour vénal et peut-être grands resquilleurs - pour « ne pas venir à un rendez-vous » (1890 la première attestation). Il dut y avoir une attraction formelle avec la locution en usage laisser poser quelqu’un, lui faire faux bond. Tiens : encore un saut de lapin !

En 1897 un personnage du Voleur de G. Darien, qui n’a pu se rendre à un rendez-vous, dit «  Je t’ai laissé poser hier soir ; excuse-moi car je n’ai pas pu faire autrement... »

La même année Julien Rictus écrivait de son côté :

Pis… mal fringué… fauché… sans treffe,

J’os’rai seul’ment pas y causer

Donc un béguin, c’est comm’ des nèfes,

Quant au lapin... c’est tout posé !

Illustration -Zoologie :

Selon Matt Pagett, auteur de Le petit livre de merde (titre original What shat that ?, Quick Publishing, 2007 ; édition française Chiflet & Cie, 2008) : ’Ils sont petits mais très nombreux et font donc le bonheur des chercheurs de crottes. qui ne rentrent jamais bredouilles. Puisque lapins, lièvres et cerfs ont le même régime, il est normal que leurs excréments se ressemblent. C’est en fonction de leur forme et de leur grosseur que nous savons à qui les attribuer.

Illustration -Description : Les crottes de lapin se présentent sous forme de grappes rondes, de 5 à 12 millimètres de diamètre, qui contiennent des fibres non digérées. De couleur sombre, luisantes, elles deviennent plus claires en séchant. Elles dégagent une légère odeur d’ammoniac.

Deuxième service : Comme la plupart des lagomorphes et certains rongeurs comme le cochon d’Inde, les lapins produisent deux sortes de matière fécale : les crottes décrites ci-dessus et les caecotrophes, plus petits, plus mous, plus sombres, plus humides et agglutinés par une sécrétion verdâtre.

Riches en bactéries, ils puent horriblement. En fait on les trouve très rarement dans la nature car les lapins les mangent dès qu’ils sortent de l’anus de leur voisin. Ces caecotrophes sont indispensables à la bonne santé du lapin puisque très riches en nutriments et en vitamines. Ils contiennent deux fois moins de fibres que les crottes dures.

Les caecotrophes sont le produit d’une fermentation intestine bactérienne. La nourriture passe dans l’œsophage, l’estomac, le caecum puis le colon, avant d’être à nouveau consommée par l’animal. Ce procédé de fermentation intestine n’est pas sans rappeler celui des ruminants qui régurgitent le bol alimentaire pour le remâcher.

Illustration

Comme des lapins : C’est en 1859 que Thomas Austin introduisit douze couples de lapins dans l’état de Victoria, en Australie. On connaît la suite : ils seraient maintenant plus de six millions. Merci Mr Austin !’

Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,

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’Il faut penser à l’extrême importance du bestiaire lunaire dans cette tapisserie sous-jacente de la rêverie profonde de la rêverie profonde, où se sont inscrits les archétypes du monde symbolique, pour comprendre la signification des innombrables lièvres et lapins, mystérieux, familiers et souvent inconvenants compagnons des clairs de lune de l’imaginaire. Ils hantent toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores. Jusque dans leurs contradictions tous se ressemblent, comme se ressemblent les images de la lune. Avec elle, lièvres et lapins sont liés à la vieille divinité Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et régénératrices, de la végétation, du renouvellement perpétuel de la vie sous toutes ses formes. Ce monde est celui du grand mystère où la vie se refait à travers la mort.

L’esprit, qui n’est que diurne, s’y heurte, saisi à la fois d’envie et de crainte devant des créatures, qui prennent nécessairement pour lui des significations ambiguës.

Lièvres et lapins sont lunaires, parce qu’ils dorment le jour et gambadent la nuit, parce qu’ils savent, à l’instar de la lune, apparaître et disparaître avec le silence et l’efficacité des ombres, enfin parce qu’ils sont à tel point prolifiques que c’est leur nom que M. Larousse a choisi pour illustrer le sens de ce mot.

La lune en arrive à devenir parfois elle-même un lièvre. Ou du moins lehttps://www.luminessens.org/post/20...lièvre est-il souvent considéré comme une cratophanie de la lune. Pour les Aztèques, les taches de l’astre provenaient d’un lapin qu’un dieu avait jeté à sa face, image dont la signification sexuelle est aisément perceptible. En Europe, en Asie, en Afrique, ces taches sont des lièvres ou lapins, ou bien un Grand Lapin, ainsi qu’il appert encore aujourd’hui dans la comptine :

J’ai vu dans la lune

trois petits lapins

qui mangeaient des prunes

en buvant du vin

tout plein.

Quand il n’est pas la lune elle-même, le lapin ou le lièvre est son complice ou son proche parent. Il ne peut être son époux, car il faudrait pour cela qu’ils possèdent une nature contraire ; mais il est son frère ou son amant, cas dans lequel leurs rapports ont quelque chose d’incestueux, c’est-à-dire de sacré gauche. Les années lapin du calendrier aztèque sont gouvernées par Vénus, frère aîné du soleil, qui comment l’adultère avec sa belle-sœur Lune. Pour les Maya-Quiché, ainsi qu’en témoigne le Popol-Vuh, la déesse Lune se trouvant en danger fut secourue et sauvée par un héros Lapin ; le Codex Borgia illustre cette croyance en rapprochant dans un même hiéroglyphe l’effigie d’un lapin de celle d’une jarre d’eau, qui représente l’astre proprement dit. En sauvant la Lune, le Lapin sauve le principe du renouvellement cyclique de la vie, qui gouverne également sur terre la continuité des espèces végétales, animales et humaines.

Le Lapin - et plus souvent encore le Lièvre - devient ainsi un Héros Civilisateur, un Démiurge, ou un ancêtre mythique. Tel apparaît Menebuch, le Grand Lapin des Algonquins Ojibwa et des Sioux Winebago.

Possesseur du secret de la vie élémentaire, qui était déjà reconnu à cet animal dans la glyptique égyptienne (Enel, La langue sacrée, Paris, 1932), il met ses connaissances au service de l’humanité : Menebuch apparut sur terre sous les traits d’un lièvre et permit à ses oncles et tantes, c’est-à-dire à l’espèce humaine, de vivre comme ils le font aujourd’hui. C’est à lui que remontent les arts manuels. Il combattit les monstres aquatiques des profondeurs ; après un déluge, il recréa la terre et, à son départ, la laissa dans son état actuel. C’est parce qu’il participe de l’inconnaissable, de l’inaccessible, sans cesser pour autant d’être un voisin, un familier de l’homme sur cette terre, que le lapin ou lièvre mythique est un intercesseur, un intermédiaire entre ce monde et les réalités transcendantes de l’autre. Il n’existe pas d’autre lien que Menebuch entre les hommes et l’invisible Grand Manitou, divinité suprême ouranienne qui constitue, tout comme Yahvé, une représentation du Père archétypal. Menebuch est donc un Héros-Fils, ce qui le rapproche du Christ selon Gilbert Durand : Pour les nègres d’Afrique et d’Amérique comme pour certains Indiens, la lune est lièvre, animal héros et martyr, dont l’ambiance symbolique est à rapprocher de l’agneau chrétien, animal doux et inoffensif, emblème du Messie lunaire, du fils, par opposition au guerrier conquérant et solitaire. Les Algonquins, après leur évangélisation, ont effectivement reconduit Menebuch sous la forme de Jésus-Christ. Radin voit ici l’expression archétypale du deuxième stade de la conception du Héros, après le Trickster ou joueur de tours, proche parent du Bateleur des Tarots, dont les motivations sont purement instinctives ou enfantines. Menebuch, précise Radin, est un animal faible, qui lutte cependant et est prêt à sacrifier son caractère enfantin à une évolution future.

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La mythologie égyptienne renforce cette induction quand elle donne les apparences du lièvre au grand initié Osiris, qui est dépecé et jeté dans les eaux du Nil pour assurer la régénération périodique. Aujourd’hui encore, les paysans chi’ites d’Anatolie expliquent l’interdit alimentaire dont est frappé le lièvre, en disant que cet animal est la réincarnation d’Ali ; or ils considèrent Ali comme le véritable intercesseur entre Allah et les Croyants, auxquels ce saint héros a sacrifié ses deux fils ; ce que souligne en termes précis le distique ésotérique des derviches Bektachi : Mohammed est la chambre, Ali est le seuil. On peut encore citer en Inde la Sheshajâtaka, où le Bodhisattva apparaît sous la forme d’un lièvre pour se jeter en sacrifice dans le feu.

Le lièvre, qui, comme la lune, meurt pour renaître, est devenu de ce fait dans le Taoïsme, le préparateur de la drogue d’immortalité. On le représente au travail à l’ombre d’un figuier, broyant des simples dans un mortier. Les forgerons chinois utilisaient son fiel pour la fonte des lames d’acier : il était censé communiquer force et éternité à l’acier, pour ces mêmes raisons qui faisaient qu’en Birmanie on le considérait comme l’ancêtre de la dynastie lunaire.

L’ambivalence symbolique du lièvre apparaît souvent en des images ou des croyances qui imbriquent si bien les deux aspects - faste et néfaste, gauche et droit - de son symbole, qu’il est difficile de les isoler. Ainsi, on dit en Chine que la hase conçoit en regardant la lune et, selon le texte d’Yan Tcho-Keng-lou : les jeunes filles se conduisent presque toujours comme des lapines qui regardent la lune ; d’où cette croyance chinoise que, si une femme enceinte reçoit les rayons lunaires, son enfant naîtra avec un bec de lièvre. Nous touchons ici à la signification sexuelle diffuse et multiple qui unit lune, lapins et lièvres.

Au Cambodge, l’accouplement ou la multiplication des lièvres était censé faire tomber les pluies fertilisantes, qui proviennent également de la lune, étant yin. Pour les paysans aztèques ce n’est pas un dieu-lapin mais les quatre cents lapins, quatre cents exprimant l’idée même de surnombre, c’est-à-dire d’abondance inépuisable, qui protègent les moissons. Mais ces familières petites divinités agraires étaient aussi les maîtres de la paresse et de l’ivrognerie, toutes deux habitudes que combattait très sévèrement le rigide code civil mexicain. La même ambivalence symbolique se retrouve dans la signification augurale des années-lapin du calendrier : elles peuvent être indifféremment bonnes ou mauvaises car le lapin saute d’un côté et de l’autre.

Tout ce qui est liée aux idées d’abondance, d’exubérance, de multiplication des êtres et des biens porte aussi en soi des germes d’incontinence, de gaspillage, de luxure, de démesure. Aussi l’esprit, à un moment donné de l’histoire des civilisations, s’insurge-t-il contre les symboles de la vie élémentaire qu’il voudrait contrôler ou endiguer. Il craint en effet que ces forces, naturellement agissantes et positives dans l’enfance de l’homme et du monde, ne détruisent ensuite ce qui se fera grâce à elles. A ce que l’on pourrait nommer l’âge de raison [cette vision de l’humanité est évidemment obsolète] les peuples s’élèvent contre les religions animistes. Elles frappent alors le lièvre d’un tabou. Dans le Deutéronome et le Lévitique, il est stigmatisé et interdit comme l’impur.

Les Celtes d’Irlande et de Bretagne, sans aller si loin, l’élevaient pour leur plaisir, mais ne consommaient pas sa chair, mentionne César. [Attention, le tabou peut être au contraire signe de vénération de l’animal]. Des interdits semblables sont attestés chez les Baltes, dans toute l’Asie et jusqu’en Chine. Si l’on repense à Menebuch et à Trickster, on peut alors imaginer que le lièvre est symboliquement associé à la puberté, qui n’a plus les excuses de l’enfance, mais en produit les premiers fruits. Singes et renards, dans le bestiaire sélénique, sont les plus proches voisins des lièvres et lapins. Tous sont les compagnons d’Hécate qui nourrit la jeunesse, mais hante les carrefours, et finalement invente la sorcellerie.

Dans Les Cartes médecine, Découvrir son animal-totem (1999, traduction française 2010), de Jamie Sams et David Carson, on peut lire que :

’Il y a longtemps, bien longtemps – personne ne sait vraiment combien de temps – le Lapin était un guerrier courageux et sans peur. Il s’était lié d’amitié avec Œil qui marche, la sorcière. La sorcière et le Lapin passaient beaucoup de temps ensemble à jaser et à partager leurs expériences. Ils étaient des amis très proches…. Une fois, le Lapin dit : « J’ai faim ». Œil qui marche ramassa une pierre, souffla dessus et la changea en navet qu’elle donna à son ami. Le Lapin prit une bouchée, goûta, et mangea tout le navet avec appétit. Mais, une fois de plus, il ne dit pas un mot.

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Les deux amis continuèrent leur petit bonhomme de chemin sur la piste qui menait à la montagne. Alors qu’ils étaient presque rendus au sommet, le Lapin trébucha, tomba et roula jusqu’en bas. Quand Œil qui marche le rejoignit, le Lapin avait bien piètre mine. Elle utilisa un de ses baumes magiques pour le délivrer de ses douleurs et rebouter ses os brisés. Le Lapin ne dit pas un mot.

Plusieurs jours passèrent et Œil qui marche se mit à chercher son ami. Elle chercha partout, mais il restait introuvable. À bout d’idées, Œil qui marche arrêta ses recherches. Puis, elle croisa le Lapin tout à fait par hasard. « Lapin, pourquoi te caches-tu ? Pourquoi m’évites-tu ? », demanda la sorcière. « Parce que j’ai peur de toi. J’ai peur de la magie », répondit le Lapin tout tremblant. « Laisse-moi tranquille !

 Eh bien !, répliqua Œil qui marche, j’ai utilisé mes pouvoirs magiques pour te soulager et voilà que tu me tournes le dos et refuses mon amitié.

 Je ne veux plus rien savoir de toi ni de tes pouvoirs », rétorqua le Lapin sans même porter attention aux larmes que ses propos suscitaient chez Œil qui marche. « J’espère que je ne te retrouverai plus sur mon chemin et que je ne te reverrai jamais.

 Lapin, dit Œil qui marche, nous étions jusqu’à maintenant de bons amis et de vrais camarades, mais c’est tout à fait fini. Je pourrais bien te détruire sur-le-champ, mais en souvenir du passé et des bons moments que nous avons partagés, je n’en ferai rien. Pourtant, je te jetterai un sort, à toi et à ceux de ta race. Dorénavant, vous parlerez tant et si bien de vos peurs qu’elles se réaliseront toutes. Poursuis ton chemin car les douces médecines qui nous liaient d’amitié sont rompues. »

Et depuis ce temps, le Lapin attire les objets de ses peurs. Il se promène en criant : « Aigle, j’ai peur de toi. » Si l’Aigle ne l’entend pas, il crie plus fort : « Aigle, laisse-moi tranquille ! » L’Aigle, l’ayant enfin entendu, s’amène et n’en fait qu’une bouchée. Le Lapin appelle ainsi les lynx, les loups, les coyotes et même les serpents jusqu’à ce qu’ils viennent.

Comme l’illustre cette histoire, les adeptes de la médecine du Lapin ont si peur des tragédies, maladies, désastres de toutes sortes, ils redoutent tant de « se faire prendre » qu’ils attirent ce qu’ils craignent afin d’en tirer des leçons.

Le message est celui-ci : ce à quoi vous résistez,persistera. Ce que vous craignez le plus, vous le vivrez.

Si vous avez choisi le Lapin, arrêtez de parler des choses terribles qui pourraient arriver et rayez les mots « s’il fallait » de votre vocabulaire. Cette carte indique que vous vous inquiétez de ce qui vient ou que vous tentez de contrôler ce qui n’a pas encore pris forme, l’avenir. Arrêtez-moi ça tout de suite ! Dressez une liste de vos peurs et permettez-vous de les ressentir. Respirez profondément et sentez-les s’échapper de votre corps dans la Terre-Mère, comme si vous les lui donniez.

A l’envers :

Traqué, le Lapin se fige sur place, voilà l’image du Lapin en sens contraire. Si vous avez tenté de résoudre une situation de votre vie et que vous vous en êtes senti incapable, vous vous êtes peut-être figé vous aussi. C’est peut-être un signe indiquant que vous devez attendre que les forces de l’Univers se mettent de nouveau à tourner. Ou bien encore, qu’il vaut mieux arrêter et vous reposer. Dans tous les cas, cela indique que vous devez réévaluer le processus dans lequel vous êtes engagé, pour vous libérer des attitudes négatives, des obstacles et des contraintes. En termes simples, vous ne pourrez exercer d’influence à moins que vous ne changiez vos perceptions de la situation actuelle.

On peut toujours s’en sortir puisque les forces de l’Univers poursuivent leur cours et ne s’arrêtent jamais. C’est la façon dont vous abordez les problèmes qui compte.

Inspirez-vous du Lapin. Retirez-vous dans un terrier sûr et prenez soin de vous ; abandonnez-y vos peurs et attendez le moment propice pour vous aventurer dans la prairie, à l’écart des rôdeurs qui voudraient bien s’approprier un morceau de votre précieuse énergie……

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Mythes et contes - Une légende germanique affirme que le lapin, jadis oiseau, a reçu cette forme d’Eostra, la déesse du Printemps. Par gratitude, le lapin apporte depuis lors des œufs à Pâques…………

Symbolisme celte - Si l’on en croit Sabine Heinz, auteure de Les Symboles des Celtes, (édition originale 1997, traduction française Guy Trédaniel Éditeur, 1998),

’Chez les Indo-Européens, le lapin est l’animal de la lune et représente croissance, fécondité (et amour ?) ; les Grecs le sacrifient à Aphrodite. Actif aussi bien le jour que la nuit, il est rapide et se reproduit beaucoup. Les premiers Bretons le considéraient comme un animal sacré que l’on ne devait pas manger. Sur le continent, par contre, on peint souvent des scènes de chasse au lapin et des montagnes d’os qui ne peuvent provenir que de lapins. Par la suite, peut-être sous l’influence de la christianisation, le lapin devient en Bretagne l’un des animaux qui accompagnent les sorcières. tandis que, dans la tradition des Celtes insulaires, il peut être l’aboutissement d’un métamorphose, il devient ensuite un personnage mal défini dans les contes de tous les pays.

L’histoire de la sorcière au lapin établit un lien avec les sorcières, ce qui ne correspond apparemment pas à sa signification première :

J’étais donc parti à la chasse aux lapins lorsque je vis une lapine particulièrement belle qui remuait ses oreilles et clignait de ses grands yeux. J’étais ravi de me trouver si près d’un spécimen aussi superbe ; elle s’élança à ma rencontre comme si elle voulait me dire : tu ne peux pas me manquer. Je rassemblai les dernières miettes de poudre et tirai. Mon Dieu, le cri que poussa la lapine aurait effrayé le plus courageux des hommes. Soudain, le brouillard se leva entre elle et moi, de sorte que je ne pouvais plus la voir. Lorsqu’il se fut dissipé, je vis du sang à l’endroit où elle s’était assise et je suivis sa trace qui me conduisit jusqu’à la maison de Kathy Mac Shane. J’y entendis des plaintes et des soupirs. Lorsque j’ouvris la porte, je vis la Lapine assise, transformée en femme. Près d’elle se tenait un chat dont le poil se hérissa lorsqu’il m’aperçut et qui se mit à cracher. Je demandai à la vieille comment elle allait et ce qu’elle avait. Elle me répondit : ’Rien.’ Je l’interrogeai alors sur ce qui se trouvait là, par terre. Elle répondit qu’elle avait coupé du bois avec un crochet et qu’elle s’était blessé à la jambe dont coulait maintenant son sang.’

Symbolisme onirique - Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),

Le lapin fréquente les rêves avec une certaine assiduité. Présent dans 6% des séances, il se place au douzième rang dans la famille des animaux. Il semble que l’imaginaire assimile le lapin et le lièvre puisqu’il est exceptionnel que ce dernier soit cité. L’apparition du lapin dans le rêve est en général furtive. Il est ce qu’en terme de cinéma on appelle une silhouette. Mais c’est une silhouette qui marque. Sur ce point, il offre des similitudes avec le serpent à peine mentionné, qui annonce presque toujours un temps fort de la dynamique de transformation.

Il ne serait pas inutile de s’intéresser aux expressions du langage courant qui parle de chaud lapin, de petit lapin, et de poser un lapin. Chacune de ces expressions tire sa substance de l’animal et renvoie, respectivement, aux notions de sensualité, d’apitoiement sur soi-même et d’insaisissabilité. A l’heure de la traduction, on pourra se référer avec profit à ces éclairages. Cependant, le sens majeur du symbole se situe très au-delà de ces analyses de surface. Plusieurs observations conduiront progressivement vers l’interprétation profonde du lapin.

La première concerne les corrélations. Sur ce plan, une orientation se dégage avec une netteté très rare : 50% des trente-cinq symboles associés au lapin sont des animaux non prédateurs. Cela confirme ce que des analystes ont vu dans le lapin : l’image de l’animal faible, à vocation de martyr, que l’on pourrait rapprocher de l’agneau de Dieu. Une seconde observation fait référence à l’écriture hiéroglyphique dans laquelle le verbe ouvrir était représenté par le signe lièvre surmontant le signe eau. Cette remarque pourrait paraître incidente mais elle se trouve justifiée par deux autres constatations :

  • le lapin apparaît souvent, dans le rêve éveillé, comme celui qui ouvre un chemin. Qui ne se souvient que c’est aussi le lapin qui invite Alice à le suivre dans l’aventure imaginaire, dès que la fillette s’est endormie au pied de l’arbre ?
  • le lapin est lié à l’eau, à l’élément féminin, dans la quasi-totalité des mythologies et des interprétations analytiques.
    A quelle mystérieuse ouverture le lapin du rêve conduit-il ? Pour répondre à cette question, il est préférable de poursuivre l’inventaire des observations. Après tant d’autres auteurs, nous ne pouvons que rappeler le caractère lunaire du lapin. De nombreuses mythologies ont vu le lièvre ou le lapin dans les taches de la lune ; Les rêves, ici aussi, apportent une confirmation sans réserve. Des patients, non instruits de la nature des symboles, associent spontanément l’animal et l’astre nocturne. Ainsi Denis : « … Le vieil homme a les yeux tournés vers le ciel, il médite... y a des étoiles dans le ciel... puis la lune... je vois un paysage, dans la brume, et puis un lapin... y a un petit point d’eau, une mare... »

Mais ce n’est pas seulement la lune qui est associée étroitement au lapin. Ce sont aussi la Vierge, Blanche-Neige, la biche, la vache, la tortue et bien d’autres symboles que C. G. Jung propose comme correspondant à l’archétype de la mère et/ou de l’anima.

A ce stade de la recherche, presque tous les éléments habituellement reliés au lapin sont réunis. L’exploitation de la banque de données apporte cependant un indice supplémentaire qui va se révéler déterminant. Le lapin est souvent présent dès les premières images de la première séance, comme s’il jouait toujours un peu le rôle de celui d’Alice. Catherine, ainsi, prononce les premiers mots de sa cure : « … Je vois une image de dessin animé... un lapin, qui court sur un petit pont en bois... c’est au bord d’une rivière... je vois une vache aussi... toujours en dessin animé... et puis des champignons, en rang, comme des soldats... »

Le dessin animé ! A la lecture des rêves où apparaît le lapin, on est frappé de l’insistance avec laquelle les patients font référence à ce type de production. La corrélation est trop forte pour relever du hasard. L’expression dessin animé regardée du point de vue de la dynamique psychologique contient une puissante contradiction ! Le dessin fige et l’animation... anime ! Quel objectif attribue-t-on d’ailleurs au dessin animé, sinon de simuler le vivant, de reproduire l’apparence du réel ? Ce n’est pas jouer avec des mots pour les rendre dociles à la démonstration ! Un extrait de rêve – choisi parmi bien d’autres – exposera mieux que tous les développements la pertinence de l’affirmation selon laquelle le dessin animé symbolise l’apparence de la réalité.

La fonction du lapin imaginaire est d’ouvrir le passage entre le monde de l’apparence et celui de la réalité intérieure, entre le monde visible et les potentialités du devenir.

Paradoxalement peut-être, pour un œil profane, l’entrée dans l’univers des images du rêve correspond à l’accès au Soi, à la réalité fondée sur une perception de la totalité. A mesure, le monde quotidien, celui d’une prétendue réalité concrète, révèle sa nature de masque. Car c’est toujours l’œil du patient qui pose sur le monde le masque qui convient à son attente. « Le monde est un carnaval », chantait Georges Guétary... le lapin du rêve tend à lui donner raison !

On pourrait objecter que l’association entre le lapin et le dessin animé s’est établie en raison du grand nombre de productions où évoluent des images de lapins. La remarque serait recevable si les nombreux autres animaux du dessin animé entraînaient la même association. Ce n’est pas le cas.

Écoutons Denis s’exprimer : « … J’ai vu Blanche-Neige... entourée d’oiseaux, de lapins...[...] Je... je suis dans le dessin animé. J’ai la sensation d’être loin du monde réel ; j’ai maintenant envie de vivre vraiment, pas des histoires de dessins animés.. non ! En vrai ! En décor naturel... la vie, c’est tant de nuances qui ne peuvent pas être reproduites... tant de reflets... en fait, tous ces dessins animés sont des apparences !... Pas la représentation du monde réel... je m’identifie à tout ça... je me trompe ! Je ne suis pas dans la réalité... le monde que je vis est un monde de dessin animé... qui correspond à une correction du monde... » Denis poursuit longuement sur le même thème, mais cet extrait suffit à montrer à quel point le lapin est une clef vivante pour pénétrer derrière le mur des apparences.

La réalité totale c’est l’anima, source de toutes les inspirations créatrices. C’est la composante féminine de la psyché. Pour atteindre ce qui est peut-être le sens ultime du symbole, il est indispensable de rappeler le double sens des grands archétypes liés au lapin : la Vierge, la lune, Blanche-Neige, la biche, la vache, etc. La plupart de ces figures ont en commun de symboliser la mère et l’anima.

Plusieurs indices permettent d’avancer une hypothèse : dans beaucoup de séances, le lapin apparaît lorsque la rêveuse surtout – mais aussi le rêveur – sont prêts à rendre autonome l’empreinte féminine qu’ils portent en eux et qui s’était jusqu’alors superposée à l’image maternelle. L’anima ne se développe librement qu’à partir du moment où elle s’est affranchie de ce modèle impersonnel. Dans cette hypothèse, le lapin était bien digne de représenter le verbe ouvrir car cette prise d’autonomie est l’une des grandes portes ouvertes sur l’accomplissement de la personne. Agent de renouvellement, le lapin, comme tous les symboles médiateurs, est présent dans des situations très variées. On retiendra que le facteur commun de toutes ces situations est leur relation à l’intégration de l’anima.

François propose un rêve étonnant, à tonalité tragique, par lequel il actualise le mythe Osiris du renouvellement. On sait que l’Égypte antique confère les attributs du lièvre à Osiris, le dieu de la mort et du renouvellement, dont le corps a été dépecé, puis reconstitué par Isis, la déesse lunaire.

Mort, allongé sur une planche, le corps recouvert d’un suaire mouillé, François se lève comme un fantôme. Il monte sur un cheval et avance, au son d’une musique dont il ne perçoit pas l’origine. Il rencontre une jeune femme... « Je m’avance vers elle, pour voir si je la traverse... elle se lève... je la traverse !... Elle se met à l’intérieur de mon linge... à l’intérieur de moi... j’entends sa voix qui parle, en parlant de moi... qui chante... elle a les cheveux longs... elle sourit... on va, dans la forêt... il y a des lapins, des cerfs... il y a clair de lune… »

Cette séance exprime admirablement la régénérescence par intégration de l’anima. Elle se prolonge par des images saisissantes de la dynamique de restructuration. Un orage d’une violence extrême entoure cheval et cavalier. Les éclairs, la pluie ravagent le paysage. Un troupeau de bisons, puis un autre d’éléphants les piétinent ; déchiquetant, broyant les corps mélangés à a boue. Des vautours s’emparent des restes. Ces scènes de dépeçage rituel durent près de vingt-cinq minutes, avant les dernières phrases, apaisantes, qui décrivent le soleil séchant le paysage.

Beaucoup de rêves témoignent ainsi de la relation étroite entre le lapin, l’intégration de l’anima et les différentes étapes de l’évolution du rêveur.

Le lapin blanc qui entraîne le patient dans la forêt, dès la première séance, l’invite à pénétrer dans la voie salvatrice de l’imaginaire. Celui de Marc, intervenant dans le dix-septième scénario, encourage une avancée décisive de la transformation. D’autres accompagnent diverses phases du processus d’individuation.

Chacun est une clef d’or ouvrant un champ élargi de la réalité psychologique.

Illustration

Symbolisme alimentaire - Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d’abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :

Littérature - Dans ses Histoires naturelles (1874), Jules Renard brosse des portraits étonnants des animaux que nous connaissons bien :

Les lapins

Dans une moitié de futaille, Lenoir et Legris, les pattes au chaud sous la fourrure, mangent comme des vaches. Ils ne font qu’un seul repas qui dure toute la journée.

Si l’on tarde à leur jeter une herbe fraîche, ils rongent l’ancienne jusqu’à la racine, et la racine même occupe les dents.

Or il vient de leur tomber un pied de salade. Ensemble Lenoir et Legris se mettent après.

Nez à nez, ils s’évertuent, hochent la tête, et les oreilles trottent.

Quand il ne reste qu’une feuille, ils la prennent, chacun par un bout, et luttent de vitesse.

Vous croiriez qu’ils jouent, s’ils ne rient pas, et que, la feuille avalée, une caresse fraternelle unira les becs.

Mais Legris se sent faiblir. Depuis hier il a le gros ventre et une poche d’eau le ballonne. Vraiment il se bourrait trop. Bien qu’une feuille de salade passe sans qu’on ait faim, il n’en peut plus. Il lâche la feuille et se couche à côté, sur ses crottes, avec des convulsions brèves.

Le voilà rigide, les pattes écartées, comme pour une réclame d’armurier : On tue net, on tue loin.

Un instant, Lenoir s’arrête de surprise. Assis en chandelier, le souffle doux, les lèvres jointes et l’œil cerclé de rose, il regarde.

Il a l’air d’un sorcier qui pénètre un mystère.

Ses deux oreilles droites marquent l’heure suprême.

Puis elles se cassent.

Et il achève la feuille de salade.

Yves Paccalet, dans son magnifique ’Journal de nature’ intitulé L’Odeur du soleil dans l’herbe (Éditions Robert Laffont S. A., 1992) évoque lui aussi le Lapin : 22 juillet - (Réserve de La Panne)

Sur la dune, [...] - Partout, des crottes de lapin... Il se tient ici des réunions importantes - les congrès politiques de la gent Cuniculus. Jeannot le Tribun détale en montrant son derrière ! D’autres empreintes convergent vers la cime d’une dune. Conférence au sommet ? Le sort de la planète se décide sans qu’on y convie les hommes.

Dans le roman policier Nymphéas noirs (Éditions Presses de la Cité, 2010), Michel Bussi construit une intrigue mêlée d’histoire de l’art qui se passe à Giverny. Les nénuphars sont bien sûr à l’honneur mais ils ne sont pas les seuls :

’Le lapin roux détale en zigzags désespérés sur la pelouse calcicole, comme si quelqu’un lui avait appris que les longs tubes d’acier que portent les trois ombres devant lui étaient capables de lui ôter la vie en un éclair blanc.

 Il est pour toi, celui-là, Jacques.

Jacques Dupain ne lève même pas son arme. Titou l’observe, étonné, puis braque son fusil. Trop tard. Le garenne a disparu entre deux genévriers.

A chacun sa magie.

Il n’y a plus devant eux que l’herbe nue broutée par les troupeaux de moutons récemment réintroduits. Ils continuent de descendre vers Giverny par le sentier de l’Astragale.

 Putain, Jacques, t’es pas en forme, glisse Patrick. Même un mouton, je crois que tu le raterais.

Titou, le troisième chasseur, hoche la tête pour confirmer. Titou est plutôt un bon tireur. Le garenne, s’il ne l’avait pas laissé à Jacques, il n’aurait pas fait deux mètres, avec lui... Fine gâchette, comme lui disent souvent les potes. Parce que pour le reste, question finesse...’

Arts visuels - Sur le site http://artifexinopere.com/ on trouve un rappel de l’analyse du tableau La Chute de l’Homme de Albrecht Dürer, inspirée des travaux de Panofsky qui montre l’association du lapin et de la théorie médiévale des humeurs (en l’occurrence le lapin symbolise la sensualité sanguine) au même titre que l’élan, le chat et le bœuf.

Animaux de pouvoir - Luminessens Chamanisme Grenoble

Source de l’article complet : https://www.luminessens.org/post/2016/06/13/lapins-et-li%C3%A8vres

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  • Croyances - L’année chinoise 2023 sera l’année du Lapin, qui commencera le 22 janvier 2023 et durera jusqu’au 9 février 2024. Ce sera une année du Lapin d’Eau – Publication ‘voyageschine.com’
    Vous trouverez dans cette page les rubriques suivantes :

Le Lapin se classe à la quatrième position dans les 12 signes du zodiaque chinois, et il correspond à ’卯’ dans les 12 Branches Terrestres, étant le quatrième, se référant à la période 5h-7h. En Chine, non seulement le Lapin a une connotation culturelle profonde, mais il entretient également une relation étroite avec la politique et la mythologie chinoises.

C’est un signe de bon augure.

Les significations culturelles symboliques du signe du Lapin sont étroitement liées aux habitudes de vie du lapin, notamment la vigilance, l’esprit, la prudence, l’adresse..., du fait que le lapin est toujours prêt à détecter son environnement avec ses oreilles hypersensibles et les yeux. Tout comme le dit un vieil adage chinois, ’gardé comme une vierge, rapide comme un lapin qui s’échappe’, le lapin restera immobile quand le vent souffle et que l’herbe se courbe, et il courra aussi vite qu’un éclair s’il y a un réel danger. En conséquence, le lapin était utilisé par les anciens Chinois pour symboliser une vigilance et une habileté élevées.

De plus, le signe du Lapin est un symbole de longévité, de paix et de prospérité dans la culture chinoise, en raison de ses performances reproductives prolifiques, toujours prêt à s’accoupler en toute saison.


Prédiction de l’Année du Lapin et Horoscope chinois 2023 à lire sur ce site : https://www.voyageschine.com/zodiaque-chinois/lapin.htm

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  • En mathématiques, la multiplication d’une population de lapins décrit au cours du temps la suite dite de Fibonacci – Arrangé à partir d’un article de Wikipédia
    Population de lapins

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/04/Liber_abbaci_magliab_f124r.jpg/220px-Liber_abbaci_magliab_f124r.jpg

Une page du Liber abaci de Fibonacci à la bibliothèque nationale de Florence. Sur la droite se trouve la suite de Fibonacci, chaque terme ayant sa position en latin et chiffres romains suivi de sa valeur en chiffres arabes.

La suite doit son nom à Leonardo Fibonacci qui, dans un problème récréatif posé dans l’ouvrage Liber abaci publié en 1202, décrit la croissance d’une population de lapins : « Quelqu’un a déposé un couple de lapins dans un certain lieu, clos de toutes parts, pour savoir combien de couples seraient issus de cette paire en une année, car il est dans leur nature de générer un autre couple en un seul mois, et qu’ils enfantent dans le second mois après leur naissance. »3

Le problème de Fibonacci est à l’origine de la suite dont le n-ième terme correspond au nombre de paires de lapins au n-ième mois. Dans cette population idéale, on suppose que :

  • au début du premier mois, il n’y a qu’une paire de lapereaux ;
  • les lapins ne peuvent procréer qu’à l’âge de deux mois ;
  • chaque début de mois, toute paire susceptible de procréer engendre exactement une nouvelle paire de lapereaux ;
  • les lapins ne meurent jamais (la suite de Fibonacci est donc croissante).
    Notons Fn le nombre de couples de lapins au début du mois n. Jusqu’à la fin du deuxième mois, la population se limite à un couple ; on note F1 = F2 = 1.

Dès le début du troisième mois, le premier couple de lapins atteint l’âge de deux mois et engendre un second couple de lapins ; on note alors F3 = 2.

Plaçons-nous maintenant au mois n et cherchons à exprimer ce qu’il en sera deux mois plus tard, soit au mois n + 2 : les Fn + 2 couples de lapins sont formés des Fn + 1 couples du mois précédent et des couples nouvellement engendrés.

Or, n’engendrent au mois n + 2 que les couples pubères, c’est-à-dire ceux qui existaient déjà deux mois auparavant, qui sont en nombre Fn. On a donc, pour tout entier n strictement positif :

F n + 2 = F n + 1 + F n On choisit alors de poser F0 = 0, de manière que cette relation soit encore vérifiée pour n = 0.

On obtient ainsi la forme récurrente de la suite de Fibonacci : chaque terme de cette suite est la somme des deux termes précédents  ; pour obtenir chacun de ces deux termes, il faut faire la somme de leurs termes précédents… et ainsi de suite, jusqu’à ce que ces deux termes soient les deux termes initiaux, F1 et F0, qui sont connus.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/af/Fibonacci_Rabbits.svg/512px-Fibonacci_Rabbits.svg.png

Chez une population à la croissance idéale, les nombres de couples de lapins forment la suite de Fibonacci. À la fin du n-ième mois, le nombre de couples est égal à Fn.

« En mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent »

Lire en totalité sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Suite_de_Fibonacci

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