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"Confucius prônait l’exemplarité, vertu du politique, incarnait bienveillance, courage et sagesse : reprises de sa pensée dans l’histoire de la culture chinoise, la gouvernance sociale et le droit ; comparaisons avec la culture occidentale" par Jacques Hallard

vendredi 11 novembre 2022, par Hallard Jacques

ISIAS Histoire Philosophie Politique Culture Chine Confucius

Confucius prônait l’exemplarité, vertu du politique, incarnait bienveillance, courage et sagesse : reprises de sa pensée dans l’histoire de la culture chinoise, la gouvernance sociale et le droit ; comparaisons avec la culture occidentale

Série : gouvernance et humanisme

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 11/11/2022

Plan du document : Avertissement et suggestions Préambule Définitions Introduction Sommaire Auteur

« L’harmonie et la paix dans les sociétés ne peuvent être atteintes que grâce à la gouvernance (ou au leadership) exemplaire de ses dirigeants »

社会的和谐与和平只能通过其领导人的模范领导来实现 - Confucius (Cité dans ce dossier) - Confucius : philosophe chinois (551-479 avant J.-C.) … Il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et a été latinisé en Confucius par les Jésuites. Les Coréens l’appellent Kong-ja, les Japonais, Kôshi, et les Vietnamiens, Khổng Tử… - SourceReprésentation du personnage

Konfuzius-1770.jpg

https://www.larevuedesressources.org/IMG/arton1116.jpg?1531234116

Illustration extraite de « Confucius et le confucianisme » - Jeudi 19 février 2009, par Nguyễn Thế Anh – [Une belle et utile entrée en matière] – Source : https://www.larevuedesressources.org/confucius-et-le-confucianisme,1116.html

« Même à l’époque actuelle, la pensée juridique confucéenne peut encore injecter de nouvelles connotations idéologiques dans la théorie d’une société harmonieuse ... L’idéal de Confucius est d’utiliser le pouvoir moral et culturel pour parvenir à gérer et diriger l’État et la société de manière non violente … »

Voir dans ce dossier 王老师 Wang - 法律文化论文(热门推荐8篇)Documents de culture juridique (8 recommandations populaires)


Avertissement – Suggestions

Ce dossier est concocté, élaboré avec soin et à usage didactique ; il commence par cet avertissement sur la façon d’entrer dans le confucianisme, « un courant majeur de la pensée chinoise, tiré de l’enseignement de Confucius (551-479 avant J.-C.) »… « qui intégra progressivement des éléments du bouddhisme comme du taoïsme et se développa en Chine et dans les pays voisins de la Chine : Corée, Japon, Vietnam… ».

Pour mémoire, le nombre d’habitants de ces quatre pays est respectivement de : 1,412 milliard en Chine (2021), 51,74 millions (Corée du Sud) et 25,89 millions (Corée du Nord) (2021), 125,7 millions au Japon (2021) et 98,17 millions au Vietnam (2021). Voir également toutes les données démo-linguistiques pour la langue chinoise et les groupes linguistiques de la Chine sur ce site : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/chine-2langues.htm

Ce travail fait suite à une note précédente intitulée Trois points, c’est Tout - Symbolique chez les Francs-maçons et chez les Hongmen ’Mei Sheng Hui’ (phonétique de l’anglais mason) en Chine -三点即一切-中国共济会和洪门中的象征主义’ par Jacques Hallard - 08 novembre 2022 - ISIAS Créations artistiques Symbolique. Note dans laquelle a été rapportée une contribution de l’architecte et enseignant à Versailles et à Paris, Che Bing Chiu  : il y donne des informations tout à fait surprenantes sur les similitudes entre les cultures chinoise et occidentale, concernant les références aux outils des métiers anciens - maçons et charpentiers -, à travers des siècles d’Histoire et en résonnance avec les rites de la franc-maçonnerie… - Il y est introduit aussi la personnalité de Mozi, pratiquement un contemporain de Confucius (ou Maître Kong)… mais en Occident, autant Confucius est célèbre, autant Mozi est méconnu…. – « Si Mozi s’était formé aux sources du confucianisme, il s’en était très vite écarté pour forger sa propre philosophie et mettre en œuvre une méthodologie spécifique afin de remédier aux misères de cette période de forte agitation politique, secouée de crises violentes. Mozi s’opposa résolument au confucianisme, perçu en ce temps – au 5ème siècle avant notre ère - comme un élitisme moralisateur !

Cet avertissement est suivi d’un#ZUERSTpréambule qui indique comment est née cette motivation de rédiger ce travail documentaire, puis de quelques définitions préalables sur la gouvernance et sur la culture chinoise à propos du confucianisme, à découvrir en cliquant ici .

On peut soit lire la suite dans l’ordre, soit aller directement à l’introduction et / ou au sommaire de ce dossier.

De très nombreuses sources d’information concernanthttps://fr.vikidia.org/wiki/ConfuciusConfucius et le confucianisme ont été publiées et elles sont à la disposition des lecteurs intéressés par ce dossier. Pour entrer utilement dans celui-ci, il est vivement conseillé de prendre connaissance au préalable, ou de relire, les fondamentaux indispensables, presque comme des prérequis : en cas de besoin, les contributions d’Anne Cheng sont considérées comme incontournables pour les francophones - Voir en annexe les cours portant sur l’Histoire intellectuelle de la Chine par Anne Cheng (Référence : 109 | 2010 - Annuaire du Collège de France 2008-2009).

« Anne Cheng-Wang (nom en chinois simplifié : 程艾兰 ; chinois traditionnel : 程艾蘭 ; pinyin : Chéng Àilán) est une sinologue et enseignante française née à Paris le 11 juillet 19551,2. Depuis 2008, elle est titulaire de la chaire intitulée « Histoire intellectuelle de la Chine » au Collège de France… - Anne Cheng-Wang est la fille de l’Universitaire et Académicien François Cheng… »

Anne Cheng Mollat.pngAnne Cheng en 2021. Source

Voir aussi : De la place de l’homme dans l’univers : la conception de la triade Ciel-Terre-Homme à la fin de l’antiquité chinoise - [article] Anne Cheng - Extrême-Orient, Extrême-Occident Année 1983 3 pp. 11-22 - Fait partie d’un numéro thématique : le rapport à la nature : notes diversesSource

Autres sources actualisées d’informations sur la Chine disponibles à partir des Vidéos suivantes :

APERÇU1:07:28 Anne Cheng · Peut-on encore penser en Chine ?YouTube· Revue Esprit18 janv. 2022

APERÇU40:54 La Chine est-elle (encore) une civilisation ? - Anne ChengouTube· Collège de France31 janv. 2022

APERÇU33:47 Peut-on parler de « nature humaine » dans la pensée ...YouTube· Collège de France25 janv. 2022

APERÇU53:29 Anne Cheng - Penser en ChineouTube· librairie mollat11 mai 2021

On peut consulter aussi les documents suivants :

Confucius : Maître de sagesse par Martine Fournier - Dans Les Grands Penseurs de l’éducation (2018), pages 11 à 14 - Dès l’Antiquité, Confucius (551-479 av. J.-C.) fut considéré comme « le premier des sages ». Il est devenu aujourd’hui « le modèle des dix mille générations ». Philosophe et responsable politique, il fut aussi un éminent pédagogue dont les valeurs ont modelé le système scolaire de l’empire chinois durant deux millénaires ainsi que celui des pays de culture confucéenne de l’Asie orientale – Corée, Japon, Vietnam…. - Originaire de la principauté de Lu (aujourd’hui Confus), les Chinois l’appelaient Kongzo. Son nom fut latinisé au 16ème siècle par les jésuites missionnaires. Il fut tour à tour un petit employé chargé de l’administration du bétail, préfet et responsable des travaux publics de la ville de Zhongdu, puis ministre de la Sécurité et de la Justice de la principauté de Lu. Plus tard, il parcourut les provinces de Chine avec ses disciples (on lui en attribuait trois mille) et revint finir sa vie dans sa province pour se consacrer à l’écriture et l’enseignement. Il faut cependant rester prudent sur l’histoire souvent quelque peu hagiographique de ce personnage équivalent en Orient à la figure de Jésus ou de Bouddha. Ses dates de naissance et de mort peuvent laisser sceptique, et ses idées nous sont parvenues à travers les paroles recueillies par ses disciples (réunies dans ‘Les Entretiens’) et les interprétations qui en ont été faites par leurs successeurs au fil du temps. Une certaine légende le représente comme un sage lettré, de constitution fragile… - Mis en ligne sur Cairn.info le 28/03/2021 – Source : https://doi.org/10.3917/sh.fourn.2018.01.0011 - https://www.cairn.info/les-grands-penseurs-de-l-education—9782361064655-page-11.htm

« Les ‘Entretiens de Confucius’ (traditionnel : 論語, simplifié : 论语, pinyin : Lúnyǔ, ou plus rarement Lùnyǔ), aussi connus sous le nom d’Analectes, sont une compilation de discours de Confucius (551-479 av. J.-C.) et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux. Écrits durant la période des Printemps et des Automnes jusqu’à la période des Royaumes combattants (de 479 av. J.-C. environ jusqu’en 221 après J.-C.), les Analectes sont l’œuvre représentative du confucianisme et continuent à avoir une grande influence sur le mode de pensée et les valeurs des Chinois et des peuples de l’Asie de l’Est… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Entretiens_de_Confucius

« 论语 Lúnyǔ - Les Entretiens de Confucius, un pilier de la pensée chinoise - Compilation de discours et discussions du sage Confucius, les Entretiens, aussi appelés Analectes ou Lunyu, sont l’ouvrage de base de la pensée confucéenne. Il s’agit aussi du livre qui a le plus influencé la civilisation chinoise...

Les Entretiens de Confucius - Également appelés les Analectes, les Entretiens de Confucius sont une compilation de discours de Confucius et de discussions entre le sage ses disciples, des princes et ministres de son temps. Les sujets abordés sont principalement les questions sur la sagesse et le gouvernement d’un état. Il s’agit incontestablement de l’ouvrage de base du Confucianisme, mais aussi de l’un des textes qui a le plus influencé la pensée chinoise et l’ensemble de l’Extrême Orient. Son influence sur la population mondiale, en termes de nombre d’individus, est comparable à celle des livres saints comme la Bible, le Coran...

Date de création des Entretiens de Confucius - La mise en page des Entretiens de Confucius daterait de la période des Printemps et Automnes jusqu’à la période des Royaumes Combattants. Les textes ont été compilés par les disciples de Confucius, probablement sur deux générations, ce qui représente au total trois quarts de siècles de travail (et sûrement de reprise de corrections et modifications). Il se dit que la version finale viendrait des disciples de l’un des plus proches élèves de Kong Zi : Zeng Zi.

[« Zengzi (曾子, nom de courtoisie Ziyu), né sous le nom de Zeng Shen (曾參) en -505 et décédé à l’âge de 70 ans en -435, est un philosophe chinois et élève de Confucius qui est le premier en Chine à exprimer l’idée que la Terre soit ronde… » - Lire la suite à la source].

Cependant, si les textes ont été achevés vers la période des Royaumes Combattants (Ve siècle-IIIe siècle avant JC), il est impossible de savoir avec précision la date de la première publication. Par la suite, il y eut néanmoins des « rééditions ». A titre d’exemple, sous la dynastie Han, il existait trois versions du Lunyu : les analectes de Lu (鲁论语), Les analectes de Qi (齐论语) et les anciens textes des analectes (古文论语). La version la plus communément acceptée aujourd’hui nous vient de la fin de la période des Hans orientaux : Zhang Yu (张禹), l’un des précepteurs de l’empereur, fusionna les analectes de Lu et de Qi, similaire si ce n’est que Qi possédait deux chapitres en plus.

Le contenu des Entretiens de Confucius - Comme son nom l’indique, le Lunyu se constitue de transcriptions écrites des discours du maître Confucius et de ses entretiens avec ses disciples, et même parfois de discussions entre ses élèves eux-mêmes. À priori, les chapitres ne sont pas organisés selon une logique précise, on pourrait dire qu’ils sont aléatoires. Le texte est loin d’être parfait, avec certaines redites, son manque d’organisation apparente, certains passages peu clairs. Malgré tout, il dégage une grande profondeur grâce à sa source d’inspiration même, Confucius. Le texte des Entretiens met bien en évidence la vie de Kong Zi et sa relation avec ses disciples. Il dégage une grande profondeur spirituelle à travers les propos attribués à Confucius, mais aussi parfois via ceux de ses élèves. C’est pourquoi le Lunyu est largement considéré comme l’oeuvre qui permet de connaître le mieux les enseignements originaux du Confucianisme.

La place des Entretiens de Confucius dans la société chinoise - On présente souvent Confucius et sa pensée comme l’un des éléments les plus importants de la pensée chinoise. Si le Confucianisme est ainsi devenu un pilier de la civilisation chinoise, les Entretiens ont incontestablement été le vecteur qui a permis aux idées de Kong Zi de traverser les âges. Il a fait partie des 4 livres de base de l’enseignement confucéen avec le Mencius ( 孟子, Mèngzǐ), la Grande Étude ( 大学, Dàxué, correspondant à un chapitre du Classique des rites) et l’Invariable Milieu ( 中庸, Zhōngyōng). Pendant deux millénaires, le Lunyu a été une étape incontournable pour les lettrés chinois afin d’obtenir un statut digne de ce nom. L’oeuvre de Confucius était d’ailleurs au centre des examens impériaux nés sous la dynastie Jin, et faire référence au maître dans ses réponses était une quasi-obligation. La tradition ne fut abolie qu’avec l’établissement de la République de Chine. Malgré tout, les textes des Entretiens conservent une place prépondérante dans la société chinoise d’aujourd’hui, si bien que chaque élève chinois est amené à les découvrir un jour ou l’autre à l’école » - Source : https://www.voyage-chine.com/infos-pratiques/croyance-religions-chine/les-entretiens-confucius-pilier-pensee-chinoise

Confucianisme (D’après ‘philomag.com’)

C’est le courant majeur de la pensée chinoise, tiré de l’enseignement de Confucius (551-479 avant J.-C.), qui repose essentiellement sur des préceptes défendant une morale humaniste sans recours à une métaphysique. Art de vivre harmonieusement avec ses semblables fondé sur la maîtrise de soi et sur la piété familiale, le confucianisme a d’abord été développé par les disciples de Confucius (appelés « les douze philosophes ») puis par leurs successeurs, parmi lesquels Mencius (380-289 avant J.-C.), qui fut le premier à exalter la notion de peuple, en l’estimant plus importante que celle de souverain. Véritable doctrine d’État en Chine depuis son adoption sous la dynastie des Han par l’empereur Wudi (156-87 avant J.-C.), le confucianisme intégra progressivement des éléments du bouddhisme comme du taoïsme et se développa dans les pays voisins de la Chine, où il est parfois l’objet d’un culte. Sous la dynastie Song, le néo-confucianisme se distingue par la production d’une cosmologie ignorée des Anciens. Sous celle des Yuan et des Ming, les Quatre Livres écrits par les maîtres du confucianisme deviennent la référence officielle dans les examens impériaux. Leur maîtrise favorise une bureaucratie méritocratique plutôt qu’aristocratique.

Le confucianisme s’est ainsi imposé jusqu’à la révolution de 1911 et a modelé durablement la mentalité culturelle chinoise. Interdit par Mao, il est aujourd’hui réhabilité notamment par la multiplication des Instituts Confucius dans le monde, parce que, pour ses adeptes, il dispense une vision harmonieuse de la société et maintient un lien fort avec la tradition – alors que pour ses détracteurs, il n’est qu’une manière pour le pouvoir actuel de maintenir l’ordre.

En Occident, le confucianisme fut surtout connu à partir du XVIIe siècle, grâce aux missionnaires jésuites qui latinisèrent le nom de Kǒng Fūzǐ et s’adaptèrent si bien à cette doctrine peu religieuse qu’ils furent condamnés par le pape en 1704, ce qui devait clore la « querelle des rites ». Au XXe siècle, Karl Jaspers, lui-même pédagogue réputé, consacra à Confucius, qu’il compare à Bouddha et Jésus, une étude élogieuse. Les travaux de philosophes sinologues comme ceux de François Jullien en France permettent aujourd’hui de mieux connaître sa pensée et son influence au sein de toute la culture orientale… - Source : L’infolettre de Philosophie magazine > https://www.philomag.com/lexique/confucianisme

« Karl Jaspers, né le 23 février 1883 à Oldenbourg et mort le 26 février 1969 à Bâle, est un psychiatre et philosophe germano-suisse représentatif de l’existentialisme. Ses travaux ont eu une grande influence sur la théologie, la psychologie, la psychiatrie et la philosophie. Il obtient la nationalité suisse en 1967… » - Source

« François Jullien, né le 2 juin 1951 à Embrun (Hautes-Alpes)1, est un philosophe, helléniste et sinologue français. Biographie : ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de l’université (1974), François Jullien a ensuite étudié la langue et la pensée chinoise à l’université de Pékin et à l’université de Shanghai (1975–1977). Il a été ensuite responsable de l’antenne française de sinologie à Hong-Kong (1978–1981), puis pensionnaire de la Maison franco-japonaise à Tokyo (1985–1987)2. Il a obtenu un doctorat de 3e cycle en 1978, puis le doctorat d’État en études extrême-orientales en 1983. Il a été successivement président de l’Association française des études chinoises (de 1988 à 1990), directeur de l’UFR Asie orientale de l’université Paris-Diderot (1990–2000), président du Collège international de philosophie (1995–1998), professeur à l’université Paris-Diderot et directeur de l’Institut de la pensée contemporaine3 ainsi que du centre Marcel-Granet4,2. Il a été membre senior de l’Institut universitaire de France de 2001 à 20115… » - Suite à la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Jullien

Si besoin est, pour la chronologie, revoir l’article ‘Larousse’ sur le confucianisme – Plan :

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Préambule

Le coup de pouce pour concrétiser et approfondir un très ancien centre d’intérêt de l’auteur, a été l’inspiration émanant du document ci-après « L’exemplarité, vertu du politique »  : il indique spécialement cette notion de vertu en sociologie et en politique, et montre l’utilité – et son actualité ! - de travailler sur le confucianisme, ainsi que sur les contributions de quelques auteurs historiques et contemporains, avec une comparaison souvent avancée entre la culture chinoise traditionnelle et quelques approches puisées dans la pensée dite occidentale, typique de celle qui a prévalu en Europe au cours de son Histoire …


L’exemplarité, vertu du politique - Samedi 24 septembre 2022 – Enregistrement 3 minutes de ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » Provenant du podcast A la source

A la source

Résumé - Les affaires Quatennens et Bayou ont questionné la notion d’exemplarité en politique. Un fil qui remonte deux chemins, celui de la philosophie politique [une branche de la philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique, à l’État, au gouvernement, à la loi, à la politique, à la paix, à la justice et au bien commun entre autres], et celui des luttes féministes...

[« La philosophie politique est une branche de la philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique, à l’État, au gouvernement, à la loi, à la politique, à la paix, à la justice et au bien commun entre autres. Elle est considérée comme une des branches de la philosophie pratique à côté de la philosophie du droit et de la philosophie morale…] – Source

[Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, sociales et culturelles ayant pour objectif de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes en militant pour les droits des femmes1,2 et ce sur le principe fondamental que les hommes et les femmes sont égaux et doivent être considérés comme tels dans la société3… »- Source

[Féminisme en France : le très long combat pour l’égalité : de la révolutionnaire Olympe de Gouges au raz de marée « Balance ton porc », l’histoire du féminisme français est plurielle, faite de discontinuités, de controverses et de stratégies militantes sans cesse renouvelées … Un gros mot, ou presque. Lorsqu’Alexandre Dumas fils emploie pour la première fois, en 1872, le terme « féministe », c’est dans un pamphlet, afin de ridiculiser les hommes qui souhaitent donner plus de pouvoir aux femmes… – Article de Corinne Soulay – Source : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/11/feminisme-en-france-le-tres-long-combat-pour-legalite ]

Cette semaine avec ‘France Culture’, une notion : l’exemplarité

Deux affaires ont questionné la notion d’exemplarité en politique cette semaine. D’abord l’affaire Adrien Quatennens. Le député de la ‘France Insoumise’ a reconnu avoir « donné une gifle » à son ex-épouse, voulant « faire preuve d’exemplarité en disant la vérité » selon son avocate. Par souci d’exemplarité toujours, il s’est mis en retrait de son poste de coordinateur de la France Insoumise à l’Assemblée Nationale. Quelques jours plus tard, des interrogations à l’égard Julien Bayou ont ressurgi, alors qu’il est l’objet d’une enquête interne au parti écologiste pour des faits lui aussi, de violences sexistes et sexuelles. Dans un souci d’exemplarité, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a décidé de sa mise en retrait de la présidence du groupe au parlement.

Ces deux affaires résonnent l’une avec l’autre dans le temps et dans leur forme. Les deux s’inscrivent dans l’histoire des mouvements féministes et touchent à une notion qui accompagne depuis ses débuts la philosophie politique, vous l’avez dit Quentin : l’exemplarité.

Remontons donc à la source

Et oui, encore une fois, à la Rome Antique. Car le modèle de la République se fonde sur l’exemplarité de ses dirigeants. Elle a même son envers moral et juridique, l’infamie. L’Infamie consiste alors en une proclamation officielle du discrédit d’un individu et ainsi à une diminution de ses droits. C’est l’historien Clément Bur qui en fait le récit dans son Histoire de l’infamie à Rome . Il y raconte notamment que le modèle de l’exemplarité place la vertu individuelle au fondement de l’aptitude à exercer le pouvoir politique.

[Addenda - La Rome antique est à la fois la ville de Rome et l’État qu’elle fonde dans l’Antiquité. L’idée de Rome antique est inséparable de celle de la culture latine. Ce regroupement de villages au VIIIe siècle av. J.-C. parvint à dominer l’ensemble du monde méditerranéen et de l’Europe de l’Ouest du Ier au Ve siècle par la conquête militaire et par l’assimilation des élites locales. Sa domination a laissé d’importantes traces archéologiques et de nombreux témoignages littéraires. Elle façonne encore aujourd’hui l’image de la civilisation occidentale. Durant ces siècles, la civilisation romaine passe d’une royauté à une république oligarchique puis à un empire autocratique. Le tableau d’une ville progressant de manière continue ne correspond pas intégralement à la complexité des faits. Son histoire n’a pas été celle d’une croissance continue : aux progrès (de rythmes très variés) ont succédé des stagnations et parfois même des replis. Mais les Romains sont parvenus à résoudre les difficultés internes nées de la conquête sous la République en transformant leurs institutions républicaines. La fondation de l’Empire par Auguste marque le début d’une période où la conquête romaine atteint les limites du monde connu à l’époque. La civilisation romaine, en partie influencée par les Grecs, influence durablement les régions conquises. À partir du IIIe siècle, le monde romain subit les grandes invasions des Barbares venus de l’Europe du Nord et de l’Asie. Pour leur résister, l’Empire a eu besoin de créer une nouvelle structure bureaucratique et militaire. C’est dans ce cadre que s’opère le brillant renouveau du IVe siècle ainsi que l’établissement du christianisme comme religion d’État. Après la séparation entre l’Orient et l’Occident en 395, de nouvelles invasions mettent fin à l’Empire d’Occident en 476.

En proie à l’instabilité interne et aux attaques de peuples issus de Germanie pour la plupart, la partie occidentale de l’Empire (comprenant l’Hispanie, la Gaule, la Bretagne, l’Afrique du Nord et l’Italie) se scinde en royaumes indépendants à la fin du Ve siècle. La partie orientale de l’Empire, gouvernée à partir de Constantinople (incluant la Grèce, l’Anatolie, la Syrie et l’Égypte) survit à cette crise. Malgré la perte de la Syrie et de l’Égypte, au profit de l’empire arabo-islamique naissant, l’empire d’Orient poursuit son développement, jusqu’à ce qu’il soit finalement détruit par l’Empire ottoman. Cet empire médiéval et chrétien, appelé « Empire romain » par ses habitants, mais que les historiens modernes dénomment généralement « Empire byzantin », est la dernière étape évolutive, sans interruption dans le pouvoir impérial et l’administration de l’Empire romain.

La civilisation romaine est souvent comptabilisée dans l’Antiquité classique avec la Grèce antique, une civilisation qui a inspiré une grande partie de la culture de la Rome antique. Outre son modèle d’exercice du pouvoir, dont on ne compte plus les princes qui ont voulu l’imiter ou s’en sont inspirés, la Rome antique a contribué grandement à l’élaboration du droit, des institutions et des lois, de la guerre, de l’art et la littérature, de l’architecture et la technologie ainsi que des langues dans le monde occidental… » - A suivre sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rome_antique ].

Suite du texte rapporté

Le penseur chinois Confucius ne disait pas autre chose, cinq cents ans avant notre ère : « L’harmonie et la paix dans la société ne peuvent être atteintes que par l’exemplarité de ses dirigeants ». 社会的和谐与和平只能通过其领导人的模范领导来实现

Et cette pensée alimente une bonne partie de la philosophie politique moderne…

Ainsi Machiavel, dans son Discours sur la première Décade de Tito Livio, dresse le lien consubstantiel, indissociable entre de bonnes lois, et de bonnes mœurs. Les bonnes mœurs pour se maintenir ont besoin des lois. Et les lois, à leur tour, pour être observées, ont besoin des bonnes mœurs. C’est peut-être même là pour l’autre du Prince, la source de la fragilité du politique : celle aussi de la chute de Rome.

[Addenda - Nicolas Machiavel (en italien : Niccolò di Bernardo dei Machiavelli) est un humaniste florentin de la Renaissance, né le 3 mai 1469 à Florence, et mort dans cette même ville le 21 juin 1527. Théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre, mais aussi poète et dramaturge, il a été pendant quatorze ans fonctionnaire de la République florentine pour laquelle il a effectué plusieurs missions diplomatiques, notamment auprès de la papauté et de la cour de France. Durant toutes ces années, il observe de près la mécanique du pouvoir et le jeu des ambitions concurrentes. Machiavel est à ce titre, avec Thucydide, l’un des fondateurs du courant réaliste en politique internationale. Deux livres majeurs ont surtout assuré la célébrité de ce Florentin : Le Prince et Discours sur la première décade de Tite-Live. Philosophe politique de première importance, il est l’un des fondateurs de la politique moderne et ses écrits inspireront plusieurs grands théoriciens de l’État, notamment Jean Bodin, Thomas Hobbes et John Locke, ainsi qu’un renouveau d’intérêt pour la notion de conscription, très prégnante durant la République romaine. Sa volonté de séparer la politique de la morale et de la religion marque également profondément la philosophie politique. C’est sur ce point d’ailleurs que les interprétations de la pensée de Machiavel diffèrent le plus. Pour Leo Strauss, la rupture entre politique et morale trace la frontière entre la philosophie politique classique et la philosophie politique moderne, laquelle prendra son essor lorsque Thomas Hobbes adoucira la radicalité machiavélienne. Strauss s’inscrit à la suite du huguenot Innocent Gentillet et voit Machiavel comme « un enseignant du mal » : c’est tout le thème du machiavélisme vu comme volonté de tromper, leçon de cynisme et d’immoralisme. Pour d’autres, tel Benedetto Croce, Machiavel est un réaliste qui distingue faits politiques et valeurs morales et pour qui, selon la distinction proposée par Max Weber, toute action politique met les hommes d’État face à un conflit entre éthique de la responsabilité et éthique de la conviction. C’est également dans cette optique que Machiavel est vu comme un précurseur de Francis Bacon, de l’empirisme et de la science basée sur des faits. La politique chez lui se caractérise par le mouvement, les ruptures violentes et le conflit. Si le recours à la force est une possibilité clairement admise, la politique requiert également des capacités rhétoriques de façon à convaincre les autres. Enfin, elle exige que les hommes politiques recourent à la virtù, un des concepts clés de sa pensée, qui désigne l’habileté, la puissance individuelle et le flair, permettant de passer outre à la force aveugle de la mauvaise fortune et d’innover afin que l’État puisse faire face aux défis qui se présentent. Ici deux traditions d’interprétation s’opposent : ceux qui insistent, tel Nietzsche, sur le caractère aristocratique de l’homme d’État machiavélien et ceux qui, au contraire, mettent en avant le fait que, dans une république où chacun a la liberté de participer au politique, il se trouvera nombre d’hommes disposant de la virtù nécessaire pour faire face aux défis à relever. Dans les Discours sur la première décade de Tite-Live se fait jour le républicanisme de Machiavel. Celui-ci inspirera le républicanisme des révolutions anglaises du XVIIe siècle ainsi que les formes de républicanisme qui émergeront à la suite de la Révolution française et de la révolution américaine. Loin de voir un modèle à imiter dans le Prince de Machiavel, Jean-Jacques Rousseau y voit une satire de la tyrannie qui rend d’autant plus nécessaire l’établissement d’une république. L’interprétation républicaine de Machiavel connaît un nouvel essor à la fin du XXe siècle avec notamment les travaux de John Greville Agard Pocock et de Quentin Skinner. À l’encontre de cette interprétation positive, la pensée de Machiavel a été mise en cause dans le déclenchement des deux guerres mondiales et la montée des totalitarismes. La grande diversité d’interprétations de Machiavel vient, selon Charles Benoist, de ce qu’il existe au moins quatre types de machiavélisme : celui de Machiavel, celui de ses disciples, celui de ses adversaires et celui des gens qui ne l’ont jamais lu… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Machiavel ]

Suite du document ‘France Culture’

Chez Montesquieu cette vertu morale se transforme en vertu politique. Il faut renoncer à son intérêt personnel pour poursuivre le bien commun, c’est la finalité des règles d’exemplarités, inciter les gouvernants au nom de l’intérêt général. Au nom de l’amour de l’égalité. Les déclarations de patrimoine est un exemple parmi d’autre de cette trajectoire de l’exemplarité en politique. Exemplarité qui donne lieu à de nombreux slogans : pensez par exemple à la “République exemplaire” de François Hollande. ..

[Addenda – Montesquieu : Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 à Paris. Jeune homme passionné par les sciences, plein d’esprit, Montesquieu publie anonymement les Lettres persanes (1721), un roman épistolaire qui fait la satire amusée de la société française de la Régence, vue par des Persans fictifs. Le roman met en cause les différents systèmes politiques et sociaux, y compris celui des Persans. Il voyage ensuite en Europe et séjourne plus d’un an en Angleterre où il observe la monarchie constitutionnelle et parlementaire qui a remplacé la monarchie autocratique. De retour dans son château de La Brède au sud de Bordeaux, il se consacre à ses grands ouvrages qui associent histoire et philosophie politique : Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) et De l’Esprit des lois (1748), dans lequel il développe sa réflexion sur la répartition des fonctions de l’État entre ses différentes composantes, appelée postérieurement « principe de séparation des pouvoirs ». Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l’un des penseurs de l’organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes et politiquement libérales s’appuient. Ses conceptions — notamment en matière de séparation des pouvoirs — ont contribué à définir le principe des démocraties occidentales… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu ].

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Mais alors que viennent faire les récentes affaires touchant à des violences conjugales et visant des élus de la République dans cette longue histoire de la vertu en politique.

Il faut effectivement, remonter une seconde source. Celle des luttes féministes et d’un slogan bien connu : ’Le privé est politique’. Nous sommes à la fin des années 1960, dans ce qui a été décrit comme la seconde vague féministe, qui entend remettre en cause la structure patriarcal de la famille et les aliénations qui en découlent.

Dans son essai ‘Le personnel est politique’, la militante féministe Carol Hanisch exprime l’idée répandue aujourd’hui selon laquelle les questions de genre, de la division des taches dans le foyer ou des questions sexuelles étaient avant tout des questions d’ordre politique. C’est donc de manière politique, explique-t-elle, qu’il faut résoudre les problèmes privés. Et le privé n’a pas à être un lieu de violence.

[Addenda - « Carol Hanisch (née en 1942) est une militante féministe radicale. Elle a été un membre important des New York Radical Women et des Redstockings. Elle est surtout connue pour avoir popularisé l’expression ’le personnel est politique’ dans un essai du même nom publié en 1970[1]. Cependant, Hanisch n’assume pas la responsabilité de l’expression, déclarant dans son essai mis à jour en 2006, avec une nouvelle introduction, qu’elle ne l’a pas nommée ainsi, ni même utilisée dans l’essai. Elle affirme plutôt que le titre a été choisi par les éditeurs de Notes from the Second Year : Women’s Liberation (où il a été publié), Shulamith F.irestone et Anne Koedt. Elle a également conçu la protestation de Miss America en 1968 et a été l’une des quatre femmes qui ont accroché une bannière de libération des femmes au-dessus du balcon du concours de Miss America, perturbant ainsi les débats [2]… » - Traduction de Jacques Hallard – Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Carol_Hanisch ]

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Octobre 2017, ‘Metoo’ renverse la table sur les réseaux sociaux. En encourageant la parole et l’écoute des victimes d’agressions et de violences, en les rendant injustifiables par ce simple “moi aussi”, le mouvement Metoo lie les questions privé/public et exemplarité dans le travail, ou en politique.

[Addenda - « Le mouvement #MeToo (ou mouvement Me Toon 1) est un mouvement social encourageant la prise de parole des femmes, dans le but de faire savoir que le viol et les agressions sexuelles sont plus courants que ce qui est souvent supposé, et de permettre aux victimes de s’exprimer sur le sujet. Il a débuté en 2007 et est particulièrement connu depuis octobre 2017 à la suite de l’affaire Weinstein. Bien que le mouvement #MeToo soit mondial, il existe des variantes locales du hashtag, selon les langues et la culture. Ce mouvement est parfois désigné par d’autres noms suivant les pays, généralement en traduisant l’expression dans la langue nationale, comme #MoiAussi au Québec, et parfois en créant une nouvelle expression comme #BalanceTonPorc en France… -

Photo - « Une manifestante brandissant un panneau arborant le hashtag #MeToo, à la marche des femmes de New York, en janvier 2018. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_MeToo ].

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Nous y voilà, Les affaires Quatennens et Bayou nous informent à la fois sur la métamorphose politique des violences conjugales et sur le cadre contemporain de l’exemplarité.

Thèmes associés - Société Identités – Genres Égalité femmes-hommes Violences faites aux femmes Adrien Quatennens Julien Bayou

L’équipe - Mattéo Caranta

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Quelques définitions préalables sur la gouvernance et sur la culture chinoise à propos du confucianisme

Tout d’abord, à propos de la bonne gouvernance et des droits de l’homme actualisés selon les Nations Unies et du gouvernement des populations en général

La gouvernance fait référence à l’ensemble des processus de gouvernement, aux institutions et aux processus et pratiques en matière de prise de décision et de réglementation concernant les questions d’intérêt commun. La bonne gouvernance ajoute une dimension normative ou une dimension d’évaluation au processus de gouvernement. Du point de vue des droits de l’homme, elle fait avant tout référence au processus par lequel les institutions publiques conduisent des affaires publiques, gèrent des ressources publiques et garantissent la réalisation des droits de l’homme.

Bien qu’il n’existe pas de définition internationalement reconnue de ce qu’on appelle la bonne gouvernance, celle-ci peut couvrir les thèmes suivants : le plein respect des droits de l’homme ; l’état de droit ; la participation effective ; les partenariats multipartites ; le pluralisme politique ; la transparence et l’application du principe de responsabilité dans les procédures et dans les activités des institutions ; l’efficience et l’efficacité du secteur public ; la légitimité ; l’accès à la connaissance, à l’information et à l’éducation ; la disponibilité de moyens d’action politique ; l’équité ; la viabilité ; des attitudes et des valeurs qui favorisent la responsabilité, la solidarité et la tolérance.

En résumé, la bonne gouvernance est liée aux processus et résultats politiques et institutionnels nécessaires pour atteindre les objectifs de développement. Le véritable test d’une bonne gouvernance est la mesure dans laquelle elle tient ses promesses en matière de droits de l’homme : droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. La question clé est la suivante : les institutions de gouvernance garantissent-elles de manière efficace le droit à la santé, à un logement convenable, à une alimentation suffisante, à une éducation de qualité, à une justice équitable et à la sécurité de la personne ? – Voir la suite : Piliers de la bonne gouvernance > sur ce site : https://www.ohchr.org/fr/good-governance/about-good-governance

Contributions de la PGDV au rapport des Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur le COVID-19 et les droits humains - Right to the city

Approches occidentales :

Définition de la Gouvernance selon le ‘Laboratoire de l’économie sociale et solidaire’  : « La gouvernance est l’ensemble des règles et méthodes organisant la réflexion, la décision et le contrôle de l’application des décisions au sein d’un corps social. La gouvernance évoque souvent le « bon gouvernement » et donc des pratiques participatives et inclusives. La gouvernance renvoie aux sphères économiques, sociales, politiques, etc… » - Source : https://www.lelabo-ess.org/gouvernance

Gouvernance : définition, objectifs, principes, volet social et sociétal – Document ‘youmatter.world/fr’ - Dernière modification le 21 Mai 2021 - Comment définir la gouvernance ? Quels en sont les objectifs et les principes ? Comment la gouvernance des entreprises intègre-t-elle les stratégies RSE ?

Définition générale de la gouvernance - De l’anglais governance, le terme « gouvernance » désigne un ensemble de décisions, de règles et de pratiques visant à assurer le fonctionnement optimal d’une organisation, ainsi que les organes structurels chargés de formuler ces décisions, règles et pratiques, de les mettre en œuvre et d’en assurer le contrôle. Le concept de gouvernance s’applique à tous les niveaux d’organisation : privé et public, local, régional, national, international, mondial…

Définition de la gouvernance d’entreprise - Appliquée au monde de l’entreprise, la notion de gouvernance regroupe les modalités de décision, planification, gestion et contrôle. La gouvernance d’entreprise s’appuie sur une articulation des pôles de décision (actionnaires, dirigeants…) formalisée par l’interaction des parties prenantes au sein des différentes instances (directoire, conseil d’administration, conseil de surveillance…).

Les objectifs et les principes de la gouvernance - Le concept de « bonne gouvernance » est né des sciences économiques et administratives anglo-saxonnes. Il s’est imposé au cours des années 1990, sous l’égide de la Banque Mondiale, en tant que vecteur indispensable d’une politique de développement cohérente et efficace.
Quel que soit le domaine d’application, les objectifs de la gouvernance, en synergie et en complémentarité, sont les suivants :

  • définition d’une stratégie et des moyens de sa mise en œuvre ;
  • identification des risques, mise en place et évaluation de leur gestion ;
  • utilisation des ressources en responsabilité ;
  • respect des intérêts des parties prenantes et prise en compte de leurs points de vue dans la conduite des stratégies ;
  • évaluation du niveau de réalisation des objectifs et correctifs éventuels pour y parvenir.
    Les principes - Afin de mettre en œuvre une juste répartition des obligations et des droits des différentes parties prenantes dans ses procédures, une bonne gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux : Responsabilité – Transparence - État de droit - Participation

Gouvernance d’entreprise et RSE - De plus en plus, les démarches de responsabilité sociale/sociétale des entreprises (RSE) deviennent une composante à part entière des stratégies de gouvernance. En effet, leur impact sur le bien-être au travail influe directement sur le niveau global de performance économique, dans des proportions qui sont aujourd’hui clairement établies. Conditions de travail améliorées, prise en compte des enjeux éthiques (sociaux et environnementaux), rapports basés sur l’échange et la concertation, sont autant d’éléments qui conduisent à une plus forte implication des collaborateurs et des autres parties prenantes. En intégrant pleinement ces données à leur management, les entreprises mettent en place une dynamique vertueuse aux effets incontestables, tant sur le plan des résultats que de l’image de marque.

Dans ce monde complexe qui se dessine devant nous… …nous sommes plus que jamais déterminés à décrypter et analyser tous les grands phénomènes qui agitent nos sociétés. A mettre sur le devant de la scène de l’information ‘fact-checkée, basée sur la science, sans a priori et sans concession. A fournir aux citoyens de meilleures clefs de compréhension et d’action dans un monde en transition… Pour fournir une information indépendante, de qualité, disponible au plus grand nombre et sans publicité pour le nouveau 4×4, nous pensons que l’information doit être libre. Mais cela ne peut se faire sans vous.

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Source : https://youmatter.world/fr/definition/gouvernance-definition-objectifs-principes-volet-social-et-societal/

Voir également :

Le concept de gouvernance par John Pitseys - Dans Revue interdisciplinaire d’études juridiques 2010/2 (Volume 65), pages 207 à 228

La gouvernance comme nouvelle forme de contrôle social - Dany-Robert Dufour - Dans Connexions 2009/1 (n° 91), pages 41 à 54 – « Depuis quelques années, nous assistons sinon à l’abandon, du moins à une certaine désuétude, progressive, du terme moderne de gouvernement au profit de celui, postmoderne, de gouvernance. Bien loin de forcer le trait en mettant ainsi d’un côté modernité avec gouvernement, et postmodernité avec gouvernance de l’autre, je ne fais que reprendre un usage devenu officiel. Il suffit pour s’en convaincre d’aller sur le ‘siteportail’ de l’Union européenne. On peut en effet lire, dans le préambule de l’article « gouvernance », que « [c]e terme correspond à la forme dite postmoderne des organisations économiques et politiques  [1] ». Dont acte. D’ailleurs l’Union européenne a adopté en juillet 2001 Le Livre blanc de la gouvernance européenne. Nous sommes donc bien ici, avec ce terme de « gouvernance » au cœur de la conception politique post-moderne telle qu’elle tente de s’imposer au détriment des approches politiques modernes. Les notions de « gouvernement » et de « gouvernance » tendent donc à s’opposer : le terme « gouvernement » est réservé à l’ancien pouvoir hiérarchique, à l’autorité de l’État et aux conceptions centralistes alors que la « gouvernance » suggère une nouvelle modalité, horizontale, de gestion du pouvoir. C’est cet usage flatteur, semblant procéder d’un approfondissement de la démocratie, que je voudrais interroger, en vue de montrer qu’il cache de toutes nouvelles formes de contrôle social. Voici donc mon programme : dans un premier temps, je me livrerai à une déconstruction de la notion de gouvernance et, dans un second temps, j’essaierai de montrer, d’un point de vue philosophique, ce qui oppose ces deux concepts… » - Lire en totalité sur ce site : https://www.cairn.info/revue-connexions-2009-1-page-41.htm

Introduction : Le terme de gouvernance est à la mode. Article ‘cairn.info’

« Et pourquoi s’en étonner ? La gouvernance désigne un concept commode. Une idée descriptive de la réalité, mais aussi un idéal normatif associé à la transparence, à l’éthique, à l’efficacité de l’action publique. La gouvernance devient dès lors un mot-talisman paré de tous les fantasmes associés à l’action publique, tout en revêtant le vocabulaire rassurant de l’objectivité technique. Le mot « gouvernance » fait sérieux tout en promettant des lendemains qui chantent aux théoriciens de l’action publique. Ce faisant, le discours de la gouvernance fait l’objet d’une double confusion. La première tient aux vertus qui lui sont associées, la seconde aux défauts qui lui sont imputés.

D’une part, la gouvernance est associée à tout et n’importe quoi. La gouvernance recouvre à la fois l’éthique en politique, le contrôle des représentants politiques, la réforme des institutions internationales, les accords public-privé, la réforme du management des entreprises publiques, etc. Le terme de « bonne gouvernance » – ou ailleurs, de « goed bestuur » – désigne une pierre philosophale miraculeusement plastique sur laquelle peuvent se plaquer les idéaux les plus contradictoires.

D’autre part, les critiques du discours de la gouvernance souffrent également de l’inflation du concept. La gouvernance devient une sorte de bibendum sur lequel se projettent toutes les critiques possibles du « système » – quelle que soit la nature du système en question. Elle est le symbole de l’antiétatisme néo-libéral – « plus de gouvernement, mais de la gouvernance » –, d’une pensée managériale insidieuse, du capitalisme techniciste.

Certaines de ces critiques ne sont pas sans fondement, et il est vrai que la gouvernance représente davantage une manière de penser l’action publique qu’un dispositif précis. Nous voulions néanmoins consacrer ces quelques pages à approcher les conditions d’émergence du concept et ses caractéristiques générales. La première partie de cette courte analyse décrira les raisons pour lesquelles la gouvernance est apparue comme une idée nécessaire pour répondre aux insuffisances de la théorie moderne de l’État. La seconde partie de cette analyse définira quant à elle la gouvernance comme une technique de gestion sociale visant à produire des règles collectives à partir de l’orientation des conduites des acteurs plutôt que par des normes commandant et sanctionnant directement leurs comportements. Nous terminerons cette note en suggérant le rapport qu’entretiennent les concepts de gouvernance et de transparence, dont un examen plus approfondi pourra faire l’objet d’un prochain texte. Les pages qui suivent se donnent donc une fonction bien modeste. Elles visent seulement, avant tout commentaire normatif ou politique, à clarifier le concept de gouvernance…

Source de l’article complet : https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2010-2-page-207.htm - https://doi.org/10.3917/riej.065.0207 - © Cairn.info 2022

Gouvernement - Un gouvernement est une institution politique qui exerce le pouvoir exécutif du pays, mais dans certains contextes, c’est l’ensemble des institutions qui ont un pouvoir. Dans un régime parlementaire, le gouvernement est responsable politiquement devant le Parlement ; dans un régime présidentiel, le gouvernement n’est responsable que devant le chef de l’État. Le gouvernement décide et entreprend les actions nécessaires à la conduite de l’État. Étymologie : le terme de gouvernement apparaît au XIIe siècle, à partir du verbe gouverner avec le suffixe nominal -ment, qui venait lui-même du latin gubernare et est apparenté ou emprunté au grec ancien κυβερνάω, kybernáô « tenir le gouvernail »2… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement

Traditionnellement, dans les pays démocratiques, l’exercice de gouvernement se traduit par la préparation et la prise de décisions puis par leur mise en œuvre. L’essentiel de l’attention dans le débat démocratique porte sur le mode de prise de décision. Il met l’accent sur la décision prise par l’autorité politique…

Leadership – Sens 1 – C’est un anglicisme qui signifiefonction, position du leader’ ; le terme désigne donc l’influence d’un individu sur un groupe. Exemple : La notion de leadership n’inclut pas celle d’autorité abusive, il s’agit d’une personne, qui domine en qualité les autres dans son domaine. Synonyme : direction, dirigeant, patron - Contraire : indépendance, horizontalité - Sens 2 - En management, le leadership est la capacité à mobiliser les ressources des collaborateurs pour atteindre les objectifs fixés. Exemple : Le leadership est un concept central dans le management d’entreprise. Synonyme : commandement, exemple, direction - Contraire : indépendance, horizontalitéSource

Approches chinoises :

Le ciel, la terre et l’homme dans la culture chinoise (selon Universalis)

Aussi loin qu’on remonte dans le passé, le consensus sinicus tient l’univers pour un immense organisme auquel il est insensé de chercher une origine et une cause, une forme et des limites, un sens et une fin. En un mot, il ne s’inquiète point de ne pas le comprendre. Que l’homme assiste et participe à l’existence transitoire des « dix mille choses » n’entraîne pas la supposition qu’il faille y comprendre quelque chose, ni même qu’il y ait quelque chose à comprendre.

Par-là s’explique chez les Chinois l’absence de religiosité, leur prudence et leur modestie devant le spectacle de la nature et le peu de développement des sciences positives jusqu’au 20ème siècle. Pourtant, curieux à l’extrême, s’ils ne s’attachent pas à découvrir ce que sont et comment sont les choses, ils s’efforcent d’observer ces choses tandis qu’elles vont, se font et se défont.

Il s’agit de montrer, nullement de démontrer ; de laisser paraître, puis de classer des phénomènes, insignifiants par eux-mêmes, mais qui ressortissent à des cycles, à des alternances et à des rythmes, à des associations, à des correspondances organisées par une double numérologie (dénaire et duodénaire).

Ces relations et ces variations, loin d’être abstraites, sont pour les Chinois la réalité même, rendue évidente à travers l’infinité d’exemples qui la manifestent. À la voir appliquée à des objets dotés de si peu d’autonomie, on s’étonnerait à tort de ce qui fut une véritable passion classificatrice propre au goût chinois : classer n’est là qu’une démarche pratique, voire commode. Nous sommes dans le domaine de l’utilité, de l’habileté, non dans celui de la science. Il est question d’ordonnancement et d’accords, pas du tout de taxonomie. Rien ne saurait échapper à l’ordonnancement : le ciel, la terre, les hommes et l’empereur, les orients et les saisons, la naissance et la mort ; tout est justiciable de cette physiologie cosmique marquetée non pas d’étiquettes mais d’innombrables flèches.

La pensée chinoise, d’une cohérence unique dans l’histoire du monde, n’a connu à cet égard, jusqu’au 20ème siècle, d’autres divergences que celles qui résultaient du maniement des flèches.

Une telle manière de voir est commune au taoïsme et au confucianisme, et même à la forme du bouddhisme mahayaniste la mieux assimilée à la Chine : le Chan. [(Religion) École bouddhique en Chine. Le chan fut introduit en Chine depuis l’Inde, comme le bouddhisme originel].

La pensée chinoise est millénaire et traditionnelle. Les vestiges qui témoignent de cette tradition (bronzes par exemple), toujours par lueurs allusives et désignations cryptiques susceptibles de multiples interprétations, sont antérieurs aux œuvres les plus anciennes de la littérature.

Sous le ciel, tian, et au sein de celui-ci, la terre, di, qui, pour l’homme, se présente comme centre de toute référence, puisque séjour et repère. Il faut entendre ces termes dans leur valeur emblématique : le ciel, figuré par une coupe ou un cercle – c’est ce qui enveloppe – contient, dépasse les êtres perceptibles, et, en quelque sorte, les nourrit de l’énergie, qi, partout régnante, qui fait naître, croître, transforme et se transforme ; tantôt subtile et sans support matériel, tantôt sensible dans les corps graves.

L’échange est permanent entre le ciel et la terre, à laquelle appartiennent choses animées et inanimées.

Sous tian et sur di, figuré par un carré, ren : l’homme, produit et témoin de l’un et de l’autre, mais qui n’occupe pas pour autant une position particulièrement remarquable. Point de frontières à cet univers, à cet organisme où l’Homme est régi, à l’intérieur de son corps, par le même ordonnancement, li, qui convient à l’extérieur ; dans lequel, littéralement, il trempe, et qu’il subit…. - La suite de l’article réservé aux abonnées est à lire à partir de ce site : https://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-la-pensee-chinoise/1-le-ciel-la-terre-et-l-homme/

[Addenda – Selon des sources Wikipédia :

Tiān (), un caractère chinois - En Chine, dans la croyance taoïste, 天 (tian), ce qui signifie ciel, est associé à la lumière 

De (chinois traditionnel : 德 ; pinyin :  ; Wade : te) est un terme ayant différentes significations selon les philosophies et les époques. Dans le taoïsme, il peut se traduire par vertu, moralité ou énergie. Le Tao est le créateur du Te1. En chinois daode (道德, dàodé, « voie de la vertu ») est la moralité.

Ren (chinois : 仁 ; pinyin : rén ; wade-giles : jen) est un concept essentiel de l’éthique du confucianisme qui peut être traduit par « bienveillance  »1. C’est une vertu d’humanité, de mansuétude, recherchée par l’homme de bien (junzi), qui se réfère au bien qu’un homme peut faire à un autre. La pratique du ren a pour norme li, la moralité2.

Li (chinois : 禮 ; pinyin : ) est un concept du confucianisme qui peut être traduit par « rites, moralité »1. C’est l’ensemble des convenances qui régissent les rapports entre les individus, ainsi que le déroulement des cérémonies. Li permet à la vertu de bienfaisance (ren) de s’exprimer1. C’est un concept complexe qui peut se définir comme l’harmonie entre l’homme et l’ordre général du monde dans tous les aspects de la vie, depuis l’observation des rites religieux gouvernementaux et familiaux jusqu’aux règles de comportement de vie en société. Le li guide l’homme dans ses devoirs aussi bien envers les autres hommes (respect, tolérance, pardon, fidélité, dévouement, confiance, contrôle de soi) qu’envers les êtres spirituels supérieurs (le culte rendu aux divinités et aux ancêtres)2 - Le Livres des Rites (Liji) donne une présentation du concept…].

CIEL, TERRE, HOMME - Shiatsu Alsace

https://acutchi.com/wp-content/uploads/2020/03/mencius-logo.jpg

Pour de détails, on peut consulter ceci : https://acutchi.com/mencius/

Sur le même sujet, voir également :

De la place de l’homme dans l’univers : la conception de la triade Ciel-Terre-Homme à la fin de l’antiquité chinoise - Anne Cheng Extrême-Orient, Extrême-Occident - Année 1983 3 pp. 11-22 - Fait partie d’un numéro thématique : le rapport à la nature : notes diverses– Source : https://www.persee.fr/doc/oroc_0754-5010_1983_num_3_3_893

Etude (xue /xué)  : étudier est une des activités vigoureusement recommandées par Confucius.ne suffit pas. Acquérir un savoir livresque ne suffit pas. Etudier, pour le Maître, est une notion élargie vers la connaissance, léguée par les Anciens, de la tradition,(dont les Rites). Etudier signifie aussi la mise en pratique de ces notions. Source : 儒家智慧之书》‘Le livre de la sagesse de Confucius’ traduit et présenté par Eulalie Steens, Editions du Rocher, 1996.

Rites 仪式 (yí shì)  : les Rites sont indissociables du rituel religieux : sacrifices, culte des Ancêtres, etc… Confucius étant là, à tout instant de la vie civile. Observer les Rites dans la vie quotidienne est un gage de bonne relation sociale, de tenue extérieure, de politesse. Au temps de Confucius, bon nombre de rites étaient tombés en désuétude. Le Maître effectua des recherches historiques afin de retrouver ces Rites appliqués durant le règne des Sages-Rois d’un lointain ‘Age d’Or’. Il s’en fit le chantre. Toutefois, il ne s’agit jamais d’appliquer ces Rites sans en comprendre le sens : le fond d’abord, la forme ensuite. Source : 儒家智慧之书》‘Le livre de la sagesse de Confucius’ traduit et présenté par Eulalie Steens, Editions du Rocher, 1996.

Vertu 德行 (De) (chinois traditionnel : 德 ; pinyin :  ; Wade : te) est un terme ayant différentes significations selon les philosophies et les époques. Dans le taoïsme, il peut se traduire par vertu, moralité ou énergie. Le Tao est le créateur du Te1. En chinois, daode (道德, dàodé, « voie de la vertu ») est la moralité… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/De_(chinois)

Vertu  : ne doit pas être compris au sens occidental du terme en tant que contraire du vice. La vertu à laquelle se réfère Confucius est une qualité que possède notamment le souverain parfait. Par son attitude exemplaire, la Vertu de chef de l’état rayonne sur ses sujets, assurant ainsi la prospérité et le bien être de son royaume. Source : 儒家智慧之书》‘Le livre de la sagesse de Confucius’ traduit et présenté par Eulalie Steens, Editions du Rocher, 1996.

Bénévolence, bienveillance et synonymes : compassion, complaisance, cordialité

Définition vieillie en Occident - Bénévolence : disposition à tolérer, à vouloir le bien d’autrui avec la volonté de le rendre heureux. >

Ren (chinois : 仁 ; pinyin : rén ; wade-giles : jen) est un concept essentiel de l’éthique du confucianisme qui peut être traduit par « bienveillance ». C’est une vertu d’humanité, de mansuétude, recherchée par l’homme de bien (junzi), qui se réfère au bien qu’un homme peut faire à un autre.

Ren (chinois : 仁 ; pinyin : rén ; wade-giles : jen) est un concept essentiel de l’éthique du confucianisme qui peut être traduit par « bienveillance »1. C’est une vertu d’humanité, de mansuétude, recherchée par l’homme de bien (junzi), qui se réfère au bien qu’un homme peut faire à un autre. La pratique du ren a pour norme li, la moralité2. Les composantes du ren concernent les relations de l’homme confucéen : parents, souverain, amis. La piété filiale y est considérée comme le ciment des rapports sociaux et hiérarchiques : « Être bon fils, être simplement bon fils et bon frère, c’est déjà prendre part au gouvernement ». (Entretiens, II, 21). Le ren est donc essentiellement relationnel. Le caractère chinois se compose de deux éléments : « homme » et « deux ». Quatre éléments fondamentaux constituent le ren :

  • deux vertus d’honnêteté : zhong, la loyauté envers soi-même et les autres, et xin, la fidélité à la parole donnée qui rend un homme digne de confiance. C’est une forme de loyauté où la parole n’a de valeur que si elle s’accompagne de l’action qui y correspond.
  • deux qualités sans lesquelles l’homme ne saurait assumer de responsabilités politiques : zhi, le discernement et yong, le courage. Le discernement permet de prendre les décisions judicieuses, le courage doit être tempéré par les

Courage

Ce que disent les anciens chinois à propos du ’Courage’ – Document © Chine Informations, La Rédaction - Confucius disait ’Un homme bienveillant ne s’inquiète pas, un érudit n’est pas embarrassé et un homme courageux n’a pas peur.’ Mais le courage ne signifie pas être obstinément insouciant ou combatif. Le ’Courage’ est plutôt lié à la ’cultivation’ de la vertu et de la moralité. Confucius a reconnu que son disciple Zilu était assez courageux, mais il lui a conseillé de toujours garder le sens de la justice, main dans la main avec le courage. La bravoure n’a pas de valeur sans le sens de la droiture. Oublier la droiture en faveur du profit ou ne rien faire alors que la justice le voudrait ne peut pas être appelé le véritable courage. Le courage qui se conforme à la moralité a toujours été une vertu hautement recommandée dans la culture traditionnelle chinoise. Shijing (Le livre des Odes), Daya (Les grandes Odes) et Shumin (Les gens ordinaires) affirment ’Ne pas consommer le doux, ne pas recracher le difficile, ne pas tourmenter les faibles et les sans défense et ne pas avoir peur des despotes et des gens de pouvoir. ’ [Traduction non officielle]. Ce poème a été composé pour vanter et accompagner à la bataille le fameux général Zhong Shanfu de la dynastie Xizhou. L’idée générale du poème est qu’on ne doit pas être facilement tenté par les choses douces et tendres, non plus rejeter les choses difficiles, ni intimider les faibles et être intimidés par les forts. Le poème bénit le général, clamant qu’il n’échouera pas à faire appliquer le décret impérial, qu’il parviendra à arranger les discussions entre les seigneurs de la guerre et qu’il apportera le confort au peuple. Cela exprime de l’admiration pour une grande moralité et pour le courage de s’abstenir de bafouer et de faire pression sur le modeste et le faible tout en ne craignant ni le danger ni les puissants. Dans les annales de Aigong du livre Zuo Zhuan, 16e commentaire, ’Le courage est dirigé par la droiture” signifie que ce n’est qu’en adhérant à la moralité et à la droiture qu’on peut parler de courage. Le ”courage” doit être basé sur ”la compassion et la droiture”

Confucius parle souvent de la question du courage. Il disait, ’Un homme bienveillant ne s’inquiète pas, un érudit n’est pas embarrassé et un homme courageux n’a pas peur.’ (’Lun Yu’ – [Les entretiens de Confucius] – Xianwen [Questions fondamentales]). D’après Confucius, il existe trois qualités qu’un homme bon doit posséder et qui sont également l’état humain parfait. Une personne bienveillante et morale va traiter les autres avec gentillesse et générosité ; c’est pourquoi elle ne connaît pas l’inquiétude. Une personne avisée peut distinguer le bien du mal, elle ne sera donc pas embarrassée. Quelqu’un de courageux n’aura pas peur de faire face à des calamités, donc il n’a rien à craindre. Quelqu’un possédant simplement une seule de ses qualités est déjà difficile à trouver, mais il est encore plus difficile de trouver quelqu’un qui possède les trois. Confucius disait avec candeur qu’il ne pouvait pas non plus accomplir les trois. Mais son disciple Zi Gong disait ’Maître parle de lui-même’, ce qui voulait dire que c’était seulement la description que Confucius faisait de lui-même. Dans l’esprit de son disciple, Confucius était l’incarnation de la bienveillance, de la sagesse et du courage. S’il ne possédait pas ses trois qualités, qui les possédait ?

Confucius disait également ’ Une personne bienveillante à certainement du courage, mais une personne courageuse n’est pas nécessairement bienveillante’ (’Lun Yu - Xianwen’). Cette déclaration exprime la relation entre ’la bienveillance’ et ’le courage’. Une personne bienveillante sera sûrement courageuse pour une cause juste, sacrifiant même sa vie pour cela et c’est cela le vrai courage. Certaines personnes peuvent sembler très courageuses, mais pas dans le but de chercher la justice. Cela peut se réduire à un éclat émotionnel, pas nécessairement avec le cœur de prendre soin des autres et la gentillesse.

Confucius disait encore, ’Celui qui n’agit pas pour une juste cause, lors d’une confrontation, n’a pas ce qu’on appelle du courage ’ (’Lun Yu - Weizheng’ [Pour le gouvernement]) Lorsqu’une personne ose ne pas faire face au défi qui lui était destiné c’est un signe de lâcheté. Cette affirmation illustre la relation entre la droiture et le courage. Ne rien faire pour une cause juste n’est pas seulement un signe de lâcheté, c’est également une grande honte. Faire face aux défis avec noblesse et pour une juste cause est un comportement qui est beaucoup admiré dans la culture traditionnelle chinoise.

En fait le courage tel qu’en parle les anciens chinois est proche de la morale et de l’éthique (ou étiquette). Dans son Dialogue de Li Hou l’auteur célèbre Su Shi de la dynastie des Song a critiqué le genre de bêtise qui pousse à se bagarrer dans un excès de rage. Il fait les louanges de ceux qui avec des aspirations visionnaires ont été capables d’endurer les humiliations, et croit qu’ils sont très courageux. Il dit ’Ce sont eux qui sont vraiment courageux, ceux qui n’ont pas peur de faire face à une calamité soudaine et qui n’enragent pas face aux actes gratuits. ’ Cela signifie qu’il existe au monde des gens très courageux, à qui les catastrophes imprévues ne font pas peur, que les injustices ne font pas enrager, comme HanXin de la dynastie des Han qui a du ramper entre les jambes d’un brigand lorsqu’il était jeune. S’il n’avait pas été capable d’endurer cette humiliation et avait décidé de tuer le voyou, comment aurait il put atteindre le succès plus tard ? C’est ainsi que l’on voit que lorsque c’est nécessaire, endurer est le choix sage d’une personne courageuse.

Zhu Jia [?] classe le courage en ’courage mesquin’ et ’grand courage’. Il dit dans son livre (annotation au sujet des strophes du quatrième livre – Annotation au sujet de Meng Zi) ’Le courage mesquin est le résultat de l’exaltation, et le grand courage est issu des principes justes et de la raison’. Il veut dire que le courage mesquin est impulsif, alors que le grand courage est basé sur la moralité et les principes justes…

Source : https://chine.in/guide/que-disent-les-anciens-propos-courage_1284.html

Sagesse (Zhìhuì) : sagesse, intelligence, ingéniosité – Zhi signifie aussi ‘savoir

‘Printemps et automnes’ : référence à une période de l’Antiquité chinoise, de -722 à -481, sous la dynastie des Zhou qui s’étendit de -1121 à -221. Source : 儒家智慧之书》‘Le livre de la sagesse de Confucius’ traduit et présenté par Eulalie Steens, Editions du Rocher, 1996.

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Introduction

Ce dossier est la première composante d’une série intitulée gouvernance et humanisme.

Il est essentiellement composé à la base de la traduction automatique de 3 documents universitaires publiés en chinois. Cette approche besogneuse est certainement susceptible de perfectionnements et d’amélioration, mais elle constitue une base de réflexion pouvant être utile en francophonie (300 millions de locuteurs) répartis sur les cinq continents et plus particulièrement aux lecteurs de français.

« La traduction automatique désigne la traduction brute d’un texte entièrement réalisée par un ou plusieurs programmes informatiques. Dans le cas de la traduction d’une conversation audio, en direct ou en différé, on parle de transcription automatique. Un traducteur humain n’intervient pas pour corriger les erreurs du texte au cours de la traduction, mais seulement avant et/ou après. On la distingue de la traduction assistée par ordinateur où la traduction est en partie manuelle, éventuellement de façon interactive avec la machine. Malgré ses faiblesses, elle peut rendre des services dans des domaines tels que la veille internationale (y compris la veille technologique)1, où elle permet de prendre connaissance de façon superficielle, mais rapide, de grandes quantités de textes... - Source

Les 3 documents sélectionnés pour ce dossier constituent chacun un chapitre de ce dossier

Le Chapitre 1 traite de la pensée politique confucéenne (de Confucius 孔子) et de la vision politique de la vertu – L’auteur est le Professeur Chen Lai - 儒家的政治思想与美德政治观- 综合研究- 中国哲学史学会 - Études générales - Société chinoise d’histoire de la philosophie – Mars 2020

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Photo - CHEN Laï

Le professeur Chen Lai est entré au Département de philosophie de l’Université de Pékin en 1978 en tant qu’étudiant diplômé en philosophie chinoise. En 1981, il a obtenu une maîtrise ; en 1985, il obtient un doctorat en philosophie. En 1986, il est devenu professeur associé au département de philosophie de l’Université de Pekjing et, pendant les deux années suivantes, en tant que chercheur invité soutenu par la Fondation Henry Luce, il a mené des recherches à l’Université de Harvard. Il est professeur titulaire à l’Université de Pékin depuis 1990. Il est actuellement professeur au département de philosophie de l’Université Tsinghua et doyen de l’Académie d’apprentissage du chinois [Guoxue 國學] à l’Université Tsinghua. Le professeur Chen a apporté d’importantes contributions à la recherche sur la philosophie confucéenne, en particulier la pensée Song-Ming Ru (confucéenne). Ses écrits les plus célèbres incluent : Zhu Xi Zhexue Yanjiu (Recherche sur la philosophie de Zhu Xi) (1988), Zhu Zi Shu Xin Biannian Kaozheng (Un enregistrement chronologique des livres et des lettres de Zhu Xi : enquête et vérification textuelles) (1989), You Wu Zhi Jing : Wang Yangming Zhexue de Jingshen (Here and Beyond : The Spirit of Wang Yangming’s Philosophy) (1991) et Song-Ming Lixue (Song-Ming Lixue) (1992), ainsi que de nombreux essais et articles. Le professeur Chen est professeur honoraire dans onze universités et membre des comités de rédaction de seize revues universitaires, et Song-Ming Lixue (1992), ainsi que de nombreux essais et articles. Le professeur Chen est professeur honoraire dans onze universités et membre des comités de rédaction de seize revues universitaires. Le professeur Chen est professeur honoraire dans onze universités et membre des comités de rédaction de seize revues universitaires… » - Copyright © 2010 Tsinghua University All Rights Reserved. Source : https://www.phil.tsinghua.edu.cn/philen/info/1015/1045.htm

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Le Chapitre 2 est intitulé « Sur l’éclairage contemporain de la pensée confucéenne pour la gouvernance sociale » 论儒家社会治理思想的当代启示 - 汉斯出版社 – Il donne des informations et des idées de gouvernance sociale : gouvernement bienveillant, règles de la vertu, des rites et de l’humanité… - L’auteur est Li Ting, 武汉科技大学马克思主义学院 - Université des sciences et technologies de Wuhan, École de marxisme - School of Marxism, Wuhan University of Science and Technology, Wuhan, Hubei) - (Juin 2022)

« Son article résume l’incarnation de Confucianisme dans la gouvernance sociale, et discute plus en détail des idées de référence du confucianisme dans le processus de gouvernance sociale, selon la pratique réussie du confucianisme historique ».

L’Université de Wuhan (chinois : 武汉大学 ; chinois traditionnel : 武漢大學 ; pinyin : Wǔhàn Dàxué, familièrement chinois : 武大 ; pinyin : Wǔdà) est une des grandes universités chinoises, placée directement sous l’administration du Ministère de l’Éducation de la République populaire de Chine. Elle est située à Wuhan, capitale de la province de Hubei, connue comme une « voie de communication menant à neuf provinces »… »

Wuhan University

武汉大学马克思主义学院- 维基百科,自由的百科全书

NB. Ne pas confondre Li Ting, l’auteur traduit ici, avec :

Ting Li  : originaire de Chine Populaire, cette autrice est titulaire du Master en Théories et Pratiques des Arts de l’Université Nice-Sophia Antipolis. Elle est membre du groupe de recherche LIFE et chercheuse associée à l’Institut Confucius de l’Université de Genève. Elle a mené une recherche doctorale en sciences de l’éducation à l’Université de Genève, sur le thème de la créativité des élèves dans les écoles chinoises et européennes. Ses domaines de recherche : recherches sur les savoirs scolaires, les pratiques pédagogiques, la créativité des enseignants et des élèves, en particulier la variation de ces dimensions en fonction des contextes géographiques, culturels et politiques. Étude comparée des conceptions et des pratiques pédagogiques en Suisse romande et en Chine populaire. Études interdisciplinaires en arts vivants… - Enseignements : 2003 à 2009 : Enseignante en Pédagogie de la danse dans le département des sciences de l’éducation préscolaire à l’Université Normale de Guangxi, Chine. leetingcnfrch@gmail.com - Docteure en sciences de l’éducation - Tél : +41 22 379 07 30 - - Source : https://www.unige.ch/fapse/life/equipe/ting-li/

Le chapitre 2 comprend aussi la contribution du Professeur Feng Yu-jun qui présente une analyse approfondie sur la formation et la comparaison des traditions culturelles juridiques entre les chinois et les occidentaux ; c’est aussi une réflexion sur le socialisme à la chinoise pour une nouvelle ère. Cet auteur travaille sur les relations sino-russes ; il donne notamment depuis le début de l’année 2014 son point de vue sur les relations contemporaines entre la Chine et la Russie et souligne que la crise ukrainienne est devenue le sujet international le plus brûlant, qui capte partout l’attention du public. [The Asan Forum informal alliance).

https://iis.fudan.edu.cn/_upload/article/images/cf/bb/ca83e6a440a5851b96f93f46aedc/9503632c-a6d4-43e8-be1e-82ed1265a32f.jpgPhoto - Email:yjfeng@fudan.edu.cn

Le Professeur Feng Yu-jun est basé à l’Université Fudan (chinois : 復旦大學 ; pinyin : fùdàn dàxué) située à Shanghai est une université nationale chinoise, et l’une des universités des plus sélectives de Chine, régulièrement classée parmi les 100 meilleures universités du monde. Elle est classée troisième meilleure université de Chine et meilleure université de Shanghai.

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Le Chapitre 3 développe un document composite sur la culture juridique avec huit recommandations populaires finales. Il s’agit d’une dissertation académique sur la jurisprudence. L’article d’origine choisi en chinois est titré « 法律文化论文(热门推荐8篇),法理学论文_学术堂 diffusé par ‘Academic Hall’ (le 2020-02-05) – L’auteur mentionné est Wang – Ce chapitre inclut notamment une Thèse sur la culture juridique :

Partie 1 : La fonction de la culture juridique confucéenne dans la construction de la modernisation du système juridique

Partie 2 : Comparaison des différences entre les cultures juridiques chinoises et occidentales

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L’auteur indiqué ‘Wang’ n’est pas identifié de façon plus précise dans le document d’origine chinoise. Par contre, une recherche documentaire a abouti à la publication suivante qui est en rapport avec le sujet traité : il a été traduit ainsi en partie dans ce dossier :

Confucianisme et citoyenneté : une revue des conceptualisations opposées - Par Canglong Wang * - Cet article a passé en revue l’éventail des débats critiques sur le rôle du confucianisme dans le développement de la citoyenneté est-asiatique. La conceptualisation de la citoyenneté comme mince ou épaisse et la conceptualisation du confucianisme comme libéral ou illibéral, ont suscité trois interprétations…

[Selon Wikipédia, « L’illibéralisme est le rejet des principes de la vision libérale. Selon le politiste Matthijs Bogaards Note 1, il s’agit d’« une situation démocratique où, néanmoins, l’indépendance de la justice est malmenée, et les citoyens ne bénéficient pas d’un traitement égalitaire face à la loi, ni de protections suffisantes face à l’État ou à des acteurs privés ». Par antagonisme avec la notion de démocratie libérale, le terme est couramment décliné sous l’expression de « démocratie illibérale ». Celle-ci est déjugée par certains analystes qui mettent en cause son manque de consistance ou de pertinence… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Illib%C3%A9ralisme ].

Suite du texte traduit 继续翻译

L’interprétation de l’incompatibilité interprète la citoyenneté à la légère et les traditions confucéennes comme illibérales. Il postule que les confucéens hiérarchiques, autoritaires et axés sur les obligations s’opposent directement à une citoyenneté démocratique, égale et axée sur les droits. L’interprétation de compatibilité interprète la citoyenneté comme mince et les traditions confucéennes comme libérales. Il postule que les sociétés confucéennes modernes ont des valeurs compatibles avec la citoyenneté chinoise. Parmi ces valeurs figurent les droits de citoyenneté, l’individualisme et l’égalité, ainsi que la démocratie et le constitutionnalisme. Enfin, l’interprétation de la reconstruction englobe à la fois les conceptualisations du confucianisme et de la citoyenneté chinoise. Il suggère que la reformulation du confucianisme libéral et illibéral et de la citoyenneté épaisse peut donner des citoyens ’junzi’, une société éthique et une citoyenneté ‘tianxia’, qui sont plus appropriées pour les pays d’Asie de l’Est. J’ai inventé le terme de citoyens ‘junzi’ pour montrer à quel point la citoyenneté épaisse est fusionnée avec le confucianisme pour créer un nouveau type de sujet moderne. Les citoyens ‘Junzi’ sont des citoyens actifs, communautaires qui ont à la fois des responsabilités pour la communauté et une initiative pour les participations civiques… »

Source du document PDF complet sur ce site : https://www.academia.edu/17998942/Confucianism_and_Citizenship_A_Review_of_Opposing_Conceptualizations

Selon Wikipédia, « Junzi ( 君子, Pinyin jūnzǐ, Japonais kunshi, « l’homme noble » ou « gentilhomme » en chinois, littéralement le fils d’un seigneur) désigne, dans le confucianisme, l’homme moralement bon qui pratique la vertu d’humanité (ren), ou du moins tend vers elle1. Pour Confucius, c’est l’objectif que tous les hommes doivent avoir. Chaque personne doit se battre afin de devenir cet « homme bon », cette personne supérieure2. Le contraire du junzi est l’« l’homme de peu » (xiaoren). Il faut noter la différence avec le Sage évoqué également par Confucius3. Celui-ci désigne l’idéal qui n’est pas atteignable, contrairement au Junzi4. Le mot « junzi » est composé de jun, qui signifie seigneur et zi qui signifie fils. Le junzi est donc le fils du seigneur… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Junzi

A propos de tianxia - Céleste Empire d’après Wikipédia -

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/TianXiaWeiGong.png/250px-TianXiaWeiGong.png

Tout ce qui est sous les cieux appartient au peuple. Calligraphie de Sun Yat-sen

Le Céleste Empire ou littéralement « Sous le ciel » (chinois : 天下, Pinyin : tiān xià, Wade-Giles : t’ien¹-hsia⁴) est un nom que les Chinois donnaient à la Chine à l’époque impériale, notamment pendant les périodes de division ou de guerres civiles. C’est un concept selon lequel la Chine exercerait un pouvoir sur le reste du monde, peuplé de « barbares ». Tiān xià est parfois traduit en « Céleste Empire » dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens, même si le terme exact est Shénzhōu (神州). Le caractère 天 peut être traduit par « ciel » ou « paradis », et 下 par « en dessous » ou « bas ». L’expression, en plus de sa signification littérale, est utilisée par la population chinoise pour désigner le monde, à savoir tout ce qui est terrestre. Dans ce contexte, il peut donc être compris et traduit par « Tout ce qui se trouve en dessous des cieux ». Plus récemment est apparue l’expression 世界 (shì jiè), utilisée pour se référer directement au monde dans sa globalité. Du temps des empereurs de Chine, ceux-ci étaient nommés « maître de tout ce qui se trouve sous le ciel ». Il était évident qu’à l’époque toutes les régions du monde connu n’étaient pas sous leur autorité, mais il était courant de dire et de penser que toute forme de gouvernement dérivait de la volonté de l’Empereur. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l’empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d’êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre : voir schéma agrandi ci-dessous  »

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Tianxia_zh-hant.svg/300px-Tianxia_zh-hant.svg.png

« Les « barbares » selon le monde sino-centrique. Ceux de l’est étaient appelés Dongyi (東夷), ceux de l’ouest Xirong (西戎), ceux du sud Nanman (南蠻), et ceux du nord Beidi (北狄). L’aire extérieure à l’influence du monde sino-centrique était appelée Huawaizhidi (化外之地) » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9leste_Empire

* Canglong Wang est actuellement étudiant en sociologie au département de sociologie de l’université d’Edinburgh. Ses domaines d’intérêt académique sont la sociologie de l’éducation et la sociologie politique, en particulier la relation entre la citoyenneté chinoise et le confucianisme. En ce moment, il travaille sur son projet de thèse sur la renaissance de l’éducation classique confucéenne chinoise, afin d’en explorer les dynamiques culturelles et politiques par l’ethnographie, et de découvrir comment les citoyens confucéens sont créés dans cette éducation chinoise à l’ancienne qui renaît… - Son adresse électronique est honghugaoxiang@163.com

Référence vérifiée : ’Confucianism and Citizenship : A Review of Opposing Conceptualizations’ by Canglong Wang - 2015, Theorizing Chinese Citizenship - 36 pages

https://0.academia-photos.com/12381222/6033602/11873140/s65_canglong.wang.jpghttps://hull.academia.edu/CWang?swp...Canglong Wang -Sociology of Education ..

Canglong Wang University of HullChinese Studies, Faculty Member - Education for Citizenship +6 - Lecturer in Chinese Studies, University of Hull, 2019 - PhD in Sociology, University of Edinburgh, 2019 – Address : https://www.hull.ac.uk/staff-directory/canglong-wang

« L’université de Hull est une université anglaise fondée en 1927, située à Hull (Yorkshire)… »

« L’université d’Édimbourg, est une université britannique, fondée en 1583 au cours d’une période de développement rapide de la ville d’Édimbourg en Ecosse. Après avoir compté parmi ses étudiants des inventeurs de la Révolution industrielle, elle possède plus d’étudiants que n’importe quelle université écossaise et fait partie des plus grandes universités du Royaume-Uni… »

§§§

Le contenu détaillé de chacun des 3 chapitres qui constituent ce dossier, est indiqué dans les traductions en français – avec de multiples renvois pour les différentes parties - dans le sommaire ci-après

Notez bien que les [nombreux compléments en français] ont été intercalés sous forme d’ADDENDA pour éclairer plus en détails des indications écrites par les auteurs chinois, afin de faciliter une compréhension plus profonde à l’intention des lecteurs de français et de répondre à la visée didactique qui est la caractéristique éditoriale principale des publications sur le site ISIAS https://isias.lautre.net/

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Sommaire


Chapitre 1 - La pensée politique confucéenne (de Confucius孔子) et la vision politique de la vertu - Auteur :Chen Lai- 11 mars 2020 – Traduction du 25 septembre 2022 par Jacques Hallard d’une étude académique chinoise intitulée儒家的政治思想与美德政治-综合研究-中国哲学史学会
Contenu :

Résumé

L’idéal politique de vertu de Confucius (551 av. J.-C. - 479 av. J.-C)

Note sur Sun Yat-sen (1866 – 12 mars 1925)

Note sur le commentaire de Zuo Zhuan,左傳,inAnnales des Printemps et des Automnes, chronique de l’État de Lu de 722 à 480 av. J.-C – Note sur Shangshu

Les arguments les plus représentatifs de la pensée politique de Confucius

Addenda sur Tao et Qi

La politique idéale du confucianisme est une politique basée sur la vertu

Les opinions politiques critiques de Mencius et de Zhu Xi

Note sur Mencius, Meng Ke ou Meng Tzeu vers 380 av. J.-C.-289 av. J.-C.

Note sur Zhu Xi朱熹(1130 - 1200)

La ’politique de la critique’ différente de la politique de la vertu

Deux visions politiques de l’Occident moderne -

La pensée politique occidentale vue de Chine -

Addenda – Documents sur l’Humanisme politique et républicain en Europe

Dix principes pour l’humanisme du 21ème siècle par Julia Kristeva

Une caractéristique importante de la pensée républicaine classique

Notes sur Cicéron et Latini

Par rapport au confucianisme, ce que dit ’Mencius’

Mencius a traité la relation entre la vertu et le destin différemment

Machiavel vu de Chine

Réécriture de la philosophie chinoise par le Professeur Guo Qiyong de l’Université de Wuhan

Symposium international organisé sur ’Les classiques chinois et la vision de la nature dans les cultures du monde’ – Références en chinois puis traduction en français par Jacques Hallard octobre 2022 – Revue des dynasties chinoises

Note concernant le Professeur Chen Lai, auteur de l’étude ci-dessus

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Chapitre 2 -Sur l’éclairage contemporain de la pensée confucéenne pour la gouvernance sociale – Document d’origine ‘hanspub.org’ – Traduction du 24 septembre 2022 par Jacques Hallard d’une étude deLi Tingparue sous le titre « 论儒家社会治理思想的当代启示-汉斯出版社 » -
Contenu :

Résumé (idées de gouvernance sociale : gouvernement bienveillant, règle de la vertu, des rites et de l’humanité) – Référence : Accueil - Sciences humaines et sociales - Advances in Philosophy Vol. 11 No° 3 (Juin 2022)

Introduction et Rappels chronologiques sur l’Histoire de la Chine (période des Printemps et Automnes, entre 722 et 481 av. J.-C ; période des Royaumes combattants 771-256 av. J.-C.)

Le développement de la pensée confucéenne sur la gouvernance sociale (École Cheng-Zhu ; École Cheng-Zhu ; bienveillance : idée centrale du confucianisme)

La Pensée Confucéenne dans la Gouvernance Sociale (bienveillance, courtoisie, bénévolence ; l’idée de respecter le peuple selon Mencius et l’idée de règle de l’humanité selon Xunzi ; l’idée de “gouvernance humaine” dans le confucianisme d’après Ercheng et Zhu Xi 12ème siècle)

De nouvelles idées pour la gouvernance sociale contemporaine (dénonciation du “nihilisme historique”)

Conclusion suivie des références (améliorer, renforcer le sentiment de bonheur des gens et ainsi favoriser le progrès et le développement du pays)

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Chapitre 3 - Mémoires sur la culture juridique (Les 8 meilleures recommandations populaires) - Dissertation académique sur la jurisprudence - Source : Academic Hall - Auteur : M. G. Wang - Publié le : 2020-02-05 - Traduction du 24 septembre 2022 par Jacques Hallard d’un article en chinois titré « 法律文化论文(热门推荐8篇),法理学论文_学术堂 - Auteur indiqué : Wang 王老Source : http://www.xueshut.com/falixue/150593.html - 即使在当今时代


Contenu du chapitre 3 :

Thèse sur la culture juridique - Partie 1 : La fonction de la culture juridique confucéenne dans la construction de la modernisation du système juridique

Culture juridique confucéenne

Note sur Dŏng Zhòngshū

La modernisation du système judiciaire

L’importance de la culture juridique confucéenne pour la modernisation du système judiciaire

Note sur Gong Pixiang (1955)

Conclusion - Références

Thèse sur la culture juridique - Partie 2 : Comparaison des différences entre les cultures juridiques chinoises et occidentales

La formation et la comparaison des traditions culturelles juridiques entre chinois et occidentaux – Par Feng Yu-jun

Note sur FENG Yujun Fudan Université

La culture juridique chinoise sous l’influence du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme

Le modèle de gouvernance nationale de ’sortir des rituels et d’entrer dans la punition’ et ’la moralité est le pilier de la punition’

La dynastie Zhou de l’Ouest

La valeur spirituelle considère l’harmonie comme le plus précieux qui est à rechercher

Le principe judiciaire de déprécier artificiellement le contentieux et de rechercher l’absence de contentieux

Un modèle de règlement des différends qui associe ’principes naturels’, ’droits nationaux’ et ’sentiments humains’, privilégiant la médiation

Établir un exemple typique d’un fonctionnaire propre avec une application stricte de la loi et une intégrité morale

L’idée de base du bouddhisme prône l’égalité de tous les êtres vivants

Le taoïsme chinois est à l’origine issu du ’Tao Te Ching’

Les caractéristiques fondamentales de la culture juridique occidentale

Théorie du sujet juridique : norme des droits individuels et tradition du droit privé

Épistémologie juridique : droit/état de droit

Comparaison des différences entre les cultures juridiques chinoises et occidentales

Système normatif juridique : méthode monadique versus méthode pluraliste

La valeur de l’état de droit : loi sur l’identité vs loi non discriminatoire

Épistémologie de l’État de droit : collectivisme vs individualisme

Modèle de gouvernance : le leader de la loi versus la loi est le leader

Mise en œuvre de l’état de droit : droit informel vs droit formel

Bilan Synthèse Conclusion

Références et remarques

Documents sur la culture juridique (8 recommandations populaires)

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Annexe – Fondamentaux de l’Histoire intellectuelle de la Chine par Anne Cheng

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§§§

Chapitre 1 -
La pensée politique confucéenne (de Confucius 孔子) et la vision politique de la vertu - – Auteur : Chen Lai - 11 mars 2020 – Traduction du 25 septembre 2022 par Jacques Hallard d’une étude académique chinoise intitulée 儒家的政治思想与美德政治- 综合研究- 中国哲学史学会 - Référence : http://www.zgscph.org › zhyj_0311 - Publié : 2020-03-11 10:47:14 - Source : ’Histoire de la philosophie chinoise’ 2020 Numéro 1

而孔子认为,“正”是指领导者身之正,领导者德行之正,在孔子看来,政治的要点,是执政者发挥其道德表率的作用,以实现和促进整个社会的“正”。



Résumé

Pour Confucius, la ’droiture’, la vertu, fait référence à la droiture du dirigeant et à la droiture de sa conduite morale. Pour Confucius, la clé de la politique est que les personnes au pouvoir remplissent leur rôle d’exemples moraux afin d’atteindre et de promouvoir la ’droiture’ dans l’ensemble de la société.

La philosophie politique confucéenne est la partie principale de la pensée politique de la philosophie chinoise ancienne. Depuis Confucius, une série de discussions sur la morale et la politique ont été proposées. En direction du ’peuple’, Mencius a introduit la ’politique critique’ de ’He Zheng’, dont Zhu Zi a hérité. Considérer la politique de la vertu comme la caractéristique de la politique chinoise ancienne ne suffit pas à décrire la politique chinoise traditionnelle, il faut aussi mettre l’accent sur la critique de la politique afin de refléter la réalité de la politique et de la tradition chinoises anciennes. Le confucianisme est proche de la vision politique de l’humanisme occidental, mais il est assez différent du constitutionnalisme.

[Mots clés] : Confucianisme, Vertu, Politique, Critique, Politique

Récemment, les thèmes de la politique de la vertu et de la méritocratie ont retenu l’attention dans les études historiques et l’étude de l’histoire de la pensée politique. Comment comprendre la politique confucéenne dans cette perspective, mérite une discussion plus approfondie.


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L’idéal politique de vertu de Confucius

M. Sun Yat-sen a dit un jour : « Le gouvernement est l’affaire du peuple, la gouvernance est la gestion et la gestion des affaires du peuple est la politique ».



[
Addenda - « Sun Yat-sen (chinois simplifié : 孙逸仙 ; chinois traditionnel : 孫逸仙 ; pinyin : sūn yìxiān ; cantonais Jyutping : syun¹ jat⁶sin¹ ; zhuyin : ㄙㄨㄣ 〡ˋ ㄒ〡ㄢ, Sun Yat-sen étant la prononciation en cantonais qui s’est exportée en Occident ; le nom se prononce Sūn Yìxiān en mandarin), plus connu en Chine sous son surnom Sun Zhongshan (en mandarin, chinois : 孙中山 / 孫中山, sūn zhōngshān, cantonais Jyutping : syun¹ zung¹saan¹, zhuyin : ㄙㄨㄣ ㄓㄨㄥ ㄕㄢ), également appelé Sun Wen (孫文), (12 novembre 1866 – 12 mars 1925) est un révolutionnaire et homme d’État chinois. Il est considéré comme « le père de la Chine moderne ». Il a eu une influence significative dans le renversement de la dynastie Qing (dont le dernier représentant a été Puyi) et l’émergence de la république de Chine. Sun Yat-sen, l’un des fondateurs du Kuomintang, a été le premier président de la république de Chine en 1912 et, entre 1917 et 1925, dirigea plusieurs gouvernements basés dans le Sud de la Chine, qui visaient à réunifier le pays alors en proie à la domination des seigneurs de la guerre. Il a développé une philosophie politique connue sous le nom des Trois principes du peuple (nationalisme, démocratie et bien-être du peuple)…- Photo

Illustration.- Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Yat-sen ].

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Dès la Chine ancienne, dans le ’Zuo Zhuan’ [voir plus loin], ’gouverner le peuple par la politique’ était proposé…, donc la compréhension de M. Zhongshan est conforme à la tradition chinoise. Interprétation et développement. Cependant, dans les temps anciens, « gouverner le peuple » était souvent compris comme gérer le peuple et non gérer les affaires du peuple ; au lieu de régler les affaires du peuple, c’était la règle du peuple (service du peuple). Par conséquent, bien que l’idée de l’unité de la nature et des personnes et de l’unité de la nature et de la vertu dans le Shangshu soit devenue le fondement de la pensée politique confucéenne ultérieure, l’opération et la mise en œuvre politiques réelles depuis les dynasties Shang et Zhou formaient également habituellement la sienne : la tradition, qui est la « politique pour gouverner le peuple ».

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[Addenda - Le Zuo Zhuan, ou Commentaire de Zuo (chinois 左傳, nom originel Zuoshi Chunjiu 左氏春秋), est le principal commentaire des Annales des Printemps et des Automnes, une chronique de l’État de Lu de 722 à 480 av. J.-C. La tradition l’attribue à Zuo Qiuming (Ve siècle av. J.-C.), qui l’aurait écrit comme un commentaire explicatif des Annales des Printemps et des Automnes. Il couvre une période plus longue que les Annales des Printemps et des Autommnes (jusqu’en 468 av. J.-C.), et fait référence à des évènements non mentionnés dans celles-ci. Le Commentaire de Zuo raconte cependant des événements qui ne se limitent pas au royaume de Lu. Il est aussi une œuvre littéraire, restituant les dialogues des personnages ou citant des documents anciens. Les rêves, le surnaturel, les prophéties y ont leur place. L’ouvrage est toutefois soucieux de vérité historique. Ainsi, sur les trente-sept éclipses mentionnées, trente-trois ont été vérifiées par la science moderne. On trouve dans le Commentaire de Zuo la première mention connue du passage de la comète de Halley en 611 av. J.-C.1. Le Commentaire de Zuo est l’un des ouvrages retrouvés sous les Han dans un mur de la maison de Confucius, après l’autodafé de 213 av. J.-C. Outre sa valeur historique, l’ouvrage atteste, à travers les propos prêtés à certains personnages, de l’existence d’un « confucianisme » antérieur à Confucius. Les descriptions, discours et dialogues et plus généralement le style de l’auteur font du Commentaire de Zuo l’un des chefs-d’œuvre de la littérature chinoise2 ».

Le Commentaire de Zuo été considéré successivement :

  • Comme un faux tardif du début du Ier siècle apr. J.-C. (Liu Fenglu).
  • Comme une compilation du IIe siècle av. J.-C. d’un commentaire original des Annales des Printemps et des Automnes, et de documents provenant d’autres royaumes (Hung, Henri Maspero).
  • Comme une œuvre du milieu de la Période des Royaumes combattants, postérieure à Zuo Qiuming (Karlgren, Yang Bojun).
    « La majorité des historiens modernes souscrivent à cette dernière théorie, et considèrent que le Zuo Zhuan a été compilé au IVe siècle av. J.-C. Aujourd’hui publié accompagné des Annales des Printemps et des Automnes, le Zuo Zhuan était à l’origine une œuvre indépendante. Son intercalation dans le texte des Annales est attribuée à Du Yu (222-284). Il comporte des éléments de natures différentes :
  • Une chronique de l’État de Lu, parfois légèrement différente de celle des Annales des Printemps et des Automnes.
  • Des entrées supplémentaires, de type « annales », mais portant sur des États ou des évènements étrangers aux Annales des Printemps et des Automnes, qui proviendraient d’annales d’autres pays.
  • Des commentaires de diverses natures : tantôt explications relatives au texte des annales, tantôt commentaire moralisant de ce texte, tantôt commentaire rituel…
  • Des fragments supplémentaires, ou des anecdotes relatives aux évènements, généralement présentées sous formes de dialogues ou de discours, parfois de narrations. Ces anecdotes forment la partie la plus importante, et la plus intéressante, de l’œuvre… -
    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zuo_Zhuan
Addenda - Shangshu 尚書 ’Documents de l’antiquité’ ou ’Documents vénérés’, également appelé Shujing 書經 ’Livre des documents’, est l’un des Cinq Classiques anciens (wujing 五經). Il s’agit d’une collection d’oraisons faites par des souverains et des ministres importants depuis les temps mythologiques jusqu’au milieu de la période des Zhou occidentaux, et de quelques autres textes. Le Shangshu et les textes connexes sont :

尚書 Shangshu Le ’livre des documents’

禹貢 Yugong ’Le tribut de Yu’

洪範 Hongfan ’Le Grand Plan’

呂刑 Lüxing ’[Marquis] Lü sur les châtiments’

尚書大傳 Shangshu dazhuan ’La grande tradition du livre des documents’.

Le Shangshu se compose de cinq parties. La première et la plus courte est le Tangshu 唐書 ’Livre de Tang’ (c’est-à-dire l’empereur mythologique Yao 堯) ; la deuxième le Yushu 虞書 ’Livre de Yu’ (empereur Shun 舜) ; la troisième est appelée Xiashu 夏書 ’Livre de la dynastie Xia’ (21e - 17e cent. BCE), qui est suivi par le Shangshu 商書 ’Livre de la dynastie Shang’ (17e-11e cent. BCE), et enfin la partie la plus longue, Zhoushu 周書 ’Livre de la dynastie Zhou’ (11e cent. – année 221 BCE)].

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Comment gouverner le peuple, c’est comment gouverner. Cela ne se réfère pas seulement à la méthode de fonctionnement et de mise en œuvre politique, mais comprend également la compréhension de l’essence de la politique. En bref, la politique est la gestion des affaires d’un pays, et la philosophie politique est l’utilisation de méthodes philosophiques pour discuter des valeurs politiques, de leurs fondements et de leurs racines. La philosophie politique étudie quelles valeurs politiques valent la peine d’être poursuivies et les utilise comme norme pour promouvoir la vraie politique, mener des évaluations politiques et explorer la vie politique idéale. Les idées de la philosophie politique peuvent non seulement être articulées indépendamment, mais sont souvent exprimées à travers des discussions politiques.

La philosophie politique est la réflexion morale et de valeur et la définition de la nature de la politique et de ses activités.

La philosophie politique confucéenne est la partie principale de la pensée politique de la philosophie chinoise ancienne. Ce statut de la philosophie politique confucéenne n’est pas seulement dû à la majorité de ses travaux, mais aussi parce que la philosophie politique confucéenne a directement influencé et lié à la pratique politique de la Chine ancienne pendant deux mille ans, et est ainsi devenue le pilier de la pensée politique chinoise. .tradition normative.

Il y a beaucoup d’endroits où la politique est impliquée dans les Analectes de Confucius, en particulier il y a de nombreux exemples de Confucius répondant aux “questions des gens sur la politique”. De manière générale “ ’Poser la politique’ est une question impliquant des pratiques politiques et des mesures administratives. Naturellement, poser des questions sur la politique se réfère à Confucius. Dans la plupart des cas, c’est la question posée par le dirigeant (comme Ji Kangzi ou Zilu, qui se prépare à entrer en politique) et qui s’adresse à Confucius sur “comment faire de la politique”, et être en politique, c’est gouverner, c’est-à-dire s’engager dans les affaires de gouverner le peuple du pays.

Dans les dynasties de la « période du printemps et de l’automne », la “politique’ était à plusieurs niveaux. Il y avait la politique du Fils du Ciel gouvernant le monde, la politique d’un État vassal, et la politique de la famille du docteur Qing, etc…, qui variait avec le niveau du monarque. Le politicien peut être Feng Jun lui-même, ou il peut être un docteur Qing qui aide Feng Jun à gouverner le peuple. Pour ce genre d’enquête politique, les réponses de Confucius sont diverses selon l’objet, c’est-à-dire selon les caractéristiques du questionneur, il donne des conseils sur la méthode de gouvernement. À partir de ces mots de Confucius répondant à des “questions sur la politique”, on peut voir qu’il a une compréhension des points clés de la pratique politique, et cela peut également être vu à partir de sa pensée de base sur les questions politiques, ainsi que les préréglages fondamentaux derrière ces pensées.

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Les arguments suivants de la pensée politique de Confucius sont les plus représentatifs

Premièrement, “pour l’amour de la politique et de la vertu”

Pour les raisons de politique et de vertu, : par exemple, JH2022-10-16T22:49:00J

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Beichen [Le district de Beichen (北辰区 ; pinyin : Běichén Qū) est une subdivision de la municipalité de Tianjin en Chine… ? ] s’y trouvent et les étoiles l’indiquent (’Analectes de Confucius*Pour la politique’)

Faire de la politique, c’est le fait de s’engager dans la gouvernance et le leadership politiques. La ’vertu’ peut littéralement avoir deux significations, à savoir l’éducation morale et l’exemple moral.

À en juger par la phrase entière, la vertu pour la politique ne se réfère généralement pas à gouverner le pays avec moralité, mais se réfère spécifiquement à ceux qui sont des politiciens utilisant leur propre morale comme exemple pour le peuple. Par conséquent, la dernière phrase dit “Par exemple, Beichen vit à sa place et les étoiles l’entourent”, c’est-à-dire que les politiciens peuvent donner un exemple moral, et les gens se tourneront naturellement vers ceux qui sont des politiciens, tout comme les étoiles entourent le Polaris. Cette phrase porte sur le sens de la vertu politique.

Deuxièmement, “Le Tao est basé sur la vertu”

Le Tao est basé sur la vertu, le Qi est basé sur la courtoisie, et il y a la honte, mais aussi la dignité. (’Analectes de Confucius*Pour la politique’)

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[
Addenda – « Tao (culture) - Pour les articles homonymes, voir Tao (homonymie) et Dao.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ed/Dao-character.svg/220px-Dao-character.svg.pngCaractère chinois 道 dào

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Dao-caoshu.png/220px-Dao-caoshu.png道 dào, calligraphié en écriture cursive

Tao est un terme de philosophie chinoise (en caractère chinois 道, dào signifiant « Être suprême, voie, chemin » ; prononciation en pinyin de mandarin : dào, en shanghaien : do ; prononcé ou en japonais et do (도) en coréen). Le tao est la « Mère du monde »1, le principe qui engendre tout ce qui existe, la force fondamentale qui coule en toutes choses de l’univers. C’est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le taìjítú, symbole représentant l’unité au-delà de la dualité yin-yang. Le Tao a été édifié ou systématisé dans le texte Tao Tö King attribué à Lao Tseu. Le Tao peut être considéré comme la matrice préalable au sein de l’univers au passage du qi ou souffle originel, précédant la parité binaire du yin-yang. Il est au cœur des conceptions éthiques chinoises (le mot ’daode’, morale, en est issu)n 1, généralement considérées comme une pragmatique du juste milieu, ou du choix propice. La participation individuelle au Tao se fait par le wuwei (« non-agir »)1. Le Tao est la notion maîtresse à l’œuvre dans le taoïsme, philosophie et voie spirituelle chinoise. Le confucianisme y fait référence aussi mais dans un sens souvent plus moral2 (on utilise parfois abusivement le terme Tao pour dénommer le livre de Lao Zi, le Dao De Jing ou Classique du Dao). Il est souvent traduit par « le principe » et par extension, un grand nombre de pratiques et d’arts ou artisanats orientaux ont comme suffixe le mot dao, « l’art de » : cha dao, « l’art du thé », kongshoudao ou karaté-do, « l’art de la main vide », et ainsi de suite. Lao Tseu disait : « Le Tao que l’on peut nommer n’est pas le Tao »3,4. Le taoïsme est avec le confucianisme la forme de pensée la plus originale en Chine et dans certains pays d’Asie. Les concepts qui y sont reliés ont joué un rôle central dans le développement des sciences chinoises… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tao_(culture) ]

[Addenda – « Qi, qi (prononcer « tchi ») est la transcription en pinyin de nombreux mots chinois qui se différencient par des idéogrammes différents (et parfois par l’accentuation) : sept, arbre, eau, femme, échecs, etc… ; en français : qi (ou ch’i) est l’« énergie vitale » (気) dans la culture chinoise… » - QI est aussi en Occident un sigle pouvant se référer à Quotient intellectuel… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Qi ]

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Le Tao est l’orientation et le leadership.

La fonction fondamentale de la politique est de parvenir au leadership. La façon de diriger la société et le peuple est la “vertu”, et la façon de réguler le peuple est de recourir à la “courtoisie”. En ce qui concerne le ”Tao est basé sur la vertu“, son but est ce que les générations futures appellent ”gouverner le pays avec la vertu. ’Gouverner le pays avec vertu et préconiser un leadership politique avec moralité étaient déjà ciblés à l’époque. C’était pour s’opposer à l’utilisation de la punition pour gouverner le pays.

Gouverner le pays avec des ordres politiques et des lois pénales est tenu d’imposer la tyrannie et une punition sévère au peuple. Par conséquent, gouverner le pays avec vertu exprime non seulement la profonde perspicacité du confucianisme dans la stratégie de gouverner le pays, mais contient également la préoccupation et l’amour du confucianisme pour le peuple. Elle suppose que la politique doit viser à assurer la nourriture et les vêtements de la population, la stabilité sociale et la paix.

La honte et la dignité montrent que dans la compréhension de la politique par Confucius, le but de la politique n’est pas seulement de poursuivre une société ordonnée, mais plus important encore de parvenir à une société bonne et morale. La moralité dans le taoïsme devrait se référer à la promotion de l’éducation morale et à l’amélioration de la conscience morale du peuple afin de guider le bon comportement du peuple. Cette phrase est le sens de l’éducation morale.

Troisièmement, prendre la politique comme justice

Ji Kangzi a posé des questions sur la politique à Confucius, et Confucius lui a dit : ’Politicien Zhengya, Zi Shuai a raison, qui ose se tromper ?’ (’Analectes de Confucius·Yan Yuan’)

Tout d’abord, la “justice” est la norme du comportement, et “Zhengye le politicien” signifie que l’essence de la politique est de réguler et de gérer le comportement de la société ; deuxièmement, la norme du comportement social doit partir du corps du monarque. Si le monarque a raison, le peuple aura raison.

Par conséquent, s’il est dit que “Zhengye le politicien” peut être la compréhension générale de la politique par le docteur Qing au printemps et à l’automne, alors Confucius a souligné la justice de Jun Shuai sur cette base et a effectué une transformation créative.

Par conséquent, la compréhension de Confucius de ’Zhengya, le souverain” est différente de celle des dirigeants précédents, et l’accent est mis sur le corps droit du souverain, de sorte que le concept de Confucius de ’Zhengya’ montre son importance exceptionnelle dans sa pensée politique. Le corps positif est que pour les dirigeants politiques, “le corps politique“ est plus important que ”le corps positif’. Cette phrase souligne l’importance de l’auto-culture.

Zhengya, le politicien, cela peut être considéré comme la compréhension et la proposition de Confucius de la ’politique’ exprimées sous forme de définition, ce qui est rare dans l’expression de la pensée de Confucius. Utiliser ’Zheng “pour dire” politique “ne consiste pas à définir le sens du dictionnaire de” politique’, mais d’une part, cela reflète sa compréhension de la nature des activités politiques, et d’autre part, c’est la clé pour souligner la pratique politique ; d’une part, c’est aussi son résumé et sa généralisation des concepts politiques traditionnels depuis la dynastie des Zhou occidentaux, et d’autre part encore, c’est le développement et l’avancement de la compréhension politique au printemps et à l’automne de la dynastie des Zhou occidentaux.

’Zuo Zhuan’ a déjà la formulation de ’Zhengyi Zhengmin’ (’Zuo Zhuan’, la deuxième année du duc Huan), qui représente les opinions politiques dominantes de l’époque. Cette déclaration souligne que la politique est l’activité du dirigeant et attache de l’importance à la relation entre la politique et le peuple, mais elle n’explique pas comment le people doit être.

On croit généralement que cette ’justice’ signifie réguler et corriger. Par conséquent “ ’Zhengyi Zhengmin’ peut facilement être confondu avec la proposition de juristes ultérieurs, qui préconisaient l’utilisation du droit pénal pour gérer la société et réguler le peuple. La morale n’a pas sa place dans la pensée des justes parmi des juristes. Les premiers juristes tels que ’Pipe’ croyaient que : ’Gouverner le pays avec justice”, et ils ont même dit que ’le politicien a raison ’ (’Pipe·Fafa’).

Confucius croyait que la ’justice’ se réfère à la justice du corps du leader et à la justice de la vertu du leader. Selon Confucius, le point principal de la politique est que le dirigeant joue le rôle d’exemple moral afin d’atteindre et de promouvoir la ”justice’ de toute la société.

Par conséquent, dans Confucius, la ’justice’ est passée d’un sens normatif purement politique au sens de vertu morale, qui non seulement représente l’ordre social légitime (y compris l’ordre politique), mais représente également la vertu droite du Fils du Ciel au docteur. Confucius a déplacé l’accent de la ’justice “du” peuple’ vers le corps du souverain. Ce fut un changement important dans la pensée politique ancienne. Dans ce document, la confiance fondamentale de Confucius dans le rôle du leadership moral était prédéfinie dans la pensée et le concept, et la relation fondamentale entre la politique et la morale était également établie.

Comme nous le savons tous, Confucius a clairement indiqué qu’il s’opposait à la gouvernance de ceci : ”Le Tao est basé sur la politique, le Qi est basé sur la sanction, la punition“, et l’idée populaire de ”la politique est basée sur le peuple“ la période ‘au printemps et à l’automne’ est proche de l’idée de ”Le Tao est basé sur la politique“, et la ”gouvernance“ de ”la politique est basée sur gouverner le peuple’ est également proche de ce sens.

La transformation de “Tao est basée sur la politique ’ en ’Tao est basé sur la vertu’ nécessite, d’une part, un passage de la domination des décrets politiques à la domination de l’éducation politique, et d’autre part, la vertu d’un leader est requise comme exemple. Par conséquent, Confucius a dit à un autre endroit “ ’ Si vous êtes dans le bon corps, vous pouvez le faire sans ordres”’ “Si vous êtes dans le bon corps, à quoi bon entrer en politique ?’ - ’Si tu ne peux pas avoir raison, comment peux-tu avoir raison ?’ (’Analectes de Confucius*Zilu’), être juste à travers le corps et atteindre le but d’être juste à travers soi-même, reflète précisément la compréhension unique de Confucius et la description spécifique de ”Zhengya le politicien’.

Par conséquent, cette compréhension de la politique n’est pas seulement la poursuite de “ce qui est le service du peuple”, c’est-à-dire la simple obéissance du peuple au dirigeant. Ce qu’il poursuit et veut réellement réaliser, c’est l’effet directeur des vertus morales sur toute la société. Le ’corps “fait ici référence au comportement, donc dans les temps anciens, la ”culture de soi’ était également soulignée.

C’est dans ce sens que le confucianisme croit que la politique devrait être “basée sur l’auto-culture. ’Yao Shun est beau, le monde est bienveillant et les gens le suivent’, ’La vertu d’un gentleman, la vertu d’un méchant’. La pratique de la politique se résume finalement aux vertus du leadership, du gouvernant politique.

Quatrièmement, les vertus politiques 

’Analectes de Confucius’ enregistre de nombreux mots de Confucius sur les vertus politiques, et les suivants sont représentatifs:

Il a dit : ’Gong, Kuan, Xin, Min, Hui. Si vous êtes respectueux, vous n’insulterez pas, si vous êtes généreux, vous gagnerez le public, si vous croyez, vous ferez ce que vous voulez, si vous êtes sensible, vous aurez du mérite, et si vous êtes gentil, cela sera suffisant pour influencer les gens. ’(’Analectes de Confucius * Yanghuo’)

Le fils a dit qu’il y a quatre façons d’être un gentleman (« un Homme de bien ») : il le respecte dans ses actions, il le respecte dans ses affaires, cela profite au peuple et rend le peuple juste. ’(’Analectes de Confucius*Gong Ye Chang’).

Confucius a dit : ’Si vous êtes respectueux et poli, vous travaillerez, si vous êtes imprudent et impoli, vous serez en colère, si vous êtes courageux et impoli, vous serez chaotique, et si vous êtes droit et impoli, vous serez tordu. Si un gentleman est fidèle à ses proches, le peuple prospérera dans la bienveillance ; si le vieux n’est pas laissé pour compte, le peuple ne le volera pas.’(’Analectes de Confucius * Taibo’)

Zizhang a demandé à Confucius et celui-ci a dit ” ’ Comment pouvez-vous être en politique ? ’Zi a dit,’ Si vous respectez les cinq beautés et supprimez les quatre maux, … ’Zizhang a dit :’ Quelles sont les cinq beautés ?’ - Zi a dit :’ Un gentleman profite sans dépense (excessive), il travaille sans ressentiment, il désire sans cupidité, il sut le Tao sans arrogance et il affiche du prestige sans acharnement.’.

’Zizhang a dit :’ Qu’est-ce qu’un avantage sans dépense ? ’Zi a dit “ : ’ En raison de l’avantage du peuple, il n’y a pas non plus d’avantage sans dépense !’. Si vous choisissez de travailler et de travailler beaucoup, qui peut s’en plaindre ? Si vous voulez de la bienveillance et que vous l’obtenez, comment pouvez-vous être plus gourmand ? Un gentleman n’a pas de nombres, pas de taille, pas d’audace pour être lent, et il n’est pas arrogant ! Un gentleman est couvert avec ses propoesvêtements et il les respecte, comme si les gens le regardaient et le craignaient, mais il n’est pas majestueux et pas non plus féroce !’. (’Analectes de Confucius·Yao a dit’)

Bien que les réponses à ces quatre articles soient différentes, leur contenu devrait être en termes de vertus politiques du monarque et du médecin Qing. Dans la période ‘au printemps et à l’automne, le docteur Qing était également un monarque, mais son rang politique et son étendue de possession étaient en-dessous du grand monarque.

En ce sens, ces vertus sont les vertus du souverain. Confucius croyait que la pratique de ces vertus était une condition préalable à la participation à la politique et au fondement pour la réalisation des résultats de la gouvernance. Ces affirmations montrent que la vision politique de Confucius est en effet la politique de la vertu. Cette vision politique présuppose l’influence à sens unique et exemplaire des vertus du monarque sur ses sujets et même sur le peuple.



La politique idéale du confucianisme est une politique basée sur la vertu

Comme on peut le voir dans ce qui précède, le confucianisme ne met pas l’accent sur la répartition et la réalisation du pouvoir politique, ni sur l’innovation des arrangements du système politique. La politique idéale du confucianisme est une politique basée sur la vertu, soulignant que les affaires politiques ne peuvent être séparées de la vertu.

Depuis la dynastie des Zhou occidentaux, l’accent constant est mis sur l’idée que le leadership politique doit servir le peuple avec vertu et clémence et c’est progressivement devenu une partie importante de la tradition politique à la fin de la période ‘du printemps et de l’automne’, et le confucianisme l’a consciemment fait avancer. En observant les opinions et les commentaires de Confucius sur les questions politiques dans les Analectes de Confucius, on peut voir que la prémisse fondamentale de sa compréhension politique, dont le point central important est que “la politique n’est pas séparée de la vertu”.

Selon Confucius, l’accent mis sur la vertu n’est pas seulement une méthode administrative, mais il également lié à la compréhension fondamentale de la politique. Bien qu’une partie de la compréhension de la politique par Confucius soit exprimée au niveau explicite, il y en a aussi qui ne sont pas exprimées à ce niveau explicite.

Du point de vue de la relation entre la politique et la morale, Confucius croyait que la politique ne peut être séparée de la morale, il n’y a donc pas de neutralité politique ici : la politique doit être basée sur des principes éthiques comme fondement propre, et non pas séparée de l’éthique ; séparée du concept de moralité, la politique ne sera plus politique : la politique doit être placée dans la valeur du bien et du mal à maîtriser.

Non seulement la politique n’est pas indépendante du bien et du mal, mais la politique est l’activité la plus susceptible de créer un grand malheur. La pensée politique chinoise ancienne était basée sur l’expérience historique, accordant une attention particulière à la critique de la tyrannie et des abus du gouvernement dans le monde historique, de sorte que le bien et le mal de la politique sont devenus le bien et le mal comme es plus importants, et la norme réside dans ce que le gouvernement apporte en fait au peuple.

Ce que l’État peut apporter au peuple : soit c’est la douleur, la faim et le froid, ce qui est le mal ; soit ce que l’État apporte au peuple, c’est la nourriture, les vêtements et l’éducation, ce qui est bon pour elle.

En revanche, l’arrogance et l’extravagance du monarque et du gouvernement sont mauvaises, et la diligence et l’épargne sont bonnes. En outre, il s’agit également de savoir si le gouvernement peut maintenir les traditions et les croyances.

Dans les anciens concepts chinois, en particulier confucéens, le concept de ”politique“ était plus souligné que comme une question liée au ”peuple“, que celui de ”la politique est une question liée au pays’, alors commune dans l’Europe ancienne.

La politique tourne autour des conditions de vie des gens. Par conséquent, contrairement à la “vision immorale de la politique ’ de Machiavel, dans l’ancien confucianisme, il avait une “vision morale de la politique” et il croyait toujours que la politique avait les attributs du bien et du mal, et que le bien et le mal devaient être utilisés comme critère d’évaluation, afin d’améliorer continuellement la politique.

La politique ne peut dépasser les valeurs morales. La politique indépendante du bien et du mal n’existe pas. La société politique doit être fondée sur les croyances morales dominantes de la société comme base de la garantie. Comme mentionné précédemment, cette compréhension de la politique a un fond profond dans la loi naturelle du Ciel.

En résumé - ’La vertu pour le Tao’ et “la vertu pour le gouvernement” sont les réformes majeures de Confucius de l’ancien ’gouvernement pour le peuple “et ”gouvernement pour le peuple’. L’ancien confucianisme a souligné l’importance de la vertu politique pour le processus politique, il a estimé que l’essence de la politique est l’éducation morale et il a insisté sur la vertu comme base de la politique, la bonté comme but de la politique et la bienveillance comme pratique de la politique. Dans les conditions du système politique de la société moderne, ceux-ci ont encore leur signification qui ne peut être ignorée.

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Les opinions politiques critiques de Mencius et de Zhu Xi

[Addenda préalable –

Note sur Mencius

« Mencius1,2, de son nom personnel Meng Ke3, ou Meng Tzeu, est un penseur chinois confucéen ayant vécu aux alentours de 380 av. J.-C.-289 av. J.-C. Mencius aurait étudié auprès d’un disciple de Zi Si, petit-fils de Confucius. Se posant en défenseur des stricts enseignements du maître, il a combattu sans relâche les « hérésies extrémistes » des disciples de Mo Zi et de Yang Zhu4. Sillonnant la Chine chaotique des Royaumes combattants à la recherche d’un sage-roi capable de restaurer la paix, il a rencontré un grand nombre de princes de cette époque et leurs entretiens sont consignés dans le livre qui porte son nom, le Mencius, l’un des Quatre Livres formant, avec les Cinq Classiques, le corpus néo-confucianiste tel que défini par Zhu Xi, le grand réformateur des Song. Il est appelé ’Maeng-ja’ en Corée, et ’Môshi’ au Japon. Son parcours : bien qu’il soit considéré traditionnellement comme son continuateur le plus orthodoxe, Mencius adapte aux réalités de son temps les enseignements de Confucius. Il utilise des arguments polémiques et défend que l’homme soit né avec un sens moral inné (良知), les circonstances seules l’empêchant de révéler cette bonté naturelle. Xun Zi, autre grand confucianiste pré-impérial, défendra l’inverse un peu plus tard. On raconte que la mère de Mencius déménagea trois fois pour trouver un voisinage convenable à l’éducation de son fils. Dans le quartier des fossoyeurs, Mencius enfant creusait des tombes miniatures, dans celui des abattoirs, il tuait les petits animaux ; ils finirent par s’installer près d’une école. Une autre anecdote tout aussi édifiante dans la carrière du jeune Mencius est souvent racontée aux enfants en Asie du Sud-Est. Un jour, sa mère, ayant élu domicile dans un endroit « convenable » pour l’éducation de son fils, était à son ouvrage sur un métier à tisser. Elle vit le jeune garçon rentrer de l’école plus tôt que prévu. Sans mot dire, elle prit les ciseaux et coupa le beau morceau de tissu qu’elle était en train de réaliser. Le jeune Mencius lui demanda pourquoi ce geste de destruction d’un si bel ouvrage ! Ce à quoi sa mère rétorqua : « C’est exactement ce que tu es en train de faire ! » Aussitôt, l’enfant se confondant en excuses, retourna à l’école et devint le grand philosophe Mencius ! »

C :\Users\JH\Documents\MENCIUS.jpgReprésentation de Mencius

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mencius ].

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[Addenda -
Note sur Zhu Xi 朱熹

« Zhu Xi (chinois : 朱熹 ; pinyin : Zhū Xī  ; Wade : Chu¹ Hsi¹ ; EFEO : Tchou Hi) (1130 - 1200) est un lettré de la dynastie Song du Sud qui devient l’un des plus importants néoconfucianistes en Chine. À ce titre, il est considéré comme l’un des Douze Philosophes, aux côtés de philosophes contemporains de Confucius. Zhu Xi et ses étudiants codifient ce qui est aujourd’hui considéré comme le canon confucianiste des Classiques chinois :



Zhu xi.jpgReprésentation de Zhu Xi

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhu_Xi

En savoir plus : Zhu Xi et Lu Jiuyuan - Description d’une relation lettrée dans la chine des Song (seconde partie du 12ème siècle) : un essai d’anthropologie du savoir - Thèse dirigée par Mme CHENG Anne, Professeur au Collège de France - Source à consulter en PDF : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01368942/document

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La ’politique de la critique’ est différente de la politique de la vertu

Le ’Zhengya le souverain’ de Confucius ne faisait que souligner le côté “auto-justice” du souverain et ne prêtait attention qu’au mouvement à sens unique des vertus du monarque vers ses sujets ; au lieu de faire face à l’ancien côté “He Zheng”. Le soi-disant Hezheng, c’est-à-dire la soi-disant “non-droiture du cœur du souverain”, de Mencius au cœur de Zhengjun, se réfère principalement aux subordonnés aidant le monarque à être droit par la critique. J’appelle cela la ’politique de la critique’, qui est différente de la politique de la vertu.

Mencius a dit : ’Le manque de personnes et l’aptitude, le manque de politique et le temps, mais les adultes sont capables du cœur du souverain. Junren n’est pas bienveillant, Junyi n’est pas juste, Junzheng n’est pas juste et le pays est déterminé par le souverain.’(’Mencius * Li Lou Shang’). Le “Yizhengjun” mentionné ici ne souligne pas l’auto-justice du monarque comme le disait Confucius, mais le résultat de la ’ grande personnalité et du cœur du souverain’. Comparé à la vision de Confucius de la vertu et de la politique, Mencius parlait rarement des vertus politiques de Gong Kuan Xin Minhui, ce qui semblait indiquer que Mencius avait perdu confiance en l’auto-justice du monarque. Ce qu’il espère, c’est que le monarque puisse respecter les exhortations comportementales et les propositions politiques de sujets qui sont sages comme lui.

De ce point de vue, ce genre de changement de perspective politique s’est produit à l’ère de Zisi. Par exemple, l’article ’Cinq éléments’ met l’accent sur le fait d’entendre la voie d’un gentleman et de connaître la voie d’un gentleman, et met l’accent sur le respect des vertueux. Cela a montré les changements dans les premières perspectives politiques confucéennes, c’est-à-dire qu’il n’espère plus l’auto-culture morale et l’intégrité du monarque comme Confucius, mais il accorde plus d’attention à la façon dont le monarque respecte et écoute la voie du gentleman proposée par ses sages sujets, respecte sérieusement la vetu et les vertueux…

Bien entendu, il s’agit également de s’adapter à la situation d’une forte augmentation des activités des personnes déplacées en période de guerre. L’article des ’Cinq éléments’ dit : ’Si vous entendez la voie d’un gentleman, vous êtes intelligent ; si vous l’entendez et le savez, vous êtes saint.…... Quand vous voyez un sage, vous êtes sage ; quand vous voyez et savez, vous êtes sage.’ J’ai fait remarquer un jour :’ Ce genre de philosophie politique est centrée sur l’écoute de la voie d’un gentleman et la vision d’une personne vertueuse, c’est-à-dire sur l’écoute de la voie et le respect des vertueux.’

La voie de Wen Junzi mentionnée dans les ’Cinq éléments’ se réfère davantage à la voie de gouvernance du prince, c’est-à-dire à la voie de gouvernance du gentleman en tant que respectueux des règles. Respecter une personne vertueuse, c’est respecter un soignant, un médecin qui a de la vertu et de la perspicacité.

Le sens pratique principal des mots de Shengzhi est d’exiger que le monarque connaisse le vertueux, respecte le vertueux...’Bien que la pensée des’ Cinq éléments ’ parle également de l’intériorisation de la bienveillance, de la droiture, de la courtoisie, de la sagesse et de la vertu, elle exprime également l’idée de respecter les vertueux dans la politique. Dans l’ère pré-Qin, Zunxian n’était pas seulement un rejet du système aristocratique patriarcal, mais aussi un complément à celui-ci. Parmi eux, le ’vertueux’ était principalement en termes de capacité. Bien sûr, si vous le dites de manière exhaustive, “vertueux” est une combinaison de vertu et de capacité, et “vertueux” est un mélange d’élites de vertu et d’élites ayant la capacité.

La proposition de Confucius était la politique de la vertu. En plus d’hériter de la pensée de Confucius, Mencius a mis l’accent sur la critique de la politique. Dans les dernières années de Mencius, il ne prêtait plus d’attention et ne mettait plus l’accent sur l’intériorisation des vertus du monarque, mais demandait pleinement au monarque d’accepter ses propositions politiques et comportementales sous forme d’exhortations.

En ce sens, on peut dire que la vision politique de Mencius n’est plus la politique de la vertu au sens étroit, mais la politique de la critique qui se concentre sur la position des savants.

Bien que Mencius ait également dit que “son corps appartient au monde’, “le fondement de la famille est dans le corps” (“Mencius·Li Lou Shang”), ’Ceux qui ont grandi, ceux qui ont raison sur eux-mêmes et les choses sont justes’ (’Mencius·De tout cœur’). Cependant, la prémisse a été ajoutée à la critique et à l’admonestation de “seuls les adultes peuvent être le tort du cœur du monarque”. Si l’interaction entre le monarque et les cent fonctionnaires de rang élevé n’est pas le mécanisme central de prise de décision et de mise en œuvre, la structure centrale du pouvoir de la monarchie dans les générations ultérieures, est la double structure de la politique de la vertu et de la politique de la critique.

Dans les temps anciens, “l’Université ’ proposait la séquence de développement de ’l’auto-culture, de la famille Qi, de la gouvernance du pays et du nivellement du monde’ avec l’auto-culture des érudits (y compris les gens ordinaires en théorie) comme la première dans l’éducation. On peut aussi dire que cette séquence reflète la logique de la vertu politique. Dans la ‘realpolitik’ de la dynastie Han, il n’a pas été souligné que l’auto-culture des savants était la première, mais que l’auto-culture des monarques était la première. L’application de ce principe de culture de soi comme premier principe n’est pas tant l’incarnation de la politique de la vertu que la base de la critique de la politique

Par conséquent, Dong Zhongshu a déclaré : ’Par conséquent, pour ceux qui sont souverains, le Zhengxin est basé sur la dynastie Zheng, la dynastie Zheng est basée sur les cent fonctionnaires Zheng, les cent fonctionnaires Zheng sont basés sur le Zheng dix mille personnes, et le Zheng dix mille personnes sont basées sur … etc… ’(’Floraison printanière et automnale*Yuying·)

Cette déclaration est loin de la déclaration de ’l’Université’. Comme Mencius, comme l’a dit Dong Zhongshu, il ne proposait plus les vertus politiques que les monarques devraient posséder comme Confucius, mais les unifiait avec la “justice”. La justice ici n’est pas l’auto-culture des érudits, mais la justice du monarque. Bien que Zhengxin semble toujours être une exigence de la politique de la vertu, il est également devenu une exigence raisonnable pour les érudits de critiquer le monarque dans la politique réelle, et c’est devenu le droit légal des érudits de critiquer le monarque. Et ne pas avoir peur de la colère du monarque et aider le monarque à être droit, est la principale obligation politique des courtisans confucéens et la vertu politique des érudits confucéens. Cela semble avoir une plus grande influence en deux mille ans de vie politique que la politique de la vertu de Confucius.

Dans les temps anciens, comme Confucius, il attachait une grande importance à la politique de la vertu, mais la politique de la vertu désignait les dirigeants politiques tels que les monarques. Après la dynastie Han, le maintien ou la promotion des vertus du monarque dépendait non seulement des efforts personnels d’auto-culture morale du monarque, mais nécessitait également un mécanisme politique de critique et de retenue.

[Addenda - La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; pinyin : sòng cháo ; Wade : sung ch’ao ; prononcé /sõŋ tʃao/) est une dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279. Elle a succédé à la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes et a été suivie par la dynastie Yuan. Il s’agit du premier gouvernement au monde à émettre des billets de banque. Cette dynastie a également vu la première désignation du vrai Nord à l’aide d’une boussole. L’histoire de la dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Durant la période des Song du Nord (chinois : 北宋 ; pinyin : běi sòng, 960-1127), la capitale est la ville septentrionale de Bianjing (actuelle Kaifeng) et l’empire s’étend sur la plus grande partie de la Chine historique. La période des Song du Sud (chinois : 南宋 ; pinyin : nán sòng, 1127-1279) est la période durant laquelle les Song perdent le Nord de la Chine au profit de la dynastie Jin. À cette époque, la cour impériale se réfugie au sud du fleuve Yangzi Jiang et la nouvelle capitale est établie à Lin’an (actuelle Hangzhou). Bien que la dynastie ait perdu le contrôle du berceau traditionnel de la civilisation chinoise au bord du fleuve Jaune, son économie ne s’effondre pas pour autant, le Sud de la Chine abritant 60 % de la population de la Chine et la majorité des terres les plus fertiles de la région1. La dynastie Song du Sud a considérablement développé et professionnalisé sa force navale pour défendre ses eaux et ses frontières et pour mener des expéditions maritimes vers l’étranger. Pour repousser les Jin et plus tard les Mongols, les Song ont développé des techniques militaires révolutionnaires, notamment l’usage de la poudre à canon. En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols qui mettent la main sur le Nord de la Chine. Möngke, quatrième grand Khan de l’Empire mongol, meurt en 1259 lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère Kubilai Khan est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l’Ouest. En 1271, Kubilai Khan est proclamé empereur de Chine2. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279. La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Yuan (1271-1368)3. La population chinoise double au cours des Xe et XIe siècles. Cette croissance est due à l’expansion de la culture du riz en Chine centrale et méridionale, à l’usage de riz précoce en Asie du Sud-Est et du Sud et à la production d’abondants surplus alimentaires4,5. Le recensement des Song du Nord fait état d’une population d’environ 50 millions d’individus, soit bien plus qu’au cours des dynasties Han et Tang. Cette estimation est tirée des Vingt-Quatre Histoires, une compilation de livres historiques faisant référence dans le domaine. Cependant, on estime que la population des Song du Nord atteint les 100 millions de personnes6. Cette spectaculaire croissance démographique a suscité une révolution économique dans la Chine pré-moderne. L’expansion de la population est en partie due au retrait graduel du gouvernement central, qui régulait jusqu’alors profondément l’économie de marché. Cette croissance démographique renforce également le rôle de la petite noblesse locale dans l’administration du peuple et des affaires locales. Les fonctionnaires nommés dans les xian et les provinces délèguent en effet la gestion et la supervision des affaires locales à la noblesse érudite. La vie sociale durant la dynastie Song est prospère. Les élites participent au commerce d’arts précieux. La population aime à se rassembler au cours de fêtes publiques et dans des clubs privés. Les villes possèdent des quartiers dédiés aux divertissements. La diffusion de la littérature et des connaissances est améliorée par l’invention de l’impression par blocs de bois et par l’invention au cours du XIe siècle des caractères mobiles d’imprimerie. La technologie pré-moderne, la science, la philosophie, les mathématiques et autres disciplines intellectuelles prospèrent. Des philosophes tels que Chen Yi et Zhu Xi ravivent le confucianisme avec de nouveaux commentaires, inspirés de certains idéaux bouddhistes, et mettent en valeur une nouvelle organisation des textes classiques qui fait ressortir le cœur de la doctrine néoconfucianiste. Les examens impériaux acquièrent une plus grande importance sous la dynastie Song… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Song ].

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Par exemple, les soldats et les médecins de la dynastie Song [autour du 12ème siècle] ont adhéré au concept de “cœur de Zhengjun” et ils ont directement critiqué l’incapacité du monarque à cultiver l’auto-culture dans la pièce, qui est devenue un élément indispensable de la politique centrale. Les écritures et les conférences du grand confucianisme de la dynastie Song ont également joué un rôle similaire, et la critique politique du Taijian contenait souvent cet aspect, à savoir l’exhortation à la vertu.

L’élite politique de la dynastie Song avait une structure différenciée. C’était le groupe des monarques et le groupe des érudits. Bien sûr, c’était une analyse idéale, et cela ne signifiait pas que les érudits étaient en réalité à toute épreuve, comme la différence entre les idéaux moraux et pragmatiques des bureaucraties. Quoi qu’il en soit, sous le soutien d’un certain système, oser critiquer la politique de manière responsable est devenu la vertu principale des générations futures d’érudits et de ‘sachants’. C’est aussi le concept de base de la politique confucéenne que des contraintes doivent être formées sur l’égarement du monarque, et il est mis en œuvre comme un ensemble de contraintes institutionnelles.

Donner à ses sujets le plein droit de critiquer le monarque du pays. Bien qu’il ne soit pas garanti que le monarque accepte personnellement toutes les critiques, il garantit une culture politique, et l’échange d’essais critiques entre chercheurs a également renforcé la conscience politique des chercheurs, favorisant ainsi la subjectivité politique. De ce point de vue, la vision confucéenne de la politique n’est pas seulement la politique de la vertu et la politique de la capacité vertueuse, mais aussi la politique de la critique. Le premier met l’accent sur la justice de soi et le second sur les autres justices.

Confucius a mis l’accent sur la justice de soi, et Mencius a mis l’accent sur sa justice. La pensée politique de Mencius ne met évidemment plus principalement l’accent sur les exigences de vertu du monarque, comme Confucius, mais elle exige davantage que le monarque écoute les opinions politiques du sage. Ce n’est pas seulement la signification politique unique de ”Zunxian’ dans la période des ‘Royaumes combattants’, mais c’est aussi une exigence de plus en plus évidente dans la pratique politique des dynasties Han et Tang.

Zhu Xi peut être utilisé comme exemple des érudits confucéens et des érudits de la dynastie Song écrivant, parlant et agissant, ainsi que les opinions politiques qu’ils incarnent.

Zhu Xi a commencé à se consacrer à des activités politiques à l’âge de 33 ans. Il a écrit un livre à Xiaozong dynastie Song : ’Renwu Fengshi’, mettant pleinement en valeur la’ connaissance du caractère et de la sincérité ’mentionnée dans l’’Université’, et a estimé que les trois programmes et huit articles ne sont pas seulement le plan d’apprentissage des érudits, mais aussi la principale exigence du monarque. Il a souligné que dans l’étude des empereurs, il faut d’abord connaître le caractère des choses et bien comprendre les changements des choses afin de faire la distinction entre le bien et le mal de manière fine, afin de pouvoir être sincère et honnête, et de pouvoir faire face aux événements majeurs du monde (’Collection d’essais de Zhu Zi·Renwu Fengshi’).

[Addenda – Renwu Fengshi - Lire à ce sujet Roger Darrobers 戴鶴白 : « Les interventions politiques et philosophiques de Zhu Xi auprès de l’empereur Xiaozong et de ses successeurs » - Roger Darrobers est professeur de langue et civilisation chinoises à l’Université Paris Ouest-Nanterre - Début du Résumé :- Entre 1162 et 1194, Zhu Xi 朱熹 (1130-1200) s’est adressé à douze reprises à l’empereur Xiaozong 孝宗 et à ses successeurs, Guangzong 光宗 et Ningzong 寧宗. Ces interventions se sont opérées par le biais de « mémoires scellés » (fengshi 封事), destinés à être lus par l’empereur, ou de communications orales (zouzha 奏劄) prononcées par Zhu Xi devant l’empereur… » - Document PDF complet à retrouver sur ce site : http://zhe-xue.thotm.net/pdf/abstracts/theme-7/darrobers-roger.pdf ].

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Quand Zhu Xi a eu34 ans, il est allé à la cour pour la première fois pour rencontrer l’empereur Xiaozong et il lui a dit : “Le chemin de l’université, le personnage est pour qu’il le connaisse.’ Il a dit que l’empereur Xiaozong avait deux choses qu’il n’avait pas faites : l’une était de prendre soin des choses telles qu’elles étaient, et l’autre était de prendre soin des choses telles qu’elles sont et allaient être là.

Voir les choses telles qu’elles sont, c’est voir les choses telles qu’elles sont réellement, voir les choses là où elles sont, et voir les choses telles qu’elles s’y trouvent, c’est voir les choses telles qu’elles y sont. Autrement dit, traiter les choses rationnellement, c’est comprendre les changements des choses afin de pouvoir faire face aux événements majeurs du monde. Il croyait que l’empereur Xiaozong n’avait pas bien fait ces deux choses, il ne pouvait donc pas recevoir la possibilité de gouverner le pays et, au-delà, le monde (’Collection d’essais de Zhu Zi* Notes de Gui Wei’). Bien sûr, Song Xiaozong serait mécontent quand il l’entendrait.

Quand Zhu Xi a eu 50 ans, il est devenu le gouverneur militaire de Nankang, et l’empereur lui a demandé de s’exprimer. Zhu Xi a écrit et s’est exécuté à la demande de l’empereur, car cette année était l’année de Gengzi, donc son sceau s’appelait ’Sceau de Gengzi’.:

Le ministre Fu a vu que Sa Majesté pouvait discuter de la pièce du ministre le 9 mars, et les conditions de la division de supervision impériale et des gardes du comté ont toutes été entendues de ce qui précède, et il n’y avait aucune dissimulation. Le ministre a été béni avec la vie du roturier, et il a traité le péché comme une base, mais il a été traité par le saint bienveillant, qui a demandé des mots et a souhaité être guéri, et ne l’a pas aliéné. De cette façon, a-t-il osé y réfléchir attentivement et utiliser l’édit pour le bloquer ?

Cependant, ceux qui touchent aux troubles et prononcent des discours, n’ont pas seulement une vision générale du monde et du pays, mais ils s’attachent aussi aux détails : ils pensent donc qu’ils sont fidèles. Ceux qui écoutent les discours ne font pas attention aux meilleurs plans du monde et choisissent de se soustraire et de penser qu’il est clair que, bien qu’il y ait beaucoup de discours, il n’y a rien qui profite aux autres du pays. Bien que l’écoute soit étendue, il n’y a vraiment aucun moyen de profiter de la beauté du monde. Le ministre est sincère et assez discipliné, mais il n’ose pas se fier à l’édit Ming avec des mots superficiels, alors Sa Majesté a la chance que la grande autorité l’écoute et le juge, et le monde a aussi de la chance.

Le ministre a dit que les grandes affaires du pays dans le monde sont plus importantes que celles du peuple, et le peuple est vraiment provincial, et les provinces gouvernent vraiment l’armée. Si le mari gouverne l’armée et la province comme fondement du peuple, alors c’est à la femme de corriger son esprit et d’établir une discipline. Le soi-disant “Zhengxin est basé sur la cour impériale, la cour impériale est basée sur les cent fonctionnaires, les cent fonctionnaires sont basés sur les dix mille personnes et les dix mille personnes sont basées sur les quatre directions”, ce qui est également vrai.

Quant à la soi-disant personne dont l’essence réside dans la technique de la pleine conscience pour établir la discipline, elle n’est pas à la portée du ministre. Cependant, la source fondamentale de tout dans le monde, réside dans le fait que même si vous voulez l’éviter sans rien dire, il y a ceux qui ne peuvent pas l’obtenir. De plus, le ministre a été appelé par erreur à droite au début du Yuan de Longxing, et il en avait déjà donné un bref aperçu. Aujourd’hui, je vous prie de retourner auprès de Votre Majesté dans l’ignorance.

Le soi-disant maître du mari, celui qui est encore là le maître ; celui qui est appelé à la discipline, celui qui est encore soumis à la discipline. Si le cadre n’a pas de contour, vous ne pouvez pas prendre soin de vous ; si le cadre n’a pas de discipline, vous ne pouvez pas prendre soin de vous. Par conséquent, une famille a la discipline d’une famille, et un pays a la discipline d’un pays donné. Si la communauté est dans le comté, le comté est dans l’État, l’État est dans les routes, les routes sont dans la province de Taiwan, et la province de Taiwan est dans le premier ministre, et le premier ministre est en charge de tous les postes, et le décret est publié afin d’être en harmonie avec le Fils du Ciel. C’est la discipline du monde.

Cependant, Tsunade ne peut pas compter sur l’autonomie. Il doit être juste et droit dans le cœur du seigneur, et impartial dans les intérêts privés du côté opposé du parti, et alors Tsunade a quelque chose à voir avec cela. Si le cœur du monarque ne peut pas être juste, il doit embrasser le ministre vertueux, s’éloigner, expliquer le retour de la justice et de la raison, et bloquer le chemin du mal privé, et alors il peut le faire correctement.

Par conséquent, l’ancien souverain sage a établi le fonctionnaire du maître, a établi la position d’invité et d’ami, et il a établi la position d’avertissement, qui ont tous été successivement livrés et maintenus, de peur que ce cœur ne perde sa justice en un instant. Ceux qui sont tels qu’ils sont, considèrent sincèrement la fondation du monde telle qu’il est. S’il y a quelque chose qui ne va pas, tout dans le monde n’ira pas bien, alors ils ne doivent pas être négligents. (’Collection d’essais de Zhu Zi*Sceau de Gengzi’)

Dans cette lettre, Zhu Xi a cité les paroles de Dong Zhongshu et il a de nouveau parlé de l’importance de la justice du monarque, affirmant que le fondement de l’amour du peuple réside dans la capacité de l’empereur à être juste. Comment l’empereur peut-il aimer le peuple ?

Nous devons d’abord être droits, et ce n’est que lorsque nous sommes droits que la moralité, la loi et la discipline peuvent être établies. Il a également dit que maintenant l’empereur n’est proche que d’un ou deux méchants, envoûté par eux, content de son intérêt personnel, il a donc causé une mauvaise situation sociale. En particulier, il a cité les propos de Dong Zhongshu sur Renjun Zhengxin, soulignant l’importance fondamentale de Renjun Zhengxin. Sa critique est de souligner les problèmes du monarque et d’aider le monarque à être honnête.

Zhu Xi a souligné que la critique et les suggestions ouvertes et franches sont bonnes en politique, mais dans la pratique, il peut souvent y avoir deux types de maux. L’un est que les critiques se concentrent sur de petits détails, et l’autre est que les critiques se concentrent uniquement sur l’exposition de la vie privée de leurs sujets.

Dans ce cas, bien qu’il y ait de nombreuses contributions et une écoute approfondie, ce n’est pas propice à la bonne gouvernance du pays. Il estime que la critique politique devrait se concentrer sur “l’esprit et les compétences des gens pour établir la discipline’, ce qui est fondamental dans la politique. Le cœur de Ren Junzheng est principalement “l’esprit d’équité et de justice d’esprit, et la clé de l’établissement de la discipline de Ren Jun c’est celui-ci “qui doit être un ministre vertueux et une personne clairvoyante”.

Lorsque (Chunxi Wushen) Zhu Xi a eu 59 ans, l’empereur lui a demandé de venir participer dans la capitale. Certaines personnes ont persuadé Zhu Xi de dire que “la sincérité et la morale ’sont la dernière chose que l’empereur aime entendre. Ne mentionnez pas ces quatre mots cette fois. Zhu Xi a dit très sérieusement : je n’ai appris que ces quatre mots dans ma vie, comment puis-je ne pas le dire ? Si je ne le dis pas, je te trompe ! Après avoir rencontré l’empereur Xiaozong, il lui fit signe du visage ; le ministre est sincère et insensé, et il est confondu par sa Majesté. Par conséquent, après y avoir goûté et réfléchi à plusieurs reprises, Wu Nai Yan est au milieu des loisirs, au pays des choses imaginaires, la soi-disant raison naturelle est impure et le soi-disant désir humain est sans fin. La nature impure du Ciel (autorité suprême) est que le bien est toujours incapable d’être au mieux, et les désirs humains ne sont pas épuisés, de sorte que le mal est toujours incapable d’aller à ses racines.

Pour le bien mais pas au mieux, et pour le mal mais pas à sa racine, c’est parce que bien qu’il s’agisse d’un instant de pensée, le mal public et privé, le bien et le mal, les gains et les pertes ne sont pas inséparables les uns des autres et s’y font la guerre. Par conséquent, ceux qui ont une belle apparence ne sont pas solides, mais les soins privés de la beauté latérale peuvent être profondément envoyés par le ventre ; par conséquent, ceux qui aspirent à être héroïques ne sont pas coupés, et la génération des médiocres doux et méchants peut voler le pouvoir du Langmiao pendant longtemps ; ils ne sont pas heureux d’entendre l’opinion publique du monde, mais parfois ils ne sont pas autorisés ; ils ne sont pas disposés à bénéficier de la calomnie du monde, mais ils ne sont pas à l’abri d’une mauvaise interprétation ; ils ne veulent pas riposter à la haine et à la honte du monde… , mais ils peuvent ne pas avoir peur du plan de vivre en paix ; ils ne veulent pas aimer les ressources financières de l’esprit de préservation de la santé, mais ils peuvent ne pas être en mesure de soupirer et de s’inquiéter. C’est la voix du ressentiment. Si tel est le cas, qu’il en soit ainsi.

Bien qu’il ne soit pas utilisé au mieux par les autres, il ne peut pas être utilisé au mieux pour les autres ; l’échelle est petite, mais le pion est incertain ; l’ambition est petite, mais le pion n’est pas établi.

Des années gâchées, de sorte que maintenant, il ne suffit pas de gouverner seul, mais au contraire, il suffit de provoquer le chaos ; il ne suffit pas de chercher les autres, mais il ne suffit pas de se défendre ; il ne suffit pas que les peuples du monde le chérissent pour Votre Majesté, et le ministre sait que le cœur de Votre Majesté ne peut s’empêcher de le détester. (’Collection d’essais de Zhu Zi*Wu Shenyan et Zizha Wu’)

Après les événements de l’été, il se rendit de nouveau au siège en hiver de cette année-là, disant que si le cœur du monarque n’est pas juste, rien au monde n’est juste ; “Le cœur n’est que dangereux, et le Tao n’est que léger’ ; l’empereur devrait utiliser la justice du Ciel pour surmonter les désirs privés des gens, entrer chez les sages, se retirer du viol et corriger les erreurs de discipline. Dans ’Wushen Fengshi’, dit-il:

Pourquoi le ministre devrait-il considérer le cœur de Votre Majesté comme la grande fondation du monde ? Les choses dans le monde sont en constante évolution, et leurs fins sont infinies, et c’est naturel pour ceux qui ne sont pas dans le cœur du seigneur de l’Homme. Par conséquent, si le cœur du Seigneur est juste, tout dans le monde est juste ; si le cœur du Seigneur n’est pas juste, tout dans le monde n’est pas est juste.

Non seulement la récompense, la persuasion et la punition … suivent toutes sa direction, mais il y a ceux qui ne peuvent pas le faire, et entre ses perceptions, le vent se déplace rapidement, et il y en a beaucoup …qui vivent dans le palais profond avec un corps pur, et le mal de son cœur est invisible à ceux qui ne peuvent pas l’apercevoir, et son talisman est dans le monde extérieur, souvent vu par dix yeux et pointé par dix mains, mais il ne peut pas être caché.

À cause de ce Dashun, il a les préceptes de ”la seule essence et l’unique“, et à cause de Confucius, il a le nuage de ”l’abnégation et de la révérence’, qui sont tous le fondement de tout dans le monde à cause de mon cœur. Si ce cœur a raison, cela dépend de la compréhension, de l’écoute, de la sagesse et du respect de l’étiquette, et le corps va bien. Il est capable de le réaliser à cause de ce qu’il a fait. Bien que le monde soit grand, personne n’est une personne bienveillante. (’La collection d’essais de Zhu Zi*Le scellement de Wushen’)

Il croit que la racine de la politique réside dans la ’justice du Seigneur de l’Homme’. La justice et l’injustice du seigneur de l’Homme semblent difficiles à prouver en surface, mais en fait, l’efficacité dans la vie politique et sociale est évidente et ne peut être dissimulée. Chaque mouvement du seigneur est humain, car le vent se déplace rapidement, aura immédiatement une influence et des conséquences politiques.

Quand Chunxi a eu 60 ans, Zhu Xi était sur le point de sceller à nouveau l’affaire. Plus tard, la situation politique a alors changé. Bien qu’il n’ait pas été envoyé, il exprimait toujours ses pensées cohérentes…

L’une est la soi-disant personne qui donne des conférences avec un cœur positif. Lorsque le ministre entend parler des affaires du monde, l’essence réside dans une seule personne, et le corps d’une seule personne, le Seigneur se trouve dans un seul cœur. Par conséquent, si le cœur du seigneur est juste, il n’y a rien de mal dans les choses du monde ; si le cœur du Seigneur est mauvais, il n’y a que le mal dans les choses du monde. Si la surface est plate et que l’ombre est droite, la source est trouble et la saleté coule, la raison en est inévitable. C’est l’ancien souverain sage qui veut montrer sa vertu dans le monde, et il doit être basé sur la justice. (’La collection d’essais de Zhu Zi*Ji You a l’intention d’être scellée’).

Par conséquent, en termes de politique, cette pensée est différente du “on est basé sur l’auto-culture” de ’l’Université’. La racine de la politique est l’auto-culture et la justice du Seigneur. Sur cette base, les érudits confucéens et les sachants ont avancé une critique morale du monarque, qui était la norme dans la politique chinoise ancienne. Ce n’est pas seulement une culture politique, mais aussi le soutien du système. Par conséquent, Zhu Zi était d’accord avec la déclaration : “Les érudits et les sachants considèrent comme leur travail de se battre pour la cour’ (’La langue de Zhu Zi’ Volume 132).

L’auto-culture des vertus et l’illumination des vertus après le Moyen Âge pointaient davantage vers les individus et la société, plutôt que vers les monarques et les dirigeants, ce qui se poursuit et se pratique encore dans la Chine moderne.

Les anciennes vertus politiques étaient très exigeantes. Sauf qu’elles étaient liées à la poursuite globale de la vie, la raison principale était qu’il n’y avait pas de système sur lequel produire ces comportements politiques souhaitables, de sorte qu’il ne pouvait être proposé qu’à partir de la culture des vertus.

L’une des idées de base de la société moderne est de commencer par la transformation du système politique, de sorte que sous le nouveau système, le pouvoir du système lui-même puisse être utilisé pour dériver le comportement politique attendu par les anciennes vertus sans effort.

Si diverses méthodes de supervision et de critique sont ouvertes, les ministres et les responsables locaux de la dynastie peuvent critiquer directement l’empereur lui-même et la dynastie. La critique est devenue la vertu principale des subordonnés et le fonctionnement de base de la pratique politique. Bien que la critique ne soit pas égale à la bonne gouvernance elle-même, la critique peut aussi être un outil pour le parti pour lutter contre les différences, mais si elle est correctement maîtrisée, elle peut en effet jouer un rôle actif. En particulier, les objections des sujets à l’empereur et la critique de la dynastie sont garanties en tant que liberté de critique politique dans ce système et cette culture.

Il convient de souligner que les anciennes vertus politiques n’incluaient pas les éléments des valeurs politiques reconnues à l’époque moderne. Par exemple, la démocratie en tant que vertu n’accepte pas d’agir seule, prête attention à la compréhension des sentiments du peuple, ne met pas en évidence l’arbitraire personnel, est bonne à écouter les différentes opinions et respecte les connaissances des experts. En ce sens, dans la vie politique contemporaine, il ne suffit pas d’hériter des vertus classiques de la politique … mais aussi de développer de nouvelles vertus politiques.

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Deux visions politiques de l’Occident moderne



La pensée politique occidentale vue de Chine

Afin de comprendre la vision confucéenne de la politique, nous pouvons également comparer et comprendre les formes pertinentes de l’histoire de la pensée politique occidentale.

Dans l’histoire de la pensée politique, l’Italie de la Renaissance était considérée comme dominée par la “politique de la vertu”, également connue sous le nom d’humanisme politique, ou humanisme civique ou humanisme républicain.


[Addenda –
Documents sur l’Humanisme politique et républicain en Europe

Selon Wikipédia, « le terme humanisme, créé à la fin du XVIIIe siècle et popularisé au début du XIXe siècle1, a pendant longtemps désigné exclusivement un mouvement culturel, philosophique et artistique prenant naissance au XIVe siècle dans l’Italie de la Renaissance, puis se développant dans le reste de l’Europe. Moment de transition du Moyen Âge aux temps modernes, ce mouvement est en partie porté par l’esprit de laïcité qui resurgit alors, point de départ d’une crise de confiance profonde qui affecte l’Église catholique. Le terme humaniste existe dès le XVIe siècle pour désigner « celui qui cultive les humanités »2. Les penseurs humanistes de la Renaissance, en renouvelant considérablement l’approche de la civilisation antique européenne à la suite d’une approche médiévale notamment marquée par l’aristotélisme scolastique, n’abjurent pas pour autant leur foi chrétienne : ils cherchent plutôt à produire la synthèse du double héritage gréco-romain3 et chrétien4, en insistant non plus sur l’observation du monde compris comme création divine, mais sur le rôle actif des capacités intellectuelles humaines dans l’élaboration de la réalité de toute chose. L’« humanisme des Lumières », au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, se défait de toute conception de volonté divine, l’individu s’appuyant sur sa raison pour se déterminer lui-même5. Au début du XXIe siècle, un certain nombre de penseurs s’accordent à considérer que l’idée d’humanisme renvoie à tout un ensemble de valeurs, qu’elles soient religieuses ou laïques, communes à l’ensemble de la civilisation occidentale depuis le VIIIe siècle av. J.-C. et toutes relatives à la place conférée aux facultés rationnelles des humains. Citons entre autres : le sociologue Shmuel Trigano, en 20006, l’historien Bernard Quilliet en 20027 et le philosophe Abdennour Bidar en 20148. Selon ce dernier, par-delà la multiplicité de ses formulations, le concept d’humanisme est consubstantiel à l’Occident, et « tous les penseurs ont semblé s’accorder sur une même conviction : celle que l’homme a raison de s’interroger d’abord sur l’homme9 ». Non seulement la référence au thème de l’humanisme persiste à la « crise du sujet » philosophique de la fin du XIXe siècle et aux carnages des deux Guerres mondiales mais elle est alors encore plus vive que par le passé. Le phénomène s’accentue encore au XXIe siècle, comme en témoigne l’abondante bibliographie dédiée à ce thème depuis l’an 2000. Le mot est extrêmement usité dans les champs politique et médiatique sans être questionné, au point de servir de terme fourre-tout comme le mot « progrès », qui lui est très fréquemment associé. Toutefois, moins d’intellectuels s’en réclament même si certains estiment que la philosophie des Lumières doit continuer de servir de référence. À l’inverse, le concept d’humanisme fait l’objet de critiques toujours plus nourries, visant non pas tant à le dénigrer qu’à questionner son succès même, à l’aune des enjeux sociétaux contemporains, notamment la poussée exponentielle des nouvelles technologies10,11. C’est dans ce cadre que surgissent deux concepts critiques : le post-humanisme et le transhumanisme12… » - Lire la totalité de cet article sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Humanisme

Qu’est-ce que l’humanisme ? – «  Le terme d’humanisme est aujourd’hui entré dans le langage courant comme une certaine forme d’altruisme et de bienveillance. Mais l’humanisme est en réalité un mouvement littéraire et artistique né à la Renaissance. Quels sont les grands thèmes de l’humanisme et ses auteurs les plus célèbres ? On fait le point… » - Par Esther Buitekant - Publié le 03/08/2020 à 17h00 - Mis à jour le 22/04/2021- Article à lire sur ce site : https://www.geo.fr/histoire/quest-ce-que-lhumanisme-201409

Vidéo pédagogique sur l’Humanisme : Mouvements littéraires - L’Humanisme : mouvement du 16ème siècle - 27 janvier 2021 – Par Amélie Vioux - Découvre dans cette vidéo l’essentiel à connaître sur l’Humanisme. Tu peux lire et imprimer ce cours ici : https://commentairecompose.fr/humanisme/ L’Humanisme est un vaste mouvement culturel européen du XVIème siècle qui se caractérise par sa foi en l’homme et son admiration pour les cultures grecques et latines. La naissance de l’Humanisme au XVIème siècle s’explique dans un contexte de bouleversements profonds : - La découverte de Nouveaux Peuples en Amérique et la théorie de l’héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil) remet en cause la vision du monde des Européens au XVème et XVIème siècle. - L’invention de l’imprimerie par Gutenberg facilite la diffusion des écrits - La redécouverte des textes anciens influence profondément les intellectuels européens L’humanisme est un très vaste mouvement qui aborde des sujets politiques, moraux, philosophiques et littéraires, mais les auteurs humanistes sont liés par des idées communes : - Ils placent l’homme au centre de leur réflexion et insistent sur la sagesse et le libre-arbitre. - Ils réfléchissent au meilleur modèle éducatif possible car l’homme n’est véritablement humain que s’il est éduqué et cultivé. Ils réfléchissent au meilleur modèle politique possible - Ils prônent la tolérance et l’esprit critique. Les principaux auteurs humanistes à connaître : Montaigne, Rabelais, La Boétie, Erasme, Thomas More, Pic de la Mirandole. Suis-moi sur : Le site : https://commentairecompose.fr Instagram : https://www.instagram.com/commentaire... Facebook : https://www.facebook.com/commentairec... Avec mon livre (série générale) : https://amzn.to/3nMnIkM Avec mon livre (séries techno) : https://amzn.to/3yqqKzU - Source : https://www.youtube.com/watch?v=a6eO-WptmKI

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Une contribution contemporaine sur l‘Humanisme :


Dix principes pour l’humanisme du 21ème siècle par Julia Kristeva - Vidéo 12 minutes - Version longue prononcée à l’Université de Rome III, le 26 octobre 2011, avec la délégation des humanistes et la participation du Cardinal Ravasi. Assise 2011 - Basilique Sainte-Marie-des-Anges, 27 octobre 2011

Julia Kristeva et Benoît XVI à Assise 27 octobre 2011Photo - Assise, Basilique Sainte-Marie-des-Anges, Jeudi 27 octobre 2011

Je vous remercie de l’honneur que vous me faites en m’invitant à m’exprimer devant cette prestigieuse assemblée au nom des humanistes.

Qu’est-ce que l’humanisme ? Un grand point d’interrogation à l’endroit du plus grand sérieux ? C’est dans la tradition européenne, grecque-juive-chrétienne, que s’est produit cet événement qui ne cesse de promettre, de décevoir et de se refonder… Enregistrement à écouter sur ce site : http://www.kristeva.fr/assise2011.html

Lorsque Jésus se décrit (Jn 8,24) dans les mêmes termes qu’Elohim s’adressant à Moïse (Ex 3,14), en disant : « Je suis », il définit homme – et anticipe l’humanisme – comme une « singularité indestructible » (selon les termes de Benoit XVI). Singularité indestructible qui non seulement le relie au divin par-delà la généalogie d’Abraham (comme le faisait déjà le peuple d’Israël), mais qui innove. Car si le « Je suis » de Jésus s’étend du passé et du présent au futur et à l’Univers, le Buisson ardent et la Croix deviennent universels.

Lorsque la Renaissance avec Erasme, les Lumières avec Diderot, Voltaire, Rousseau mais aussi le Marquis de Sade et jusqu’à ce juif athée qu’était Sigmund Freud, proclament la liberté des hommes et des femmes à se révolter contre les dogmes et les oppressions, à émanciper les esprits et les corps, à mettre en question toute certitude, commandement ou valeur, - est-ce à un nihilisme apocalyptique qu’ils ont ouvert la voie ? En s’attaquant à l’obscurantisme, la sécularisation a oublié de s’interroger sur le besoin de croire qui sous-tend le désir de savoir, ainsi que sur les limites à poser au désir à mort - pour vivre ensemble. Pourtant, ce n’est pas l’humanisme, mais ce sont les dérives sectaires, technicistes et négationnistes de la sécularisation qui ont sombré dans la « banalité du mal », et qui favorisent aujourd’hui l’automatisation en cours de l’espèce humaine. « N’ayez pas peur ! », ces mots de Jean-Paul II ne s’adressent pas seulement aux croyants qu’ils encourageaient à résister au totalitarisme. L’appel de ce Pape – apôtre des droits de l’homme- nous incite aussi à ne pas craindre la culture européenne, mais au contraire à oser l’humanisme : en bâtissant des complicités entre l’humanisme chrétien et celui qui, issu de la Renaissance et des Lumières, ambitionne d’élucider les voies risquées de la liberté. Merci aujourd’hui au Pape Benoît XVI d’avoir invité, pour la première fois en ces lieux, des humanistes parmi vous.

Photo - C’est pourquoi, avec vous sur cette terre d’Assise, mes pensées s’adressent à saint François d’Assise : qui « ne cherche pas tant à être compris qu’à comprendre », ni « à être aimé qu’à aimer » ; qui éveille la spiritualité des femmes avec l’œuvre de sainte Claire ; qui place l’enfant au cœur de la culture européenne en créant la fête de Noël ; et qui, quelque temps avant sa mort, déjà en humaniste avant la lettre, envoie sa lettre « à tous les habitant du monde entier ». Je pense aussi à Giotto qui déplie les textes sacrés dans des images vivantes de la vie quotidienne des hommes et des femmes de son temps, et met le monde moderne au défi de secouer le rite toxique du spectacle aujourd’hui omniprésent.

Peut-on encore parler de l’humanisme, mieux : peut-on parler l’humanisme ? - Et c’est Dante Alighieri qui m’interpelle en cet instant, célébrant saint François au Paradis de sa Divine comédie. Dante a fondé une théologie catholique de l’humanisme en démontrant que l’humanisme n’existe que si, et seulement si, nous nous transcendons dans le langage par l’invention de nouveaux langages. Comme il l’a fait lui-même, en écrivant dans un style nouveau la langue italienne courante, et en inventant des néologismes. « Outrepasser l’humain dans l’humain « («  transhumanar ») (Paradis I : 69), dit-il, tel serait le chemin de la vérité. Il s’agirait de « nouer », au sens d’ « accoupler » (« s’indova », se mettre là, dans le « où ») (Paradis 33 :138) - comme se nouent le cercle et l’image dans une rosace - le divin et l’humain dans le Christ, le physique et le psychique dans l’humain.

De cet humanisme chrétien, compris comme un « outrepassement » de l’humain dans l’accouplement des désirs et du sens par le langage, s’il est un langage d’amour, l’humanisme sécularisé est l’héritier souvent inconscient. Et il s’en sépare en affinant ses logiques propres dont j’aimerais esquisser Dix principes. Qui ne sont pas 10 commandements, mais 10 invitations à penser des passerelles entre nous.

1. L’humanisme du XXI siècle n’est pas un théomorphisme. L’Homme Majuscule n’existe pas. Ni « valeur » ni « fin » supérieures, aucun atterrissage du divin d’après les actes les plus hauts de certains hommes qu’on appelle des « génies » depuis la Renaissance. Après la Shoah et le Goulag, l’humanisme a le devoir de rappeler aux hommes et aux femmes que si nous nous estimons les seuls législateurs, c’est uniquement par la mise en question continue de notre situation personnelle, historique et sociale que nous pouvons décider de la société et de l’histoire. Aujourd’hui, loin de démondialiser, une nouvelle réglementation internationale est nécessaire à inventer pour réguler et maîtriser la finance et l’économie mondialisée et créer à terme une gouvernance mondiale éthique universelle et solidaire.

2. Processus de refondation permanente, l’humanisme ne se développe que par des ruptures qui sont des innovations (le terme biblique hiddouch signifie inauguration-innovation-rénovation ; enkainosis et anakainosis ; novatio et renovatio). Connaître intimement l’héritage grec-juif-chérien, le mettre en examen approfondi, transvaluer (Nietzsche) la tradition : il n’y a pas d’autre moyen de combattre l’ignorance et la censure, et de faciliter ainsi la cohabitation des mémoires culturelles construites au cours de l’histoire.

3. Enfant de la culture européenne, l’humanisme est la rencontre des différences culturelles favorisée par la globalisation et la numérisation. L’humanisme respecte, traduit et réévalue les variantes des besoins de croire et des désirs de savoir qui sont des universaux de toutes les civilisations.

4. Humanistes, « nous ne sommes pas des anges, nous avons un corps ». Sainte Thérèse d’Avila s’exprime ainsi au XVIIe siècle, inaugurant l’âge baroque qui n’est pas une Contre-Réforme, mais une Révolution baroque amorçant le siècle des Lumières. Mais le libre désir est un désir à mort. Et il fallait attendre la psychanalyse, pour recueillir dans la seule et ultime réglementation du langage cette liberté des désirs que l’humanisme ne censure ni ne flatte mais se propose d’élucider, d’accompagner et de sublimer.

5. L’humanisme est un féminisme. La libération des désirs devait conduire à l’émancipation des femmes. Après les philosophes des Lumières qui ont ouvert la voie, les femmes de la Révolution françaises l’ont exigée avec Théroigne de Méricourt, Olympe de Gouge, jusqu’à Flora Tristan, Louise Michel et Simone de Beauvoir, accompagnées par les luttes des suffragettes anglaises et je n’oublie pas les chinoises dès la Révolution bourgeoise de 4 mai 1919. Les combats pour une parité économique, juridique et politique nécessitent une nouvelle réflexion sur le choix et la responsabilité de la maternité. La sécularisation est encore la seule civilisation qui manque de discours sur le maternel. Le lien passionnel entre la mère et l’enfant, ce premier autre, aurore de l’amour et de l’hominisation, ce lien où la continuité biologique devient sens, altérité et parole, est une reliance. Différente de la religiosité comme de la fonction paternelle, la reliance maternelle les complète et participe à part entière de l’éthique humaniste.

6. Humanistes, c’est par la singularité partageable de l’expérience intérieure que nous pouvons combattre cette nouvelle banalité du mal qu’est l’automatisation en cours de l’espèce humaine. Parce que nous sommes des êtres parlant, écrivant, dessinant, peignant musiquant, jouant, calculant, imaginant, pensant, nous ne sommes pas condamnés à devenir des « éléments de langage » dans l’hyper-onnection accélérée. L’infini des capacités de représentation est notre habitat, profondeur et délivrance, notre liberté.

7. Mais le Babel des langages génère aussi chaos et désordres, que l’humanisme ne régulera jamais par la seule écoute attentive prêtée aux langages des autres. Le moment est venu de reprendre les codes moraux immémoriaux  : sans les affaiblir, pour les problématiser, en les à rénovant au regard des nouvelles singularités. Loin d’être de purs archaïsmes, les interdits et les limites sont des garde-fous qu’on ne saurait ignorer sans supprimer la mémoire qui constitue le pacte des humains entre eux et avec la planète, les planètes. L’histoire n’est pas du passé : la Bible, les Evangiles, le Coran, le Rigveda, le Tao nous habitent au présent. Il est utopique de créer de nouveaux mythes collectifs, il ne suffit pas non plus d’interpréter les anciens. Il nous revient de les réécrire, repenser, revivre : dans les langages de la modernité.

8. Il n’y a plus d’Univers, la recherche scientifique découvre et ne cesse de sonder le Multivers. Multiplicité des cultures, des religions, des goûts et des créations. Multiplicités des espaces cosmiques, des matières et des énergies cohabitant avec le vide, composant avec le vide. N’ayez pas peur d’être mortels. Capable de penser le multivers, l’humanisme est confronté à une tâche épochale : inscrire la mortalité dans le multivers du vivant et du cosmos.

9. Qui le pourra ? L’humanisme, parce qu’il soigne. Le souci (cura) amoureux d’autrui, le soin écologique de la terre, l’éducation des jeunes, l’accompagnement des malades, des handicapés, des vieillissants, des dépendants n’arrêtent ni la course en avant des sciences ni l’explosion de l’argent virtuel ? L’humanisme ne sera pas un régulateur du libéralisme, qu’il se ferait fort de transformer sans à-coups apocalyptiques ni lendemains qui chantent. En prenant son temps, en créant une proximité nouvelle et des solidarités élémentaires, l’humanisme accompagnera la révolution anthropologique qu’annoncent déjà aussi bien la biologie émancipant les femmes , que le laisser-aller de la technique et de la finance, et l’impuissance du modèle démocratique pyramidal à canaliser les innovations.

10. L’homme ne fait pas l’histoire, mais l’histoire c’est nous. Pour la première fois, Homo Sapiens est capable de détruire la terre e soi-même au nom de ses religions, croyances ou idéologies. Pour la première fois aussi les hommes et les femmes sont capables de réévaluer en toute transparence la religiosité constitutive de l’être humain. La rencontre de nos diversités ici, à Assise, témoigne que l’hypothèse de la destruction n’est pas la seule possible. Personne ne sait quels humains succèderont à nous qui sommes engagés dans cette transvaluation anthropologique et cosmique sans précédent. Ni dogme providentiel, ni jeu de l’esprit, la refondation de l’humanisme est un pari.

L’ère du soupçon ne suffit plus. Face aux crises et menaces aggravées, voici venu l’ère du pari. Osons parier sur le renouvellement continu des capacités des hommes et des femmes à croire et à savoir ensemble. Pour que, dans le multivers bordé de vide, l’humanité puisse poursuivre longtemps son destin créatif.

JULIA KRISTEVA – Photo

Assise, 27 octobre 2011 ’Journée de réflexion, dialogue et prière pour la paix et la justice dans le monde’. La version longue a été prononcée à l’Université de Rome III, le 26 octobre 2011, avec la délégation des humanistes et la participation du Cardinal Ravasi.

Assise 2011http://www.vatican.va/holy_father/b...sur le site du Vatican - Quelques principes pour l’humanisme du XXIe siècle, discours à Sainte-Marie-des-Anges, à Assise - Un nuovo umanesimo in dieci principi (Italiano) - Some principles for the humanism of the twenty-first century (English) - Diez principios para el humanismo del siglo XXI

Source à consulter : http://www.kristeva.fr/assise2011.html

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Une caractéristique importante de la pensée républicaine classique est l’accent mis sur les “vertus civiques”, c’est-à-dire se soucier des affaires publiques et des objectifs publics, restreindre les convoitises pour obéir au bien public.

La pensée de l’humanisme républicain italien est enracinée dans Cicéron, et le représentant est Latini.


[Addenda –
Notes sur Cicéron et Latini

Note sur Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), homme d’État romain et brillant orateur est né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et est assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. (calendrier julien) à Formies. Il est à la fois avocat, philosophe, rhéteur et écrivain latin.

Citoyen romain, né dans une famille équestre ayant de fortes assises locales à Arpinum, Cicéron n’appartient pas à la noblesse, ce qui en principe ne le destine pas à un rôle politique majeur. Après une solide formation à la rhétorique et au droit, il réussit, grâce à ses talents d’avocat, à se constituer suffisamment d’appuis pour parvenir, en 63 av. J.-C., à la magistrature suprême, le consulat. C’est un homme nouveau (homo novus). La même année, et dans une République en crise menacée par les ambitieux, il déjoue la conjuration de Catilina, notamment grâce à l’énergie de ses discours, les Catilinaires.

Ce succès qui fait sa fierté cause ensuite son exil en 58 av. J.-C., pour avoir exécuté des conjurés sans procès. Revenu à Rome en 57 av. J.-C., il ne joue plus de rôle important sur la scène politique, dominée par Pompée et César. Durant la guerre civile qui débute en 49 av. J.-C., il rallie Pompée avec hésitation, puis est forcé de s’accommoder du pouvoir de César, avant de s’allier à Octave contre Antoine. Sa franche opposition à Antoine lui coûte la vie en 43 av. J.-C.

Orateur remarquable, il publie une abondante production considérée comme un modèle de l’expression latine classique, et dont une grande partie nous est parvenue. Il consacre sa période d’inactivité politique à la rédaction d’ouvrages sur la rhétorique et à l’adaptation en latin des théories philosophiques grecques. En partie perdus pendant le Moyen Âge, ses ouvrages connaissent un regain d’intérêt durant la renaissance carolingienne puis la renaissance italienne et l’époque classique. En revanche, au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, il n’est considéré que comme un simple compilateur des philosophes grecs. Plus positivement Pierre Grimal considère qu’il a été un intermédiaire précieux qui nous a transmis une partie de la philosophie grecque. Dans le domaine politique les jugements ont été souvent sévères : intellectuel égaré au milieu d’une foire d’empoigne, parvenu italien monté à Rome, opportuniste versatile, « instrument passif de la monarchie larvée » de Pompée puis de César selon des spécialistes tels que Theodor Mommsen et Jérôme Carcopino… » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cic%C3%A9ron ].

[Addenda – Note sur Brunetto Latini -

« Brunetto Latini (Florence, v. 1220 - 1294), dit aussi Brunet Latin en français, fut notaire, philosophe et chancelier de la République florentine au XIIIe siècle. Biographie - Brunetto Latini est un personnage clé de la pensée politique humaniste du Moyen Âge « central ». Il évolue dans un milieu intellectuel laïc dont l’essor est dû à la consolidation d’une sphère politique autonome au sein de la cité. L’ouverture progressive du pouvoir à un spectre étendu de citoyens aboutit à un changement dans la pratique politique quotidienne. La bourgeoisie florentine, artisane d’une croissance économique sans précédent, établit de nouvelles règles du jeu politique et entend les légitimer devant les principaux acteurs politiques de l’Europe médiévale. Brunetto Latini intervient dans ce processus en apportant un corpus théorique à la fragile république florentine, qui établit les bases éthiques et pratiques du vivere civile1,2… » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Brunetto_Latini ].

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Ce type de pensée préconise d’améliorer la qualité de la gouvernance politique en améliorant les vertus et les qualités de l’élite politique, en encourageant les élites à mener des recherches humanistes, en particulier l’étude de la morale et de la philosophie morale, et louant la vertu et les bons dirigeants dans la poésie et les textes historiques pour souligner l’importance de la vertu. Ceux-ci sont assez proches de la pensée culturelle confucéenne.

L’humanisme de la Renaissance reconnaissait l’importance du droit, mais il était très différent de l’idée de se concentrer sur le changement de gouvernance par des mesures du système juridique. Non seulement la vision politique de l’humanisme est proche du confucianisme, mais la lutte entre l’humanisme et le constitutionnalisme est également similaire à la dispute confucéenne-française de la période pré-Qin.

Les changements dans la pensée politique européenne moderne se concentrent en Italie au cours de la Renaissance. En Italie, aux XVIe et XVIIe siècles, le discours politique a subi une énorme transformation. Avant cela, les propositions et concepts classiques croyaient que la politique était le noble art d’établir un bon gouvernement, c’est-à-dire l’art de s’appuyer sur la justice et la raison pour gouverner la république ; après le XVIIe siècle, les raisons nationales prévalaient et la politique n’était considérée que comme un moyen d’établir un bon gouvernement. La politique est synonyme de raisons nationales et de compétences et de moyens et règles juridiques.

Au début de l’Italie moderne, l’art de la république était de défendre la république de tous les citoyens, tandis que l’habileté de l’État était de défendre le pays d’une certaine personne ou de certaines personnes. Latini prône la ’bonté politique’. Il préconise que les objectifs politiques doivent être atteints par la justice et la rationalité, et dans “On National Reasons” de Latro, le but des ’raisons nationales’ peut être atteint par tous les moyens. Le premier était au cœur du discours politique traditionnel, et le second est devenu plus tard le cœur du nouveau discours politique.

La ’rationalité’ fait référence à la rationalité de Cicéron, qui incarne le principe universel de justice, et dans la raison nationale, la rationalité est au sens instrumental, ce qui signifie peser la capacité de divers moyens à défendre le pays. Guichatini et Machiavel ont tous suivi les traces de ces raisons nationales. Naturellement, la république est aussi un pays. Lorsqu’il s’agit de relations avec d’autres pays, il est également nécessaire d’utiliser les raisons nationales et ses moyens pour faire face aux guerres injustes et réprimer les rébellions par des moyens injustes. Machiavel et Guichatini ont clairement déclaré que les dirigeants doivent avoir à la fois une “bonté politique” et des “raisons nationales”. Les raisons politiques servent la république urbaine de tous les peuples, et les raisons nationales servent une certaine monarchie. Au début de l’Italie moderne, la république urbaine libre a été remplacée par une monarchie et une tyrannie, et les mots de bonté politique ont été évincés par les mots de raisons nationales.

Avant la diffusion de la ’science politique’ d’Aristote au 13ème siècle, la tradition de vertu politique de Cicéron et la sagesse civique des Romains étaient devenues un ensemble de discours politiques largement reconnus.

Jusqu’au 15ème siècle, la tradition de Cicéron et la sagesse civique romaine étaient encore les parties principales de la vision politique traditionnelle. Lorsque Guichatini a introduit le concept de” raison d’État ’dans’ Dialogue de la Politique florentine’, son intention était d’avertir les croyants de la doctrine de Cicéron : la justice ne suffit pas à maintenir l’existence de la république, et à travers le concept rationnel de raison d’État, elle permet de mener des guerres injustes, de traiter injustement les citoyens et d’utiliser le système public à des fins personnelles. Tous gagnent un peu en légitimité : les paroles de bonté politique, sont toutes, contraires à la raison.

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Par rapport au confucianisme, ce que dit ’Mencius’

Lu voulait faire de Le Zhengzi le souverain. Mencius a dit “’ Je l’ai entendu, mais je ne pouvais pas dormir de joie. ’La laideur de Gongsun a dit : ’ Le Zhengzi est plus fort que toi ?’ Il a dit :’ Non.’’ Savez-vous quoi penser ? ’Il a dit :’ Non.’ - ’Combien en savez-vous ?’ Il a dit :’ Non.’- ’Cependant, Xi était ravi et sans sommeil.’ Il a dit “’ Il est aussi très gentil.’ - ’La bonne bonté suffit-elle ? ’Il a dit :’ La bonne bonté est supérieure au monde, et l’état de Lu est supérieur au monde. Si votre mari est bon, vous viendrez tous de milliers de kilomètres pour vous dire que vous êtes bon. ’Si le mari n’est pas bon, la personne dira :’ Si tu n’es pas bon, tu le sais déjà. Le son et la couleur de la lune sont à des milliers de kilomètres des gens. Si le savant s’arrête à des milliers de kilomètres, il suffit de calomnier la personne qui est flatteuse. Vivant avec la calomnie et la flatterie, le pays peut-il être gouverné s’il veut être gouverné ?’ (’Mencius * Suozi’)

La ” gouvernance ’ que Mencius admirait est la gouvernance du ’ beau et du bien qui sont meilleurs que le monde”, et on peut voir que la pensée politique de Mencius appartient également à la “bonté politique”. La justice et la rationalité prônées par l’humanisme politique sont appelées “Tao” dans Mencius.

Ils sont ’ Tao ’ quand ils sont en harmonie avec la bienveillance et la nature humaine, et “Tao” quand ils ne sont pas en harmonie avec la bienveillance et la nature humaine nature. Dans ce sens, la pensée politique de Confucius et de Mencius appartient à l’humanisme politique. La” perfection ’mentionnée dans’ Université ’ inclut évidemment la poursuite de la perfection de gouverner le pays et le monde. L’’Université’ a déclaré : ’ Le pays n’est pas considéré comme un trésor, mais la bonté est considérée comme un trésor.”- ’Le pays ne considère pas le profit comme un profit, mais la justice comme un profit.’ S’il n’y a pas de justice, cela ne finira pas. ’Le bien est le trésor de gouverner le pays, la justice est le bénéfice, et la bonté et la justice sont les principes fondamentaux pour gouverner le pays.

Selon sa logique, la relation entre les pays devrait également être basée sur le principe de “la bonne voie”. .On peut voir que le confucianisme parle également d’objectifs nationaux, mais il ne parle pas d’objectifs nationaux et de raisons d’intérêts réels : il préconise que le pays vise la valeur de la perfection morale comme raison, ce qui est le contraire de la vision politique réaliste italienne.

Si la ’vertu’ est la conscience du problème, en plus de la tradition de Cicéron, de Boèce, de l’Empire romain, qui s’opposait à la ”vertu“ et au ”destin’, elle a également laissé une profonde influence sur les générations futures. Après le développement d’arete en Grèce et de virtus à Rome, les deux ont le sens d’un excellent caractère, et la vertu est devenue le discours conceptuel central. La vertu est utilisée pour résister au destin, c’est-à-dire à un environnement que les gens ne peuvent ni prédire ni contrôler.

Pour les penseurs de la tradition de Boèce ”la ’vertu’ est le ’destin’ que les bonnes personnes utilisent pour se façonner ». L’humanisme civique assimile les bonnes personnes aux bons citoyens et politise les vertus pour qu’elles ne puissent pas quitter les vertus des autres.

Même à la fin, Machiavel opérait toujours dans ces deux pôles. En en revanche, le même accent est mis sur la vertu, et la pensée de Confucius a le sens que la vertu est cohérente avec le destin. Par exemple, les Analectes de Confucius enregistrent ce que Confucius a dit:

’Né avec la vertu, à quoi ressemble Huan Wukong ? ’(’Analectes de Confucius * Shu’er’)

Zi a peur de Kuang. Il a dit : ’Le roi Wen n’est pas là, et Wen n’est pas ici. Tianzhi perdra Sven Ye, et le défunt ne sera pas avec Sven Ye ; Tianzhi n’a pas perdu Sven Ye, alors quel est le sort de Kuang Ren ?’ (’Analectes de Confucius·Zihan’)

Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Brunetto_Latini ].

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Mencius a traité la relation entre la vertu et le destin différemment

Mencius croyait que la poursuite de la vertu était enracinée dans la nature humaine et que la volonté de poursuivre ce type de chemin n’était pas affectée par le destin ou l’environnement. Il n’y a pas de conflit entre l’obéissance au destin et la poursuite de la vertu. Pour Mencius, le destin est plus lié au bonheur extérieur, et la question de savoir si le bonheur extérieur peut être obtenu, n’est pas la préoccupation d’un gentleman. Un gentleman suivra la nature de son destin. C’est “La façon de le demander, et la façon de l’obtenir est le destin.”

Dans l’Italie médiévale, la renaissance de la tradition de la vertu politique était basée sur l’expérience et le contexte historique de la République de la ville libre aux 11ème et 12ème siècles, et la tradition de la vertu politique de Cicéron était la partie fondamentale de la pensée de la république de la ville italienne.

Par exemple, Mark Buus a avancé l’interprétation de la République de Cicéron, affirmant que les dirigeants de la république de la ville doivent avoir les vertus politiques de ’prudence”, de “modération” et de ’justice’, et avoir les vertus politiques pour utiliser les gens ordinaires pour devenir des politiciens qui gouvernent la ville.

C’est la tradition de l’ancien Cicéron. Il a également proposé une division en quatre des vertus : les vertus politiques, les vertus de l’introspection, les vertus de la pensée pure et les vertus des modèles. La tradition de la vertu politique a exercé une énorme influence au Moyen Âge. Il existe également de nombreuses vertus politiques proposées par le confucianisme pré-Qin, qui sont comparables à la tradition de Cicéron. La vision traditionnelle de Cicéron de la relation entre les vertus politiques et les politiciens est également proche du confucianisme.

À travers l’interprétation médiévale de l’éthique nicomachienne d’Aristote, Thomas d’Aquin a accepté le concept d’Aristote selon lequel “la science politique poursuit la morale’. À son avis, Aristote distinguait correctement la politique de la prudence. La prudence est l’art de se gouverner soi-même, et la science politique étudie comment gouverner tout le monde.

Le confucianisme croit que bien que se gouverner soi-même et gouverner tout le monde soient différents, les deux sont cohérents, et se cultiver et gouverner les autres, sont en fait liés. Les érudits médiévaux croyaient que le monarque devait avoir des vertus parfaites et montrer toutes ces vertus, ne faisant pas partie de lui.

Gill a souligné, comme Sénèque, qu’il accordait la priorité à la prudence, estimant que la justice est plus importante que la piété et la modération. Il a décrit en détail les vertus que le monarque doit posséder : prudence, justice, piété, modération, magnanimité, loisir, docilité, honnêteté, gentillesse …

Dans la tradition selon Cicéron, le monarque ne peut obtenir le bonheur permanent qu’en vertu des vertus politiques, et les philosophes de l’Académie des sciences croient que le monarque doit se convertir à Dieu dans son cœur et se consacrer à Dieu pour obtenir le bonheur permanent. Il doit non seulement être prudent, mais aussi cultiver les vertus de la bonté, comme Dieu. Quoi qu’il en soit, l’ajout de la liste des vertus bienveillantes est plus proche de la liste des vertus confucéennes.

En ce qui concerne la base humaniste de la pensée de la vertu des humanistes italiens, les ’Fondements de la pensée politique moderne’ de Skinner ont également fait l’objet de nombreuses discussions. Le quatrième chapitre de son livre, la première section de la Renaissance florentine “ ’La Réponse aux valeurs classiques’, décrit que les humanistes florentins du début du 14ème siècle ont recherché les œuvres d’écrivains classiques dans la bibliothèque du monastère et ont découvert certaines des œuvres et conférences de Cicéron, le plus grand génie des temps anciens.

Des humanistes tels que Pétrarque, sont devenus des partisans enthousiastes des idées de Cicéron, changeant ainsi le point de vue des gens sur le but et le contenu de l’éducation, les caractéristiques humaines, les capacités et les objectifs de vie établis selon le concept de “vertu ’ selon Cicéron. Ensuite, il a décrit la position centrale et l’influence du concept de vertu à cette époque, dans la section suivante du chapitre 4, “Le concept de vertu”.

Selon son récit, les humanistes ont accepté les hypothèses de base du concept de vertu de Cicéron, à savoir : les concepts de nature humaine et d’éducation. Ce dernier se réfère à un type de programme qui est utilisé pour cultiver vraiment la vertu dans les populations. Cela se reflète dans le guidage des bonnes matières éducatives et des cours pour les princes et les aristocrates. Il n’y a jamais eu une telle possibilité de nature et de capacité humaines au Moyen Âge. Les gens peuvent posséder un certain nombre de vertus spécifiques, mais seul Dieu peut perfectionner les vertus dans l’ensemble.

Si une personne veut compter sur ses propres efforts pour poursuivre la vertu ou l’excellence globale de l’homme, c’est arrogant et faux. Pétrarque et ses disciples ont rejeté l’hypothèse d’Augustin sur la nature dépravée de l’homme, croyant que les vraies vertus peuvent être possédées, et que l’homme doit faire de son mieux pour posséder des vertus, insistant sur le fait que l’homme a le pouvoir d’acquérir de nobles vertus, créant ainsi l’une des idées morales les plus distinctives de la Renaissance : une sorte de pensée morale dédiée à la louange de “la vertu et de la dignité humaines”.

Ces vues sur la nature humaine sont cohérentes avec la pensée de Mencius sur la nature humaine, et ce sont les caractéristiques fondamentales de l’ancienne théorie confucéenne de la nature humaine. Puisque les gens ont la capacité d’atteindre de telles vertus, ils ont la responsabilité de poursuivre les vertus comme objectif principal dans leur vie.

L’humanisme reconnaît que leur vision de la nature humaine est une vision optimiste de la liberté et de la force personnelles, et croit que la vertu est une force sociale créatrice qui peut influencer son propre destin et transformer le monde social. Comme pour le contenu des vertus, les plus importantes d’entre elles sont : ’La justice, l’égalité, la liberté et l’amour. ”Il y a aussi certaines vertus qui sont nécessaires pour nous aider à faire face à l’adversité de la vie, y compris “inébranlable, persévérance, courage et force.” Si ce sont les vertus d’Aristote, elles sont les mêmes que les vertus présentées par le confucianisme pré-Qin dans la notion de ’confucianisme’ en général.

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Machiavel vu de Chine

Machiavel a clairement abandonné le discours de l’humanisme civique. Il a nié que la politique soit l’art de maintenir une bonne république et a souligné que le but de la politique est la poursuite du pouvoir. Les politiciens ne peuvent pas être des sages classiques. Les gens s’accordent à dire qu’il a transformé la noblesse de l’habileté humaine en tyrannie. Certaines personnes croient que l’humanisme civique traditionnel de Cicéron est “ancien”, tandis que la nouvelle tradition de Machiavel est “moderne” ; le premier est de défendre la société publique et les droits publics, le second est l’habileté de quelques personnes à gouverner pour leur propre bénéfice. La compétence est la compétence, c’est-à-dire le pouvoir de maintenir et de renforcer le statut du monarque. Machiavel a violemment critiqué l’humanisme républicain et la tradition classique de Cicéron. Par exemple, Cicéron a insisté sur le fait que l’intégrité prime sur l’opportunité, mais les partisans du pouvoir estiment que dans les affaires étrangères, il n’a aucun sens de respecter l’intégrité. Le ’monarchisme’ de Machiavel écrivait qu’un monarque sage ne peut et ne doit pas tenir sa promesse lorsque son intégrité lui nuira.

L’Italie dans les premières décennies du 16ème siècle peut également être appelée le point de départ de modernité. En Italie à cette époque, c’est-à-dire la pensée florentine de l’époque de Machiavel, la “vertu” et le “destin” étaient les thèmes hérités de l’époque romaine, et la vertu était utilisée pour résister au destin vicieux. Machiavel a rejeté cette tradition et il a réinterprété la vertu : la vertu ne doit pas être comprise comme quelque chose pour lequel l’État existe. Au contraire, la vertu n’existe que pour des raisons nationales. La vie politique n’est pas soumise à la morale, et il est impossible d’établir et de maintenir une société politique si elle est confinée à la morale. Strauss croyait que c’était la première vague de la modernité.

En plus de la morale civique, le discours politique traditionnel fait également l’éloge de l’harmonie comme base nécessaire à la sagesse politique et souligne que pour jouir de la sagesse politique, nous devons faire de notre mieux pour maintenir l’harmonie et la paix. Machiavel a souligné que les conflits sociaux sont inévitables et sont d’un grand avantage pour le maintien de la liberté sociale. Ce que Machiavel fournit est le contraire de la politique de la vertu, qui peut faire ressortir la valeur et la signification de la politique de la vertu du côté opposé. Jetez un coup d’œil à un paragraphe de ’l’introduction’ du livre de Strauss ’Pensées sur Machiavel’:

Les monarques qui espèrent occuper fermement les territoires d’autres pays devraient couper à travers les dirigeants originaux de ces territoires ; les monarques devraient tuer leurs adversaires sans confisquer leurs biens, car ceux qui ont été pillés peuvent comploter pour se venger, tandis que ceux qui ont été éradiqués ne peuvent pas le faire ; les gens oublient le meurtre de leur père plus rapidement que la perte de leurs biens ancestraux ; la vraie générosité et la tolérance consistent à être avare de ses propres biens et généreux envers les possessions des autres ; ce n’est pas la vertu qui mène au bien-être, mais l’utilisation prudente de la vertu et du mal.

Lorsque vous faites du mal aux autres, toutes les mauvaises choses peuveent être faites, de sorte que le goût du mal soit éphémère et que la douleur causée par le mal soit relativement légère ; et lorsqu’il profite aux autres, ce devrait être un long jet d’eau, petit à petit, doté, de sorte que la grâce soit ressentie plus profondément. Un général victorieux et triomphant, s’il a peur que son monarque utilise tous ses trésors et venge ses ennemis, alors il peut d’abord devenir plus fort, se lever et déclencher une rébellion.

La pensée de Machiavel peut être résumée comme le principe de “pour atteindre l’objectif, vous pouvez faire tout ce qu’il faut”. Le confucianisme est le contraire. Mencius préconise “Il y a un moyen de se faire des amis” et “il y a aussi un moyen de se faire des amis.” Cette voie est la voie du premier roi, dirigé par la bienveillance et la sagesse, et c’est aussi la voie de la moralité. Mencius a appelé ce Yao Shun Dao “King Dao’, par opposition à ’overbearing dao’. Comparé à la “politique morale ’du confucianisme, Machiavel est une’ politique immorale “et un représentant du ”dominateur“. À son avis, la vertu n’est pas un but, mais un moyen de réaliser l’intérêt national ; le” bien ’ n’est pas toujours compatible avec le bien-être national. L’objectif national dans le monde réel est d’ignorer complètement le bien, le mal, le bien et le mal, et de rechercher l’hégémonie sur les autres pays, ainsi que l’expansion de la richesse et du pouvoir. Il est nécessaire de respecter les lois sociales, mais la violation de ces codes de conduite n’est rien de moins que la nécessité de respecter ces codes. Il croit qu’il y a effectivement des gens qui ont la vertu de loyauté et de gentillesse, mais si de telles personnes doivent se voir confier de lourdes responsabilités, elles peuvent constituer une menace pour l’intérêt public. Si cela conduit à la culture des forces privées, cela exposera le pays au danger de devenir humble et misérable. Machiavel niait la vertu et prônait des vertus bénéfiques à ses propres objectifs nationaux.

Depuis le 19ème siècle, nous avons vu l’ombre de Machiavel partout dans les activités extérieures de l’impérialisme et du colonialisme occidentaux, ne poursuivant que nos propres intérêts et objectifs, ignorant complètement la justice internationale et le mépris de l’ordre mondial ; dans les relations entre les pays, abandonner les vertus politiques et poursuivre une forte hégémonie. S’il s’agit d’une sorte de connotation de modernité, alors il est nécessaire de faire avancer les vertus politiques classiques, de rejeter résolument ce vice politique et de réfléchir profondément à la modernité, afin que l’idéal d’une communauté de destin humain puisse se réaliser. C’est d’une importance particulière dans le moment anti-mondialisation d’aujourd’hui.

[Addenda – Note sur Nicolas Machiavel - Vous lisez un « article de qualité » Wikipédia labellisé en 2018.

Nicolas Machiavel (en italien : Niccolò di Bernardo dei Machiavelli) est un humaniste florentin de la Renaissance, né le 3 mai 1469 à Florence, et mort dans cette même ville le 21 juin 1527. Théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre, mais aussi poète et dramaturge, il a été pendant quatorze ans fonctionnaire de la République florentine pour laquelle il a effectué plusieurs missions diplomatiques, notamment auprès de la papauté et de la cour de France. Durant toutes ces années, il observe de près la mécanique du pouvoir et le jeu des ambitions concurrentes. Machiavel est à ce titre, avec Thucydide, l’un des fondateurs du courant réaliste en politique internationale. Deux livres majeurs ont surtout assuré la célébrité de ce Florentin : Le Prince et Discours sur la première décade de Tite-Live.

Philosophe politique de première importance, il est l’un des fondateurs de la politique moderne et ses écrits inspireront plusieurs grands théoriciens de l’État, notamment Jean Bodin, Thomas Hobbes et John Locke, ainsi qu’un renouveau d’intérêt pour la notion de conscription, très prégnante durant la République romaine. Sa volonté de séparer la politique de la morale et de la religion marque également profondément la philosophie politique. C’est sur ce point d’ailleurs que les interprétations de la pensée de Machiavel diffèrent le plus. Pour Leo Strauss, la rupture entre politique et morale trace la frontière entre la philosophie politique classique et la philosophie politique moderne, laquelle prendra son essor lorsque Thomas Hobbes adoucira la radicalité machiavélienne. Strauss s’inscrit à la suite du huguenot Innocent Gentillet et voit Machiavel comme « un enseignant du mal » : c’est tout le thème du machiavélisme vu comme volonté de tromper, leçon de cynisme et d’immoralisme. Pour d’autres, tel Benedetto Croce, Machiavel est un réaliste qui distingue faits politiques et valeurs morales et pour qui, selon la distinction proposée par Max Weber, toute action politique met les hommes d’État face à un conflit entre éthique de la responsabilité et éthique de la conviction. C’est également dans cette optique que Machiavel est vu comme un précurseur de Francis Bacon, de l’empirisme et de la science basée sur des faits.

La politique chez lui se caractérise par le mouvement, les ruptures violentes et le conflit. Si le recours à la force est une possibilité clairement admise, la politique requiert également des capacités rhétoriques de façon à convaincre les autres. Enfin, elle exige que les hommes politiques recourent à la virtù, un des concepts clés de sa pensée, qui désigne l’habileté, la puissance individuelle et le flair, permettant de passer outre à la force aveugle de la mauvaise fortune et d’innover afin que l’État puisse faire face aux défis qui se présentent. Ici deux traditions d’interprétation s’opposent : ceux qui insistent, tel Nietzsche, sur le caractère aristocratique de l’homme d’État machiavélien et ceux qui, au contraire, mettent en avant le fait que, dans une république où chacun a la liberté de participer au politique, il se trouvera nombre d’hommes disposant de la virtù nécessaire pour faire face aux défis à relever.

Dans les Discours sur la première décade de Tite-Live se fait jour le républicanisme de Machiavel. Celui-ci inspirera le républicanisme des révolutions anglaises du XVIIe siècle ainsi que les formes de républicanisme qui émergeront à la suite de la Révolution française et de la révolution américaine. Loin de voir un modèle à imiter dans le Prince de Machiavel, Jean-Jacques Rousseau y voit une satire de la tyrannie qui rend d’autant plus nécessaire l’établissement d’une république. L’interprétation républicaine de Machiavel connaît un nouvel essor à la fin du XXe siècle avec notamment les travaux de John Greville Agard Pocock et de Quentin Skinner. À l’encontre de cette interprétation positive, la pensée de Machiavel a été mise en cause dans le déclenchement des deux guerres mondiales et la montée des totalitarismes. La grande diversité d’interprétations de Machiavel vient, selon Charles Benoist, de ce qu’il existe au moins quatre types de machiavélisme : celui de Machiavel, celui de ses disciples, celui de ses adversaires et celui des gens qui ne l’ont jamais lu…

Lire la bibliographie et la totalité de l’article sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Machiavel

Suite et fin de l’article du Professeur Chen Lai traduit en français par Jacques Hallard

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Conclusion

Il ressort de la discussion ci-dessus que considérer la politique de la vertu comme la caractéristique de la politique chinoise ancienne n’est pas suffisant pour décrire la politique chinoise traditionnelle.

Il est nécessaire de mettre l’accent sur la critique de la politique en même temps, afin de refléter la réalité de la politique chinoise ancienne et la tradition. Et si la politique de la vertu concerne les relations d’État à État, la valeur bienveillante qu’elle contient devrait toujours être le principe de base des relations internationales modernes, et elle devrait être poursuivie pour résister à l’hégémonie à la Machiavel.

Copyright © 2015-2016 - Tous droits réservés - Copyright : Société d’histoire de la philosophie chinoise.

陈来教授在全国政协第五十九次主席会议上作学习报告 - Le professeur Chen Lai a présenté son rapport d’étude lors de la 59ème réunion des présidents des comités nationaux de la CCPPC

陈来教授在全国政协第五十九次主席会议上作学习报告

CCPPC = « La Conférence consultative politique du peuple chinois (chinois : 中国人民政治协商会议 ; pinyin : Zhōngguó Rénmín Zhèngzhì Xiéshāng Huìyì Écouter, abrégé en 人民政协 ou 政协, Rénmín Zhèngxié ou Zhèngxié), ou CCPPC, est une assemblée consultative de la république populaire de Chine. Elle existe dans les différents niveaux du pays, le Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois est l’organe du niveau national… »

Charter of the Chinese People’s Political Consultative Conference (CPPCC) logo.svg

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_consultative_politique_du_peuple_chinois

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Réécriture de la philosophie chinoise par le Professeur Guo Qiyong de l’Université de Wuhan

Une tentative académique de réécrire l’histoire générale de la philosophie chinoise - Note sur Guo Qiyong Professeur de l’Université de Wuhan

Pour aller plus loin, voir le Cadre général de cette étude : 郭齐勇 | 重写中国哲学通史的学术尝试 - Guo Qiyong | Une tentative académique de réécrire l’histoire générale de la philosophie chinoise

Note sur Guo Qiyong Professeur de l’Université de Wuhan

« Guo Qiyong, 齐勇武汉大学教授 : homme, nationalité Han, de Wuhan, province du Hubei, né en 1947, docteur en philosophie, professeur et directeur de thèse à l’École de philosophie de l’Université de Wuhan.Engagé dans l’enseignement et la recherche de l’histoire de la philosophie chinoise, spécialisé dans la philosophie confucéenne et la philosophie chinoise du XXème siècle, le responsable académique de la discipline clé nationale ’Discipline de philosophie chinoise de l’Université de Wuhan’. Il a publié plus de 200 articles dans des revues spécialisées en Chine et à l’étranger. Il est également expert du groupe d’examen de la discipline philosophique du Fonds national des sciences sociales , vice-président de la Société internationale de philosophie chinoise, vice-président de la Société chinoise d’histoire de la philosophie et vice-président de la Société chinoise Confucius. [1-2] ».

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Source https://baike.baidu.com/item/%E9%83%AD%E9%BD%90%E5%8B%87/5281535

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Symposium international organisé sur ’Les classiques chinois et la vision de la nature dans les cultures du monde’ – Références en chinois puis traduction en français par Jacques Hallard octobre 2022

2022-09-17 Sortie d’une histoire générale de la philosophie chinoise, expliquant le développement de la philosophie chinoise.

2022-09-11Revue académique | Chen Lai : Les caractéristiques de l’interprétation générale de Mencius

2022-09-05 Des experts discutent du développement du Yijing et de la philosophie chinoise contemporaine

2022-08-25 Zhang Zhiqiang : A propos du 70ème anniversaire de M. Chen Lai et du symposium sur la pensée académique...

2022-08-23 La préservation de la culture confucéenne et le développement innovant en Chine et en Corée

2022-08-23 Actes de la conférence : ’Thinking through Mencius’ : A New Exploration of Mencian Studies and The...

先秦两汉

《墨经》绝学抢救性研究的意义

老子思想研究的文本依据 : 观念及其原则

荀子礼制构建的价值基础

王者以仁义治天下的理路及困境 ----论董...

形名为为政:论尹文形名思想的实质及其对儒...

哀敬两尽:从“君视大敛”看君臣、父子伦理...

论老子的“明”及其冥契哲学

论老子“自然”观念的两种诠释进路

论《庄子》中的凝神状态及其功能嬗变

乐喻的变迁 ----“金声玉振”说的诠释与比较

魏晋隋唐

东晋沙门礼敬王者论争新探

“经学统一北并于南”说析论 ----结合《春...

法藏关于华严法界观的思想

王弼《周易注》卦变说发微

郭象“自然”观念的内涵及其相关问题

从《讲周易疏论家义记》看六朝易学

儒释之间:唐宋时期中国哲学思想的发展特征...

性分与自然:郭象《庄子注》中“性”的概念

论郭象《庄子注》中的“寄言出意”与“忘言...

王弼《观》卦释义研究

宋元明清

杨简《慈湖春秋解》及其与陆九渊之异同

王阳明对湛若水的最后论评

从经史之学到道学:再论北宋思想史上的辟佛说

刘丰|“吟风弄月”还是“得君行道”----周敦...

王艮 “明哲保身”说的历史叙事

杨万里易学的义理建构与现实关切

体悟、言说与规则----“杨简扇讼”案例的哲...

“至善者,心之本体” 与 “无善无恶心之...

“虚灵不昧”与朱子晚年明德论思想跃动的禅...

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L’importance de la Recherche de sauvetage du ’Sutra de l’Encre’

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Le fondement de la valeur du Système Rituel de Xunzi

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Le nom de la forme est politique : Sur l’essence de la pensée de Yin Wen sur la Forme et le Nom et son impact sur le confucianisme...

Le deuil et le respect sont deux choses : de la ’vue du roi sur le rassemblement’ à l’éthique du monarque et du père et du fils...

Sur le ’Ming’ de Lao Tseu et sa philosophie Ming Qi

Sur les deux interprétations du concept de “Nature”de Lao Tseu

Sur l’État de Concentration et sa transmutation fonctionnelle dans ’Zhuangzi’

Les changements de Le Yu The L’interprétation et la comparaison de ’ Jinsheng Yuzhen”

Dynasties Wei, Jin, Sui et Tang

Une nouvelle exploration de la controverse entre les Rois de la dynastie des Jin de l’Est et les Chamans

Analyse de “L’économie et l’apprentissage unifient le Nord et unissent le Sud’Combined Combinée à’ Printemps...

Les pensées de Fazang sur la vision de Huayan du Royaume du Dharma

L’hexagramme ’Zhouyi Note’ de Wang Bi change légèrement

La connotation du concept de “nature ’ de Guo Xiang et ses problèmes connexes

En regardant les Six Dynasties, il est facile d’apprendre de ’Parler de Zhou Yi Shu sur la justice de la famille’

Entre Confucianisme et Interprétation : Les caractéristiques de développement de la philosophie et de la pensée chinoises sous les dynasties Tang et Song...

Sexe et nature : Le concept de ’sexe’ dans les ’Notes de Zhuangzi’de Guo Xiang

Sur les “Notes de Zhuangzi ’de Guo Xiang “’ Envoyer des mots sans signification ’ et ’ oublier des mots.’.

Recherche sur l’interprétation de l’hexagramme de la ’Vue’ de Wang Bi

Dynasties Song, Yuan, Ming et Qing

’Interprétation du Printemps et de l’automne Cihu’ de Yang Jian et ses similitudes et différences avec Lu Jiuyuan

Commentaire final de Wang Yangming sur Zhan Ruoshui

De l’étude des Écritures et de l’Histoire au Taoïsme : Une autre discussion sur les Enseignements du Bouddha dans l’Histoire de la Pensée de la dynastie des Song du Nord

Liu Feng| ’Chanter le vent et jouer avec la lune’ ou ’Amener le roi à marcher sur le chemin” - Zhou Dun...

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La construction facile à apprendre de la Justice et de la réalité de Yang Wanli.

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Note concernant le Professeur Chen Lai, auteur de l’étude ci-dessus

Chen Lai - Dean, Tsinghua Academy of Chinese Learning - Professor, Department of Philosophy, Tsinghua University, PRC - Public Lecture Graduate Seminar Department Seminar – Traduction par Jacques Hallard

Né en 1952 à Pékin, le professeur Chen Lai a étudié la géologie à l’actuelle ‘Central South University’ et a obtenu son diplôme en 1976. Il a obtenu sa maîtrise et son doctorat à l’université de Pékin en 1981 et 1985, respectivement. Parmi ses professeurs figuraient Zhang Dainian et Feng Youlan. Avant d’occuper son poste actuel à l’université Tsinghua, le professeur Chen a enseigné à l’université de Pékin pendant vingt-huit ans. Il a commencé comme chargé de cours en 1981, est devenu professeur associé en 1986 et professeur en 1990. Il a également été président du bureau d’enseignement et de recherche de la philosophie chinoise et directeur du centre de recherche sur le confucianisme de l’université de Pékin. Le professeur Chen est actuellement doyen de la ‘Tsinghua Academy of Chinese Learning et professeur au département de philosophie de l’université de Tsinghua.

Chercheur réputé dans le domaine du confucianisme, le professeur Chen a occupé des postes d’invité dans diverses institutions, notamment à l’université Harvard (1986-88, 1997, 2006-07), à l’université de Tokyo (1995-96), à l’université du Kansai (1999), à l’université chinoise de Hong Kong (1999-2000), à l’université des sciences et de la technologie de Hong Kong (2002), à l’université de la ville de Hong Kong (2003), à l’Academia Sinica de Taïwan (2004) et à l’université centrale nationale de Taïwan (2008-09).

Le professeur Chen est un auteur prolifique qui a publié plus de douze monographies universitaires, dont (toutes en chinois) : A Study of Zhuxi’s Philosophy (1987 & 2000), Dating of Zhuzi’s Letters (1989), You Wu Zhi Jing : The Spirit of Wang Yangming’s Philosophy (1991), Ancient Religion and Ethics : The Roots of Confucianism (1996), The World of Ancient Thoughts and Culture (2002), Interpretation and Reconstruction : The Spirit of Wang Chuanshan’s Philosophy (2004) et Studies on Bamboo and Silk Versions of Wuxing and Other Newly Unearthed Confucian Texts (2009). En 2009, la Joint Publishing Beijing a compilé la série ’Academic Monographs of Chen Lai’, qui rassemble douze travaux représentatifs du professeur Chen.

En tant que quinzième titulaire de la chaire de professeur invité Tang Chun-I, le professeur Chen donnera une conférence publique sur ’La genèse et la transformation du concept de Guoxue au siècle dernier’, un séminaire de quatre semaines sur ’Les caractéristiques du commentaire de Zhuzi sur les quatre livres’ et un séminaire départemental sur ’Zhuzi sur les quatre vertus et sa signification’.

4/F., Fung King Hey Building - The Chinese University of Hong Kong Shatin, N.T., Hong Kong- (852) 3943 7135 - (852) 2603 5323 - philosophy@cuhk.edu.hk facebook.com/cuphilo

Source : http://www.phil.arts.cuhk.edu.hk/web/tcivp/chen-lai/

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Chapitre 2 - Sur l’éclairage contemporain de la pensée confucéenne pour la gouvernance sociale – Document d’origine ‘hanspub.org’Traduction du 24 septembre 2022 par Jacques Hallard d’une étude dehttps://hanspub-org.translate.goog/...Li Ting parue sous le titre « 论儒家社会治理思想的当代启示 - 汉斯出版社 » (On the Contemporary Enlightenment of Confucian Social Governance Thought) - 作者 : :武汉科技大学马克思主义学院,湖北 - 键词 : 儒家社会治理现代价值启示- Auteur : Li Ting École de marxisme, Université des sciences et de la technologie de Wuhan, Hubei - Mots-clés : Confucianisme ; gouvernance sociale ; valeurs modernes ; inspiration.

人文社科哲学进展  Accueil - Sciences humaines et sociales - Progrès de la philosophie Vol. 11 No. 3 (June 2022) - DOI : 10.12677/ACPP.2022.113050 , PDF , HTML , XML



Résumé : En tant qu’excellent représentant de la culture traditionnelle chinoise, le confucianisme a un système idéologique étendu et approfondi, qui contient de riches idées de gouvernance sociale telles que la « gouvernance bienveillante », la « gouvernance morale », la « gouvernance de la propriété » et la « gouvernance humaine  ». Il a joué un rôle important dans le processus de gouvernance sociale dans les temps anciens, et il a une importante signification comme référence pour nous, afin d’améliorer la gouvernance sociale aujourd’hui.

Sur la base d’une revue du développement historique du confucianisme, cet article décrit l’incarnation du confucianisme dans la gouvernance sociale et, sur la base de la pratique réussie du confucianisme dans la gouvernance sociale, il discute plus en détail des idées de référence pour le confucianisme dans la gouvernance sociale et dans son processus actuel.

Contenu simplifié - En tant qu’excellent représentant de la culture traditionnelle chinoise, le confucianisme a un système idéologique étendu et approfondi, qui comprend de riches idées de gouvernance sociale, telles que « gouvernement bienveillant », « règle de la vertu », « règle des rites » et « règle de l’humanité  ».

Ces idées de gouvernance sociale ont joué un rôle important dans le processus de gouvernance sociale dans la Chine ancienne et elles ont une signification importante comme référence pour nous, afin d’améliorer la gouvernance sociale aujourd’hui. Sur la base de la revue du processus de développement historique du confucianisme, cet article résume l’incarnation de Confucianisme dans la gouvernance sociale, et discute plus en détail des idées de référence du confucianisme dans le processus de gouvernance sociale, selon la pratique réussie du confucianisme historique.

Citation de l’article original : Li Ting. On the Contemporary Enlightenment of Confucian Social Governance Thought [J]. Progress in Philosophy, 2022, 11(3) : 288-292. https://doi.org/10.12677/ACPP.2022.113050

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1.
Introduction

Le confucianisme de mon pays s’est étendu de la période ‘des printemps et des automnes’ et de la période des ‘Royaumes combattants’, à aujourd’hui.


Rappels chronologiques sur l’Histoire de la Chine :

[La période des Printemps et Automnes ou période Chunqiu (pinyin Chūnqiū sin. 春秋) désigne, dans l’histoire de Chine, la première partie de la dynastie des Zhou orientaux (Dong Zhou 東周, 771-256 av. J.-C.), c’est-à-dire une période allant d’environ 771 à 481/453 av. J.-C. Elle tire son nom des Annales des Printemps et Automnes, une chronique des événements survenus. issue des scribes de l’État de Lu mais concernant aussi les autres États. Durant la période des Zhou de l’Ouest (c. 1045-771 av. J.-C.), les nombreux petits États qui s’étendent dans la vallée du fleuve Jaune et ses alentours jusqu’au cours du fleuve Bleu connaissent sous l’égide des rois Zhou un régime qui a pu être qualifié de « féodal », reposant sur les liens de parenté et d’allégeance entre lignages aristocratiques, dont les pratiques rituelles sont dominées par le culte des ancêtres. Mais après la prise de leur capitale en 771 av. J.-C. et son déplacement plus à l’est, les nouveaux rois Zhou « orientaux » n’exercent plus qu’une autorité symbolique, et s’affirment alors des princes puissants qui exercent temporairement la fonction d’« hégémon », leur assurant la direction de coalitions militaires regroupant plusieurs principautés. Mais aucune des grandes puissances (Qi, Jin, Chu, Qin, Wu, Yue) n’arrive jamais à exercer une hégémonie durable et à regrouper tous les pays Zhou sous sa coupe, entraînant progressivement la Chine dans une phase de conflits de plus en plus aigus. - Cette évolution politique s’accompagne d’évolutions sociales et culturelles, surtout évidentes à partir de la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. : d’abord fidèles aux traditions héritées de la période des Zhou occidentaux, avec une culture relativement homogène, les principautés dégagées de l’autorité et l’influence dominante de l’ancien centre politique et culturel affirment leur autonomie. Cette période voit donc des cultures régionales émerger, visibles notamment dans l’art et les pratiques funéraires, tandis qu’un nouvel ordre politique se met lentement en place, substituant à l’ancien ordre fondé sur des rapports personnels et les lignages, une nouvelle organisation politique et sociale plus abstraite et systématique, qui est consacrée par la suite sous les Royaumes combattants. Les modes de pensée évoluent aussi à la fin de la période, avec notamment la figure de Confucius qui, tout en se voulant un restaurateur de l’ancienne tradition Zhou, pose les bases d’une nouvelle façon de penser l’homme et l’action politique… - Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_des_Printemps_et_Automnes ],

La période des Royaumes combattants (chinois simplifié : 战国 ; chinois traditionnel : 戰國 ; pinyin : zhànguó ; litt. « pays (guó) en guerre (zhàn) ») s’étend, dans l’histoire de la Chine, du Ve siècle av. J.-C. à l’unification des royaumes chinois par la dynastie Qin en 221 av. J.-C. Ce nom lui est donné tardivement, par référence aux Stratagèmes des Royaumes combattants, ouvrage portant sur cette période. Elle correspond dans la chronologie dynastique à la fin de la période des Zhou orientaux (東周, Dōng Zhōu, 771-256 av. J.-C.). Cette chronologie, qui repose sur l’historiographie traditionnelle, ne correspond pas nécessairement à la datation précise des évolutions sociales, politiques, économiques et culturelles : ce qui caractérise les Royaumes combattants date principalement du début du IVe siècle av. J.-C. - Cette dernière période de l’ère « pré-impériale » de l’histoire chinoise est immédiatement postérieure à la période des Printemps et Automnes qui voit le déclin de la dynastie Zhou et le renforcement du pouvoir des princes. À partir du milieu du Ve siècle av. J.-C., sept grands États émergent : Chu, Han, Qi, Qin, Wei, Yan et Zhao. Ils s’affranchissent définitivement de la tutelle symbolique des Zhou : leurs souverains prennent le titre de « roi » (wang) et se livrent des guerres incessantes qui stimulent en même temps qu’elles accompagnent de nombreux progrès typiques de cette période. C’est alors que se constituent des États centralisés, dirigés par une administration et une classe politique de mieux en mieux formées et organisées - La période des Royaumes combattants voit se produire des progrès techniques et économiques déterminants. C’est aussi la période de naissance puis de développement de plusieurs écoles de pensée qui ont profondément influencé l’histoire de la Chine (confucianisme, taoïsme, légisme, etc.). Les textes antiques relatifs à cette période sont marqués par des personnalités de différents types. Certaines de celles-ci comptent parmi les plus importantes de la civilisation chinoise : les souverains (le Premier Empereur Qin Shi Huangdi), leurs ministres réformateurs (Shang Yang), les stratèges militaires (Sun Bin), les spécialistes de la persuasion et les penseurs (Lao Zi, Mencius, etc.). Les découvertes archéologiques effectuées depuis plus d’un siècle sur le sol chinois, surtout des sépultures et des villes, font considérablement progresser les connaissances sur cette époque… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_des_Royaumes_combattants ].

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La proposition, l’application et l’intégration de nouvelles idées à différentes étapes historiques ont enrichi le développement du système confucéen, le distinguant parmi de nombreuses écoles et devenant l’idée maîtresse de l’ancienne gouvernance sociale. Les idées de gouvernance sociale telles que « gouvernement bienveillant », « État de propriété » et « État de l’Humanité » qu’il contient, ont été transmises à ce jour et elles ont une forte signification de référence pour améliorer la gouvernance sociale dans notre pays aujourd’hui.

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2.
Le développement de la pensée confucéenne sur la gouvernance sociale

2.1. ’Une centaine d’écoles de pensée s’affrontent’

Pendant la période des printemps et des automnes et la période des États en guerre, alors que le pouvoir de la dynastie Zhou continuait de s’affaiblir, les ambitions d’hégémonie de divers pays, se sont révélées les unes après les autres et la société relativement stable a commencé à changer. Afin de faire leurs propres propositions politiques privilégiées par le monarque pour aider le pays à gouverner, chaque école a invariablement amélioré ses propres théories politiques et propositions politiques sur la gouvernance sociale et la gouvernance de l’État.

Parmi eux, le plus célèbre et le plus influent est l’école confucéenne fondée par Confucius. Confucius a d’abord mis en avant l’idée centrale du confucianisme, la ’bienveillance’. Mencius et d’autres ont en outre souligné la fonction de l’éducation sur la base de l’héritage de la pensée de ’bienveillance’ dans Confucius. N’enseignez aucune proposition de classe’. Compte tenu de la gouvernance du monarque, il est proposé de mettre en œuvre une ’gouvernance bienveillante’ et une ’règle de l’étiquette ou de l’éthique’, de réglementer le comportement des gens sur la base de la conviction des gens par la vertu et de mettre davantage l’accent sur la hiérarchie, afin de maintenir la règle féodal.

2.2. ’Abandonnez cent écoles de pensée et respectez le confucianisme’

Pendant la dynastie des Han occidentaux, [Pour les détails, voir ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Han ], face aux besoins politiques de la dynastie des Han occidentaux à cette époque, Dong Zhongshu (179 av. J.-C.?-104 av. J.-C.), a avancé l’idée de “Déposer Baijia et dominer le confucianisme”, ce qui a développé le confucianisme. Sur la base de l’absorption et du dessin de la “bienveillance” de Confucius et Mencius, Dong Zhongshu a fait une discussion détaillée du système de gouvernance nationale à cette époque afin de s’adapter aux besoins des monarques féodaux. Au cours de cette période, partant des besoins politiques de renforcement du pouvoir centralisé à cette époque, il a hérité, perfectionné et véritablement établi l’idée de “grande unité”.

Dans le processus de gouvernance sociale, il a proposé d’affaiblir le pouvoir des princes et de concentrer le pouvoir centralisé entre les mains du monarque. Le monarque exécutera toutes les directives et renforcera le concept de ’grande unité’ du point de vue territorial et idéologique aspects. En outre, au cours de cette période, il a brisé l’idée de “bienveillance et de gouvernement” proposée dans la période pré-Qin, a souligné l’idée de “l’octroi divin de la monarchie”, a divinisé davantage les droits du monarque, a soutenu le statut suprême du monarque dans la société et a intégré les idées de juristes et d’autres savants sur la base de “maître moral et auxiliaire criminel”, et a établi un système éthique avec “Trois syllabus et cinq règles” comme contenu de base.

Il a également exposé la gouvernance sociale à cette époque sous les aspects de la ’gouvernance morale“, du” Ren Xian“, de la” Primauté du droit et du ”système hiérarchique’. Le nouveau système confucéen hérité et développé par Dong Zhongshu a effectivement renforcé le pouvoir centralisé à cette époque, consolidé l’unité nationale et promu le développement économique rapide de la dynastie des Han occidentaux, et il a également déterminé la pensée orthodoxe et le statut social dominant du confucianisme dans la dynastie des Han occidentaux [1].

2.3. ”Cheng Zhu Li’

Pendant les dynasties Song [entre 960 et 1279] et Ming [1368-1644), Ercheng et Zhu Xi (1130-1200) ont intégré les concepts sociaux confucéens, les concepts ethniques et l’éthique, et ont ajouté leurs propres idées pour construire un système confucéen plus complet et systématique, qui a promu le règne de la dynastie féodale à cette époque. Selon les besoins réels, ils avancent l’idée que “la raison produit toutes choses”, estimant que la “raison” est l’origine du monde et le code de conduite le plus élevé de la société, et que le système hiérarchique insurmontable de la société féodale est également la catégorie générale de la “raison”.

En même temps, il met en avant le programme idéologique de “préserver la raison du ciel et détruire le désir des autres”, qui exige “la connaissance du caractère et des choses” pour établir une unité entre la relation entre la connaissance et l’action [2], et exige que les gens surmontent leurs propres convoitises, utilisent pensées bienveillantes pour restreindre leur comportement et leur morale, soutenir la royauté du monarque et assurer la stabilité de l’ordre social féodal. L’émergence et le développement de la science Cheng Zhu sous les dynasties Song et Ming ont marqué la formation formelle du système idéologique scientifique sous la dynastie Song d’une part ; d’autre part, il a également marqué l’amélioration continue du système confucéen et a suivi le rythme de l’époque, qui a fourni un soutien théorique à la promotion de la gouvernance sociale nationale sur la base du maintien de la domination féodale à cette époque.

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[Addenda – École Cheng-Zhu

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1c/Zhu-xi1.gif/220px-Zhu-xi1.gifZhu Xi (朱熹), un des principaux néoconfucianistes

L’école Cheng-Zhu (chinois : Chéngzhūlĭxué, 程朱理学) est une des principales écoles de philosophie du néo-confucianisme, basée sur les idées des philosophes néo-confucéens Cheng Yi, Cheng Hao et Zhu Xi. On l’appelle aussi l’école rationaliste1. La formulation de Zhu Xi de la vision du monde néo-confucéenne est la suivante. Il croyait que le Dao (chinois : 道 ; pinyin : dào ; lit. « chemin ») de Tian (chinois : 天 ; pinyin : tiān ; lit. « ciel ») est exprimé en principe ou li (chinois : 理 ; pinyin : lǐ), mais qu’il est gainé de matière ou qi (chinois : 氣 ; pinyin : qì). En cela, son système est basé sur les systèmes bouddhistes de l’époque qui divisaient les choses en principe (encore une fois, li) et shi (chinois : 事 ; pinyin : shì). Dans la formulation néo-confucéenne, le li, en lui-même, est pur et presque parfait, mais avec l’ajout de qi, des émotions de base et des conflits surviennent. La nature humaine est à l’origine bonne, soutenaient les néo-confuciens (à la suite de Mencius), mais pas pure à moins que des mesures ne soient prises pour la purifier. L’impératif est alors de purifier son li. Cependant, contrairement aux bouddhistes et aux taoïstes, les néo-confucéens ne croyaient pas en un monde extérieur sans lien avec le monde de la matière. De plus, les néo-confucéens rejetaient en général l’idée de réincarnation et l’idée associée de karma… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_Cheng-Zhu ].

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Différents néo-confucéens avaient des idées différentes sur la façon de le faire. Zhu Xi croyait au gewu (chinois : 格物 ; pinyin : géwù), l’investigation des choses, essentiellement une forme académique de science d’observation, basée sur l’idée qu’il se trouve dans le monde.

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3.
La Pensée Confucéenne dans la Gouvernance Sociale

3.1. L’idée de ’bienveillance’

La ’bienveillance’ et la ’courtoisie’ [on entend souvent aussi la bénévolence] sont les principaux noyaux du confucianisme, et ce sont les domaines moraux et idéaux que tous les penseurs confucéens poursuivent unanimement. Confucius a d’abord avancé la doctrine de la ”bienveillance“. Il croyait que la connotation de la bienveillance est que ”l’amour ’ n’est pas seulement un amour contemporain : aimez-vous, aimez vos proches et aimez vos amis ; il croit que l’amour prend soin de tout le monde et forme une relation bonne et harmonieuse avec les gens dans la société, et croit que la ’bienveillance’ est la moralité et que la moralité a les plus parfaites qualités.

En termes du règne du monarque, il prône le règne du pays par la vertu. Il croit que le monarque devrait utiliser la vertu comme gouvernement lorsqu’il gouverne le pays. Contre la tyrannie, il devrait respecter la volonté et les besoins du peuple, traiter le peuple généreusement, réduire le service militaire du peuple et mettre en œuvre un mode de gouvernement relativement bienveillant qui peut être accepté par le peuple.

Sur la base de l’héritage de la “bienveillance” de Kong [Confucius], Mencius a développé l’idée de “bienveillance” et il a formé une théorie relativement complète de la “bienveillance”. Tout d’abord, il croit que le cœur humain est très important dans un pays. La volonté du peuple est le principe du règne du monarque. [Voir le côté affectif « En Philosophie et en Psychologie- Ce qui se rapporte aux affects : humeurs, émotions, sentiments, motivations, passions, etc…]. 继续翻译

Il affaiblit le statut du monarque dans le régime féodal et améliore encore le statut du peuple, donc axé sur les personnes. Deuxièmement, il s’oppose fermement à la guerre et prône la paix. Il espère que le monarque s’appuiera principalement sur le pouvoir de la morale pour éduquer le grand public, et se prendra en exemple pour faire pénétrer imperceptiblement l’éthique et la morale dans le cœur et l’esprit du peuple.

Sur la base de l’héritage de la théorie de la “bienveillance” de ses prédécesseurs, Dong Zhongshu a discuté de la signification de la “bienveillance” du point de vue du Ciel, estimant que la “bienveillance” est l’incarnation de la volonté du Ciel, et considère également cela comme une force de restriction externe qui restreint la gouvernance du monarque, mettant l’accent sur “Houyuan” et préconisant “la bienveillance envers le peuple’.

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[Addenda - Dŏng Zhòngshū 董仲舒 (naissance entre -195 et -179, mort entre -115 et -104)1, originaire de Guangchuan (廣川) au Hebei2, est un lettré confucianiste de la dynastie des Han occidentaux, spécialiste renommé du commentaire Gongyang (公羊傳) du Chunqiu, et versé dans les théories naturalistes du yin-yang et peut-être des cinq éléments3. On lui en attribue traditionnellement la synthèse en un système présentant l’univers (dont fait partie la société humaine) comme un ensemble dont tous les éléments sont liés, et où le souverain, guidé par les signes que lui envoie le Ciel, joue un rôle essentiel de maintien de l’ordre. Dong Zhongshu pensait que le confucianisme devait remplacer toutes les autres écoles de pensée et on lui prête le pouvoir d’avoir persuadé l’empereur Wudi de l’adopter comme idéologie d’État. Il appartient au courant, majoritaire sous les Han occidentaux, des confucianistes qui ont une conception quasi religieuse de leur idéologie ; ils pensent que les lois du Ciel se cachent dans les classiques qu’ils attribuent au « saint » Confucius, et qu’une lecture savante permet de les déchiffrer. Le Gongyang zhuan est ainsi un commentaire qui révèlerait le sens profond des Annales de Lu (Chunqiu)… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dong_Zhongshu ].

[Addenda - Houyuan (pinyin : Hòuyuán ; litt. « Après la fondation ») représente différentes ères chinoises :

Les théoriciens des dynasties Song et Ming ont également incorporé le ciel et la terre et toutes choses dans la vision morale confucéenne, et ils ont considéré la bienveillance comme la nature des cieux et de la terre et de toutes choses, ce qui a pleinement démontré les caractéristiques de la suprématie morale du confucianisme. L’élaboration et la supplémentation de la “bienveillance” par les érudits mentionnés ci-dessus ont perfectionné le sens de la “bienveillance” et l’ont fait occuper une position majeure dans la pensée confucéenne.

3.2. L’idée de ’ gouvernance rituelle”

’Rites et gouvernance’ est basé sur les ”rites“ et prend les ”rites’ comme l’idée de réglementer la gouvernance du pays, afin de restreindre le code de conduite des sujets [3].

Le confucianisme préconise de gouverner le pays avec ’courtoisie’ (ou bienveillance), estimant que l’étiquette [l’éthique] est un fondement important de la gouvernance, et que l’étiquette est inséparable de la gouvernance du pays [4]. Les ’rites’ ont toujours été propices au maintien de l’harmonie et de la stabilité sociale et au service des dirigeants.

Confucius avait d’abord avancé l’idée de “rites”, estimant que les “rites” sont un moyen efficace de gouvernance sociale, et a fortement préconisé le maintien des rites Zhou. Pour le peuple, ils peuvent respecter consciemment le code de conduite et restreindre leur propre code de conduite avec les exigences de “courtoisie” ; pour le monarque, ils peuvent utiliser la “courtoisie” pour réglementer les diverses relations et affaires sociales du pays de manière ordonnée et d’opinion publique, car le monarque utilise la “courtoisie” pour réglementer son propre code de conduite, ses sujets emboîteront le pas et effectueront une auto-retenue et une autocorrection imperceptibles, de sorte que la relation entre le monarque et ses sujets sera harmonieuse, que la société sera stable et que le pays sera riche et fort. Le pays sera aussi stable.

Non seulement la ’courtoisie’ (ou bienveillance), peut aussi établir la majesté et faire obéir les gens. Pour la construction militaire du pays, la gestion officielle et l’application de la loi, cela peut amener les gens à se sentir raisonnables et appropriés, et convaincre les gens qu’ils peuvent acquérir des terres, avoir des droits humains égaux et réduire la durée du service militaire. La réalisation de ce souhait peut permettre au monarque de gagner le cœur et l’esprit du peuple dans une plus grande mesure, et de promouvoir ainsi l’harmonie et la prospérité commune du pays [5].

Par conséquent, Confucius voulait changer le modèle de règle obligatoire en rétablissant la ’gouvernance rituelle’ et en promouvant la stabilité sociale et l’harmonie afin de faire en sorte que les rites reflètent les sentiments moraux intérieurs des gens. Confucius a également une fois de plus avancé l’exigence d’utiliser la “bienveillance” pour interpréter les rites, et il a préconisé l’intégration des dispositions obligatoires des “rites” avec les exigences de soi de la “bienveillance”. Le ’rituel’ prôné par le confucianisme est aussi une forme de “loi’. Tout comme la ”loi“, si les gens violent les normes du ”rituel“, ils seront soumis à la loi correspondante. Cependant, gouverner le pays avec un ”rituel’ du confucianisme n’équivaut pas simplement à gouverner le pays conformément à des lois strictes pour restreindre le comportement des gens, de sorte qu’il puisse être plus soutenu par le peuple.

3.3. L’idée de ’domination ou primauté humaine’

En raison des guerres continues, les “rites” de la dynastie des Zhou occidentaux, après la fin de la période ‘du printemps et l’automne’, se sont complètement effondrés et la pensée théocratique a progressivement perdu son ancienne majesté. Confucius repensa et perfectionna l’idée de la gouvernance humaine et commença à se concentrer davantage sur les ‘fantômes’ [?] et les esprits que sur les personnes [6].

Face à l’environnement politique et social relativement chaotique de l’époque, Confucius croyait qu’un monarque vertueux jouait un rôle vital dans la prospérité et le déclin du pays, et préconisait l’utilisation d’un monarque vertueux pour détenir le plus haut pouvoir au pouvoir. Seul un monarque vertueux peut être aimé du peuple, le peuple peut vivre et travailler en paix, et le pays sera stable et prospère. Par conséquent, Confucius a proposé que les dirigeants traitent le peuple avec respect, aient des lois pénales claires, réduisent le fardeau qui pèse sur le peuple et se concentrent sur le peuple.

En outre, il doit y avoir des personnes capables de participer à la politique, de sauvegarder les droits du monarque et d’assurer le règne de la dynastie féodale. Mencius a en outre avancé la doctrine de la bienveillance avec “l’idée de respecter le peuple” comme noyau, et a en outre souligné que le monarque ne peut obtenir son pouvoir correspondant que s’il exerce la tyrannie, mais il ne peut pas maintenir le pouvoir pendant longtemps. Pour rendre le monde stable, pacifique, prospère et le développement à long terme, le cœur humain est le facteur le plus fondamental.

Il est également proposé de prêter attention à la sélection de talents vertueux pour aider le monarque à gouverner conjointement le pays. Seuls ceux qui ont de la bienveillance peuvent mieux superviser le monarque et favoriser l’acquisition du cœur du peuple …

Plus tard, Xunzi a réélaboré l’idée de ”règle par l’humanité’ proposée par Confucius sur la base de la théorie juridique. Il a principalement positionné le ’peuple“ dans le ”règne de l’humanujté’ sur les exécuteurs de la loi, et il estimé que dans un pays, aussi parfaite et raisonnable que soit la loi, en dernière analyse, il dépend des gens pour l’appliquer : il est donc nécessaire de renforcer la culture idéologique des exécuteurs de la loi. Le supplément de Xunzi a permis à la pensée confucéenne pré-Qin d’être mise en œuvre aux niveaux politique et juridique, et cela a perfectionné la pensée confucéenne pré-Qin de ”règle par l’homme’.

Ercheng et Zhu Xi croyaient que sur la base du pouvoir suprême de domination humaine du souverain, les fonctionnaires, les ministres et les gens à tous les niveaux sous son règne avaient également la domination humaine en leur propre pouvoir. La réalisation de la règle commune du monarque exige que chacun remplisse ses devoirs et ne dépasse pas le pouvoir de l’autre. Bien que le monarque occupe la position suprême, il doit discuter avec le groupe des ministres et s’opposer à l’arbitraire. Le développement de l’idée de “gouvernance humaine” dans le confucianisme est incarné dans la gouvernance sociale, qui est comprise comme valorisant le développement de l’individualité humaine et de la moralité, et valorisant le développement des dirigeants afin de promouvoir le progrès global de la société [7].

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[Addenda - ’Er Cheng Ji’ est une collection compilée par Cheng Hao et Cheng Yi, lespenseurs de la dynastie des Song du Nord [1] – Source : https://baike-baidu-com.translate.goog/item/%E4%BA%8C%E7%A8%8B%E9%9B%86/5783565?_x_tr_sl=zh-CN&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

Cheng Hao (程顥, 1032-1085), est un philosophe chinois de la dynastie Song, frère de Cheng Yi (1033-1107). Représentant du néoconfucianisme, il est considéré comme le principal initiateur de l’École de l’Esprit…].

[Addenda - Zhu Xi (chinois : 朱熹 ; pinyin : Zhū Xī ; Wade : Chu¹ Hsi¹ ; EFEO : Tchou Hi) (1130 - 1200) est un lettré de la dynastie Song du Sud qui devient l’un des plus importants néoconfucianistes en Chine. À ce titre, il est considéré comme l’un des Douze Philosophes, aux côtés de philosophes contemporains de Confucius. Zhu Xi et ses étudiants codifient ce qui est aujourd’hui considéré comme le canon confucianiste des Classiques chinois : les Quatre Livres, composés : des Entretiens de Confucius, du Mencius, de la Grande Étude et de l’Invariable Milieu, ainsi que les Cinq Classiques :le Classique des vers, le Classique des documents, Le Classique des mutations ou Yi Jing, le Livre des rites et les Annales des Printemps et des Automnes - Zhu Xi écrit de nombreux commentaires de ces classiques… - Source pour la suite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhu_Xi ]

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4.
De nouvelles idées pour la gouvernance sociale contemporaine

4.1. Mettre en œuvre l’idée ’de bienveillance et de gouvernement’ et adhérer au peuple comme axe central

La ’bienveillance’ est au cœur du confucianisme. Il peut nous fournir les idées de ”servir le peuple” et ’enseigner au peuple’ pour notre gouvernance sociale actuelle, adhérer au peuple en tant que centre et rassembler le cœur et l’esprit du peuple pour promouvoir conjointement l’amélioration du niveau de gouvernance sociale.

Tout d’abord, en termes de “service au peuple”, ils croient que la clé de la gouvernance sociale réside dans le “peuple”. Ce n’est qu’en suivant l’opinion publique et en améliorant continuellement leur niveau de vie et en donnant suffisamment de droits pour survivre que le peuple peut être soutenu par le monarque et promouvoir la mise en œuvre d’autres normes.

L’idée de “Le peuple est noble et le monarque est léger”, proposée par Mencius, souligne la nécessité de prêter attention aux besoins de la population. Pour la gouvernance sociale d’aujourd’hui, nous devons prendre les besoins réels de la population comme point de départ, nous concentrer sur la résolution des difficultés rencontrées dans la vie des gens et faire des choses pratiques pour les populations, et dans le même temps, jouez pleinement de la position principale de la gouvernance sociale du peuple pour assurer un pouvoir de participation politique suffisant, réfléchir et absorber pleinement les suggestions des masses et renforcer leur sentiment de participation à la vie sociale de la gouvernance. En termes de ’paroissiens, le confucianisme croit qu’il est nécessaire de ’faire ce que vous ne voulez pas, ne le faites pas aux autres’. Les individus doivent normaliser leur comportement et améliorer leur culture morale et leurs idéaux. Ce n’est que lorsque la culture personnelle des gens s’améliorera que la société entière fonctionnera à un niveau plus élevé …

Lors du processus de gouvernance sociale aujourd’hui, nous devrions prêter attention à l’amélioration de la qualité du peuple, approfondir l’éducation idéologique et politique pour améliorer le niveau idéologique du peuple, renforcer sa compréhension des valeurs socialistes fondamentales et promouvoir constamment l’esprit national, l’esprit du temps et le grand esprit de la construction du parti, et promouvoir conjointement la modernisation de la Chine.

4.2. La combinaison de la ’gouvernance morale’ et de la ’gouvernance rituelle” pour construire un pays socialiste sous l’état de droit

Depuis les temps anciens, le confucianisme n’a pas été d’accord avec l’utilisation de ’punitions’ sévères pour normaliser la gouvernance sociale, mais il a accordé une attention particulière à la combinaison de la ’règle de l’étiquette’ et de la ’règle de la vertu’ dans la gouvernance sociale, qui a été acceptée par le peuple à cette époque et il a favorisé l’amélioration de l’effet de la gouvernance sociale.

Aujourd’hui, la réalisation de l’objectif général d’un État de droit socialiste dans mon pays nécessite le soutien de l’éthique et de la morale. La loi et la morale sont toutes deux des normes sociales régissant les relations et les comportements interpersonnels, et chacune a une fonction et un statut uniques [8]. En ce qui concerne la gouvernance d’un pays, seules, l’intégration de l’Allemagne et de la France et l’apprentissage mutuel peuvent faire progresser de manière continue la gouvernance sociale d’un pays.

Ainsi, la combinaison de l’État de droit et de l’État de vertu est non seulement le meilleur mode de gouvernance sociale du confucianisme, mais aussi le meilleur mode de gouvernance sociale et nationale de notre société contemporaine [9]. L’histoire de l’ascension et de la chute des États anciens, nous dit que l’accent unilatéral sur la ’règle de la vertu’ ou la ’règle de la propriété’ ne peut pas faire se développer un pays pendant longtemps. Par conséquent, nous devons adhérer à la combinaison de la règle de la vertu et la règle de la bienséance, et construire ensemble un pays socialiste régi par la règle de droit.

Tout d’abord, nous devons prêter attention au rôle du fait de ’gouverner par la vertu’, renforcer la proportion d’éducation morale dans la société et promouvoir la culture et la moralité traditionnelles chinoises. À l’heure actuelle, alors que le modèle d’ouverture sur le monde extérieur continue de s’étendre, certaines valeurs erronées des pays occidentaux, telles que le ’nihilisme historique’, se sont glissées dans notre pays, ce qui a changé la pensée de certaines personnes et a commencé à remettre en question la rationalité du système socialiste de mon pays.

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[Addenda – Ajout : « Délation - Pékin encourage à dénoncer le “nihilisme historique” - Publié le 14 avril 2021 à 16h54 – Article de ‘Courrier international’ - Photo - inhua News Agency. All Rights Reserved

Dans le cadre du centenaire du Parti communiste chinois, les autorités chinoises encouragent la population à dénoncer sur Internet les discours coupables d’“attaquer, diaboliser ou calomnier” l’histoire de la révolution chinoise.

Le centenaire du Parti communiste chinois (PCC) donne lieu cette année à une série de célébrations dans l’empire du Milieu (colloques, expos, représentations théâtrales), qui culminera le 23 juillet, jour anniversaire du premier Congrès du Parti, à Shanghai, en 1921. De son côté, le bureau d’État de l’information sur Internet a décidé de commémorer l’événement à sa manière, en créant un espace spécial destiné à… la délation. Sur son site officiel, le public peut désormais dénoncer “le nihilisme historique et les informations nuisibles” concernant l’histoire de la révolution chinoise, annonce le bureau d’État sur son compte officiel du réseau social chinois Weixin.

“Pour faire périr un pays, commencez d’abord par saboter sa vision historique” : dans son communiqué, le bureau d’État de l’information sur Internet reprend cette phrase du poète Gong Zizhen (1792-1841), déjà citée par Xi Jinping dans son discours du 5 janvier 2013, soit deux mois avant d’accéder à la présidence de la République. L’ennemi ? Des forces hostiles qui feraient tout leur possible pour “attaquer, diaboliser et calomnier” l’histoire de la révolution chinoise et celle de la nouvelle Chine, dans le but d’inciter au renversement de la direction du. PCC et du système socialiste chinois.

[Addenda - Gong Zizhen (né en 1792 et mort en 1841, en chinois traditionnel : 龔自珍 ; Wade : Kung Tzu-chen), nom de courtoisie (zi) Seren, nom littéraire (hao) Ding’an, est un poète, calligraphe et intellectuel chinois. Actif au dix-neuvième siècle, il est l’auteur d’œuvres qui préfigurent et influencent les mouvements de modernisation de la fin de la dynastie Qing 1…- Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gong_Zizhen ]

Le bureau d’État de l’information sur Internet a fixé ces quatre catégories de propos à dénoncer :

  • les propos déformant l’histoire du Parti, celle de la nouvelle Chine ou du développement socialiste ;
  • les attaques qui visent la direction du Parti, son idéologie directrice et sa politique ;
  • le dénigrement des héros et des martyrs de la révolution ;
  • la négation de l’excellence de la culture traditionnelle chinoise, de la culture révolutionnaire et de la culture socialiste avancée.
    Pour justifier cet appel à la délation, l’annonce dépeint une situation grave, précisant que depuis un certain temps, au prétexte d’une “réflexion sur l’histoire” et du “rétablissement de la vérité”, certaines personnes propagent sur Internet des propos “nihilistes” qui calomnient et bafouent l’histoire du Parti.

À lire aussi : Éducation. Pékin reprend en main les manuels d’histoire hongkongais

Courrier international - Source : https://www.courrierinternational.com/article/delation-pekin-encourage-denoncer-le-nihilisme-historique

]

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Dans ce grand contexte social, nous devons renforcer l’éducation de nos citoyens dans tous les aspects, et comme le confucianisme, nous devons introduire la morale dans la vie politique pour pallier l’insuffisance de la loi. Deuxièmement, faites attention à la perfection de la loi et utilisez la loi pour restreindre le comportement des gens. Pour jouer le rôle de la morale dans le système juridique, moraliser la loi et incorporer les éléments de la loi dans la morale ; dans le processus législatif, il est nécessaire de refléter pleinement les exigences morales socialistes, de représenter les intérêts fondamentaux des larges masses populaires et de promouvoir la construction d’un pays socialiste régi par l’État de droit. Les faits ont prouvé que les sociétés anciennes et les pays contemporains ne peuvent vraiment punir le mal et promouvoir le bien, qu’en combinant étroitement les deux, en obtenant le double effet de traiter les symptômes et de guérir la cause profonde, et en favorisant le développement bénin de la société.

4.3. Saisir l’idée de ’la règle de l’homme’ et unir le noyau du leadership

La pensée du « règne de l’homme » dans le confucianisme se réfère principalement au règne du monarque à l’époque féodale, et elle prône que « le gouvernement est entre les mains des humains ». « L’assistance peut garantir la réalisation de la moralisation de ce pays sur cette base. Par conséquent, il est nécessaire que le monarque de l’époque puisse utiliser strictement l’étiquette et la loi pour ’se rectifier’ et ’de gouverner envers les autres’ et utiliser ses excellentes qualités et son comportement exemplaire pour influencer le peuple.

Par conséquent, dans le processus de gouvernance sociale nationale d’aujourd’hui, il est nécessaire de renforcer la pensée de « la primauté de l’homme » du Parti communiste chinois. Tout d’abord, le Parti communiste chinois, en tant que parti au pouvoir dans le pays, doit continuer à renforcer sa propre construction, à améliorer les « quatre consciences », à renforcer ses propres compétences politiques et ses capacités d’apprentissage, à améliorer sa capacité à planifier la situation globale, à formuler et promouvoir des réformes, et formuler des politiques conformes aux conditions nationales de mon pays et axées sur l’opinion publique, ainsi que les principes et politiques de promotion du développement social.

Deuxièmement, il est nécessaire de continuer à mettre en œuvre la stratégie de « rajeunissement du pays par la science et l’éducation » et de « renforcer le pays avec des talents », d’approfondir l’enseignement supérieur pour fournir des réserves de talents suffisantes pour la construction nationale, afin qu’elles puissent entourer étroitement le parti et promouvoir le progrès économique et le développement social de mon pays. Les gens offrent ainsi un environnement social plus harmonieux et contribuent ensemble à réaliser le grand renouveau du rêve chinois.

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5.
Conclusion

Bien que la pensée confucéenne de la gouvernance sociale ait traversé des milliers d’années, elle brille toujours dans le long fleuve de l’Histoire. Nous devrions combiner le contexte réel dans le processus de gouvernance sociale, puiser constamment l’essence de la pensée confucéenne et l’appliquer, de manière à promouvoir l’effet de notre gouvernance sociale actuelle. Améliorer, renforcer le sentiment de bonheur des gens et ainsi favoriser le progrès et le développement du pays.


Références :

[1] Li Hongxiong. Une brève analyse de la culture traditionnelle chinoise - L’évolution et le statut du confucianisme [J]. China After School Education (Art), 2012(12) : 16+161.
[2]
Duan Xiaojing, Chen Juan. Xiangxian Culture and Chinese Modern Legal Governance [J]. Système juridique et société, 2015(3) : 205-206.
[3]
Ji Junjiao. L’esprit fondamental de la pensée confucéenne de « l’État de droit » et sa valeur contemporaine [J]. Heihe Academic Journal, 2019(6) : 69-70+73.
[4]
Li Yinzhao, Chen Fenggui. La pensée confucéenne de la règle rituelle et l’harmonie intérieure de la société [J]. Journal of Shenyang Normal University (Social Science Edition), 2007(5) : 11-13.
[5]
Wang Yanjie. La pensée de la gouvernance sociale de Confucius et sa valeur contemporaine [J]. Theoretical Journal, 2018(3) : 107-112.
[6]
Wu Xiaofei, Yang Xixi. L’évolution et l’influence du confucianisme pré-Qin sur la gouvernance [J]. Theoretical Circle, 2006(8) : 174-175.
[sept]
Xu Baolu, Tian Tiancheng. Une brève introduction à la société gouvernante du confucianisme [J]. Shang, 2013(22) : 314.
[8]
Zou Jianguo. Research on Pre-Qin Confucian Social Governance Thought and Its Contemporary Value [D] : [Mémoire de maîtrise]. Guangzhou : Université de technologie de Chine du Sud, 2016.
[9]
Zhang Yunsheng, Pensée confucéenne et gouvernance sociale : résumé de la conférence universitaire « Forum confucéen international ∙ 2010 » [J]. Confucius Studies, 2011(3) : 123-125.

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Chapitre 3 – Mémoires sur la culture juridique (Les 8 meilleures recommandations populaires) - Dissertation académique sur la jurisprudence (Academy Hall) - Source : Academic Hall - Auteur : M. G. Wang - Publié le : 2020-02-05 - Traduction du 24 septembre 2022 par Jacques Hallard d’un article en chinois titré « 法律文化论文(热门推荐8篇),法理学论文_学术堂 - Auteur indiqué : Wang 王老 – Source : http://www.xueshut.com/falixue/150593.html - 即使在当今时代,

家法律思想依然能为谐社会论注入新的思想内涵。 ... 孔子的理想是用道德的、文化的力量,用非暴力、非法律的形式实现对国家、社会的管理和领导, ...

La pensée ou l’idée juridique confucéenne de la famille peut encore apporter un nouveau contenu idéologique à la théorie d’une société harmonieuse. ... L’idéal de Confucius était d’utiliser une gouvernance, un pouvoir moral et culturel pour parvenir à gérer et à diriger l’État et la société de manière non violente …

Même à l’époque actuelle, l’idée et la pensée juridique confucéenne (de la famille et des communautés) peut encore injecter de nouvelles connotations idéologiques dans la théorie d’une société harmonieuse. ...

« La culture juridique est l’ensemble des valeurs et des concepts juridiques enracinés dans l’histoire et la culture d’une société spécifique. Elle a des significations différentes selon les périodes. Elle a des caractéristiques différentes de la culture générale et elle est étroitement liée à d’autres cultures. La culture juridique est la culture dominante. En outre, les formes culturelles affectent la culture juridique et renforcent son rôle : elles sont d’une grande importance pour la construction d’un État de droit socialiste dans mon pays ».

La culture juridique est une société spécifique enracinée dans l’histoire et la culture des valeurs et des concepts juridiques, dans des temps différents ont des significations différentes, il a des caractéristiques différentes de la culture, en même temps avec d’autres cultures ont une relation étroite, la culture juridique est la culture dominante, d’autres formes culturelles affectent la culture juridique, renforcer le rôle de la culture juridique, la construction de l’état de droit socialiste en Chine a une signification importante. Vous trouverez ci-dessous in fine 8 essais sur la culture juridique compilés par Sosu pour votre référence.


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Thèse sur la culture juridique - Partie 1 : La fonction de la culture juridique confucéenne dans la construction de la modernisation du système juridique

Résumé : La culture confucéenne est la partie la plus importante de la culture traditionnelle chinoise

Depuis des milliers d’années, la culture confucéenne est profondément ancrée dans l’idéologie de chaque Chinois. La culture juridique confucéenne avec l’étiquette, l’éthique comme noyau a une influence importante et profonde sur la construction du système juridique. Comment utiliser la pensée juridique confucéenne comme référence et le rôle de la pensée confucéenne dans le processus de modernisation juridique, est un contenu clé de la recherche actuelle sur la théorie juridique.

Mots-clés : culture juridique confucéenne, modernisation juridique, influence

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1.
Culture juridique confucéenne

La culture juridique confucéenne est une partie importante de la culture chinoise, c’est un résumé de diverses techniques juridiques, c’est le terreau sur lequel le système juridique vit et se développe, et c’est la cristallisation de la sagesse, des connaissances et de l’expérience des personnes qui utilisent la loi pour ajuster les relations sociales.

Le confucianisme a connu plus de 2.000 ans de développement depuis son émergence. Dans l’éthique traditionnelle chinoise, l’éthique confucéenne a toujours occupé une place prépondérante. La culture juridique confucéenne a joué un rôle de soutien important dans le développement stable de l’ancienne société féodale chinoise. La culture juridique confucéenne est un produit culturel produit par des milliers d’années d’histoire chinoise, une culture aux caractéristiques féodales chinoises anciennes formées par des êtres humains dans la vie légale et l’accumulation historique, et un produit culturel spécial de l’ancienne centralisation féodale chinoise.

Une culture qui s’adapte à la structure sociale et politique, à la culture sociale dominante et à l’économie agricole de l’époque ; elle est aussi un outil de violence autocratique qui sert le règne de la classe dirigeante féodale. Les normes morales de la culture confucéenne de ’bienveillance, droiture, bienséance, sagesse et foi’ sont propices à la stabilisation de l’ordre social. Depuis des milliers d’années, ce code moral de la culture confucéenne affecte subtilement le comportement des gens.

Le fondement social de la culture confucéenne est le mode de production agricole, l’organisation familiale patriarcale, l’aristocratie patriarcale et la monarchie autocratique. Le contenu central du confucianisme dans la société féodale de la Chine ancienne, comme la « bienveillance », la « parenté » et le « respect », nous pouvons voir son ombre dans les principes juridiques traditionnels confucéens …

La culture juridique traditionnelle basée sur le confucianisme est pleine d’idées de hiérarchie et de privilège. Le cœur de la culture juridique confucéenne est la règle de l’éthique, c’est-à-dire utiliser l’éthique pour gouverner le pays, et utiliser le système de l’éthique et la hiérarchie patriarcale pour réglementer le comportement des gens. Dans le processus de développement de la société chinoise ancienne, le confucianisme a continuellement absorbé et intégré des théories telles que le légalisme, le taoïsme, le bouddhisme, etc….

Le rejet par Dong Zhongshu d’une centaine d’écoles de pensée et l’exécution de la prison – à la période historique dite « au printemps et à l’automne » - ont fait du confucianisme la culture dominante de l’ancienne société féodale chinoise. Elle est basée sur la règle de l’éthique, complétée par le système juridique, et elle a joué un rôle stable dans la promotion du développement de l’ancienne société féodale chinoise.

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[Addenda –
Note sur Dŏng Zhòngshū 董仲舒 (naissance entre -195 et -179, mort entre -115 et -104)1, originaire de Guangchuan (廣川) au Hebei2, est un lettré confucianiste de la dynastie des Han occidentaux, spécialiste renommé du commentaire Gongyang (公羊傳) du Chunqiu, et versé dans les théories naturalistes du yin-yang et peut-être des cinq éléments3. On lui en attribue traditionnellement la synthèse en un système présentant l’univers (dont fait partie la société humaine) comme un ensemble dont tous les éléments sont liés, et où le souverain, guidé par les signes que lui envoie le Ciel, joue un rôle essentiel de maintien de l’ordre. Dong Zhongshu pensait que le confucianisme devait remplacer toutes les autres écoles de pensée et on lui prête le pouvoir d’avoir persuadé l’empereur Wudi de l’adopter comme idéologie d’État. Il appartient au courant, majoritaire sous les Han occidentaux, des confucianistes qui ont une conception quasi- religieuse de leur idéologie ; ils pensent que les lois du Ciel se cachent dans les classiques qu’ils attribuent au « saint » Confucius, et qu’une lecture savante permet de les déchiffrer. Le Gongyang zhuan est ainsi un commentaire qui révèlerait le sens profond des Annales de Lu (Chunqiu).

En fait, Dong Zhongshu n’a dû que partiellement contribuer à l’élaboration du système de correspondances universelles qu’on lui attribue ; il avait en effet commencé à se former avant lui avec des penseurs comme Zou Yan et fut repris ultérieurement par d’autres. Les détails de sa biographie permettent également de douter qu’il n’ait jamais disposé d’un si grand crédit auprès de l’empereur que celui-ci ait promu le confucianisme uniquement sur sa recommandation (il faillit même être condamné pour encouragement à la sédition). Il n’en demeure pas moins qu’il fut un lettré renommé et contribua certainement à présenter le confucianisme comme la clé de la compréhension de l’univers et la voie des sociétés heureuses. Dong Zhongshu aurait été un auteur prolifique (le Livre des Han lui attribue 123 textes), poète de ci et de fu (詞賦) comme beaucoup d’érudits de l’époque, mais presque tous ses écrits ont disparu. De ce qui reste on peut citer le Tianren sance (天人三策)4 et le Fu du Lettré insatisfait (士不遇賦). Le Chunqiu fanlu (春秋繁露), synthèse de la pensée de l’époque qui lui est attribuée, serait en fait une compilation de multiples auteurs appartenant à divers courants5. Lire sa Biographie et la totalité de l’article sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dong_Zhongshu

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2.
La modernisation du système judiciaire

L’apparition et le développement du droit dans la longue histoire ont leurs propres lois uniques. Différentes cultures historiques et différents systèmes sociaux ont des cultures juridiques correspondantes. La modernisation du système juridique signifie que la société a besoin d’un système juridique moderne dans le processus de modernisation du processus d’évolution En fait, c’est aussi le processus de rationalisation du système juridique lui-même. En ce qui concerne la modernisation, il existe de nombreuses explications avec différentes connotations, CE. Blake, Samuel Huntington, Juno Yuzo, RR. Palmier, J. Colton, AR. Des célébrités, telles que Desai, ont des descriptions différentes.

L’opinion commune est que la modernisation est l’accumulation d’avions, de supermarchés, de technologie informatique et de population urbaine, et la cohérence mondiale, tandis que le système juridique est un soutien important pour la modernisation du système de gouvernance national et de la capacité de gouvernance, et une garantie importante pour le développement durable et sain de l’économie et de la société.

Le rapport du 19e Congrès national du Parti communiste chinois a clairement déclaré que d’ici 2035 au cours de ce siècle, mon pays – La Chine - réalisera fondamentalement la modernisation du système juridique. La réalisation de la modernisation du système judiciaire nécessite deux éléments importants : la modernisation des personnes et le système politique, dont le plus important est la mise à jour des personnes, qui est l’élément central. La modernisation des êtres humains est un système d’ingénierie très complexe, qui nécessite un processus progressif, étape par étape. D’une part, la construction du système juridique se reflète principalement dans la structure juridique au niveau statique, et d’autre part, elle se reflète principalement dans la mise en œuvre de la loi au niveau dynamique.

Pour construire un pays socialiste moderne et réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation chinoise, nous devons comprendre scientifiquement et gérer correctement la relation entre la modernisation des êtres humains et la modernisation du système juridique. La culture juridique dérivée du confucianisme possède d’excellents gènes et son rôle dans le développement de la modernisation du système juridique ne peut être sous-estimé.

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3.
L’importance de la culture juridique confucéenne pour la modernisation du système judiciaire

La construction de la modernisation du système juridique de mon pays a un long chemin à parcourir. Différente des autres cultures dans le monde, la culture chinoise a une longue histoire. Elle est transmise et héritée depuis 5.000 ans. Le rôle d’excellents éléments de la culture traditionnelle sur la modernisation actuelle du système judiciaire montre de plus en plus sa supériorité. Le confucianisme aux caractéristiques éthiques a un contexte unique pour son émergence.

Dès la dynastie des Zhou occidentaux, le duc Zhou a mis en avant les idées de ’reconnaître les parents’, ’considérer le respect’, ’gouverner par l’éthique’ et ’coordonner avec la vertu’. Ce type d’organisation basée sur la structure des liens du sang, pensée sous-tendue par la puissance du patriarcat familial, a eu un impact majeur sur le confucianisme.

Pendant des milliers d’années, la culture confucéenne est devenue la culture dominante de la société chinoise en raison de son fondement social unique. Comme l’a dit Gong Pixiang, ’Sans le soutien et l’identité de la psychologie culturelle nationale traditionnelle, peu importe la façon dont l’ordre social moderne est renforcé par des règles juridiques modernes, il est fragile et instable.’

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[Addenda –
Note sur Gong Pixiang (Chinese character : 公丕祥 ; Pinyin : Gōng Pĭxiáng ; born 1955) is a jurist in China. He was the President of Nanjing Normal University[1] and is the President of the High People’s Court of Jiangsu Province. Traduction JH : Gong Pixiang (caractère chinois : 公丕祥 ; pinyin : Gōng Pĭxiáng ; né en 1955) est un juriste chinois. Il a été le président de l’Université normale de Nanjing et est le président de la Haute Cour populaire de la province du Jiangsu…. » – Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Gong_Pixiang

« Le Jiangsu prononciation en mandarin (chinois simplifié :  ; chinois traditionnel : 江蘇 ; pinyin : Jiāngsū ; EFEO : Kiang-sou) est une province côtière chinoise. La partie sud de la province, le long du Chang Jiang forme depuis un millénaire l’une des régions les plus riches et les plus densément peuplées de Chine. Le chef-lieu de la province, Nankin, fut plusieurs fois la capitale de la Chine. Le Jiangsu est la cinquième province chinoise par la population et la deuxième pour le PIB total. La province affiche l’un des plus hauts niveaux d’inégalité de Chine. Son coefficient de GINI est élevé et les disparités économiques internes sont importantes : certaines villes du Sud, dont Suzhou en particulier, sont deux fois plus riches que la moyenne provinciale. Suzhou affiche ainsi le plus haut niveau de PIB par habitant de Chine en dehors des provinces urbaines de Shanghaï, Pékin, Tianjin et du Guangdong. À l’autre extrémité, certains espaces ruraux du nord et du nord-ouest de la province s’affichent parmi les plus faibles niveaux de PIB des provinces côtières de Chine… -

Jiangsu

Carte indiquant la localisation du Jiangsu (en rouge) à l’intérieur de la Chine.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jiangsu ].

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Sous la direction du Parti communiste chinois, la modernisation du système judiciaire bat son plein. Il y a un facteur qui mérite attention, mais qui n’a pas besoin d’être pris en compte : c’est l’héritage et le développement de la culture juridique traditionnelle. La stabilité du niveau psychologique manque de fondement.

https://translate.google.com/website?sl=zh-CN&tl=fr&hl=fr&prev=search&u=http://www.xueshut.com/uploads/allimg/200205/33-200205135204518.png

La culture juridique confucéenne traditionnelle comporte de nombreux éléments excellents, qui sont la force spirituelle indispensable et le fondement de la stabilité sociale dans la modernisation du système juridique. Elle peut apporter un soutien psychologique solide et stable à la modernisation du système judiciaire.

En même temps, certains principes de la culture juridique confucéenne et certaines méthodes efficaces de gouvernance sociale ont été prouvés par une pratique à long terme, comme « la combinaison de l’éthique et de la loi’, puis ’la combinaison de l’éthique, de la loi et de l’ ’harmonie’. Le modèle de gouvernance a été appliqué efficacement dans la société éthique chinoise spécifique.

Le fondateur du confucianisme, Kong Zhongni, [Confucius] a proposé que le peuple soit le fondement de l’État, ce qui est le fondement du confucianisme. La dynastie des Han, en particulier Dong Zhongshu de la dynastie des Han de l’Ouest, a hautement considéré la culture confucéenne et il a proposé la « période du printemps et de l’automne » dans l’application de la loi, ce qui se reflète dans les classiques confucéens.

L’esprit et le principe du pouvoir judiciaire sont utilisés comme base pour juger l’affaire, et on pense qu’aucun litige n’est source d’harmonie, et que l’humanisme aux caractéristiques chinoises a été mis en avant. Dans une société à base agricole, la prémisse de la reconnaissance des lois traditionnelles par le peuple est la reconnaissance de l’autorité et de la légitimité du régime.

Bien que la pensée humaniste de notre culture traditionnelle ne soit pas la même que la pensée démocratique occidentale, nous devons respecter la position dominante du public, des populations, et renforcer la construction de la démocratie, promouvoir le développement global et l’amélioration de la qualité de vie des populations.

La culture juridique confucéenne traditionnelle a son propre fondement de production unique, c’est-à-dire l’ancienne économie paysanne à petite échelle, basée sur la production agricole de subsistance, et la structure politique basée sur les relations de sang et le soutien du système patriarcal : une culture qui a émergé et qui est raisonnable. Pendant des milliers d’années, le confucianisme a été profondément imprimé sur le caractère du peuple chinois, et de nombreux principes confucéens ont été externalisés dans des codes de conduite inhérents, qui ont un impact irremplaçable sur le comportement, la parole et le comportement du peuple chinois. Le niveau a également été réfléchi, ce qui a un impact profond sur la construction de la modernisation de notre système juridique.

La construction d’un système juridique moderne doit être combinée avec la pensée juridique confucéenne traditionnelle : supprimer la brutalité et extraire l’essence, l’esprit, supprimer la fausseté et préserver la vérité, utiliser les excellents éléments de la culture juridique traditionnelle comme vecteur efficace de modernisation juridique et injecter la nouvelle pensée juridique moderne : une telle construction juridique peut se développer ; sa fondation en est la source constante.

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4.
Conclusion

À travers le passé et le présent, en Chine et comme dans les pays étrangers, il est impossible qu’une nouvelle idée soit complètement séparée du passé et de la tradition. Le développement et le changement d’idées ont toujours leurs propres lois. La culture juridique confucéenne a une longue histoire, qui se déroula sur des milliers de siècles. C’est le choix de l’Histoire et le choix du peuple, des populations, une branche unique de la culture chinoise.

Le confucianisme contient l’esprit rationnel de la culture juridique chinoise traditionnelle, dont le contenu important est le rituel. La loi provient du rituel. On peut dire que le rituel est la loi la plus ancienne. Le contenu important de la pensée juridique, la pensée juridique confucéenne a joué un rôle important dans résoudre divers problèmes juridiques au niveau social et pour concilier les contradictions de diverses couches sociales au cours de la longue histoire.

Même à l’époque actuelle, la pensée juridique confucéenne peut encore injecter de nouvelles connotations idéologiques dans la théorie d’une société harmonieuse. La conscience orientée vers les personnes, ainsi que le souci humaniste de la culture juridique confucéenne traditionnelle, sont des ressources théoriques importantes pour la construction de notre système juridique moderne.

Références :

  [1] Xiong Lumao. Un bilan des recherches théoriques sur la modernisation de mon pays ces dernières années [J]. Journal of Changde Normal University (Social Science Edition), 2003 (2)
  [2] Wang Huabing. Recherche sur la modernisation du système juridique chinois du point de vue du confucianisme [J]. Information scientifique et technologique, 2012(12).

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Thèse sur la culture juridique - Partie 2 : Comparaison des différences entre les cultures juridiques chinoises et occidentales

Résumé : La voie de l’état de droit socialiste aux caractéristiques chinoises est un nouveau chapitre du système de la civilisation chinoise depuis 5.000 ans, et c’est l’héritage historique et le développement innovant de l’état de droit de la civilisation chinoise.

En partant du thème intemporel de la formation des traditions culturelles juridiques chinoises et occidentales et de leur comparaison, il est très important d’examiner et de revoir les deux dans le contexte de la nouvelle ère que nous vivons. La tradition culturelle juridique chinoise a été profondément influencée par le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme, et elle présente des caractéristiques exceptionnelles dans les aspects du modèle de gouvernance nationale, de la poursuite des valeurs, des principes judiciaires, du règlement des différends, de la mise en œuvre du système juridique et des réglementations d’un système humanisé.

La culture juridique occidentale a des avantages institutionnels distincts et une forte vitalité en termes de sujet juridique, de concept juridique et de méthodes de pratique. Il est intéressant de comparer et de généraliser les différences entre les deux en termes de système de normes juridiques, de valeur juridique, d’objectif juridique, d’épistémologie juridique, de modèle de gouvernance et de méthode de mise en œuvre juridique du point de vue de la pensée de l’État de droit et de la méthode de réalisation des lois et des règlements.

Nous devons continuer à découvrir et à apprendre des éléments raisonnables de l’état de droit occidental, et en même temps, transformer de manière créative les éléments bénéfiques de la tradition de la culture juridique chinoise et aider ainsi à l’établissement de l’état de droit en Chine dès que possible.

Mot clé : culture juridique chinoise ; culture juridique occidentale ; caractéristique ; comparaison 

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La formation et la comparaison des traditions culturelles juridiques entre chinois et occidentaux – Par Feng Yu-jun – (Académie de Xi Jin-ping - Réflexion sur le socialisme à la chinoise pour une nouvelle ère, de l’Université Renmin de Chine )

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[Addenda –
Note sur FENG Yujun - Professor, Vice Dean, Institute of International Studies, Fudan University, Director, Center for Russian and Central Asian Studies, Fudan University - Research Interests : Russia-Eurasia Issues, Shanghai Cooperation Organization, International Energy Security and Diplomatic Power Relations, China’s Peripheral Security and Russian International Relations Theory - Email:yjfeng@fudan.edu.cn – Traduction JH : FENG Yujun - Professeur, vice-doyen de l’Institut d’études internationales de l’université Fudan, directeur du Centre d’études russes et centrasiatiques de l’université Fudan - Intérêts de recherche : Questions relatives à la Russie et à l’Eurasie, Organisation de coopération de Shanghai, sécurité énergétique internationale et relations de pouvoir diplomatiques, sécurité périphérique de la Chine et théorie russe des relations internationales….

https://iis.fudan.edu.cn/_upload/article/images/cf/bb/ca83e6a440a5851b96f93f46aedc/9503632c-a6d4-43e8-be1e-82ed1265a32f.jpgPhoto

Source : https://iis.fudan.edu.cn/en/88/fb/c16631a166139/page.psp ]

« L’université Fudan (chinois : 復旦大學 ; pinyin : fùdàn dàxué) située à Shanghai est une université nationale chinoise, et l’une des universités des plus sélectives de Chine, régulièrement classée parmi les 100 meilleures universités du monde. Elle est classée troisième meilleure université de Chine et meilleure université de Shanghai1. Elle est membre de la Ligue C9. L’université Fudan actuelle est issue de la fusion de l’ancienne université Fudan - fondée en 1905 peu avant la fin de la dynastie Qing - et de l’université de médecine de Shanghai en 2000. Elle possède quatre campus principaux : Handan (邯郸), Fenglin (枫林), Zhangjiang (张江) et Jiangwan (江湾), qui sont réunis sous la même administration centrale. L’université gère une dizaine d’hôpitaux comme l’Hôpital de Zhongshan et de Huashan, et aussi une filière de lycée…. » - Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Fudan

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Résumé - La voie vers la primauté du droit socialiste et de l’État de droit aux caractéristiques chinoises, est un nouveau chapitre de la civilisation chinoise sur 5.000 ans ; c’est aussi l’héritage historique et le développement innovant de la manière de gouverner chinoise et la comparaison des traditions de la culture juridique entre la Chine et l’Occident : il est très important d’examiner les deux dans le contexte de la nouvelle ère que nous vivons.

La tradition de la culture juridique chinoise est profondément influencée par le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Elle a des caractéristiques uniques en termes du modèle de gouvernance de l’État, de la poursuite des valeurs, du principe judiciaire, du règlement des différends, de la mise en œuvre du droit et des institutions humanitaires.

La culture juridique occidentale présente des avantages institutionnels distincts et une forte vitalité en termes de sujet juridique, de concept. Il est intéressant de comparer et de résumer les différences entre les deux en termes de système de normes juridiques, de valeur de l’état de droit, d’objectif d’état de droit, d’épistémologie de l’état de droit, de modèle de gouvernance et de mise en œuvre juridique du point de vue, tout en continuant à apprendre des facteurs rationnels de l’état de droit en Occident, nous devrions transformer de manière créative les éléments utiles de la culture juridique traditionnelle chinoise et aider l’état de droit en Chine à se construire dès que possible.

Tout en continuant à apprendre des facteurs rationnels de l’État de droit en Occident, nous devons transformer de manière créative les éléments utiles de la culture juridique traditionnelle chinoise et aider l’État de droit en Chine à se construire dès que possible. Tout en continuant à apprendre des facteurs rationnels de l’État de droit en Occident, nous devons transformer de manière créative les éléments utiles de la culture juridique traditionnelle chinoise et aider l’État de droit en Chine à se construire dès que possible.

Ce n’est qu’en saisissant l’histoire des choses, que nous pouvons mieux saisir l’essence des choses. Regardant cinq mille ans en arrière, ce n’est pas un hasard de l’Histoire si la nation chinoise a pu grandir et prospérer sur cette vaste terre de l’Orient et y créer la splendide civilisation chinoise. L’excellente culture traditionnelle chinoise, nourrie et développée dans l’Histoire, a fourni une riche nourriture pour le développement et la croissance de la nation chinoise, et elle constitue un terreau culturel fertile pour l’État de droit socialiste aux caractéristiques chinoises.

La Quatrième session plénière du 18ème Comité central du Parti communiste chinois ’Décision sur plusieurs questions concernant la promotion globale de l’État de droit’ a spécifiquement souligné qu’il devrait ’absorber l’essence de la culture juridique chinoise et apprendre de l’expérience utile de l’État de droit dans le pays étrangers, mais il ne faut pas copier directement les idées et les modèles étrangers d’État de droit ».

[On peut consulter l’article Wikipédia : 18e congrès national du Parti communiste chinois - Le dix-huitième congrès national du Parti communiste chinois s’est ouvert le 8 novembre 2012 1. Le congrès réunit 2.270 délégués « élus par les structures provinciales, municipales ou au sein des forces armées ». Ce congrès élit les instances suivantes :

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Par conséquent, en partant du thème séculaire de la formation des traditions et des comparaisons culturelles juridiques chinoises et occidentales, examiner et réviser les deux dans le contexte de la nouvelle ère, aidera non seulement à tirer des éléments pour nourrir l’histoire et la tradition des lois et règlements, mais aussi pour apprendre de l’état de droit. Dans le développement et l’évolution de la civilisation, voici un aperçu du mécanisme interne de l’état de droit réel.

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  1.
La culture juridique chinoise sous l’influence du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme

Dans l’héritage continu de la civilisation chinoise depuis des milliers d’années, une structure sociale très stable s’est progressivement formée, dans laquelle les trois idéologies de la morale, du droit et de la religion jouent leurs rôles respectifs, se pénètrent et se complètent. Il est riche en connotation et en signification profonde, d’apprécier attentivement le système de culture juridique complexe et délicat qui rassemble différentes traditions philosophiques.

  (1) L’influence du confucianisme sur la culture juridique chinoise

Confucius et le confucianisme qu’il a fondé sont l’épine dorsale et l’essentiel de la culture chinoise, et occupent depuis longtemps une position dominante. Le confucianisme a établi les fondements moraux de la civilisation chinoise et façonné les valeurs de la culture chinoise, de sorte que la ’civilisation morale’ est devenue une caractéristique importante de la culture chinoise. L’influence de la tradition confucéenne sur la culture juridique chinoise peut être grossièrement résumée dans les caractéristiques suivantes :

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 1.
Le modèle de gouvernance nationale de ’sortir des rituels et d’entrer dans la sanction (ou punition)’ et ’la moralité est le pilier de la punition’

Le rituel est né des cérémonies religieuses de la société chinoise ancienne et, après être entré dans la société de classe, il a été transformé en un code de conduite qui reflétait l’ordre hiérarchique et avait un large éventail d’influences. La fonction principale des rites est de ’ne pas être noble ou inférieur, et d’ordonner le respect et l’infériorité’.

Au début de la dynastie des Zhou occidentaux, le système rituel a été mis en place et le rituel est devenu le ‘Dafa’, une pratique pour faire fonctionner le pays.

[Peut être un emprunt – à vérifier - : « Le Falun Dafa ou Falun Gong (autrement appelé) est une méthode de Qigong, rituel d’exercices matinaux en Chine, utilisant des gestes lents et des techniques de méditation ; de manière similaire au yoga ou au tai-chi. D’abord enseigné de maître à élève, le maître Li Hongzhi décide de le rendre public en 1992 ». 20 janvier 2020 – « Le Falun Gong (chinois simplifié : 法轮功 ; chinoistraditionnel : 法輪功 ; litt. « effet de la roue de la puissance »), dont le nom officiel est Falun Dafa (法轮大法 / 法輪大法, grande loi de la roue de la puissance), est un mouvement spirituel inspiré du qigong créé par Li Hongzhi. Son enseignement combine la pratique de la méditation avec des exercices aux mouvements lents et souples ainsi que le travail sur soi à travers ce qu’il appelle les trois principes fondamentaux : l’authenticité, la bonté et la tolérance. En dépit du fait que les universitaires occidentaux le considèrent comme un nouveau mouvement religieux (NRM), les adeptes refusent catégoriquement cette classification1,2… » - Source

[Li Hongzhi (李洪志 en chinois, Lǐ Hóng zhì en pinyin) est né le 13 mai 1951 à Gongzhuling dans la province du Jilin, il est connu comme fondateur du Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa. Le Falun Gong vise à retourner à la source des enseignements de qigong en recherchant simultanément la « cultivation de l’esprit et du corps »… » - ‎Falun Gong · ‎Principales publications · ‎BibliographieSource ]

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[Addenda -

La dynastie Zhou de l’Ouest (ou Zhou occidentaux, pinyin : xī zhōu) est une phase de l’histoire chinoise qui va d’environ 1046 à 771 av. J.-C. Elle doit son nom à la dynastie qui exerce alors la domination sur une vaste partie de la Chine, la dynastie Zhou, et au fait que celle-ci est alors établie dans des régions occidentales. Lui succède la période de la dynastie Zhou orientale (东周 / 東周, dōng zhōu, 771 — 256 av. J.-C.), qui voit un déplacement de la capitale des Zhou à l’est, à Luoyi et un affaiblissement de la dynastie qui n’exerce plus de domination effective sur les pays chinois. Après la conquête de la partie nord de la plaine centrale sur la dynastie Shang au milieu du XIe siècle av. J.-C., les rois Zhou y ont installé des lignages issus du clan royal ainsi que des clans alliés dans le but d’en assurer le contrôle, tandis qu’ils dirigeaient le pays depuis leur domaine occidental situé dans la vallée de la Wei. Ils dominèrent une vaste partie de la Chine du Nord, qui fut unifiée culturellement comme l’attestent les trouvailles archéologiques réparties sur les sites de la période. Cela est en particulier visible dans les vases en bronze rituels très prisés par les élites, dont les inscriptions sont une source essentielle pour la compréhension de la période. Avec le temps, les « principautés » vassales des rois Zhou gagnèrent en autonomie et en puissance. L’autorité de la dynastie Zhou s’affaiblit peu à peu, jusqu’à ne plus être que symbolique au moment de leur migration vers l’Est dans la première moitié du VIIIe siècle av. J.-C., qui marque le début de la période des Printemps et Automnes… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Zhou_de_l%27Ouest ].

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Le déclin politique des Zhou de l’Ouest s’accompagna de la construction d’une idéologie politique glorifiant les fondateurs de la dynastie dont le règne aurait été un âge d’or, en mettant l’emphase sur leur lien privilégié avec le « Ciel », la divinité suprême. Ce prestige devait rejaillir sur leurs descendants. Cette construction idéologique s’accompagna d’innovations rituelles et de la constitution de textes qui servirent de référence dans la civilisation chinoise antique et médiévale qui les canonisa.

’Les rituels, passent par l’État, déterminent la société, ordonnent au peuple et profitent aux héritiers.’ - ’La moralité, la bienveillance et la droiture ne peuvent être atteintes sans rites ; l’enseignement est correct et vulgaire, sans une préparation adéquate ; les différends et les procès ne sont pas résolus sans rites ; les dirigeants et les ministres, les pères, les fils et les frères, ne peuvent être déterminés sans rites ; les eunuques servent les enseignants sans rites ; Banchao dirige l’armée et les fonctionnaires pratiquent la loi. La dignité indécente n’est pas acceptable. [1]

[Addenda - Ban Chao (chinois : 班超 ; pinyin : bān chāo ; EFEO : Pan Ch’ao), né à Xianyang (Shaanxi) en 32, mort en 102, était un général chinois qui joua un rôle important dans la conquête des territoires à l’ouest de la Chine ainsi que dans l’exploration des contrées à l’ouest de la Chine. Selon René Grousset, il fut un des plus grands capitaines qu’ait connus la Chine1… » Source ]

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’Les rituels du mari sont les écritures du Ciel, les rituels de la Terre, la conduite du peuple et le travail de l’État.’ [2] - Le rituel était tenu à un statut aussi élevé parce que ses principes et son contenu étaient adaptés au maintien de l’ordre hiérarchique avec la royauté et le patriarcat comme noyau. ’Théorie du sel et du fer’ a déclaré : ’Li et Zhou enseignent, et ceux qui n’obéissent pas seront punis. Pendant la punition, les gens ne seront pas en colère’. Cela signifie que les dirigeants de l’époque croyaient que le rituel était le principe directeur de la punition et que la fonction normative du rituel était maintenue par une punition sévère. [3]

Confucius a pleinement hérité de la stratégie du gouvernement de l’État des Zhou occidentaux avec l’étiquette, l’éthique au cœur. Indépendamment de la politique, des affaires étrangères, des affaires intérieures ou des individus, il a pris les valeurs morales comme position fondamentale pour gérer et évaluer les affaires, et il doit d’abord examiner les gens et les choses d’un point de vue moral, adhérer à l’attitude de la moralité par-dessus tout. Il a préconisé la « règle de l’étiquette », la « règle de la vertu » et la « règle de l’Homme, ou de l’Humanité », et il a établi un ordre hiérarchique éthique de « monarque, ministres, …, pères et fils ». Il va également plus loin dans la discussion et la mise en œuvre de l’idéologie de gouvernement du pays : « La voie est de gouverner, et l’ordre est puni, et le peuple est libre et sans vergogne ; la voie est morale, et l’ordre est la courtoisie, et c’est honteux et poli.’ [4]

Confucius a dit que l’idéal est d’utiliser le pouvoir de la moralité et de la culture pour réaliser la gestion et le leadership du pays et de la société sous une [?] forme non violente et non légale [?]. Après cela, Meng Ke - [Il s’agit de Mencius1,2, de son nom personnel Meng Ke3, ou Meng Tzeu, un penseur chinois confucéen ayant vécu aux alentours de 380 av. J.-C.-289 av. J.-C. » - Source ] Meng Ke a développé la théorie de Confucius sur la « gouvernance par la vertu » avec la « bienveillance » comme noyau, et il a clairement mis en avant le « gouvernement par la bienveillance ». Il a dit que ’le bienveillant est invincible’, et que le dirigeant ne peut que ’convaincre les gens par la vertu’, ’pas convaincre les gens par la force’. Et ensuite, mettez en avant la pensée axée sur les personnes selon laquelle ’les personnes sont les plus précieuses, la société et le gain sont les secondaire, et le dirigeant est la lumière’.

Selon le confucianisme mentionné ci-dessus, pour gouverner le pays, on ne peut punir aveuglément avec des châtiments sévères et encore moins punir ’en tuant’. Les dispositions des normes juridiques pénales doivent être fondées sur des normes morales, et les avantages et les inconvénients de la législation, du pouvoir judiciaire et de l’application de la loi doivent être évalués selon les principes de l’éthique et de la morale.

L’ajustement moral est le principal, et l’ajustement légal (sanction) est le supplément, afin de maintenir un ordre social simple et aimable. A cet égard, les ’cinq principes moraux’ qui appartiennent à la catégorie de l’éthique : le dirigeant et le ministre ont la droiture, le père et le fils sont des parents, le mari et la femme sont différents, l’aîné et le cadet sont ordonnés, et les amis ont la foi) ; ils jouent un rôle important dans le maintien de l’harmonie et de la stabilité sociales.

Dans ces cinq relations, chaque rôle, a ses propres exigences morales et ses normes morales, à savoir : le dirigeant est respectueux envers le ministre, le père est gentil et le fils est filial, le mari et la femme sont obéissants, le frère et le jeune frère sont respectueux, et l’amitié et les relations sont fidèles.

Depuis que l’empereur Wu de la dynastie Han a adopté la suggestion de Dong Zhongshu de ’rejeter toutes les écoles de pensée et de respecter le confucianisme’, les érudits confucéens ont commenté les écritures et appliqué la loi, et la convergence du confucianisme et de la loi s’est accélérée, et la relation entre rituel et loi a formé la relation entre ’sa base’ et ’son utilisation’. La soi-disant vertu et l’étiquette sont le fondement de la politique et de la croyance, ou religion, et la punition est dans le but de la politique et de la religion, tout comme celles qui doivent être formées le matin…’. [5]

Le rituel a les fonctions de gouvernement du pays, de gestion de la famille et l’autodiscipline. La combinaison du rituel et de la sanction ou punition, ainsi que la compréhension du confucianisme et de la loi, sont devenues la clé pour la stabilité à long terme et pour la gouvernance nationale dans la société de la Chine ancienne.

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2.
La valeur spirituelle considère l’harmonie comme la chose la plus précieuse qui est à rechercher

Le noyau de la culture juridique confucéenne traditionnelle est le concept juridique harmonieux. Le confucianisme met en avant les idées de « bienveillance, harmonie, honnêteté et modération », « un gentleman est harmonieux mais différent », « l’harmonie est précieuse », « retenue et rites », « traiter les autres avec sincérité », « ne pas fais aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse », etc… ; croire que ’l’harmonie’ est l’harmonie des différentes choses et l’harmonie des différents éléments, et l’harmonie vaut mieux que le même, l’identique, et l’harmonie vaut mieux que l’unique ; préconiser que la différence et la diversité sont la prémisse du développement des choses, et que la coordination et l’harmonie des différentes choses sont le fondement du développement des choses.

Condition, harmonie et réconciliation signifient tolérance et une tolérance pour les différences et la diversité [6] ; l’harmonie est meilleure que le conflit pour maintenir l’ordre social, en mettant l’accent sur l’harmonie et l’unité, en préconisant la voie de la « réconciliation » et du « moyen moderne », et en poursuivant l’identité de toute la société et l’équilibre, pour parvenir au fonctionnement normal de l’ordre social et politique, avec la stabilité de l’ordre politique comme objectif suprême. [7] 218-249

L’influence du concept d’harmonie sur le système juridique s’incarne dans les aspects suivants :

Premièrement, dans le concept de droit, il reconnaît le lien inévitable entre le droit et la morale, insiste sur le fait que la morale est supérieure à l’utilité, et préconise que ’le pays ne profite pas du profit et de la justice comme source de profit’ [8]. Autrement dit, l’État ne devrait pas seulement poursuivre les intérêts de la richesse, mais il devrait considérer la poursuite de la moralité comme les intérêts les plus fondamentaux. La poursuite de l’utilitarisme est l’essence du méchant, et la recherche du profit mènera à la destruction, à la mort. Et sur cette base, établir le fondement de la valeur de la loi, puis accumuler la base culturelle, coutumière, psychologique et historique de l’intégration juridique.

Deuxièmement, sur le plan juridique, mettre l’accent sur la coexistence harmonieuse entre les fonctionnaires et le peuple, l’État et le peuple, et les sujets à tous les niveaux de la société, et par ailleurs, la liberté et les droits individuels sont inévitablement subordonnés aux intérêts collectifs ou au pouvoir de l’État. Faire attention au rôle actif du gouvernement dans la croissance économique et le progrès social, et encourager les gens à éviter ou même à sacrifier leurs intérêts personnels pour les intérêts généraux du pays et de la société.

Troisièmement, dans la fonction juridique, considérer la loi comme un outil pour parvenir à l’harmonie sociale. L’État attache une grande importance au rôle du droit et de la morale dans la promotion de l’harmonie sociale. Dans les traditions culturelles, le rôle éducatif de la loi est souligné, et les fils de la famille, les petits-fils de la famille, les maris justes et les femmes chastes sont honorés, et ceux qui ont le même enregistrement de ménage sont exemptés du service obligatoire.

Quatrièmement, en termes de fonctionnement juridique, les différends sont résolus par la médiation ou d’autres méthodes non contentieuses. En raison du ’visage’, de la méfiance à l’égard de la loi ou pour maintenir leur réputation, les gens sont habitués à demander au tribunal ou aux fonctionnaires d’utiliser la réconciliation, la médiation et d’autres moyens pour rechercher la moralité et d’autres normes sociales en dehors de la loi pour résoudre les différends. Même si l’insatisfaction devient un différend, elle est résolue par des concessions, la médiation et d’autres méthodes.

Le concept confucéen d’harmonie a aussi ses limites.

Tout d’abord, le concept d’harmonie met l’accent sur le maintien de l’ordre et de l’harmonie du groupe, plutôt que sur la promotion de la justice et des droits individuels.

Deuxièmement, l’harmonie est considérée comme une vérité difficile. Le conflit est mauvais. S’il ne peut être évité, il est préférable de se réconcilier rapidement et de rétablir un ordre harmonieux.

Troisièmement, parce que l’ordre du groupe est souvent entre les mains du plus fort, il est facile pour celui-ci d’utiliser le nom d’harmonie de groupe pour réprimer le faible qui a des différentes avec lui, en favorisant une harmonie superficielle, les faibles ne sont souvent pas assurés d’être écoutés. De nombreuses victimes n’ont nulle part où faire appel et ne peuvent faire appel que par des moyens irrationnels ou la recherche d’une autre issue. Enfin, les gens ont souvent recours à la médiation, à la négociation et à d’autres méthodes non contentieuses pour résoudre les différends, ce qui relègue également le droit dans la vie réelle de la société et dans l’esprit des gens à une position secondaire, et la conscience correspondante des droits des gens sera inévitablement relativement faible.

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3.
Le principe judiciaire de déprécier artificiellement le contentieux et de rechercher l’absence de contentieux

Confucius a dit : « Quand j’entends un procès, je suis juste comme un être humain, donc je suis sûr qu’il n’y aura pas de procès ! » [9].

L’harmonie est la valeur la plus élevée de la culture chinoise. Pendant des milliers d’années, la norme la plus élevée pour que les gens résolvent les différends, était que ’l’harmonie est ce qu’il y a de plus précieux’, et les fonctionnaires féodaux ont évité les poursuites, ont prêté attention à la médiation et ont calmé les choses. Ainsi, les idéaux juridiques confucéens tels que ’pas de procès en période prospère’ et ’pas de voleurs dans le monde’ ont été formulés.

Selon ’Shuowen Jiezi’, le ’contentieux’, c’est-à-dire que le ’litige’ est utilisé pour désigner divers différends.

[Addenda – « Le Shuōwén Jiězì (chinois traditionnel : 說文解字 ; chinois simplifié : 说文解字 ; pinyin : shuōwén jiězì ; EFEO : Chouo-wen tsie-tseu), souvent abrégé en Shuōwén (說文 / 说文, shuōwén, Chouo-wen), est un ouvrage du début du IIe siècle rédigé par le spécialiste des Cinq classiques, XǔShèn (許慎 / 许慎, xǔ shèn, Siu-chen ; 58147). Il s’agit du premier dictionnaire de caractères chinois à proposer une analyse de leur composition et à les classer à l’aide de ce qui est compris à présent comme des clés, ses sections : les caractères sont classés en bùshǒu (部首, bùshǒu, pou-cheou). Son titre tel qu’il est habituellement compris est « Explication des pictogrammes (wen, 文) et des idéo-phonogrammes (zi, 字, tseu) », les deux catégories de caractère inventés par Cāng Jié (倉頡 / 仓颉, Ts’ang-tsie), selon l’auteur… » - Source ].

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Le ’Livre des mutations’ disait aussi : ’Litige, il y a Fu qui étouffe la vigilance, Zhongji, meurtre final... Le litige ne suffit pas’. Cela signifie que les gens doivent toujours être vigilants face au litige, même si c’est temporairement. Malgré des avantages, à la fin il y aura une catastrophe... Même si vous obtenez la gloire par le procès, ce n’est pas à regarder avec admiration. Par conséquent, toutes les couches de la société ancienne avaient toutes un état mental d’aversion pour les litiges « à bon marché » sans exception, mais il y avait encore des différences dans la mentalité spécifique et les comportements correspondants dans le traitement des litiges.

[Addenda – « Le « Livre des mutations », ou Yi Jing (chinois simplifié : 易经 ; chinois traditionnel : 易經 ; pinyin : yì jīng ; Wade : i4ching1, également orthographié Yi King ou Yi-King), est un des classiques chinois, dont le titre peut se traduire par « Classique des changements » ou « Canon des mutations » ou encore « Livre des transformations ». Il s’agit à l’origine d’un traité de divination, appelé Zhou Yi (chinois : 周易 ; pinyin : Zhōu Yì ; Wade : Chou1 I4) c’est-à-dire « changements de Zhou », pour la raison que son élaboration date du Ier millénaire avant l’ère chrétienne, époque des Zhou (1027-256 av. J.-C.). Il donne l’interprétation de tirages divinatoires effectués avec des tiges d’achillée millefeuille. Il repose sur 8 trigrammes et 64 hexagrammes, constitués respectivement de 3 et 6 lignes brisées ou continues, obtenus en comptant les tiges d’achillée utilisées durant le tirage, et pour chacune de ses formes il fournit un commentaire bref qui laisse la place à de nombreuses interprétations. Dans le courant de la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C. plusieurs commentaires, dont le plus célèbre est le « Grand commentaire », Da Zhuan (ou Xi ci), le dotent de nouveaux niveaux de lecture et le transforment en traité cosmologique sur les mutations, les évolutions de la forme des hexagrammes et de leurs lignes renvoyant à la mutabilité des éléments constituant le monde, les interprétations du Yi Jing prenant alors une dimension philosophique. Dès lors le Yi Jing, premier des cinq classiques, occupe une place fondamentale dans l’histoire de la pensée chinoise et peut être considéré comme un traité unique en son genre dont la finalité est de décrire les états du monde et leurs évolutions. Il fait l’objet de nombreuses relectures durant les différentes phases de l’histoire chinoise, qui renouvellent son interprétation. Le Yi Jing est l’un des principaux classiques chinois, et l’un des ouvrages les plus importants dans l’histoire de la culture chinoise. Il a suscité de nombreuses réflexions, sa symbolique (trigrammes, hexagrammes, diagrammes) a exercé une grande influence et se retrouve couramment dans la société chinoise. Ce classique a également une grande importance dans les pays voisins de la Chine qui ont reçu son influence (Corée, Japon, Vietnam). Il a également reçu un écho en Occident, en dehors des milieux académiques, notamment dans les milieux artistiques et chez les personnes intéressées par l’ésotérisme… » - Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Yi_Jing ].

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Premièrement, les dirigeants aristocratiques des dynasties passées, qu’ils soient des sages ou des tyrans ignorants, leur plus grand objectif n’est rien de plus que de se satisfaire eux-mêmes et tout faire pour leurs descendants et ceci pour toujours. La poursuite d’un grand nombre de conflits et de poursuites exposera inévitablement l’État social stable et pacifique au risque d’être brisé, et obligera inévitablement les ressources et la force limitées du pays à être utilisées pour régler les différends, plutôt que pour s’occuper des affaires étrangères, des guerres et d’autres problèmes plus graves, des affaires importantes.

Cela détermine fondamentalement que son attitude à l’égard des litiges doit être négative, et il fera tout son possible pour supprimer le nombre de litiges au sein du gouvernement et fera de son mieux pour maintenir la stabilité et la paix de toute la société (même en apparence). Une performance typique à cet égard est que la législation stipule toutes sortes de situations qui ne sont pas autorisées à être signalées. Par exemple, ’Tang Lu Shu Yi’ stipule des peines très sévères pour les plaintes des juniors envers les grands-parents, les parents et leurs proches aînés, les esclaves, les esclaves envers les maîtres, les aînés envers les parents des juniors et les gens ordinaires envers les vieux et les jeunes.

Par ailleurs, le « Zhiyuan Xinge » de la dynastie Yuan stipulait : « Si vous parlez de mariage, de richesse familiale, de terres agricoles, de dettes, et s’il ne s’agit pas d’une affaire illégale grave, vous devriez écouter l’ordre du président pour l’expliquer, afin que de ne pas interférer avec les travaux agricoles et perturber le procès’. Sous la dynastie Ming, le ministère des Ménages a publié une liste du confucianisme, qui stipulait également ce qui suit : ’Les ménages populaires, les mariages, les champs, le sol, les combats et les disputes sont tous insignifiants. C’est important et il n’est pas permis de poursuivre les fonctionnaires à la légère’.

[Addenda – « Le Zhuangzi ou Tchouang-tseu (chinois : 莊子 ; pinyin : Zhuāngzǐ ; Wade : Chuang-tzu ; EFEO : Tchouang-tseu) est un ancien texte chinois de la fin de la période des Royaumes combattants (476 à 221 av. J.-C.), qui contient des histoires illustrant la nature insouciante du sage taoïste idéal. Nommé d’après son auteur traditionnel, Zhuangzi (369 à 288 av. J.-C. environ), c’est l’un des deux textes fondateurs du taoïsme, avec le Dao de jing. Il se compose d’une grande collection d’anecdotes, d’allégories, de paraboles et de fables, qui sont souvent de nature humoristique ou irrévérencieuse… » - https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhuangzi_(livre) ].

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Deuxièmement, de l’avis des responsables à tous les niveaux, la meilleure façon de résoudre les conflits et les différends est de contrôler au minimum les conflits potentiels par des mesures telles que l’étiquette (l’éthique) et la moralisation, avant que les différends ne surviennent ; Xiangxian a mené une médiation, une réconciliation et d’autres méthodes efficaces pour résoudre les conflits, et il s’est adressé au gouvernement pour intenter une action en justice à moins d’y être contraint.

Encore, Zhu Xi, un grand érudit de la dynastie Song, était un fonctionnaire local qui a jugé de nombreux cas. Dans sa ’Liste de persuasion’, il a écrit : ’Pour persuader les érudits, les gens, les municipalités, les partis et les familles d’être en harmonie avec quiconque, ou s’il y a un petit ressentiment, il est conseillé de réfléchir profondément, et plus encore. Le grief et la réconciliation ne sont pas faciles à poursuivre. Ge Deli doit également nuire à la richesse et gaspiller la bonne marche des affaires, et s’il n’y a pas de raison, vous cela sera inévitablement puni par le péché. À la fin, il y aura de la férocité, de la colère et vous devriez vous en abstenir. La solution est que ’Chaque mois, chaque famille consulte pour se conseiller mutuellement, afin que les familles puissent garder la bonne foi, mettre fin aux poursuites et arrêter les litiges, afin de s’éclairer progressivement. Le contentieux peut aussi être simplifié’ [10]. ’Le cœur doit être pardonné sans arrogance ; les choses doivent être examinées avec patience, et il ne doit pas y avoir de procès litigieux ; entrevoir de bonnes choses pour s’encourager, et de mauvaises choses pour se punir, afin de devenir juste et honnête’. [10]

Troisièmement, pour les gens ordinaires de Li, ils ont aussi généralement une mentalité de dégoût et de litiges « à bon marché », de sorte que les gens parlent de ’loi’ et considèrent les litiges comme un moyen épouvantable. Lorsque des différends surgissent entre des personnes, ils préfèrent chercher des moyens autres que la bonne solution : ils ne veulent jamais non plus aller en justice contre ‘Bo’. ’Xiao Lin Guang J’ rapporte : ’Les deux constructions ont chacune leurs propres rebondissements, elles doivent recourir au tribunal public, et les fonctionnaires les emmèneront dans la salle d’audience. En voyant Yan sur le trône, il n’y a pas de droit ou de faux, il n’y a ni torsion ni droiture, et ils disent : ’Le combat est terminé’ ; il n’y a pas de pitié, et ils disent : ’Les coups suffisent’. Par conséquent, les gens n’appellent pas une querelle un procès, mais un procès s’appelle un combat, et cela ne devient vraiment pas un procès ...” [12] 270.

Historiquement, cette tradition non contentieuse a eu un certain impact négatif sur la construction de l’Etat de droit. Premièrement, cela a une mauvaise influence sur la profession d’avocat. En raison de la mentalité générale de ’procès à bon marché’, les Chinois ont généralement une attitude de mépris envers les professions telles que ’avocat plaidant’ et ’avocat de la défense’, et les caractérisent comme des professions ’mauvaises’ ou sans fioritures. Toutes les dynasties ont utilisé diverses réglementations pour les limiter 3, et les érudits les ont également critiqués avec des livres. 4

Deuxièmement, la mentalité non contentieuse et le système de discours correspondant éliminent tous deux souvent de la conscience des gens, des droits et des exigences légales légitimes, et qui ne sont pas propices à leur formation de croyance dans la loi. Les soi-disant « dix ans de griefs dans un procès », « quand les griefs seront-ils remboursés » ; s’ils peuvent être privés, ils le seront ; malheureusement, ils ont tendance à « rendre les grandes choses petites et les petites choses encore plus insignifiantes’, et ils font tout leur possible pour ne pas les résoudre cela par la voie judiciaire. Les litiges, au fil du temps, jettent également des doutes indus sur la crédibilité du pouvoir judiciaire.

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4.
Un modèle de règlement des différends qui associe ’principes naturels’, ’droits nationaux’ et ’sentiments humains’, privilégiant la médiation

Liée à la notion d’absence de litige, la méthode de règlement des différends dans la société antique ne se limite nullement aux procédures judiciaires, mais se concentre sur la combinaison du droit naturel, du droit national, des sentiments humains, en particulier des peines sévères et de l’éducation idéologique et morale. L’ancienne société de notre pays était essentiellement une économie agricole et une vie naturelle, les gens vivaient ensemble par parenté, et les voisins se faisaient face par parenté géographique.

Dans cette tradition socio-économique et culturelle, la coexistence harmonieuse n’est pas seulement le besoin commun des masses, mais aussi l’espoir des gouvernants. Comme le dit le dicton, un procès, trois générations de querelles’, les différends peuvent être arbitrés par eux-mêmes, et ne recourent pas autant que possible au gouvernement. « Ming Taizu Zhu Yuanzhang Hongwu » promulgué la 31ème année de la ’Liste des personnes religieuses’ a déclaré : ’Les mariages familiaux, les champs, les combats, toutes les affaires insignifiantes ne sont pas autorisés à poursuivre les fonctionnaires, et ils doivent être jugés par les premiers et les anciens. Si vous ne passez pas, ne demandez pas si c’est vrai ou non, brisez d’abord le bâton de l’accusateur pendant 60 ans, puis renvoyez-le à Lijia et au vieil homme pour qu’ils jugent’. La raison est : ’Le vieil homme, Lijia et les habitants du village vivent les uns à côté des autres, et les champs sont adjacents les uns aux autres. En semaine, le bien et le mal sont bien connus. Quiconque a une plainte doit être condamné à être jugé par le ministère public’.

Kangxi de la dynastie Qing a même préconisé que ’le clan devrait être en harmonie les uns avec les autres et que le parti du canton devrait régler les différends’. Avec le ferme soutien du gouvernement, la médiation clanique, la médiation entre parents et amis voisins, la médiation entre les gouvernements de base et locaux et la médiation par les gouvernements des comtés et des États, sont généralement populaires.

[Addenda – « L’empereur Kangxi (chinois : 康熙 ; pinyin : Kāngxī ; EFEO : K’ang-Hi ; API : /kʰáŋɕí/), dont le nom personnel est Xuanye (chinois : 玄晔 ; pinyin : Xuányè), est né le 4 mai 1654 à Pékin dans la Cité interdite et mort le 20 décembre 1722, est le troisième empereur de la dynastie Qing. Il fut l’empereur qui eut le règne le plus long de l’histoire de la Chine, de 1661 à 1722, soit soixante-et-un ans…] – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kangxi ].

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Cela montre que la médiation et le règlement des différends sont à la fois la base pour les populations et pour les besoins du gouvernement. Le décret impérial, les règlements de canton et le droit de la famille sont devenus des moyens importants pour résoudre un grand nombre d’affaires civiles et pénales mineures dans l’ancienne société du pays.

Au cours de la période Kangxi de la dynastie Qing, certains fonctionnaires ont compilé la ’Collection Shangyu et la loi’, qui expliquait les dix-sept instructions de l’empereur Kangxi sur les affaires judiciaires une par une, puis expliquait les comportements qui violaient le contenu, et enfin attachait quelle sanction ou punition devrait être imposée à la loi Qing.

En outre, les institutions concernées ont également compilé des poèmes à transmettre aux étudiants. Ce type de propagande a, non seulement augmenté la parenté de la loi, mais il a renforcé également la force normative de la moralité. La combinaison de l’enseignement à domicile et de l’éducation sociale améliore non seulement l’effet de la propagande juridique, mais elle joue également le rôle de l’éducation idéologique. [3]

Comme mentionné ci-dessus, l’ancienne loi était à l’origine une ’combinaison d’étiquette, d’éthique dans la loi’, non seulement la loi et la moralité étaient étroitement intégrées, mais aussi la compréhension des principes moraux qui a été ajustée avec les changements au cours du temps et dans l’environnement ; donc l’application et la pratique des principes moraux pourraient être adaptées aux changements résultant du temps et de l’environnement.

La coordination est une tentative pour éviter la rigidité et la dureté du code moral ; il est le reflet les idées de Confucius qui a prôné ceci : ’s’attacher aux deux fins et les utiliser toutes deux’ et ’la neutralité et ne pas s’y fier’ [13]. Ce type de pensée de la voie médiane et la vertu du juste milieu confèrent au confucianisme et à la civilisation chinoise un caractère stable. Dans l’histoire de la civilisation chinoise, à l’époque dominée par le confucianisme, il n’y a jamais eu d’erreur politique extrême, qui reflète l’orientation et la retenue qui sont toutes deux inhérentes à une valeur moyenne.

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5.
Établir un exemple typique d’un fonctionnaire correct avec une application stricte de la loi et une intégrité morale

Les exemples de fonctionnaires honnêtes représentés par Bao Zheng et Hai Rui ont été érigés en modèles par la société civile des dynasties passées et se sont transmis depuis longtemps.

[Addenda – Note sur Bao Zheng et Hai Rui

Bao Zheng (chinois : 包拯) est un fonctionnaire (ou mandarin, combinant les fonctions d’administrateur et de juge) de la dynastie Song. Également connu sous le nom de Bao Gong (chinois 包公, « Seigneur Bao »), il est célèbre pour son intégrité et son respect des lois, d’où son autre surnom de Bao Qingtian (chinois 包青天, « Bao Ciel-Bleu » au sens de « Bao l’Intègre » sans nuage, c’est-à-dire sans corruption1). En français il est plus connu sous l’appellation de juge Bao… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bao_Zheng

Hai Rui (海瑞 ; Hǎi Ruì ; 23 January 1514 – 13 November 1587), courtesy name Ruxian (汝贤), art name Gangfeng (刚峰), was a Chinese scholar-official of the Ming dynasty, remembered as a model of honesty and integrity in office. A play based on his career, Hai Rui Dismissed from Office, gained political significance in the 1960s during the Cultural Revolution.

Traduction JH : Hai Rui (海瑞 ; Hǎi Ruì ; 23 janvier 1514 - 13 novembre 1587), nom de courtoisie Ruxian (汝贤), nom artistique Gangfeng (刚峰), était un lettré-officiel chinois de la dynastie Ming, dont on se souvient comme un modèle d’honnêteté et d’intégrité dans la fonction. Une pièce de théâtre basée sur sa carrière, ‘Hai Rui Dismissed from Office’, a acquis une importance politique dans les années 1960, pendant la Révolution culturelle… » - Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Hai_Rui ].

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Bao Zheng, nom de courtoisie Xiren, est né à Hefei, Luzhou (maintenant Anhui), et était un fonctionnaire pendant le règne de Renzong dans la dynastie des Song du Nord. Il était strict dans l’application de la loi et n’avait pas peur des puissants. Il était connu pour son intégrité, son courage et son altruisme, et il était affectueusement appelé ’Bao Qingtian’ par les gens ordinaires. Parce que Bao Zheng a été un fonctionnaire honnête durant toute sa vie, il a non seulement été loué par les gens de son vivant, mais il a également été considéré comme un modèle de fonctionnaire honnête après sa mort et il a été honoré en tant que ’Bao Gong’. Il existe de nombreuses histoires sur l’altruisme de Bao Gong et ses attaques contre les puissants, qui sont compilées dans des opéras et des romans sur des cas de traitement de Bao Gong. Bien que la plupart d’entre eux soient des légendes fictives, ils reflètent également l’admiration des gens pour les fonctionnaires honnêtes.

Hai Rui, originaire de Qiongshan, Guangdong, avec le nom de courtoisie Ruxian et le surnom de Gangfeng, était un fonctionnaire bien connu et honnête de la période Jiajing de la dynastie Ming. Après être entré dans l’administration, Hai Rui respecte le principe de ’pas de courtoisie et pas de corruption’. Non seulement il vit une vie frugale, porte des robes en tissu et mange des céréales secondaires, mais il interdit également strictement aux autres fonctionnaires de manger et de boire avec des fonds publics ; il s’oppose au luxe et à la flamboyance du peuple. Toutes les enquêtes ont été révélées, et elles n’ont jamais fait de tort à une bonne personne. Elles s’appelaient ’Hai Qingtian’ à cette époque. Bien que Hai Rui ait été un fonctionnaire féodal, il a été droit et honnête tout au long de sa vie, il a donc été respecté et regretté par les générations futures.

Le juriste américain Berman* a un dicton célèbre : il faut croire la loi, sinon elle ne servira à rien. La société d’aujourd’hui demande à Hai Rui de renforcer le pouvoir de l’état de droit. Le progrès de l’état de droit dépend de l’établissement du principe de la suprématie du droit, du développement général de la conscience juridique nationale, et de l’établissement et de l’amélioration du système juridique.

[*Voir à ce propos : The Criminal Law Handbook : Know Your Rights, Survive the System]

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6.
Un système judiciaire humain, sympathique pour le peuple et avec une punition ou une sanction prudente et mesurée

Dans le système juridique féodal de plus de 2.000 ans en Chine, basé sur la pensée axée sur le peuple et la nécessité de gouverner le pays avec moralité et punition juste et mesurée, il existe également de nombreux systèmes humains en droit pénal qui tiennent compte des sentiments des gens et des peines légères. Ces précieuses caractéristiques juridiques et la tradition de la civilisation constituent sans aucun doute une référence historique importante pour la construction de l’État de droit en Chine aujourd’hui.

  Calendrier : Système juridique humanisé exporté vers EXCEL

  Dispositions de l’ancien système humanisé et des lois modernes

  ’Three Verticals’ et ’Three Yous’ sont indulgents pour ceux qui n’ont pas la capacité d’agir (responsabilité) et ceux qui ont une capacité limitée d’agir (responsabilité)

  Système de révision de la peine de mort

  Système d’examen niveau par niveau. Système à quatre niveaux et à deux essais tout au long de la vie

  Punition compatissante et prudente pour les crimes commis par les femmes, celles qui se sont rendues et celles qui ont accompli des actes méritoires majeurs

  ’Deng Wen Drum’, contrôle de Pékin, système de pétition Yi Que, système de pétition

  Mendicité ….

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  (2) L’influence de la pensée bouddhiste et de la pensée taoïste sur la culture juridique chinoise


L’idée de base du bouddhisme prône l’égalité de tous les êtres vivants, que tout le monde peut devenir un bouddha, et est égal au bouddha, il n’y a pas de différence, ce qui est très similaire à ’tout le monde est égal devant la loi’. Non seulement cela, le bouddhisme a également le concept de karma et de réincarnation, et prône l’existence d’esprits et de réincarnation dans tous les êtres vivants, ce qui met également l’accent sur l’égalité des humains et des animaux. En raison de l’héritage et du développement de milliers d’années, les organisations bouddhistes et leurs activités ont été ajustées indépendamment par les préceptes bouddhistes à un stade très précoce. En prenant les concepts de base comme exemple, les concepts canoniques bouddhistes et les concepts juridiques sont largement complémentaires les uns des autres : cinq préceptes-loi pénale, réglementations claires-loi civile, vol et couverture-tentative, intention-criminelle, révélation-abandon, karma-loi procédurale, bouddha-nature-égalité, karma-preuve, etc… En outre, le bouddhisme accorde également une attention aux intérêts à long terme des groupes sociaux, prône en particulier la compassion et le pardon, et met l’accent sur le remboursement des griefs avec vertu. Ce type de réflexion fournit un soutien théorique à la clémence de la peine et aux responsabilités juridiques connexes dans la loi.

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Le taoïsme chinois est à l’origine issu du ’Tao Te Ching’ de Laozi et de la pensée de Zhuang Zhou, prônant la nature, recherchant l’harmonie naturelle, prônant la tranquillité et l’inaction, et s’opposant à la lutte ; adorer la nature, les dieux et le Tao du ciel, prônant la vision de l’univers et ordre de ’l’harmonie entre l’homme et la nature’ ; Le Yin-Yang et la théorie des cinq éléments se complètent et préconisent que les changements de nature de toutes les choses dans la nature et la société humaine résident dans le fonctionnement et la rotation des cinq éléments. Le développement du concept de droit de l’environnement et de l’écologie.

Le taoïsme prône « le contentement et l’humilité », ce qui aide à équilibrer la psychologie individuelle et collective des citoyens et promeut leur comportement pour qu’il soit respectueux des lois et adéquat. Il convient de souligner en particulier qu’il existe dans la pensée taoïste des pensées profondes de calme, de bienveillance et de fraternité, qui ont plus de valeur universelle sociale et culturelle sur la base de l’éthique familiale. Elle s’exprime éthiquement par la fraternité, la bienveillance et le pardon ; émotionnellement, elle s’exprime par la pitié, la tolérance et la sympathie ; en termes de valeur, elle s’exprime par l’attention, la tolérance et l’harmonie. Et chérissez la vie et le vivant, soyez gentil avec toutes choses, etc… Ces concepts ont une bonne signification de référence pour les êtres humains d’aujourd’hui, afin de comprendre les populations en grand nombre et la complexité des sociétés, ainsi que pour mettre en œuvre une bonne loi et une bonne gouvernance appropriée.

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  2.
Les caractéristiques fondamentales de la culture juridique occidentale

La culture juridique occidentale est basée sur la « loi naturelle » de la Grèce antique, le droit romain, la renaissance de l’opposition et la fusion des deux grands systèmes juridiques des temps modernes.

Une splendide pratique moderne de l’État de droit. De la « loi naturelle » et de la philosophie de la division en deux dans la Grèce antique, à la séparation de la tradition juridique romaine et du droit public et du droit privé, la culture juridique occidentale est colorée et a fait de grandes réalisations. L’auteur estime que, sur la base des différences de traditions philosophiques et de formes culturelles, la culture juridique occidentale présente trois caractéristiques bien différentes des traditions juridiques chinoises :

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(1) Théorie du sujet juridique : norme des droits individuels et tradition du droit privé

Le concept de la culture juridique occidentale prend principalement les droits comme axe, car l’État et la loi de la Grèce antique et de la Rome antique sont nés du conflit entre les roturiers et les nobles, et dans un sens, ils sont le résultat d’un compromis social. Par conséquent, bien que ce type de droit ne puisse manquer de favoriser un côté en raison des flux et reflux du pouvoir des groupes sociaux, et qu’il ne puisse manquer d’avoir une fonction de répression, parce qu’il est la force coercitive de l’État, il a, après tout, un rôle important dans la détermination et la protection des droits de toutes les couches sociales, afin d’obtenir ainsi l’effet de conformité.

La norme juridique en Occident est passée par un chemin du clan à l’individu puis de Dieu à l’individu, qui se caractérise par une individualisation croissante (pas d’appartenance à un groupe). De par la nature de la culture juridique, la culture juridique occidentale est traditionnellement une sorte de culture de droit privé, et la culture de droit privé est un système juridique civil (civil ou privé). Il existe en effet des dispositions sur le civil, le mariage, la famille, les litiges et d’autres aspects dans le droit chinois traditionnel, mais ces dispositions sont de nature criminalisée, c’est-à-dire que les questions non pénales sont comprises et traitées dans les dispositions et les méthodes du droit pénal.

Culture traditionnelle du droit privé, la culture juridique occidentale est principalement marquée par le développement du droit civil et du droit commercial. Dans le processus de formation précoce du droit, le droit occidental a des caractéristiques évidentes du droit privé, le centre de la lutte des clans est basé sur les droits, le développement du droit favorise l’expansion des droits individuels et le centre du droit passe également du groupe à l’individu. Au cours de ’l’Encyclopédie du droit national’, un système juridique dominé par le droit privé s’est formé. La tradition européenne médiévale du droit civil s’est poursuivie. [14]

Après les temps modernes, le droit pénal s’est développé de manière autonome, le statut du droit religieux a décliné, et le droit privé s’est développé de façon inédite. Des ouvrages représentatifs, tels que le Code civil français et le Code civil allemand, tous les pays d’Europe continentale ont a compilé des codes civils et a finalement éténformé un système de droit civil.

Bien qu’il n’y ait pas de code civil unifié dans les pays de ‘common law’, la législation avec un contenu de droit civil est très développée, comme le contrat, la responsabilité délictuelle, la propriété, la société, les factures, le mariage, l’héritage et d’autres lois. À l’époque moderne, le système constitutionnel démocratique n’a cessé d’être amélioré et le contenu du droit public s’est considérablement accru. Cependant, non seulement le droit public n’est pas devenu l’épine dorsale du système juridique, mais il a également une forte tendance à devenir du droit privé.

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(2)
Épistémologie juridique : droit/état de droit

Du point de vue de l’épistémologie, la caractéristique la plus distinctive de la culture juridique occidentale est de distinguer le « droit » et l’« état de droit » en deux catégories diamétralement opposées. La loi est la catégorie centrale qui incarne les contradictions, et il existe une série d’unités d’opposées dans les trois dimensions des normes, des valeurs et des faits : de la dimension de compréhension des normes logiques, la loi (règle) est la subjectivité et l’objectivité, l’absolu et la relativité. , l’universalité et la particularité, la substance (ou le contenu) et la forme procédurale, la certitude et l’ambiguïté.

De la compréhension des principes de valeur, l’état de droit (la règle) est une combinaison de nécessité et de réalité conservatrice. C’est une unité contradictoire avec l’ouverture, l’autosuffisance et la réactivité, le principe et la flexibilité, l’équité et l’efficacité ; du point de vue de la compréhension des faits empiriques, l’état de droit est temps et espace, stabilité et flexibilité, ‘constructivité’ et expérience, pouvoir et droits, loi et moralité, et avec les contradictions de l’unité des contraires de la religion.

D’autres tels que l’état de droit formel et matériel, l’état de droit public et privé, l’état de droit national et international, le « droit sur papier » et le « droit en action », le droit national et le droit civil, le droit public et le droit privé, le droit mondial et le droit local, l’héritage et la criticité du droit, la nature de classe et la nature sociale du droit, etc…

Pour en revenir à la définition classique d’Aristote de l’Etat de droit  : « L’Etat de droit vaut mieux que l’Etat d’un seul homme. L’Etat de droit doit avoir deux sens : la loi qui a été faite est généralement obéie, et la loi que est obéie doit elle-même être bien faite. C’est La loi ». Cette expression elle-même a la connotation du jeu d’équilibre entre la puissance publique de l’État et les droits privés de la communauté citoyenne. On peut en déduire que dans le concept, le système et la pratique juridiques occidentaux, il existe une contradiction globale générale et aiguë qui est en débat mais qui reste la même, s’oppose et s’harmonise avec la sémantique. En outre, si le concept de correspondance mentionné ci-dessus n’est qu’une contradiction formelle du droit, du point de vue de la relation d’intérêt et de sa réconciliation, le droit a également une profonde contradiction et une unité par essence.

[Addenda – « Le concept d’État de droit est théorisé par le juriste Hans Kelsen au début du XXe siècle qui le définit ainsi : un ’État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée’ ». 1er juillet 2020

Rappel sur la notion d’état de droit : Quelles sont les caractéristiques d’un État de droit ? - Publié le 1er juillet 2020

Le concept d’État de droit s’oppose à la notion de pouvoir arbitraire. Il désigne un État dans lequel la puissance publique est soumise aux règles de droit.

Le respect de la hiérarchie des normes

Le concept d’État de droit est théorisé par le juriste Hans Kelsen au début du XXe siècle qui le définit ainsi : un ’État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée’.

La hiérarchie des normes implique que chaque norme juridique est rédigée sur le fondement d’un droit qui lui est supérieur. Par exemple, en France, au sommet de la hiérarchie des normes, figure le bloc de constitutionnalité (composé de la Constitution de 1958 et de plusieurs textes tels que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ou le préambule de la Constitution de 1946). Viennent ensuite les traités internationaux, les lois et les règlements. À la base de la hiérarchie des normes figurent les décisions administratives ou les conventions entre personnes de droit privé.

La hiérarchie des normes à consulter

L’égalité devant la loi

L’égalité des sujets de droit constitue la deuxième condition essentielle d’un État de droit. Cela implique que les personnes et les organisations reçoivent la personnalité juridique, en tant que personnes physiques pour les personnes, en tant que personne morales pour les organisations. L’État est lui-même considéré comme une personne morale.

Qu’est-ce que l’État de droit ? à consulter

La séparation des pouvoirs

Pour être effectivement appliqué, l’État de droit suppose la séparation des pouvoirs qui vise à éviter la concentration du pouvoir dans les mains d’un despote. Le pouvoir est distribué entre des organes indépendants et spécialisés :

  • le pouvoir de voter la loi (pouvoir législatif) ;
  • le pouvoir d’exécuter les lois et pour ce faire d’édicter des règlements (pouvoir exécutif) ;
  • le pouvoir de rendre la justice (pouvoir judiciaire).
    Parole d’expert - La séparation des pouvoirs

Source : https://www.vie-publique.fr/fiches/274962-letat-de-droit-definition ]

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Bien qu’il y ait eu un pouvoir public ou un contrôle gouvernemental relativement fort à une étape historique spécifique ou dans un pays spécifique de la société occidentale, le pouvoir d’autodétermination et de résistance des peuples dérivé de la dichotomie entre l’État politique et la société civile : cela a une influence considérable.

Selon la tradition occidentale du droit naturel, si quelqu’un pense que mettre en œuvre l’État de droit, c’est réglementer la vie sociale avec autant de lois que possible, et mettre en œuvre des normes obligatoires uniformes aussi largement que possible à l’aide de lois, alors il a fondamentalement déformé le concept de l’État de droit. Bien que l’état de droit signifie la suprématie de la loi, cela ne signifie pas utiliser aveuglément des normes juridiques obligatoires pour exclure les décisions et accords indépendants des parties. Au contraire, l’État de droit doit être fondé sur une autonomie sociale modérée, et fondamentalement, l’État de droit n’est rien d’autre qu’une réalisation spécifique de l’autonomie sociale.

La soi-disant autonomie sociale signifie que les personnes physiques, les organisations de personnes morales et les autres sujets qui composent la société peuvent agir de manière autonome selon leur volonté commune ou celle des autres, lorsqu’ils traitent des affaires privées, sans l’interférence de facteurs externes. Dans la théorie du droit privé, l’autonomie sociale est aussi appelée autonomie privée. La prémisse idéologique du concept d’Etat de droit est de diviser les affaires sociales en deux catégories : la sphère publique et la sphère privée. Ce n’est que dans la sphère publique que les normes juridiques ont des caractéristiques plus contraignantes.

Quant aux normes juridiques dans la sphère privée, elles sont souvent guidées par une domination avec des règles sexuelles, qui permettent aux parties d’apporter des changements selon leur propre volonté ou par une consultation égale. La soi-disant conception ’une convention vaut mieux que la loi’, n’est pas évidente. Si nous essayons de faire intervenir la loi dans toutes les sphères de la vie sociale sans limite, et de formuler et d’appliquer des normes juridiques impératives sans limite, nous doterons les institutions publiques qui appliquent la loi d’un pouvoir omniprésent, une sorte de pouvoir qui peut intervenir en tout ce pouvoir. De cette façon, la frontière entre la sphère publique et la sphère privée cessera d’exister, et le pouvoir public deviendra une force dominante omniprésente. Entre les droits privés, il y a une grande disparité de pouvoir, et la société comme la somme des sujets privés est entièrement sous le contrôle des institutions publiques et de la puissance publique.

Par conséquent, à la fois empiriquement et logiquement, on peut dire qu’il n’y a pas d’État de droit sans autonomie. Du point de vue de la science politique, nous pouvons constater qu’il existe un tel fait dans l’interaction sociale : les « règles du jeu » communes ou neutres n’existent que dans l’équilibre des pouvoirs. Entre le fort absolu et le faible absolu, les règles dites ont inévitablement le caractère de règles privées, elles ne sont que l’expression de la volonté unilatérale du dominant, alors que l’autre partie est complètement dans la position passive de ’l’hétéro-gouvernance’.

Étant donné que dans toute société, la puissance publique joue le rôle de dirigeant direct de la société, afin de parvenir à un certain équilibre des pouvoirs, le principe de l’État de droit doit protéger soigneusement l’autonomie sociale fondée sur l’autonomie citoyenne. Sa principale manifestation est de limiter strictement la portée et la méthode d’exercice du pouvoir public avec les principes de la norme des droits, du pouvoir limité et de la régularité de la procédure, afin que les citoyens, les personnes morales et les autres groupes non officiels, aient suffisamment d’espace de vie libre pour gérer leurs propres affaires de manière indépendante et assumer la responsabilité de leurs propres actions.

L’autonomie n’est pas seulement un contenu important du concept d’État de droit, mais elle constitue également le fondement de l’État de droit. Sans autonomie sous la protection de la loi, le ’gouvernement par les autres’ autocratique et le règne de l’Homme dans la civilisation passée, ne peuvent être exclus. Nous savons que le pivot de la civilisation moderne est l’établissement de la position dominante de l’Homme. L’expression concentrée de ce statut de sujet au niveau juridique est l’autonomie sociale - tous les individus ou unités individuelles qui composent la société peuvent vivre librement dans le vaste domaine protégé par la loi et décider de leurs propres affaires de manière indépendante [15].

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3.
Comparaison des différences entre les cultures juridiques chinoises et occidentales

Ce qui suit compare et résume les deux du point de vue de la pensée et de la mise en œuvre de l’état de droit :

(1).
Système normatif juridique : méthode monadique* versus méthode pluraliste

[*Une monade caractérise une unité ou un ensemble dans une globalité ou une totalité].

En termes de système juridique, la culture juridique chinoise traditionnelle est la loi unilatérale, tandis que la tradition juridique occidentale est la loi pluraliste.

Chine - Comme nous le savons tous, depuis que la dynastie Qin (fondée en 221 av. J.-C.) a unifié la Chine en un seul pays et mis en place le système de monarchie autocratique centralisée, elle a toujours adhéré à la tradition de l’autocratie impériale. Le soi-disant ’sous le monde entier, n’est-ce pas la terre du roi ; sur la terre, la côte n’est-elle le lieu des ministres du roi (ou de l’empereur en Chine)’. L’empereur a l’autorité suprême et le pouvoir connexe, ni la société laïque ni les institutions religieuses ne peuvent limiter le pouvoir de l’empereur. La loi n’est qu’un outil pour servir et maintenir le pouvoir de l’empereur.

Les plus hauts pouvoirs législatifs, judiciaires et administratifs appartiennent à l’empereur. Que ce soit en théorie ou en pratique, l’empereur n’est pas seulement le plus haut législateur avec le titre de Tianxian, mais aussi la plus haute autorité judiciaire. Il est au-dessus de la loi, et les lois qu’il fait s’imposent à tous, mais pas à lui. Il peut également modifier les lois et les décrets à tout moment, et peut également émettre des décrets pour déterminer ou modifier la peine d’un accusé qui a été condamné. De plus, parce qu’il n’y a pas de séparation des pouvoirs, il n’y a pas de distinction entre l’administration et le secteur judiciaire, et dans une large mesure, il n’y a pas de distinction entre le système judiciaire et le système de contrôle administratif, et il n’y a pas beaucoup de différence entre le système judiciaire et la police. Ainsi, il montre un système juridique de type ’pyramidal’ relativement fermé.

[Addenda - Tianxian tiān xiān : immortel (surtout féminin), divinité, fée, déesse, au figuré : belle femme – Source. Un dieu dans le ciel - Source]

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Occident - En revanche, les monarchies absolues en Europe occidentale, que ce soit en Angleterre (XIIe - XVIe siècles), en France (entre XIIIe et XVIe siècles) et en Allemagne (après 1800), n’ont existé que pendant une période relativement courte de plusieurs centaines d’années. Et depuis la Grèce antique, différents centres de pouvoir (comme les cités-états, les principautés, etc…) coexistent et en même temps ils ont une longue histoire. Par conséquent, le système juridique occidental est généralement un système combiné composé de plusieurs systèmes juridiques.

Le système de droit civil et le système de ‘common law’ sont ses deux unités constitutives les plus fondamentales, et ces deux ‘systèmes juridiques ont respectivement un certain nombre de lois secondaires.

Addenda – « Le droit civil est un secteur du droit privé qui régit les rapports d’un individu à un autre. La fonction du juge civil est ainsi de trancher un conflit juridique entre deux parties : le demandeur et le défendeur. Le droit civil est « le droit commun d’une nation, c’est-à-dire le droit applicable à tous ses citoyens » : il garantit l’état des personnes, la propriété et les relations entre les citoyens1. En ce sens, il est omniprésent dans la vie quotidienne car il concerne toutes les étapes de la vie d’une personne : naissance, travail, vie familiale, consommation... - Il est divisé en plusieurs branches principales :

La ‘common law’ est un droit qui n’est pas écrit. Elle est devenue avec le temps un ensemble de règles fondées sur des précédents, c’est-à-dire de règles qui guident les juges appelés plus tard à prendre des décisions dans des causes semblables. On ne trouve la ‘common law dans aucun « code » ou corps de loi. 1er septembre 2021

« La common law est un système juridique dont les règles sont principalement édictées par les tribunaux au fur et à mesure des décisions individuelles. La jurisprudence est ainsi la principale source du droit et la règle du précédent oblige les juges à suivre les décisions prises antérieurement par les tribunaux. Les systèmes de common law laissent toutefois place à de nombreuses lois. Historiquement, la common law est un système issu du droit anglais. Il a ainsi été implanté dans de nombreuses anciennes colonies britanniques où il a perduré, notamment en Irlande, à Hong Kong, au Canada (sauf au Québec, qui utilise un droit mixte), aux États-Unis (sauf en Louisiane, en Californie et à Porto Rico, où des systèmes mixtes sont utilisés) et d’une façon générale dans les pays du Commonwealth. La common law s’oppose à la tradition civiliste (civil law), où la principale source du droit se trouve dans les codes juridiques… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Common_law ]

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Le système (système de sous-droit) se compose de : le premier (droit civil) peut au moins être divisé en système germanique, système latin, système scandinave (y compris le droit norvégien, le droit suédois, le droit finlandais, etc…) ; le second (‘common law’) peut également être divisé en système britannique Law (qui à son tour comprend des différences entre les lois de dizaines de pays du Commonwealth) et la loi américaine [16]. ‘205-2064’

Prenons comme exemple le droit médiéval en Europe : du fait du pluralisme du pouvoir politique et du pouvoir ecclésiastique, les droits de l’Europe féodale n’ont jamais été intégrés en un seul droit, mais ils sont divisés en droit séculier et en droit canonique. Le droit lui-même est divisé en types de droit concurrents, notamment le droit royal, le droit féodal, le droit manoir, le droit municipal et le droit commercial. Dans ce cas, aucune puissance n’existe dans le vide, et elles sont limitées les unes aux autres. Depuis la révolution industrielle au 17ème siècle, les pays occidentaux ont progressivement formé la soi-disant ’séparation des pouvoirs avec freins et contrepoids du pouvoir’.

En un sens, les différentes formes structurelles de la loi mère du « système juridique chinois » sont déterminées par le mécanisme social auquel elles appartiennent, et changent avec la société elle-même. L’érudition juridique chinoise traditionnelle se manifeste principalement par une jurisprudence annotant la loi, dépourvue de la jurisprudence occidentale qui a une fonction critique autour de la justice. Bien qu’il n’y ait qu’un seul mot de différence entre « études de droit » et « études de justice », elles sont le reflet de deux formes de culture juridique.

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  (2)
La valeur de l’état de droit : loi sur l’identité versus loi non discriminatoire

En termes de structure juridique, l’ancienne loi chinoise et la loi occidentale peuvent être toutes deux considérées comme des lois sur l’identité, et toutes deux maintiennent une hiérarchie de statut inégale sous l’esclavage et le féodalisme. Cependant, après la Renaissance et la réforme du droit moderne, la tradition juridique occidentale est apparue comme une vague d’égalité et de non-discrimination, qui a eu un impact énorme sur la formation du concept moderne de l’État de droit dans le monde entier.

Dans la Chine ancienne, un ordre juridique inégal s’est formé et maintenu selon les différentes identités des sujets. Cette ’loi identitaire’ procède principalement à l’ajustement social par le rituel et la sanction ou punition. Le premier est que ’la cérémonie ne peut pas être appliquée aux roturiers, et la punition ne peut pas être appliquée aux médecins’, c’est-à-dire que l’étiquette, l’éthique, ne peut pas être utilisée pour les gens ordinaires, et la punition ne peut pas être imposée aux bureaucrates et aux aristocrates, ce qui met en évidence la nature de classe et l’inégalité de l’ordre féodal au pouvoir ; la sentence et la condamnation sont ’certainement basées sur le rituel’, c’est-à-dire que les affaires impliquant les rangs supérieurs et inférieurs des dirigeants et des ministres, des supérieurs et des inférieurs, des anciens et des enfants, des bons et des humbles, etc…, doivent être traitées de manière conformément à la hiérarchie patriarcale.

Selon la prise de la loi comme critère, la troisième considération est que l’ancien système juridique chinois reconnaissait également le statut privilégié de huit groupes sociaux spéciaux et poursuivait le système dit des ’huit discussions’. Autrement dit, les membres de la famille royale, les descendants d’anciens monarques impériaux, les personnes de grand mérite, les hauts fonctionnaires et les membres de leur famille immédiate ne peuvent être poursuivis que selon des procédures spéciales, et même s’ils sont finalement reconnus coupables, ils seront judiciairement punis de façon atténuée.

On peut voir que l’ancien système juridique chinois a une forte couleur de droit éthique. Sa nature et son contenu comprennent donc : premièrement, il prend la famille de sang comme fondement et l’éthique familiale comme point de départ logique ; deuxièmement, son contenu est principalement composé d’éthique familiale et d’éthique nationale ; troisièmement, il prend l’éthique confucéenne comme son support réaliste. Sous la direction de l’éthique confucéenne, l’éthique familiale et l’éthique nationale sont combinées en une seule, et le contenu principal comprend la piété filiale, la chasteté, la loyauté, cinq relations et trois guides cardinaux, l’ascendance patriarcale, la formation familiale et le modèle familial, les coutumes et l’opinion publique, l’obéissance à l’étiquette et le concept de parenté par le sang.

Les caractéristiques externes de cette loi éthique sont :

Premièrement, une règle d’étiquette forte. Le ’rituel’ en tant que système de règles présente des différences et des inégalités importantes, tandis que la loi est un système de règles unifiées. Le différend sur la relation entre l’étiquette et la loi s’est poursuivi depuis la période ‘historique dite ‘des printemps et des automnes’ et la période des ‘Royaumes combattants’, jusqu’aux temps modernes, mais avec une différence entre l’étiquette et la loi, avec la combinaison de l’étiquette et de la loi ; l’essentiel est de rechercher la meilleure méthode de décision pour la règle. Afin de maintenir l’ordre social et la stabilité, les gouvernants doivent trouver un mode et une structure de relations sociales compatibles avec le fondement économique naturel et avec le système patriarcal.

Deuxièmement, la double structure juridique typique, avec la séparation binaire du « droit national » et du « droit de la famille ». L’ancienne société chinoise est composée de « famille » et de « pays », qui communiquent entre eux, et intègrent l’éthique familiale et l’éthique nationale. Dans le modèle étatique de centralisation autocratique, les pouvoirs administratifs, judiciaires et militaires locaux sont concentrés chez les magistrats de l’État et des comtés, et le pouvoir et la loi sont combinés. Un grand nombre de cas ne peut pas correspondre au ’droit national’, et le ’droit national’, ne peut pas remplir de manière complète et efficace la fonction d’ajustement juridique des relations sociales pertinentes, et le ’droit de la famille’ a vu le jour.

Cependant, la « famille » et le « pays » sont des communautés essentiellement différentes après tout, et leurs normes éthiques sont également très différentes. Il y a toujours des contradictions qui se cachent dans la société patriarcale et le système d’éthique patriarcal. L’État reconnaît le ’droit de la famille’ d’une part, et le restreint d’autre part. La plupart du temps, les deux peuvent coexister harmonieusement, et parfois il y aura des contradictions. Lorsque le système de valeurs au sein d’un système juridique ne peut pas toujours maintenir une cohérence logique, le caractère formalisé et généralisé de la loi ne peut pas être formé.

Troisièmement, la règle dominante humanitaire. La connotation de base de la règle de l’Homme est qu’elle souligne que le pouvoir est supérieur à la loi dans la relation entre le pouvoir et la loi, et préconise que le pouvoir est la base de la génération de la loi et la base de l’existence de la loi.

Il existe en effet des différences significatives entre l’ancien droit pénal chinois et ses principes applicables, d’une part, et le concept moderne de l’État de droit, d’autre part :

Premièrement, la précision et la rigueur des réglementations en matière de crimes et de peines ne sont pas valorisées, et le principe de ’l’analogie’ est fortement invoqué pour la sentence et la condamnation, ce qui peut facilement conduire à des peines différentes pour le même crime ou à l’innocence à punir.

Deuxièmement, il n’y a pas de division du travail et de mécanisme de coopération similaire à celui des affaires modernes, de la détection, des poursuites publiques au procès. Les responsables locaux ont de multiples fonctions d’enquête pénale, de poursuite et de procès. En conséquence, les affaires sont fortement influencées par la volonté subjective des fonctionnaires individuels, et il est très facile de causer des cas injustes, faux et erronés.

Troisièmement, sans assignations à comparaître et avec procédures d’assistance judiciaire modernes, les témoins sont facilement arrêtés et emprisonnés pendant les procès, ce qui affecte gravement l’enquête sur les faits de l’affaire et le rétablissement de l’équité et de la justice.

Quatrièmement, poursuivez le principe de la conviction profonde du cœur, concentrez-vous sur l’examen de la mentalité subjective de l’agresseur et insistez sur le fait que les aveux de l’accusé doivent être utilisés pour découvrir la vérité.

Cinquièmement, la torture est largement pratiquée. Avant d’entrer dans le processus d’appel et d’être entendus, les prisonniers doivent généralement endurer toutes sortes de tortures pour obtenir des aveux, ce qui peut facilement conduire à des cas injustes.

Sans aucun doute, selon le penseur juridique britannique Maine dans ’Ancient Law’, l’ancienne loi occidentale, est aussi une sorte de ’loi sur l’identité’, et ses dispositions juridiques sont pleines de distinction et de discrimination hiérarchiques. Cependant, il faut souligner que depuis les temps modernes, les lois occidentales ont accordé de plus en plus d’attention à la législation sociale, et en formulant des lois de sécurité sociale, des lois du travail et des lois fiscales qui reflètent l’équité et la bonté, elles ont fourni une aide spéciale aux ’groupes vulnérables’ et aux groupes marginalisés de la société, pour lui permettre, ainsi qu’à d’autres, d’atteindre ’l’égalité des droits’ avec l’aide de l’État de droit. Par conséquent, en général, le droit occidental, en particulier le droit occidental moderne, est une loi qui poursuit l’égalité et la non-discrimination, c’est-à-dire que tout le monde, quel que soit son âge, sa race, son sexe, sa classe sociale ou son éducation, est égal devant la loi.

Cela se manifeste au niveau du système de l’état de droit, et une vague de ’lois anti-discrimination’ a émergé. Par exemple : représenté par le mouvement des droits civiques des Noirs, par le biais de lois ou de précédents judiciaires pour libérer les Noirs et les autres personnes de couleur de la discrimination à leur encontre par les Blancs ; représenté par le mouvement féministe, par le biais de lois ou de précédents judiciaires pour libérer les femmes de la discrimination à leur encontre par des hommes ; pour libérer les homosexuels de la discrimination à leur encontre par des non-homosexuels par le biais de la législation ou d’un précédent judiciaire ; pour libérer les personnes handicapées de la discrimination à leur encontre par des personnes non handicapées par le biais d’une législation ou d’un précédent judiciaire. Le précédent judiciaire libère les patients atteints du SIDA de la discrimination à leur encontre par des personnes non handicapées, etc …

En ce qui concerne l’objectif ultime de l’État de droit, la culture juridique traditionnelle chinoise accorde une attention à la réalisation de la justice substantielle, visant l’égalité des résultats et des relations sociales harmonieuses, tandis que la tradition juridique occidentale accorde une attention à la justice procédurale et à la résolution des différends par le litige qui est le principal moyen d’atteindre son objectif.

Comme mentionné ci-dessus, l’idéal le plus élevé de Confucius est de parvenir à une société harmonieuse et à une coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Selon cette philosophie, les monarques qui ne savent contrôler le peuple qu’au moyen de la loi ou de la punition sont extrêmement imprudents. Pour un empereur, maintenir l’harmonie sociale par ses fonctionnaires plutôt que par des lois strictes est une compétence supérieure. Les différends peuvent être facilement réglés en utilisant principalement l’éthique et la « propriété », et les gens sont prêts à négocier les uns avec les autres, à se comprendre et à faire des compromis les uns avec les autres.

Les contradictions peuvent également être traitées par la médiation de personnes faisant autorité, de sorte que le concept d’harmonie sociale sera réalisé et que les poursuites judiciaires seront évitées. L’empereur et ses subordonnés poursuivaient l’ordre rituel dans la voie du règne de l’homme, qui était basé sur le bien du résultat final.

Par conséquent, la culture juridique chinoise traditionnelle était habituée à avoir sa propre définition et portée de la justice substantielle dès le début. Afin de mettre en œuvre sa volonté, l’empereur doit également assurer la mise en œuvre par des procédures légales pour assurer la réalisation de la justice substantielle. Cela montre qu’il existe également une distinction entre la justice procédurale et la justice substantielle dans la pensée juridique traditionnelle chinoise, mais sa nature est que la justice substantielle est le but, et la procédure n’est qu’auxiliaire.

Aristote [(384-322 av. J.-C.) est un philosophe et polymathe grec de l’Antiquité. Il est avec Platon, dont il a été le disciple à l’Académie, l’un des penseurs les plus influents que le monde occidental ait connu. Il est aussi l’un des rares à avoir abordé presque tous les domaines de connaissance de son temps…], Aristote croyait que la primauté du droit est meilleure que la primauté de l’Homme, car la primauté du droit consiste à gérer le pays de manière stable, mais la primauté de l’Homme ne l’est pas. Par conséquent, il est nécessaire de maintenir le contentieux comme système central de règlement des différends, de souligner que la loi est une règle juste (c’est-à-dire d’informer clairement les personnes qui ont le droit ou l’obligation) et l’état de droit pour éviter l’arbitraire et d’autres avertissements importants.

À ce jour, l’état de droit moderne implique une série de catégories et de préceptes d’une série de procédures, telles que l’indépendance judiciaire, la restriction du pouvoir discrétionnaire, l’égalité devant la loi, la justice appropriée et le contrôle juridictionnel, la question de procédure, et à proprement parler, ’agir conformément à la loi’ devrait être exprimé comme des exigences de base telles que ’agir conformément aux procédures’.

Partant du principe qu’il existe une distinction entre la justice substantielle et la justice procédurale en Chine et en Occident, nous pouvons voir que la culture juridique traditionnelle de la Chine est pleine de respect et d’obéissance inconditionnelle au concept de ‘Dieu’, être suprême. En tant qu’agent du pouvoir céleste, le pouvoir impérial a aussi la majesté du Ciel. Par conséquent, la pensée légale, qui viole le mandat du Ciel et doit être punie, est pleine de la couleur sentimentale d’une simple reddition au Ciel.

Par conséquent, la justice substantielle dans la pensée juridique traditionnelle chinoise est une sorte de justice perceptive vague, et il est difficile de décrire la justice substantielle du Ciel.

L’Occident est une société rationnellement assumée, et les êtres humains sont intrinsèquement ’mauvais’ dès le début. Par conséquent, la société devrait formuler un réseau juridique rationnel pour empêcher les gens de nuire à la société en raison de leur nature perverse, afin de réglementer, de restreindre et de guider le comportement des gens à se transformer vers le ’bon’ aspect.

Afin de rendre possible un principe général et commun de répartition des droits et des intérêts, Rawls a affirmé dans sa théorie de la justice que l’idée de la position originale est d’établir une procédure équitable afin que tout principe sur lequel les gens peuvent s’entendre, soit juste l’hypothèse dite du ’voile de l’ignorance’ qui implique que les parties conçoivent les principes d’une société en raisonnant sous l’hypothèse que leur place dans la société est déterminée par leur pire ennemi…

Addenda – « John Rawls est un philosophe américain né le 21 février 1921 à Baltimore et mort le 24 novembre 2002 à Lexington. Rawls est l’un des philosophes politiques du XXe siècle les plus étudiés. Professeur dans les universités de Princeton, Oxford, Cornell et Harvard jusqu’en 1995, il a été rendu célèbre par son œuvre majeure, à laquelle il travaillait depuis les années 1960 et qui parut sous le titre A Theory of Justice (Théorie de la justice) en 1971, traduit par Catherine Audard, Paris, Seuil, 1987. Rawls élabore sa théorie durant une période marquée par la guerre du Viêt Nam et la lutte pour les droits civiques, où les États-Unis sont traversés par de profonds mouvements culturels et sociaux. Axée sur les notions d’éthique et de justice, son œuvre renoue avec une tradition contractualiste délaissée, et prolonge la réflexion libérale en cherchant à articuler rationnellement liberté individuelle et solidarité sociale1. Sa pensée est largement commentée et critiquée dans le monde anglo-saxon… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Rawls ]

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De cette façon, les gens feront de leur mieux pour faciliter la formulation de ces principes afin d’obtenir les exigences de la justice, et ne seront pas modifiés pour des raisons extérieures aux principes. Le « voile d’ignorance » de Rawls distingue ceux qui participent à la formulation des principes de justice de facteurs tels que les intérêts, les objectifs et les relations avec d’autres sujets sur lesquels ils s’appuient, en dehors de leur identité, évite la participation de ces facteurs à la formulation de procédures, et veille à la légitimité du principe. Ainsi, l’hypothèse du ’voile de l’ignorance’ de Rawls est la source de la justice d’une procédure régulière.

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  (4)
Épistémologie de l’État de droit : collectivisme versus individualisme

En termes d’épistémologie de l’État de droit, la culture juridique chinoise traditionnelle prête attention au collectivisme, et l’individu est attaché à la famille, à l’organisation et à l’État, tandis que la tradition juridique occidentale accorde plus d’attention à l’individu, et les droits et la liberté individuelle sont les pierres angulaires des relations juridiques.

Comme nous le savons tous, les attributs patriarcaux importants et la conscience nationale sont les caractéristiques distinctives de la civilisation chinoise. Selon l’interprétation de « Baihu Tong », la secte fait référence aux ancêtres, qui sont respectés par tout le clan, c’est-à-dire : « La grande secte peut diriger la petite secte, et la petite secte peut diriger le groupe des jeunes frères, et c’est commun à l’existence et à la non-existence, donc c’est aussi une discipline des gens du clan, des patriarches et des privilèges héréditaires fondés sur les liens du sang.

[Addenda - Bai Hu Tong (en chinois : 白虎通, également 白虎通義, 白虎通德論) est un texte confucéen basé sur la conférence de la salle du Tigre blanc [zh] tenue en 79 de notre ère… - Voir plus ici > https://en.wikipedia.org/wiki/Bai_Hu_Tong (en anglais)].

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Ce système existait avant la dynastie des Zhou occidentaux, et après avoir pris le pouvoir, il a été habilement combiné avec le système politique et juridique de tout le pays, formant un « système patriarcal » unique. Le point clé est que la relation de pouvoir politique et la relation de sang du clan (famille) sont combinées en une seule, et le clan (famille) est devenu la base du système politique et juridique du pays, c’est-à-dire « le clan (famille) la norme’. [16] 39-43

Plus tard, le chapitre « Livre des rites : grand apprentissage » explique plus clairement la relation intégrée entre l’éthique et le système moral du clan et la politique : « Dans les temps anciens, ceux qui souhaitaient être vertueux dans le monde, doivent d’abord gouverner le pays ; pour gouverner son pays, il doivent d’abord aligner leur famille ; pour aligner leur famille, il doivent d’abord cultiver leur corps ; pour cultiver leur corps, il doivent d’abord rectifier leur esprit ; si vous avez raison, vous cultiverez vous-même, si vous cultivez dans votre corps, alors votre famille sera en ordre, si votre famille sera en ordre, alors l’État gouvernera, et si l’État gouvernera, alors le monde sera en paix.

[Addenda - ’Livre des rites, livre de l’apprentissage’ - Solution vernaculaire - Livre des Rites Tome 18 – Traduction de “《礼记学记》白话解 - 大方广文化公益网 “ -

“Préface : ce chapitre décrit la fonction, la méthode, le but et l’effet de l’apprentissage, et discute du principe de l’enseignement en tant qu’enseignant. Il est similaire au taoïsme appris par l’invention de l’université. Par conséquent, il est très apprécié par les Song. Dynastie et considéré comme le ’Livre des Rites’. ’En plus de ’La Doctrine de la Moyenne’ et de ’l’Université’, seuls ’Xue Ji’ et ’Le Ji’ sont les plus récents…” – Source : http://www.dfg.cn/gb/chtwh/ljxj/1-ljxjbhj.htm ].

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On peut voir que le noyau de la loi traditionnelle chinoise est la doctrine du « clan (famille)-état’. Pas une entité indépendante ou autosuffisante, mais existe toujours en tant que membre du groupe et existe pour l’harmonie et la cohésion du groupe. Par conséquent, le système juridique traditionnel est basé sur les devoirs et les obligations des individus envers la collectivité, plutôt que sur leurs droits et intérêts individuels.

Bien qu’il y ait toujours eu une tradition de prêter attention aux droits privés et de donner la priorité au droit privé dans le droit grec et romain antique, l’humanisme établi après la Renaissance a brisé la pensée juridique du droit divin : il a réellement établi le droit individuel, puis la formation de la théorie bourgeoise des droits de l’homme. Son cœur est de reconnaître et de protéger la valeur des êtres humains par la loi, afin que chacun puisse se développer pleinement et librement en termes de personnalité, d’esprit, de moralité et d’autres aspects, et en même temps, confirmer les droits humains innés, que tous les gens sont nés libres et égaux, et que la propriété est inviolable…, la liberté contractuelle, les principes juridiques du crime et du châtiment, et la souveraineté du peuple. [16] 65-67

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  (5)
Modèle de gouvernance : le leader est la loi versus la loi est le leader

En termes de modèle de gouvernance de l’État et de la société, la culture juridique traditionnelle chinoise préconise la moralité comme pilier de la punition ou sanction, l’accent égal sur l’étiquette, l’éthique, et la loi, et la combinaison de la générosité et de la férocité.

’La vertu domine la punition et complète la punition’ : c’est une caractéristique importante du système juridique chinois qui est reconnue par les cercles universitaire : elle montre la poursuite de la moralité et l’accent mis sur l’ordre éthique dans le système juridique chinois qui a pris naissance dans une société rurale et agricole. C’est l’héritage de la pensée de ’Mingde et punition prudente’, et c’est aussi le reflet de la pensée politique de ’l’utilisation combinée des rois et des tyrans’ dans la loi. Sa base théorique devrait être la fusion du confucianisme Han et du confucianisme pré-Qin sur la nature humaine, c’est-à-dire la théorie des ’trois qualités du sexe’.

[Addenda – « Punition consciente et prudente – Traduction par JH de 明德慎_百度百科 - L’une des idéologies directrices de la législation sous la dynastie des Zhou occidentaux – « ‘Mingde et la punition prudente’ est l’une des idéologies directrices législatives de la dynastie des Zhou occidentaux. Le soi-disant Mingde est de promouvoir la moralité et le respect par la moralité, ce qui est l’idéologie directrice et la garantie d’une punition prudente. La soi-disant punition prudente signifie que la punition est modérée : ne pas punir des innocents sans discrimination et ne pas tuer des innocents sans discrimination… Faites plus de faveurs et moins de punitions… De ’ Shangshu · Kanggao ’ : ’Ce n’est que Pixian Kao du roi Wen, qui est sage et prudent en matière de punition.’ … - Texte en chinois sur : https://baike.baidu.com/item/%E6%98%8E%E5%BE%B7%E6%85%8E%E7%BD%9A/431364 ].

[Addenda - Dong Zhongshu [TONG TCHONG-CHOU] (179 av. J.-C.?-104 av. J.-C.) – Par Maxime Kaltenmark, ancien directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Ve section) – Document ‘universalis.fr’ – « Philosophe confucianiste du IIème siècle environ, Dong Zhongshu est l’auteur du Chunqiu fanlu, ouvrage consistant en une série d’essais sur des problèmes de cosmologie et de philosophie morale et politique. En réaction contre l’autocratisme des Qin, les théoriciens du début des Han préconisent un gouvernement fondé sur le « non-agir ». Dong Zhongshu est un des plus importants de ces penseurs. C’est à son instigation que le confucianisme devient la doctrine officielle de l’État impérial et que le système des examens portant sur les classiques est institué pour le recrutement des fonctionnaires. Mais le confucianisme de Dong Zhongshu n’est plus tout à fait celui des anciens philosophes, Confucius, Mencius ou Xunzi ; il s’est incorporé des idées provenant d’autres écoles, en particulier les théories du Yin-Yang et des Cinq Éléments y jouent un grand rôle ; il emploie aussi des expressions taoïstes pour décrire le prince idéal qui doit ne rien faire d’autre que de cultiver ses forces vitales pendant que ses ministres et fonctionnaires agissent à sa place. Utilisant principalement le Gongyang zhuan, un des trois grands commentaires du Chunqiu, Dong Zhongshu exalte la dignité de l’empereur, être sacré qui n’a pas seulement des fonctions politiques, mais exerce aussi une action cosmique puisqu’il est responsable de l’Harmonie universelle. Il y a une étroite relation entre le Ciel et l’homme (dont l’empereur est le représentant unique) et entre l’histoire et les lois célestes. On peut expliquer, en se fondant sur le Chunqiu, les prodiges de toutes sortes, manifestations des interactions du Yin et du Yang. L’empereur doit être en outre un modèle de perfection morale. Cette perfection s’exprime dans les rites et la musique, fondements de l’éducation. Les lois des légistes et des Qin sont désormais remplacées par l’influence du souverain et par l’éducation… » - Lire l’article complet à partir de : https://www.universalis.fr/encyclopedie/dong-zhongshu-tong-tchong-chou/ ].

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Dong Zhongshu a synthétisé les théories des penseurs pré-Qin sur la « nature humaine » et croyait que le bien et le mal de la nature humaine ne peuvent pas être généralisés, mais qu’elles varient d’une personne à l’autre. Selon la quantité de bien et de mal dans la nature humaine, les gens peuvent être divisés en trois qualités, à savoir la ’nature du sage’ : ceux qui peuvent suivre le bien sans être éduqués et persuader le monde d’être bon, ces personnes sont très peu nombreuses. ’Nature du peuple chinois’ : ceux qui sont à la fois bons et mauvais, et qui peuvent être bons après avoir été éduqués, ces gens sont majoritaires. ’Nature Douxiao’ : c’est-à-dire ceux qui ont une méchanceté et un entêtement profondément enracinés, et qui doivent être punis et intimidés avant de pouvoir être maîtrisés. Ces personnes sont très peu nombreuses. Dong Zhongshu croit que : il y a ’la nature des chaînes de combat’, donc la punition ne peut pas être abolie ; ’la nature du peuple chinois’ est la majorité, il devrait donc être dominé par la religion ; et le pouvoir de promouvoir la religion et d’exécuter la punition repose sur le souverain qui a ’la nature d’un saint’, entre les mains de l’enseignant. La ’théorie de la nature humaine’ confucéenne Han a expliqué de manière convaincante l’essence de ’grande vertu et petite punition’, ’vertu de but avant punition’, ’plus de vertu et moins de punition’, c’est-à-dire ’la vertu domine la punition et elle est complétée par la punition’. Comparé aux légalistes pré-Qin, il est plus idéal, soulignant que le système doit amener les gens à être gentils, plutôt que de ’convaincre les gens par la force’.

Le principe de moralité et de punition a établi la norme pour le bien et le mal de la loi - la vision socialement reconnue du bien et du mal et les valeurs morales. Formuler et mettre en œuvre une bonne loi qui complète la moralité est l’objectif que le système juridique chinois s’efforce d’atteindre. La poursuite de la « bonté » par la loi, non seulement contrôlait efficacement les paroles et les actes du public, mais plus important encore, elle limitait également efficacement les paroles, les actes et le pouvoir des empereurs. Parce que les gens peuvent évaluer les sages et les lâches de l’empereur selon le standard de ’vertu’, largement reconnu par la société. En même temps, cette vision du bien et du mal confère également aux gens ordinaires le même ’sens de la vie’ que les princes et les nobles - en termes de pratique morale et d’amélioration de la personnalité - les gens sont égaux.

De-zhuxing-fu * [en utilisant l’enseignement moral comme moyen principal, la punition comme complément] dote également le système juridique chinois des caractéristiques du système, c’est-à-dire que tout en ’punissant le mal’, il met également l’accent sur le rôle de ’promotion du bien’ de la loi, tout comme ’soutenir le juste et exorciser le mal’ que la médecine chinoise met en avant. Par exemple, le système des ’bannières’, qui promeut la gentillesse des gens, encourage les gens à s’auto-examiner, à s’auto-discipliner, à rester à l’écart des crimes et à plaider prudemment, existe depuis la dynastie Han jusqu’à la dynastie Qing.

*[Ne pas confondre avec l’artiste Zhu Wo Xing Fu  !]

Dans les dynasties chinoises, ce système d’honorer les modèles moraux s’est toujours poursuivi. La norme la plus élevée de la table impériale est que même les gens ordinaires peuvent être rappelés dans l’Histoire. Par exemple, la ’biographie’ de ’piété filiale’, ’Zhuo Xing’, ’Loyauté’ et ’Ranger’ dans l’histoire officielle, sont les records des actes exemplaires de ces gens de la base. 5

Dans l’histoire occidentale, c’est l’empereur romain Constantin qui a proclamé le christianisme comme religion d’État, il y a près de deux mille ans, en 330 après J.C.

[Addenda - Constantin Ier (né à Naissus, dans l’actuelle Serbie, le 27 février 272, mort le 22 mai 337 à Nicodémie) est un empereur de la Rome antique. Il est le fils de l’empereur d’Occident l’Auguste Constance Chlore et d’Hélène, une chrétienne. Il est proclamé empereur romain en Occident en 306 par les légions de Bretagne. En 312, lors de la bataille du pont Milvius contre un autre prétendant au titre d’empereur en Occident, son beau-frère Maxence, Constantin dit avoir vu dans le ciel un signe lumineux, symbolisant le mot Christ. Il gagne la bataille. En 313, par l’édit de Milan il arrête les persécutions contre le christianisme dans la partie occidentale du monde romain. En 324, il bat l’empereur d’Orient Licinius et réunifie l’Empire romain. Il se fera baptiser sur son lit de mort afin de devenir chrétien avant de mourir. Continuant une tradition des empereurs romains, il intervient dans les affaires religieuses. En 325, il veut mettre fin aux discussions des chrétiens à propos de la nature de Jésus-Christ par rapport à celle de Dieu. Il convoque et préside le premier concile de Nicée, qui aboutit à officialiser le dogme de la Trinité, affirmant que Dieu est une seule substance divine en trois personnes distinctes : Dieu le père créateur, Jésus-Christ son fils et le Saint-Esprit. La plupart des 250 ou 300 évêques présents signent cet accord comportant le credo encore en usage aujourd’hui dans la plupart des Églises chrétiennes. Constantin se charge d’appliquer les décisions du concile de Nicée en faisant chasser l’évêque Arius, qui était en désaccord avec ce dogme et ses partisans, les évêques « ariens ». À partir de 324, il transforme la ville de Byzance en une nouvelle Rome, et elle prend en son honneur le nom de Constantinople. Il en fait en 330 la nouvelle capitale de l’empire… » 6 Lire l’article complet sur ce site : https://fr.vikidia.org/wiki/Constantin_Ier_(empereur_romain) ]

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Le rôle dans la séparation de l’église et de l’état aujourd’hui joue un rôle important et une grande influence. Le droit canonique a pénétré dans tous les domaines du droit séculier et son influence sur les générations ultérieures de droit est multiforme. Parmi eux, il y a des concepts, y compris les valeurs juridiques, la pensée juridique, les croyances juridiques, les droits et obligations, etc… ; il y a aussi des structures et des formes institutionnelles, comme le système juridique, la structure des lois écrites ; il y a aussi le contenu des systèmes juridiques, tels que les cérémonies religieuses pour le mariage.

De nombreux principes et systèmes de droit canonique ont été absorbés et transformés par les systèmes juridiques modernes des pays européens, devenant l’une des sources les plus importantes de leurs systèmes juridiques nationaux et constituant une partie organisationnelle extrêmement importante de la tradition juridique occidentale. En un sens, le lien entre les deux n’a pas disparu, mais n’accorde qu’une attention à la réalité sociale sous différents aspects. Dans la vie sociale occidentale contemporaine, le droit joue un rôle de premier plan dans la société, mais la religion a toujours le pouvoir de relier la société et les valeurs au-delà de la société, de fournir une subsistance spirituelle et une orientation morale à tous les croyants, de maintenir l’indépendance intérieure individuelle, d’adhérer aux rôles sociaux des individus : le respect de l’autorité sociale et d’autres aspects ont encore des influences qui ne peuvent être ignorées. [17]

Aujourd’hui, la société occidentale a établi depuis longtemps le principe de l’état de droit de la séparation de l’État et de la religion. Après plus de 100 ans de double variation du salut national et de l’illumination, la société chinoise s’est également tournée vers « gouverner le pays par la loi dans un retour ensemble : elle s’est engagée dans une voie commune avec l’ajustement juridique comme principal et l’ajustement moral et religieux comme complémentaire.

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  (6)
Mise en œuvre de l’état de droit : droit informel vs droit formel

Du point de vue de la manière normative de mettre en œuvre l’état de droit, bien que la culture juridique chinoise traditionnelle soutienne également l’autorité de la loi, la législation nationale est souvent, dans la pratique, subordonnée dans une certaine mesure, au droit informel et aux « règles cachées » . En pratique, il y a beaucoup de place pour l’applicabilité. En revanche, le droit formel des pays occidentaux occupe sans aucun doute une place importante, et le droit informel et les sentiments moraux et humains extrajudiciaires n’ont pas le même statut, ni même dépassé le statut de normes juridiques.

Tout ajustement social a un système formel (loi) et un système informel (règle). Le premier est lié au pouvoir de l’État et à la garantie de la légitimité, de l’autorité et de la force coercitive. Cette dernière est également appelée norme sociale, norme populaire ou droit coutumier (son extension est étendue, y compris le droit coutumier, la discipline de parti et les règlements de parti, les règles de guilde, les règlements de canton et les conventions civiles, ainsi que diverses ‘sous-règles’, règles tacites, etc...).

D’une manière générale, le système formel ou la loi nationale officiellement promulguée, tout d’abord, a un effet juridique considérable et une autorité de nom ; deuxièmement, il peut être appliqué par des décisions de justice, l’application du droit administratif et la gestion communautaire ; enfin, il est utilisé comme l’identification des crimes illégaux Et la base de la punition est de parvenir à la réalisation de la loi. En revanche, en raison du manque de légalité, d’autorité et de protection suffisante par la force coercitive, la mise en œuvre des lois informelles est souvent maintenue par l’autorité personnelle du chef, les contraintes morales, les normes disciplinaires et les contraintes coutumières, et n’atteindra pas l’effet immédiat d’interdiction.

La situation habituelle est que les pays occidentaux (européens et américains) mettent traditionnellement l’accent sur la norme des droits individuels, et que différentes classes, partis politiques, organisations sociales et même des citoyens individuels ont des opinions différentes… La situation devient souvent extrêmement difficile, et toute suggestion sur les affaires de l’État (que ce soit bon ou mauvais, juste ou faux) se transformera en une lutte pour le pouvoir et le profit entre les partis politiques et différents groupes d’intérêts, et en une compétition d’opinions entre des groupes sociaux aux opinions différentes et des citoyens individuels. « Parvenir à un consensus juridique est plus difficile qu’en se basant sur … le Ciel, l’autorité suprême.

Par exemple, le projet de loi sur la réforme du système de santé mis en œuvre par le gouvernement américain, la solution fondamentale aux fusillades dans les écoles (comme une interdiction ou une restriction totale des armes à feu) et la révolution de l’énergie propre, bien qu’ils aient de bonnes intentions et un bon plan, ils sont limités par le soi-disant multiculturalisme et la démocratie parlementaire, et l’adoption d’un tel « bon projet de loi » semble bien loin et difficile.

Dans son livre ’Hot, Flat and Crowded’, l’auteur à succès américain Thomas Friedman élabore sur ce type de problèmes chauds, plats et serrés. Il a même « fantasmé dans le livre « que les États-Unis peuvent devenir la Chine » ; il a écrit : « Rien qu’un jour, un seul jour, un petit jour, c’est bien, un jour n’est pas trop mauvais : nous n’avons qu’à devenir la Chine pour un jour comme aux États-Unis. Nous pouvons changer de gouvernement mène fortement, cela va dans la bonne direction, ça change immédiatement diverses réglementations, comme le marché, la part de marché, etc… Une fois que notre mécanisme de marché libre commencera à fonctionner, nous décollerons sous les nouvelles règles de droite, aussi longtemps qu’un jour en Chine. Très bien.” [18]

[« Thomas Loren Friedman, né le 20 juillet 1953 à Saint Louis Park (Minnesota), est un journaliste américain, auteur et triple lauréat du prix Pulitzer. Il est actuellement éditorialiste au New York Times, dans lequel ses tribunes bihebdomadaires ont pour principal sujet les affaires étrangères. Friedman milite pour une solution de compromis dans le conflit israélo-palestinien, la modernisation du monde arabe, l’environnement et la mondialisation. Ses ouvrages analysent de nombreux aspects de politique internationale d’un point de vue centriste et progressiste sur le spectre politique américain… » - Article à lire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Friedman ].

[Hot, Flat, and Crowded : Why We Need a Green Revolution - And How It Can Renew America est un livre du chroniqueur des affaires étrangères du New York Times, Thomas Friedman, qui propose que les solutions au réchauffement climatique et la meilleure méthode pour que les États-Unis retrouvent leur stature économique et politique dans le monde consistent à adopter les industries de l’énergie propre et des technologies vertes. Le titre dérive de la convergence de Hot (réchauffement de la planète), Flat (mondialisation, telle que discutée dans le livre de Friedman ‘The World Is Fla’t) et Crowded (croissance démographique)… - Le livre a été publié le 8 septembre 2008 par Farrar, Straus et Giroux [1]. Le livre audio a été publié simultanément par Macmillan Audio. L’illustration de la couverture est tirée du Jardin des délices terrestres de Hieronymus Bosch. Une deuxième édition du livre a été publiée en novembre 2009 [citation nécessaire].

En savoir plus sur ce site : [La Terre perd la boule - Trop chaude, trop plate, trop peuplée ]->https://livre.fnac.com/a2440642/Thomas-L-Friedman-La-Terre-perd-la-boule-Trop-chaude-trop-plate-trop-peuplee]

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En raison des avantages traditionnels de la centralisation du pouvoir et de la promotion du gouvernement de mon pays – la Chine - et de la ’concentration des forces pour faire de grandes choses’, notre prise de décision est rapide, nos actions sont brèves et nous pouvons adopter rapidement le ’bon’ plan que le gouvernement émet (bien sûr, de nombreux gouvernements ne le savent pas) dans la législation. En peu de temps, le ’Plastic Restriction Order’, envisagé par Friedman, a pu obtenir l’effet à court terme d’interdire à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Grande Muraille et au nord et au sud du fleuve Yangtze.

[Addenda – ’Plastic Restriction Order’, « Les États-Unis vont interdire la vente de plastique à usage unique sur les terres publiques et dans les parcs nationaux d’ici 2032. Le ministère américain de l’Intérieur a annoncé mercredi qu’il allait interdire progressivement la vente de produits en plastique à usage unique dans les parcs nationaux et autres terres publiques d’ici 2032. 8 juin 2022 »

[En Europe également : « L’UE agit contre la pollution plastique. À partir du 3 juillet 2021, les assiettes, couverts, pailles, bâtonnets de ballons et cotons-tiges en plastique à usage unique ne pourront plus être mis sur les marchés des États membres de l’UE »].

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Cependant, ce à-quoi nous devons réfléchir en Chine est ceci : si aujourd’hui nous allons au hasard dans n’importe quel supermarché, centre commercial ou magasin pour demander des sacs plastiques gratuits aux commerçants, pouvons-nous facturer des sacs 100 % plastique ? La réponse est évidemment non. Sans aucun doute, en raison de la direction unifiée du Parti communiste chinois, de la concentration du pouvoir et de la mise en place du système du Congrès du peuple, qui combine délibération et action, la législation est relativement facile et le coût de la codification est très faible. Les réglementations promulguées par l’État ou les gouvernements locaux le peuvent

Cela a un grand effet de publicité et d’éducation à court terme, mais avec le temps, la situation devient embarrassante car le fait est qu’ ’il y a des politiques en haut et des contre-mesures en bas’ et cette situation souvent rencontrée dans la mise en œuvre spécifique ultérieure, ce qui entraîne des difficultés et des résultats réels insatisfaisants. Le coût total de la transaction juridique est très élevé, et cela peut également entraîner le non-respect des lois et des réglementations et leur mise en veilleuse, réduisant ainsi la confiance du public dans l’autorité légale. Une telle situation, dans laquelle la flexibilité l’emporte sur les principes, les contre-mesures remplacent les exigences légales : les lois formelles ne fonctionnent pas et les ’règles cachées’ prévalent dans l’application des lois….

En revanche, dans les pays occidentaux, une fois que leurs législatures ont formulé et promulgué les lois et les règlements correspondants, après un long jeu d’intérêts et des procédures lourdes, l’application de la loi ne sera jamais compromise et pourra être bien appliquée. On peut en déduire que l’avantage de l’État de droit chinois réside dans la législation et la prise de décision, et l’inconvénient réside dans la mise en œuvre des lois et des politiques ; l’avantage de l’État de droit occidental réside dans les faits juridiques et leur conformité, et leur inconvénient réside dans l’obtention d’un consensus et d’une prise de décision conjointe.

Les raisons profondes du problème de non-état de droit, mentionné ci-dessus en Chine, sont profondément enracinées dans la tradition culturelle et la psychologie sociale du peuple chinois, et il est difficile d’accepter la vision formelle de l’état de droit sans contenu moral. Selon la tradition de moralité et de châtiment vieille de 2.000 ans, les responsables confucéens guident toujours le fonctionnement de la loi avec l’éthique, les références classiques et la moralité, et la question centrale est de savoir si la mise en œuvre de la loi suit la moralité confucéenne. L’unité de l’État de droit et l’application stricte de la loi sont ignorées.

Dans la transformation et la modernisation de la Chine moderne, toutes sortes d’idées qui se sont succédées et l’État de droit a relevé le défi réaliste de sauver la nation et de survivre. D’une part, il reflète l’incompréhension de l’État de droit formel, et il est difficile d’établir le concept de suprématie du droit ; d’autre part, le discours de l’État de droit est toujours faible, et il est difficile d’établir l’esprit de l’homme de loi qui, selon Tocqueville, peut contenir le fanatisme démocratique.

Depuis la réforme et l’ouverture, ’comment la loi doit être formulée et révisée’ est devenue la question centrale de la recherche juridique départementale, mais la question de ’comment la loi doit être appliquée et mise en œuvre’ n’a pas été abordée. Les gens sont habitués à s’appuyer sur l’idée de l’État de droit pour formuler des lois parfaites, et la majeure partie de leur énergie est consacrée à l’établissement, à la réforme et à l’abolition des lois, plutôt qu’à la pleine mise en œuvre des lois existantes.

Aujourd’hui, les gens ont une meilleure compréhension de la connotation et de la valeur de l’état de droit formel. L’État de droit se résume à son niveau formel à une série de principes fondamentaux : la généralité de la loi, la transparence de la loi, la non-rétroactivité de la loi, la clarté de la loi, la cohérence systématique de la loi, la prévisibilité et la stabilité du droit, la suprématie du droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Une vision formelle de l’État de droit exige également une application impartiale, bien conduite et cohérente de la loi, quelle que soit sa substance. À ce stade, l’état de droit formel est plus susceptible de faire l’objet d’un consensus que l’état de droit substantiel empêtré dans des positions morales.

Dans le cadre de l’application juridique de l’égalité formelle et de la stabilité du système juridique, les gens peuvent planifier leur vie future sur cette base, de sorte que la vie humaine devienne prévisible et contrôlable, et que l’ordre social et le sentiment de sécurité soient ainsi formés. L’état de droit formel signifie que même si l’État peut décider du contenu de la loi, il doit respecter ces règles qu’il a établies, et il doit y avoir une base juridique claire permettant à l’État de restreindre les droits et libertés des personnes. L’état de droit formel poursuit la suprématie de la loi, mais la loi qui est considérée comme l’autorité suprême ne résoudra pas l’affaire par elle-même, et c’est grâce au travail des juges et d’autres personnes morales. Comment s’assurer que la loi est strictement observée et appliquée est le problème de droit formel que l’État doit résoudre. [19]

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Bilan Synthèse Conclusion

En général, la société chinoise accorde plus d’attention à la gestion centralisée de ’l’unification’ descendante et poursuit l’effet social d’une harmonie cohérente entre le haut et le bas, à l’intérieur et à l’extérieur. Dans l’aspect de la gouvernance nationale, la morale et la loi sont combinées, et la dureté et la douceur sont combinées également pour former une société efficace, ordonnée et harmonieuse. Une telle tradition historique et culturelle peut être résumée comme ’unifiée et ordonnée’. En conséquence, les pays d’Europe occidentale et d’Amérique attachent une grande importance aux droits individuels et à la justice procédurale, et prônent un progrès démocratique continu sur la base de la liberté et des droits de chaque individu, communauté et nation (race).

Avant que le monde humain n’entre dans l’étape de la « mondialisation » (depuis l’ère de la navigation), bien que les civilisations originaires d’Asie de l’Est, d’Asie de l’Ouest, de la mer Méditerranée et même du continent américain aient fleuri, personne n’a suggéré que la domination de la Chine existait à cette époque. Si l’ordre ou le modèle de gouvernance sociale n’est pas bon, il est encore plus impossible d’analyser des choses telles que l’autocratie impériale, le gouvernement « paternel » et le manque d’indépendance judiciaire, ce qui provoquera naturellement des troubles sociaux.

L’Histoire du système juridique de la nation chinoise a non seulement une longue histoire, mais elle a également été ininterrompue après plus de 4.000 ans de développement. Les jugements de nombreux anciens penseurs et d’hommes d’État chinois sur l’état de droit ont une valeur au-delà du temps et de l’espace, et ils ont un arrière-plan profond. À cet égard, tout en continuant à apprendre des éléments raisonnables de l’état de droit occidental, nous devrions, sur la base du respect de l’Histoire de la nation chinoise, apprendre du passé et du présent, résumer l’expérience de l’état de droit (loi), et transformer de manière créative les éléments bénéfiques de la culture juridique chinoise, de manière à aider l’état de droit en Chine dès que possible.

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Références :

  [1] ’Livre des rites’.
  [2] ’Zuo Zhuan’.
  [3] Liu Hainian. Le contenu principal, les caractéristiques et l’influence de la culture juridique chinoise ancienne [J]. Académie chinoise des sciences sociales, 2008, 2.
  [ 4] ’Les Analectes de Confucius : pour la politique’.
  [5] ’Les lois et les commentaires de Tang : exemples célèbres’.
  [6] Chen Lai. Quel pouvoir moral la pensée de Confucius a-t-elle [J]. Moralité et civilisation, 2016, 1.
  [7] Feng Yujun. Global The Rule of Law in East Asia : Theory and Practice [M]. Pékin : Renmin University of China Press, 2013.
  [8] ’University’. [9]   ’
  The Analects of Confucius, Yan Yuan ’.
.
  [11] [Qing] Game Master. Xiaolin Guangji · Entendre les similitudes et les différences [M]. Zhengzhou : Zhongzhou Ancient Books Publishing House, 2008.
  [12] Zhang Jinfan. La tradition et la transformation moderne du droit chinois [M Pékin, Law Press, 2005.
  [13] La doctrine de la moyenne
  [14] Zhang Zhongqiu, Comprendre la culture juridique chinoise et occidentale [J]. Démocratie et science, 2004, 2.
  [15] Zheng Chengliang. le concept d’état de droit et de pensée juridique [J]. Jilin Journal of University Social Sciences, 2000, 4.
  [16] Zhang Zhongqiu. A Comparative Study of Chinese and Western Legal Cultures [M]. Nanjing : Nanjing University Press, 1991
  [17] Wang Jianxin. Droit canonique et culture traditionnelle occidentale [J]. Théorie, 2011, 18. [
  18] [Amérique] Thomas Friedman. Le monde est chaud, plat et bondé [M]. Traduit par Wang Weiqin et al Hunan Science and Technology Press, 2009.
  [19] Zhang Xiang. Form The Rule of Law and Legal Doctrine[J]. Legal Studies, 2012,6.

Remarques

  1 Par exemple, ’les enfants ne peuvent intenter des poursuites contre leurs grands-parents et leurs parents, et ceux qui violent la loi seront pendus’, etc., voir ’Tang’s Law Shuyi’, Liu Junwen Point School, Law Press, édition 1999, pp. 465 -485.
  2 Certaines questions juridiques anciennes qui ont été transmises jusqu’à ce jour, comme le cas de la solution intelligente par Lan Dingyuan des conflits de propriété des frères, et la résolution par Yao Yiru des conflits de propriété des frères en vertu de l’éducation morale, reflètent clairement cette attitude des anciens bureaucrates.
  3 Les statuts Tang énuméraient deux statuts, ’pour faire allusion aux autres’ et ’pour apprendre aux gens à poursuivre faussement les gens’ ; les statuts Ming et Qing comprenaient également un de ’l’instigation de poursuites litigieuses’, en particulier les ’Statuts Da Qing’ qui a mis en évidence l’attaque. Selon la ’loi Da Qing’, la loi sur la complicité et les poursuites stipule que ’quiconque engage une action en justice et porte une fausse accusation pour le crime d’augmenter ou de diminuer l’amour d’autrui sera coupable du même crime que le prisonnier’. Voir Liu Zhifeng : « The Ideal of « No Litigation » and Its Influence on Modern Law », Journal of Qinghai University for Nationalities (Social Science Edition), n° 1, 2001.
  4 Cependant, l’auteur du livre propose que la culture juridique chinoise traditionnelle soit un système fermé, tandis que les deux principaux systèmes juridiques du continent et des États-Unis, qui représentent la culture juridique occidentale, sont ouverts. Ce point de vue est quelque peu désobligeant envers la Chine et l’Occident, et dans le processus actuel de gouvernance globale du pays conformément à la loi, il doit être considéré avec prudence.

  5 Voir Ma Xiaohong : « The Proper Meaning in the « Chinese Legal System », dans China Law Review, septembre 2014, n° 3. Ma Xiaohong a réfléchi aux critiques excessives des milieux académiques sur le principe de ’la morale comme pilier de la punition’. Elle a souligné : ’Nous nous plaignons que les anciens Chinois aient perdu la tradition de l’état de droit à cause de la fusion de l’étiquette et de la loi et de la combinaison de la moralité et de la punition, mais en même temps, nous avons également constaté que le choix des anciens de la Chine, en plus des limites raisonnables déterminées par le stade de développement historique, est en fait pleine de C’est parce que la relation entre la morale et la loi, le désir d’une bonne loi et l’admiration pour l’esprit derrière le système juridique ne doivent pas seulement être le choix des anciens Chinois, mais devrait également être la compréhension et le respect de la loi par les gens modernes. La meilleure option pour développer une véritable conscience de « l’état de droit ».

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Partie 3 : Nécessité et approches de l’intégration de ’l’émotion, la raison et la loi’ dans une société de droit Chapitre 4 : Le statu quo et les suggestions novatrices de l’héritage de la culture juridique de la communauté de Ganzhou
Chapitre 5 : La contribution de Dong Zhongshu à la construction de la culture juridique chinoise ancienne Chapitre 6 : Différences culturelles et réflexions sur le système de réservation de l’ordre public dans divers pays
Chapitre 7 : La base culturelle de la formation des croyances juridiques Chapitre 8 : Raisons, influence et éclairage des échanges juridiques et culturels sino-japonais

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Traductions à l’aide de DeepL et de Yandex

Remerciements pour le partage des connaissances à Academia dont « la mission est d’accélérer la recherche dans le monde. Vous pouvez utiliser Academia pour accéder gratuitement à des millions d’articles universitaires, partager vos recherches et en suivre l’impact ». Adresse : 580 California St., Suite 400, San Francisco, CA, 94104 - Email Settings Privacy Policy Terms of Service - © 2022 Academia - Academia.edu - Share research - Selon Wikipédia, «  Academia.edu est un site Internet de réseau social américain, partiellement gratuit, destiné aux chercheurs. Lancé en 2008 par Richard Price, il est maintenu par l’entreprise Academia, dont le siège est à San Francisco en Californie. Le site s’adresse aux chercheurs, universitaires et étudiants, à qui il propose diverses fonctionnalités de réseau social, comme la possibilité pour ceux-ci de se mettre en relation les uns avec les autres, de suivre leurs travaux respectifs et d’échanger des connaissances, principalement en mettant en ligne leurs articles. Contrairement à ce que le nom de domaine peut laisser croire, il ne s’agit pas d’un site à vocation éducative, mais commerciale… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Academia.edu

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Collecte de documents et agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 11/11/2022

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