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"La Grande Muraille Verte (GMV) en zone saharo-sahélienne : laboratoire africain d’écologie (terres cultivables et faune sauvage) et de santé (zoonoses), un futur plus vert pour le Sahel" par Jacques Hallard

mercredi 27 juillet 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Ecologie Santé Développement rural Afrique

La Grande Muraille Verte (GMV) en zone saharo-sahélienne : laboratoire africain d’écologie (terres cultivables et faune sauvage) et de santé (zoonoses), un futur plus vert pour le Sahel

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 23/07/2022

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur

Note - Le titre de ce dossier repend des extraits d’articles retenus pour ce dossier d’information et à usage didactique.

« La Grande Muraille Verte : un projet colossal » : c’est le titre d’une carte d’infographie diffusion ‘Le Monde’ par Louise Allain Référence à retrouver plus loin


Introduction

Les documents sélectionnés pour ce dossier complètent ceux qui ont été postés antérieurement sur ISIAS et que l’on peut retrouver à partir de ce site : https://isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&recherche=gmv

Riches d’informations pertinentes de tous ordres et de photos, les 5 documents sélectionnés pour ce dossier sont indiqués avec leurs accès dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

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  • Présentation par l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille verte – Document grandemurailleverte.org’
    La désertification, le changement climatique et la dégradation des terres impactent fortement sur les principaux leviers de croissance économique, de cohésion sociale, de stabilité et de sécurité des Etats sahélo-sahariens. La récurrence et la recrudescence des impacts malgré divers plans d’action de lutte, rappelaient l’urgence d’une approche régionale basée sur un engagement commun, des actions concertées. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad, se référant à la décision du 7ème Sommet de la CEN-SAD des 1er et 2 juin 2005 à Ouagadougou (Burkina Faso) ont mis en place l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV), endossée en 2007 par l’Union Africaine en Initiative Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel.

Afin de doter l’Initiative de mécanismes de coordination, d’harmonisation des actions et d’appui à la mobilisation des ressources, l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV) a été créée le 17 juin 2010 à N’Djamena au Tchad, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CEN-SAD. L’APGMV est une organisation interétatique disposant de la capacité juridique internationale.

L’mitigative GMV est l’expression d’une coopération des Etats dans la lutte face aux défis environnementaux et climatiques basée sur le ‘’Concept GMV’’. Le concept, dans sa vision et ses objectifs intègre les trois (03) Conventions de Rio et s’inscrit dans les logiques des politiques nationales et sous régionales de Restauration-Conservation-Protection du Capital Naturel (RCPCN), et de Développement Economique Local des terroirs. Il cible globalement la zone saharo sahélienne du Circum-Sahara, entre les isohyètes 100 et 400 mm. L’opérationnalisation englobe actuellement la bande au Sud du Sahara, zone fragile et particulièrement exposée aux crises récurrentes et devrait être étendue à celle au Nord du Sahara.

La Stratégie globale harmonisée repose sur les socles suivants : (i) une Vision et des Objectifs partagés, (ii) un Modèle de Développement et de Gouvernance locale, (iii) des Outils et mécanismes de Gestion Durable des Terres, (iv) un Cadre Logique d’Intervention, (v) des Portefeuilles de Programmes et (vi) une Stratégie de mobilisation de financement.

Les indicateurs et impacts attendus de l’IGMV sont autocentrés sur les terroirs et leurs populations locales et convergent vers l’accélération de la lutte contre la dégradation du Capital naturel, la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la sécurisation. La vision et les objectifs partagés ambitionnent ainsi la transformation des zones sahélo-sahariennes par l’installation et la consolidation de leviers de développement dans l’optique de créer des Pôles Ruraux d’Emergence Economique (PREE), dont le développement et l’intégration aboutiraient vers 2025 à des Pôles Ruraux de Production et de Développement Durable (PPRDD).

L’approche participative dans la GMV renforce la position centrale des terroirs dans le modèle de développement et de gouvernance locale du processus de transformation du Sahel par effet domino, itératif et intégrateur. Le processus part de l’émergence de Fermes Agricoles Communautaires Intégrées (FACI) et polyvalentes, dont le développement, la démultiplication et la dissémination génèrent des Domaines Agricoles Communautaires Intégrés (DACI) dans le périmètre communautaire ou intercommunautaire. Les FACI et les DACI renforcent les capacités de production et de transformation agricoles et de génération de revenus stables. Elles favorisent dans le court terme l’intervention du secteur privé et la création d’Agropoles Ruraux (AgropoR). Le principal défi est la définition d’un processus dynamique de gestion durable, favorisant la restauration et la protection du Capital Naturel, l’identification et la valorisation des Opportunités Locales de développement (OLD) et l’optimisation de leurs chaines de valeur. Le modèle de développement des terroirs est repensé plus inclusif et plus participatif et dans une approche économique.

  • Le Schéma de Développement et de Gouvernance Locale (SDGL) Le SDGL s’appuie sur les quatre piliers suivants :
    Unité Communautaire Intégrée de Développement Durable (UCIDD), entité de base identifiée par sa viabilité économique et correspondant à un ou un groupe de terroirs présentant une homogénéité sociologique, culturelle et un potentiel avéré de développement.
  • Centre d’Appui au Développement des Terroirs (CADT), Plateforme technique Multisectorielle d’Appuis et de Conseils (PTMAC), facilitant l’accès et le transfert des informations et expériences réussies à travers notamment des périmètres expérimentaux des incubateurs de projets et d’innovations. La task-force du CADT regroupe divers acteurs des services étatiques, des collectivités locales, du secteur privé, de la société civile ainsi que des universités et centres de recherche. Elle appuie les populations et communautés locales de l’UCIDD dans l’élaboration et la planification des politiques locales et la mise en œuvre des bonnes pratiques.
  • Comité Local de Développement Durable (CLDD) : il est responsable avec l’appui de la task-force Locale (TFL), de la conduite des actions de développement et de gouvernance à la base.
  • Alliances Nationales GMV : elles constituent des cadres de concertation et d’information des structures et acteurs sur l’approche, la stratégie, les projets et le financement dans la mise en œuvre de la composante nationale GMV. Elles sont mises en place en amont au niveau national pour assurer une bonne articulation de ce processus.
    L’objectif global de la Gestion des terres est de stabiliser puis d’inverser le processus actuel de dégradation des terres en vue d’atteindre la Neutralité en termes de Dégradation des Terres. La sensibilisation et l’encadrement des populations aux meilleures techniques et pratiques de Gestion durable des Ressources naturelles et des terres et des systèmes de production ruraux les plus adaptés au terroir sont mis en priorité. Ceci s’appuie essentiellement sur le Dispositif Opérationnel d’Information et de Communication (DOIC), la réalisation et le suivi de périmètres expérimentaux au niveau du CADT.

Le Cadre logique d’Intervention prévoit un cadre de cohérence, un modèle de gouvernance locale et un cadre d’orientations et de Suivi-Evaluation des itinéraires et impacts à travers un système multi-modulaire comprenant un Système d’Information Géographique, un Observatoire Climat/DEL et un Système d’Alerte Précoce et Réponse.

Le financement du Plan Quinquennal d’Activités (PAQ) 2016-2020 estimé à environ trois (03) milliards de dollars US fait l’objet d’un plan d’intervention financière spécifique GMV, assorti d’une stratégie de mobilisation par des mécanismes et instruments innovants axés sur les finances Climat. Il s’agit d’une Banque GMV carbone, d’un Fonds GMV d’Adaptation et de Résilience au Climat et de Développement local, d’une accréditation aux Fonds climat et d’une admission en Agence d’Exécution des activités de mise en œuvre de la GMV. En appui à ces mécanismes et instruments, une table ronde des partenaires techniques et Financiers est prévue.

Le PAQ 2011-2015 a permis la mise en place des fondamentaux institutionnels, juridiques et organisationnels, les cadres et outils de mise en œuvre et de tirer les leçons pertinentes. Des réalisations et impacts socio-économiques sont d’ores et déjà effectifs dans la plupart des Etats et des sources de financement et partenariats techniques sont identifiés et les requêtes formulées. Le PAQ 20162020 sera la phase active d’opérationnalisation.

L’Afrique, confrontée aux problématiques de la désertification, la dégradation des Terres et le Changement climatique auxquelles elle sera particulièrement vulnérable dans les prochaines décennies a mis en place l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV). Il s’agit d’une approche multisectorielle, holistique et écosystémique associant activités de Gestion Durable des Terres, de restauration des bases de production et activités de Développement économique local dans la vision de transformation des zones sahélo-sahariennes en Pôles économiques viables. Des mécanismes et instruments innovants ciblant les finances pour le ‘Climat’ sont élaborés et divers axes de coopération identités.

Versions : français, عرض arabe, english

Source : http://grandemurailleverte.org/index.php?option=com_content&view=article&id=198

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  • La Grande Muraille verte, laboratoire africain de l’écologie de la santé - Par Isabelle Hennebelle - Publié le 01 juillet 2022 à 14h00 - Mis à jour le 01 juillet 2022 à 16h14 – Journal ‘Le Monde Afrique – Ecologie de la santé’ 4 pages - Le Monde AfriquePlanète
    Approche intégrant santé humaine, monde animal et facteurs environnementaux, l’écologie de la santé vise à apporter des solutions à la désertification du Sahel et prévenir les pandémies.

Ebola, SRAS, MERS-CoV, grippe aviaire, et plus récemment le Covid-19, même si son origine précise est encore discutée… Les zoonoses, ces maladies infectieuses transmises des animaux aux humains, ou inversement, se multiplient sur la planète depuis les années 1970. En cause, la rupture de l’équilibre entre faune sauvage et présence humaine provoquée par la dégradation des écosystèmes, sur fond de mondialisation et de dérèglement climatique. S’attacher en priorité à la prévention des pandémies plutôt qu’à la prise en charge thérapeutique des personnes infectées est une urgence. L’écologie de la santé pourrait permettre d’agir en ce sens.

[Addenda – « Une zoonose est une maladie infectieuse qui est passée de l’animal à l’homme. Les agents pathogènes zoonotiques peuvent être d’origine bactérienne, virale ou parasitaire, ou peuvent impliquer des agents non conventionnels et se propager à l’homme par contact direct ou par les aliments, l’eau ou l’environnement. 29 juillet 2020].

[D’après Wikipédia, « Les zoonoses sont des maladies et infections — le terme couvrant ici également les infestations parasitaires — dont les agents se transmettent naturellement des animauxn. 1 à l’être humain, et vice-versan. 2. Le terme a été créé au XIXe siècle, à partir du grec ζῷον zôon, « animal » et νόσος nósos, « maladie », par Rudolf Virchow1. Il couvre les zooanthroponoses (transmission de l’humain à l’animal) et les anthropozoonoses (transmission de l’animal à l’humain). D’un point de vue pratique, l’étude des zoonoses est principalement motivée dans le second cas, quand l’animal joue un rôle dans la transmission de l’agent pathogène d’une maladie affectant la santé humainen. 3. Sont exclues du champ des zoonoses les maladies non infectieuses causées par des animaux (envenimations, allergies), les maladies infectieuses transmises artificiellement d’une espèce à l’autre (études de laboratoire) et celles qui sont transmises passivement par des produits d’origine animale. De même, les maladies communes à l’humain et à certains animaux, sans transmission inter-espèces, n’entrent pas dans le champ des zoonoses. L’importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître et environ 75 % des maladies humaines émergentes sont zoonotiques2,3. Par ailleurs, certaines de ces zoonoses sont des maladies professionnelles, qui touchent, par exemple, les éboueurs, taxidermistes, agriculteurs, éleveurs, vétérinaires, forestiers, etc… - Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zoonose ].

[Autres sources d’information sur les zoonoses :

Les zoonoses, ces maladies transmissibles entre l’homme et l’animal

Les zoonoses, quand les animaux contaminent l’Hommehttps://www.anses.fr › content › les-zoonoses-quand-les...- 25 février 2014]. {{}}

Suite de l’article d’origine choisi

Photo - Une jeune femme, appartenant à l’Association des femmes de Koyly, arrache les mauvaises herbes des semis qui seront plantés dans une parcelle contribuant au projet de la Grande Muraille Verte à Koyly Alpha, au Sénégal, le 2 août 2019. JANE HAHN/REDUX-REA

Cette approche holistique, qui commence à irriguer le champ médiatique, médical et politique, « pourrait permettre d’élaborer de nouvelles formes d’intervention et de prévention dans la mesure où elle cherche à comprendre les relations étroites existant entre santé, environnement et société, qui varient en fonction du temps, de l’espace mais aussi des représentations culturelles de la maladie et du bien-être », explique Martine Hossaert, directrice de recherche au CNRS et co-autrice de l’ouvrage Ecologie de la santé. Pour une nouvelle lecture de nos maux (Le Cherche-Midi Editeur/CNRS, 2017).

Pour qu’elle se diffuse au plus grand nombre, « l’écologie de la santé doit s’appuyer sur des médiateurs capables de transmettre ces connaissances avec pédagogie », estime Didier Moreau, directeur de l’Espace Mendès France (EMF). Ce centre de culture scientifique, technique et industrielle, qui compte Edgar Morin comme figure tutélaire, organise du 4 au 8 juillet 2022, à Poitiers, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine et Grand Poitiers et de plusieurs partenaires dont Le Monde, l’université d’été de la Grande Muraille verte, avec un focus sur l’écologie de la santé.

Vision transversale

Simple sur le papier, cette vision transversale est cependant difficile à mettre en œuvre sur le terrain et dans les politiques publiques. L’une des raisons tient à l’organisation en silo des expertises. Or, « l’écologie de la santé requiert des recherches pluridisciplinaires entre spécialistes de l’environnement, de l’évolution, de la santé, des sciences humaines et sociales », ajoute Martine Hossaert. Appréhender cette discipline est d’autant plus complexe qu’émergent depuis une vingtaine d’années de nombreux concepts visant, à des degrés variés et avec des sensibilités différentes, à intégrer santé humaine, monde animal et facteurs environnementaux.

« Le plus médiatisé de ces concepts est One Health, mais se sont aussi développés EcoHealth, Global Health, Planetary Health Difficile de s’y retrouver pour un non-initié, mais quel que soit le concept, la bonne nouvelle est que, dans tous les cas, ils visent tous à apporter des solutions concrètes aux pandémies », synthétise Serge Morand, écologue au CNRS. Le coauteur de l’ouvrage Sortir des crises, One Health en pratiques (Editions Quæ, 262 p., 35 euros) ajoute : « Etre plus accessible au citoyen est cependant impératif, sinon les lobbys risquent de prendre le contrôle et le pas sur la décision politique. »

Huit pays de la zone sont en conflit

Exemple d’initiative panafricaine, la Grande Muraille verte, lancée en 2007 par onze pays du Sahel, qui vise à créer d’ici à 2030 une ceinture végétale de 7 600 kilomètres de long et de 15 kilomètres de large afin de freiner l’avancée du désert et de lutter contre la pauvreté. « C’est un véritable laboratoire à ciel ouvert », estime l’anthropobiologiste Gilles Boëtsch, codirecteur de l’Observatoire hommes-milieux international Téssékéré (OHMi, CNRS-UCAD Dakar) et président de l’institut Balanitès, deux structures scientifiques et culturelles implantées au Sénégal, organisatrices de l’université d’été.

https://img.lemde.fr/2022/07/01/8dc06a5_1656658933911-web-afrique-2622-muraille-verte-700.pngImage agrandie

Avec huit pays de la zone en conflit, le projet global de la Grande Muraille verte peine à se déployer, mais des avancées existent néanmoins. « Le Sénégal, par exemple, est une vitrine avec plus de 50 000 hectares reboisés sur un objectif de 150 000 en 2030. Cet aménagement de l’environnement contribue, non sans difficultés, à améliorer les conditions de vie et la santé de la population », constate Priscilla Duboz, directrice adjointe de l’OHMi Téssékéré qui, au Sénégal, s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire comptant, sur un même territoire, des chercheurs en médecine, anthropologie, zoologie, toxicologie, microbiologie, écologie, hydrologie et agronomie. L’écologie de la santé en action.

Une université d’été pour échanger

L’Espace Mendès France (EMF) soutenu par la région Nouvelle-Aquitaine et Grand Poitiers, organise, du 4 au 8 juillet, à Poitiers, l’université d’été de la Grande Muraille verte, dont Le Monde est partenaire, avec un focus sur l’écologie de la santé. L’EMF a conçu cet événement avec l’institut Balanitès, l’ENSI Poitiers-université de Poitiers et l’Observatoire hommes-milieux international Téssékéré (CNRS-UCAD Dakar). Sept pays de la Grande Muraille verte seront représentés, une soixantaine de scientifiques sont attendus. Parmi les personnalités présentes, Stéphane Blanc, Delphine Destoumieux-Garzon, Lamine Gueye, Aliou Guissé, Martine Hossaert, Serge Morand

Gratuit, en présentiel ou distanciel. Informations/ Billetterie

Podcast « La Fabrique du savoir »

La saison 2 du podcast « La Fabrique du savoir » est de retour. Après une première saison consacrée à la place des sciences dans la société, cinq nouveaux épisodes s’intéressent aux problématiques auxquelles le continent africain est confronté : biodiversité, qualité de l’eau, sécurité alimentaire, hygiène et liens entre environnement et santé.

Ce podcast, produit par la journaliste du Monde Joséfa Lopez et enregistré lors de l’université d’été en partenariat avec l’EMF (Espace Mendès France), sera accessible sur LeMonde.fr et les plates-formes de podcasts dès le 29 août 2022.

Cet article fait partie d’un dossier réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Espace Mendès France, à l’occasion de l’université d’été de la Grande Muraille verte.

Isabelle Hennebelle

Lire aussi PLAN B : Une Grande Muraille verte pour arrêter le désert

Lire aussi : Une forêt a poussé sur des cailloux : au Niger, la Grande Muraille verte avance à petits pas

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/07/01/la-grande-muraille-verte-laboratoire-africain-de-l-ecologie-de-la-sante_6132922_3212.html

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Photo - (c) FAO/Yacine Cissé

Restaurer les terres dégradées et réintroduire la faune sauvage

Au Sénégal, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appuie l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) dans le cadre du projet Action contre la Désertification (ACD). Les deux partenaires visent la conservation des écosystèmes ménacés, la résilience et la productivité des systèmes agro-sylvo-pastoraux à travers une gestion communautaire durable des terres et de la biodiversité. C’est dans ce cadre qu’une réserve naturelle communautaire (RNC) est mise en place par ACD à Koyli-Alpha dans la commune de Mboula.

La Réserve s’étend sur 1.000 hectares. Sur le site, le niveau de dégradation des terres était assez avancé. Les activités consistent principalement à restaurer ces terres et à réintroduire la faune sauvage pour améliorer le sol et favoriser une régénération naturelle. Vingt tortues ont été introduites depuis juin 2018. Il est prévu la réintroduction de trois espèces de gazelles et des antilopes au courant de l’année 2019.

Salif Sow, 49 ans, est l’un des dix gardiens engagés par ACD, depuis 2016, pour assurer la surveillance dans la réserve. La plupart de ces gardiens n’avaient pas un travail régulier avant la mise en place de la réserve. Certains étaient des marchands ambulants, d’autres tenaient un petit commerce ou faisaient juste de l’élevage. « Il y en avait certains qui n’arrivaient pas à subvenir aux besoins de leurs familles et à bien nourrir leur bétail. Avec nos salaires mensuels et les gains rapportés par l’élevage que nous continuons de pratiquer, nos conditions de vie se sont bien améliorées », se réjouit Salif.

Les populations profitent aussi du fourrage herbacé et aérien qui pousse dans la réserve moyennant une contribution financière. La charge de charrette coûte 1 000 F CFA et celle d’un véhicule 2 000 F CFA. « Si nous n’avions pas préservé ce paysage, il serait impossible de voir de l’herbe sèche ici en cette période », estime-t-il et de souligner : « les femmes, qui veulent consolider la charpente de leurs chambres, viennent aussi pour faucher de la paille et du bois gratuitement ».

Pendant 20 ans, l’élevage était sa seule activité. C’est à la grande muraille verte que Salif a obtenu son attestation comme agriculteur grâce à des formations organisées au profit des populations. « Je peux cultiver de la pomme de terre, de l’oignon, du chou, etc. Je sais aussi faire de la culture maraichère », explique-t-il. « C’est nous qui avons démarré le travail mais ce sont nos enfants qui vont prendre le relais. Je sais que ce projet sera bénéfique à la future génération », conclut-il.

Avant d’être engagé comme gardien dans la réserve, Salif travaillait dans la pépinière installée par l’ANGMV dans le village. L’ANGMV a mis en place un jardin polyvalent de cinq hectares où des manguiers, des citronniers, des jujubiers, des pamplemoussiers, etc. ont été plantés par deux cents femmes habitant Koyli-alpha et les environs et encadrées par deux hommes, renseigne l’agent forestier, Yaya Sambou.

L’ANGMV a construit un bâtiment pour stocker la production dont une partie de la récolte est vendue. Les recettes sont versées à la présidente des femmes, Maimouna Sène. Des prêts sont octroyés aux membres de l’association qui remboursent avec un taux d’intérêt de 5% pour chaque 5 000 F Cfa reçu. « L’argent nous permet d’être plus autonomes et de continuer de travailler à la fin du projet afin de gérer nos besoins quotidiens comme les frais d’évacuation des femmes enceintes et des malades au poste de santé », explique Maimouna.

Plus d’informations : Action Contre la Désertification au Sénégal

Source : https://www.fao.org/senegal/actualites/detail-events/ru/c/1203521/

Pour en savoir plus >

Approches et Réalisations des activités du projet A.C.D au Sénégal : mise en place d’une RNC à Koyli-alpha > source :

http://foris.fao.org/meetings/download/_2018/african_forestry_and_wildlife_commission_21st_sess/misc_documents/afww_5_event_1_great_green_wall_ppt_2b_the_ggw_initiative_acd_project_senegal.pdf

[Note du rédacteur : ce document est richement illustré de photos et avec des informations techniques pertinentes].

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  • Afrique : face au changement climatique, il faut renforcer la résilience pour améliorer la sécurité alimentaire (FAO) - Mercredi 7 Août 2019 – FAO / Sénégal
    Face au changement climatique et pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique, il est nécessaire de renforcer la résilience, ont estimé les participants d’un Dialogue de leadership de haut niveau sur la sécurité alimentaire en Afrique organisé à Kigali, au Rwanda, du 5 au 6 août.

Photo/Noor pour FAO/Benedicte Kurzen A Koyli Alpha, au Sénégal, des femmes de la communauté travaillent dans des pépinières créées dans le village dans le cadre de l’Initiative de la Grande muraille verte qui vise à améliorer la vie des populations et la durabilité des terres.

Photo - Photo/Noor pour FAO/Benedicte Kurzen A Koyli Alpha, au Sénégal, des femmes de la communauté travaillent dans des pépinières créées dans le village dans le cadre de l’Initiative de la Grande muraille verte qui vise à améliorer la vie des populations et la durabilité des terres.

« Les agriculteurs ont toujours innové. Ce dont ils ont besoin, ce sont des politiques qui les protègent et renforcent leur résilience face au changement climatique. Ils ont besoin d’accéder à l’information, aux technologies et à l’investissement et ils doivent participer aux discussions portant sur l’innovation », a déclaré la Directrice générale adjointe à la FAO, Maria Helena Semedo, lors d’une table ronde sur les meilleurs investissements et politiques favorables à la sécurité alimentaire face au changement climatique. 

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en Afrique, les secteurs de l’alimentation et de l’agriculture comptent parmi les plus vulnérables face aux répercussions négatives du changement climatique. 

Les petits agriculteurs, entrepreneurs et leurs familles dont les moyens d’existence dépendent de l’agriculture pluviale sont les plus menacés par le changement climatique. 
Renforcer la résilience fait ainsi partie des priorités de la FAO en termes de développement sur le continent. 

Rendre les populations résilientes face à de nombreuses menaces y compris le changement climatique est une condition sine qua non pour promouvoir le développement durable, surtout que la population africaine est appelée à fortement augmenter d’ici 2050, dépassant les deux milliards de personnes.

Les conflits et le changement climatique entraînent la sous-alimentation

Selon les dernières données de la FAO, la faim est en hausse dans presque tous les pays d’Afrique subsaharienne faisant de l’Afrique la région avec la prévalence la plus élevée de sous-alimentation (presque 20%). 

Cette situation s’explique principalement par les conflits et le changement climatique et est particulièrement préoccupante en Afrique de l’Est où 30,8% de la population (soit 133 millions de personnes) peine à se nourrir. 

La possibilité d’atténuer ces risques en prenant des mesures concrètes, aussitôt que possible, et en concentrant les efforts sur la résilience a également fait partie des thèmes discutés lors de la conférence. 

Les quelque 250 participants se sont engagés lundi à mieux soutenir les pays africains en vue d’accélérer les progrès visant à améliorer la sécurité alimentaire. 

L’évènement était parrainé par le Gouvernement du Rwanda en partenariat avec la FAO, la Commission de l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque mondiale. 
Un.org

Source : https://www.lejecom.com/Afrique-face-au-changement-climatique-il-faut-renforcer-la-resilience-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-FAO_a3990.html

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  • Actions au Sénégal - Un futur plus vert pour le Sahel - 16/01/2018 admin – Document ‘environnement-afrique.com’ - Photo paysage
    Rencontre avec la chercheuse Deborah Goffner, à l’origine de l’ambitieux projet «  Future Sahel  ». Ce projet, débuté en février par une traversée d’ouest en est du Sénégal, s’inscrit dans le cadre de la Grande Muraille verte, qui a pour vocation de lutter contre la désertification de la zone saharo-sahélienne.

Photo - Deborah Goffner discute avec le capitaine Sall, agent des eaux et forêts du Sénégal, dans la pépinière de Ranérou. © J.-L PEIRY

Voici quelques années encore, l’univers scientifique de Deborah Goffner tenait entre blouse blanche et pipettes. En 2012, cette directrice de recherche au CNRS décide, sans que rien ni personne ne l’y oblige, d’opérer un revirement spectaculaire dans sa carrière : après des années de travail, fécondes et reconnues, en biologie moléculaire végétale, elle se risque sur le terrain de l’écologie végétale.

Quatre ans plus tard, cette souriante quinqua, entourée d’une équipe de onze scientifiques aux spécialités multiples, preuves vivantes du caractère interdisciplinaire de la démarche, est à la tête d’un projet de recherche financé à hauteur de plus de 280 000 euros par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Petite anecdote, elle assure que cette rencontre « doit tout » à CNRS Le journal, dans lequel elle a découvert l’existence des Observatoires hommes-milieux internationaux (OHM.I), dont celui de Téssékéré (Sénégal), dirigé par l’anthropologue Gilles Boëtsch depuis sa création.

Le nom de baptême du projet de recherche, «  Future Sahel  », donne la mesure de son ambition. Il englobe et dépasse les travaux engagés dans le cadre de l’OHM.I, né en 2009 en corrélation avec le projet panafricain de la Grande Muraille verte (GMV). Lancée par onze chefs d’État du continent africain, l’idée d’une Grande Muraille verte traversant l’Afrique du Sénégal à Djibouti et visant à lutter contre la désertification du Sahel progresse à pas lents. De tous les pays concernés, le Sénégal est sans conteste l’un des pays les plus moteurs. La force et la nouveauté de Future Sahel sont d’impliquer à la fois l’Unité mixte internationale du CNRS (ESS) implantée à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, pilier de l’OHM.I, et les promoteurs politiques de la Grande Muraille verte, dont l’Agence nationale de la GMV au Sénégal, qui figure à part entière parmi les partenaires du projet ANR. «  Future Sahel ambitionne de fournir des connaissances conceptuelles et expérimentales, un apport qui puisse servir au bien-être des populations sahéliennes grâce au vecteur de transformation que représente la Grande Muraille verte  », résume Deborah Goffner.

Photo - Champs d’oignons alimentés en eau grâce à des puits dans le village côtier de Potou, grand centre maraîcher de la région de Louga, à l’ouest du Sénégal. © J.-L PEIRY

Outre l’expertise basée en Afrique, dont celle, majeure, d’Aliou Guissé, professeur en écologie végétale et codirecteur de l’OHM.I Téssékéré, la chercheuse s’est adjoint les compétences de deux scientifiques dont les domaines d’expertise donneront une dimension nouvelle aux travaux engagés jusqu’à présent autour de la GMV  : le géographe Jean-Luc Peiry, qui dirige le Laboratoire de géographie physique et environnementale3, et l’écologue Line Gordon, du Centre de résilience de l’université de Stockholm, dont les travaux portent précisément sur la résilience des écosystèmes grâce à une gestion durable des ressources naturelles. Line Gordon fera bénéficier le projet de son expérience menée au Sud Niger, en Tanzanie ou encore en Afrique du Sud. En outre, cette alliance avec Stockholm a le mérite de réunir en un même projet les terrains scientifiques de Deborah Goffner qui, de fait, partage sa vie entre le Sénégal et la Suède.

Cette aventure scientifique a commencé en février 2016 par une expédition inédite  : la traversée d’ouest en est du Sénégal en suivant le tracé de la GMV. Un road trip de dix jours mené à six chercheurs avec GPS, boîtes de conserve, café soluble à gogo et logement chez l’habitant ou dans les «  bases  » du service des eaux et forêts du Sénégal. Une «  mission exploratoire  » dont Deborah Goffner et ses compagnons de science se souviendront probablement comme le coup d’envoi du projet véritablement intitulé  : «  Approches multi-échelles pour un meilleur management des ressources au Sahel, dans le contexte de la Grande Muraille verte  ». Un coup d’envoi réussi, comme nous l’explique la chercheuse, de retour de mission.

QUEL ÉTAIT L’OBJECTIF DE CETTE MISSION EXPLORATOIRE  ?

Depuis que je suis partie prenante du projet de la Grande Muraille verte à travers l’Observatoire hommes-milieux, j’ai toujours vu cette grande muraille projetée sur une carte, s’incarnant dans une grande ligne verte qui traverse le continent africain. Je me suis souvent interrogée sur ce que recouvrait vraiment cette «  ligne  », sur ses aspects biophysiques, humains. Ce tracé vert qui traverse l’Afrique donne d’ailleurs une fausse idée de la réalité de la GMV  : il s’agit plutôt de«  taches  » vertes qui ne sont pas reliées entre elles. Nous circulons beaucoup dans le Ferlo (région de Téssékéré), mais je n’avais jamais effectué une traversée avec un objectif d’observation systématique. Or, si l’on veut prendre la bonne décision, faire de la bonne gestion des ressources naturelles, il faut comprendre intimement les systèmes socio-écologiques des zones d’intervention de l’Agence nationale de la GMV. C’était cela l’objectif de la mission exploratoire  : parcourir les 545 kilomètres de la Grande Muraille verte au Sénégal, d’ouest en est.

« J’ai découvert des choses que j’ignorais, comme ce jardin maraîcher de 5 hectares, à Koyli Alpha, où travaillent près de 160 femmes.

QU’EST-CE QUI VOUS A SURPRISE, VOUS QUI CONNAISSIEZ DÉJÀ LE TERRAIN  ?

Ce qui m’a le plus surprise, c’est la diversité des systèmes socio-écologiques. À l’ouest, nous avons découvert des paysages plutôt riants, avec un accès à l’eau abondant, des champs d’oignons, de tomates. Une cinquantaine de kilomètres plus loin et nous basculions dans des zones sylvopastorales, sans aucun maraîchage, où les habitants sont dépendants à 100 % de l’élevage pour leurs revenus. Pour maximiser notre mission, chacun d’entre nous s’était vu assigner une tâche en fonction de ses compétences en écologie végétale, en géographie, en hydrologie, en sociologie, etc. Nous devions chacun réunir un maximum d’observations. Nous avons également interrogé un grand nombre de gens  : les notables dans chaque village, des représentants des ONG quand elles étaient présentes, des agriculteurs, des agents de la GMV,  etc.

Photo - Jardin communal de fruits et légumes à Koyli Alpha. © J.-L PEIRY

L’ensemble des observations réalisées ainsi que les informations glanées dans les entretiens étaient consignés chaque soir sur un paper board. Le regard différent que chacun d’entre nous portait sur le terrain nous a permis de croiser un grand nombre d’informations. J’ai le sentiment d’avoir découvert des choses que j’ignorais. Comme ce jardin maraîcher, à Koyli Alpha, qui s’étend sur 5 hectares, dont deux d’arbres fruitiers, où travaillent près de 160 femmes. Les résultats en termes de production sont remarquables et commencent à changer la vie des familles qui bénéficient d’une production à proximité et nettement moins chère qu’au marché.

CETTE MISSION EXPLORATOIRE VOUS A-T-ELLE D’ORES ET DÉJÀ PERMIS DE NOURRIR VOTRE PROJET  ?

Ce voyage de repérage nous a permis de poser de premiers jalons. Notamment pour la base de données qui décrira la diversité des systèmes socio-écologiques que j’évoquais à l’instant. Certains sont à dominante agricole, d’autres agro-sylvopastorale ou encore pastorale. Nous réunirons dans la base les données déjà connues, recensées et compilées dans les archives du Sénégal ainsi que celles que nous allons nous-mêmes produire.

Cet ensemble sera spatialisé dans un système d’information géographique (SIG). La mission nous en a donné un premier aperçu. Notre deuxième axe visant à maximiser la biodiversité qui peut être obtenue sur la Grande Muraille verte, la mission nous a permis d’identifier le lieu où nous allons créer une nouvelle parcelle expérimentale. Elle sera située dans le bourg de Ranérou et ses caractéristiques seront très différentes de celles de la première de nos parcelles, créée en 2013 tout près de Widou, où se trouve la base de l’OHM.I.

Nous y avons planté une dizaine d’espèces indigènes et suivons la régénération naturelle. Plusieurs arbres sont également équipés de capteurs qui enregistrent leur humidité relative. À terme, l’objectif est de comprendre l’impact du reboisement sur le climat global. C’est une sorte de laboratoire expérimental à ciel ouvert, clôturé bien sûr afin d’empêcher les animaux d’y pénétrer. Les éleveurs peuls, qui possèdent des milliers de têtes de bétail, possèdent en effet des petits ruminants dont ils font le commerce. Comme je l’indiquais précédemment, le tracé recouvre des zones éco-géographiquement dif­férentes avec des pluviométries variables par exemple. Il est donc essentiel que nos expérimentations soient ­représentatives de cette réalité physique.

VOUS AVEZ ÉGALEMENT COMMENCÉ À IDENTIFIER LES RESSOURCES NATURELLES À FORT POTENTIEL ÉCONOMIQUE POUR LA RÉGION.

Sur la base de notre mission, nous sommes effectivement en train de dessiner une carte qui montre la distribution relative d’un des arbres qui domine le paysage local, le Balanites aegyptiaca, que l’on appelle communément le dattier du désert. L’idée est de valoriser le potentiel économique de cette espèce très robuste, comme le Maroc a été capable de le faire avec l’argan ou le Burkina avec le karité. Ces espèces fruitières indigènes de l’Afrique sont sous-exploitées. Les fruits du Balanites contiennent un noyau dont on peut extraire une huile qui est utilisée dans l’alimentation, mais aussi dans la fabrication des cosmétiques.

Nous souhaitons apporter notre expertise scientifique pour améliorer la sélection et la domestication de l’espèce afin de parvenir à une production importante des fruits dont la commercialisation est pour l’instant très informelle. Une production de qualité tout au long de l’année est essentielle pour créer une filière économique. Mais le Balanites n’est qu’un exemple.

Photo - Commerce de fruits de « Balanites aegyptiaca », ou dattier du désert, au marché local de Widou au Sénégal. © A. KA

VOUS AVEZ PLACÉ L’AVENIR DES POPULATIONS AU CŒUR DE VOTRE PROJET.

Future Sahel doit vraiment s’entendre au sens littéral. Nous voulons nous projeter dans l’avenir. Le Sahel ne se transformera pas en un jardin d’Eden et nous ne sommes pas des marchands d’illusion, mais nous pensons que nos recherches doivent être mises au service des populations. C’est pourquoi il est très important à mes yeux que l’Agence nationale de la GMV soit partenaire du projet. Il me semble que ce qui est original dans Future Sahel, ce sont non seulement les objectifs scientifiques propres, mais aussi la volonté de réaliser du co-design et de la co-production des connaissances avec les habitants ainsi qu’avec ceux qui sont en charge du développement de ce territoire. La dimension de la participation des populations est essentielle. Nos résultats doivent être directement transposables dans les protocoles de reforestation et dans les actions sur le terrain.

LE QUATRIÈME VOLET DU PROJET, QUI PORTE SUR LA PRISE DE DÉCISION, EST SANS DOUTE LE PLUS NOVATEUR.

La collaboration que nous mettons en place avec le Centre de résilience de l’université de Stockholm a justement pour objet d’établir un cadre conceptuel de prise de décision solide et pertinent pour un grand projet de développement comme celui de la Grande Muraille verte. Comment prendre les bonnes décisions au bon endroit  ? Que devons-nous prendre en compte  ? Le Sahel a connu beaucoup de projets de développement. Quels sont les dénominateurs communs de leurs succès et de leurs échecs  ? Nous voulons identifier les services éco-systémiques4 durables et équitables pour les populations. Les chercheurs sont de nouveaux acteurs dans le paysage  : nous devons apporter nos connaissances et nos méthodes scientifiques pour orienter le développement de la Grande Muraille verte dans la bonne direction.

Src : lejournal.cnrs.fr

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