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"Protection de l’environnement marin : pêches et biodiversité (dauphins, requins, baleines), transport maritime (prévention des pollutions, polaire, piraterie), réchauffement des eaux (montée du niveau, désoxygénation, acidification), stockage du carbone océanique, gestion des aires protégées" par Jacques Hallard

mardi 8 février 2022, par Hallard Jacques



ISIAS Océans

Protection de l’environnement marin : pêches et biodiversité (dauphins, requins, baleines), transport maritime (prévention des pollutions, polaire, piraterie), réchauffement des eaux (montée du niveau, désoxygénation, acidification), stockage du carbone océanique, gestion des aires protégées

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/02/2022

Plan du document : Définitions préliminaires Préambule Introduction Sommaire Auteur

Photo aérienne de la nappe de merlus morts au large de La Rochelle / Capture d’écran Twitter – SeaShepherdFran


Définitions préliminaires

La surpêche menace les océans - Les techniques de pêche ne cessent de s’améliorer, au risque de vider la mer d’une partie de ses ressources… Des navires plus grands, des filets plus profonds, des sonars plus efficaces : pour répondre à l’appétit insatiable pour les poissons, les techniques de pêche ne cessent de s’améliorer, au risque de vider la mer d’une partie de ses ressources. En 2017, 92,5 millions de tonnes de poissons et de fruits de mer ont été capturés dans le monde, soit plus de quatre fois plus qu’en 1950, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette progression s’explique par l’accroissement de la population, et par une consommation en hausse par habitant. Mais les ressources de la mer ne sont pas inépuisables : un pic de captures de poissons a été atteint en 1996, selon la FAO et depuis, elles stagnent…. – Pour en savoir plus : https://www.geo.fr/environnement/la-surpeche-menace-les-oceans-195492

La biodiversité marine - Les océans couvrent près de 72% de la surface de la planète et représentent plus de 90% du volume habitable pour le monde vivant. Pourtant, à ce jour, seulement 240 000 espèces marines ont été décrites alors que les scientifiques estiment leur nombre entre 500 000 et plus de 10 millions (estimations qui n’englobent pas le monde microbien, dont le nombre d’espèces approcherait la dizaine de milliards). La dissémination des techniques de biologie moléculaire et de leurs plus récents progrès permet désormais de dépasser le rythme de la description « classique » (environ 250 nouvelles espèces par an) de la biodiversité marine et d’en accélérer l’inventaire… - Pour en savoir plus : https://wwz.ifremer.fr/Expertise/Eau-Biodiversite/Biodiversite-Marine

La biodiversité marine en déclin - La perte de biodiversité marine fragilise l’écosystème océanique et sa capacité à résister aux perturbations, à s’adapter aux changements climatiques et à jouer son rôle de régulateur écologique et climatique au niveau planétaire. L’océan abrite des millions d’espèces. Cette biodiversité marine est indispensable à la bonne santé des océans. Milieu vivant, l’océan participe à la régulation du climat. Les changements climatiques, causés par l’homme, ont des conséquences directes sur les espèces marines. Ils en modifient l’abondance, la diversité et la distribution, mais également leur alimentation, leur développement et leur reproduction, ainsi que les relations entre ces espèces… » - Pour en savoir plus : https://ocean-climate.org/sensibilisation/la-biodiversite-marine-en-declin/

La pollution marine consiste en la présence de déchets dans les océans, ou bien résulte du rejet dans l’environnement par les activités humaines de quantités excessives de produits physiques ou chimiques toxiques, ou de déchets abandonnés par l’homme sur les sols, qui viennent polluer les fleuves et se retrouvent finalement dans les mers. Cette pollution arrive dans le milieu marin via le ruissellement et les cours d’eau, ou est apportée par les vents et les pluies, ou provient de produits et objets volontairement ou accidentellement rejetés à la mer. La pollution entraîne la disparition de certaines espèces. Concernant uniquement la pollution marine issue des déversements de déchets en plastique, d’après National Geographic, en 2019, il y aurait plus de 5,25 mille milliards de débris en plastique dans les océans du globe, dont 269 000 tonnes flottant en surface1. La Chine, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam rejettent plus de déchets plastiques dans la mer que tous les autres pays du monde réunis2. En effet, d’après une étude de novembre 2017, les fleuves Yangtze, Indus, Jaune, Hai, Nil, Gange, Perles, Amour, Niger ainsi que le Mékong seraient à l’origine de 88 à 95 % des plastiques qui envahissent les océans3,4…. – Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_marine

Voir également : https://www.oceanopolis.com/pollution-marine et La lutte contre les pollutions marines - Mis à jour le 05/03/2021 – Pour en savoir plus : https://www.mer.gouv.fr/lutte-contre-les-pollutions-marines

Le réchauffement des océans et pourquoi s’en soucier ? - Les océans absorbent la plus grande partie de la radiation solaire sur Terre. Leur réchauffement peut causer leur acidification et la fonte des glaciers. Les océans et l’atmosphère travaillent ensemble pour former le climat de la Terre. Mais le climat de la Terre est en train de changer. Ce phénomène est en partie dû au réchauffement planétaire. Le réchauffement planétaire affecte tout sur la Terre, y compris les océans. L’augmentation de la température des océans à cause des problèmes à travers la planète. Examinons en quoi l’océan est lié à la température mondiale. Ensuite, voyons pourquoi il faut s’inquiéter de la hausse des températures océaniques…. – Pour lire la suite : https://parlonssciences.ca/ressources-pedagogiques/les-stim-en-contexte/le-rechauffement-des-oceans-et-pourquoi-sen-soucier

L’élévation actuelle du niveau de la mer est un phénomène enclenché au cours du XXe siècle résultant du réchauffement climatique. Le niveau moyen des océans a considérablement varié au cours de l’ère Quaternaire, baissant de plus de 100 m au cours de chaque période glaciaire. Très stable depuis environ 2 500 ans, le niveau de la mer a commencé à s’élever à la fin du XXe siècle. Il a augmenté de 0,2 m entre 1901 et 2018. La vitesse d’élévation du niveau de la mer s’accélère, elle atteint 3,7 mm/an sur la période 2006-2018. Les moyens de mesure du niveau de la mer sont principalement de deux types : les marégraphes, installations fixes, et l’altimétrie satellitaire. Cette élévation est un effet du réchauffement climatique, principalement via deux phénomènes : la fonte d’une partie des glaces continentales (inlandsis polaires et glaciers de montagnes) et la dilatation thermique de l’eau des océans sous l’effet de l’élévation de la température. À côté de ces deux causes principales, il existe d’autres contributions qui n’ont pas forcément de lien direct avec le réchauffement climatique. Au premier rang de celles-ci figure l’exploitation d’un grand nombre d’aquifères terrestres au-delà de leur capacité de renouvellement. La dilation thermique et la fonte des inlandsis polaires sont deux phénomènes extrêmement lents, qui ne répondent complètement à un réchauffement soudain du climat, qu’après un temps de plusieurs siècles. Cela signifie que même si le réchauffement climatique pouvait être arrêté rapidement, le niveau des océans continuerait à s’élever tout au long du troisième millénaire. L’établissement de prévisions quantitatives à long terme, même pour un scénario climatique donné, reste très difficile. Les conséquences prévisibles les plus importantes de l’élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de basse altitude, l’intrusion d’eau salée dans les aquifères d’eau douce proches des côtes, la destruction d’écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique… - Pour lire la suite : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer

Désoxygénation et acidification des océans : comment ça marche ? - L’une des premières conséquences de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère est l’acidification de l’océan. Cette acidification est globalement proportionnelle à l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère. L’acidification des eaux de surface de l’océan est mesurée par la diminution progressive de son pH. Pour d’autres raisons, on observe aussi une baisse de la concentration en O2 dans l’océan, ce qu’on appelle la désoxygénation… Pour en savoir plus : https://wwz.ifremer.fr/L-ocean-pour-tous/Nos-ressources-pedagogiques/Comprendre-les-oceans/Ocean-et-climat/Desoxygenation-et-acidification-des-oceans-comment-ca-marche

Stockage naturel du carbone dans les océans, « une formidable machine à enterrer le carbone » - Les spécialistes en conviennent : la déforestation et l’agriculture sont désormais au centre des préoccupations des acteurs engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais quid de l’océan, le grand oublié de ce qui est, pourtant, un enjeu majeur pour la survie de la planète ? Un oubli d’autant plus fâcheux que l’océan est une formidable machine à enterrer le CO2. Serions-nous, malgré nos technologies d’observation surpuissantes et notre développement scientifique, de simples créatures essentiellement terrestres ? À l’évidence, l’attention que nous prêtons aux continents en dépit des 70 % du globe recouverts d’eau pose question… - Pour lire la suite : https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/l-ocean-une-formidable-machine-a-enterrer-le-carbone-62282

Voir aussi pour plus de détails : Comment l’océan absorbe-t-il le carbone ? - L’océan joue un rôle fondamental dans la régulation du climat. En effet, par l’absorption et le stockage du dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, il limite le réchauffement climatique…. – Pour en savoir plus : https://www.nausicaa.fr/article/comment-locean-absorbe-til-le-carbone/

Ne pas confondre avec le piégeage et le stockage technologique du CO2 dans les océans, à voir notamment sur ce site : https://www.greenfacts.org/fr/piegeage-stockage-co2/l-2/6-stockage-oceanique-co2.htm

Aires marines protégées (France, monde) - Une aire marine protégée est un volume (et non une surface) délimité en mer, sur lequel les instances gouvernantes attribuent un objectif de protectionde la nature à long terme. Cet objectif est rarement exclusif et soit souvent associé à un objectif local de développement socio-économique, soit encore avec une gestion durable des ressources. En général, la gestion est confiée à une instance locale dans laquelle sont représentées les différentes parties prenantes. Une aire marine protégée se caractérise également par un certain nombre de mesures de gestion mises en œuvre au profit de l’objectif de protection : suivi scientifique, programme d’actions, charte de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementation, surveillance, information du public. De multiples raisons peuvent conduire à mettre en place une aire marine protégée. Sans prétendre à l’exhaustivité, les motivations peuvent être : la protection ou la reconstitution de ressources halieutiques, la protection d’espèces ou d’habitats écologiques rares et menacés, la préservation d’un ensemble d’habitats remarquables, la protection de la biodiversité, la gestion durable d’un milieu naturel soumis à de multiples usages, la protection d’un cadre préservé à forte attractivité touristique, la restauration de milieux dégradés, la mise en place de mesures écologiques compensatoires à des activités ou installations destructrices (création d’un terminal ou extension d’un port, par exemple), l’instauration d’un espace de référence scientifique… - Pour en savoir plus : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/aires-marines-protegees-france-monde

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Préambule

Océans et droit de la mer – Document officiel des Nations Unies ‘un.org/fr’

Photo - Un pêcheur au crépuscule, au Bangladesh. Une personne sur dix à travers le monde dépend de la pêche pour sa subsistance et fait souvent partie des plus pauvres. Photo Mohammad Rakibul Hasan/Coral Reef Image Bank

Les océans sont sources de vie. Ils représentent une surface de plus de 360 millions de kilomètres carrés, soit environ 72 pour cent de la surface terrestre. Non seulement les océans procurent des ressources naturelles essentielles pour les êtres humains mais ils servent aussi au commerce, au transport, à l’aventure et à la découverte. Les océans ont pendant longtemps séparé les peuples mais aussi contribué à leur rapprochement.

Aujourd’hui, nous disposons d’une cartographie des continents, des voies terrestres, maritimes et aériennes et la majeure partie de la population mondiale vit à environ 320 kilomètres de la mer.

2 vidéos à voir à la source :

Lambert Wilson s’engage pour l’océan (durée de la vidéo 2:15)

Défis de la Décennie de l’océan (durée de la vidéo 1:23)

La liberté des mers

Les océans ont longtemps été soumis à la doctrine de la liberté de la mer, une doctrine énoncée au XVIIe siècle et qui limitait en substance la juridiction et les droits nationaux sur les océans à une bande étroite entourant le littoral d’un pays. Le reste des océans était déclaré libre pour tous et n’appartenant à personne. Cette situation a prévalu jusqu’au XXe siècle, période au cours de laquelle des revendications nationales sur les ressources extracôtières sont apparues.

D’autres préoccupations ont également vu le jour comme l’activité de flottes de pêche plus importantes et modernes, la gestion des stocks de poissons, les risques de plus en plus importants de pollution des milieux marins, les déchets liés aux cargos transportant des cargaisons nocives, l’activité des pétroliers ou les tensions liées à la recherche de voies maritimes.

Les dangers liés à la pollution des mers et à leurs effets sur la diversité océanique ont donc toujours été au cœur des préoccupations des États côtiers, tandis que la concurrence se multipliait entre les grandes puissances pour affirmer leur présence à la surface des océans et sous les mers.

La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer

L’ONU a facilité les efforts internationaux qui, en quinze ans, ont abouti à la création d’un Comité des utilisations pacifiques du fond des mers et des océans au-delà des limites de la juridiction nationale (1968), à la conclusion d’un Traité interdisant de placer des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive sur le fond des mers et des océans ainsi que dans leur sous-sol (1970), à l’adoption par l’Assemblée générale d’une Déclaration de principes juridiques régissant les utilisations du fonds des mers et de ses ressources (1970) et à la tenue en 1972 de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement, à Stockholm, en Suède.

L’adoption de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, en 1982, a été l’aboutissement d’un processus lancé quinze ans auparavant. La Convention sur le droit de la mer — ou « Constitution de la mer », a été saluée comme l’un des instruments juridiques les plus importants du XXe siècle. Son champ d’application est vaste et couvre l’ensemble de l’espace marin et de ses utilisations, y compris la navigation et le survol, l’exploration et l’exploitation des ressources, la conservation des ressources biologiques, la protection et la préservation du milieu marin et la recherche scientifique marine.

Principales caractéristiques de la Convention :

  • Les États côtiers jouissent d’une souveraineté sur leur mer territoriale, qui s’étend jusqu’à 12 milles marins du littoral.
  • Les États côtiers jouissent, dans une « Zone économique exclusive » de 200 milles marins, de droits souverains sur les ressources naturelles et sur certaines activités économiques.
  • Les États côtiers ont juridiction sur les ressources de leur plateau continental (extension sous-marine du territoire d’un État) pour explorer et exploiter ses ressources naturelles. La limite du plateau est fixée à 200 milles marins de la côte, ou plus dans certains cas.
  • La Convention établit un mécanisme obligatoire et compréhensif de règlement des différends.
  • La Convention a porté création de trois nouveaux organismes internationaux (l’Autorité internationale des fonds marins, le Tribunal international du droit de la mer et la Commission des limites du plateau continental).
    La protection de l’environnement marin et de sa biodiversité

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a lancé en 1974 un Programme de protection pour les mers régionales. Le Programme est chargé de mettre en œuvre de nombreuses politiques et s’occupe particulièrement de la dégradation accélérée des océans et des zones côtières. Le PNUE est également à l’origine du Programme d’action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres, seul mécanisme intergouvernemental mondial qui étudie le lien entre les écosystèmes terrestres, d’eau douce, écosystèmes côtiers et marins.

Au sein du Système des Nations Unies, les travaux de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO favorise la coopération internationale et la coordination de programmes dans les domaines de la recherche et l’observation marine, la conservation et la protection des environnements marins, l’atténuation des risques, et le développement des capacités.

L’Organisation maritime internationale (OMI) est l’institution spécialisée des Nations Unies chargée d’assurer la sécurité et la sûreté des transports maritimes et de prévenir la pollution des mers par les navires. En tant qu’institution spécialisée des Nations Unies, l’OMI est l’autorité mondiale chargée d’établir des normes pour la sécurité, la sûreté et la performance environnementale des transports maritimes internationaux.

Le transport maritime et la prévention de la pollution

Les transports maritimes assurent 90 pour cent du commerce mondial. En 1973, l’Organisation maritime internationale a adopté la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), laquelle a été modifiée par les Protocoles de 1978 et 1997 et actualisée par le biais de divers amendements. Cette Convention couvre la pollution par les hydrocarbures, la pollution par les substances liquides nocives transportées en vrac, la pollution par les substances nuisibles transportées par mer en colis, les eaux usées des navires, les ordures et la prévention de la pollution de l’atmosphère par les navires.

Le Recueil sur la navigation polaire

Le Recueil international de règles applicables aux navires exploités dans les eaux polaires, entré en vigueur en 2017, couvre l’ensemble des questions de conception, de construction, d’équipement, d’exploitation, de formation, de recherche et de sauvetage, et de protection de l’environnement relatives à l’exploitation des navires dans les eaux inhospitalières qui entourent les deux pôles.

La piraterie

Les attaques de pirates constituent un danger pour le bien-être des gens de mer et la sécurité de la navigation et du commerce. Ces actes criminels peuvent entraîner la mort, des blessures physiques ou la prise d’otages, des perturbations importantes du commerce et de la navigation, des pertes financières pour les armateurs, une augmentation des primes d’assurance et des coûts de sécurité, une augmentation des coûts pour les consommateurs et les producteurs et des dommages pour le milieu marin.

Photo - Des Casques bleus de la MONUSCO débarquent sur une plage pour surveiller les actes de piraterie maritime en République démocratique du Congo. Photo ONU/Sylvain Liechti

La menace que constituent la piraterie est à l’ordre du jour des travaux de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui a adopté, comme l’ont fait les Nations Unies, des résolutions supplémentaires pour compléter les règles de la Convention sur le droit de la mer en matière de lutte contre la piraterie.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son Programme de lutte contre la piraterie, lutte contre la criminalité transnationale organisée en Afrique en se concentrant sur la lutte contre la piraterie dans la corne de l’Afrique et le golfe de Guinée. Sa mission consistait à soutenir un pays, le Kenya, dans sa gestion de l’augmentation du nombre d’attaques par des pirates somaliens. Le programme couvre désormais davantage d’activités et est présent dans six pays de la région du bassin somalien : le Kenya, les Seychelles, l’île Maurice, la Tanzanie, les Maldives et la Somalie. Il s’est révélé très efficace dans la détention et la poursuite des suspects de piraterie conformément aux règlementations internationales d’Etat de droit et dans le respect des droits de l’homme.

Journée mondiale de l’océan

Chaque année, les Nations Unies célèbrent à la date du 8 juin la Journée mondiale de l’océan pour rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne. La journée est également l’occasion de rappeler que l’élévation du niveau de la mer et autres effets des changements climatiques ont de graves répercussions sur les zones côtières et les pays côtiers de basse altitude, y compris nombre de pays parmi les moins avancés et de petits États insulaires en développement.

Ressources

Welcome to the United Nations

Africa Radio

Source : https://www.un.org/fr/global-issues/oceans-and-the-law-of-the-sea

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Introduction

Ce dossier constitué à usage pédagogique s’ouvre avec un préambule des Nations Unies sur « Océans et droit de la mer ».

Une prise de conscience sur les problèmes concernant les environnements marins et les océans en général est manifeste au regard des quelques documents sélectionnés et présentés tout d’abord : par exemple ce gigantesque banc de poissons morts au large de La Rochelle France (photo en début de document) dévoilé par l’organisation ‘Sea Shepherd’ et l’action de cette dernière contre les captures de dauphins dans le Golfe de Gascogne, ou encore une mise en garde sur le sort des espèces de requins en danger d’extinction, notamment dans le Mer Méditerranée, en particulier à travers le monde pour mettre fin aux pratiques de la chasse pour les ailerons de requins (voir les affreux détails ici).

Puis l’inquiétante montée rapide du niveau des mers est rappelée avec un classement des villes françaises les plus menacées par la montée du niveau des océans, ainsi que le réchauffement des eaux marines : « une chaleur extrême des océans a franchi un point de non-retour… », « Alors qu’une désoxygénation de l’océan importante et potentiellement irréversible a commencé à se produire en 2021 »…

Vient ensuite un Appel de Jean-Michel Cousteau, pour ‘Green Cross’ intitulé « Sauvons nos Océans » ; il préconise aux autorités politiques, notamment européennes, ces 10 engagements qui sont présentés en détail : zéro plastique ; zéro pêche illégale ; zéro cétacé en captivité ; zéro exploitation minière des grands fonds ; une Méditerranée et un Pacifique Sud préservés ; moins de bruit sous-marin ; des eaux de qualité ; un transport de marchandise à basse émission et novateur ; des plans de relance écologiquement ambitieux et une humanité préservée par le respect des droits humains et des écosystèmes en mer, que ce soit dans les zones sous juridiction ou en haute mer.

Une bonne nouvelle est rapportée avec l’annonce par selon laquelle l’Islande compte cesser la chasse à la baleine à partir de 2024 !

Pour la suite de ce dossier, trois études en chinois ont été traduites et figurent ici : elles abordent entre autres les sujets suivants :

  • La protection des milieux marins en Chine et dans le monde, afin de tenter d’unir 14 pays pour remettre sur les rails la protection marine mondiale (海洋保护 de ‘Baïke Baïdu’).
  • La protection des océans avec la mise en place simultanée de solutions intégrées pour le climat, la pêche et la biodiversité (document gouvernemental chinois 保护海洋,为气候、渔业和生物多样性提供综合解决方案 provenant de Shanghai) - Les points suivants y sont détaillés : la biodiversité marine, les pêches maritimes, le stockage du carbone océanique et la gestion des aires marines protégées.
  • Un rapport très détaillé qui traite surtout de la protection marine en Chine avec un suivi de 271 aires marines protégées (média ‘xinhuanet.com’ 中国海洋保护行业报告》:我国已建立271个海洋保护区 ).
    Les documents choisis pour ce dossier figurent, avec des liens ad hoc, dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

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  • ‘Sea Shepherd’ dévoile les photos d’un gigantesque banc de poissons morts au large de La Rochelle France - Par Juliette Geay mis à jour le 4 février 2022 à 16h39 | publié le 4 février 2022 à 11h47
    Les images, publiées ce jeudi 93/02/2022, montrent plusieurs dizaines de milliers de poissons morts. Selon l’ONG, ce sont des merlans bleus, utilisés pour fabriquer du surimi. La ministre de la Mer Annick Girardin a demandé l’ouverture d’une enquête administrative et précise qu’il s’agirait d’un ’filet qui a lâché’.

La bande de poissons ferait environ 3 000 m2 selon l’ONG Sea Shepherd © Capture d’écran Twitter - @SeaShepherdFran

L’ONG Sea Shepherd, qui milite pour l’interdiction de la pêche en hiver dans le Golfe de Gascogne, a découvert une immense nappe de poissons morts flottant à 300 kilomètres des côtes de La Rochelle. 

Selon l’Association des Chalutiers Congélateurs Pélagiques (PFA), le chalut (filet) du ’Margiris’, le deuxième chalutier le plus grand au monde, s’est brisé, ce qui a entraîné le rejet des merlans bleus dans l’eau. La ministre de la Mer annonce l’ouverture d’une enquête administrative. 

Photo aérienne de la nappe de merlus morts au large de La Rochelle / Capture d’écran Twitter - SeaShepherdFran

3 000 m2 de poissons

Selon l’ONG, il y aurait ’plus de cent mille merlus morts’, sur une surface d’environ ’3 000 mètres carrés’. Les images, relayées sur les réseaux sociaux, ont choqué internautes et militants défenseurs de l’environnement. 

Voilà ce qui se passe en ce moment dans le golfe de Gascogne au large de La Rochelle. Quatre navires-usines opèrent dans la zone, dont le Margiris, le deuxième plus grand chalutier du monde (banni en Australie). pic.twitter.com/nA64Fm7VlC— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran)February 3, 2022

Sea Shepherd sur la trace de 4 bateaux de pêche

L’ONG soupçonne quatre navires-usines de pêche d’être responsables de cette hécatombe, dont le Margiris, le deuxième plus grand chalutier au monde, long de 143 mètres. Ce bateau, géré par une société néerlandaise, est ’banni en Australie’, depuis la mobilisation de pêcheurs et d’habitants contre sa venue dans les eaux nationales. 

Photo - Le Margiris, immatriculé en Lituanie, possède un filet de 600 mètres de long et peut contenir jusqu’à 6 000 tonnes de poissons. © Maxppp / OLAF KRAAK/EFE/Newscom/

Dans un live Facebook réalisé hier, un militant de Sea Shepherd montre la technique employée par le chalutier pour pêcher environ 200 tonnes de poissons par jour, qui sont ensuite pompées directement dans les cales du bateau, la marchandise étant trop lourde pour être portée à bord. 

Retrouvez les images filmées par le Age of Union dans le golfe de Gascogne pour l’#OpOceanKillers :https://t.co/tA2pyzK6vF@EmmanuelMacron@AnnickGirardin@BarbaraPompili@MerGouv@Ecologie_Gouv#OpDolphinBycatch— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran)February 3, 2022

Les autres bateaux identifiés au large, gérés par la même société, sont le ’Afrika’, le ’Jospeh Roty’ et le ’Zeeland’. 

Selon Lamya Essemlali, la présidente de Sea Shepherd France interrogée par France 3, il s’agit de ’captures accessoires’, c’est-à-dire de poissons qui n’avaient pas vocation à être péchés et qui prennent de la place au fond des cales. Théoriquement, il leur est interdit de les rejeter, mais ’ça les encombre et si ces poissons (...) ne sont pas ciblés par le navire, alors ils les rejettent’ explique Lamya Essemlali

Elle ajoute que les contacts passés avec les capitaines des bateaux n’ont rien donné ’ils ont tous nié, tous les quatre. Mais nous on est sûr que c’est l’un des quatre’.

La ministre de la Mer et la Commission européenne demandent des enquêtes

J’ai demandé une enquête administrative’, a dit devant la presse Annick Girardin, la ministre de la Mer, en marge d’une rencontre avec des professionnels de la pêche à Saint-Jean-de-Luz ce vendredi. ’Le navire s’est identifié de lui-même en bout de course. L’armateur a reconnu un accident à bord, c’est un filet qui a lâché’, a-t-elle précisé après la publication d’un communiqué par l’Association des Chalutiers Congélateurs Pélagiques (PFA), faisant référence à un accident. Selon la ministre, ’l’accident a été déclaré dans le journal de bord’. 

Les poissons morts seront retirés des quotas du bateau

À la vue des images partagées par @SeaShepherdFran , j’ai demandé au Centre national de surveillance des pêches de faire la lumière sur ce sujet afin d’identifier les causes de ces rejets importants de poissons. Bien sûr, ces images choquent.https://t.co/tTC5kWrOj6— Annick Girardin (@AnnickGirardin)February 3, 2022

La Commission Européenne s’est également saisie du sujet. Le commissaire chargé de l’Environnement (le Littuanien Virginijus Sinkevičius) a annoncé sur Twitter qu’une ’enquête’ était lancée ’auprès des autorités nationales de la zone de pêche (la France) et de l’État présumé du pavillon du navire (non connu à ce stade, puisqu’il n’y a pas de certitude sur le bateau), afin d’obtenir des informations et des preuves exhaustives sur l’affaire.’ Ces propos ont été repris par l’eurodéputé LREM Pierre Karleskind, spécialiste de la pêche au Parlement européen.

Merci au Commissaire à la pêche pour sa réactivité. L’importante quantité de poissons retrouvés morts dans le Golfe de Gascogne semble liée à une « fortune de mer ».
Toute la lumière doit être faite sur ce désastre !
Cc @CathChabaudhttps://t.co/BIpEOfOwt1— Pierre Karleskind (@Pierre_Ka)February 3, 2022

Si la pêche des merlus est autorisée (avec des quotas), la règlementation européenne prévoit qu’il est interdit de rejeter en mer des poissons morts, pêchés par erreur. Ils doivent être ramenés au port pour être déclarés.

Un ’incident de pêche’ ?

Selon l’Association des Chalutiers Congélateurs Pélagiques (PFA), il s’agirait d’un accident. La PFA a publié un communiqué qui semble confirmer l’implication du Margiris : ’Aujourd’hui, à 5h50GMT, un navire membre de la PFA, le Margiris, a signalé aux autorités compétentes un incident de pêche au large de La Rochelle.’ 

Toutefois, dans son explication, l’Association dément tout acte volontaire de rejet en mer. ’Fait rarissime, le chalut contenant des merlans bleus – une espèce soumise à quotas – s’est brisé accidentellement, relâchant ainsi de manière involontaire des poissons en mer. Conformément à la législation européenne, l’événement ainsi que les quantités pêchées ont été consignées dans le journal de bord du navire et signalés aux autorités lituaniennes, pays d’immatriculation du navire.’

Please find below the @PFA_eu statement clarifying this situation.pic.twitter.com/V49oURUpvH— Pelagic Freezer-trawler Association (@PFA_eu)February 4, 2022

France Inter – Info, Culture, Humour, Musique

Fichier:France Inter logo.svg — Wikipédia

Source : https://www.franceinter.fr/environnement/sea-shepherd-devoile-les-photos-d-un-gigantesque-banc-de-poissons-morts-au-large-de-la-rochelle

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  • Bienvenue sur le site de ‘Sea Shepherd France’ – Reproduction de leur site
    ’Il vient une heure où protester ne suffit plus, après la philosophie, il faut l’action.’ - Victor Hugo

Fondée en 1977 par le capitaine Paul Watson, SEA SHEPHERD est l’ONG de défense des océans la plus combative au monde.

Sea Shepherd travaille sur trois axes majeurs :

Dépasser la seule protestation et intervenir de manière active et non violente dans les cas d’atteintes illégales à la vie marine et aux écosystèmes marins

Exposer les abus et les pratiques non durables ou non éthiques d’atteinte à la vie marine et à l’intégrité des écosystèmes marins en alertant les médias et l’opinion publique.

Sensibiliser l’opinion publique au lien essentiel qui nous relie à l’océan à travers diverses interventions en festivals, écoles, organisation de conférences, expositions, publications, films, etc…

Sea Shepherd est 100% indépendante et ne bénéficie d’aucune subvention d’Etat afin de garantir sa liberté de parole et d’action. Les dons faits à l’association permettent en revanche de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%.

Lutter contre les activités illégales en haute mer

Sea Shepherd enquête et informe les autorités et le grand public lorsque les lois permettant de protéger les océans ne sont pas respectées. Nous employons des stratégies innovantes d’action- directe pour exposer les activités illégales dans les sanctuaires marins et dans les eaux territoriales grâce à des accords de coopération avec les autorités locales. Lire la suite

Contre les menaces qui pèsent sur la santé de nos Océans

Nos Océans et leurs habitants meurent de la surpêche et de la destruction de leur habitat. Les braconniers pillent les sanctuaires marins en toute impunité. Et le public ne peut pas se rendre compte des méfaits occasionnés par la pêche illégale, non déclarée et non réglementée qui a lieu en pleine mer. Lire la suite

Défendre et Protéger les Océans

La mission de Sea Shepherd est de lutter contre la destruction de la vie et de l’habitat marin dans son ensemble. Depuis 1977, nous utilisons des stratégies novatrices d’action directe pour défendre, conserver et protéger la biodiversité fragile de nos mers, océans, et faire respecter les lois internationales de conservation, trop souvent bafouées. Lire la suite

Nous avons besoin de votre soutien Soutenez nos actions en faveur des Océans !

En savoir plus et encore …. En savoir plus

Vous avez le pouvoir de stopper le Grind

Chaque année, des milliers de dauphins sont massacrés aux îles Féroé. Et chaque année, nous sommes sur place pour documenter ces massacres et alerter l’opinion publique. Depuis 30 ans, des centaines de pétitions ont été lancées sans succès.

Aujourd’hui, vous avez le pouvoir de faire fléchir les îles Féroé en touchant à la plus puissante de leurs industries : la pêche. Les produits issus de la pêche, incluant le saumon d’élevage, représentent plus de 95 % du total des exportations et environ 20 % du PIB de l’archipel.

Le saviez-vous ? Il est courant de trouver du poisson originaire des îles Féroé en France. Les plus grandes enseignes proposent du poisson féroïen à la vente, mais aussi de très nombreuses poissonneries et épiceries indépendantes ou sites spécialisés en ligne. Parfois, ce sont via des marques bien connues comme Findus, et parfois ce sont via les marques distributeurs comme Leclerc ou Carrefour.

Commercialiser du poisson féroïen revient à soutenir l’économie de l’archipel et par extension à cautionner (même involontairement) ces massacres.

Ensemble, exigeons la fin du Grind aux îles Féroé. Avec le #StopTheGrind, identifions les distributeurs concernés et demandons-leur de condamner ces pratiques en appelant au boycott de ces produits. Identifiez les marques et/ou les enseignes et appelons au boycott de ces produits. Aidez-nous à identifier les distributeurs et mettons-les face à leurs responsabilités.

Comment faire :

Vous trouvez du poisson originaire des îles Féroé en faisant vos courses en ligne ou en magasin ?

1- Partagez la photo du produit concerné

2- Identifiez l’enseigne/la marque en la taguant en Story ou dans une publication

3- Taguez Sea Shepherd France afin de pouvoir repartager et enregistrer votre signalement

4- Ajoutez le #StopTheGrind

À noter : vous ne souhaitez pas publier de photo sur vos réseaux, partagez votre signalement par mail à contact@seashepherd.fr avec les informations mentionnées ci-dessus.
Vous ne trouvez pas l’origine du produit ? Rendez-vous à l’accueil de votre magasin ou demandez à un responsable de rayon. Il est obligatoire de mentionner la zone de pêche ou le pays d’élevage pour les produits non transformés et certains produits transformés de la pêche et de l’aquaculture.
« En ce qui concerne les produits pêchés dans l’Atlantique nord-est […], le nom de la sous-zone ou de la division doit être indiqué, ainsi qu’un nom facile à comprendre pour les consommateurs, une carte ou un pictogramme ». (Extrait du guide de poche des nouvelles étiquettes de l’Union européenne apposée sur les produits de la pêche et de l’aquaculture à l’intention des consommateurs)
Les autorités féroïennes ont fait part de leurs craintes suite au Grind qui a ôté la vie à 1428 dauphins en septembre dernier. Le Premier ministre des Féroé avait déclaré à ce sujet « Nous pensions que la protestation retomberait au fil des jours, mais il semble que ce ne soit pas le cas. »
Maintenons la pression et montrons qu’elle ne retombera pas tant qu’ils ne renonceront pas au Grind.
#StopTheGrind En savoir plus

Navires-usines géants  : SEA SHEPHERD lance l’opération OCEAN KILLERS

En décembre dernier, notre semi-rigide, le Clémentine s’est rendu sur les zones de pêche livrées aux navires-usines géants qui opèrent régulièrement en Manche afin de rapporter des images de ces monstres d’acier aux capacités démesurées. Capables de capturer jusqu’à 200 tonnes de poissons par jour (soit combien d’individus ?), ces navires dont certains arborent pourtant le label de pêche durable MSC sont le symbole de la démesure et de la surpêche. En l’espace de 4 jours seulement, nos équipes ont pu filmer huit chalutiers géants (Afrika, Maartje Theadora, Zeeland, Scombrus, Dirk Dirk, Alida, Frank Bonefaas et Annie Hillina) allant de 86 à 140 mètres évoluant au nord-nord-ouest de Fécamp/Le Havre jusqu’au Nord-Est de Cherbourg.

Si plusieurs nationalités se partagent « le gâteau », les navires battant pavillon néerlandais vampirisent de plus en plus les eaux françaises. Le seul pavillon français est arboré par le Scombrus, navire de l’entreprise France Pélagique qui, comme son nom ne l’indique pas, appartient en totalité à la Holding néerlandaise Cornelis Vrolijk. Pourquoi la France accorde-t-elle à ces navires le droit de piller ainsi ses eaux territoriales ?

Dans le cadre de l’Opération Dolphin Bycatch (captures de dauphins dans le Golfe de Gascogne), la réflexion a porté notamment sur les raisons pour lesquelles les dauphins se sont rapprochés des côtes ces dernières années, y trouvant une mort tragique dans les filets de pêche des navires côtiers, certes beaucoup plus petits que les chalutiers géants, mais présents en grand nombre et avec des méthodes non sélectives.

Les hypothèses scientifiques supposent que les chalutiers géants en surpêchant les poissons-proies des dauphins au large ont poussé ces derniers à se rapprocher des côtes. Mais près des côtes, l’océan est désormais un terrain miné par la pêche non sélective. Du perdant perdant pour les dauphins que la surpêche condamne soit à mourir de faim, soit à mourir asphyxiés dans les filets de pêche.

Si les années précédentes, nous nous étions exclusivement concentrés sur les navires de pêche côtière (dont l’impact sur la vie marine était très sous-estimé), il nous apparaît juste et nécessaire de nous intéresser tout autant à une autre partie du problème, plus au large, impliquant des navires moins nombreux, mais dont l’impact sur l’océan est catastrophique.

Globalement, continuer à appliquer une logique d’exploitation industrielle de la vie marine est une hérésie. Aucune chasse à terre d’ampleur équivalente n’existe à ce jour. L’océan est pourtant un milieu vivant et la vie y est aussi fragile qu’elle est nécessaire à notre propre survie, à notre climat et à l’air que nous respirons.

L’Opération Ocean Killers vise à braquer les projecteurs sur les navires-usines géants qui pillent l’océan, s’octroyant la majorité des quotas et des subventions publiques. Un scandale environnemental, économique et sociétal.

#OPoceankillers #OPdolphinbycatch #SeaShepherd En savoir plus

Sea Shepherd France - Homepage - Pour les océans

Voici Sea Shepherd Conservation Society !

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  • Captures de dauphins dans le Golfe de Gascogne : ‘Sea Shepherd’ lance l’Opération Dolphin ByCatch 7
    Malgré les nombreuses alertes des scientifiques et la mobilisation des ONGs, les captures de dauphins par les engins de pêche dans le golfe de Gascogne se maintiennent à un niveau alarmant, incompatible avec la survie à long terme de la population, malgré son statut d’espèce protégée. Cette semaine, le navire de Sea Shepherd Age Of Union (anciennement Sam Simon) est de retour dans le golfe de Gascogne. Le Semi-rigide Clémentine est également mobilisé. Cette année, nos navires ne se concentreront pas uniquement sur la pêche côtière. Les navires-usines (super-trawlers) qui pêchent bien plus au large feront également l’objet d’observations.

« Le but de cette mission est d’aborder la problématique dans son ensemble et de mettre chaque pratique de pêche face à ses responsabilités » - Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France.

Des records de captures depuis 2016, qui condamnent la population à moyen terme

Depuis 2016, chaque année bat le record de l’année précédente en termes de captures jusqu’à dépasser les 10 000 individus. La seule année 2021 fait figure d’exception avec des échouages largement au-dessus du seuil de survie de l’espèce, mais sans augmentation par rapport à 2020. On ne peut malheureusement en tirer aucune conclusion quant au nombre avéré de captures en mer, tant les conditions météorologiques l’hiver dernier n’étaient pas propices aux échouages avec des vents poussant vers le large plusieurs semaines d’affilée comme ont pu le contacter nos équipes qui patrouillent sur les plages quotidiennement à cette période.

Des centaines de navires de pêche côtière dont les captures ne sont pas assez sélectives

Depuis 2018, Sea Shepherd documente les captures des dauphins dans le golfe de Gascogne par les navires côtiers. Même de « petite taille », ces derniers, dus à leur grand nombre, capturent des milliers de dauphins chaque année. Parmi ces navires, les fileyeurs sont les plus nombreux (plusieurs centaines), mais les chalutiers qui pêchent par paire, même équipés des fameux « pingers » (répulsifs acoustiques), sont filmés chaque année par nos équipes avec des dauphins piégés dans leur chalut. Connu pour être particulièrement meurtrier sur les dauphins, le chalutage par paire a été banni dans plusieurs pays dont le Royaume-Uni en 2007, précisément pour préserver les espèces protégées. La France de son côté s’entête à maintenir des méthodes de pêche non durables et cela malgré l’hécatombe de dauphins dans ses eaux. Leur sort tragique donne une visibilité sans précédent au problème très sous-estimé de la sélectivité des engins de pêche qui réduit à néant tout effort de protection des espèces menacées. 

Des dauphins bien plus près des côtes : la faute aux navires-usines qui les affament  ?

Il est incontestable que les dauphins sont aujourd’hui beaucoup plus observés près des côtes qu’au large, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Contrairement à ce que certains pêcheurs sont enclins à penser, il ne s’agit pas d’une augmentation de la population de dauphins, mais d’un déplacement. Les navires-usines pêchent de façon intensive sur le talus continental et capturent en masse les poissons qui sont habituellement les proies des dauphins. Parmi les hypothèses pouvant expliquer le déplacement des dauphins vers les côtes, se trouve donc la raréfaction de la nourriture. La difficulté croissante pour les dauphins à se nourrir en raison en raison de la surpêche est un vrai sujet de préoccupation.

Ainsi, entre 2012 et 2016, 9,7 % des dauphins communs nécropsiés sont morts de faim au Royaume-Uni. (Deaville, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, sous presse ; Deaville & Jepson, 2011a) - En Irlande, un programme récent de nécropsie des échouages de cétacés a révélé que la famine/hypothermie était la cause de la mort de 21 % des dauphins communs nécropsiés pour la période de juin à novembre 2017 (Levesque et al.)

« Nous manquons cruellement d’approche éco-systémique et nous oublions que dans l’océan, ces poissons que nous ciblons pour notre consommation représentent une nourriture vitale pour les prédateurs marins, notamment les dauphins. 

Les quotas de pêche doivent être fixés en tenant compte des besoins des prédateurs marins au sein de l’écosystème en question et non comme s’il s’agissait d’un super marché à l’usage exclusif des humains. »

Lamya Essemlali

Les revendications de Sea Shepherd

La principale problématique de la pêche est d’une part, ses capacités de capture insoutenables pour l’écosystème marin et d’autre part son manque de sélectivité dont il n’existe aucun équivalent à terre. L’opacité sur les pratiques de pêche due à la nature du milieu peu accessible et à un laxisme certain dans la loi et dans les contrôles, rendent la juste mesure de l’enjeu encore plus difficile à appréhender, particulièrement pour le grand public qu’il est fondamental de sensibiliser au sujet.

Sea Shepherd demande :

  • les fermetures spatio-temporelles (ou temps de repos biologique) aux engins de pêche qui capturent des dauphins demandées par les scientifiques
  • l’installation de caméras embarquées qui transmettent en temps réel la nature des captures, comme c’est déjà largement pratiqué en Australie notamment et à terme l’interdiction des méthodes non sélectives sur les aires de répartition des espèces protégées.
  • Il est également urgent de bannir au plus vite les méthodes de pêche déjà largement identifiées comme particulièrement meurtrières pour les espèces protégées, comme les chalutiers qui pêchent par paire.
  • Enfin, il convient d’adopter une approche éco-systémique et non une gestion cloisonnée, espèce par espèce, par le biais de quotas basés sur un système de RMD (Rendement Maximum Durable) complètement dépassé et inadapté à la réalité du fonctionnement de l’océan et aux intrications multiples au sein du réseau trophique marin.
    « Il convient de rappeler que l’océan n’est pas la propriété privée de ceux qui l’exploitent et de sa préservation dépend la survie de l’humanité puisqu’il s’agit du premier organe de régulation du climat et du premier producteur d’oxygène. Les États ont une responsabilité en tant que garants de ce patrimoine commun. L’État français sans doute plus que les autres, puisque nous avons la chance de disposer du plus grand littoral d’Europe. Un fait qui devrait nous inciter à être exemplaires, force est de constater que nous en sommes très loin. »

Lamya Essemlali En savoir plus

Source : https://seashepherd.fr/

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3bis.
Plongée dans le monde des requins avec François Sarano – Enregistrement de 54 minutes - Emission Le temps d’un bivouacsamedi 5 février 2022 - Par Daniel Fiévet - Document ‘France Inter’ Accueil Émissions Le temps d’un bivouac

On l’a vu nager sereinement à côté d’un grand requin blanc dans le film ’Océans’. Le plongeur et océanographe François Sarano nous emmène à la rencontre de ces gros poissons bien plus menacés que menaçants.

Photo - L’océanographe François Sarano qui nage avec un requin © Pascal KOBEH

Un plongeur qui nage épaule contre nageoire avec un grand requin blanc de plus de 5 mètres. Ces images ont fait le tour du monde. Elles ont été réalisées en 2006 au large des côtes mexicaines pour le film Océans. L’homme qui nage si sereinement à côté de cet immense requin, c’est le plongeur et océanographe François Sarano. Il a consacré sa vie aux océans.

Ancien chef d’expédition sur la Calypso du Commandant Cousteau, il n’a jamais cessé depuis d’aller à la rencontre du peuple des mers, cachalots, baleines et autres animaux marins parmi lesquels une quarantaine d’espèces de requins différentes. Certaines de ses rencontres avec les squales l’ont bouleversé et lui ont donné envie de réhabiliter ces animaux que nos imaginaires collectifs accablent à tort d’une terrifiante réputation de mangeur d’homme.

Photo - L’océanographe François Sarano qui nage avec un requin / Galatée films

Dans un livre intitulé « Au nom des requins » qui vient de paraitre aux éditions Actes Sud, François Sarano raconte ses plongées épiques, ses observations inattendues et les moments de grâce qui ont fait vaciller ses certitudes. Il partage aussi les récentes découvertes scientifiques sur ces requins que l’on connait encore très mal. Et nous invite à réfléchir au sort que notre espèce réserve à ces grands poissons cartilagineux bien plus menacés que menaçant.

Alors oubliez les dents de la mer et prenez une grande inspiration, cet après-midi, François Sarano tente de nous réconcilier avec les requins et nous emmène à leur rencontre à travers les océans du monde.

Découvrez plus de photos sur la nouvelle page Instagram du temps d’un bivouac

Pour aller plus loin :

A lire : Au nom des requins de François Sarano qui vient de paraitre chez Actes Sud

A voir : Méditerranée, le royaume perdu des requins de Stéphane Granzotto et François Sarano distribué par Zed Productions

OCÉANS de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud

Longitude 181 est une association qui œuvre pour la protection de l’Océan , elle a été fondée en 2002 par François Sarano

Découvrez plus de photos sur la page Instagram du temps d’un bivouac

L’équipe : Stéphanie Texier Réalisatrice - Claire Teisseire Attachée de Production - Contact : FacebookTwitterContact

Thèmes associés : MondeFrançois SaranoEnvironnement- Voir plus

France Inter – Info, Culture, Humour, Musique

Entendu sur France Inter ... – La Manif Pour Tous – La Manif Pour Tous

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/le-temps-d-un-bivouac/le-temps-d-un-bivouac-du-samedi-05-fevrier-2022

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  • Le niveau de la mer monte de plus en plus rapidement- Par Marc Cherki - Publié le 28/12/2021 à 18:30, Mis à jour le 28/12/2021 à 18:30 – Document ‘lefigaro.fr’
    Photo - Les relevés du satellite Sentinel-6 d’Eumetsat confirme la montée du niveau de la mer. Boyarkina Marina - stock.adobe.com

Des mesures satellites confirment une hausse moyenne de 4,5 mm par an.

Les jours chauds de décembre dans l’Hexagone ne sont pas le seul signe du dérèglement du climat. Une autre preuve concrète en est la hausse du niveau de la mer, provoquée par la fonte des glaces et la dilatation de l’eau lorsqu’elle se réchauffe. Mesurée depuis l’espace depuis une trentaine d’années, cette hausse s’accélère, comme le montrent plus d’un an de relevés réalisés à 1336 km d’altitude par le satellite Sentinel-6 de Copernicus et de l’Agence spatiale européenne avec Eumetsat, réseau de 30 agences météorologiques européennes, des agences américaines (Nasa et NOAA) et le Cnes (Centre national d’études spatiales). « Notre estimation d’une hausse du niveau de la mer de 4,5 mm par an en moyenne, sur les cinq dernières années, contre 3,3 mm par an sur les dernières décennies est sans doute la bonne », confie Remko Scharroo, scientifique de la mission Sentinel-6 d’Eumetsat et expert des mesures du niveau de la mer et des pôles depuis l’espace……….

À lire aussi Comment la mer pourrait nourrir la planète dans les prochaines décennies

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« Repousser les limites de la science, c’est aussi ça la liberté ».

Le Figaro - Actualité en direct et informations en continu

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Source : https://www.lefigaro.fr/sciences/le-niveau-de-la-mer-monte-de-plus-en-plus-rapidement-20211228

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  • Le classement des villes françaises les plus menacées par la montée du niveau des océans - Par Marti Blancho - Publié le 19/01/2022 à 14:04, Mis à jour le 19/01/2022 à 19:32 – Document ‘lefigaro.fr’
    Photo - Une grande partie du littoral français risque d’être partiellement submergé d’ici la fin du siècle. Lotharingia / stock.adobe.com

Exclusif - Pour chaque commune de plus de 25.000 habitants de la façade littorale, Le Figaro a calculé la superficie qui pourrait être submergée à l’horizon 2100, selon les projections du GIEC.

Le niveau de la mer monte, et les vagues ne s’arrêteront pas pour épargner les plus belles plages et villes de notre littoral. Chaque année, les flots grignotent un peu plus les côtes françaises. Leur avancée a même accéléré ces derniers temps. D’ici à la fin du siècle, la hausse devrait atteindre plus d’un mètre d’après les dernières conclusions du GIEC, dans le cas où l’humanité continuerait à émettre la même quantité de gaz à effet de serre.

À partir des projections de l’ONG Climate Central, nous avons calculé, pour chaque commune touchée, la part exacte de la superficie qui se situerait sous le niveau de la mer et des crues décennales en 2100. Ce qui nous a permis d’identifier et de classer les 80 municipalités de France métropolitaine les plus exposées au risque de submersion.

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  • La chaleur extrême des océans a franchi un point de non-retour - 03 février 2022 à 16h39, Mis à jour le 4 février 2022 à 09h39 - Document ‘reporterre.net’

    La chaleur extrême des océans a franchi un point de non-retour

La chaleur extrême a franchi un point de non-retour dans les océans en 2014 : c’est ce qu’indique une étude menée par Kisei R. Tanaka et Kyle S. Van Houtan, publiée le 1er février sur le site de la publication scientifique Plos Climate.

Les températures de surface de la mer ont été analysées au cours des 150 dernières années. Les chercheurs ont constaté qu’il y a un siècle, on enregistrait des températures extrêmes seulement 2 % du temps ; depuis 2014, ces occurrences ont grimpé à 57 %. Cette année marque le point de non-retour puisqu’à partir de 2014, le pourcentage a dépassé 50 % et n’est plus redescendu les années suivantes.

Dans certains points chauds, ces températures extrêmes se produisent même jusqu’à 90 % du temps. Mais d’autres endroits avaient déjà atteint ce seuil plus tôt. « Pour l’océan mondial, 2014 a été la première année à dépasser le seuil de 50 % de chaleur extrême devenant ainsi “normale”, les bassins Atlantique Sud (1998) et Indien (2007) franchissant cette barrière plus tôt », indique l’étude….

Reporterre, le quotidien de l’écologie

Fichier:Reporterre-logo.png — Wikipédia

Lire l’article complet sur ce site : https://reporterre.net/La-chaleur-extreme-des-oceans-a-franchi-un-point-de-non-retour

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  • Une désoxygénation de l’océan «  importante et potentiellement irréversible  » a commencé à se produire en 2021 – (Lire la bio)Nathalie Mayer Journaliste- Publié le 04/02/2022 - Document ‘futura-sciences.com’
    Parmi les effets du réchauffement climatique, il y a la désoxygénation des océans. Un effet que des chercheurs ont tenté de quantifier. Selon eux, d’ici 2080, ce ne sont pas moins de 70 % de nos océans qui pourraient manquer d’oxygène. Et pas mal de poissons avec eux...

Depuis longtemps, les scientifiques savent qu’avec le changement climatique, les océans perdent de leur capacité à transporter de l’oxygène dissous. Un oxygène dont les animaux aquatiques ont besoin pour vivre. Mais des chercheurs de l’université de Shanghai (Chine) présentent aujourd’hui de nouveaux résultats inquiétants. Selon eux, d’ici 2080, environ 70 % des océans du monde pourraient manquer d’oxygène. Avec un impact majeur sur les pêcheries.

Vidéo 1:48 (visionner à partir de la source) - Climate change and nutrient pollution are driving oxygen out of the ocean and coastal waters, threatening marine life and fisheries. Learn more about the impact of #ocean deoxygenation. https://t.co/L0cv9EAmBx#ClimateActionpic.twitter.com/nTQR5xZDn0 — IUCN (@IUCN) January 15, 2022

Pour prévoir comment et quand la désoxygénation — comprenez, la réduction de la teneur en oxygène dissous dans les eaux — des océans se produira, les chercheurs ont travaillé sur des modèles climatiques. Sur un scénario d’émissions élevées et un autre d’émissions faibles. Les chercheurs ont divisé les océans en trois sous-ensembles : l’océan profond, l’océan moyen et l’océan peu profond. Ils ont ensuite modélisé le moment où la perte d’oxygène dans l’eau dépasse les fluctuations naturelles des niveaux d’oxygène.

Les chercheurs notent qu’une désoxygénation «  importante et potentiellement irréversible  » a commencé à se produire en 2021 à des profondeurs moyennes. Quel que soit le scénario, cette zone est celle qui perd le plus rapidement son oxygène. Mais le processus commence 20 ans plus tard avec le scénario de faible émission. Une preuve que la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre pourrait contribuer à retarder la dégradation des environnements marins mondiaux. Même si les chercheurs reconnaissent qu’il est difficile, à l’heure actuelle, de savoir si l’oxygène dissous reviendrait aux niveaux préindustriels.

The loss of oxygen in the #ocean is increasingly disrupting ecosystems and threatening top predators such as tuna, marlin and sharks. Ocean deoxygenation is a growing problem, learn about its causes, impacts and solutions

La perte d’oxygène dans l’#océan perturbe de plus en plus les écosystèmes et menace les grands prédateurs tels que les thons, les marlins et les requins. La désoxygénation des océans est un problème croissant, découvrez ses causes, ses impacts et ses solutions

https://t.co/ipT1W3G6bK@IucnOceanpic.twitter.com/peRRXxwnBH - — IUCN (@IUCN) December 29, 2021

Des conséquences pour nous

Notons que les profondeurs moyennes — les zones dites mésopélagiques, comprises entre environ 200 et 1.000 mètres — sont justement celles qui abritent le plus d’espèces pêchées commercialement dans le monde. Si la concentration en oxygène dans ces zones de l’océan baisse, on peut craindre à la fois des perturbations environnementales, des pénuries de produits de la mer et des difficultés économiques pour les populations qui en vivent.

L’ennui, c’est que si cette zone mésopélagique est la plus importante à nos yeux d’humains, elle est aussi la plus sensible au problème de désoxygénation. Elle n’est, en effet, pas enrichie en oxygène par l’atmosphère et la photosynthèse comme peut l’être la surface de l’océan. Elle souffre en plus d’une décomposition accélérée des algues, un processus qui consomme de l’oxygène.

Les chercheurs mettent également en avant le fait que les océans plus proches des pôles - le Pacifique ouest et nord et les océans du sud — sont particulièrement vulnérables à la désoxygénation. Peut-être une conséquence du réchauffement accéléré de ces régions. Les zones à minimum d’oxygène, des zones des tropiques connues pour avoir de faibles niveaux d’oxygène dissous, semblent également s’étendre vers des zones de plus hautes latitudes.

Pour en savoir plus :

Les océans étouffent à cause de nos émissions de CO2

Lorsque le taux de CO2 augmente dans l’atmosphère, la teneur en oxygène diminue dans les océans. Et des chercheurs nous préviennent aujourd’hui : nous ne sommes qu’au tout début de cette désoxygénation globale. Même si nous parvenions à stopper net nos émissions de CO2, elle se poursuivrait encore pendant plusieurs siècles. Article de Nathalie Mayer paru le 26/04/2021

L’oxygène est un élément essentiel à la vie dans l’océan — comme ailleurs. Mais nos émissions de CO2 font diminuer la teneur en oxygène dans les océans depuis déjà 50 ans maintenant. Et des chercheurs du Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel (Allemagne) annoncent que cela n’est pas près de changer. © winyu, Adobe Stock

L’oxygène est un élément essentiel à la vie dans l’océan — comme ailleurs. Mais nos émissions de CO2 font diminuer la teneur en oxygène dans les océans depuis déjà 50 ans maintenant. Et des chercheurs du Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel (Allemagne) annoncent que cela n’est pas près de changer. © winyu, Adobe Stock 

Nos émissions de CO2 font peu à peu grimper les températures sur Terre. Mais elles ont un autre effet, peut-être moins visible encore. Elles contribuent pour grande part à la désoxygénation de nos océans, en faisant diminuer la solubilité dans l’eau des gaz en général et de l’oxygène en particulier. Et en ralentissant les circulations océaniques et le brassage vertical. Ces cinquante dernières années, nos océans ont ainsi perdu environ 2 % de leur oxygène.

Aujourd’hui, des chercheurs du Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel (Allemagne) signalent que moins d’un quart de la désoxygénation des océans, qui sera finalement causée par nos émissions historiques de CO2, a déjà eu lieu. En d’autres mots, même si nous stoppions à l’instant nos émissions, les concentrations en oxygène dans nos océans continueront à baisser pendant encore des siècles. «  Pour atteindre plus de quatre fois ce que nous avons enregistré jusque-là  », précise Andreas Oschlies, chercheur, dans un communiqué. L’océan profond devrait ainsi perdre plus de 10 % de sa teneur en oxygène préindustrielle.

Après avoir touché les couches superficielles de l’océan, la désoxygénation en cours du fait de nos émissions de CO2 devrait se poursuivre pendant des siècles dans les profondeurs. © C. Kersten, A. Oschlies, Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel

Après avoir touché les couches superficielles de l’océan, la désoxygénation en cours du fait de nos émissions de CO2 devrait se poursuivre pendant des siècles dans les profondeurs. © C. Kersten, A. Oschlies, Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel 

Les profondeurs plus durablement touchées

Les chercheurs notent en effet que, sur le long terme, la désoxygénation a lieu principalement — à 80 %, avancent-ils — dans les couches plus profondes des océans. Car une circulation plus lente augmente les temps de séjour de l’eau et l’accumulation de la demande respiratoire en oxygène. Avec un impact sur les écosystèmes pouvant aller jusqu’à une perte de 25 % de la vie, en particulier en haute mer — soit en dessous de 2.000 mètres. Un environnement qui, jusqu’alors, était considéré par les océanographes comme particulièrement stable.

Les couches supérieures de l’océan sont, quant à elles, plus sensibles au réchauffement. Une mauvaise et une bonne nouvelle à la fois. Mauvaise parce qu’elles souffrent donc déjà d’une expansion des zones de minimum d’oxygène. Bonne parce que cette expansion peut être stoppée en quelques années si nos émissions de CO2 sont elles aussi arrêtées. Une action climatique rapide et ambitieuse pourrait donc sauver au moins les écosystèmes proches des surfaces.

Liens externes :

Le communiqué de l’AGU (en anglais)

Emerging Global Ocean Deoxygenation Across the 21st Century

Le communiqué du Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel (en anglais)

A committed fourfold increase in ocean oxygen loss

Définitions associées :

Ce que ’algue’ veut dire

C’est quoi, un poisson ?

C’est quoi, un modèle climatique ?

Qu’est-ce que ’photosynthèse’ signifie ?

Définition simple de ’atmosphère’

Futura, Explorer le monde

https://www.fredzone.org/wp-content/uploads/2021/12/Futura-Sciences.jpg

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-desoxygenation-ocean-importante-potentiellement-irreversible-commence-produire-2021-86885/

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  • Appel de Jean-Michel Cousteau pour ‘Green Cross’ « Sauvons nos Océans »
    Chères et chers ami.e.s de ‘Green Cross’,

    En ce début 2022, alors que débute la ‘UN Ocean Decade’, le passage aux actions concrètes concernant l’Océan est plus que jamais d’actualité.

    En décembre 2021, Jean-Michel Cousteau a interpellé les dirigeants de la planète en demandant à travers son appel ’Sauvons nos Océans’ un choc de responsabilité et d’engagements en 10 propositions fortes et concrètes, que nous reprenons ci-après…

Vous souhaitant une excellente fin de semaine.
Bien à vous. L’équipe Green Cross France et Territoires

Appel de Jean-Michel Cousteau - https://bit.ly/SauvonsNosOceans - « Sauvons nos Océans » - Appel délivré le 6 décembre 2021 

En vidéo ici ou sur https://vimeo.com/653365538/0d63880607

Nos océans sont en danger, et la décennie à venir est cruciale pour les sauver.
Je plonge depuis l’âge de 7 ans, et j’ai appris à connaître l’océan, à l’aimer, donc à le respecter et à le protéger. J’ai vu que nos activités humaines mettent l’océan en danger, chaque jour davantage. Nous sommes arrivés à un stade d’urgence tant écologique, climatique, économique que sanitaire.
Si je m’adresse à vous maintenant, c’est que nous pouvons agir, maintenant. L’océan se répare dès lors que l’on en prend soin, et en le protégeant, on se préserve soi-même. Plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons, et notre alimentation quotidienne sont issus de l’océan. L’eau que nous buvons, c’est l’océan.

La décennie pour l’océan voulue par les Nations-Unies est désormais ouverte. La communauté internationale se doit de passer des paroles aux engagements et aux actions, maintenant. Nous sommes ce que nous sommes en train de faire, et nos actions pourront faire la différence.

L’année 2022 verra se tenir au moins 5 rencontres internationales sur l’océan, dont le One Ocean Summit à Brest du 9 au 11 février, la conférence Our Ocean à Palau les 16 et 17 février, la Monaco Ocean Week du 21 au 25 mars, le Blue Climate Summit Tetiaroa du 14 au 21 mai, la conférence des Nations-Unies sur l’Océan à Lisbonne du 27 juin au 1er juillet et probablement d’autres événements….Ce ne peut plus être du « bla-bla », demandons à nos dirigeants d’agir, maintenant, fermement.

C’est pourquoi je lance un appel aujourd’hui pour que, à l’occasion de la présidence française de l’Europe, 10 engagements soient pris dès maintenant et mis en œuvre d’ici à décembre 2022, le plus tôt étant le mieux :

  • Zéro plastique : la fin effective du plastique jetable et un engagement pour que zéro plastique ne finisse dans l’océan,
  • Zéro pêche illégale commercialisée : l’arrêt de la commercialisation du produit de la pêche illégale, et de toute pêche menacée au sens de l’UICN, avec affichage obligatoire et systématique du statut de l’espèce commercialisée,
  • Zéro cétacé en captivité : la fin de l’enfermement des cétacés et autres mammifères marins, et le développement de sanctuaires pour la fin de vie des mammifères marins actuellement enfermés,
  • Zéro exploitation minière des grands fonds : la signature et la ratification du moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins proposée à l’UICN lors du Congrès de Marseille,
  • Une Méditerranée et un Pacifique Sud préservés  : la classification en zone ECA (haute qualité de l’air) de l’ensemble de la Méditerranée et au moins 5 % de la Méditerranée en Aires Marines Protégées (AMP) budgétées et correctement gérées en 2022, puis 10 % d’AMP correctement gérées en 2024, une gestion de la Mer de Corail à la hauteur des enjeux évoqués par son plan de gestion en 2014 et non encore mis en place, et la mise en réseau de nouvelles AMP y compris en Haute Mer dans le Pacifique Sud, par une coopération régionale accrue,
  • Moins de bruit sous-marin : un plan d’urgence priorisant la lutte contre le bruit sous-marin, en particulier sur le littoral,
  • Des eaux de qualité : une sanctuarisation de la qualité des eaux littorales, dans la continuité des #GreenCrossAct4Water,
  • Un transport de marchandise basse émission et novateur : la labellisation d’un transport de marchandises maritime « basses émissions », visible du donneur d’ordre comme du consommateur, qui deviendrait la norme en Europe avant 2030, et le développement du transport maritime à la voile comme moyen de propulsion principal ou secondaire par un plan de soutien opérationnel sur les 3 prochaines années,
  • Des plans de relance écologiquement ambitieux : la priorisation des financements des plans de relance sur la préservation de l’océan et du littoral, et l’arrêt définitif sur les marchés intérieurs et à l’exportation du tout financement public aux énergies fossiles et fissiles.
  • Une humanité préservée : la réaffirmation que la dignité de l’humanité passe par le respect des droits humains et des écosystèmes en mer, que ce soit dans les zones sous juridiction ou en haute mer.
    Nous ne pouvons rester dans l’inaction, ni face au climat, ni face à l’océan. Les jeunes nous poussent à agir, ce sont eux qui ont raison.

Parce que je vais continuer à plonger et à préserver l’océan encore et encore, je vous rendrai compte de cet appel « Sauvons nos Océans », que j’adresse formellement ce jour aux chefs d’Etats et aux dirigeants d’entreprises de la Planète, et en particulier au Président de la République Emmanuel Macron qui présidera et ouvrira le One Ocean Summit, premier sommet international de l’année, à Brest et sous présidence française et européenne, le 11 février 2022.

Jean-Michel Cousteau, Président-fondateur de ‘Ocean Futures’, Président de ‘Green Cross France et Territoires’.
 
Nos publications récentes :

  • Acte II de Dunkerque - 14 propositions pour une meilleure résilience eau, coconstruit à Dunkerque le 16 septembre et porté à la COP 26 (à retrouver en ligne https://bit.ly/ActeIIdebrief),
  • Brochure Financer la transition écologique des îles https://bit.ly/TransfIles 
  • Brochure Protéger la biodiversité pour préserver notre santé https://bit.ly/BiodivSante 
  • Conférence-débat du 15 septembre sur la contribution des ports à la transition écologique https://bit.ly/v2ePorts
  • Clés pour Agir « Mon Restaurant passe au durable », issues de 4 ans de colloque avec METRO : https://bit.ly/RestauDurable
  • ...
    Green Cross France & Territories, the French branch of Green Cross International, is an environmentalist organisation founded by Mikhail Gorbatchev in 1993, presided by Jean-Michel Cousteau and run by Nicolas Imbert in France. Its primary mission is to ’respond to the combined challenges of security, poverty and environmental degradation to ensure a sustainable and secure future’.

Green Cross France & Territoires, branche française de ‘Green Cross International’, est une organisation écologiste fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, présidée par Jean-Michel Cousteau et dirigée par Nicolas Imbert en France. Sa mission première est de ’répondre aux défis combinés de la sécurité, de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement pour assurer un avenir durable et sûr’.

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9.
L’Islande compte cesser la chasse à la baleine à partir de 2024 - Le Monde avec AFP - Publié le 04 février 2022 15h44 – Document ‘lemonde.fr’

L’Islande, la Norvège et le Japon sont les seuls pays au monde à autoriser cette chasse.

Photo - La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la Commission baleinière internationale mais l’Islande, qui s’était opposée à ce moratoire, l’a reprise dès 2003. GRAHAM TALABER / AP

Face à une demande au plus bas, l’Islande, un des trois derniers pays au monde à encore pratiquer la pêche à la baleine, compte cesser l’activité à partir de 2024, a annoncé vendredi 4 février la ministre de la pêche.

« Sauf indication contraire, il y a peu de raisons d’autoriser la chasse à la baleine à partir de 2024 », date à laquelle les quotas actuels expirent, a déclaré la ministre Svandis Svavarsdottir, membre du parti de gauche écologiste au pouvoir en Islande. « Il y a peu de preuves qu’il y a un avantage économique à pratiquer cette activité », souligne-t-elle dans une tribune publiée par le quotidien Morgunbladid.

L’Islande, la Norvège et le Japon sont les seuls pays au monde à autoriser la chasse à la baleine. Réévalués en 2019, les quotas islandais autorisent chaque année 209 prises pour le rorqual commun, deuxième plus grand mammifère marin après la baleine bleue, et 217 pour la baleine de Minke (aussi appelée petit rorqual), l’un des plus petits cétacés, jusqu’à la fin 2023.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Le gros appétit des baleines, un atout pour les océans

Concurrence difficile avec le Japon

Mais depuis trois ans, les deux principales entreprises détentrices d’une licence sont à l’arrêt, et l’une d’elles a annoncé au printemps 2020 définitivement remiser ses harpons. Seul un animal a été harponné au cours des trois dernières saisons estivales, un petit rorqual en 2021. En cause : la concurrence difficile avec le Japon – principal marché pour la viande de baleine – où la chasse commerciale a repris depuis 2019 après le retrait de Tokyo de la Commission baleinière internationale (CBI).

En 2018, le dernier été de chasse à la baleine dans les eaux islandaises, 146 rorquals communs et six baleines de Minke ont été harponnés. La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la CBI mais l’Islande, qui s’était opposée à ce moratoire, l’a reprise dès 2003. Seule la chasse à la baleine bleue, interdite par la commission, l’est aussi en Islande.

Le Monde avec AFP - Lire le journal numérique - Le Monde Mémorable - Apprenez, comprenez, mémorisez -Archives du Monde S’abonner-[FOOTER]-48-[Article]] Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Jeux-concours abonnés Contacter Le Monde - Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)

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Des centres d&#39 ;accueil pour migrants d&#39 ;un genre nouveau vont ouvrir à Calais

Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/04/l-islande-compte-cesser-la-chasse-a-la-baleine-a-partir-de-2024_6112355_3210.html

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    Protection des milieux marins en Chine - 海洋保护 – Document ‘baike.baidu.com’- Traduction du 06 février 2022 par Jacques Hallard d’une émission sur le sujet : 海洋保护 - 14国联手能否让全球海洋保护重回正轨?- « Protection marine - 14 pays peuvent-ils unir leurs forces pour remettre sur les rails la protection marine mondiale ? » -奥利弗·赫弗南 - Olivier Heffernan –
    Édition de la discussion > Télécharger la vidéo 上传视频 à la source (en chinois)

Face à la grave pollution du milieu marin, le développement et l’utilisation excessifs des ressources marines ont entraîné de graves dommages au milieu marin et à ses ressources. Au cours des 30 dernières années, de nombreux pays et régions côtiers ont successivement établi de nombreuses zones marines protégées.

Selon les différents objets de protection, les aires protégées peuvent être grossièrement divisées en : aires de protection des écosystèmes marins, aires de protection des espèces menacées et rares, aires de protection du patrimoine historique naturel, aires spéciales de protection des paysages naturels et aires de protection de l’environnement marin.

Grâce aux aires marines protégées, l’environnement naturel et les ressources naturelles peuvent être complètement préservés ; ils peuvent protéger, restaurer, développer, introduire et reproduire les ressources biologiques, préserver la diversité des espèces biologiques, et éliminer et réduire les impacts négatifs de l’activité humaine. Par conséquent, les aires protégées L’essor de l’environnement marin a ouvert une nouvelle voie pour l’homme de protéger l’environnement marin et ses ressources.

基本简介 - 荣成海滨湿地中的天鹅 世界上最大的海洋生态系统保护区要算位于澳大利亚东北部近海的大堡礁保护区。大堡礁是世界上最大的珊瑚礁群,

Introduction de base dans les zones humides côtières de Rongcheng

La plus grande réserve d’écosystèmes marins au monde est la réserve de la Grande Barrière de Corail au large des côtes du nord-est de l’Australie. La Grande Barrière de Corail est le plus grand récif corallien du monde. Informations sur les espèces Protection des océans – Ce territoire se compose de plus de 2 900 récifs indépendants et de plus de 900 îles. Les récifs coralliens s’étendent sur plus de 2 300 kilomètres du nord au sud et varient en largeur d’est en ouest. Le point le plus large peut atteindre plus de 150 kilomètres, et le plus étroit point n’est que de 2 kilomètres. La superficie totale est d’environ 280 000 kilomètres carrés , ce qui est plus grand que la taille du continent britannique.

La Grande Barrière de Corail est séparée de la côte du continent australien par une voie navigable de 20 à 350 kilomètres, avec une profondeur de 35 à 70 mètres, et le point le plus profond est d’environ 100. C’est une voie navigable importante. Dans cette zone maritime, il y a plus de 400 espèces de coraux, plus de 1 500 espèces de poissons, des dizaines de milliers de mollusques, crustacés et autres créatures. Il n’y a que 22 espèces de baleines, ce qui est une zone marine typique de la biodiversité. Il est situé dans les basses latitudes de l’hémisphère sud et est affecté par le courant chaud sud équatorial toute l’année. La température moyenne de l’eau de surface est inférieure à 20 °C et peut atteindre 28 °C en été. Elevage, elle est célèbre pour ses coraux, et la zone maritime voisine est désignée comme la ’Mer de Corail’.

En 1974, le gouvernement australien a désigné la Grande Barrière de Corail comme parc national de protection ; en 1980, l’UNESCO l’a classée au patrimoine mondial. Il y a jusqu’à 2 millions de touristes ici chaque année, ce qui en fait un paradis marin célèbre. Cependant, un grand nombre de touristes cueillent des coraux à volonté, ce qui a gravement endommagé les récifs coralliens.

Dans le même temps, l’afflux d’eau polluée, provenant des terres agricoles , a pollué les atolls avec des résidus chimiques nocifs. Les eaux, associées à la fréquence des marées noires et des naufrages dans les voies navigables peu profondes, ont provoqué la pollution d’une grande partie de la mer, faisant disparaître les récifs coralliens comme les forêts tropicales humides à un rythme alarmant, affectant la sécurité du parc national de la Grande Barrière de Corail.

À l’heure actuelle, le service de gestion de l’aire protégée a pris des mesures strictes pour limiter les rejets de polluants dans la zone maritime, renforcer la sécurité des canaux peu profonds et mener activement un travail d’éducation et de publicité auprès des touristes.

La réserve biologique désignée par l’expédition antarctique chinoise dans l’Antarctique

[– On peut consulter à ce propos :

Station scientifique - La Chine s’impose en Antarctique – « Sans attendre l’avis des autres pays, Pékin a déjà acheminé du matériel pour construire une cinquième base de recherche au pôle Sud… » > https://www.liberation.fr/planete/2018/02/15/la-chine-s-impose-en-antarctique_1629486/

La Chine accroît ses activités de recherche en Antarctique > https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique-et-universitaire/veille-scientifique-et-technologique/chine/article/la-chine-accroit-ses-activites-de-recherche-en-antarctique

L’Antarctique, terre de sciences > https://www.cnrs.fr/sites/default/files/press_info/2021-06/DP%20Antarctique%20terre%20de%20sciences.pdf et

La problématique des pôles : Arctique et Antarctique > https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_afetr/l15b4082_rapport-information# ].

Suite du document traduit

Les États-Unis ont commencé à établir des aires marines protégées en 1975 et ont successivement établi 12 aires protégées autour des îles hawaïennes, de la côte californienne et des Florida Keys, d’une superficie totale de environ 80 000 kilomètres carrés, devrait atteindre 20 aires protégées d’ici la fin du siècle.

L’exploitation du pétrole, du gaz naturel et du sable est strictement interdite dans la zone protégée, et le déversement de déchets est interdit. Les navires ne sont autorisés à naviguer que dans certaines voies navigables désignées, ce qui protège efficacement l’environnement et les ressources de ces zones maritimes.

Le gouvernement philippin a créé une réserve marine dans les eaux proches de l’île d’Apo en 1984 afin d’empêcher les pêcheurs d’utiliser des moyens illégaux tels que la friture de poisson pour exploiter les ressources halieutiques et les ressources des récifs coralliens sans discernement. Quelques années plus tard, ces ressources ont été progressivement restaurées, les captures de la pêche ont triplé et 70 % des récifs coralliens gravement endommagés ont été efficacement protégés.

La construction d’aires marines protégées dans mon pays remonte à la réserve naturelle de Snake Island désignée dans la mer de Bohai en 1963. Depuis lors, la construction d’aires marines protégées s’est développée à grande échelle. n 1990, cinq réserves naturelles marines, dont Changli Gold Coast, Shankou Mangrove Ecology, Dazhou Island Marine Ecology, Sanya Coral Reef et Nanji Islands, ont été créées avec l’approbation du Conseil d’Etat. La plupart de ces aires protégées sont de type insulaire. Parmi elles, la Réserve écologique marine de l’île de Dazhou protège toute l’île et les eaux environnantes dans un rayon de 2 milles nautiques, avec un total d’environ 70 kilomètres carrés ; la Réserve de récifs coralliens de Sanya couvre une superficie d’environ 60 kilomètres carrés, ici les ressources coralliennes sont riches, avec plus de 80 espèces, et une communauté biologique unique composée d’un grand nombre de poissons, crevettes, coquillages et algues ; elle se compose de 21 récifs asséchés, protégeant plus de 340 types de coquillages, représentant 1/3 du total des coquillages de mon pays, plus de 170 espèces d’algues benthiques, représentant 1/5 du total, et quelques autres espèces rares ; la réserve forestière de Shankou Mangrove, pour protéger environ 50 kilomètres carrés de vasières côtières sur la péninsule de Shatin, formant une forêt de mangroves de plus de 1 000 mu. Il y a de nombreuses créatures et oiseaux marins dans la réserve, et la zone maritime à proximité est une zone d’alimentation pour les animaux rares dugongs ; Changli Gold Coast Reserve , couvrant une superficie d’environ 300 kilomètres carrés, sur la ceinture de sable de 30 kilomètres de long se dressent des dunes de sable doré d’une hauteur de 20 à 40 mètres, formant un paysage de rivage sablonneux rare au monde. En 1992, le Conseil d’État a successivement approuvé la réserve des reliques forestières des fonds marins de la baie de Fujian Jinjiang Shenhu et la réserve de la côte antique de Tianjin. Les 7 réserves naturelles marines de niveau national qui ont été établies jusqu’à présent, certaines sont des écosystèmes marins typiques à la maison et à l’étranger et des zones naturelles avec une valeur scientifique, économique et une capacité de production particulières ; certaines sont des espèces rares, en voie de disparition ou endémiques de la vie marine. , des aires de reproduction et d’importantes voies de migration ; certaines sont des zones naturelles particulières dotées d’une valeur ornementale ou scientifique unique ; d’autres sont d’importantes reliques historiques qui reflètent la compréhension, le développement et l’utilisation de l’océan par l’homme. Dans le même temps, les départements concernés des provinces et villes côtières ont également établi 40 aires marines protégées au niveau local [2]. Références - 颖,唐议海洋保护区与渔业管理的关系及其在渔业管理中的应用.https://xueshu.baidu.com/usercenter...《 CNKI ;WanFang 》 , 2010 - Contenu de Song Ying, Tang Yi. La relation entre les aires marines protégées et la gestion des pêches et son application à la gestion des pêches. « CNKI ; Wan Fang », Gui Jing, 2010. 桂静不同维度下公海保护区现状及其趋势研究----以南极海洋保护区为视角.https://xueshu.baidu.com/usercenter...《 太平洋学报 》 , 2015 - Recherche sur l’état et les tendances des aires protégées en haute mer dans différentes dimensions : du point de vue des aires marines protégées de l’Antarctique. ’Journal of the Pacific’, 2015 Chen Li. 陈力南极海洋保护区的国际法依据辨析.https://xueshu.baidu.com/usercenter...《 cnki 》 , 2016 - Analyse de la base juridique internationale des aires marines protégées de l’Antarctique. ’cnki’, 2016 Zhang Xiaohui, Zhou Yan, Long Hua, Yang Yuanli, etc… 张晓辉,周燕,龙华,杨元利等南麂列岛海洋保护区浮游动物调查.https://xueshu.baidu.com/usercenter...《 动物学杂志 》 , 2006 - Enquête sur le zooplancton dans la réserve marine des îles Nanji. ’Journal of Zoology’, 2006 Xiao Yi, Chen Shang, Cao Zhiquan, Xia Tao, etc… 肖怡,陈尚,曹志泉,夏涛等基于CVM的山东海洋保护区生态系统多样性维持服务价值评估.https://xueshu.baidu.com/usercenter...《 vip 》 , 2016 - Évaluation de la valeur de service du maintien de la diversité des écosystèmes dans la réserve marine du Shandong basée sur la CVM. ’vip’, 2016 百度百科_全球领先的中文百科全书 - https://baike.baidu.com - 百度百科是一部内容开放、自由的网络百科全书,旨在创造一个涵盖所有领域知识,服务所有互联网用户的中文知识性百科全书。在这里你可以参与词条编辑,分享贡献你的 ...Encyclopédie Baidu - La principale encyclopédie chinoise au monde - https://baike.baidu.com - Baidu Baike est une encyclopédie en ligne ouverte et gratuite, visant à créer une encyclopédie du savoir chinois couvrant tous les domaines du savoir et au service de tous les internautes. Ici, vous pouvez participer à l’édition des entrées, partager et contribuer …[Baidu Baike est une encyclopédie en ligne chinoise, lancée en avril 2006, commerciale et hébergée par le moteur de recherche Baidu. En novembre 2019, elle comptait plus de 16 millions d’articles et près de 7 millions de contributeurs… Wikipédia ].

How Can You Utilize Baidu Baike to Boost Your Brand Awareness in ChinaSource de toutes ces informations (en chinois) sur ce site : https://baike.baidu.com/item/%E6%B5%B7%E6%B4%8B%E4%BF%9D%E6%8A%A4/10545687Retour au début du sommaire

Protéger les océans avec des solutions intégrées pour le climat, la pêche et la biodiversité – Document officiel chinois publié par ‘sthj.sh.gov.cn’ - Traduction du 06 février 2022 par Jacques Hallard d’un article intitulé 保护海洋,为气候、渔业和生物多样性提供综合解决方案 - Date de sortie : [2021-10-15] – (Protéger les océans avec des solutions intégrées pour le climat, la pêche et la biodiversité)
La superficie totale de l’océan mondial est d’environ 360 millions de km2, représentant 71% de la surface terrestre et abritant près de 80% de la vie. Cependant, au cours des dernières décennies, les activités de développement humain à haute densité et à haute intensité ont amené l’océan à faire face à des dilemmes tels que le réchauffement, l’acidification, l’eutrophisation, la pollution plastique et la destruction de la biodiversité. 海洋生物多样性 Biodiversité marine L’océan est riche en diversité d’habitats et d’espèces biologiques. Jusqu’à présent, plus de 230 000 espèces de vie marine ont été découvertes, dont plus de 190 000 espèces d’animaux, et de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. La Chine est l’un des pays les plus riches en biodiversité marine au monde : plus de 28 000 espèces marines ont été répertoriées, soit environ 12 % des espèces marines mondiales. Cependant, le changement climatique et les activités humaines ont gravement menacé la biodiversité marine. Le World Wildlife Fund (WWF) soulignait dans le « Blue Planet Living Report » publié en 2016 : « De 1970 à 2010, la population mondiale d’espèces marines a diminué d’au moins 36 %, et le Marine Planet Living Index a diminué de 39 % ». Selon le Rapport d’évaluation mondiale sur les fonctions de la biodiversité et des services écosystémiques publié par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) en 2019, les activités humaines ont gravement altéré la biodiversité dans près de 66 % du milieu marin sexuel. Les populations de phytoplancton ont chuté de 40 % en raison du réchauffement des eaux, et la moitié des récifs coralliens du monde ont soit disparu, soit sont dans un état de déclin précipité. Une étude publiée dans ‘Nature Reviews’ montre que la température actuelle de l’eau de mer de surface tropicale a augmenté d’environ 0,75 °C par rapport à 1980, et pourrait augmenter de (2,9 ± 0,6)°C d’ici 2100, entraînant une diminution de la productivité primaire nette de 7 %. 16 %.

Dans le même temps, le changement climatique a également eu un impact considérable sur la sécurité des écosystèmes tropicaux de la mer. La détérioration ou la perte d’écosystèmes d’habitats a entraîné un déclin de la répartition, de l’abondance et de la capacité de reproduction des poissons et des invertébrés. de ce siècle, les animaux marins des zones tropicales Par rapport au début du siècle, la biomasse totale pourrait diminuer jusqu’à (23,2 ± 9,5) %. 海洋渔业 - Pêches maritimes Des milliards de personnes dépendent de l’océan pour la nourriture, les moyens de subsistance, la production d’énergie et le commerce. Selon le rapport « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2020 » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production mondiale totale de poisson en 2018 était de 179 millions de tonnes, dont la production de la pêche de capture marine était de 84,4 millions de tonnes, soit 47,2 millions de tonnes. % de la production totale Environ 3 milliards de personnes dans le monde obtiennent près de 20 % de leur apport en protéines animales par habitant de l’aquaculture. Une étude publiée dans ’Nature’ prédit que la production mondiale d’aliments marins pourrait augmenter de 21 à 44 millions de tonnes en 2050, soit une augmentation de 36% à 74% par rapport à la production actuelle, ce qui peut répondre aux besoins des 9,8 milliards de personnes dans le monde en milieu de ce siècle, 12 à 25 % de la demande de viande, apportant une contribution significative à l’approvisionnement alimentaire mondial. Bien que les humains exploitent les ressources marines depuis des milliers d’années, l’échelle et la portée des activités humaines ont continué de s’étendre, modifiant fondamentalement les propriétés biologiques et physiques de l’océan, mettant en péril les écosystèmes marins et les services marins, et augmentant les besoins. Quatre-vingt-treize pour cent des stocks de poissons dans l’océan sont pleinement exploités ou surexploités, et plus d’un tiers des poissons sont pêchés à des niveaux non durables.

Au cours des 40 dernières années, la population mondiale d’espèces marines a été réduite de plus de moitié, et les espèces marines étroitement liées aux activités de pêche ont été les plus touchées : le nombre de thons et de maquereaux a chuté de 74 %. Les zones où le développement de la pêche est le moins durable sont : la Méditerranée et la mer Noire (62,5 % des stocks surexploités), le Pacifique Sud-Est (54,5 %) et l’Atlantique Sud-Ouest (53,3 %). 海洋碳存 - Stockage du carbone océanique L’océan stocke environ 93% du dioxyde de carbone sur la terre, soit environ 40 billions de tonnes, qui est le plus grand réservoir de carbone sur terre. L’océan peut éliminer plus de 30 % du dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère chaque année, ce qui joue un rôle vital dans la réduction du CO₂ atmosphérique et l’atténuation du réchauffement climatique. En particulier, les écosystèmes des zones humides côtières telles que les zones humides des marais salants, les mangroves et les lits d’algues couvrent moins de 0,5 % du fond marin, et la biomasse végétale ne représente que 0,05 % de la biomasse végétale terrestre, mais son stockage de carbone atteint autant que le carbone marin. 50% 71% des réserves. Les sédiments marins constituent le plus grand réservoir de carbone organique sur Terre et un réservoir important pour le stockage à long terme du carbone. S’il n’est pas perturbé, le carbone organique stocké dans les sédiments océaniques peut rester pendant des milliers d’années. Cependant, les perturbations reminéralisent le carbone sédimentaire en dioxyde de carbone, ce qui pourrait exacerber l’acidification des océans, réduire la capacité tampon de l’océan et augmenter l’accumulation de dioxyde de carbone atmosphérique. 海洋保护区管理 -

Gestion des aires marines protégées Par conséquent, la protection des fonds marins riches en carbone est une solution potentiellement importante au changement climatique fondée sur la nature. Cependant, le carbone fixé dans l’océan reste perturbé par les activités humaines. Des facteurs tels que la remise en état des vasières et la surexploitation des ressources ont entraîné la disparition de 35% des zones humides côtières du monde, affectant gravement la fonction de stockage et de séquestration du carbone de l’océan. De plus, le chalutage émet chaque année 600 à 1,5 milliard de tonnes de dioxyde de carbone dans l’océan, ce qui équivaut à 15 à 20 % de l’absorption annuelle de CO2 atmosphérique par l’océan, ce qui équivaut à la perte estimée de carbone du sol terrestre. causé par l’agriculture, et n’est pas inférieur à la perte de carbone de l’industrie aéronautique mondiale. Bien que la proportion de dioxyde de carbone hydrosoluble émis dans l’atmosphère soit inconnue, l’augmentation du dioxyde de carbone dans la colonne d’eau et dans l’eau interstitielle des sédiments a des impacts profonds et complexes sur le cycle du carbone océanique, la productivité primaire et la biodiversité. L’exploitation minière en haute mer est une autre menace émergente pour le carbone déposé, mais son empreinte carbone n’est actuellement pas claire car l’industrie est naissante. Gestion des aires marines protégées Les aires marines protégées (AMP) sont des zones de plateau intertidales ou infralittorales établies par des organismes gouvernementaux par le biais de lois ou de politiques visant à enfermer et à protéger une partie ou la totalité de l’environnement dans l’océan, y compris ses plans d’eau sus-jacents et les communautés végétales dynamiques associées, les attributs historiques et culturels.

La création d’aires marines protégées, en particulier les aires protégées de haut niveau qui interdisent les activités extractives et destructrices, est un outil clé pour protéger les habitats et les espèces, restaurer la biodiversité marine, restaurer les écosystèmes marins et maintenir d’importants services écologiques, et peut être réalisée grâce à la conservation des océans. les stocks de carbone contribuent à atténuer le changement climatique. Cependant, en mars 2021, seulement 7% environ de la zone océanique ont été désignées comme zones marines protégées, et seulement 2,7% sont entièrement ou hautement protégées en réalité, et la zone de haute mer, qui représente 61% de la zone océanique, ne représente que la superficie des aires marines protégées 1,2%. Par rapport aux aires protégées terrestres, la construction d’aires marines protégées dans mon pays est relativement en retard. À la fin de 2018, mon pays avait créé 271 aires marines protégées, et la zone de protection représentait 4,1 % de la zone maritime sous sa juridiction. , et presque toutes les aires marines protégées étaient situées dans des zones côtières. Il est difficile de protéger efficacement les poissons et les mammifères migrateurs. Dès les années 2000 environ, les scientifiques appelaient à la protection d’au moins 30 % des océans de la planète afin de protéger efficacement la biodiversité. Dans les ’Aichi Biodiversity Targets’ publiés par la 10ème Conférence des Signataires de la Convention sur la Diversité Biologique en 2010 (CBD COP 10), l’objectif de protection marine a été fixé comme suit : ’D’ici 2020, le monde devrait fixer au moins 10 % de protégées », mais jusqu’à présent, ce compromis n’a pas été atteint. En 2014, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a proposé que « davantage d’océans soient désignés comme aires protégées, et les aires protégées devraient garantir qu’elles couvrent 30 % de chaque habitat marin ».

Atteindre l’objectif de conservation de 30 % d’ici 2030 » ; début 2020, le Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique a publié le Zero Draft of the Post-2020 Global Biodiversity Framework (également connu sous le nom de « Zero Text »), Le document officiel met en avant l’objectif d’action de ’ d’ici 2030, au moins 30% de l’océan sera effectivement protégé (objectif ’30 × 30’)’. Le 11 octobre 2021, avec la 15ème Conférence des Parties à la CDB (COP15) qui s’est tenue à Kunming, la conservation de la biodiversité mondiale a inauguré de nouvelles opportunités clés, et la conservation marine entrera également dans une nouvelle étape. La priorisation précédente de la conservation marine mondiale s’est concentrée sur des définitions étroites de la biodiversité, ignorant d’autres aspects clés tels que les rôles fonctionnels, les histoires évolutives des espèces et les assemblages communautaires uniques. De plus, se concentrer sur un seul objectif dans un océan polyvalent conduit souvent à des compromis qui entravent les actions de conservation pratiques. Dans une étude récente publiée dans ‘Nature’, un cadre complet de planification de la conservation a été développé pour atteindre plusieurs objectifs tels que la conservation de la biodiversité, l’approvisionnement alimentaire et le stockage du carbone, qui est l’évaluation la plus complète à ce jour. Le cadre considère les impacts humains qui peuvent être atténués par une protection élevée ou complète des AMP (comme les interdictions de pêche, l’exploitation minière et la destruction de l’habitat), ainsi que les impacts humains qui ne peuvent pas être atténués par ces moyens (comme la pollution par les nutriments, le réchauffement des océans, et acidification), et cherche à maximiser la différence des efforts de conservation par rapport à la norme (c’est-à-dire sans protection supplémentaire). En outre, il ne nécessite pas de pré-fixer des objectifs basés sur la zone, mais génère plutôt une hiérarchie des priorités de conservation marine à différentes échelles. Grâce à la modélisation et à l’optimisation conjointe à plusieurs objectifs, les chercheurs proposent que si la société attache une importance égale aux avantages de la biodiversité marine et à l’approvisionnement alimentaire, la stratégie de conservation optimale devra protéger 45 % de l’océan et atteindre 71 % des avantages maximaux de la biodiversité. , 92 % d’approvisionnement alimentaire et 29 % de carbone.

Si les aires marines protégées représentent jusqu’à 71 %, 91 % de la biodiversité et 48 % des bénéfices carbone peuvent être obtenus, sans changement dans la production future de la pêche. À l’inverse, sans valoriser la biodiversité, la meilleure stratégie consiste à protéger 28 % de l’océan, offrant un bénéfice net de 5,9 millions de tonnes de produits de la mer, avec des bénéfices accessoirement réalisables de 35 % pour la biodiversité et 27 % de bénéfices carbone. Protéger moins de 28 % de l’océan n’est préférable que lorsqu’il est jugé inutile de protéger la biodiversité (pondération négative). Il convient de noter que des efforts coordonnés à l’échelle mondiale peuvent être deux fois plus efficaces qu’une planification de conservation nationale non coordonnée, 90 % des avantages maximaux possibles pour la biodiversité peuvent être obtenus grâce à des efforts coordonnés à l’échelle mondiale, tandis que moins de la moitié de la zone océanique est basée sur des stratégies de conservation prioritaires nationales (21 % et 44 %, respectivement)…..Les océans sont vitaux pour la biodiversité mondiale, la sécurité alimentaire et l’atténuation du changement climatique, et la protection des océans est aujourd’hui très bénéfique. La création d’aires marines protégées est un long chemin et nécessite un consensus mondial pour donner ensemble une impulsion aux actions de protection marine. Références principales : [1] SALA E, MAYORGA J, Bradley D, et al. Protecting the global ocean for biodiversity, food and climate. Nature,2021,592 : 397-402.[2] INGEMAN K E, SAMHOURI J F, STIER A C. Ocean recoveries for tomorrow’s Earth : Hitting a moving target. Science, 363 (6425) : eaav1004.[3] 绿色和平. 30×30 :全球海洋保护的蓝图. https://www.greenpeace.org.cn/wp-content/uploads/2019/07/30x30_Blueprint_report_Exec_summary.pdf.[4] WWF. Living Planet Report 2020. https://wwfeu.awsassets.panda.org/downloads/1__lpr20_full_report_embargo_10_09_20.pdf.[5] FAO. The State of World Fisheries and Aquaculture 2020. http://www.fao.org/3/ca9229en/ca9229en.pdf.[6] LAM V W Y, ALLISON E H, BELL J D, et al. Climate change, tropical fisheries and prospects for sustainable development. Nature Reviews – Earth & Environment, 2

https://sthj.sh.gov.cn/assets/img/footdz.png上海市生态环境局 地址 :大沽路100号(市政大厦) 邮政编码:200003 电话:(021)-23111111 工作时间:工作日9:00 - 11:30,13:30 - 17:30 - 政府网站标识码3100000019 -

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’Rapport sur l’industrie de la protection marine en Chine’ : mon pays a établi 271 aires marines protégées - 2020-10-13 14:33:20 – Document ‘xinhuanet.com’ - Traduction du 06/02/2022 par Jacques Hallard avec DeepL d’un article original intitulé 中国海洋保护行业报告》:我国已建立271个海洋保护区 2020-10-13 14:33:20 来源: 央广网 Document source : CNR Suivez Xinhuanet –
Le 11 octobre 2020, le premier ’China Marine Protection Industry Report’ (2020) dans le domaine de la protection marine en Chine a été publié à Shanghai. Le rapport analyse les questions brûlantes de la frontière dans le travail de protection marine de mon pays et la situation actuelle du renforcement des capacités des diverses parties prenantes, et porte des jugements sur les opportunités et les défis actuels de l’industrie sur la base de la combinaison des politiques et des affaires courantes, puis propose contre-mesures et suggestions pour le développement futur de l’industrie. Le rapport a souligné que le développement durable de la pêche (y compris la pêche et l’aquaculture) et la gouvernance de l’environnement écologique marin sont les deux principaux points chauds dans le domaine de la protection marine dans mon pays à ce stade. La surcapacité de la pêche est l’une des principales incitations à la diminution des ressources biologiques marines et à la perte d’habitats, alors que l’environnement écologique marin de mon pays dans son ensemble est confronté à de nombreux problèmes graves tels que la pollution de l’eau, la pollution plastique, l’invasion biologique, l’acidification des océans et la forte réduction de la biodiversité. Les scientifiques et techniciens chinois ont effectué un grand nombre de travaux de surveillance, de recherche scientifique et de protection dans d’importantes zones maritimes, et ont réalisé une série de réalisations qui ont atteint le niveau international. Cependant, en raison de l’impact cumulatif de la surexploitation antérieure, le problème de la dégradation de l’environnement marin persiste, de sorte que la protection marine doit être promue de toute urgence de manière continue et efficace. Les ministères, les instituts de recherche scientifique, les entreprises liées à la mer et utilisant la mer, les organisations à but non lucratif et les autres principales parties prenantes de l’industrie de la protection marine devraient se concentrer sur le cœur de la connaissance scientifique et renforcer conjointement le renforcement des capacités pour parvenir à une coordination et une coopération étroites. Surtout pour les organisations non gouvernementales à but non lucratif, comment clarifier leur positionnement fonctionnel dans le cadre de l’industrie et jouer activement un rôle indispensable est un problème urgent qui doit être résolu. Depuis les années 1980, le nombre d’aires marines protégées dans mon pays a augmenté rapidement. À la fin de 2019, mon pays a établi 271 aires marines protégées, dont la plupart sont situées dans la zone extracôtière, avec une superficie totale d’environ 124 000 kilomètres carrés, représentant 4,1 % de la zone maritime sous sa juridiction. Bien que le nombre d’aires protégées ait augmenté rapidement, il existe encore un certain écart entre l’objectif de la « Convention sur la diversité biologique de protéger 10 % des zones côtières et marines du monde ». En outre, la division des aires marines protégées dans mon pays repose principalement sur l’expérience pratique et manque de données scientifiques substantielles comme référence.​​ Selon le rapport, à en juger par la publication des politiques nationales, le déploiement systématique du travail de protection marine de mon pays a commencé au début de ce siècle, avec la conservation des ressources halieutiques comme point d’entrée initial, et les concepts pertinents sont progressivement devenus clairs dans la séquence politique. À l’heure actuelle, le premier plan national quinquennal pour le domaine particulier de la protection écologique et environnementale marine dans mon pays, le ’14e plan quinquennal pour la protection nationale de l’environnement marin’, est sur le point d’être achevé, ce qui montre que mon pays sera plus déterminé et plus haut Positionnement stratégique pour mieux coordonner les questions liées à la protection marine. Les principes de priorité écologique et de développement vert ont traversé tout le domaine de la mer.

Le rapport recommande que, pour parvenir à un développement ordonné et à long terme, l’industrie de la protection marine de mon pays se concentre sur les quatre aspects suivants : Premièrement, sur la base d’une solide recherche scientifique et d’un appui technique sur la conservation marine, améliorer les départements de gestion, les institutions de recherche scientifique et organisations non gouvernementales de bien-être public. Le deuxième est de cultiver largement les talents de réserve nécessaires à l’industrie dans divers domaines tels que la gestion administrative, la recherche scientifique et le service public. Le troisième est de surmonter les barrières existantes et de créer un bénéfice mutuel et une confiance mutuelle mécanisme de garantie entre toutes les parties. Construire une chaîne industrielle complète grâce à des échanges et à une coopération approfondis. Quatrièmement, prêter attention à l’appel au réveil et à l’illumination apportés par la nouvelle épidémie de coronavirus, et renforcer la capacité anti-risque de l’industrie à faire face aux urgences plus calmement. Le rapport a été compilé par l’École d’océanographie de l’Université Jiao Tong de Shanghai et financé par la ‘Peach Blossom Garden Ecological Protection Foundation’. Des responsables du ministère de l’Ecologie et de l’Environnement, du ministère des Ressources naturelles et d’autres départements concernés, un certain nombre d’experts, d’universitaires et de représentants d’organisations à but non lucratif ont assisté à la conférence de presse sur place….Autre écoute recommandée vidéo 2 minutes 58 (en chinois) :热点推荐 向着未来继续出发,你好我的“2021” – Continuez à préparer l’avenir à l’occasion de la Fête du Printemps et du Nouvel An chinois 2021 ! – Source : http://m.xinhuanet.com/js/2020-12/31/c_1126923827.htm Informations diffusées par 华网_让新闻离你更近 - Xinhuanet_Rapprochez-vous de l’actualité – Suivre en français : http://french.news.cn/photos/index.htm

Xinhuanet : Lebanese organic soap maker seeks to expand into Chinese market – خان الصابون – السعوديةSource : http://www.xinhuanet.com/energy/2020-10/13/c_1126600371.htm你好 2022!Bonjour, 2022 ! – 2022-01-02 07:58 来源: 新华社 Source : Xinhua - 新华社北京1月1日电 题:你好,2022!Agence de presse Xinhua, Pékin, 1er janvier Sujet : Bienvenue 2022 - 新华社记者周科、赖星、黄筱 Les journalistes de l’agence de presse Xinhua Zhou Ke, Lai Xing, Huang Xiao - 日月其迈,岁律更新,我们在迎新的钟声中打开新一年的大门。 « Le soleil et la lune marchent ensemble et l’année nouvelle est là. Nous ouvrons la porte de la nouvelle année avec une aubade de bienvenue ».(Rappel - Le calendrier occidental est basé sur le soleil et le calendrier chinois est lunaire) – Source : http://www.gov.cn/xinwen/2022-01/02/content_5666069.htm Retour au début du sommaire Voir notre contribution sur ISIAS : ’Le tigre d’eau : symbole du Nouvel An chinois 2022 -年中国新年的水虎象征https://isias.lautre.net/spip.php?a...符号化- Artistic Creations The water tiger symbol of the Chinese New Year 2022 Symbolic - Künstlerische Gestaltungen Der Wassertiger Symbol des chinesischen Neujahrs 2022 Symbolik’ par Jacques Hallard 3 février, par Hallard Jacques -

ISIAS Créations artistiques Symbolique. Retour au début du sommaire Les autres articles étiquetés « Océans » et postés sur ISIAS, sont à découvrir à partir de ce site : https://isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&recherche=oc%C3%A9ans Retour au début de l’introduction Retour au début du préambule Retour au début des Définitions préliminaires Retour au début du dossier

Collecte des documents et agencements, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 07/02/2022Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétaleshttp://www.isias.lautre.net/Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France Courriel : jacques.hallard921@orange.fr Fichier : ISIAS Océans Protection de l’environnement marin.12.docx

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