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"Comment limiter les inconvénients du port d’un masque sanitaire chez les enfants et les adultes : une bonne connaissance des formes de la communication non verbale et du langage corporel peut-être mise à profit de toute façon pour améliorer les relations interpersonnelles et sociales" par Jacques Hallard

samedi 8 janvier 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Psychologie Apprentissage Communication

Comment limiter les inconvénients du port d’un masque sanitaire chez les enfants et les adultes : une bonne connaissance des formes de la communication non verbale et du langage corporel peut-être mise à profit de toute façon pour améliorer les relations interpersonnelles et sociales

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 08/01/2022

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire#ZUSAMMENFASSUNG{{}}Auteur


Préambule

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Le masque correctement porté : un rempart, avec la distanciation physique et le lavage régulier des mains contre la pandémie de Covid-19.

La communication non verbale : elle désigne tous les éléments d’un échange qui n’ont pas un lien direct avec la parole, qui ne repose pas sur des mots, mais sur plusieurs champs extralinguistiques correspondant à des signaux sociaux variés ... La discipline est étudiée en psychologie, partant du principe que notre corps en entier fait parfois passer des messages qui sont plus fort que nos mots ». Wikipédia.

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La communication non verbale est la transmission de messages ou de signaux à travers une plateforme non verbale telle que : le contact visuel, les expressions faciales, les gestes, la posture et la distance entre deux individus ou plus… - Source


Introduction

Ce dossier propose dans un premier temps un ensemble de documents qui abordent les effets du port du masque sur la communication et le langage chez les enfants : moins de babils et de répétition de mots chez les tout petits, moins d’attention, d’écoute et d’échanges, moins bonne compréhension des messages et des consignes, retard dans l’apprentissage du langage en milieu scolaire, etc…

Des effets indésirables se font également sentir chez les étudiants pour lesquels des recommandations sont formulées. D’une façon générale, la communication non verbale, qui fait l‘objet de plusieurs documents sélectionnés, pratiques et théoriques, est détériorée par le port du masque, portant obligatoire pour éviter la circulation des virus responsables de la pandémie de COVID-19 qui se répand depuis 2 ans avec une succession de variants qui compliquent tout.

La communication non verbale est abordée ensuite dans ce dossier avec tous ses aspects et dans de nombreux domaines, avec des approches psychologiques et sociologiques, formulant non seulement des constats, mais aussi des solutions possibles, toujours utiles dans de nombreuses circonstances des relations interpersonnelles et de la vie familiale, professionnelle et sociale et en particulier pour surmonter les inconvénients et les risques par temps de pandémie galopante…

De toute façon, le langage corporel est à considérer globalement et certains textes –d’origines très diverses - peuvent aider à bien décoder le langage du corps dans tous ses aspects… Les documents retenus pour constituer ce dossier sont indiqués avec leurs accès aux sources dans le sommaire qui suit.

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Sommaire

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  • Parentalité - Le masque dans la communication avec le jeune enfant - - Publié le 09/12/2020 -– Document ‘la-maison-bleue.fr’
    Du fait de la pandémie, les tout-petits, qui sont en pleine acquisition du langage et découverte de la socialisation, se trouvent à la crèche et ailleurs face à des visages masqués, qui se ressemblent étrangement. Cette nouvelle donne n’est pas sans impact et vient bousculer notre manière de communiquer avec l’enfant.

Céline Devillers, Experte Langage pour La Maison Bleue et Fondatrice de Loulilou.fr, nous explique dans cet article et en vidéo les impacts du masque dans la communication avec le jeune enfant ainsi que les solutions qui existent pour limiter ces impacts.

Quels sont les impacts du masque dans la communication avec le jeune enfant ?

La recherche montre que le tout-petit est attiré par notre visage dès les premières semaines de vie. Cette grande sensibilité s’illustre lors d’échanges « d’œil à œil » entre le bébé et l’adulte, prémices des premiers dialogues. Le nouveau-né s’ouvre au monde grâce au triangle de communication que forment ses yeux et la bouche de la mère / du père (puis, du professionnel ente en crèche ou à domicile). C’est à travers les échanges dynamiques qu’il vit lors d’interactions privilégiées avec ses proches que le bébé développe le langage par imitation. En effet, le tout-petit est en quête des mimiques de l’adulte, il cherche à capter leur sens et à les imiter.

Cette faculté, qui se développe principalement dans les premières années de vie, est perturbée par le port du masque car naturellement, l’enfant a besoin d’utiliser le canal auditif et le canal visuel pour développer son langage. Durant la première année qui comporte une part importante de communication non verbale, les mimiques jouent un rôle essentiel. La mobilité du visage de l’adulte est un véritable « miroir » pour l’enfant comme le disait le célèbre pédiatre Donald Winnicott. Nos différentes expressions faciales permettent de transmettre les six émotions fondamentales, nécessaires à une bonne communication et relation avec bébé.

Si avant 6 mois, le bébé va principalement se concentrer sur la partie haute du visage de son interlocuteur (notamment ses yeux), c’est entre 6 et 12 mois, qu’il prend également en compte la partie basse du visage (sa bouche et son sourire), notamment lors de l’émission des premiers sons, au cours de ses vocalises, puis de ses babillages. Ainsi, le fait de regarder notre bouche l’aide à mieux décoder la parole, à mieux comprendre les sons. Avec le temps, le tout-petit utilisera l’ensemble des mimiques faciales de l’adulte (hautes et basses) comme port d’attache pour découvrir le monde.

Par conséquent, la captation par le bébé du visage entier de l’adulte est un élément fondateur du bébé comme personne, puisqu’elle lui donne la confiance suffisante pour communiquer, s’apaiser et oser aller de l’avant.

Or la double modalité verbale (auditive) et non verbale (visuelle) de la communication, si précieuse pour la compréhension des sons et la lecture des émotions, est affectée par le port du masque dans la durée.

Quelles solutions pour limiter les impacts du masque dans la communication ?

Un front, des yeux et des sourcils... c’est tout ce qu’il reste à voir de notre visage quand nous portons un masque. Difficile pour bébé de décrypter notre message avec ces indices visuels et le 40% de visage restant. Et pourtant, doué d’une grande plasticité neuronale, le tout-petit va compenser la perte d’informations par d’autres canaux sensitifs et mettre en place de nouvelles stratégies. Le port du masque va donc nécessiter de la part de l’adulte comme celle de l’enfant de l’adaptation dans l’interaction.

De son côté, l’adulte va accentuer ses mimiques du haut du visage, sa gestuelle et son intonation, tout en restant vigilant à ce que l’enfant se sente en sécurité face à un visage qu’il ne reconnaît pas toujours… La bonne nouvelle c’est que le tout-petit connaît dans sa journée des moments d’échanges non masqués avec ses proches, qui lui servent de repère et d’exemple pour bien avancer dans l’acquisition du langage. A nous de cultiver ces moments d’interaction privilégiée afin de contrebalancer les effets négatifs liés au port du masque.

Même si le masque nous prive du sourire social et impose une barrière physique entre ses interlocuteurs au risque de créer parfois de l’incompréhension, l’expérience nous montre qu’un sourire existe aussi dans l’intonation ou dans nos yeux, que la douceur bienveillante peut s’illustrer davantage dans nos paroles, afin de garantir à bébé toute la qualité d’échange nécessaire à son bon développement du langage.

Vidéo 1 : Le masque dans la communication avec le jeune enfant - Comment adapter ma communication avec mon enfant si je suis masqué(e) ?

Vidéo 2 : Conseils pour bien communiquer masqué avec mon enfant

Et pour aller plus loin : 01 85 53 06 90 - Du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 16h - Je préfère les mails

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Source : https://www.la-maison-bleue.fr/actualite/parent/parentalite/le-masque-dans-la-communication-avec-le-jeune-enfant

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  • Petite enfance - Les effets du port du masque sur la communication et le langage - Article rédigé par Marie Paule Thollon Behar - Publié le 15 février 2021 - Mis à jour le 25 juin 2021 – Référence : nath_m23_162527 le 30/03/2021 à 12h57 – Document ‘lesprosdelapetiteenfance.fr’
    Au mois de décembre, nous avons diffusé un questionnaire sur l’impact du masque sur les jeunes enfants. Destiné à tous les professionnels de la petite enfance, il a été conçu par Anna Tcherkassof, chercheure en psychologie sociale sur la communication émotionnelle non verbale, au laboratoire LIP/PC2S de l’université Grenoble-Alpes, Monique Busquet, psychomotricienne-formatrice, Marie Hélène Hurtig puéricultrice – formatrice, Marie Paule Thollon Behar, psychologue et docteur en psychologie du développement. Dans ce nouvel article, Marie Paule Thollon Behar analyse les observations des professionnels ayant répondu au questionnaire en se focalisant sur ceux concernant sur la communication, la compréhension et la production de langage.

Un triple impact

Quelques professionnels, très peu nombreux, disent ne pas voir de différences avec le masque, du point de vue du langage. Ils font état d’un apprentissage habituel : «  Sur le tapis, Rose 7 mois répond à mon dialogue en babillant », « les enfants nous comprennent, nous entendent correctement. Certains ont appris à parler pendant cette période et parlent très bien. Pour d’autres c’est plus difficile mais cela l’aurait peut-être été aussi sans masque ?  ». D’après ces professionnels, les enfants utilisent d’autres modalités : l’intonation, l’intensité de la voix. Certains précisent avoir recours à des stratégies pour faciliter le langage : verbalisation des actions, être vigilante à articuler et à être proche et à la hauteur des enfants lors des échanges, utilisation de gestes.
Hormis ces quelques témoignages, la plupart des professionnels, au vu de leurs observations, indiquent que le port du masque, a un impact sur la réception du langage, sur sa production mais aussi sur la qualité de l’attention des enfants et leur engagement dans les interactions. L’analyse montre que les observations se répartissent pratiquement à part égale entre ces trois dimensions.

Plus d’interactivité sans le masque

Lorsque les professionnels ne portent pas le masque, ils remarquent une plus grande interactivité. Les observations de cette catégorie regroupent en effet toutes les observations où il est question des échanges, des interactions, de la communication, de l’interactivité. Tous disent en observer davantage sans le masque : « Beaucoup plus d’interaction avec les moins de 15 mois », « les échanges sont plus riches et plus longs », « lors du temps d’histoire ou pour le chant, je peux voir dans les yeux des enfants de la surprise, plus d’interactions et d’échanges  ».

Alors que l’enfant est en cours d’acquisition de la structure dialogique de la conversation, qu’il découvre le monde par l’intermédiaire de l’adulte, qu’il entre dans la culture, le manque d’interactions est préoccupant et peut avoir un impact sur le développement de la communication et du langage.

Moins d’écoute et d’échanges avec le masque

Les observations réunies dans la catégorie « attention » évoquent l’impact sur l’attention des enfants aux messages qui leur sont adressés et lors des séquences autour du livre et des comptines. Avec le masque, les professionnels remarquent le manque d’écoute, d’attention et de réactivité : « Ils ne sont pas du tout réceptifs, ils écoutent un peu puis passent à une autre activité », « La plupart des enfants réagissent moins lorsqu’on leur parle (1 an et demi - 2 ans et demi) ». Certains ont un visage inexpressif, parfois fuient le regard (enfant de 8 mois). Pour pallier cette inattention, les professionnels parlent plus fort.

Quand ils enlèvent le masque, les professionnels notent tout à fait l’inverse : plus d’attention, de réceptivité, de participation. «  En enlevant le masque, je capte plus facilement l’attention des enfants », « D’ailleurs, depuis que je l’enlève systématiquement pour les chansons, ils chantent beaucoup plus ! (Enfants de 2 à 3 ans) ». Les enfants apparaissent plus ouverts. Une professionnelle a le sentiment d’exister dans le regard des enfants quand elle n’a pas le masque : « Dans le regard de certains, c’était comme si je venais d’apparaître ».

Le masque crée une barrière qui filtre et freine les échanges. Les enfants ne sont plus, ou moins, dans l’écoute. Ils sont moins réceptifs et ils répondent moins. Le risque est que l’adulte, n’ayant plus de réponses à ses sollicitations, en produise également moins.
Avec le masque, la communication s’appauvrit et avec elle, tout ce que l’enfant construit par l’intermédiaire de l’adulte : le langage, la compréhension de son environnement, la structuration de sa pensée. Le déficit en attention et en interaction est donc préoccupant pour son développement général, au-delà de la communication et du langage.

Moins bonne compréhension des messages et des consignes

Les enfants comprennent moins bien le langage qui leur est adressé quand les professionnels portent le masque : ils font répéter, ont un regard interrogatif, font des confusions dans les mots ou les prénoms « Tom » à la place de « Côme ». «  2 garçons de 2 ans et demi eux veulent toujours me l’enlever. Ils ne comprennent pas parfois quand je leur explique quelque chose ». Les professionnels répètent ou parlent plus fort. Elles enlèvent aussi parfois le masque et notent alors une meilleure compréhension. Ces incompréhensions vont avoir un impact sur la production orale des enfants comme nous le voyons plus loin.

Des consignes passent beaucoup moins bien avec le masque : «  pour mettre des limites avec les plus grands c’est un peu plus délicat. J’ai l’impression de ne pas être entendu avec le masque... », « Les plus grands (18 mois) ne respectent plus les consignes car ils ne savent plus si nous sommes sérieux ou pas ». L’incertitude des enfants qui ne voient pas les expressions du visage est repérable : « Lorsque l’on donne une règle ou une organisation future pour la journée l’enfant ne semble pas rassurer, il a peur d’un ordre... ». Il s’agit d’ailleurs d’un motif pour enlever le masque à certains moments pour un nombre important de réponses.

Quand ils enlèvent le masque, les pros se sentent rapidement mieux écoutés : «  Q, 25 mois : tire les cheveux à un enfant, je le stoppe, fronce les sourcils et lui signifie que c’est interdit, que l’enfant a eu mal, qu’il ne peut pas faire ça. Il sourit, j’enlève mon masque et lui répète mes mots. Son visage se fige puis il part  ».

Avec le masque, les expressions du visage font défaut
Le manque de lecture des expressions émotionnelles, plus que l’intensité de la voix explique l’incompréhension des consignes. Les enfants sont d’ailleurs très déroutés et se questionnent sur le sens du message. C’est la fonction illocutoire du message qui ne peut pas être décryptée, même si les mots sont compréhensibles. Le langage ne sert pas seulement à transmettre de l’information, il fait agir : c’est sa fonction illocutoire. Dans l’énoncé de consignes, c’est le but recherché. Or, quand l’adulte est masqué, même si les mots sont compris, si l’intonation est bien présente, l’ordre contenu n’est pas saisi. Ceci révèle que l’intonation et le contenu du message ne sont pas suffisants : il faut qu’il y ait aussi l’expression du visage. Là encore, l’expression du haut du visage ne suffit pas, du moins à cet âge-là.

Les enfants ne savent pas qui parle

Le repérage de la personne qui parle est particulièrement difficile pour les enfants de cet âge, lorsque plusieurs adultes sont ensemble : «  A. m’entend mais ne me regarde pas, il regarde ma collègue assise à quelques m’être de moi ». « Lorsqu’on les interpelle ils cherchent du regard de la personne qui parle et attendent qu’elle leur fasse signe ». Les professionnels sont obligés effectivement de faire un signe de la main pour être reconnues comme le locuteur. Ces observations sont très fréquentes et toutes très similaires. Il est possible que le fait d’avoir des difficultés à repérer la personne qui parle explique en partie le manque d’attention analysé ci-dessus.

Du point de vue de la compréhension du langage, nous constatons donc que le port du masque est un obstacle sur trois aspects : le message en lui-même et sa clarté, sa fonction illocutoire, le repérage du locuteur.

Moins de babils et de répétition de mots

Les professionnels notent qu’il y a beaucoup moins de production de babil, de mots, d’imitation avec le masque : «  Enfant de 2 ans et 5 mois ne réussit pas à répéter des mots simples, voiture ou banane ». Sans le masque, ces échanges reprennent : « bébé de 6 mois qui sourit et babille lorsqu’on enlève le masque  ».

Les professionnels comprennent que c’est la vision de la bouche qui permet aux enfants de s’engager dans des imitations et des répétitions de mots : «  Enfant de 2 ans qui regarde ma bouche lorsque je chante et bouge en même temps ses lèvres par mimétisme pour essayer de chanter comme moi ». « J’ai retiré mon masque, il a tout de suite regardé ma bouche, j’ai prononcé ’escargot’. J’ai vu qu’il observait attentivement les mouvements de mes lèvres. Il a tout de suite répété ’escargot’ en articulant, avec beaucoup plus d’aisance ».

Un grand besoin de voir la bouche et le mouvement des lèvres

Cette hypothèse est renforcée par le nombre d’observations qui montrent que les enfants sont centrés sur la bouche de l’adulte, dans les situations de communication. Quand celui-ci porte un masque, les enfants semblent chercher la bouche derrière le masque : « Pour l’apprentissage de la parole, ils ont tendance à regarder là où se situe notre bouche en voyant un masque...  ». Quand les professionnels enlèvent le masque, de nombreuses observations font état d’une fixation sur la bouche : « J’enlève mon masque pendant les comptines avec des enfants d’1 an et là les enfants observent de manière insistante ma bouche  ».

Le masque constitue un frein à l’acquisition du langage

Alors que les recherches sur l’acquisition du langage insistent sur le rôle de la prosodie dans l’acquisition du langage, peu de travaux sont publiés sur l’imitation des mouvements de la bouche. Or, il apparaît dans cette situation très particulière du port du masque que le fait que la bouche soit non visible pénalise fortement la production de babil et la prononciation des mots. Tout se passe comme si l’imitation était une condition de la production du langage. Il ne suffit pas d’écouter parler, il faut aussi regarder parler. L’absence de visibilité de la bouche explique aussi sans doute la plus faible attention qui est mentionnée d’une façon très importante.

L’enfant entre dans la communication et le langage par de multiples canaux qui se complètent. Il rencontre l’autre avec qui il met en place des interactions. Il écoute des messages verbaux, il repère l’intonation, il imite, il produit des sons qui obtiennent ou pas une réponse. Mais aussi, il regarde le visage. Dans cette situation très particulière que nous vivons en ce moment, nous expérimentons à grande échelle, (en situation écologique et non en laboratoire), et sur des durées longues pour certains enfants, le fait de ne pas voir les deux tiers du visage. Les effets, repérés par les professionnelles montrent que tous les autres canaux sont impactés par l’invisibilité du bas du visage : la production et la répétition des sons, la compréhension des messages, et d’une façon plus surprenante, l’attention et l’engagement dans les interactions.

Le masque a donc un impact fort sur cette période de la petite enfance où les bases de la communication et du langage se mettent en place. Certes, les jeunes enfants sont résilients et dans un environnement familial sollicitant, ils vont compenser les manques vécus à la crèche. D’autres auront plus de mal, ceux qui sont en situation de vulnérabilité comme les enfants en situation de handicap ou ceux qui ne parlent pas français chez eux : « J’accueille un petit garçon de presque 3 ans qui parle uniquement chinois avec ses parents chez lui. Il répète peu de mots en français. Un jour j’ai voulu retirer mon masque en me tenant à distance et en observant mes lèvres quand je prononce des mots simples, il les a répétés juste après.... alors qu’avec le masque il ne parvient pas à répéter ses mêmes mots ». « J’ai fait le choix de le retirer fréquemment pour faire répéter les enfants et bien articuler. Je suis en plus dans un quartier prioritaire où nous avions un projet autour du livre afin de favoriser le langage et la langue française puisque certains enfants ont des parents ne parlant pas français et ne savent pas tous lire ».

Les professionnels ont, pour beaucoup, conscience de ces effets négatifs. Elles font le maximum pour se mettre à la hauteur des enfants, accentuer les mimiques du haut du visage, articuler… et parfois, baisser leur masque, toutes solutions qui visent à minimiser l’impact négatif du port du masque sur l’entrée dans la communication et l’acquisition du langage. Autre solution, les masques inclusifs qui pourraient pallier, à certains moments, l’absence de visibilité de la bouche. Nous avons eu peu de retours dans notre enquête sur ces masques encore peu répandus en décembre. D’après les personnes qui les ont testés, ils présentent des inconvénients : buée, inconfort. Mais peut-être leur usage est-il à reconsidérer à la lumière de ces données préoccupantes sur la communication et le langage.

La méthode des auteurs de l’étude

Parce que nous entendions sur le terrain des professionnelles inquiètes des effets du port du masque, parce que nous connaissions les conditions de la mise en place de relations affectives et émotionnelles, ainsi que du développement du langage, nous avons décidé de solliciter les professionnels à nous faire part de leurs observations.
Au mois de décembre, le site des « Pros de la petite enfance » a diffusé notre questionnaire sur l’impact du masque sur les jeunes enfants, auquel 592 professionnels de la petite enfance ont répondu. Après avoir indiqué à quelles occasions ils portaient et ôtaient (le cas échéant) leur masque durant la journée, les professionnels consignaient les réactions qu’ils observaient chez les enfants lors du port du masque et de son retrait. Le port d’un masque opaque et d’un masque inclusif (masque transparent laissant voir la bouche) était distingué. Les professionnels avaient également la possibilité de laisser tout commentaire qu’ils jugeaient utile (leurs pratiques, leurs ressentis, etc…).

L’analyse que nous avons faite des témoignages ne porte pas sur l’objectivation des réactions des enfants — que nous n’avons pas pu observer directement, mais sur les observations que les professionnelles en ont fait. Ces faits du quotidien, relatés souvent avec fiabilité et précision sont très informatifs.

Les résultats que nous en tirons confirment souvent les inquiétudes, les précisent. Ils offrent des pistes de réflexion sur ses possibles effets sur le développement des enfants. En offrant aux professionnels la possibilité de comparer leurs propres observations à celles de leurs collègues, ils permettent également de mettre en perspective les témoignages des uns et des autres.

Nous ne pouvons pas pour autant donner de préconisations autres que les consignes sanitaires ministérielles. Sur le terrain, chacune agit de façon plus ou moins souple dans le port du masque, l’enlevant parfois pour certains moments particuliers. Des auteurs ont donné des conseils pour en minimiser les effets négatifs. Par ailleurs, les professionnelles peuvent inciter les parents à se rendre encore plus disponibles aux échanges avec leurs enfants le soir et le week-end, en particulier langagiers : d’une façon visible, en s’appuyant sur des comptines et des livres, par exemple.

Commentaire : Bonjour, Pour nuancer cette enquête, je me suis penchée sur la question du masque par rapport au développement de la communication et du langage du tout-petit. Je suis orthophoniste, et je pense que nous avons de bonnes raisons de rester positifs. Voici mon article : https://enfancelangage.com/port-du-masque-et-developpement-du-langage-du-tout-petit-faut-il-sinquieter/ Bonne journée

lesprosdelapetiteenfance

lesprosdelapetiteenfance

Source : https://lesprosdelapetiteenfance.fr/vie-professionnelle/organisation-et-pratiques-professionnelles/enquete-les-effets-du-port-du-masque-sur-les-jeunes-enfants-en-lieux-daccueil-collectif/les-effets-du-port-du-masque-sur-la-communication-et-le-langage

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  • Port du masque chez l’enfant : indications, dangers, effets indésirables – Par Aurélie Blaize - Mis à jour le 18/06/21 15:18 – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’ - Photo
    Le masque est obligatoire aux enfants à partir de 11 ans dans les lieux publics clos et à l’école primaire (sauf en extérieur où l’obligation est levée le 17 juin). Quelles sont les recommandations de l’OMS à ce sujet ? Quels effets indésirables possibles ? Point sur la balance bénéfice/risque du masque chez l’enfant et conseils pour éviter qu’il ne devienne un nid à microbes. Photo - © 123RF-Yulia Petrova

Sommaire

  • Indications du port du masque chez l’enfant
  • Effets indésirables
  • Balance bénéfice/risque du masque chez l’enfant
  • Moins de rhumes cet hiver ?
  • Contre-indications
  • • Enfant handicapé
  • Activité physique
  • Masque chirurgical ou tissu ?
  • Supporter le masque
  • Et les visières ?
  • Précautions d’entretien et de lavage
    En pleine épidémie de Covid-19 en France, le port du masque a été rendu obligatoire chez l’enfant dès l’âge de 11 ans dans les lieux publics clos, et à partir de 6 ans à l’école. Même en extérieur jusqu’au 17 juin 2021, date à laquelle le Premier ministre Jean Castex a levé l’obligation de port du masque en extérieur dans toute la France y compris dans les cours de récréation. La société française de pédiatrie a réclamé la fin du port du masque à l’école primaire y compris en intérieur. ’La situation sanitaire ne le justifie plus (0.17% de tests salivaires positifs à l’école versus 1.19 % de tests positifs chez les sujets asymptomatiques dans l’ensemble de la population), la place des jeunes enfants dans la dynamique de la pandémie étant minime dans ce contexte’ indique ces spécialistes dans un communiqué du 17 juin tout en soulignant ’la pénibilité de cette mesure devenue inutile alors que des fortes chaleurs sont attendues dans les prochaines semaines’. Quels sont les effets du masque sur la santé des enfants  ? Son impact sur l’apprentissage scolaire ? L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rédigé trois documents sur le port du masque chez l’enfant dans le contexte de la pandémie de Covid-19, en avril, juin et août 2020. Que disent-ils ? Quels sont les avantages et effets indésirables reconnus par l’OMS ? Observés par les professionnels de santé sur le terrain ? Point sur la balance bénéfice/risque du masque chez l’enfant avec nos spécialistes.


Quelles sont les indications du port du masque chez l’enfant selon l’OMS ?

L’OMS recommande le port du masque à partir de 12 ans. Avant cet âge, il est soit totalement exclu soit assorti de plusieurs conditions.

  • A 5 ans et moins : ’Les enfants âgés de 5 ans et moins ne devraient pas être obligés de porter un masque. Cette indication est fondée sur la sécurité et l’intérêt global de l’enfant, et sur sa capacité à utiliser un masque correctement avec une assistance minimale’ explique l’agence.
  • De 6 à 11 ans  : l’OMS et l’Unicef estiment que la décision de port du masque doit être ’fondée’ sur plusieurs facteurs : la transmission intense (du virus) dans la zone où réside l’enfant, la capacité de l’enfant à utiliser un masque correctement et en toute sécurité, l’accès aux masques, ainsi que la possibilité de les laver ou de les remplacer dans certains contextes (comme à l’école), une supervision adéquate par un adulte et des instructions données à l’enfant sur le port et le retrait des masques en toute sécurité, selon les incidences potentielles du port du masque sur l’apprentissage et le développement psychosocial, en consultation avec les enseignants, les parents/aidants et/ou les prestataires de santé, et dans les contextes spécifiques ou les interactions particulières de l’enfant avec d’autres personnes exposées à un risque élevé de développer une maladie grave, telles que les personnes âgées et celles souffrant d’autres affections préexistantes.
  • A 12 ans et plus : l’OMS et l’Unicef recommandent le port du masque ’dans les mêmes conditions que les adultes, en particulier lorsqu’ils ne peuvent garantir une distance d’au moins un mètre des autres et si la transmission est généralisée dans la zone concernée’

    Quels sont les effets indésirables liés au port du masque chez l’enfant ?

L’OMS a listé plusieurs effets indésirables liés au port du masque dans le contexte de la pandémie de Covid-19. en juin 2020. Chez les enfants, il peut être ’mal supporté’  et représenter des ’désavantages et difficultés’, reconnait l’agence. 

Liste des ’désavantages’ liés au port du masque ’dans le grand public, par des personnes en bonne santé’ établie par l’OMS :

  • risque potentiellement accru d’autocontamination dû au fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains contaminées
  • autocontamination possible si un masque non médical humide ou sale n’est pas remplacé, favorisant ainsi la prolifération de micro-organismes ;
  • mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon le type de masque utilisé ;
  • lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque ;
  • difficulté de communiquer clairement ;
  • sensation possible d’inconfort ;
  • fausse impression de sécurité pouvant conduire à un respect moins scrupuleux des mesures préventives qui ont fait leurs preuves comme la distanciation physique et l’hygiène des mains ;
  • port du masque mal supporté, notamment par le jeune enfant ;
  • difficultés de communiquer en cas de surdité et de dépendance de la lecture labiale.
  • désavantages et difficultés liés au port du masque éprouvés par les enfants, les personnes atteintes de troubles mentaux ou de déficiences développementales, les personnes âgées atteintes de déficiences cognitives, les asthmatiques ou les personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques, les personnes ayant récemment subi un traumatisme facial ou une intervention chirurgicale orale ou maxillofaciale, ainsi que celles qui vivent dans un environnement chaud et humide ;
  • problèmes liés à la gestion des déchets ; l’élimination sauvage des masques peut entraîner une augmentation du volume des déchets dans les lieux publics, présentant un risque de contamination des préposés au nettoyage des rues et des risques pour l’environnement.
    Pour le Dr Nicole Delépine, pédiatre, oncologue et ancien Chef de service à l’AP-HP, qui n’est pas ’contre le port du masque dans l’absolu’, celui-ci peut, ’s’il dure plusieurs mois avoir beaucoup de conséquences’ chez les enfants : ’ Il y a une perte de facultés respiratoires du coup les enfants somnolent, ne retiennent pas bien en classe. Certains ont la sensation d’étouffer. Le port du masque a des conséquences cognitives, sur leurs capacités d’apprentissage, d’écoute, d’attention. Il y a aussi les troubles cutanés (peau sèche, eczéma par exemple), des nausées chez certains enfants, et des maux de tête liés à une diminution d’oxygène et à l’augmentation de gaz carbonique. Sans oublier que ’le masque est un milieu de cultures énorme en particulier en ce moment où il pleut. Vous avez des masques mouillés qui sont des bouillons de bactéries et éventuellement de champignons’ (un masque mouillé doit être jeté et remplacé sans attendre). De son côté, le Dr Louise Boyeldieu, ORL pédiatrique à l’Hôpital Fondation Rothschild de Paris constate, elle, que le port du masque est plutôt bien accepté parmi ses patients : ’Les enfants que j’interroge ne sont pas gênés, globalement ils le portent assez bien. Il y a forcément des enfants qui vont être moins tolérants et peut-être plus sensibles qu’on modifie leur quotidien, consent-elle, mais le masque n’a pas d’effets indésirables en général dans ce que j’observe dans ma pratique.’  


Une balance bénéfice-risque (dé)favorable ?

’Une préconisation médicale se fait sur la balance bénéfice-risque’ , rappelle le Dr Delépine, Or ’il existe peu de données probantes sur les avantages et les effets nocifs du port du masque par les enfants pour atténuer la transmission de la Covid-19 et d’autres coronavirus’ soulignait l’OMS en août 2020. Difficile donc de trancher pour l’instant. ’Si on nous disait que le masque donne mal à la tête mais qu’il peut protéger, les gens le toléreraient mieux. Tandis que là on voit bien que ça donne des effets secondaires alors que son port ne protège pas contre le virus. Beaucoup de gens ont commencé à le comprendre ne serait-ce que parce que c’est marqué sur les boîtes’ argue le Dr Delépine. De plus, selon elle, ce masque n’a aucune justification car les enfants ne transmettent pas le virus ni aux adultes, ni aux enfants’. Une étude publiée par l’Institut Pasteur et menée sur 1 340 personnes a effectivement montré que la majorité des enfants infectés et allant à l’école le seraient par l’intermédiaire d’une exposition intra-familiale à un cas suspecté ou confirmé chez un adulte. Le ministre de la Santé Olivier Véran confirmait lors d’une conférence de presse le 17 septembre que ’les enfants jeunes sont peu actifs dans la chaîne de transmission du coronavirus, le risque de transmission existe principalement d’adulte à adulte, d’adulte à enfant mais rarement d’enfant à adulte et d’enfant à enfant’. L’OMS reconnaissait en juin 2020 que le port du masque (pour le grand public) ’peut permettre aussi bien à des sujets en bonne santé de se protéger (en cas de contact avec une personne infectée) qu’à des sujets porteurs de virus de ne pas les transmettre’ et qu’il offre un risque potentiellement réduit d’exposition’ au virus pour les sujets infectés asymptomatiques mais ’compte-tenu du nombre limité de données sur le port du masque par les enfants dans le cadre de la pandémie de Covid-19 ou d’autres maladies respiratoires, l’élaboration de politiques par les autorités nationales doit être guidée par (...) l’intérêt supérieur de l’enfant, sa santé et son bien-êtreconclut-elle. Elle conseille aussi aux autorités qui décident de le recommander chez les enfants de recueillir ensuite ’des informations clés (...) pour accompagner et surveiller la mise en œuvre de cette mesure’ (incidence du port du masque sur la santé de l’enfant, y compris la santé mentale, réduction de la transmission du virus, conséquences pour les enfants présentant des retards de développement, des problèmes de santé, un handicap ou d’autres vulnérabilités).

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Covid chez l’enfant : temps d’incubation, symptômes, contagion

CORONAVIRUS ENFANT. Les enfants font beaucoup moins de formes graves de Covid que les adultes mais face à la forte contagion du variant Omicron, ils sont davantage contaminés et un peu plus nombreux à l’hôpital. Profil à risque d’hospitalisation, temps d’incubation chez eux, symptômes, test...Tout savoir.


Moins de rhumes grâce au masque dans les écoles ?

’C’est possible qu’on ait un petit peu moins de transmissions, en tous cas chez les primaires, mais les virus de l’hiver sont très très transmissibles, répond le Dr Boyeldieu, et ça ne passe pas que par le masque, ça passe aussi par le lavage des mains, jeter son mouchoir et se laver les mains après s’être mouché...’


Quelles sont les contre-indications du port du masque chez l’enfant ?

Selon l’OMS, le port du masque ne doit pas être rendu obligatoire chez les enfants, quel que soit leur âge, lorsqu’ils souffrent de troubles du développement, de handicaps ou d’autres problèmes de santé spécifiques. Même chose pour les enfants atteints de graves troubles cognitifs ou respiratoires et ayant des difficultés à tolérer un masque. La Haute Autorité de Santé rappelle, elle, que le masque est proscrit chez les nourrissons et jeunes enfants.


Masque et handicap : un certificat médical nécessaire

Le handicap est un motif de dérogation au port du masque à l’école indiqué à l’article 2 du décret du 29 octobre 2020. Les parents dont l’enfant présente un handicap doivent fournir un certificat médical qui atteste de la contre-indication au port du masque. Un délai d’une semaine pour présenter ce certificat au chef d’établissement ou au directeur d’école est donné aux représentants légaux des élèves concernés. Le cas échéant, et à l’initiative du chef d’établissement ou du directeur d’école, le médecin scolaire du secteur peut être sollicité pour établir ce certificat.


Pourquoi le masque est-il interdit pendant le sport ?

La recommandation est la même que chez l’adulte : pas de masque lorsque l’enfant fait du sport ou pratique une activité physique ’afin que cela ne gêne pas leur respiration’ explique l’OMS. La sueur peut également humidifier les masques, ce qui gêne la respiration et facilite la propagation des germes.


Un masque chirurgical ou en tissu chez l’enfant ?

Chirurgical ou en tissu, le choix d’un masque doit dépendre de l’état de santé de l’enfant. Selon les recommandations de l’OMS : 

  • Si l’enfant est en bonne santé  : il peut porter un masque non médical ou en tissu. Le masque en tissu doit être à la bonne taille pour couvrir le nez, la bouche et le menton de l’enfant. à savoir d’empêcher la transmission du virus à d’autres personnes si elles sont infectées sans le savoir. 
  • Si l’enfant a des problèmes de santé (mucoviscidose, cancer, immunosuppression) ou qu’il présente des symptômes évocateurs du coronavirus : il doit porter un masque médical (chirurgical par exemple) pour le protéger du virus. 

    Comment aider l’enfant à mieux supporter le masque ?

Le masque doit être bien adapté au visage de l’enfant pour être supportable. ’Il faut bien faire attention à ce que le masque soit adapté en taille, qu’il ne soit pas trop serré, surtout avec les masques faits maison, que le tissu ne soit pas trop épais pour que ça n’entraîne pas une gêne respiratoire’ recommande le Dr Louise Boyeldieu.’Globalement, parmi mes patients, le masque chirurgical acheté en pharmacie de taille pédiatrique est mieux supporté que le masque en tissu’ rapporte-t-elle.

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Que penser des visières ou écrans sur le visage pour les enfants ?

Initialement, les écrans faciaux (aussi appelés ’visières’) sont utilisés pour éviter la projection de liquide biologique comme les sécrétions respiratoires, d’agents chimiques et de débris dans les yeux. L’OMS reconnait qu’ils peuvent ’protéger partiellement le visage contre les gouttelettes respiratoires et présente l’avantage d’être facile à utiliser’ mais rappelle que leur efficacité pour ce qui est de limiter la transmission ’n’a pas encore été étudiée de manière adéquate’.

Ils peuvent être considérées comme des alternatives au port du masque chez les enfants présentant des troubles du développement ou un handicap, valide l’OMS. Ils peuvent aussi être envisagés en remplacement du masque en tissu chez les enfants atteints d’un déficit auditif ou souffrant de problèmes d’audition (le port du masque peut entraver l’apprentissage). Le recours à des masques transparents est aussi validé dans ce cas par l’organisation. 


Entretien et lavage du masque chez l’enfant : quelles recommandations ?

L’entretien, le lavage et le change du masque chez l’enfant doivent répondre aux mêmes conditions que chez les adultes mais ’une attention particulière doit être accordée à l’entretien des masques et à la nécessité de les changer lorsqu’ils sont mouillés ou sales’, insiste l’OMS. 

Plus de conseils : https://sante.journaldesfemmes.fr/f...

Masque en tissu : lavable, achat, catégorie 1, normes, prix

Le masque en tissu est un équipement de protection contre le Covid-19 et ses variants, à utiliser en complément des gestes barrières. Quelle est la durée de vie maximum d’un masque en tissu ? Au bout de combien d’heures doit-on le changer ? Comment bien le porter et bien le laver ?Notre guide.

Merci aux Docteurs Nicole Delépine, pédiatre, oncologue et ancien Chef de service à l’AP-HP, et Louise Boyeldieu, ORL pédiatrique à l’Hôpital Fondation Rothschild de Paris.

Sources :

 Conseils sur le port du masque par les enfants dans la communauté dans le cadre de la pandémie de COVID-19. OMS. 21 août 2020.

 Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19 Orientations provisoires. OMS. 5 juin 2020.

  Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19 Orientations provisoires. OMS. 6 avril 2020

Se protéger du coronavirus

Journal des Femmes Santé - Actualités et magazine santé

LE JOURNAL DES FEMMES | irise-paris.com

Source : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2676433-port-du-masque-enfant-covid-19-dangers-oms-effets-secondaires-chirurgical-respiration-maux-de-tete-fatigue/

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  • Masque dès 6 ans à l’école : trois idées reçues sur les risques encourus par les enfants – Par Assma Maad - Publié le 05 novembre 2020 à 18h26 – Document ‘lemonde.fr’ > https://www.lemonde.fr › Les Décodeurs › Vérification - 5 novembre 2020
    Certains parents usent d’arguments infondés pour dénoncer les supposés effets nocifs des masques imposés aux élèves dès le CP.

Depuis la rentrée du 2 novembre2020, le masque est devenu obligatoire pour les enfants dès l’école primaire, soit à partir de 6 ans environ. Auparavant, seuls les élèves de collège (plus de 11 ans) étaient tenus de le porter. Cette mesure annoncée par Jean Castex a été prise « conformément à l’avis » transmis le 28 octobre par le Haut Conseil de santé publique (HCSP).

Mais cette nouvelle règle suscite l’inquiétude de certains parents, comme en témoignent les pétitions et dizaines de témoignages publiés en ligne. Ainsi, une publication sur Facebookprésente la «  réponse d’un médecin qui travaille dans un hôpital pour enfants ». Il y est écrit que les enfants qui portent un masque peuvent avoir « les gaz du sang modifiés », respirer « CO2 et toxines » ou développer « des bronchites obstructives qui vont abîmer leur cœur par décompensation ». Dans un autre long texte très partagé, des parents et enseignants s’interrogent sur les effets indésirables du masque chez les écoliers : « Que vont-ils respirer plus de 10 heures par jour pour ceux qui vont à la garderie matin et soir ? Au mieux, leur gaz carbonique… mais ne nous voilons pas la face, ils vont inspirer quantité de produits toxiques ! »

CAPTURES D’ÉCRAN FACEBOOK

Les mêmes arguments reviennent souvent : intoxication au dioxyde de carbone, toxicité des masques, fragilité du système respiratoire, crainte de l’impact psychologique… Si certaines inquiétudes sont légitimes, d’autres sont scientifiquement infondées. Interrogée par Le Monde, Christèle Gras-Le Guen, chef de service des urgences et de pédiatrie générale au CHU de Nantes et secrétaire générale de la Société française de pédiatrie, s’étonne de ces réactions autour de l’impact du masque sur la santé des enfants :

« Imposer le port du masque aux enfants peut être agaçant, contraignant, et [cela peut être] difficile à leur maintenir de façon optimale sur le nez. Mais de là à imaginer que le masque puisse être nuisible sur la santé des enfants, c’est irrationnel. »

« Les enfants respirent leur CO2, et font de l’hypoxie »

FAUX

Les masques provoqueraient-ils des intoxications au dioxyde de carbone ou pourraient-ils causer une hypoxie, c’est-à-dire une carence en oxygène ? Ces affirmations circulaient déjà au printemps et cet été. Or, comme l’expliquait le médecin de santé publique spécialiste en physiologie respiratoire Gilles Dixsaut au Monde en septembre, le risque d’une intoxication au CO2 n’a jamais été avéré : « Respirer son propre C02, c’est ce qu’on fait en permanence. Quand vous expirez, vos bronches sont remplies de l’air que vous avez déjà respiré. Avec un masque, on rajoute quelques millilitres, mais cela ne change strictement rien à la physiologie respiratoire. »

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) s’était également exprimé cet été à ce sujet :

« Si certaines personnes peuvent se sentir gênées par le fait de porter un masque, c’est par manque d’habitude : ces protections sont développées de manière à laisser passer l’oxygène dans l’organisme. Le risque d’une intoxication au CO2 n’est aucunement avéré. »

L’autre thèse pointant le risque d’un manque d’oxygène lié aux masques ne repose sur rien de très sérieux non plus. Les porter plusieurs heures d’affilée peut demander un effort respiratoire supplémentaire, mais « cela n’a rien à voir avec un manque d’oxygène », affirmait en juillet le médecin hygiéniste Philippe Carenco. A l’instar des adultes, les enfants n’ont à craindre ni leurs propres rejets de dioxyde de carbone, ni d’éventuelles carences en oxygène. « Si les pédiatres ont préconisé le port du masque pour les enfants de plus de 6 ans, c’est parce que ça n’a bien évidemment aucun effet néfaste sur leur santé, assure Christèle Gras-Le Guen. Les seules inquiétudes concernent les nourrissons et nouveau-nés, chez qui le risque d’étouffement est bien réel. »

Autre argument développé par la secrétaire générale de la Société française de pédiatrie : l’usage des masques est fréquent chez les jeunes patients hospitalisés.

« Les enfants qui suivent une chimiothérapie, qui sont atteints de mucoviscidose, et qui doivent se protéger des microbes, portent des masques depuis très longtemps. Jamais il n’a été observé chez ces enfants fragiles le moindre manque d’oxygène. »

Lire aussi Non, l’utilisation prolongée du masque contre le Covid-19 n’est pas dangereuse

« Les masques sont toxiques et altèrent le système respiratoire des enfants »

FAUX

Cette assertion revient souvent dans la bouche de parents inquiets : respirer dans un masque pendant des heures pourrait avoir des conséquences néfastes et durables sur les capacités respiratoires des enfants. Pire, l’utilisation prolongée du masque créerait, comme le redouteune internaute sur Facebook, une « génération d’asthmatiques (…) pleine de problèmes pulmonaires ». Ces craintes ne reposent sur aucun élément scientifiquement fondé. « On n’a aucun argument pour penser qu’un enfant de 6 ans a un système respiratoire différent de l’adulte ; c’est le même », affirme le Pr Gras-Le Guen. Il suffit d’observer d’autres pays :

« Au Japon, les enfants portent des masques de manière culturelle depuis très longtemps. Ils vont à l’école avec des masques, et on n’a jamais observé le moindre effet délétère sur la santé respiratoire de centaines d’écoliers japonais. »

Les masques peuvent occasionner une gêne respiratoire, mais s’ils sont homologués et portés correctement, le risque est limité chez les enfants comme chez les adultes. « Les masques, notamment chirurgicaux, sont conçus pour être portés pendant une durée de plusieurs heures par les professionnels de santé, sans entraver leurs capacités à travailler ni altérer leurs capacités respiratoires », rappelle l’Inserm.

Quant à la toxicité des masques en tissu chez les enfants, au même titre que pour les adultes, « on peut entendre cette inquiétude, mais cela relève du fantasme », balaie Christèle Gras-Le Guen. Ensuite, les parents savent avec quoi ils lavent leur masque, et ils sont bien placés pour connaître les produits qu’ils utilisent, donc le risque est limité. » La controverse suscitée par les masques de la marque DIM distribués aux enseignants, et dont le gouvernement a suspendu la distribution car ils étaient soupçonnés d’être toxiques, a pourtant marqué les esprits. Mais dans un avis rendu public le 28 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) affirme ne pas avoir mis en évidence « de risque pour la santé dans des conditions d’utilisation qui seraient strictement respectées  ».

A condition, donc, de respecter scrupuleusement les précautions d’emploi : laver le masque en tissu avant la première utilisation et après chaque utilisation, changer sa protection dès qu’elle est humide. « Dès lors que le masque traité est porté sans lavage préalable ou n’est pas changé dès qu’il est humide, l’Anses considère, en revanche, que tout risque sanitaire ne peut être écarté », nuance toutefois l’agence.

Lire aussi Conjonctivite, asthme, intoxication au CO2… Le vrai du faux des effets indésirables du masque

« Le masque a un impact sur le développement psychosocial des enfants »

À NUANCER

Il est indéniable que la présence d’un masque protégeant la moitié d’un visage n’est pas anodine pour un enfant. Le masque limite la communication, il «  peut poser quelques difficultés pour s’exprimer, pour les enfants comme pour les adultes, car cela oblige à parler plus fort », expliquait récemment au Monde la pédopsychiatre Agnès Pargade. Cela ne pose, cependant, pas de souci pour le développement de l’enfant. Les muscles du visage sont importants, mais les émotions passent surtout par le regard, par la communication orale. » Cette nouvelle situation demande des efforts, notamment de la part des adultes, qui se doivent d’être plus attentifs, mais, selon le Dr Pargade, « tout le monde va très bien s’adapter, d’autant que les enfants ne portent pas le masque toute la journée, ils l’enlèvent pour manger et à la maison. »

Christèle Gras-le Guen insiste aussi sur ce point : les enfants ne seront pas totalement privés d’interactions sociales. La majorité pourra retirer son masque le soir à la maison, et avoir ces échanges dans le cadre familial. « On sait que les enfants ont la capacité à s’adapter et à pouvoir surmonter ça, même si le moment actuel n’est pas très agréable. » Le plus important, souligne-t-elle, est de permettre aux enfants d’aller à l’école, afin de ne pas reproduire les effets délétères du premier confinement sur la santé des petits, notamment chez les plus fragiles et défavorisés. « C’est le prix à payer pour garder les enfants à l’école. »

Lire aussi « Pour que le masque soit bien accepté par son enfant, il faut mettre en place une routine »

Retrouvez tous les articles de vérification des Décodeurs dans notre rubrique.

Covid-19 : la majorité des patients en réanimation sont bien non vaccinés

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Des centres d&#39 ;accueil pour migrants d&#39 ;un genre nouveau vont ouvrir à Calais

Source : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/11/05/masque-des-6-ans-a-l-ecole-trois-idees-recues-sur-les-risques-encourus-par-les-enfants_6058648_4355770.html

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  • Gêne respiratoire, difficultés d’apprentissage : qu’en est-il du masque pour les enfants ? - Am.C. - Publié le mercredi 08 décembre 2021 - Mis à jour le mercredi 08 décembre 2021 à 16h33 – Document’ rtbf.be’ - Photo d’illustration. © Irina Tiumentseva – Getty Images
    La mesure, annoncée à l’issue du comité de concertation de ce vendredi 3 décembre, a agité le monde scolaire pendant plusieurs jours : depuis ce lundi 6 décembre, les enfants à partir de six ans doivent porter un masque à l’école. Couplée à la ventilation des locaux et l’installation d’appareils de mesure de CO2, cette mesure vise à contrer l’épidémie de Covid-19 qui se propage dans les classes depuis quelques semaines.

Plusieurs pétitions circulent pour s’opposer à cette mesure. La plus partagée d’entre elles, titrée ’NON au port du masque à partir de 6 ans !’ a déjà récolté quelque 38.000 signatures. On y trouve cette citation d’une pédiatre française, tirée d’un article en ligne : ’Il y a une perte de facultés respiratoires du coup les enfants somnolent, ne retiennent pas bien en classe. Certains ont la sensation d’étouffer.’

►►► A lire aussi : Bruno Humbeeck après le Codeco : ’Ce qui nuit très fort à la santé mentale, ce n’est pas le masque mais une communication distordue’

Gêne, démangeaisons, difficultés de concentration… pour éviter ces désagréments, la ministre de l’Education Caroline Désir a précisé que les enfants peuvent enlever leur masque pendant certains moments de pause. Et ce, comme elle l’a dit sur RTL-TVI le 3 décembre dernier, ’pour reprendre [leur] souffle’.

Le saturomètre, un outil fiable ?

Ce fameux masque empêche-t-il pour autant de respirer correctement ? Certaines expériences individuelles partagées sur les réseaux sociaux font état d’une baisse de l’oxygénation, photos de saturomètre à l’appui. ’Un saturomètre sert à mesurer la saturation en oxygène, expliquait il y a quelques mois Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, sur notre site internet. On le place sur le doigt et cela calcule le taux d’oxygène dans le sang. Ce n’est pas parfait car pour avoir un vrai taux en oxygène dans le sang, il faut faire une prise de sang artérielle et on peut alors être précis. Le saturomètre va donner une estimation.’

Un outil pas parfait… et parfois mal utilisé comme le note France Info dans un article sur la fiabilité des saturomètres. ’Si la pince est mal mise au bout du doigt, on peut avoir un mauvais signal. Il faut aussi vérifier que l’appareil soit adapté à la taille du petit doigt de l’enfant’, souligne Camille Taillé, pneumologue à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard à Paris, interrogée par nos confrères.

Concernant le port du masque lui-même, Thomas Gille, pneumologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny interrogé par France Info, souligne qu’’un masque chirurgical, ce n’est pas du cellophane qu’on plaquerait sur les voies respiratoires. Ce n’est pas capable de bloquer les molécules d’oxygène, qui sont minuscules, bien plus petites qu’un virus. Thomas Gille cite l’exemple des porteurs de lunettes :’Si on a de la buée sur les lunettes, c’est bien qu’il y a de l’air qui passe à travers le masque et sur les côtés.’

Des études à lire attentivement

Et la littérature scientifique, qu’en pense-t-elle ? Comme nous l’expliquions ce lundi, les études sur les inconvénients du masque porté par les enfants souffrent des mêmes biais que celles sur les avantages produits : elles manquent souvent de recul et de point de comparaison objectif. Une étude française menée auprès de 2954 personnes relève malgré tout qu’’un peu plus du quart des enfants ont ressenti une gêne respiratoire attribuée au masque’.

Par ailleurs, peut-on lire en guise de conclusion de cette étude française, ’les effets secondaires relevés par les parents étaient fréquents, même s’ils étaient souvent bénins. Il est à noter que les effets secondaires ont été considérablement réduits lorsque les parents ont adhéré à la mesure de port du masque. Par conséquent, les parents doivent être motivés en renouvelant constamment les explications à leurs enfants et la justification de cette stratégie’.

Une autre étude, allemande celle-là et menée en 2020, note que 12% des enfants ont une respiration accélérée. Les personnes qui ont répondu ont rentré des données pour un total de 25.930 enfants. Mais, observent les auteurs et c’est loin d’être un détail, l’enquête n’a pas été diffusée partout de la même façon (38,5% des répondants ont indiqué avoir un diplôme universitaire) et les questionnaires ont surtout circulé dans des groupes sur les réseaux sociaux qui ’critiquent les mesures contre le Covid mises en place par le gouvernement’.

 

Total

0-6 ans

7-12 ans

13-18 ans

Sensation de faiblesse 3820

(14.7%)

300

(7.5%)

2020

(14.0%)

1500

(20.0%)

Douleur dans l’abdomen 3492

(13.5%)

397

(9.9%)

2292

(15.9%)

803

(10.7%)

Respiration accélérée 3170

(12.2%)

417

(10.4%)

1796

(12.5%)

957

(12.7%)

A l’organisation Mondiale de la Santé, on reconnaît que le port du masque est ’inconfortable’ et qu’il ’réduit la capacité à respirer aisément’. D’où cette recommandation (p. 13 d’un document publié en décembre 2020) ’de ne pas porter de masque pendant la pratique d’une activité physique d’intensité soutenue’. Signalons que la circulaire officielle de la ministre de l’Education précise bien que ’le masque peut être ôté pendant les repas et dans le cadre des cours d’éducation physique.’

’L’utilisation prolongée de masques médicaux peut être inconfortable, mais elle n’entraîne ni intoxication au CO2 ni manque d’oxygène’, affirme encore l’OMS sur son site internet. L’Organisation qui conseille, ’au moment de porter un masque médical, [de veiller] à ce qu’il soit correctement ajusté et qu’il soit suffisamment serré pour vous permettre de respirer normalement’.

►►► À lire aussi : L’OMS appelle à mieux protéger les enfants, actuellement les plus touchés, partout, par le Covid

Difficultés d’apprentissage ?

Autre affirmation portée par la pétition évoquée au début de cet article : ’Le port du masque a des conséquences cognitives, sur les capacités d’apprentissage [des enfants], d’écoute, d’attention.’ Selon l’étude allemande citée plus haut, 38% des enfants interrogés ont indiqué avoir des troubles d’apprentissage. Ce chiffre monte à 48% chez les 13-18 ans. Mais ces troubles sont-ils liés uniquement au port du masque ? Les auteurs de l’article scientifique émettent des réserves sur ce point.

L’étude française évoquée au point précédent rapporte, elle, que 45,2% des répondants ont signalé des changements non précisés dans l’humeur de leurs enfants.

Interrogé à ce sujet le 3 décembre dernier, Bruno Humbeeck, psychopédagogue à l’Université de Mons, faisait cette observation : ’Parfois, au niveau de l’apprentissage de la langue, les enfants ne sont pas aidés car ils ne voient pas les mouvements des lèvres. Il faut alors compenser autrement. Dans les pays asiatiques, ils le font depuis des années.’

Le psychopédagogue se voulait cependant optimiste. ’On sait que le masque n’a pas de répercussions sur la santé mentale des enfants. Même d’un point de vue émotionnel, les enfants ’compensent’ très jeunes dans leur développement. Quand ils ne voient plus la bouche, ils regardent les yeux, des marqueurs émotionnels de la même intensité.’

C’est en tout cas le résultat d’une étude américaine menée il y a tout juste un an auprès de 81 enfants. ’Les auteurs ont constaté que les enfants étaient en mesure de déduire les émotions du sujet (lesquelles ont été limitées à des émotions négatives, comme la tristesse, la peur et la colère), et ce, même lorsqu’une partie du visage était recouverte, ce qui laisse entendre que le port du masque n’a pas de répercussions importantes sur les interactions sociales d’un enfant’, résume un document officiel des services de Santé publique de l’Ontario, une province du Canada.

Le débat scientifique concernant l’utilité du port du masque par les enfants n’est pas clos pour autant. Et il s’inscrit dans une lutte plus large contre le virus qui passe notamment par une aération efficace des locaux et l’installation de détecteurs de CO2.

►►► À lire aussi : Le masque à l’école diminue-t-il réellement la transmission ? Que disent les études sur le sujet ?

RTBF le site de la Radio Télévision Belge Francophone

Fichier:RTBF.be 2010.svg — Wikipédia

Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_gene-respiratoire-difficultes-d-apprentissage-qu-en-est-il-du-masque-pour-les-enfants?id=10892377

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  • Adultes - Le Masque Covid et le langage non verbal – Document ‘hominance.com’ - Blog ContactPhoto de porteurs de masques
    Nous avions déjà dû faire une croix sur la sacro-sainte poignée de main et la rituelle bise du matin en arrivant au bureau…

Aujourd’hui, un nouveau défi s’érige devant nous : il va nous falloir imaginer des stratégies pour faire évoluer notre langage non verbal, autrement dit notre langage corporel, tant notre communication faciale, voire verbale, est malmenée par ce satané, mais pourtant essentiel, port du masque !

C’est bien à travers cette injonction qui nous est faite d’arborer cet écran de tissu, que nous avons pleinement pris conscience que la communication ne passe pas que par les mots, et que c’est à nous de développer de nouvelles compétences en communication non verbale pour conserver des relations de travail harmonieuses.

Le langage facial

La première chose qu’un bébé voit est le visage d’autres êtres humains. Les traits des visages lui permettent de les reconnaître comme étant ses parents, sa nounou ou la puéricultrice de la crèche par exemple, d’identifier leurs émotions, mais aussi d’apprendre avec eux le langage oral.

Or, de nombreux professionnels s’inquiètent du bon développement des enfants « Covid » qui sont entourés de personnes masquées.

En effet, le port du masque ne laisse que peu de place à l’expression des émotions et aux interactions sociales, essentielles à ce que l’on appelle la communication non verbale.

Ce que l’on appelle la communication non verbale est l’ensemble des signaux envoyés par le corps permettant de transmettre des informations aux autres, par tout autre biais que le langage. Ces signaux, qui jouent un rôle primordial dans nos échanges, peuvent être le ton de la voix, les gestes, la posture, une attitude, une démarche et naturellement les expressions du visage…

Les micromouvements du visage sont autant d’indicateurs d’une humeur, d’une émotion, que notre cerveau est capable de décrypter, d’analyser et de traduire. Transitant bien souvent par les yeux, le nez ou la bouche, ce sont des informations capitales car elles permettent d’éviter certains malentendus, à l’instar des ‘emoji’ dans les sms.

Les conséquences du masque

Le masque est désormais obligatoire dès 6 ans à l’école, dans tous les lieux publics de l’hexagone, et dans les rues de très nombreuses villes. Et il risque bien de devenir un must-have de notre garde-robe pour longtemps.

Il est aujourd’hui acquis qu’il s’agit d’un rempart, avec la distanciation physique et le lavage régulier des mains, contre la Covid-19.

On voit d’ailleurs que ces mesures ont eu des effets bénéfiques contre les autres virus classiques de l’hiver : il n’y a jamais eu aussi peu de consultations pour la grippe, la gastro-entérite, la bronchiolite ou la rhino-pharyngite chez les médecins généralistes qu’en cette fin d’année 2020…

Pour autant, le port du masque apporte son lot d’inconvénients.

L’aspect physiologique

Chez certaines personnes, le masque peut devenir une entrave à la respiration s’il est trop plaqué sur le visage. Si l’on choisit un masque FFP2 pour faire du sport, il peut entraîner des maux de tête. Toutefois, quelques minutes de respiration profonde permettent d’éliminer le problème.

Mais surtout l’aspect social

Les expressions faciales sont les outils privilégiés de compréhension et d’appréciation de l’autre, et de médiation dans les échanges.

Amputés d’un morceau de notre outil de langage corporel principal (notre visage), il nous est désormais difficile d’exprimer ou de comprendre le second degré avec quelqu’un que l’on ne connaît pas, un prospect par exemple.

L’absence de tous ces petits indices, ces micromouvements, ces messages communicationnels, en partie disparus de notre visage, peut ainsi donner lieu à des malentendus fâcheux.

Comment interagir avec justesse lors d’un entretien d’embauche si vous n’avez pas capté cette petite moue sur le visage de votre interlocuteur ?

Comment savoir si vous êtes dans le vrai lors d’un rendez-vous commercial, alors que vous ne pouvez pas saisir ce sourire ou ce rictus sur le visage de votre prospect ?

Quelles sont les parades possibles ?

Alors comment maintenir le lien malgré le masque ?

Comment l’homme, animal social, peut-il s’adapter à cette nouvelle donne collective ?

La première chose qui nous vient à l’esprit est de « faire travailler notre regard » au maximum, d’en accentuer les intentions pour exprimer au mieux nos émotions à travers ce qu’il nous reste de visage disponible à la communication.

« Si le visage est le miroir de l’âme, les yeux en sont les interprètes ». Cicéron.

Mais d’autres outils sont capables de prendre le relais pour pallier le manque de contact facial et entrer « confortablement » en relation avec vos interlocuteurs.

Théâtralisez votre rapport à l’autre :

  • Attirez l’attention : par exemple annoncez le nom de votre interlocuteur avant de vous adresser à lui pour avoir un contact visuel avant de lui parler.
  • Évitez de communiquer en présence d’autres bruits ambiants, qui peuvent polluer la compréhension.
  • Portez votre voix, donnez du coffre, comme au théâtre.
  • N’hésitez pas à répéter et à reformuler pour être sûr d’être bien compris.
  • Parlez lentement, en articulant bien et en exagérant les expressions faciales.
  • Appuyez vos propos par une gestuelle forte.
    Même si tout cela ne vous semble pas naturel dans un premier temps, vous verrez que le jeu en vaut la chandelle, et que le côté légèrement théâtral peut devenir amusant !

Mon conseil  : entraînez-vous avec vos collègues à forcer le trait, pour trouver votre nouveau langage de communication propre, avant de le tester dans vos autres relations professionnelles.

Votre cerveau est votre ami

Le cerveau est une machine merveilleuse, faite de telle manière qu’il sait mettre en place les stratégies de parade face aux événements. Ainsi, la neuroplasticité de votre cerveau va vous permettre de vous adapter et trouver vos propres nouveaux outils de communication parmi les nombreuses options à votre disposition : le rythme des paroles, les attitudes, les signes de main, la démarche…

Le masque transparent

Pour les réfractaires absolus au masque tissu classique, il existe des masques transparents principalement utilisés par les malentendants qui utilisent la lecture labiale. Ces formes de masques sanitaires et salutaires, sont appelés à se généraliser à l’ensemble de la population pour faciliter nos interactions sociales.

Bien que toutes ces nouvelles règles sanitaires nous imposent distance et isolement, le contact avec nos collègues nous manque, et l’explosion de la visio-conférence en est la preuve. Ceux qui, dans l’entreprise, y étaient allergiques ont fini par l’accepter (certes un peu contraints et forcés) comme un outil de travail à part entière, et ont ensuite mis à profit ces nouvelles compétences dans leurs relations amicales et familiales.

Car c’est une évidence, nous avons et aurons toujours besoin de garder le lien avec les autres, quoi qu’il en coûte !

Le neuro-management au service de la performance commerciale

Cabinet de conseil et formation en performance commerciale ...https://hominance.com– « Hominance rassemble une équipe de consultants dont l’expérience et les expertises sont essentiellement tournées vers l’Homme... » - _ un cabinet expert de votre business development. – Hominance -Nous contacter - Hominance 21 janvier 2021 Tous les articles, Performance relationnelle

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  • Le port du masque et la communication – « Tu ne vois pas que je souris ? » - | Méthodes de travail (conseils aux étudiants et étudiantes) 27.04.2021 – Par Dr. Marika Fenley - Conseillère pédagogique UniNE - www.unine.ch/sp - Photo - Document ‘Université de Neuchâtel’
    Le port du masque nous met au défi concernant la communication verbale et non verbale. D’un côté, parce que nous n’entendons pas toujours bien ce que dit l’autre personne et de l’autre côté, tous les signaux non verbaux sont cachés derrière le masque (expressions faciales, etc…). Ceci peut amener à des malentendus et des mésententes. Dans cet article, vous trouverez 5 conseils pour mieux communiquer avec un masque.

Le port du masque a sans doute ajouté des défis à la communication en face-à-face. Cependant, la communication engage beaucoup d’éléments et nous devons apprendre à nous adapter.

Cinq conseils pour mieux communiquer avec un masque.

  • Se regarder dans les yeux
    Heureusement, avec le masque, les yeux ne sont pas couverts ! C’est important de regarder l’autre personne dans les yeux quand on se parle pour mieux se comprendre.

En effet, avec masque, il est difficile d’entendre quelqu’un qui vous parle sans se regarder dans les yeux.

Plusieurs fois j’ai complètement loupé que quelqu’un me parlait, et je me sentais très gêné d’avoir complètement « ignoré » cette personne. Une fois, un papa avec ses deux enfants dans le fil d’attente du télésiège me demandait de l’aide avec sa fille et ses skis. Je ne voyais pas ses yeux et c’est mon fils qui l’a aidé et qui m’a informé que j’étais assez impoli (il a peut-être utilisé le mot « nul » mais je ne l’ai pas bien entendu derrière le masque !)

  • Parlez plus fort et moins vite
    Il semble évident qu’il faut augmenter le volume quand le masque étouffe notre voix. Mais, attention à ne pas crier quand même (cela peut être vu comme agressif !). Il est aussi utile de parler plus lentement.

Astuce : Il ne faut pas se gêner de demander aux autres (et peut-être aux enseignant-e-s) de se répéter. On peut aussi répéter ce que la personne vient de dire, pour s’assurer que tout le monde a bien compris.

Ce conseil est particulièrement difficile pour moi. Après une phrase, j’oublie de parler plus fort et j’ai tendance à parler trop vite ! Donc, j’apprécie quand mes interlocutrices-eurs me rappellent de parler plus fort, moins vite et de me répéter.

  • Les signes et le gestuel
    Un geste un peu exagéré peut vraiment aider à se comprendre lorsque nos visages sont cachés. Pour les messages simples on peut utiliser le gestuel : pouce en haut ou vers le bas, secouer la tête oui ou non, et les mouvements des sourcils pour signaler la non-compréhension ou l’étonnement, par exemple.

Le langage du corps parle aussi aux autres. La manière dont vous êtes assis-e dans la salle de cours montre si vous êtes plutôt intéressé ou en train de vous endormir. Tournez-vous vers la personne qui parle, tenez-vous droit-e et utiliser un langage du corps plutôt ouvert (sans croiser les bras ou les jambes) si vous voulez montrer votre intérêt.

Astuce : Lorsque vous souriez derrière votre masque, montrez avec un geste du pouce en haut en même temps.

  • Le sourire
    Bien que caché derrière votre masque, le sourire est quand même reflété dans les yeux. En plus, on dit qu’on entend dans la voix si quelqu’un sourit.

Astuce : C’est plus sympa de sourire. En plus, votre propre sourire vous aide à vous sentir mieux.

  • L’écoute active
    Les masques nous forcent à entrainer notre écoute et à écouter de manière active. Une meilleure écoute va nous servir aussi dans le futur, sans masque. Avec masque, il vaut mieux gérer la prise de parole et ne pas se couper la parole. De plus, montrez à l’autre personne avec des gestes et des petits sons que vous avez compris et que vous l’écoutez toujours.

Pour aller plus loin :

York, D. (2020). How to build rapport – while wearing a mask. Harvard Business Review, September 28. Downloaded the 23 April 2021 at : https://hbr.org/2020/09/how-to-build-rapport-while-wearing-a-mask#

Stillman, J (2020). 3 Tricks to Communicate Effectively Even When You’re Wearing a Mask, Inc Magazine, October 28. Downloaded the 23 April 2021 at : https://www.inc.com/jessica-stillman/communication-body-language-covid-masks.html

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Source : https://www.unine.ch/blog/home/methodes/masque-communication.html

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  • La communication non verbale détériorée par le port du masque – Par CepiManagement - 16 juillet 2021 - Accueil » Articles
    En matière de communication, le non verbal a autant d’importance que le verbal. Et depuis la généralisation du port du masque dans les lieux clos et notamment en entreprise, il devient plus complexe de décrypter le non verbal chez l’autre.

Le masque, une barrière sociale ?

Expressions faciales et communication non verbale des émotions passent en grande partie par le visage. Aussi, en portant un masque, il devient compliqué pour les autres de voir les signaux non verbaux sur les autres. Même si le haut du visage et les yeux (dont on dit qu’ils sont le reflet de l’âme) sont visibles, ils restent peu informatifs. Le bas du visage fournit des informations importantes à l’observateur qui le regarde. Lorsque ces informations sont masquées, il devient difficile de comprendre ce qu’exprime la personne sur son visage. L’expression des sentiments est vraiment brouillée par le port du masque, plus encore, il est parfois difficile de reconnaître ses amis ou collègues. Le port généralisé du masque est vu par certains scientifiques, comme une véritable barrière sociale.

Adapter son comportement lorsque l’on porte un masque pour faciliter la communication

De la conversation informelle à la réunion ou la prise de parole en public, les interactions avec les autres sont nombreuses dans le cadre de l’entreprise. La communication y étant un enjeu crucial, il est important de préserver les liens et interactions tout en favorisant la compréhension malgré le port obligatoire du masque.

Aussi, pour faciliter la communication avec les interlocuteurs lorsque l’on porte un masque, il est nécessaire de forcer le trait. En effet, il est important de prendre conscience de la barrière visuelle du masque pour la prendre en compte et palier cette contrainte.

Tout d’abord, le contact visuel devient prépondérant pour attirer et focaliser l’attention de son interlocuteur. Egalement, il faut prendre en compte l’atténuation des sons due au masque et faire l’effort de monter un peu la voix.

Ensuite, on peut intensifier les expressions faciales en utilisant les sourcils. Le langage corporel et les gestes d’expression permettront d’exprimer émotions et idées.

Enfin, il faut verbaliser un peu plus lorsque l’on ne peut pas faire appel au non verbal. Mieux vaut préciser son propos et s’assurer de la bonne compréhension par son interlocuteur.

Voir aussi : 5 étapes pour devenir un manager agile

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  • Tout savoir (ou presque) sur la Communication non verbale avec Wikipédia
    La communication non verbale (ou langage du corps) désigne tout échange n’ayant pas recours à la parole. Elle ne repose pas sur les mots (pratiques linguistiques), mais sur plusieurs champs extralinguistiques correspondant à des signaux sociaux ou catégories fonctionnelles objets d’études de différentes disciplines : communication para-verbale (communication vocale comprenant les traits prosodiques, les onomatopées, le rire, la toux, etc., et parfois distinguée de la communication non verbale) analysée par la paralinguistique (en), gestes (mouvements du corps, gestuelle, actions et réactions) et expressions faciales (dont les micro-expressions) étudiés par la kinésique et la gestique, contact visuel et rôle du regard (clin d’œil complice, regard désapprobateur ou sceptique…) analysés par l’oculésique (en)1, contact corporel (poignée de main, câlin, baiser…) étudié par l’haptologie (en), rapport aux odeurs par l’olfactique, distance physique entre les individus et utilisation de l’espace étudiées par la proxémique, rapport au temps par la chronémique (en), tenue vestimentaire, posture, ainsi que d’autres signaux, conscients ou inconscients2,3. La communication non verbale s’intéresse aussi à l’environnement, c’est-à-dire au lieu dans lequel les interactions se déroulent, et au contexte (culture à contexte fort ou faible), étudiés par la systémologie4.

La communication non verbale relève des domaines de la psychologie et de l’éthologie. Elle bénéficie d’apports provenant de l’anthropologie, la sociologie, de l’ethnologie et des neurosciences. Les récentes avancées technologiques dans le domaine de l’imagerie cérébrale permettent aujourd’hui de préciser des connaissances et des observations du passé[Quoi ?]. Une discipline pseudo-scientifique créée par Philippe Turchet a fait d’une des dimensions du non verbal, son objet d’étude, la synergologie.

Le corps fait passer un message aussi efficace que les mots que l’on prononce. De plus, les interlocuteurs réagissent inconsciemment aux messages non verbaux mutuels. Ils ne se rendent pas compte qu’ils communiquent de nombreuses informations à leur insu. Un désaccord entre deux interlocuteurs peut survenir alors que le message verbal (les mots) sont pourtant positifs. La communication non verbale ajoute une dimension supplémentaire au message, pouvant parfois être en contradiction avec celui-ci. De plus, la part de non verbal que l’on peut distinguer chez notre interlocuteur peut nous informer sur lui, son humeur, son envie, sa santé, etc. [réf. nécessaire]

La langue des signes, utilisée par les sourds et les malentendants, n’est pas une transcription du langage parlé ; c’est donc un mode de communication véritable, ce n’est pas un code, ni un mode de communication non verbal.

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    La communication non verbale – Par la Rédaction de L’équipe PasseportSanté - Décembre 2016
    Qu’est-ce que la communication non verbale ?

La communication non verbale comprend de nombreux processus communicatifs comme l’aspect extérieur, les comportements de relation spatiale (rapprochements, prises de distance), les mouvements du corps (hochement, lever de sourcil, haussement des épaules), les expressions faciales, les regards ou encore les intonations vocales.

Bien que très méconnus, les phénomènes non verbaux sont très importants dans la communication humaine et utilisés d’ailleurs dans plusieurs domaines comme les arts oratoires et dramatiques, les langages gestuels de certaines communautés (sourds, moines)…

Ce type de communication renforce et crédibilise la communication verbale lorsqu’elle est adaptée, mais peut décrédibiliser celle-ci à l’inverse. Selon le chercheur américain Mehrabian, 7 % de la communication serait verbale, 38 % de la communication serait vocale et 55 % de la communication ne serait donc ni verbale ni vocale. C’est notre nature de juger rapidement les autres par leur attitude, leur beauté, leur intelligence, leurs mouvements. Les animaux nous donnent l’exemple de ce qu’est la communication non verbale : ils communiquent entre eux par des systèmes spécifiques comprenant des signaux de diverses natures : sonores, gestuels, mimiques, posturaux, chimiques, thermiques, tactiles, électriques, etc.

Il existe plusieurs disciplines s’intéressant à la communication non verbale, notamment la biologie, les neurosciences, la sociologie et la psychologie. 

La classification des signes non verbaux

Plusieurs classifications des signes non verbaux ont été mises au point dans la littérature. Celle de Marino Bonaiuto, qui date de 2007, les disposent selon une échelle allant de haut en bas, des signes les plus manifestes jusqu’aux moins évidents.

1. L’aspect extérieur : la formation physique, la silhouette, le choix des vêtements.

2. Le comportement spatial : la distance interpersonnelle, le contact corporel, l’orientation dans l’espace, le parfum.

3. Le comportement cinétique : les mouvements du tronc et des jambes, les gestes des mains, les mouvements de la tête.

4. Le visage : le regard et le contact visuel, l’expression du visage.

5. Les signes vocaux : les signes vocaux verbaux dotés de signification paraverbale, signes vocaux non-verbaux, silences. Parmi ces derniers, Trager distingue la qualité de la voix (ton, résonance et contrôle de l’articulation) et les vocalisations (pleurs, soupirs, rire, timbre de voix, intensité, extension, ségrégations vocales comme les « hum »).

Désigner et illustrer son discours

Certains gestes sont effectués pour accompagner l’énoncé.

1) La gestualité désignante. Ce sont les gestes de pointage que nous faisons lorsque nous voulons montrer quelque chose.

2) La gestualité illustrative. Ce sont les gestes qui miment l’action ou figurent certaines caractéristiques de l’objet dont on parle. Ces gestes abondent notamment dans les descriptions d’objets et dans les récits.

Ainsi, lorsque l’on mentionne une personne présente dans la discussion, on le désigne presque obligatoirement (par le pointage digital, par un signe de tête ou au moins par le regard), lorsqu’on prononce ’j’avais le cœur qui battait très fort’, on pose la main sur le coeur ou l’on mime un battement cardiaque, et le « mon » de « si vous voulez mon opinion » sera presque toujours accompagné d’un geste autocentré.

Tous ces signes peuvent constituer un système suffisamment complexe pour construire des langues comportant un répertoire et une syntaxe comme le langage des sourds par exemple. 

Les gestes de coordination du dialogue

Dans le dialogue, certains gestes ne servent pas à soutenir le dialogue mais à le coordonner, à s’assurer que les énoncés sont reçus, compris et interprétés. Pour mutualiser l’échange, il existe un dispositif d’interaction, de partage et de maintenance de la parole, constitué de gestes variés tels que des hochements de tête, des détournements de regard, des raclements de gorge, des inspirations préparatoires à la parole, des gestes de main, des changements de posture.

Lorsque l’on parle, on doit s’assurer que l’on est entendu, écouté, compris et savoir ce que l’interlocuteur pense de nos propos. Pour cela, on doit capter le regard du receveur, et chercher des indices rétroactifs sous forme d’émissions voco-verbales et kinésiques (mimiques de doute ou de perplexité, hochements, mouvements de tête, sourire, etc.). Lorsque ces signaux non verbaux ne suffisent pas, l’émetteur peut utiliser la communication verbale pour clarifier l’interaction : ’tu comprends ce que je veux dire ?’.

Communiquer ses émotions

Il existe également des gestes appartenant à la « communication affective » qui comprend elle-même deux aspects : émotionnel et émotif.

La communication émotionnelle correspond aux manifestations spontanées des états intérieurs des interlocuteurs, comme les tremblements, la pâleur, les sueurs, les pleurs, les rires, la surprise, l’agacement, etc.
La communication émotive correspond au résultat d’un « travail affectif », selon Hochschild, qui « permet la mise en scène contrôlée des affects réels ou même celle d’affects potentiels ou non réellement vécus ». On peut faire croire à son interlocuteur que l’on est triste par des attitudes alors qu’en réalité, cela ne nous affecte pas. 

Dans la vie quotidienne, la communication émotive est plus importante que la communication émotionnelle. Pour Jean Cosnier, « en situation d’interaction, les locuteurs vont donc selon les règles de cadrage affectif gérer leurs propres sentiments, gérer l’expression de ces sentiments réels ou affichés, et s’efforcer de percevoir les mouvements analogues en cours chez leur partenaire ».

Les éléments contextuels de la communication

Il existe certains éléments non verbaux qui créent un climat contextuel et entrent dans le cadre de la communication verbale. Certains de ces éléments restent permanents au cours de la rencontre, comme les vêtements, l’âge, le sexe, la beauté. D’autres traduisent une accommodation de la situation comme les techniques de prise de contact et d’ouverture de l’interaction avec divers modes d’adresses verbales, d’échanges gestuels, mimiques et tactiles : baisers, poignées de main, accolades selon la catégorie de partenaires et les statuts réciproques. Le regard peut lui aussi manifester l’intimité de la relation, tout comme l’emprise, la dominance et la réciprocité.
On constate par exemple que plus la distance interpersonnelle est faible, plus le contact oculaire diminue et moins l’orientation du corps est directe.

L’observation de la communication non verbale

Pour étudier la communication non verbale, observez attentivement des gens qui communiquent. Observez comment ils se comportent les uns envers les autres, pour communiquer comme pour « garder leurs distances ». Observez les rituels, les stratégies d’occupation de l’espace, les postures, le choix des places, le langage non-verbal sans prendre garde à ce qui est dit. 

La citation : « La parole peut dissimuler la réalité, alors que l’expression la révèle » Jean Cosnier

PasseportSanté : Actualité Santé, Alimentation, Exercice ...

L équipe PasseportSanté

Source : https://www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=communication-non-verbale

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    Communication non verbale : définition, éléments et exemples - La Rédaction JDN - Mis à jour le 31/10/19 15:15 – Document ‘journaldunet.fr/business’
    Expression du visage, posture ou attitude gestuelle... La communication non verbale se rapporte à tous les éléments d’un échange qui n’ont pas de lien avec la parole.

Dans la vie de tous les jours, au bureau comme dans vos relations avec vos amis, il est indispensable de prêter attention à tous les éléments de la communication non verbale. Ces derniers vous aideront à appréhender une situation ou un interlocuteur avec tact.


Définition communication non verbale

La communication non verbale désigne tous les éléments d’un échange qui n’ont pas un lien direct avec la parole. La discipline est étudiée en psychologie, partant du principe que notre corps fait parfois passer des messages plus fort que nos mots. L’attitude d’un interlocuteur qui ment peut ainsi être en totale contradiction avec son propos.


Pourcentage de communication non verbale

Selon une règle appelée ’règle des 3V’, qui s’appuie sur des études publiées en 1967 par le professeur Albert Mehrabian, seule 7% d’une communication est verbale (le sens des mots). 38% de cette communication est vocale (l’intonation et le son de la voix), 55% est visuelle (expression du visage et langage corporelle). C’est donc 93% d’une communication qui serait non-verbale.


Eléments de la communication non verbale

Cette communication non verbale repose sur le langage corporel dans son ensemble : gestes, postures, expressions du corps, mais aussi du visage, ou manifestations physiologiques.
Mais la communication non verbale ne s’arrête pas seulement au corps en lui-même. Il existe de nombreux signes dits non verbaux, utilisés par la communication non verbale : les tenues vestimentaires, la façon de se maquiller et de se coiffer, l’élocution, le ton de la voix... Toutes ces manifestations peuvent être conscientes ou inconscientes. Elles peuvent être tellement discrètes qu’elles en deviennent subliminales (un clignement des yeux)


Importance de la communication non verbale

Il est indispensable de bien maîtriser tous les outils de la communication non verbale. Cette dernière peut bien souvent permettre, après analyse, d’établir des vérités, de trouver chez son interlocuteur des traits comportementaux, qui ne sont pas exprimés par la parole.


Exemples de communication non verbale

C’est par exemple une personne qui jette un regard à sa montre, durant un entretien de recrutement, ce qui traduit son envie d’y mettre un terme. Ou encore un collaborateur qui lève les yeux au ciel lorsqu’on lui adresse une critique, pour signifier que celle-ci lui importe peu. Si vous avez affaire à un prospect qui s’avachit sur sa chaise, une posture peu respectueuse, au moment de vous recevoir, vous savez que la partie est loin d’être gagnée, ce dernier faisant peu cas de vous.

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© 2021 CCM Benchmark - Source : https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-du-marketing/1198069-communication-non-verbale-definition-elements-et-exemples/

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    Communication non verbale - Apprenez à décoder le langage du corps - Maj le 19/08/2021 par Raphaële GRANGER – Document ‘manager-go.com/’
    La communication non verbale a une grande influence sur nos relations avec autrui. Si nos paroles ont un impact certain, notre gestuelle, notre attitude, notre regard en disent bien plus que les mots. Comment décoder ces éléments non verbaux ? Comment les utiliser pour mieux communiquer ?

Les clés pour mieux communiquer avec autrui>Voir la fiche pratiquehttps://fiches.manager-go.com/fiche...

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, sans avoir jamais rencontré votre interlocuteur auparavant, le courant est passé (ou pas !) dès les premières minutes de votre entrevue ? Des expressions de la vie courante illustrent d’ailleurs à merveille cette communication non verbale : « on est sur la même longueur d’onde », « je ne peux pas le voir », « je ne peux pas le sentir »… ne sont-ce là que des mots ?

La puissance du non verbal est reconnue et utilisée par les grands communicateurs. Cette façon de communiquer permet de s’adresser à toutes les zones du cerveau de son interlocuteur. Le résultat est une meilleure efficacité de son message. 

Les recruteurs, par exemple, l’ont bien compris et ils scrutent au-delà des mots lors de leurs entretiens d’embauche.

Qu’est-ce que la communication non verbale ?

En matière de communication, il y a les mots - appris, compris, maîtrisés, choisis - énoncés consciemment, et il y a tout ce qui habille et anime ces mots : le non verbal composé de maints éléments - conscients ou non. Ce langage a priori anodin parle pourtant bien plus que nos simples mots.

La communication non verbale englobe ainsi tout ce qui a trait au langage corporel agissant comme vecteur inconscient de nos émotions  : postures, style, gestuelle, mimiques, intonation, micro expressions faciales, contacts physiques, mouvements, etc. Ces éléments traduisent nos profonds ressentis face à une situation, notamment lorsque l’on interagit avec autrui et peuvent parfois nous desservir, discréditer une allocution pourtant bien rédigée et préparée, voire tout simplement nous trahir.

Lors d’une interaction avec autrui, les mots que nous employons ne représentent que 5% environ des informations entendues par notre interlocuteur. Environ 40% de son ressenti face à notre intervention est transmis par l’intonation de notre voix. La grande majorité de notre message est ainsi véhiculée par notre langage corporel . C’est dire l’importance de connaître les éléments du non verbal, savoir les décrypter et surtout les maîtriser !

Il est essentiel de parfaitement maîtriser ces éléments lors d’une prise de parole en public, par exemple, ou encore dans le cadre d’une négociation où le non verbal apportera de précieuses informations à celui qui sait observer finement.

Décoder les éléments du non verbal

Les clés pour mieux communiquer avec autrui-Voir la fiche - Téléchargez notre fiche pratique en PDF :

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  • Illustrée par des exemples
  • Fiche pdf agréable et efficace
    Posture, élocution, ton de la voix, gestuelle, regard... sont des éléments a priori anodins qui en disent pourtant bien plus long sur nos intentions réelles et nos émotions. Décryptage rapide de la synergologie ou langage non verbal.

La voix

Il s’agit du premier vecteur de nos mots. Sans même voir la personne qui nous parle, nous sommes capables de dire si cette dernière est nerveuse, détendue, si elle sourit, etc… Les éléments caractérisant la voix sont les suivants :

  • le timbre  : variant de très grave à très aigu, il est propre à chaque individu. 
  • le volume  : niveau sonore à adapter en fonction du contexte et de l’auditoire (1 ou plusieurs personnes, interaction amicale ou prise de parole en public, etc.). Une voix difficilement audible ou n’atteignant pas tout un auditoire renverra un sentiment de non-maîtrise du sujet, de malaise ou de doute quant à l’orateur.
  • le débit  : il s’agit de la vitesse à laquelle nous parlons. Prêtez une attention toute particulière à votre débit si vous devez parler en public, car il est courant de parler - beaucoup - trop vite dès lors que l’on s’exprime devant une assemblée, dénotant ainsi une certaine nervosité.
  • l’intonation  : le ton de la voix donne littéralement vie aux mots. C’est en quelque sorte la mélodie de nos discours. Il est important de moduler le ton de votre voix afin de capter l’attention de votre/vos interlocuteurs, par exemple, ou bien réveiller un auditoireendormi.
    La voix pourra se faire chaleureuse (écouteet empathie), plus froide (présentation de chiffres ou d’éléments purement techniques), ou bien encore puissante (allocution de rassemblement pour motiver), etc… 

L’apparence physique

Si l’on a coutume de dire que l’habit ne fait pas le moine - ce qui est intrinsèquement vrai, il n’en demeure pas moins que notre apparence physique générale et vestimentaire véhicule de nombreux messages quant à notre personnalité. En outre, si vous êtes bien dans votre tenue, vous paraîtrez plus confiant et inspirerez ainsi davantage confiance à autrui. Inconsciemment, avant même que notre interlocuteur n’ait prononcé le moindre mot, notre cerveau analyse l’apparence globale de ce dernier. De nombreuses personnes s’arrêteront à cette première impression sans chercher à en savoir davantage. 

Par ailleurs - c’est notamment le cas en entretien de recrutement, ce que vous portez trahit plus ou moins consciemment certaines qualités - compétences - tout comme certains aspects plus abstraits de votre personnalité. Une apparence négligée a toutes les chances de vous porter préjudice pour un poste à responsabilité, par exemple. En outre, être vêtu comme la majorité des employés de l’entreprise pour laquelle vous postulez vous donne un avantage exprimé par ce sentiment d’appartenance au même cercle. C’est l’effet miroir, induisant instantanément et totalement inconsciemment sympathie et positivité. Ainsi, lors d’un entretien d’embauche, vous veillerez à respecter le code vestimentaire de la profession, mais également de l’esprit de l’entreprise pour laquelle vous postulez. 

Les couleurs que nous portons en disent également beaucoup sur notre état d’esprit et notre personnalité. 

Posture et gestuelle

Vos mouvements ainsi que la façon dont vous les faites, sont des indicateurs forts de ce que vous ressentez intérieurement et de vos intentions réelles. Face à face, côte à côte, assis, debout, etc. votre position face à votre interlocuteur détermine également votre rapport à ce dernier.

Posture

La position générale de votre corps, l’inclinaison de votre tête, la façon dont vous vous positionnez face à un interlocuteur envoient des messages inconscients à ce dernier  : êtes-vous une quelconque menace pour lui ? Dégagez-vous chaleur et bienveillance ou bien au contraire hostilité et agressivité ? Assis face à votre interlocuteur, avez-vous le haut du corps penché vers ce dernier ou bien plutôt bien calé contre le dossier de votre fauteuil et plutôt en retrait ? Croisez-vous les jambes ? Où sont vos mains et que font-elles ?

Sans même un mot prononcé, nous sommes capables de lire diverses informations à travers l’attitude de notre interlocuteur.

Dos droit, pieds bien ancrés dans le sol, mains contrôlées, regard non fuyant... sont autant d’éléments projetant confiance en soi, solidité et force, un certain charisme. 

Dos courbé vers l’avant, regard fuyant, mains constamment torturées marquent, au contraire, une puissante impression de timidité, malaise, manque de confiance en soi, nervosité, etc… Bras ou jambes croisés dénotent une attitude fermée.

Gestuelle

L’ampleur et la réalisation de vos mouvements marquent votre état : détendu, anxieux, chaleureux, hostile, menaçant, ouvert, fermé... Chacun de vos gestes est inconsciemment interprété par votre interlocuteur et peut déterminer l’issue d’une négociation, par exemple, ou totalement discréditer l’intervention de quelqu’un.

Des gestes comme passer sa main dans ses cheveux, se frotter le nez, la bouche ou le menton sont autant d’éléments qui peuvent trahir un mensonge ou une grande anxiété. De même que des mouvements saccadés ou rapides. Au contraire, des mouvements amples, maîtrisés et lents sont des signes de confiance en soi et d’aise.

Parmi les gestes marquants, on peut citer la poignée de main, plus ou moins molle, plus ou moins appuyée ; l’index accusateur ou simplement indicateur ; le hochement de tête indiquant acquiescement, etc…

Le regard

Ne dit-on pas qu’il est le miroir de l’âme ? Au-delà de cette formule, le regard renvoie un maximum d’informations à celui qui sait le décrypter. Un contact visuel suffit parfois à donner la réponse à une question. L’intensité de ce dernier peut mettre à l’aise la personne vers qui il est tourné ou bien, au contraire, la mettre mal à l’aise, voire la déstabiliser ou l’effrayer.

Le regard peut être présent, appuyé, fixe, instable, fuyant, tourné vers le haut ou plutôt vers le sol, droit ou bien distrait et envoyer différentes informations : domination, manipulation, fuite, anxiété, agacement, ennui, colère, chaleur, bienveillance, etc.

Prenez soin de regarder votre/vos interlocuteur.s dans les yeux sans être toutefois trop insistant, ce qui aurait comme conséquence de mettre de.s dernier.s mal à l’aise.

Les expressions faciales et micro expressions

Un sourcil qui se relève, le coin de la bouche qui frétille, l’œil qui frise, le front qui se plisse, les lèvres qui se crispent... Certaines expressions faciales mues de manière totalement involontaire par nos muscles et reconnues de tous sont aisément repérables. D’autres, nettement plus subtiles, mais tout aussi involontaires, passant inaperçues pour la plupart d’entre nous, laissent toutefois transparaître de précieuses informations. On les appelle les micro-expressions. Ces dernières, mises en valeur par Paul Ekman - psychologie américain spécialisé dans l’étude des émotions - sont universelles, extrêmement furtives (moins d’une demi-seconde) et l’expression de l’une de nos 7 émotions (joie, tristesse, peur, colère, dégoût, surprise, mépris).

Si les premières sont aisées à interpréter, les secondes demandent une connaissance élargie et un entrainement certain avant d’espérer pouvoir s’en servir de repères. Dilatation des pupilles, clignement à peine perceptible des yeux, bouche qui s’entrouvre... les micro-expressions sont imperceptibles pour un œil non averti et pourtant très parlantes. A ce propos, les mentalistes, notamment, maîtrisent - entre autres - cet art à merveille, bluffant souvent l’assistance qui reste médusée face à tant de pouvoir.

L’espace et la distance

La distance

Edward Twitchell Hall - anthropologue américain spécialiste de l’interculturel du début du XXème siècle - a mis au jour le concept de proxémie au travers duquel il classifie le type de relation existant entre 2 protagonistes en fonction de la distance physique les séparant lors d’une interaction et de fines règles culturelles. Il mit ainsi en évidence 4 zones, variant selon les us et coutumes :

  • intime  : zone hautement émotionnelle allant de 15cm à 45 cm, c’est la distance séparant 2 membres d’une même famille, par exemple ou extrêmement proches, dont les liens sont émotionnellement forts (contacts physiques, chuchotements, etc…). Les dialogues ne sont pas perceptibles par une personne hors de la zone. On la nomme parfois distance du secret.
  • personnelle  : de 45cm à 1,20m, on la nomme zone affective. Les liens sont émotionnellement moins intenses, mais suffisamment pour titiller l’affect. C’est la distance pour une discussion particulière, par exemple, entre 2 personnes qui se connaissent bien (ami.e.s). Les dialogues sont audibles tout en restant relativement feutrés. On la qualifie de distance de la confidence.
  • sociale  : 1,20m à 3,60m, c’est la zone de sociabilisation avec des interactions entre individus se connaissant ou se côtoyant régulièrement (connaissances, collègues de travail, etc.). La voix se porte et se fait entendre sans effort.
  • publique  : ni contacts physiques, ni interactions directes, il s’agit de la distance existant entre une personne et un groupe d’individus (conférencier face à son auditoire, par exemple). 
    Chaque individu a sa propre perception de ces zones, qu’il est essentiel de respecter, sous peine de faire capoter la discussion avant même qu’elle n’ait débuté. Selon le vécu, la personnalité ou bien encore le caractère de votre interlocuteur, il vous faudra vous adapter. Ne franchissez pas le seuil d’une zone sans y avoir été invité !

L’espace

La façon dont vous occupez l’espace détermine votre position par rapport à votre/vos interlocuteur.s. Une personne influente sera à l’aise en tous lieux, occupera tout l’espace dont elle dispose, réduisant et/ou augmentant la distance entre elle et son/ses interlocuteur.s au gré de son discours, faisant tantôt preuve de domination (distance réduite), tantôt de recul (prise de distance accentuée). Cette occupation de l’espace marque leur charismeet joue en faveur de leur force de persuasion.

Puissance du langage du corps

Ecouter et comprendre son interlocuteur au-delà de ses mots est un immense atout dans bien des situations. Cela permet, entre autres, de :

  • interagir de manière limpide et efficace avec ses interlocuteurs : en entretien de vente, notamment, ou encore lors d’un entretien d’embauche.
  • convaincre plus facilement en adoptant la bonne posture et une gestuelle adéquate.
  • réorienter une négociation face à un interlocuteur fermé en repérant les signes d’agacement, non-intérêt, etc. et en corrigeant le tir.
  • cerner plus précisément la personnalité d’un candidat en recrutement en repérant les signes de nervosité ou de mensonge.
  • gérer les conflits plus efficacement et détectant les non-dits.
  • déceler les résistances au changement avant qu’elles ne soient clairement énoncées.
    Sagesse et bon sens ! Chaque être humain est unique. Chaque situation a son contexte. Il convient ainsi de rester prudent, ne pas juger hâtivement et vous servir de ces éléments comme autant d’alliés dans vos interactions avec autrui et non comme des vérités incontestables ou des preuves irréfutables.

Ils partagent leur expertise... - Romain COLLIGNON

Le langage corporel de Paul pendant son évaluation - Maîtriser son langage corporel et savoir interpréter celui de ses collaborateurs fait partie de ces compétences douces à acquérir pour tout manager...

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    La communication non verbale au travail – Vidéo 3:14 - 12 avril 2018 – Canada Québec Actualisation TV
    Connaissez-vous les phases de préoccupations suite à un changement ? Cette semaine, dans la minute de formation : « La communication non verbale au travail », nous allons nous familiariser avec les différents éléments de la communication non verbale pour mieux la comprendre et pour mieux discerner les messages non verbaux. La communication comprend plus que le verbal. En fait le langage corporel forme 55 % du contenu d’un message et les mots ne forment que 7 % selon le chercheur Albert Mehrabian. Cependant, nous maîtrisons la communication verbale mieux que la non verbale. Voici quelques éléments du langage non verbal :

• La gestuelle - Ce sont nos gestes expressifs qui accompagnent et complètent nos messages verbaux par exemple, le hochement de la tête pour signifier l’approbation ou des applaudissements pour montrer notre satisfaction ainsi que les bras croisés pour montrer notre fermeture.

La posture - À titre d’exemple, se tenir droit et avoir une position ouverte ou en position assise s’adosser sur le dossier de la chaise pour montrer la volonté à interagir avec notre interlocuteur.

Les expressions faciales - Il est difficile de cacher nos émotions, mais il faut faire attention dans certaines situations car elles peuvent renforcer le message ou le modifier parfois sans qu’on le sache par exemple si vous souriez à quelqu’un, assurez vous d’harmoniser le reste de vos messages non verbaux.

• La distance _ On s’attend à ce que nos collègues respectent une certaine distance et n’envahissent pas notre espace personnel. Une bonne distance est d’environ 1 ou 2 mètres. On se donne rendez-vous la semaine prochaine ! Site internet : www.actualisation.com (SOURCE : http://blog-santeautravail.com/role-d...) (SOURCE : http://www.regionautravail.com/media/...)

Source : https://www.youtube.com/watch?v=XPlp8-d2v9E&t=80s

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    Le langage corporel et la communication non verbale - Exemple du mensonge – Vidéo 18:34 - Avec Christian Martineau | TEDxHECMontréal - 29 juillet 2015 TEDx Talks
    Le langage corporel et la communication non verbale sont au centre de ses études. Il nous propose d’ailleurs une meilleure compréhension du mensonge à travers le non verbal. Christian Martineau est l’un des premiers diplômés en Synergologie et est devenu en 2005 le président fondateur de l’Association Québécoise de Synergologie. This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community. Learn more at http://ted.com/tedx

Source pour écouter et voir > https://www.youtube.com/watch?v=Fe-sjQ9EIfE

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    Comment bien décoder le langage du corps  ? – Par @saikoudiallis - 04/06/2020 - – Document ‘kafunel.com’ – (épais document, photos et illustrations en liens)
    Décoder le langage du corps. Communication non verbale d’une efficacité professionnelle requiert un savoir-faire très pointu pour décoder le langage du corps. Dans cette rubrique nous allons apporter des réponses aux questions récurrentes, notamment : Comment comprendre l’importance du message émis par le corps ? Comment décoder les éléments non verbaux et les utiliser pour mieux communiquer … ?

La communication non verbale est la transmission de messages ou de signaux à travers une plateforme non verbale telle que le contact visuel, les expressions faciales , les gestes, la posture et la distance entre deux individus. 

Cette forme de communication est caractérisée par de multiples canaux et les chercheurs soutiennent que la communication non verbale peut transmettre plus de sens que la communication verbale. Comment décoder ces éléments non verbaux ? Comment les utiliser pour mieux communiquer ?

Il suffit d’un dixième de seconde à quelqu’un pour juger et faire sa première impression. Une première impression est un communicateur non verbal durable. La façon dont une personne se présente lors de la première rencontre est une déclaration non verbale à l’observateur. « Les premières impressions sont des impressions durables. » Il peut y avoir des impressions positives et négatives. Des impressions positives peuvent être faites par la façon dont les gens se présentent. La présentation peut inclure des vêtements et d’autres attributs visibles. Les impressions négatives peuvent également être basées sur la présentation et également sur les préjugés personnels. 

Graphique

Les premières impressions, bien que parfois trompeuses, peuvent dans de nombreuses situations représenter fidèlement les autres.

Table des matières

•Communication non-verbale et prise de parole politique

•Décoder le langage du corps

•Qu’est-ce que la communication non verbale ?

•Décoder les éléments du non verbal

oDécryptage rapide de la synergologie ou langage non verbal.

oLa voix

Les éléments caractérisant la voix sont les suivants (décoder) :

oL’apparence physique

oPosture et gestuelle

Posture

Gestuelle

oLe regard

oLes expressions faciales et micro expressions

Parmi les plus courants :

oL’espace et la distance

La distance

L’espace

•Puissance du langage du corps

•Les expressions faciales, mimiques et mouvements corporels

•SOURCES

oBibliographie :

oVidéographie :

Communication non-verbale et prise de parole politique

Un chiffre : 93% de notre communication est non verbale​, les mots ne représentent que 7 %.

⇒ Maîtriser la communication non-verbale est primordial dans l’avènement d’une ère de l’image et de la viralité :

  • Détecter et analyser son interlocuteur
  • Contrôler et manier son propre langage corporel
  • Renforcer votre image de communicant, gagner en légitimité.
  • Convaincre votre interlocuteur
    La communication non-verbale est la plus ancienne forme d’expression connue. Le psychologue Paul Ekman a identifié 7 grandes émotions considérées comme universelles car pouvant être exprimées par tous, uniquement avec les expressions du visage :

● La tristesse
● La joie
● La colère
● La peur
● Le dégoût
● La surprise
● Le mépris

Selon lui :​ “le visage est le premier signal de l’émotion, la voix le second”​.

⇒ L’événement marquant et fondateur : le débat pour l’élection présidentielle américaine entre Nixon et Kennedy en ​1960​ : voir la photo

  • Les auditeurs radio furent convaincus par Nixon
  • Les téléspectateurs le furent par Kennedy
    Influence déterminante de limage et du langage corporel : Kennedy l’emporte grâce à son aisance, sa gestuelle, et sa décontraction ; alors que Nixon n’a pas travaillé cet aspect.

Suite à ce débat, les politiciens ont commencé à mieux travailler leur communication non-verbale.

Décoder le langage du corps

Pour communiquer, nous utilisons bien plus que des mots : dans nos interactions avec les autres, notre corps possède aussi son propre langage.

Notre gestuelle, notre façon de nous asseoir, de parler et d’établir un contact visuel, sont autant de moyens de communication non verbaux qui influencent les messages que nous transmettons verbalement.

La communication non verbale : silences, gestes, postures, expressions faciales, ton de la voix, rythme de l’élocution, vêtements… complètent le message verbal.

Elle exprime parfois même à notre insu nos émotions, les sentiments, les valeurs.

Le langage non verbal permet la communication entre personnes de langues différentes : le rire et l’expression de la douleur sont les expressions non verbales parmi les plus universelles.

Mais leurs signaux ne sont pas universels et doivent être interprétés en fonction du contexte socioculturel.

A lire aussi Communication non verbale : définition, éléments et exemples

Les recruteurs, par exemple, l’ont bien compris et scrutent au-delà des mots lors de leurs entretiens d’embauche.

Qu’est-ce que la communication non verbale ?

Les messages verbaux sont communiqués au moyen des mots que nous utilisons.

Évidemment, le message verbal constitue un aspect important de la communication, mais notre façon de communiquer de façon non verbale est tout aussi importante, sinon plus.

La communication non verbale englobe ce qui suit :

  • Ton de la voix
  • Débit et volume de la voix
  • Articulation des mots
  • Rythme, intonation et accent mis sur les mots
  • Expression du visage
  • Intensité du contact visuel établi
  • Gestuelle et toucher
  • Langage corporel et position
    Bien que très méconnus, les phénomènes non verbaux sont très importants dans la communication humaine et utilisés d’ailleurs dans plusieurs domaines comme les arts oratoires et dramatiques, les langages gestuels de certaines communautés (sourds, moines)…

La communication non verbale englobe ainsi tout ce qui a trait au langage corporel agissant comme vecteur inconscient de nos émotions (décoder)  : postures, style, gestuelle, mimiques, intonation, micro expressions faciales, contacts physiques, mouvements, etc.

Ces éléments traduisent nos profonds ressentis face à une situation, notamment lorsque l’on interagit avec autrui et peuvent parfois nous desservir, discréditer une allocution pourtant bien rédigée et préparée, voire tout simplement nous trahir.

Lors d’une interaction avec autrui, les mots que nous employons ne représentent que 5% environ des informations entendues par notre interlocuteur.

Environ 40% de son ressenti face à notre intervention est transmis par l’intonation de notre voix. La grande majorité de notre message est ainsi véhiculée par notre langage corporel (décoder). C’est dire l’importance de connaître les éléments du non verbal, savoir les décrypter et surtout les maîtriser !

Il est essentiel de parfaitement maîtriser ces éléments lors d’une prise de parole en public , par exemple, ou encore dans le cadre d’une négociation où le non verbal apportera de précieuses informations à celui qui sait observer finement.

Voir l’illustration

Décoder les éléments du non verbal

C’est notre nature de juger rapidement les autres par leur attitude, leur beauté, leur intelligence, leurs mouvements. Les animaux nous donnent l’exemple de ce qu’est la communication non verbale : ils communiquent entre eux par des systèmes spécifiques comprenant des signaux de diverses natures : sonores, gestuels, mimiques, posturaux, chimiques, thermiques, tactiles, électriques, etc.

Il existe plusieurs disciplines s’intéressant à la communication non verbale, notamment la biologie, les neurosciences, la sociologie et la psychologie. 

Posture, élocution, ton de la voix, gestuelle, regard… sont des éléments a priori anodins qui en disent pourtant bien plus long sur nos intentions réelles et nos émotions.

Ce type de communication renforce et crédibilise la communication verbale lorsqu’elle est adaptée, mais peut décrédibiliser celle-ci à l’inverse.

Selon le chercheur américain Mehrabian, 7 % de la communication serait verbale, 38 % de la communication serait vocale et 55 % de la communication ne serait donc ni verbale ni vocale.

Décryptage rapide de la synergologie ou langage non verbal.

La voix

Il s’agit du premier vecteur de nos mots. Sans même voir la personne qui nous parle, nous sommes capables de dire si cette dernière est nerveuse, détendue, si elle sourit, etc.

Les éléments caractérisant la voix sont les suivants (décoder) :

 le timbre  : variant de très grave à très aigu, il est propre à chaque individu. 

 le volume  : niveau sonore à adapter en fonction du contexte et de l’auditoire (1 ou plusieurs personnes, interaction amicale ou prise de parole en public, etc.). Une voix difficilement audible ou n’atteignant pas tout un auditoire renverra un sentiment de non-maîtrise du sujet, de malaise ou de doute quant à l’orateur.

 le débit  : il s’agit de la vitesse à laquelle nous parlons. Prêtez une attention toute particulière à votre débit si vous devez parler en public, car il est courant de parler – beaucoup – trop vite dès lors que l’on s’exprime devant une assemblée, dénotant ainsi une certaine nervosité.

 l’intonnation  : le ton de la voix donne littéralement vie aux mots. C’est en quelque sorte la mélodie de nos discours.

Il est important de moduler le ton de votre voix afin de capter l’attention de votre/vos interlocuteurs , par exemple, ou bien réveiller un auditoire endormi.

L’apparence physique

Si l’on a coutume de dire que l’habit ne fait pas le moine – ce qui est intrinsèquement vrai, il n’en demeure pas moins que notre apparence physique générale (décoder) et vestimentaire véhicule de nombreux messages quant à notre personnalité.

En outre, si vous êtes bien dans votre tenue, vous paraîtrez plus confiant et inspirerez ainsi davantage confiance à autrui. 

Inconsciemment, avant même que notre interlocuteur n’ait prononcé le moindre mot, notre cerveau analyse l’apparence globale de ce dernier

De nombreuses personnes s’arrêteront à cette première impression sans chercher à en savoir davantage. 

Par ailleurs – c’est notamment le cas en entretien de recrutement, ce que vous portez trahit plus ou moins consciemment certaines qualités – compétences – tout comme certains aspects plus abstraits de votre personnalité.

Une apparence négligée a toutes les chances de vous porter préjudice pour un poste à responsabilité, par exemple.

En outre, être vêtu comme la majorité des employés de l’entreprise pour laquelle vous postulez vous donne un avantage exprimé par ce sentiment d’appartenance au même cercle. 

C’est l’effet miroir, induisant instantanément et totalement inconsciemment sympathie et positivité. 

Ainsi, lors d’un entretien d’embauche, vous veillerez à respecter le code vestimentaire de la profession, mais également de l’esprit de l’entreprise pour laquelle vous postulez. Les couleurs que nous portons en disent également beaucoup sur notre état d’esprit et notre personnalité. 

Posture et gestuelle

Vos mouvements ainsi que la façon dont vous les faites, sont des indicateurs forts de ce que vous ressentez intérieurement et de vos intentions réelles. Face à face, côte à côte, assis, debout, etc. votre position face à votre interlocuteur détermine également votre rapport à ce dernier.

Posture

La position générale de votre corps (décoder), l’inclinaison de votre tête, la façon dont vous vous positionnez face à un interlocuteur envoient des messages inconscients à ce dernier  : êtes-vous une quelconque menace pour lui ?

Dégagez-vous chaleur et bienveillance ou bien au contraire hostilité et agressivité ? Assis face à votre interlocuteur, avez-vous le haut du corps penché vers ce dernier ou bien plutôt bien calé contre le dossier de votre fauteuil et plutôt en retrait ? Croisez-vous les jambes ? Où sont vos mains et que font-elles ?

Sans même un mot prononcé, nous sommes capables de lire diverses informations à travers l’attitude de notre interlocuteur.

Dos droit, pieds bien ancrés dans le sol, mains contrôlées, regard non fuyant… sont autant d’éléments projetant confiance en soi, solidité et force, un certain charisme. 

Dos courbé vers l’avant, regard fuyant, mains constamment torturées marquent, au contraire, une puissante impression de timidité, malaise, manque de confiance en soi, nervosité, etc.

Bras ou jambes croisés dénotent une attitude fermée.

Gestuelle

L’ampleur et la réalisation de vos mouvements marquent votre état : détendu, anxieux, chaleureux, hostile, menaçant, ouvert, fermé… 

Chacun de vos gestes est inconsciemment interprété par votre interlocuteur et peut déterminer l’issue d’une négociation, par exemple, ou totalement discréditer l’intervention de quelqu’un.

Passer sa main dans ses cheveux (décoder), se frotter le nez, la bouche ou le menton sont autant d’éléments qui peuvent trahir un mensonge ou une grande anxiété. De même que des mouvements saccadés ou rapides.

Au contraire, des mouvements amples, maîtrisés et lents sont des signes de confiance en soi et d’aise.

Parmi les gestes marquants, on peut citer la poignée de main, plus ou moins molle, plus ou moins appuyée ; l’index accusateur ou simplement indicateur ; le hochement de tête indiquant acquiescement, etc.

Le regard

Ne dit-on pas qu’il est le miroir de l’âme ? Au-delà de cette formule, le regard renvoie un maximum d’informations à celui qui sait le décrypter.

Un contact visuel suffit parfois à donner la réponse à une question. L’intensité de ce dernier peut mettre à l’aise la personne vers qui il est tourné ou bien, au contraire, la mettre mal à l’aise, voire la déstabiliser ou l’effrayer.

Le regard peut être présent, appuyé, fixe, instable, fuyant, tourné vers le haut ou plutôt vers le sol, droit ou bien distrait et envoyer différentes informations : domination, manipulation, fuite, anxiété, agacement, ennui, colère, chaleur, bienveillance, etc.

Prenez soin de regarder votre/vos interlocuteur.s dans les yeux sans être toutefois trop insistant, ce qui aurait comme conséquence de mettre de.s dernier.s mal à l’aise.

Voir le tableau d’informations > Synthèse

Les expressions faciales et les micro-expressions

Les gestes et attitudes ont certainement été les premiers moyens de communication entre les humains et constituent un véritable paralangage qui accompagne et complète le message verbal.

La gestuelle se manifeste par des postures qui peuvent concerner : la tête, le buste, le bassin, les jambes et les bras.

Par les gestes, nous nous exprimons et nous pouvons avoir un comportement de défense ou d’agression.

 Le hochement de la tête d’avant en arrière qui signifie l’approbation,
 La main tendue en signe de paix,
 Le poing levé en signe de révolte,
 Le bras ou le doigt d’honneur,
 Etc…

Un sourcil qui se relève, le coin de la bouche qui frétille, l’œil qui frise, le front qui se plisse, les lèvres qui se crispent… Certaines expressions faciales mues de manière totalement involontaire par nos muscles et reconnues de tous sont aisément repérables (décoder).

D’autres, nettement plus subtiles, mais tout aussi involontaires, passant inaperçues pour la plupart d’entre nous, laissent toutefois transparaître de précieuses informations.

On les appelle les micro-expressions. Ces dernières, mises en valeur par Paul Ekman – psychologie américain spécialisé dans l’étude des émotions – sont universelles, extrêmement furtives (moins d’une demi-seconde) et l’expression de l’une de nos 7 émotions (joie, tristesse, peur, colère, dégoût, surprise, mépris).

Voir les cas illustrés par ici >https://x7a7w8w2.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2020/06/la-communicationnonverbale-.jpg

Si les premières sont aisées à interpréter, les secondes demandent une connaissance élargie et un entrainement certain avant d’espérer pouvoir s’en servir de repères. 

Dilatation des pupilles, clignement à peine perceptible des yeux, bouche qui s’entrouvre… les micro-expressions sont imperceptibles pour un œil non averti et pourtant très parlantes.

A ce propos, les mentalistes, notamment, maîtrisent – entre autres – cet art à merveille, bluffant souvent l’assistance qui reste médusée face à tant de pouvoir.

Si, nous sommes mis en cause, interpellés, nous avons alors des gestes barrières.

Parmi les plus courants :

 les mains sur les oreilles, sur les yeux ou sur la bouche,
 les bras croisés,
 se frotter les mains,
 les formes de réajustement : la mèche des cheveux, le pli d’un pantalon, d’une jupe, la poussière imaginaire, le raclement de la gorge…
On communique également à travers des signes conventionnels :
 le doigt pointé vers la porte signifie « sortez ! »
 le signe de la main pour dire « au revoir »
 le hochement de la tête pour dire « oui »
 le battement de mains (applaudissement) pour montrer notre satisfaction devant une manifestation.

L’espace et la distance

La distance

Edward Twitchell Hall – anthropologue américain spécialiste de l’interculturel du début du XXème siècle – a mis au jour le concept de proxémie au travers duquel il classifie le type de relation existant entre 2 protagonistes en fonction de la distance physique les séparant lors d’une interaction et de fines règles culturelles. Il mit ainsi en évidence 4 zones, variant selon les us et coutumes :

  •  intime  : zone hautement émotionnelle allant de 15cm à 45 cm, c’est la distance séparant 2 membres d’une même famille, par exemple ou extrêmement proches, dont les liens sont émotionnellement forts (contacts physiques, chuchotements, etc.). Les dialogues (décoder) ne sont pas perceptibles par une personne hors de la zone. On la nomme parfois distance du secret.
  •  personnelle  : de 45cm à 1,20m, on la nomme zone affective. Les liens sont émotionnellement moins intenses, mais suffisamment pour titiller l’affect. C’est la distance pour une discussion particulière, par exemple, entre 2 personnes qui se connaissent bien (ami.e.s). Les dialogues sont audibles tout en restant relativement feutrés. On la qualifie de distance de la confidence.
  •  sociale  : 1,20m à 3,60m, c’est la zone de sociabilisation avec des interactions entre individus se connaissant ou se côtoyant régulièrement (connaissances, collègues de travail, etc.). La voix se porte et se fait entendre sans effort.
  •  publique  : ni contacts physiques, ni interactions directes, il s’agit de la distance existant entre une personne et un groupe d’individus (conférencier face à son auditoire, par exemple). 
    Chaque individu a sa propre perception de ces zones, qu’il est essentiel de respecter, sous peine de faire capoter la discussion avant même qu’elle n’ait débuté.

Selon le vécu, la personnalité ou bien encore le caractère de votre interlocuteur, il vous faudra vous adapter. Ne franchissez pas le seuil d’une zone sans y avoir été invité !

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L’espace

L’espace dans lequel se déroule une communication nous affecte également.
La gestuelle est réalisée dans un espace. Cet espace est codifié. On connaît l’expression « garder ses distances ».

Chacun d’entre nous marque ses distances en parlant à l’autre. On distingue quatre zones de communication :
zone intime (15 à 45 cm), ton de la confidence,
zone personnelle (entre 45 et 1,20 m), relations professionnelles, voire amicales,
zone sociale (1,20 à 3,50 m), marque la fonction de chacun,
zone publique (> 3,50 m), face à un public.

Toute personne qui pénètre dans une zone qui ne lui est pas réservée commet une faute et la personne qui en est victime se sent mal à l’aise, déstabilisée, agressée.

Nous possédons tous un territoire personnel que nous protégeons des atteintes extérieures leur charisme.

Cet espace et les objets qui s’y trouvent peuvent devenir le prolongement de notre corps physique. (Voiture, chaise, bureau etc.)

L’aménagement d’une pièce, la disposition des tables affecte notre communication ce qui joue en faveur de leur force de persuasion.

Puissance du langage du corps

Ecouter et comprendre son interlocuteur au-delà de ses mots est un immense atout dans bien des situations. Cela permet, entre autres, de :

 interagir de manière limpide et efficace avec ses interlocuteurs : en entretien de vente, notamment, ou encore lors d’un entretien d’embauche.

 convaincre plus facilement en adoptant la bonne posture et une gestuelle adéquate.

 réorienter une négociation face à un interlocuteur fermé en repérant les signes d’agacement, non-intérêt, etc. et en corrigeant le tir.

 cerner plus précisément la personnalité d’un candidat en recrutement en repérant les signes de nervosité ou de mensonge.

 gérer les conflits décoder plus efficacement et détectant les non-dits.

 déceler les résistances au changement avant qu’elles ne soient clairement énoncées.

Les expressions faciales, mimiques et mouvements corporels

Ce sont les expressions de visage qui manifestent des émotions : la joie, la surprise, le dégoût, la tristesse, la colère, la peur…

Ces mimiques peuvent renforcer le message, mais elles peuvent le modifier et changer sa signification.

le clin d’œil indique que ce qui est dit ne doit pas être pris au sérieux,

le regard fixe et soutenu signifie une intention hostile,

 le regard panoramique implique tous les interlocuteurs afin que tous se sentent concernés par le message.

Les expressions faciales peuvent être voulues telles qu’un sourire, mais sont souvent incontrôlées et involontaires (les yeux écarquillés d’étonnement, les sourcils froncés de colère, etc.). Ils font partie intégrante de notre comportement global.

Le regard est certainement la partie du corps qui exprime le plus de nous même « les yeux sont le miroir de l’âme » (J. Cocteau).

Il est capital de tenir compte des expressions faciales et des mouvements corporels afin d’éviter les malentendus.

Sagesse et bon sens ! 

Il est impossible de ne pas avoir de communication non verbale.

C’est notre premier mode de communication des sentiments et des émotions.

  • Les mots transportent des sens, des signifiants.
  • Le non verbal véhicule du signifié.
    L’information non verbale complète le message verbal, elle aide à comprendre ce qui est dit. Ces messages sont souvent plus fiables que les messages verbaux. Pour ces raisons, il est capital de savoir les lire et les interpréter.

Pour que la communication soit réussie, il faut qu’il y ait concordance entre le message verbal et le non-verbal…

Sources

Bibliographie :

– Marsille Jean-Baptiste, La communication non verbale, l’art de communiquer sans dire un mot, Gualino Editions, mars 2013
– Angela Di Pastena et al., « Joindre le geste à la parole : les liens entre la parole et les gestes co-verbaux », L’Année psychologique 2015/3 (Vol. 115), p. 463-493.
– J. Cosnier, Les gestes du dialogue, la communication non verbale, Rev. Psychologie de la motivation, 21, 129, 138,.1996.
– Document de Claude Terrier sur la communication :
http://www.cterrier.com/modeop_cours/communication/60_non_verbal.pdf
– Joseph Messinger, Le dico illustré des gestes, J’ai lu, 2009.

Vidéographie :

– “Le visage décrypté” documentaire d’Arte 2011
– “Dans les secrets de la communication non-verbale” Emission de BNL Consult
– “Analyzing Donald Trump’s body language”, Who is Donald Trump ?, A&E, https://www.youtube.com/watch?v=nsIeVE3uT_8
– Chaîne Youtube “décodeur du non verbal”
https://www.youtube.com/watch?v=sldUjPdU8zE
– Déclaration de guerre au Japon, https://www.youtube.com/watch?v=vYhhMAl6q2I.

Site web : https://www.motive-toi.com/vie/la-communication-non-verbale-et-ses-secrets/

Tags : communication communiquer corps décoder éléments Langage langage du corps message émis professionnelle

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