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"Covid-19 : 4 infectés sur 10 sont asymptomatiques ; l’ère des pandémies et l’incertitude de l’origine chinoise, tout sur les tests (PCR, antigénique, salivaire, autotest) ; le variant Omicron en pleine expansion et les réactions" par Jacques Hallard

lundi 27 décembre 2021, par Hallard Jacques


ISIAS Coronavirus

Covid-19 : 4 infectés sur 10 sont asymptomatiques ; l’ère des pandémies et l’incertitude de l’origine chinoise, tout sur les tests (PCR, antigénique, salivaire, autotest) ; le variant Omicron en pleine expansion et les réactions

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 22/12/2021

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Ce dossier tente de faire un point sur ce sujet qui bouleverse notre monde, complique tout et place tout un chacun devant des responsabilités difficiles à assumer face aux incertitudes nouvelles et aux options en pleine évolution qui se profilent pour tous les dirigeants : politiques, élus, chefs d’entreprises, responsables de toutes les catégories sociales et pour tous les Terriens.

Les documents sélectionnés pour ce dossier ont été ordonnés dans le sommaire ci-dessous et les accès permettent leur lecture complète à partir des sources pour les articles en français, mais la totalité des textes traduits est reproduite.

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Sommaire

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  • Méta-analyse médicale - Covid-19 : 4 infectés sur 10 sont asymptomatiques - Par Charlotte Arce - Publié le 17.12.2021 à 15h30 – Document ‘pourquoidocteur.fr’ - Photo : Studio Stock/iStock
    Une vaste méta-analyse incluant plus de 29 millions d’individus positifs à la Covid-19 conclut que 40,5 % d’entre eux ne développent aucun symptôme de la maladie.

L’essentiel

  • Cette méta-analyse inclus 95 études et porte sur un total de plus de 29 millions d’individus ayant fait un test de dépistage à la Covid-19. 
  • Les résultats montrent que 40,5 % des personnes positives à la Covid-19 ne développent pas de symptômehttps://www.francetvinfo.fr/faits-divers/paris-un-homme-arme-retient-deux-femmes-en-otage_4888121.htmls. 
    Près de 4 personnes sur 10 infectés par le SARS-CoV-2 sont asymptomatiques. C’est la conclusion tirée par des chercheurs de l’École de Santé publique de Pékin (Chine) après avoir passé au crible 95 études uniques couvrant 29 776 306 personnes ayant subi un test de dépistage. Les résultats ont été publiés en ligne le 14 décembre 2021dans la revue JAMA Network Open.

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Sur le même thème :

Pourquoi Docteur : Actualité santé, prévention, bien-être ...

https://www.pourquoidocteur.fr/themes/theme_pqd_2018/images/logo17.png.pagespeed.ce.jjd1-uPjSg.png

Article complet à cette source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/38100-Covid-19-4-infectes-10-asymptomatiques

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  • Pourcentage global d’infections asymptomatiques par le SRAS-CoV-2 dans la population testée et chez les personnes dont le diagnostic de COVID-19 a été confirmé - Examen systématique et méta-analyse – 14 décembre 2021 - Document ‘JAMA Network | Home of JAMA and the Specialty Journals of ...’ - Traduction Jacques Hallard
    Titre d’origine : Global Percentage of Asymptomatic SARS-CoV-2 Infections Among the Tested Population and Individuals With Confirmed COVID-19 DiagnosisA Systematic Review and Meta-analysis

Original Investigation - Infectious Diseases - December 14, 2021 Qiuyue Ma, PhD1 ; Jue Liu, PhD1 ; Qiao Liu, BD1 ; et al Liangyu Kang, BD1 ; Runqing Liu, BD2 ; Wenzhan Jing, PhD1 ; Yu Wu, MD1 ; Min Liu, PhD1 - Author Affiliations Article Information - JAMA Netw Open. 2021 ;4(12):e2137257. doi:10.1001/jamanetworkopen.2021.37257

COVID-19 Resource Center

Points clés

Question - Quel est le pourcentage de personnes asymptomatiques ayant un résultat positif au test de dépistage du SRAS-CoV-2 parmi les personnes testées et celles dont le diagnostic de COVID-19 a été confirmé ?

Résultats - Dans cet examen systématique et cette méta-analyse de 95 études uniques portant sur 29 776 306 personnes ayant subi un test, le pourcentage regroupé d’infections asymptomatiques était de 0,25 % parmi la population testée et de 40,50 % parmi la population dont le COVID-19 a été confirmé.

Signification - Le pourcentage élevé d’infections asymptomatiques de cette étude souligne le risque potentiel de transmission des infections asymptomatiques dans les communautés.

Résumé

Importance - Les infections asymptomatiques sont des sources potentielles de transmission du COVID-19.

Objectif - Évaluer le pourcentage d’infections asymptomatiques chez les personnes subissant un test de dépistage (population testée) et chez celles présentant un COVID-19 confirmé (population confirmée).

Sources des données - Des recherches ont été effectuées dans PubMed, EMBASE et ScienceDirect le 4 février 2021.

Sélection des études

Les études transversales, les études de cohorte, les études de séries de cas et les séries de cas sur la transmission rapportant le nombre d’infections asymptomatiques parmi les populations testées et confirmées COVID-19 qui ont été publiées en chinois ou en anglais ont été incluses.

Extraction et synthèse des données

Cette méta-analyse a été réalisée conformément à la directive PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Des modèles à effets aléatoires ont été utilisés pour estimer le pourcentage groupé et son IC à 95 %. Trois chercheurs ont effectué l’extraction des données de manière indépendante.

Principaux résultats et mesures - Le pourcentage d’infections asymptomatiques parmi les populations testées et confirmées.

Résultats

Quatre-vingt-quinze études éligibles uniques ont été incluses, couvrant 29 776 306 personnes ayant subi un test. Le pourcentage combiné d’infections asymptomatiques dans la population testée était de 0,25 % (IC 95 %, 0,23 %-0,27 %), et était plus élevé chez les résidents ou le personnel des maisons de retraite (4,52 % [IC 95 %, 4,15 %-4,89 %]), les voyageurs aériens ou de croisière (2,02 % [IC 95 %, 1,66 %-2,38 %]) et les femmes enceintes (2,34 % [IC 95 %, 1,89 %-2,78 %]). Le pourcentage regroupé d’infections asymptomatiques dans la population confirmée était de 40,50 % (IC 95 %, 33,50 %-47,50 %), ce pourcentage étant plus élevé chez les femmes enceintes (54,11 % [IC 95 %, 39,16 %-69,05 %]), les voyageurs aériens ou de croisière (52,91 % [IC 95 %, 36,08 %-69,73 %]) et les résidents ou le personnel des maisons de soins infirmiers (47,53 % [IC 95 %, 36,36 %-58,70 %]).

Conclusions et pertinence

Dans cette méta-analyse du pourcentage d’infections asymptomatiques par le SRAS-CoV-2 parmi les populations ayant subi un test de dépistage du COVID-19 et celles ayant été confirmées, le pourcentage regroupé d’infections asymptomatiques était de 0,25 % dans la population testée et de 40,50 % dans la population confirmée. Le pourcentage élevé d’infections asymptomatiques souligne le risque potentiel de transmission des infections asymptomatiques dans les communautés…

JAMA Network

Study in JAMA Network Open Examines Association Between the Percentage of US Drug Sales Subject to Inflation Penalties and the Extent of Drug Price Increases - westhealth.org

Lire l’article complet en anglais à la source : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2787098?utm_source=silverchair&utm_medium=email&utm_campaign=article_alert-jamanetworkopen&utm_content=wklyforyou&utm_term=121521

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  • Livre de Nathan Clumeck : “On entre dans une ère de pandémies” – S.R. – Information ‘bx1.be’
    Le professeur à l’ULB et chef de service honoraires en maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre Nathan Clumeck publie “La menace virale”, un petit traité sur la Covid, qui raconte l’histoire et le fonctionnement d’un virus qui nous obsède depuis près de deux ans. 

Frappé par le fait que depuis le début de la pandémie, beaucoup confondent les opinions et les faits scientifiques, le professeur Nathan Clumeck s’est mis à l’ouvrage en vue d’offrir à toutes et tous des éléments d’information précis, accessibles, basés sur des connaissances scientifiques. “Ma volonté est de proposer une approche pédagogique : qu’est-ce qu’un virus, qu’est-ce qu’un vaccin ? On se rend compte que peu de gens finalement savent de quoi ils parlement exactement, par manque de connaissance.”

Pour Nathan Clumeck, “on entre dans une ère de pandémie en raison notamment de l’impact de plus en plus grand de l’homme sur la nature. (…) Mais le Sida nous a appris qu’on peut contrôler la maladie même si nous n’avons pas de vaccin, grâce aux traitements.”

Les différents chapitres de l’ouvrage sont consacrés tour à tour à des aspects scientifiques, sur le virus lui-même, son origine, son développement, le fonctionnement des vaccins, etc… ; et sur les questions de société qui ont animé les débats depuis l’apparition du SARS-CoV-2, comme l’impact des mesures sur nos libertés. Ainsi, “La menace virale” consacre un important chapitre au traitement réservé par les gouvernements à la culture : “Je ne pense pas que l’intention était de maltraiter la culture mais dans les faits elle a été maltraitée. On a mis sur le même pied des situations qui ne se valent pas.”

S.R.

►Ecouter l’interview de Nathan Clumeck auteur de “La menace virale” (Ed. Genèse), dans Toujours + d’Actu – 6 minutes 26 > à la source :

https://bx1.be/categories/news/nathan-clumeck-on-entre-dans-une-ere-de-pandemies/

Voir l’origine : BX1 – Accueil -https://bx1.be etBX1 - Wikipédia

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4.
Livre de Nathan Clumeck : « La menace virale - Toutes les questions que vous vous posez encore sur le COVID-19 Sa photo1èrede couverture

I.S.B.N.9782382010143
Format 13,5 x 21
Nombre de pages 160
Mise en vente 15 décembre 2021

Sous le déluge d’informations souvent contradictoires et parcellaires, déversées par les médias et les réseaux sociaux, chacun ressent la nécessité d’y voir plus clair et de pouvoir distinguer le fait scientifiquement avéré de la fake news ? C’est le pari réussi de Nathan Clumeck, cet éminent spécialiste des maladies infectieuses.

D’où vient ce virus ? Pourquoi certains en meurent et d’autres pas ? Va-t-on réussir à l’éradiquer ? Le vaccin est-il vraiment efficace ? Voilà, parmi bien d’autres, les questions auxquelles répond, dans un langage compréhensible par tous, cet ouvrage.

Le Pr Nathan Clumeck est chef de service honoraire des maladies infectieuses à l’Hôpital universitaire Saint-Pierre à Bruxelles. Il est professeur émérite en maladies infectieuses à l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie royale de médecine de Belgique. Il a consacré toute sa carrière hospitalière et académique à la lutte contre le sida tant au niveau belge qu’au niveau européen où il a été président fondateur de la société Européenne de lutte contre le sida. Il a mis en évidence l’existence du sida chez des patients africains en 1982, et est auteur de nombreux articles scientifiques sur la recherche épidémiologique, clinique et thérapeutique contre le VIH. Il est actuellement conseiller du maire de la ville de Bruxelles pour le développement d’un concept « Covid-safe » de contrôle de la transmission aérogène du virus.

Genèse Édition : Accueil :Edition : Genèse Édition 72, rue Vaneau 75007 PARIS et 92, rue Saint-Bernard 1060 BRUXELLES

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  • Origine du Covid : ’La thèse d’un virus sorti accidentellement d’un laboratoire n’est plus considérée comme ‘complotiste’’- Par Muriel Lefevre - 15/12/21 à 11:44 - Mise à jour à 11:57 - Source : Le Vif
    Dans la recherche des origines et des conditions d’apparition du SARS-CoV-2, il existe de nombreuses similitudes entre le SIDA et le Covid-19. Dans un cas comme dans l’autre, cette recherche a fait la part belle aux théories du complot parfois complètement farfelues, mais pas toujours. Nathan Clumeck, professeur émérite en maladies infectieuses, tente de démêler le vrai du faux dans son nouvel ouvrage, ’La menace virale : toutes les questions que vous vous posez encore sur le Covid-19’. Photo

Entrons-nous dans une ère de pandémies ?

Lire aussi l’interview de Nathan Clumeck : Covid : ’Il faudra peut-être même une quatrième dose ou une cinquième. Et alors ?’

Lire aussi : Plus d’1 million de Belges vaccinés d’ici la fin de l’année : les objectifs des autorités pour la 3ème dose (infographies)

Une enquête policière

Lire aussi : Effets secondaires, dosage, efficacité... La vaccination des enfants décryptée (analyse)

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Tous droits réservés. Source : Origine du Covid : ’La thèse d’un virus sorti accidentellement d’un laboratoire n’est plus considérée comme complotiste’ - Santé - LeVif

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  • Le test COVID-19 est compliqué en ce moment. Voici les réponses à 6 grandes questions - Ce que vous devez savoir avant de faire un test à domicile ou de vous faire tester par un médecin – Traduction du 21 décembre 2021 par Jacques Hallard d’un article de
    Tina Hesman Saey du 17/12/ 2021 at 9:00 am publié par ‘sciencenews.org’ sous le titre « COVID-19 testing is complicated right now. Here are answers to 6 big questions »  ; accessible sur https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-covid-19-testing-questions-vaccines-variants-accuracy
    Photo - Le test antigénique BinaxNOW d’Abbott est l’un des deux types de tests de diagnostic. L’autre est un test PCR, dans lequel des échantillons sont envoyés pour être analysés dans un laboratoire. Les deux peuvent déterminer de manière fiable si vous êtes actuellement infecté par le SRAS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19. Andrew Kelly/Reuters/Alamy

Une amie m’a envoyé un message récemment parce que la classe de sa fille a connu une épidémie de coronavirus et que mon amie avait des questions sur les tests COVID-19.

Les tests de dépistage sont également présents dans l’esprit de nombreuses autres personnes et dans l’actualité ces derniers temps. Le président Joe Biden a annoncé récemment que les compagnies d’assurance devaient rembourser les tests de dépistage du coronavirus effectués à domicile, et que des millions de tests seraient disponibles pour les personnes qui n’ont pas d’assurance. Certaines personnes intègrent les tests dans leur routine avant les réunions de vacances.

Pourtant, les tests COVID-19 ne sont pas faciles à trouver partout. Les consommateurs se sont plaints que leurs pharmacies étaient en rupture de stock et que les centres de dépistage faisaient parfois la queue. Et même si vous pouvez mettre la main sur un test, beaucoup de gens - comme mon amie - ont des questions. En particulier, elle voulait savoir si la récente injection de vaccin de sa fille pouvait interférer avec les résultats de son test à domicile.

Voici quelques réponses à cette question et à d’autres.

Que mesurent les tests COVID-19 ?

Il existe deux grandes catégories de tests de diagnostic que vous pouvez rencontrer : les tests antigéniques et les tests d’amplification de l’acide nucléique, mieux connus sous le nom de tests PCR. Les deux peuvent déterminer si vous êtes actuellement infecté par le SRAS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19. Vous trouverez ici une liste des tests disponibles dans les magasins ou sur les sites de dépistage aux États-Unis. (Les tests d’anticorps ne sont pas des tests de diagnostic : Ils peuvent détecter les preuves d’infections passées, mais pas les cas actuels).

Le test PCR (réaction en chaîne par polymérase) détermine la présence d’ARN viral dans l’échantillon d’écouvillon ou de salive testé. Ces tests sont ceux que vous rencontrez le plus souvent chez le médecin ou dans d’autres centres de dépistage. Certains tests à domicile permettent aux personnes de s’écouvillonner et d’envoyer les échantillons à un laboratoire pour un test PCR. Ces tests fonctionnent en convertissant d’abord l’ARN du virus présent dans l’échantillon en ADN. Si une partie du matériel génétique viral est présente, plusieurs cycles de copie de courts morceaux de certains gènes viraux devraient produire un signal. Le résultat du test est alors positif.

La plupart des kits à domicile sont des tests antigéniques, qui recherchent certaines protéines virales. La plupart des tests antigéniques rapides recherchent la nucléocapside, ou protéine N, du coronavirus. Cette protéine aide à emballer l’ARN viral.

Quelle est la précision des tests ?

Les deux types de tests sont précis, mais ont des points forts et des points faibles. En raison de leur copiage en boucle, les tests PCR sont très sensibles et peuvent détecter de petites quantités d’ARN viral, y compris avant qu’une personne ne devienne contagieuse. L’inconvénient est que le test peut encore détecter des débris d’ARN même après que les personnes ont cessé de produire des virus infectieux, ce qui peut donner l’impression que des personnes sont contagieuses alors qu’elles ne le sont pas.

Les kits à domicile ne sont pas aussi sensibles que les tests PCR, mais ’les tests antigéniques rapides sont vraiment excellents, en particulier si vous êtes symptomatique, pour déterminer si vous avez le COVID à ce moment-là’, déclare Gigi Gronvall, immunologiste et chercheur principal au Johns Hopkins Center for Health Security. ’Ils rivalisent avec la PCR en termes de précision pour le moment où les gens sont symptomatiques et le plus susceptibles d’être contagieux pour les autres.

Mais un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que vous n’êtes pas infecté. Cela signifie simplement que le test n’a pas détecté le virus à ce moment-là.

’Tous les tests sont un moment dans le cours du temps’, explique Mme Gronvall. ’Il y aura toujours un moment, comme lorsque vous regardez un lever de soleil et que la lumière n’a pas encore dépassé l’horizon. Ce n’est pas comme si le soleil n’était pas là. ... Vous ne saurez pas quel jour ou à quelle heure le virus commence à faire des copies de lui-même’, dit-elle. C’est pourquoi les experts conseillent de réaliser plusieurs tests antigéniques rapides à quelques jours d’intervalle.

C’est également un élément à garder à l’esprit lorsque vous décidez de faire un test pendant les vacances. Faites un test d’antigène rapide avant d’aller à une fête pour avoir l’assurance que vous n’êtes probablement pas contagieux pour les autres à ce moment-là. Mais si vous craignez d’avoir été exposé au virus pendant la fête, ’un test dès votre retour de la fête ne sera pas d’une grande utilité’, dit Mme Gronvall. Les experts de la santé conseillent d’attendre cinq à sept jours après l’exposition pour faire un test, mais les gens obtiennent souvent un résultat positif dans les trois à cinq jours qui suivent la variante delta, dit-elle. On ignore combien de temps il faut pour obtenir un résultat positif en cas d’infection par la variante omicron.

Les vaccins interfèrent-ils avec les tests de diagnostic COVID-19 ?

À première vue, il semble logique qu’un vaccin puisse donner des résultats de test erronés. Les vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna et le vaccin à ADN de Johnson & Johnson contiennent tous des instructions pour la construction de la protéine spike du coronavirus. Un test PCR pourrait détecter ce signal, non ?

Il s’avère que de nombreux tests PCR recherchent plusieurs gènes viraux, y compris ceux qui codent pour les protéines spike et N, mais aussi pour une ARN polymérase qui copie le matériel génétique du virus et pour l’enveloppe du virus, ou protéine E. Un test est positif s’il détecte un signal positif. Un test est positif s’il détecte tous les marqueurs cibles. Mais un signal provenant de la protéine spike des vaccins ne suffit pas à lui seul à déclencher un signal d’alarme. De plus, l’ARNm contenu dans les vaccins ne reste pas longtemps dans l’organisme, 24 à 72 heures. Les vaccins n’interfèrent donc pas avec les résultats précis des tests PCR.

La plupart des tests antigéniques détectent la protéine N, et non la protéine spike. Ainsi, même si le vaccin fonctionne de manière spectaculaire et que votre organisme produit de la protéine spike à des niveaux correspondant à ceux d’une infection active, le test antigénique l’ignorera et n’interférera pas non plus avec les résultats de ces tests.

Les tests peuvent-ils détecter les variants viraux ?

Le variant delta ne peut tromper aucun des deux tests. En revanche, il manque neuf éléments constitutifs de l’ARN, appelés nucléotides, dans le gène N de l’Omicron. Selon la Food and Drug Administration (FDA), cela pourrait entraîner de faux négatifs dans un test PCR de Tide Laboratories utilisé dans plus de 30 centres du pays. Ce test particulier ne sonde que le gène N, de sorte que les pièces manquantes constituent un problème. Mais les tests antigéniques peuvent toujours détecter la protéine N malgré l’absence de la partie manquante.

Il manque également à Omicron une partie de la protéine spike qui provoque ce que l’on appelle un ’abandon du gène S’ dans 26 tests PCR de différents fabricants, ce qui signifie que le gène spike n’est pas détecté même si la personne est infectée. Ce n’est généralement pas un problème puisque ces tests recherchent de multiples gènes viraux.

En fait, l’absence de signal spike peut être un indice qu’une personne est infectée par le gène omicron plutôt que par le gène delta et que son échantillon doit être examiné de plus près. La variante alpha et d’autres variantes ont également provoqué l’abandon du gène S. Il n’est donc pas certain que l’absence de signal de pointe soit le signe d’une infection omicron.

D’un autre côté, une deuxième version de l’omicron qui a été repérée à certains endroits ne provoque pas d’abandon du gène S. Ainsi, un échantillon peut être testé positif pour l’omicron. Un échantillon peut donc être testé positif pour le gène S et d’autres marqueurs et être confondu avec une infection du variant delta, alors qu’il s’agit en réalité d’une infection avec omicron.

Dois-je utiliser un test rapide à domicile ou aller faire un test PCR ?

’C’est une question de temps et d’utilité’, répond Mme Gronvall.

Lorsqu’une personne a été exposée à une personne atteinte du COVID-19, mais qu’elle ne présente pas elle-même de symptômes, un test PCR peut permettre de détecter une infection de faible niveau, peut-être avant que la personne ne devienne infectieuse pour les autres. ’Cela pourrait vous donner un peu de temps’ pour isoler le virus et éviter de le transmettre à d’autres personnes, explique M. Gronvall. Mais il peut s’écouler quelques jours avant que les résultats de certains tests PCR ne soient connus, ce qui supprime cet avantage.

Les tests rapides pourraient être utiles aux personnes qui présentent des symptômes du COVID-19 et qui ont besoin de savoir rapidement si elles sont contagieuses pour les autres. Les nouveaux médicaments antiviraux qui pourraient bientôt être commercialisés exigent que les personnes les prennent dans les trois à cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

La logistique peut également entrer en ligne de compte dans la décision. Les tests à domicile ne sont pas officiellement enregistrés, sauf si une personne rapporte les résultats à un médecin, et même dans ce cas, le résultat peut nécessiter une confirmation par un second test. Les compagnies d’assurance peuvent exiger une telle confirmation pour vérifier que les personnes ont eu le COVID-19 avant de payer certains traitements ou pour surveiller les effets à long terme de la maladie. Selon M. Gronvall, les voyageurs internationaux devront probablement aussi subir un test PCR pour vérifier officiellement qu’ils peuvent prendre l’avion en toute sécurité. ’Vous pourriez dire que vous êtes négatif, mais sans preuve, ils ne vont pas vous croire sur parole’.

Combien de temps les tests sont-ils bons ?

S’ils sont stockés correctement, les tests devraient être valables pendant un certain temps. Par exemple, le test Abbott BinaxNOW que je viens d’acheter indique qu’il faut le conserver entre 35,6° et 86° Fahrenheit (2° et 30° Celsius). Il a été fabriqué le 2 novembre, et le petit symbole du sablier sur la boîte m’indique qu’il est préférable de l’utiliser avant le 19 juin 2022.

Cette longue durée de conservation pourrait s’avérer importante alors que nous apprenons à vivre avec le coronavirus. Les tests pourraient devenir une partie intégrante de notre vie, car les gens cherchent des moyens supplémentaires de socialiser, de travailler et de voyager en toute sécurité. Et mon ami ne sera certainement pas le dernier parent à devoir passer un coton-tige dans le nez de son enfant pour trouver des réponses.

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About Tina Hesman Saey E-mailTwitter- Tina Hesman Saey is the senior staff writer and reports on molecular biology. She has a Ph.D. in molecular genetics from Washington University in St. Louis and a master’s degree in science journalism from Boston University.

À propos de Tina Hesman Saey : elle est la rédactrice en chef du magazine et fait des reportages sur la biologie moléculaire. Elle est titulaire d’un doctorat en génétique moléculaire de l’université de Washington à St. Louis et d’une maîtrise en journalisme scientifique de l’université de Boston aux Etats-Unis.

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Source du document d’origine : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-covid-19-testing-questions-vaccines-variants-accuracy

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  • Tests COVID-19 : PCR, antigénique, salivaire, autotest... Quelle est la fiabilité des tests de dépistage du Covid-19 et lequel choisir avant Noël ? - Article rédigé par Louis Boy - France Télévisions - Publié le 20/12/2021 07:01 Mis à jour le 20/12/2021 09:10
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  • Tests COVID-19 : PCR, antigénique, salivaire, autotest... A quelques jours des fêtes, quel test pour quel usage ? – Par Robin Verner Journaliste BFMTV - Le 20/12/2021 à 13:32 – Document ‘BFMTV’
    A quelques jours des fêtes de fin d’année, les autorités recommandent le recours aux tests pour limiter la diffusion du Covid-19. Mais au vu de leur multiplicité, il peut être difficile de s’y retrouver….

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  • Ce que nous savons et ne savons pas sur le variant omicron du coronavirus - Les suppositions sur celui-ci abondent, mais seul le temps nous dira s’il peut rivaliser avec le variant delta - Traduction du 20 décembre 2021 par Jacques Hallard d’un article d’Erin Garcia de Jesús en date du 1er décembre 2021 à 15 h 41 pm publié par ‘ sciencenews.org’ sous le titre « What we know and don’t know about the omicron coronavirus variant  » ; accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/omicron-coronavirus-variant-vaccines-mutations
    Après que des chercheurs d’Afrique du Sud et du Botswana aient identifié le variant omicron fin novembre 2021, les autorités sanitaires américaines ont commencé à intensifier les dépistages dans les aéroports internationaux de New York, Atlanta, San Francisco et Newark, N.J. (photo), afin de détecter les nouveaux cas. Spencer Platt/Getty Image

Un autre variant du coronavirus a fait son apparition et, avec lui, une nouvelle vague d’incertitude et de questions sont sans réponse. Quelques jours après l’annonce de la nouvelle, nous restons dans un vide d’informations et dans un tourbillon de pronostics où même les fabricants de vaccins se contredisent. Trouver des réponses, comme celle de savoir si les vaccins peuvent contrecarrer les nouveaux variants, prend du temps.

Pour récapituler rapidement, à la fin de la semaine dernière, des chercheurs d’Afrique du Sud et du Botswana ont tiré la sonnette d’alarme en annonçant qu’ils avaient détecté un variant du coronavirus comportant une myriade de mutations, dont beaucoup se trouvent dans la partie du virus qui l’aide à pénétrer dans les cellules et à les infecter.

L’Organisation mondiale de la santé a rapidement attribué à ce variant hautement muté sa propre lettre grecque - omicron - la désignant officiellement comme ce variant préoccupant.

’L’émergence même d’Omicron nous rappelle une fois de plus que, même si beaucoup d’entre nous pensent en avoir fini avec le COVID-19, il n’en a pas fini avec nous’, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une session spéciale de l’Assemblée mondiale de la santé le 29 novembre 2021.

La détection d’Omicron a déclenché une vague d’interdictions de voyage controversées à destination et en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins, suscitant la colère des dirigeants africains. Pourtant, ces décisions rapides sont davantage fondées sur l’inquiétude que sur des données.

Voici ce que nous savons, et ce que nous ne savons pas.

Ce que nous savons

La liste des choses que nous savons sur l’omicron est courte. Nous savons que l’Afrique du Sud a connu un pic important de cas de COVID-19 - passant d’une moyenne de moins de 300 cas par jour début novembre à plus de 2.000 à la fin du mois. Les chercheurs sont en train de tester quelle part de ces infections pourrait être due à l’omicron. Nous savons que le variant est apparu dans d’autres pays comme Israël, le Royaume-Uni, Hong Kong et l’Australie. Le 1er décembre 2021, le premier cas aux États-Unis est apparu en Californie, chez une personne vaccinée qui venait de rentrer d’Afrique du Sud.

Selon Müge Çevik, médecin spécialiste des maladies infectieuses et virologue à l’université de St. Andrews, en Écosse, certains endroits au Royaume-Uni et en Europe ont signalé des cas d’omicron qui ne sont pas liés à un voyage en Afrique du Sud, ce qui laisse penser que le variant s’est propagé de personne à personne dans les populations et communautés pendant environ un mois.

Cela rappelle un peu le début de l’année 2020, lorsque nous avons découvert que le coronavirus se propageait dans des pays autres que la Chine. Maintenant que les scientifiques savent ce qu’ils cherchent, ils le trouvent.

Ce que nous ne savons pas

Ce que nous ne savons pas sur l’omicron est beaucoup, beaucoup plus important. La plupart des informations, à ce stade, sont seulement des spéculations.

Nous ne savons pas encore s’il est plus transmissible que les autres variants, ni dans quelle mesure il peut échapper aux anticorps qui attaquent le virus. Nous ne savons pas s’il peut provoquer une maladie plus grave ou si les symptômes peuvent être plus légers. Nous ne savons pas où l’omicron est apparu. (L’Afrique du Sud, l’un des premiers pays à l’avoir détecté, dispose d’un solide programme de surveillance, ce qui rend le pays bien placé pour repérer les nouveaux variants. Ce qui n’est pas le cas de tous les pays). Nous ne savons pas quelle sera l’efficacité des vaccins contre cette maladie. Nous ne savons pas quelle sera la probabilité de réinfections.

Et, finalement, nous ne savons pas comment l’omicron pourrait concurrencer le variant delta (SN : 30/07/21). Il est possible qu’omicron finisse par détrôner delta comme variant dominant au niveau mondial. Il est également possible qu’omicron ne le fasse pas. Il est difficile de tirer des conclusions définitives de ce qui se passe en Afrique du Sud, car les cas y étaient déjà peu nombreux lorsque l’omicron a déclenché un pic, ce qui signifie qu’il n’y avait de toute façon pas beaucoup de delta à concurrencer. De plus, l’essor d’un variant dans certains endroits dépend de ce qui s’y passe.

Selon M. Çevik, le fait qu’il y ait eu peu de cas en Afrique du Sud peut avoir aidé les chercheurs à identifier l’omicron beaucoup plus tôt que dans d’autres pays. Il est plus facile d’identifier et d’analyser les clusters lorsque le nombre de cas est faible que lorsqu’il y a beaucoup d’infections.

Face à tant d’inconnues, la patience et la prudence sont de mise. Nous ne connaîtrons pas les réponses concernant l’évasion immunitaire, par exemple, avant au moins deux semaines. D’autres réponses, comme la gravité de la maladie, pourraient prendre des mois. En attendant, une chose ne change jamais : même lorsque de nouveaux variants apparaissent, nous disposons toujours d’outils de santé publique pour contrôler leur propagation. Les masques, la distanciation sociale, la ventilation, les tests et la recherche des contacts sont tous à l’épreuve des variants. Ces mesures continuent de fonctionner quelle que soit l’évolution du virus.

Pourquoi les scientifiques sont préoccupés par l’omicron

Cela dit, il y a des raisons pour lesquelles les scientifiques s’inquiètent de l’omicron. Au niveau moléculaire, il y a des signaux d’alarme. Ils proviennent de la constellation unique des mutations du variant. Omicron présente une trentaine de modifications de la protéine spike, que le virus utilise pour pénétrer dans les cellules, y compris des mutations que l’on retrouve ou qui sont similaires à d’autres variants inquiétants, comme le très infectieux alpha et le mondialement dominant delta. Une vingtaine d’autres modifications virales sont dispersées dans d’autres protéines, qui aident le virus à se répliquer dans les cellules ou qui interfèrent avec les premières réponses immunitaires.

Des études antérieures portant sur certaines des mutations de spike dans d’autres variants aident les scientifiques à formuler des hypothèses sur les conséquences que pourraient avoir certains de ces changements observés dans l’omicron. Par exemple, l’omicron partage avec la variante alpha une mutation appelée P681H qui, associée à deux autres changements, pourrait aider le virus à mieux se transmettre d’une personne à l’autre.

Des études réalisées dans des boîtes de culture de cellules laissent entendre que la combinaison de deux autres mutations appelées, Q498R et N501Y, pourrait aider le virus à mieux se lier à la protéine ACE2, qui est la porte d’entrée du virus dans les cellules hôtes.

Il manque également quelques acides aminés dans une région de spike appelée le domaine N-terminal. Cette partie de spike est une cible commune pour les protéines immunitaires appelées anticorps neutralisants, qui empêchent le virus de pénétrer dans les cellules, de sorte que des mutations à cet endroit peuvent aider le virus à se cacher vis-à-vis du système immunitaire.

Mais ces premières suppositions ne sont que cela : uniquement des suppositions. Nous ne savons pas si ces mutations peuvent avoir le même effet lorsqu’elles sont combinées. Dans l’ensemble, un si grand nombre de modifications pourrait nuire à certaines des capacités du virus par rapport à d’autres variants. Ou peut-être pas. Il est trop tôt pour le dire.

’Il m’est difficile d’imaginer que ce virus puisse prendre le dessus [parce qu’il] présente de nombreuses mutations dans des zones critiques de la protéine spike’, déclare la virologue Yiska Weisblum de l’université Rockefeller à New York. Pourtant, des études laissent entendre que de nombreuses mutations de l’omicron pourraient l’aider à esquiver certaines parties de la réponse immunitaire. ’Il pourrait prendre le dessus à cause de cela’, dit Weisblum, car il pourrait aussi infecter des personnes vaccinées.

Il est également trop tôt pour dire comment exactement le virus a accumulé tant de mutations. Des études de cas antérieures ont montré que les personnes dont le système immunitaire est affaibli peuvent être infectées pendant des mois (SN : 12/22/20).

Dans ce cas, le système immunitaire fait la guerre au virus mais ne parvient pas à éliminer l’infection, ce qui permet au virus d’évoluer de manière à échapper à certaines des armes du système immunitaire, notamment les anticorps. Il est possible que ce soit ce qui s’est passé avec l’omicron.

Il est également possible que le virus ait accumulé des mutations en passant inaperçu dans un pays qui n’est pas en mesure d’assurer une surveillance génétique poussée. Ce n’est que lorsqu’il s’est propagé en Afrique du Sud, où le programme de surveillance du pays - établi bien avant l’apparition de l’omicron - l’a détecté, que les chercheurs ont su qu’il existait.

Cela dit, il y a des raisons pour lesquelles les scientifiques s’inquiètent de l’omicron. Au niveau moléculaire, il y a des signaux d’alarme. Ils proviennent de la constellation unique de mutations du variant. Omicron a environ 30 mutations

Photo - L’Afrique du Sud dispose d’un solide programme de surveillance génétique qui permet aux chercheurs de suivre de près l’évolution du coronavirus, aidant ainsi les responsables à identifier rapidement les nouveaux variants. Ici, un agent de santé prélève un échantillon pour un test COVID-19 à Johannesburg le 30 novembre 2021. EMMANUEL CROSET/AFP via Getty Images

Voir un virus aussi fortement muté peut sembler surprenant. ’Cependant, lorsque vous avez beaucoup de personnes infectées, des millions de personnes, alors quelque chose qui n’est peu probable devient une réalité’, explique Weisblum.

Des mois avant l’apparition d’omicron, le virologue Fabian Schmidt, également de l’Université Rockefeller et ses collègues, étaient curieux de savoir comment le système immunitaire pourrait réagir face à un variant comportant de nombreuses mutations. Pour le savoir, les chercheurs ont modifié un virus animal qui ne rend pas les gens malades pour qu’il porte une protéine de coronavirus comportant 20 mutations.

L’équipe a ensuite vérifié si les anticorps pouvaient toujours empêcher le virus d’infecter les cellules. Ils ont testé des anticorps provenant de personnes ayant récupéré du COVID-19, de personnes ayant été vaccinées et de personnes ayant récupéré et été vaccinées. Les anticorps neutralisants des personnes ayant récupéré et ayant été vaccinées pouvaient encore attaquer cette version du virus (SN : 8/19/21). En revanche, les anticorps neutralisants des personnes qui avaient été vaccinées avec deux doses d’un vaccin à ARNm ou celles qui avaient été infectées auparavant, ne reconnaissaient pas très bien le virus.

Maintenant, avec l’omicron, il semble que la nature ait répété l’expérience de l’équipe. Le temps nous dira à quoi ressembleront les résultats de la nature aura produite.

Si le fait que les anticorps neutralisants de l’expérience de Weisblum, Schmidt et leurs collègues n’aient pas très bien reconnu le virus peut sembler mauvais, la bonne nouvelle est que l’organisme dispose d’autres anticorps que les anticorps neutralisants.

D’autres types d’anticorps se lient encore au virus, avertissant le système immunitaire de l’invasion du coronavirus. Les cellules immunitaires appelées lymphocytes T peuvent tuer les cellules infectées ou faire passer certaines parties du système immunitaire, notamment les lymphocytes B producteurs d’anticorps, à la vitesse supérieure.

Selon M. Schmidt, les vaccins préparent toujours l’organisme à de futurs combats contre le coronavirus et devraient nous offrir une certaine protection. Il se peut simplement que notre organisme ne soit pas en mesure d’empêcher complètement le virus de pénétrer dans les cellules.

Le rôle des vaccins

Les rappels pourraient-ils être utiles ? Les scientifiques ne le savent pas. « Nous ne savons pas encore si les injections supplémentaires peuvent aider les gens à développer des anticorps neutralisants capables de reconnaître même les variants hautement mutés comme l’omicron », dit Weisblum. À chaque exposition, qu’il s’agisse d’une vaccination ou d’une infection, notre organisme affine ses réserves d’anticorps pour mieux attaquer le virus. Si l’omicron se répand dans le monde, les rappels pourraient devenir cruciaux.

Le 29 novembre dernier, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont déjà modifié leurs recommandations pour dire que tous les adultes devraient recevoir une dose de rappel (auparavant, ils suggéraient que les personnes âgées de 18 à 49 ans pouvaient en recevoir une, mais maintenant l’agence a renforcé le sentiment d’urgence).

Certains développeurs de vaccins, dont Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, ainsi que Moderna, se préparent à formuler des vaccins spécifiques à l’omicron, juste au cas où, mais ils ne seront pas disponibles avant plusieurs mois.

Plus importante que les rappels, cependant, la nécessité est de faire parvenir les vaccins aux personnes qui n’ont même pas reçu une seule dose. Cela inclut la majorité des personnes en Afrique, où les taux de vaccination sont bien inférieurs à ceux des autres régions du monde. Les scientifiques avertissent depuis des mois que les inégalités dans la distribution des vaccins pourraient donner un coup de pouce au virus en laissant de grands groupes de personnes susceptibles d’être infectées (SN : 26/2/21).

’Comme je l’ai dit à maintes reprises, plus nous laissons la pandémie s’éterniser - en ne remédiant pas aux inégalités en matière de vaccination ou en ne mettant pas en œuvre des mesures sociales et de santé publique adaptées et cohérentes – plus nous donnons à ce virus la possibilité de muter d’une manière que nous ne pouvons ni prévoir ni empêcher’, a déclaré M. Tedros de l’OMS le 30 novembre 2021 lors d’une séance d’information des États membres de l’OMS.

Pour l’instant, cependant, il faut attendre. Nous attendons d’en savoir plus sur l’omicron, de savoir s’il va s’imposer comme le delta ou s’effacer dans l’histoire comme l’alpha et le bêta. Tout ce que nous pouvons faire, c’est porter nos masques et être patients !

Citations

S. Leary et al. Generation of a novel SARS-CoV-2 sub-genomic RNA due to the R203K/G204R variant in nucleocapsid. bioRxiv. Posted April 14, 2021. doi : 10.1101/2020.04.10.029454.

D. Benvenuto et al. Evolutionary analysis of SARS-CoV-2 : how mutation of Non-Structural Protein 6 (NSP6) could affect viral autophagy. Journal of Infection. Vol. 81, July 2020, p. e24. doi : 10.1016/j.jinf.2020.03.058.

S. Yu et al. Contribution of single mutations to selected SARS-CoV-2 emerging variants Spike antigenicity. bioRxiv. Posted August 4, 2021. doi : 10.1101/2021.08.04.455140.

J. Zahradník et al. SARS-CoV-2 variant prediction and antiviral drug design are enabled by RBD in vitro evolution. Nature Microbiology. Vol. 6, September 2021, p. 1188. doi : 10.1038/s41564-021-00954-4.

F. Schmidt et al. High genetic barrier to SARS-CoV-2 polyclonal neutralizing antibody escape. Nature. Published online September 20, 2021. doi : 10.1038/s41586-021-04005-0.

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Erin I. Garcia de Jesus is a staff writer at Science News. She holds a Ph.D. in microbiology from the University of Washington and a master’s in science communication from the University of California, Santa Cruz.

Erin I. Garcia de Jesus est rédactrice à ‘Science News’. Elle est titulaire d’un doctorat en microbiologie de l’Université de Washington et d’une maîtrise en communication scientifique de l’Université de Californie, basée à Santa Cruz aux Etats-Unis.

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Source du document d’origine : https://www. /article/omicron-coronavirus-variant-vaccines-mutations

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9bis. Le variant du Coronavirus Omicron est en pleine expansion. Voici ce que nous avons appris jusqu’à présent - Traduction du 21 décembre 2021 par Jacques Hallard d’un article d’Erin Garcia de Jesús en date du 21/12/2021 par ‘sciencenews.org’ sous le titre « The omicron variant is surging. Here’s what we’ve learned so far  » ; accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/omicron-coronavirus-covid-variant-severity-antibodies

Note de l’éditeur > Ce texte a été mis à jour le 21 décembre 2021 pour clarifier la description du pourcentage estimé de nouveaux cas aux États-Unis par omicron qui a été publié le 18 décembre 2021 > Voir la note ci-dessus.

L’omicron se propageant rapidement dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis, les habitants des endroits les plus touchés, comme la ville de New York (photo du 15 décembre 2021), font la queue pour se faire dépister pour le COVID-19. David Dee Delgado/Getty Images

L’omicron se propageant dans le monde entier à une vitesse vertigineuse, les scientifiques se démènent pour en apprendre le plus possible sur le dernier variant inquiétant du Coronavirus. Repéré pour la première fois en Afrique du Sud et au Botswana à la fin du mois de novembre 2021, le variant omicron est déjà en passe de devenir le variant dominant - détrônant le variant delta - dans certaines régions des Etats-Unis, selon les responsables de la santé publique. Dans certains endroits, c’est déjà le cas. Les réponses à ces questions, notamment le degré de maladie de l’omicron et la capacité des vaccins à l’enrayer, ne peuvent donc pas arriver assez vite.

Une marée montante de données sur l’omicron commence à donner un aperçu de ce qui nous attend à l’aube de la troisième année de cette pandémie mondiale, mais de nombreuses questions subsistent encore. Alors que de nombreuses personnes s’apprêtent à se réunir en famille et entre amis pour les fêtes, les experts s’attendent à de nouvelles flambées de cas, aggravées par les taux d’infection déjà élevés dans certains pays liés à la variante delta, toujours répandue.

La collision d’Omicron avec les fêtes de fin d’année et les voyages constitue ’une tempête parfaite’, a déclaré Thomas Denny, expert en vaccins à l’université de Duke, le 16 décembre 2021 lors d’une conférence de presse. À ce stade, même les personnes vaccinées devraient prendre des précautions, comme porter des masques à l’intérieur et faire des tests avant les réunions de famille, a-t-il ajouté. ’Cette nouvelle variante nous a envoyé une balle inattendue au pire moment possible’.

Pourtant, malgré les inquiétudes, des signaux positifs montrent que les vaccins peuvent encore protéger les gens contre le pire da pandémie de COVID-19. Alors que de nombreux pays se précipitent vers une période avec le variant omicron, voici ce que les chercheurs ont appris jusqu’à présent.

L’omicron se propage rapidement, dépassant déjà le delta dans certains pays.

Le nombre élevé de mutations d’Omicron dans des protéines virales importantes et les signes indiquant que le variant était à l’origine d’une augmentation des cas de COVID-19 en Afrique du Sud, ont rapidement déclenché des signaux d’alarme, précipitant la pandémie dans un nouveau tsunami d’incertitude (SN : 12/1/21).

Dans les semaines qui ont suivi l’apparition de l’omicron, le variant a été identifié dans plus de 85 pays. Certains, comme le Danemark, ont identifié des cas antérieurs à la révélation de la présence d’omicron par les chercheurs sud-africains, ce qui laisse penser que le variant avait déjà franchi les frontières de son pays d’origine avant sa découverte en novembre 2021. Dans beaucoup de ces endroits, les infections à omicron augmentent rapidement.

Omicron est responsable de presque tous les nouveaux cas de COVID-19 en Afrique du Sud et il constitue déjà la version prédominante du coronavirus à Londres. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies estime que l’omicron sera le variant le plus courant dans l’Union européenne à la mi-janvier 2022.

Aux États-Unis, l’omicron semble désormais régner. Selon les prévisions des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, ce variant était responsable d’environ 73,2 % des nouvelles infections dans le pays au cours de la semaine se terminant le 18 décembre 2021. Il s’agit d’une augmentation par rapport aux 12,6 % estimés la semaine précédente et aux 0,7 % de la semaine se terminant le 4 décembre 2021. L’omicron représente maintenant environ 92 % des nouveaux cas à New York et au New Jersey et 96,3 % à Washington, en Oregon et dans l’Idaho.

Des données antérieures suggéraient que les estimations de la prévalence d’Omicron faites plus tôt en décembre étaient plus faibles. Il faut du temps pour collecter et analyser les virus à partir d’échantillons de patients, a déclaré Bronwyn MacInnis, directrice de la surveillance des agents pathogènes au ‘Broad Institute’ du MIT et de Harvard, lors d’un appel téléphonique aux journalistes le 14 décembre 2021. Les chiffres peuvent donc ’changer rapidement au fur et à mesure que les machines fournissent des données en temps réel’.

En gardant cela à l’esprit, l’omicron est susceptible d’aggraver la flambée qui se déroule à travers les États-Unis. Certains endroits, dont la ville de New York, connaissent déjà des pics importants de cas de COVID-19 et les chiffres augmentent rapidement. Il faut actuellement environ deux jours pour que le nombre de cas omicron double, a déclaré Rochelle Walensky, directrice des CDC, le 15 décembre 2021 lors d’un point de presse à la Maison Blanche. Le delta hautement infectieux, en comparaison, doublait toutes les deux semaines au début de sa poussée aux États-Unis (SN : 7/2/21).

La question de savoir si omicron allait rivaliser avec delta pour la domination mondiale était très importante. Aujourd’hui, des études concrètes montrent qu’omicron est en train de s’imposer dans de nombreuses régions et pays. Des données préliminaires provenant du Royaume-Uni montrent que l’omicron est environ 3,2 fois plus susceptible de se propager dans les foyers que le delta, ont rapporté le 9 décembre 2021 des chercheurs de ‘Public Health England’, l’agence sanitaire britannique.

Et les personnes exposées à l’omicron peuvent tomber malades plus rapidement - et donc être en mesure de propager le virus plus tôt - que les personnes exposées à d’autres variants. L’analyse d’une épidémie d’omicron survenue lors d’une fête de Noël organisée par une entreprise en Norvège a révélé que le délai médian d’apparition des symptômes chez une personne exposée lors de la fête était de trois jours, ont rapporté des chercheurs le 16 décembre 2021 dans ‘Eurosurveillance’. Il faut un peu plus de temps aux infections delta pour provoquer des symptômes - environ quatre jours - et environ cinq jours pour les variantes non-delta.

Les raisons de la propagation rapide d’omicron sont encore floues. Cela pourrait être dû au fait que l’omicron est plus transmissible que le delta ou qu’il peut esquiver certaines parties de la réponse immunitaire. Ou, plus probablement, un mélange des deux, explique Kartik Chandran, virologue à l’Albert Einstein College of Medicine de New York. Certaines études préliminaires réalisées sur des cellules cultivées en laboratoire indiquent que le variant omicron pourrait être plus transmissible que le variant delta, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure. L’une des raisons pourrait être que le variant pourrait faire plus de copies de lui-même dans les cellules hôtes que les autres variants.

Omicron pourrait également se répliquer particulièrement bien dans les cellules bronchiques - qui tapissent les tubes qui amènent l’air aux poumons - par rapport à la façon dont il se développe dans le tissu pulmonaire, ont rapporté des chercheurs le 15 décembre 2021 dans des données préliminaires de l’Université de Hong Kong. Si le virus se développe bien dans les cellules bronchiques, des symptômes comme la toux pourraient libérer beaucoup de virus dans l’air.

On ne sait pas encore si l’omicron provoque une maladie plus bénigne.

Les résultats obtenus à Hong Kong pourraient indiquer que l’omicron est moins susceptible que des variants comme la delta d’envahir les poumons des personnes infectées et de provoquer une maladie grave, mais cela est loin d’être définitif. ’Je ne pense pas que l’on puisse vraiment dire que le virus va être moins virulent sur la base de ces seules données’, déclare Chandran. ’Nous allons devoir attendre et voir ce qui arrive aux gens’.

Certains indices encourageants en provenance d’Afrique du Sud laissent penser que l’omicron pourrait provoquer une maladie moins grave que celle provoquée par le delta. Mais les experts préviennent qu’il est bien trop tôt pour tirer des conclusions solides.

’Nous ne devons pas nous laisser bercer par une quelconque complaisance’, a déclaré le 14 décembre 2021 Ryan Noach, PDG de ‘Discovery Health’, un fournisseur d’assurance maladie basé en Afrique du Sud, lors d’une conférence de presse.

L’optimisme vient du fait que les hospitalisations en Afrique du Sud n’augmentent pas aussi rapidement que lors des précédentes flambées. De plus, des rapports anecdotiques en provenance du pays suggèrent que moins de patients hospitalisés dans la vague actuelle dépendent d’interventions médicales pour respirer, comme de l’oxygène supplémentaire.

Ces informations s’accompagnent toutefois d’une mise en garde importante : plus de 70 % des habitants ont été exposés au coronavirus au cours des 18 derniers mois, a précisé M. Noach. La protection conférée par les infections antérieures, ou les vaccinations, pourrait expliquer pourquoi ces personnes ont tendance à présenter des symptômes plus légers.

Les experts doivent voir ce qui se passe dans d’autres parties du monde avant de conclure que l’omicron est un virus moins virulent que les autres variants, a déclaré Glenda Gray, présidente et directrice générale du Conseil sud-africain de la recherche médicale, lors de la conférence de presse du 14 décembre 2021. La surveillance de la gravité des cas de COVID-19 dans les endroits où les taux de vaccination et d’infection sont faibles sera particulièrement instructive, a-t-elle ajouté.

Selon une étude réalisée au Royaume-Uni, rien n’indique jusqu’à présent que l’omicron puisse provoquer des cas de COVID-19 plus légers ou plus graves que le delta, rapportent les chercheurs le 17 décembre 2021. Les données sur les hospitalisations dans ce pays sont toutefois encore limitées.

Même si l’omicron est finalement lié à une maladie moins grave, cela ne signifie pas qu’il n’est pas dangereux. Un plus grand nombre d’infections signifie globalement un plus grand nombre d’hospitalisations et de décès, même si les résultats graves représentent une proportion plus faible des cas avec omicron qu’avec delta.

Aux États-Unis, où le delta dominait jusqu’à récemment, les deux variants sont en train de s’affronter, ce qui fait craindre que cette dernière vague ne se transforme en tsunami dans certains endroits.

’Notre vague delta est en cours et, en fait, elle s’accélère encore’, a déclaré Jacob Lemieux, médecin spécialiste des maladies infectieuses au ‘Massachusetts General Hospital’ et à la ‘Harvard Medical School’ de Boston, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes le 14 décembre 2021. ’En plus de cela, nous allons ajouter une poussée de cas d’omicrons. C’est alarmant car nos hôpitaux sont déjà remplis. Le personnel est fatigué. Nous sommes presque deux ans après le début de la pandémie, et il se peut qu’il y ait des limites à la capacité de gérer ce genre de cas nombreux que nous voyons à partir d’une vague omicron superposée à une poussée delta.’

Omicron peut échapper à certains anticorps

Avant même que l’omicron ne commence à se propager largement, les scientifiques se sont immédiatement inquiétés de la possibilité qu’il puisse se cacher vis-à-vis de certains anticorps attaquant le Coronavirus. Des études récentes suggèrent qu’effectivement, le virus peut échapper à certaines parties du système immunitaire. Mais comme nos défenses immunitaires sont multidimensionnelles, tout n’est pas si noir.

Cette inquiétude provenait initialement du fait que l’omicron présente plus de 50 mutations dans diverses protéines virales. Plus de 30 de ces mutations concernent la protéine spike du coronavirus, qui aide le virus à pénétrer dans les cellules et constitue une cible importante pour les anticorps.

Depuis le 7 décembre 2021, une série d’études, qui doivent encore être examinées par d’autres scientifiques, sont venues étayer l’hypothèse selon laquelle l’omicron peut échapper à la réponse immunitaire, en montrant que certains anticorps ne reconnaissent pas très bien l’omicron.

Par exemple, chez les personnes vaccinées avec deux doses du vaccin COVID-19 fabriqué par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, les niveaux de protéines immunitaires appelées anticorps neutralisants, qui empêchent le virus d’infecter de nouvelles cellules, étaient 41 fois inférieurs à ceux des anticorps dirigés contre une version plus ancienne du virus dont la prévalence a augmenté à la mi-2020, rapportent les chercheurs dans une étude préliminaire publiée le 11 décembre 2021 sur ‘medRix.org’. En revanche, les personnes précédemment infectées qui ont été vaccinées ont une longueur d’avance (SN : 8/19/21). L’étude a montré que les niveaux d’anticorps contre l’omicron étaient plus faibles chez les personnes qui avaient reçu deux doses du vaccin de Pfizer que chez les personnes vaccinées de manière similaire qui s’étaient remises d’une infection antérieure.

Les résultats sont conformes à ceux de plusieurs autres études portant sur d’autres vaccins autorisés aux États-Unis - ceux de Moderna et de Johnson & Johnson - ainsi que sur des vaccins utilisés dans le monde entier. L’ampleur globale de la baisse des anticorps diffère d’une étude à l’autre, mais toutes présentent le même schéma. Les anticorps des personnes qui avaient été infectées auparavant mais non vaccinées sont également peu performants contre l’omicron.

Qui plus est, les mutations chez spike de l’omicron peuvent rendre moins efficaces les traitements utilisant des anticorps conçus en laboratoire, appelés anticorps monoclonaux, rapportent les chercheurs dans une étude préliminaire publiée le 14 décembre 2021 sur ‘medRxiv.org’. Sur les neuf anticorps monoclonaux actuellement utilisés en clinique, seuls deux ont neutralisé l’omicron dans des cellules cultivées en laboratoire.

La bonne nouvelle est qu’un autre traitement, une pilule de Pfizer appelée ‘Paxlovid’, qui n’a pas encore été approuvée par les autorités sanitaires, devrait encore fonctionner contre le nouveau variant, a déclaré la société dans un communiqué de presse du 14 décembre 2021.

Les lymphocytes T pourraient être plus efficaces contre l’omicron que les anticorps neutralisants.

Cependant, les anticorps neutralisants qui circulent dans le sang ne sont qu’une petite partie de la réponse immunitaire. Un autre bras semble largement intact.

Les cellules immunitaires appelées cellules T peuvent soit lancer l’appel aux armes lorsqu’elles détectent le coronavirus, soit être capables de tuer les cellules infectées. Les cellules T parcourent l’organisme à la recherche de signes du coronavirus. Les cellules identifient les fragments de protéines virales en effectuant des ‘poignées de main’ cellulaires pour vérifier si les cellules envoient des signaux d’alerte indiquant que le coronavirus a envahi le corps. Un ‘drapeau rouge’ déclenche alors la réponse immunitaire.

Il semble qu’un grand nombre des fragments viraux reconnus par les lymphocytes T ne soient pas les parties de l’omicron présentant des mutations, indiquent les chercheurs dans une étude préliminaire publiée le 9 décembre 2021 sur ‘bioRxiv.org’, ce qui signifie que les cellules immunitaires contribueront probablement encore à protéger les personnes contre une maladie grave.

L’Omicron semble plus susceptible de provoquer des réinfections que le delta.

L’immunité contre l’infection diminue dans les mois qui suivent. Ce phénomène, combiné à la capacité d’évasion immunitaire de l’omicron, a augmenté la probabilité que des personnes précédemment infectées le soient à nouveau.

Des données provenant du Royaume-Uni, par exemple, indiquent que les personnes rétablies ont cinq fois plus de chances d’être infectées par l’omicron que par le delta, rapportent des chercheurs de l’Imperial College de Londres le 19 décembre 2021.

Il semble que ce soit également le cas en Afrique du Sud. Les personnes qui ont attrapé le virus lors de la première vague sud-africaine, qui était due à un variant appelé D614G, ont 73 % plus de chances d’être réinfectées par l’omicron que les personnes sans infection antérieure connue. Ce chiffre est supérieur au risque de 29 % plus élevé pour les personnes rétablies en septembre et octobre 2021, lorsque le delta était prévalent dans cette région. Les personnes infectées lors de la deuxième vague causée par la variante bêta courent un risque plus élevé de 60 %, contre 27 % en septembre et octobre.

Les vaccins pourraient être moins efficaces contre la variante omicron, mais les rappels sont porteurs d’espoir.

Les premières études suggèrent que les vaccins nous protègent toujours, surtout après une piqûre de rappel.

Les études en laboratoire sur les réponses des anticorps neutralisants indiquent que la protection conférée par les vaccins ou une infection antérieure pourrait être diminuée. Un grand nombre de ces mêmes études suggèrent qu’une troisième dose renforce les anticorps jusqu’à des niveaux qui devraient protéger contre l’omicron.

Les rappels peuvent même offrir une meilleure protection que les premières injections, car l’organisme produit des anticorps qui ont évolué pour mieux reconnaître le virus chaque fois que nous sommes exposés à ses protéines, explique M. Chandran. Ainsi, après un rappel, l’organisme ne se contente pas de produire davantage d’anticorps, il en produit de meilleurs (SN : 24/11/20). Mais comme la réponse immunitaire aux infections est complexe et varie d’une personne à l’autre, les experts s’appuient sur des études menées dans le monde réel pour en avoir le cœur net.

Une étude menée en Afrique du Sud, par exemple, a révélé que l’efficacité de deux doses du vaccin Pfizer pour stopper l’infection est passée de 80 % avant l’omicron à 33 % pendant l’omicron. La baisse de l’efficacité du vaccin pour prévenir les hospitalisations a été moins spectaculaire. Avant l’omicron, l’efficacité du vaccin était de 93 % ; elle est tombée à 70 % lors de la nouvelle vague.

’Il est très encourageant de voir ces résultats’, a déclaré M. Gray, du Conseil sud-africain de la recherche médicale, lors de la conférence de presse du 14 décembre 2021. Bien que l’étude n’ait pas examiné l’effet des rappels, une autre dose devrait permettre de rétablir l’efficacité des vaccins, a-t-elle ajouté. Les analyses visant à comparer une ou deux doses du vaccin COVID-19 de J&J sont en cours et devraient donner des résultats prochainement, a ajouté Mme Gray.

Les résultats sont similaires aux premières estimations réalisées au Royaume-Uni, qui montrent que le vaccin Pfizer à deux doses est efficace à environ 30 % contre les symptômes. Une dose de rappel a augmenté l’efficacité de 70 à 75 pour cent, selon les données de ‘Public Health England’. Il reste cependant beaucoup d’incertitudes, car ces résultats sont basés sur un faible nombre de cas. Au fur et à mesure que le temps passe et que le nombre de personnes infectées augmente, les chercheurs obtiendront de meilleures estimations.

En attendant, l’inquiétude suscitée par l’omicron a déclenché une vague d’activité. Partout dans le monde, les gens renforcent leur protection par des vaccins, des masques et des tests COVID-19 avant les fêtes. Les experts s’attendent à ce que les vaccins permettent aux personnes vaccinées d’éviter l’hôpital. Mais comme de nombreuses personnes ne sont toujours pas vaccinées aux États-Unis, seul le temps dira si le début de l’année 2022 sera aussi dévastateur que le début de l’année 2021.

’Nous sommes maintenant dans la vague omicron jusqu’à la taille’, a déclaré M. Lemieux, médecin spécialiste des maladies infectieuses, lors d’un appel téléphonique avec des journalistes le 20 décembre. La grande question est de savoir quelle sera l’ampleur de la vague omicron du pays et 2021 et quel impact elle aura sur le système de soins de santé.

Citations

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L.T. Brandal et al. Outbreak caused by the SARS-CoV-2 Omicron variant in Norway, November to December 2021. Eurosurveillance. Vol 26, December 16, 2021. doi : 10.2807/1560-7917.ES.2021.26.50.2101147.

N. Ferguson et al. Report 49 : Growth, population distribution and immune escape of Omicron in England. Imperial College London. Posted December 16, 2021.

European Centre for Disease Prevention and Control. Assessment of the further emergence and potential impact of the SARS-CoV-2 Omicron variant of concern in the context of ongoing transmission of the Delta variant of concern in the EU/EEA, 18th update. Posted December 15, 2021.

The University of Hong Kong. HKUMed finds Omicron SARS-CoV-2 can infect faster and better than Delta in human bronchus but with less severe infection in lung. Press release. Posted December 15, 2021.

W.F. Garcia-Beltran et al. mRNA-based COVID-19 vaccine boosters induce neutralizing immunity against SARSCoV-2 Omicron variant. medRxiv.org. Posted December 14, 2021. doi : 10.1101/2021.12.14.21267755 .

H. Gruell et al. mRNA booster immunization elicits potent neutralizing serum activity against the SARS-CoV-2 omicron variant. medRxiv.org. Posted December 14, 2021. doi : 10.1101/2021.12.14.21267769.

Pfizer. Pfizer announces additional phase 2/3 study results confirming robust efficacy of novel COVID-19 oral antiviral treatment candidate in reducing risk of hospitalization or death. Press release. Posted December 14, 2021.

Discovery Health. Discovery Health, South Africa’s largest private health insurance administrator, releases at-scale, real-world analysis of Omicron outbreak based on 211 000 COVID-19 test results in South Africa, including collaboration with the South Africa. Press release. Posted December 14, 2021.

F. Schmidt et al. Plasma neutralization properties of the SARS-CoV-2 Omicron variant. medRxiv.org. Posted December 13, 2021. doi : 10.1101/2021.12.12.21267646.

S. Cele et al. SARS-CoV-2 Omicron has extensive but incomplete escape of Pfizer BNT162b2 elicited neutralization and requires ACE2 for infection. medRxiv.org. Posted December 11, 2021. doi : 10.1101/2021.12.08.21267417.

Public Health England. SARS-CoV-2 variants of concern and variants under investigation in England, technical briefing 31. Posted December 10, 2021.

A.D. Redd et alMinimal cross-over between mutations associated with Omicron variant of SARS-CoV-2 and CD8+ T cell epitopes identified in COVID-19 convalescent individuals. bioRxiv.org. Posted December 9, 2021. doi : 10.1101/2021.12.06.471446.

South African Medical Research Council. Tshwane District omicron variant patient profile - early features. Press release. Posted December 4, 2021.

Autrice - À propos de Erin Garcia de Jesús : elle rédactrice à ‘Science News’. Elle est titulaire d’un doctorat en microbiologie de l’Université de Washington et d’un master en communication scientifique de l’Université de Californie, basée à Santa Cruz aux Etats-Unis.

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Source de l’article traduit : https://www.sciencenews.org/article/omicron-coronavirus-covid-variant-severity-antibodies

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    Rappels sur les Anticorps neutralisants et les divers Lymphocytes
    Un anticorps neutralisant (NAb) est un anticorps qui défend une cellule contre un agent pathogène ou une particule infectieuse en neutralisant ses effets biologiques. Grâce à la neutralisation, la particule n’est plus infectieuse ou pathogène1 .Les anticorps neutralisants contribuent à la réponse humorale du système immunitaire adaptatif contre les virus, les bactéries intracellulaires et les toxines microbiennes. En se liant spécifiquement aux structures de surface (antigène) d’une particule infectieuse, les anticorps neutralisants empêchent la particule d’entrer en contact avec les cellules hôtes qu’elle pourrait infecter et détruire. L’immunité causée par les anticorps neutralisants est également connue sous le nom d’immunité stérilisante, car avant toute infection, le système immunitaire élimine la particule infectieuse2… - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anticorps_neutralisant

Lymphocyte T

Les lymphocytes T, ou cellules T, sont une catégorie de leucocytes qui jouent un grand rôle dans la réponse immunitaire adaptative. « T » est l’abréviation de thymus, l’organe dans lequel leur développement s’achève. Ils sont responsables de l’immunité cellulaire : les cellules infectées par un virus par exemple, ou les cellules cancéreuses reconnues comme étrangères à l’organisme (c’est-à-dire distinctes des cellules que les lymphocytes T ont appris à tolérer lors de leur maturation) sont détruites par un mécanisme complexe. Les lymphocytes T expriment tous le marqueur membranaire CD3.

Sommaire

Lymphocyte B

Les lymphocytes B, ou cellules B, sont des globules blancs particuliers faisant partie des lymphocytes. Ce sont des cellules synthétisées dans la moelle osseuse, et qui circulent dans le sang et la lymphe pour participer aux défenses naturelles de l’organisme. Ils sont responsables de l’immunité humorale et fabriquent les immunoglobulines appelées anticorps. Pour être actifs, leurs anticorps de membrane doivent se lier directement à un antigène (soit soluble, soit importé par une cellule présentatrice d’antigène) pour lequel ils sont spécifiques, afin qu’ils se différencient en plasmocytes ou lymphocyte B mémoire. Ces lymphocytes possèdent bien plus de vésicules de Golgi, qui permettent de fabriquer des anticorps en masse, afin de neutraliser efficacement les antigènes. Les plasmocytes sont donc des lymphocytes B activés et capables de produire des anticorps dirigés contre l’antigène activateur.

Photo - Une reconstitution en 3D d’un lymphocyte B. On peut voir les prolongements cytoplasmiques qui servent au lymphocyte à se déplacer sur la paroi des vaisseaux sanguins

Photo - Un lymphocyte B humain, en microscopie électronique. On peut apercevoir les mitochondries, un noyau très volumineux, et des prolongements cytoplasmiques (sortes de tentacules) qui servent aux lymphocytes à se déplacer….

Source pour lire l’article en totalité : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lymphocyte_B

Lymphocyte : B, T, définition, rôle, activation, maturation - Dr Claire Lewandowski Mis à jour le 14/10/19 14:52 - Article mis à jour le 14/10/19 14:52 – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’

Vidéo en cours - Santé médecine : Lymphocytes B et T < voir à la source

Les lymphocytes sont des globules blancs (leucocytes) dont le rôle est la défense immunitaire de l’organisme face aux agressions infectieuses. Les principaux sont les lymphocytes B et les lymphocytes T. En cas de baisse (lymphopénie) ou en cas de hausse (lymphocytose), différentes causes sont possibles et une consultation médicale est nécessaire.

Sommaire

Les lymphocytes sont un type de globules blancs qui exercent une fonction immunitaire majeure dans la défense de l’organisme face à l’agression par des agents microbiens extérieurs. Ils sont produits dans la moelle osseuse et circulent dans le sang et les vaisseaux lymphatiques. Il existe plusieurs types de lymphocytes, dont deux principaux, les B et les T, le troisième étant représenté par les lymphocytes du groupe NK.

Sur la numération formule sanguine (NFS), le taux normal de lymphocytes doit être compris entre 1500 et 4000/ mm3 soit entre 20 et 40 % du nombre total de globules blancs. Chez l’enfant, il peut monter, de façon normale, jusqu’à 7000/mm3. Cependant, leurs normes peuvent varier selon les laboratoires et leur nombre varie rapidement chez un même individu. Il est d’ailleurs toujours plus élevé chez la personne tabagique chronique.

NFS : quelles sont les valeurs normales ?

L’hémogramme, ou numération formule sanguine (NFS), est un examen fréquemment prescrit. Il consiste à analyser les cellules sanguines pour détecter une éventuelle pathologie.


Lymphocyte T : définition

On appelle les lymphocytes ’T’ à cause de leur lieu de maturation dans le Thymus. Ils sont responsables de l’immunité dite cellulaire car ils ont la capacité de détruire les cellules reconnues comme infectées. Ils représentent environ 80% des lymphocytes. En présence d’une bactérie, d’un virus, d’un champignon ou d’un envahisseur étranger, les lymphocytes T se multiplient et s’associent avec d’autres types de globules blancs pour se débarrasser de la menace. Ils ont aussi la capacité d’indiquer aux lymphocytes B de fabriquer des anticorps.

Sous-titres des rubriques traitées >


Rôle des lymphocytes T


Mode d’action


Différence entre lymphocyte T et B


Définition des lymphocytes B


Définition des lymphocytes B à mémoire


Rôle des lymphocytes B


Maturation des lymphocytes B


Mes conseils

Lymphocytes bas, élevés : définition, causes et examen

Les lymphocytes sont des globules blancs (leucocytes) dont le rôle est la défense immunitaire de l’organisme face aux agressions infectieuses. Les principaux sont les lymphocytes B et les lymphocytes T. En cas de baisse (lymphopénie) ou de hausse (lymphocytose), il faut consulter un médecin.

Pour aller plus loin : laboratoire d’hématologie du CHU d’Angers

Autres :

Journal des Femmes Santé - Actualités et magazine santé

Le Journal des Femmes : Magazine féminin mode, beauté, déco, cuisine...

Lire la totalité de l’article à la source : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-anatomie-et-examens/2571201-lymphocyte-b-t-definition-role-activation-maturation/

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    Opinion positive - Selon le virologue Johan Neyts : ’Le coronavirus deviendra plus facile à gérer d’année en année’ – Par Dirk Draulans journaliste pour Knack - 19/12/21 à 08:30 - Mise à jour à 22:56 - Source : Knack
    Aucun chercheur belge n’a publié plus d’articles scientifiques de premier plan pendant la pandémie que le virologue Johan Neyts. Avec son équipe, il fabrique et teste de nouveaux médicaments contre le coronavirus. Et, en parallèle, il fait tout son possible pour informer au mieux l’opinion publique.

Photo du virologue Johan Neyts © Lies Willaert

Sa secrétaire estime que le virologue Johan Neyts (KU Leuven) a déjà donné 650 interviews depuis le début de la crise du covid. Cela représente une moyenne d’une par jour. ’Au total, c’est deux à trois mois de journées de travail officiel qui y ont été consacrées’, déclare le virologue sans s’apitoyer sur son sort. Cette année, Neyts a reçu le prix de la communication scientifique, très prisé dans les milieux scientifiques, décerné par l’Académie royale flamande de Belgique pour les sciences et les arts. Une communication scientifique approfondie a rarement été aussi importante que lors de crise du covid. En 2021, le virologue était probablement aussi le Belge ayant le plus grand nombre de publications dans les revues scientifiques Nature et Science. Mais il en est moins fier qu’on pourrait le croire. ’J’en suis heureux bien sûr, mais avec une production élevée dans les meilleures publications, vous ne faites pas nécessairement une grande différence pour la société. Je veux avoir un impact. Je suis plus fier, par exemple, du fait que nous ayons développé le premier médicament efficace contre le virus de la dengue’.
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Fichier:Logo LeVif.svg — Wikipédia
Tous droits réservés. Source : Origine du Covid : ’La thèse d’un virus sorti accidentellement d’un laboratoire n’est plus considérée comme complotiste’ - Santé - LeVif

Source : https://www.levif.be/actualite/belgique/le-virologue-johan-neyts-le-coronavirus-deviendra-plus-facile-a-gerer-d-annee-en-annee/article-normal-1504673.html

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Actualités - Le 21/12/2021 - Troisième dose contre Omicron, le duel de fin d’année. Avec Renaud Piarroux - À retrouver dans l’émission e ‘France Culture L’Invité(e) des Matins par Guillaume Erner

La progression rapide d’un nouveau variant du Covid-19 suscite des inquiétudes et de la lassitude. Elle pose aussi de nouvelles questions importantes aux autorités et aux scientifiques, sur la vaccination des enfants ou la fracture vaccinale entre le Nord et le Sud.

Photo - Un enfant fait une prise de sang pour voir s’il a été infecté par le Covid-19 avant de recevoir une dose du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19. • Crédits

La vague du variant Delta atteignait son point culminant, et on pouvait espérer une accalmie. Las, Omicron, détecté pour la première fois en novembre en Afrique du Sud, pourrait aussitôt prendre le relais. 

Plusieurs pays européens adoptent déjà des mesures fermes pour enrayer la progression de ce nouveau variant, le “B.1.1.529”. En Île-de-France, la mutation représenterait déjà un peu plus de 19,3% des tests positifs début décembre. Plusieurs questions se posent aux autorités. La première : la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, qui pourrait débuter sous peu. La transformation du passe sanitaire en passe vaccinal est aussi sur la table comme l’a récemment annoncé le Premier ministre à la suite du Conseil de défense sanitaire. 

Les scientifiques étudient de leur côté de près l’efficacité des vaccins contre Omicron. Deux études, conduites en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, suggèrent que la vaccination reste efficace, mais offre toutefois une protection moindre que contre le variant Delta par exemple. Les laboratoires doivent maintenant plancher sur la possibilité de mettre à jour leurs vaccins afin de parer à l’apparition de nouvelles mutations. 

Omicron relance de nombreux débats, notamment sur la fracture vaccinale entre le Nord et le Sud du globe. Une coordination et une solidarité trop faibles favorisent-elles la naissance de mutations ? 

Dans la population enfin, un sentiment de lassitude s’installe. La perspective d’une immunité collective est-elle toujours un espoir permis ? 

Les Dernières Diffusions

Chroniques - 8H00 - 15 min - Journal de 8 h Covid-19 : à Marseille, les évacuations sanitaires reprennent -8H15 - 4 min - Le Billet politique Au Canada, la présidentielle française est suivie ’un peu moins qu’une campagne américaine’

Intervenant : Renaud Piarroux Chef de service à la Pitié Salpêtrière (APHP), spécialiste des épidémies, membre de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique rattaché à l’INSERM

À découvrir :

Omicron, Delta... comprendre les variants en 7 questions

Omicron : des premiers résultats de l’efficacité vaccinale

Tags : Coronavirus – Covid-19 Vaccination Crise sanitaire Pass sanitaire Sciences

L’équipe – Production : Guillaume Erner - Production déléguée : Pauline Chanu - Avec la collaboration de Jules Crétois, Elodie Piel, Marie-Lys de Saint Salvy – Réalisation : Vivien Demeyère – Stagiaire : Valentin Denis

Radio France

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-e-des-matins/l-invite-des-matins-du-mardi-21-decembre-2021

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Collecte de documents, agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 22/12/2021

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

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Fichier : ISIAS Coronavirus Point au 22 décembre 2021.7.docx

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